Chronique Livresque·suspense·Thriller

Les Pantins marionnettistes, Tome 2 : L’Île du ouï-dire par Samantha Cortenbach

Fiche technique :

Autoédition – 462 pages – ebook ou broché – Suspense / Thriller

Résumé :

Deuxième et dernier volume des Pantins Marionnettistes, le diptyque grand-guignolesque d’une vendetta de masse.

Braham, 1939.

Après le drame du château des Roches, Christian s’est réfugié sur l’île de Braham. Il y retrouve une flopée d’anciens ennemis, réunis là-bas pour refonder la congrégation. En quête de vengeance, il s’entoure d’un groupe d’alliés aux multiples compétences : la communauté. Mais l’imminence de la guerre précipite le départ de leurs ennemis. Pour les retenir de force, ils établissent un plan redoutable, visant à isoler l’île du reste du monde. Par un jeu de manipulation des masses et de falsification de l’information, la communauté grandira jusqu’à s’étendre à l’île entière, pour la plonger dans une psychose collective, qui finira par gagner ses instigateurs…

livre et rose

Mon avis :

Je remercie chaleureusement Samantha Cortenbach de m’avoir permis de lire la suite de son diptyque en service presse et pour sa gentillesse.

La lecture du Tome 1 avait été pour moi une très belle découverte et j’avais donc hâte d’en apprendre plus sur la fameuse île de Braham et surtout d’en savoir plus sur Christian Hann et consorts.

Dès les premières lignes, j’ai de nouveau plongé dans cette ambiance un peu glauque, un peu effrayante qu’est le monde de Christian Hann et, pourtant, j’ai été heureuse de le retrouver !  

On retrouve donc Christian Hann qui vit sur l’île de Braham, loin de l’ambiance du château des Roches mais où il va croiser la route d’autres protagonistes de cette partie de son existence. En effet, d’anciens membres de la Grailleacht, qui ont quitté l’organisation, ont également trouvé refuge sur cette île et il n’en fallait pas plus pour réveiller les envies de vengeance de Christian, faire que le monstre tapi en lui laisse exploser sa haine.

Ce tome 2 est tout aussi captivant que le premier et j’avoue même une préférence pour celui-ci qui m’a plus donné le sentiment de lire un thriller.. La violence y est toujours présente, la soif de sang et de douleur également. On y retrouve tous les ingrédients qui m’avaient plu dans le premier opus mais avec un petit côté plus « calme » (si j’ose dire..). On continue la découverte du passé de Christian initiée lors du tome 1 par Andrea et ainsi comprendre comment il a pu devenir ce tueur froid et sanguinaire. Il va ici, grâce à son charisme et son machiavélisme, réussir à manipuler les foules, à isoler une île complète ainsi que ses habitants et à leur faire croire que c’est pour leur bien. L’histoire est complexe dans son développement mais vraiment prenante et bien ficelée et j’avoue avoir eu du mal à lâcher le livre avant la fin (et pourtant c’est un bon pavé déjà !). J’ai adoré suivre la capacité de manipulations des uns et des autres, leurs excès, les extrêmes auxquels ils ne vont pas hésiter à aller entraînés par la haine, la vengeance et la folie.

Outre l’histoire, les personnages sont vraiment exceptionnels. Samantha Cortenbach leur insuffle une profondeur et une finesse de caractère que j’ai particulièrement apprécié. Le personnage de Christian Hann est marquant, dérangeant, attachant. Il est violent mais je n’ai pas réussi à lui en tenir rigueur, allez savoir le pourquoi du comment.. J’ai aussi un petit faible pour Sarah qui frôle la folie (ou la dépasse allégrement selon les cas) et pour les jumeaux Noah et Adam qui sont tantôt attachants tantôt un peu flippants.. Bref, tous les personnages m’ont marqué aussi bien les principaux que les secondaires qui sont également très bien travaillés.

Ce diptyque est une très belle découverte tout comme la plume de son auteure, Samantha Cortenbach. Elle fait preuve d’une imagination incroyable (et effrayante !!!) mais j’ai vraiment adhéré à l’histoire, à  son écriture riche et subtile et à la façon dont tout est mené. Je vais suivre Samantha avec beaucoup d’intérêt surtout si tous ses futurs romans sont de la même veine que cette série.   

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Un tome 2 qui complète parfaitement le diptyque entre haine et violence, Christian saura – t- il trouver la force d’oublier son passé pour mener une vie ordinaire..

Ma note : 8.5/10

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Non classé

A ma vie à ta mort par Sandra Triname

Fiche technique :

Editions Plume Blanche – 371 pages – ebook et broché – Policier

Résumé :

Recouvert de symboles grecs faisant référence à Hadès, un corps mutilé et désormais inidentifiable, est retrouvé dans une cave à New York. Jeune flic fraichement sorti de l’école de police, Mike Sullivan se retrouve chargé de cette affaire qui le mènera jusqu’au pied du World Trade Center, ce terrible jour du 11 septembre 2001. Une fois son bras vengeur lancé et bien que la faucheuse soit belle à couper le souffle, rien ne peut la stopper. Instrument du Destin ou de la Mort elle-même, il devra résoudre cette affaire en empruntant des sentiers dont personne ne revient jamais.

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Mon avis :

J’ai lu ce roman dans le cadre du Prix des Auteurs Inconnus pour lequel j’ai la chance de faire parti du jury (Le site du Prix) et j’avoue que lors de la sélection j’avais de suite retenu ce titre tant j’étais emballée par les premières pages et la couverture.

Le livre ouvre sur un prologue angoissant, glauque.. Une jeune femme est torturée par un homme qui fait preuve de beaucoup de cruauté et d’imagination. Elle vit un calvaire et l’auteure le décrit parfaitement, parfois même trop parfaitement, j’avoue avoir souffert avec elle… Puis, vient le temps de l’enquête menée par l’inspecteur Harvey et le son jeune collègue Mike Sullivan. Ils vont ramer pour découvrir des indices vu que la victime n’est pas identifiable et que l’assassin semble être plus que méthodique.

J’admets avoir, au départ, tiqué sur ces deux personnages tant ils me semblaient stéréotypés : le vieux briscard et le bleu, le vieux râleur et le jeune novice qui veut bien faire.. mais au fur et à mesure l’auteure réussit à leur insuffler un caractère intéressant et beaucoup moins banal que prévu. Ils vont donc plonger dans une enquête qui, elle, n’a rien de typique. En effet, le tueur mutile le corps de sa victime en utilisant symboles se référant à Hadès, dieux des Enfers. Et j’ai lu la première partie du livre sans pouvoir décrocher, prise dans les filets de cette enquête.

Mais, et c’est là que ça se gâte, arrive la seconde partie.. A partir de là le fantastique apparaît (ce que j’aime beaucoup en général) mais ici, ça m’a fait complètement décrocher. En effet, l’enquête, la mutilée, Harvey et Sullivan disparaissent au profit d’Ambre, une jeune Faucheuse. Même si j’ai bien compris le cheminement de l’auteure et son désir d’intégrer ce côté fantastique /mythologique au récit j’ai trouvé cette partie beaucoup trop longue, répétitive. Le personnage d’Ambre m’a souvent agacée dans sa réflexion et j’ai trouvé cette partie vraiment bancale. Pourtant (et c’est là toute la contradiction de ce livre pour moi), j’ai trouvé que l’idée était vraiment bonne : humaniser la Mort ! Créer une sorte de travailleur de la Mort avec les Faucheuses, l’idée m’a vraiment plu mais elle est, à mes yeux, mal exploitée et c’est dommage. L’auteure intègre pourtant vraiment bien la mythologie à son récit et j’ai particulièrement aimé la façon dont cela intervient dans l’histoire mais encore une fois cette « parenthèse » est trop longue et m’a fait décrocher de l’histoire initiale. Bien entendu, les deux « mondes » vont finir par se rattraper mais la lenteur de cette seconde partie m’a perdue…

La troisième et dernière partie fait revenir sur le devant de la scène l’enquête et redonne un nouveau souffle au roman. Ici les deux mondes se mêlent ou plutôt se télescopent pour aboutir à une fin que j’ai vraiment bien aimé. J’ai particulièrement apprécié l’idée du tueur et la construction qu’en fait Sandra Triname. En règle général d’ailleurs j’ai aimé sa façon de traiter les personnages qui est plutôt fine et bien amenée surtout concernant Sullivan qui est celui qui m’a le plus touchée dans ce roman. Harvey évolue aussi de façon plutôt intéressante et j’ai aimé sa sensibilité cachée derrière son ton bourru.

C’est le premier roman que je lis de Sandra Triname même si j’ai son précédent dans ma bibliothèque qui m’attend sagement.. Je dois dire que j’ai apprécié sa plume qui a réussit à me donner des frissons lors des scènes de tortures mais aussi à m’émouvoir à certains passages. Par contre, et là encore c’est vraiment dommage, j’ai trouvé qu’il y avait vraiment trop de coquilles encore présentes dans ce livre : fautes d’orthographe, d’accord, lettres oubliées, contresens,… C’est regrettable je trouve car ce roman avait un très fort potentiel et en soit j’en ai apprécié l’histoire, les personnages et la plume de l’auteure mais entre longueurs et coquilles… il ne manquait finalement pas grand chose pour qu’il me semble excellent.

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Bien que j’en ressorte plutôt déçue, je ne regrette pas d’avoir lu ce roman car l’idée était vraiment originale et bien trouvée. Un livre où la Faucheuse a des états d’âmes et où les humains ne sont que des pions..

Ma note : 7/10

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aventure·Chronique Livresque·fantasy

Ash & Vanille, Tome 1 : Les Guerriers du Lézard par Sosthène Desanges

Fiche technique :

Les Trois Chouettes Editions – 395 pages – ebook – Fantasy / Aventure

Résumé :

Dernier d’une famille décimée, vivant à l’écart dans une tribu maudite, Ash décide de fuir le mariage auquel on le destine. Il quitte son clan et s’enfonce dans la forêt.

Mais que faire quand on a des ennemis terribles sur sa route, qu’on n’est pas encore vraiment un homme et qu’on commet l’erreur de s’encombrer de compagnons bizarres ? Et surtout faut-il accepter la proposition de cette Vaaï prénommée « Vanille » ?

Nul n’imagine alors dans quelle effroyable bataille ce pacte insensé va tous les jeter !

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Mon avis :

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteur, Sosthène Desanges, pour m’avoir proposé de lire son roman en service presse et pour sa confiance.

Soyez les bienvenus dans la vie d’Ash, jeune homme de 15 ans (enfin homme de 15 ans !) et dernier membre du clan des Casses – Têtes. Il vit sur une île où plusieurs clans cohabitent et où une étrange malédiction sévit : plus aucune femme ne naît, autant dire que la dernière disponible, Fleur de Banane, est âprement disputée. Bien que le Sorcier la lui attribue comme épouse, Ash préfère quitter ses terres et dans sa quête il va se retrouver avec des compagnons d’aventure hors du commun comme Boulba le poypoy, Méduse une fillette pas si innocente ou Tarsham. Et Ash n’est pas au bout de ses surprises..  

Je dois dire que ce roman est une carte postale grâce auquel l’auteur m’a fait voyager sur une île lointaine au décor paradisiaque et dépaysant. Les décors sont variés, on passe de la mer à la montagne et  travers la forêt, on découvre une faune luxuriante aux noms exotiques, j’ai vraiment apprécié le périple. Mais ce livre n’est pas uniquement une jolie promenade, c’est également un roman d’aventure et Ash va vivre toutes sortes de péripéties avec ses compagnons. On ne s’ennuie pas une seconde au vu des nombreux rebondissements et intrigues qui se greffent à celle de départ, même si parfois j’ai trouvé que c’était un peu trop et que l’on perdait de vue le but initial du voyage. Ash et ses amis vont parcourir l’île et y faire de nombreuses rencontres tantôt drôles tantôt dangereuses, Vanille étant l’une d’elle.

Les personnages sont attachants et j’ai adoré voyager en leur compagnie. Ash est assez déroutant parfois au vu de ses réactions mais j’aime lorsque les personnages ne sont pas tous lisses. Il peut être naïf, drôle, violent, émouvant.. Malgré sa jeunesse, il est considéré comme un homme par les membres des clans et ses réactions sont adaptées à son âge et à sa position. J’ai beaucoup ri avec Boulba, un poypoy plutôt peureux qui à plutôt tendance à se cacher à la moindre alerte, enfin en même temps c’est un oiseau ! Quant à Méduse, elle est très énigmatique et j’ai beaucoup aimé son personnage qui m’a aussi souvent fait rire par ses réactions. Toutes les rencontres faites par notre héros nous font découvrir des individus aux caractères différents et je les ai trouvé tous très bien faits.

Comme je le disais, j’ai vraiment beaucoup aimé le côté voyage de ce roman, l’Océanie n’étant pas un lieu que je rencontre souvent dans mes lectures ce que je regrette. J’ai trouvé que Sosthène Desanges avait une très jolie plume descriptive qui s’adapte aux situations. Elle peut être poétique pour les paysages, drôle pour les échanges entre les personnages ou pesante si la situation l’exige.. Il rend ce récit très vivant et joue facilement avec le lecteur en changeant de ton en passant du comique au drame par exemple.  

conclusion 

Un roman de fantasy qui plaira à tous les fans d’aventure, un voyage à travers une île belle et pleine de danger qui entraîne le lecteur entre aventures et amitié à la rencontre de personnages attachants et de paysages magnifiques.

Ma note : 8/10

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Chronique Livresque·fantastique·Jeunesse

La Légende des 4, tome 1 : Le clan des Loups par Cassandra O’Donnell

Fiche technique :

Flammarion Jeunesse – 352 pages – ebook ou broché – Fantastique

Résumé :

Loup, tigre, serpent, aigle : quatre clans ennemis. Les Yokaïs, créatures tantôt humaines, tantôt animales, vivent dans une harmonie fragile. Maya, l’héritière du clan des loups, et Bregan, du clan des tigres, sont les garants de la paix. Mais pourront-ils résister à leurs instincts profonds pour sauver leurs tribus ?

Mon avis :

Tout d’abord, je remercie chaleureusement les Editions Flammarion Jeunesse de m’avoir permis de lire ce roman en service presse et pour leur confiance.

Cassandra O’Donnell est une auteure qui est bien connue chez moi, en effet, mon grand est fan de sa série Malenfer. Alors lorsque j’ai vu qu’elle se lançait dans une nouvelle série jeunesse, j’ai sauté sur l’occasion de découvrir sa plume.

Le monde n’est plus du tout tel que nous le connaissons.. L’être humain a détruit son environnement à force d’en vouloir toujours plus et ce sont les Yokaïs qui ont prit l’ascendant et règnent sur les territoires. Les Yokaïs sont composés de 4 clans : les Lupaïs, les Taïgans, les Rapaïs et les Serpaïs qui sont ennemis au point qu’il leur est interdit de communiquer entre eux. Maya est la princesse héritière des Lupaïs et Bregan celui des Taïgans, ils vont être amenés à collaborer et cela ne se fera pas sans dommages..

Cassandra O’Donnell créé ici un monde très riche en fantastique avec une touche de post-apocalyptique (le chariot pour aller à l’école en témoigne..). L’idée de ces êtres à la fois humains et animaux qui dirigent le monde est intéressante et le fait qu’ils ne s’entendent pas entre eux va corser la situation. Les jeunes Yokaïs fréquentant la même école, il semble difficile d’espérer qu’il n’y ait aucune interaction entre eux. Malgré tout, leurs traditions et surtout leur haine des autres clans sont tellement ancrés en eux que chaque situation peut dégénérer rapidement. Bien que ce roman soit classé « jeunesse » j’avoue qu’il m’a embarquée et que j’en ai vraiment apprécié la lecture. L’histoire démarre rapidement avec l’assassinat d’un Lupaï et très vite Maya et Bregan vont tout faire afin d’éviter qu’une guerre éclate.

Les personnages sont vraiment très bien réussis et je ne saurais en choisir un favori. J’ai aimé le caractère donné à chacun des héritiers : Maya est courageuse et a du répondant, Bregan est sensé et fort voir dangereux, Wan, héritier Serpaï, est d’une arrogance et s’une suffisance rare et je l’ai adoré pour ça, quant à Nel, héritière du clan des Rapaïs, elle est d’une ambiguïté extraordinaire entre gentillesse et dangerosité. A ces 4 héros s’ajoutent bien entendu les autres membres de leurs clans, et tout particulièrement Mika, petit frère de Bregan, qui est d’une candeur et d’une naïveté attendrissantes.

Cassandra O’Donnell a réussi à vraiment créer un monde très complet et à nous en expliquer les règles sans que le texte ne soit lourd. Elle nous livre à travers son récit une analyse intéressante de notre société. En effet, des clans qui se livrent la guerre, le manque d’écoute et de compréhension de part et d’autre, l’intransigeance face à l’autre.. tout cela m’a semblé familier. Je découvre ici son écriture qui est vraiment légère et bien adaptée à des adolescents. Ces derniers aimeront sans aucun doute les scènes de bagarres mais aussi la romance naissante et les dialogues à la fois drôles et piquants. Mon seul bémol concerne un manque de descriptions, j’aurais aimé plus de détails sur l’environnement ou les habitations alors que j’ai trouvé que les personnages étaient bien décrits.

Conclusion

Un premier tome captivant et bien mené qui promet une suite palpitante que je lirais avec beaucoup de plaisir. Si vous cherchez une idée de lecture pour vos ados n’hésitez pas un instant à leur faire faire connaissance avec Maya, Bregan et leurs compagnons d’aventure !

Ma note : 9/10

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Chronique Livresque·fantastique·steampunk

Esprits de Corps : I. Napoca par Tim Kesseler

Fiche technique : 

Editions Demdel – 386 pages – broché – Fantastique / Aventure

Résumé : 

Guerre et diplomatie, essor industriel et misère rampante, monde réel et monde spectral, Mydgar sait cultiver ses antagonismes. La plus grande ville du continent vit à l’heure de la machine à vapeur et des césures sociales, mais elle est aussi le siège du vénérable Congrès des Nations. Dans l’anonymat de la vie citadine, elle réunit Will et Ruben, le jeune diplomate et le fugitif. Des salons feutrés du Congrès aux bas-fonds de la ville, de Mydgar au périple en Zeppelin vers Napoca, ils seront ballottés dans les tourments d’une crise qui menace la fragile paix aux frontières. Personne ne se doute de l’invasion silencieuse de la sphère spectrale. Le sort du continent dépend de deux mondes.

steampunk

Mon avis : 

Je remercie chaleureusement l’auteur, Tim Kesseler, de m’avoir permis de découvrir son roman en service presse via le site Simplement.pro et pour sa confiance. 

L’auteur nous entraîne dans un monde qui ressemble singulièrement au notre au premier abord : une fédération de pays regroupés, Mydgar la grande capitale détentrice de tous les pouvoirs, le « petit peuple » mécontent.. Ruben est un fugitif, il a quitté sa terre d’origine après un drame et essaye de survivre; William est fils de bonne famille venant à Mydgar afin d’y faire une carrière d’attaché-diplomatique au Congrès. Ces deux personnages que rien ne devaient réunir vont malgré tout se retrouver pris dans une crise qui risque de détruire leur monde tel qu’ils le connaissent.. 

Dès les premières pages, Tim Kesseler nous entraîne dans un monde très riche : des inventions, de la vapeur.. le côté Steampunk est en place à ma grande joie. Puis, les choses sérieuses se mettent en place avec une première interaction entre les deux héros et on devine que ce ne sera pas la seule. En attendant que le destin les réunissent, ils vont, chacun de leur coté, essayer de se faire une place dans cette immense cité. Ruben en tant que travailleur et fugitif va connaître quelques mésaventures quant à Will malgré son statut d’attaché-diplomatique sa vie ne sera pas des plus sereine. En effet, Mydgar est comme un immense panier de crabes où règne les faux-semblants, l’opportunisme et l’égoïsme. Et une fois l’histoire installée et nos héros en place, l’aventure commence… 

J’ai vraiment pris beaucoup de plaisir à lire ce roman qui est très riche et développé. L’histoire est prenante et captivante, de la politique, de la diplomatie, de la trahison, tous les ingrédients sont présents pour que le lecteur passe un très bon moment. L’histoire est bien menée et liée sans être indigeste, on comprend parfaitement les rôles de chacun, l’évolution du récit. J’avoue ne pas être une grande fan des romans où il est question de politique (au sens large) mais ici tout est vraiment bien expliqué : négociations, trahisons, alliances font de ce roman une sorte de grand échiquier où chacun tente de placer son pion. L’ajout de fantastique à cette histoire grâce à la religion est non seulement une très bonne idée mais est aussi très bien réalisé. J’ai vraiment apprécié cette part de l’histoire qui amène de la magie (attention pas de magie avec sorts et potions..) au récit. 

Les personnages sont très bien faits avec une mention spéciale pour William. En effet, j’ai vraiment aimé l’évolution de ce personnage au fil des pages. Son rôle s’étoffe et il prend une ampleur exceptionnelle. Le personnage de Ruben est, quant à lui, attachant car on sent sa fêlure et la culpabilité qu’il traîne derrière lui est un boulet dont il ne peut se défaire. Il m’a beaucoup émue. 

Tim Kesseler nous livre ici un premier tome non seulement bien mené mais également bien écrit malgré quelques répétitions. Il utilise un langage adapté aux situations et aux personnages ce qui est appréciable car on évite de cette façon les dialogues ampoulés ou décalés. Une lecture vraiment agréable et intéressante ! 

livre et rose

Un premier roman vraiment réussi avec une intrigue captivante et des héros touchants. Une touche de fantastique, un peu de Steampunk, de la politique et surtout de l’aventure font de ce premier tome une très bonne lecture ! 

Ma note : 8/10

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Chronique Livresque·Littérature

Les gens c’est pire que des personnes par Tristana Erato

Fiche technique : 

Autoédition – 218 pages – ebook ou broché – Littérature

Résumé : 

Parfois, il s’agit de peu de choses pour que des personnes se rencontrent. Il faut souvent du temps, plusieurs essais et un peu de chance… ou de malchance. L’histoire se situe tout près de la Citadelle de Lille. Quatre personnes se rencontrent, ils sont voisins et vont devoir apprendre à se connaître pour s’entraider. Entre Huguette qui perd la tête, Matthieu un peu boulet, Axelle l’insoumise et Mathilde la rigide, une amitié va se construire… autour d’un meurtre.

café et arbre

Un grand merci à l’auteure, Tristana Erato, de m’avoir permis de lire son roman en service presse via le site Simplement.pro et pour sa confiance. 

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en ouvrant ce livre, surtout que le résumé est plutôt énigmatique et intriguant.. La description des 4 personnages fait que l’on se demande comment ils vont pouvoir vraiment s’entendre et la raison de leur amitié.. un meurtre ? J’étais ferrée… 

Tristana Erato nous plonge directement dans le vif du sujet ou plutôt directement dans la tête de ses héros.. En effet, chacun va prendre la parole à tour de rôle pour nous dévoiler ses pensées. On fait donc la connaissance d’Huguette, une vieille dame et Tommy son chien, de Matthieu un sportif qui aime qu’on le regarde mais apparemment un peu timide, d’Axelle, une jeune femme active qui part faire son jogging et de Mathilde, maman de jumeaux, qui a l’air affairée et pas très aidée. Le décor s’installe… Puis les choses s’accélèrent : une agression, l’un défend l’autre, l’une a tout vu, l’autre veut aider et voilà nos 4 protagonistes liés par un terrible secret : un cadavre les attend sous une bâche dans le jardin d’Huguette ! Comment vont-ils s’en défaire et surtout peuvent-ils se faire confiance ? 

Autant j’ai trouvé plutôt déstabilisante la lecture au départ (pas de descriptions, pas d’explications..), autant je ne l’aurais finalement pas voulue différente ! C’est très original cette façon de passer de l’un à l’autre, de suivre le cheminement de leurs pensées, leurs idées mais également leurs échanges, leurs conversations. On voit les liens se nouer, les affinités se tisser, on sent les sentiments émerger doucement : l’amour, l’amitié, la solidarité, l’attachement.. et finalement le lecteur n’est pas perdu une seconde.

L’histoire est vraiment très bien trouvée et on suit avec beaucoup de tendresse cette amitié qui se forme entre les héros même si celle-ci repose finalement sur un acte horrible qu’est le meurtre. Ils vont s’unir face à l’adversité et chacun va trouver sa place au sein de cette famille aussi bizarre qu’attachante. Ils vont également gérer leur quotidien où l’entraide est désormais possible. Axelle et ses problèmes professionnels, Matthieu et sa trop grande gentillesse, Mathilde et ses problèmes de couple ou Huguette et sa maladie d’Alzheimer.. chacun va retrouver un nouveau souffle grâce aux autres. 

Les personnages sont tous les 4 vraiment attachants, tendres, drôles, vrais, justes.. Ils peuvent nous rappeler un membre de notre entourage sans aucun problème. Leurs histoires personnelles sont suffisamment développées pour qu’on puisse les imaginer autrement que faisant parti de ce groupe. Mais à ces 4 fantastiques vont s’ajouter d’autres personnages que j’ai beaucoup aimé, je pense notamment aux jumeaux Tom et Lucas, deux petits bonhommes attendrissants. 

Ce roman est le premier écrit par Tristana Erato, une jeune auteure à l’imagination plutôt fertile (je ne vous dévoile pas ce que devient le corps…). J’ai trouvé que pour une première, l’ensemble est une jolie réussite malgré quelques coquilles. Elle réussit à donner à chaque personnage un ton juste que j’ai particulièrement apprécié. Son écriture est fluide et douce, très agréable à lire. Je ne peux que noter Tristana sur ma liste des auteurs à suivre car elle a un incontestable talent et j’ai tellement aimé « Les gens, c’est pire que des personnes » que je lirais ses livres suivants, c’est certain ! 

Conclusion

Bien que réunis autour d’un meurtre, les 4 personnages principaux de ce roman sont tellement attachants qu’on ne peut que les aimer.. Un roman qui parle de sentiments, de l’entraide, de la confiance.. de la vie ! 

Ma note : 8/10

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Chronique Livresque·fantastique·Horreur

Mute par Joseph Kochmann

Fiche technique :

Editions Boz’Dodor – 373 pages – ebook – Fantastique

Résumé :

Mute, cow-boy muet aux cheveux rouges et sans aucune mémoire, erre dans un désert brûlant peuplé de créatures mutantes affamées. Une nuit, il entend une voix étrange l’incitant à se rendre au Lycée Vile, vaste et mystérieux établissement gardé par de monstrueux robots guépards.

Au même moment, quatre adolescents : Antoine le curieux, Marianne la courageuse, Josie l’amoureuse et Jonathan l’immature, découvrent que leur proviseur torture et tue en secret des élèves…

Que se cache-t-il dans les profondeurs du Lycée ? Quel est le véritable but de ses occupants ? Et, surtout, qui est cet inquiétant être au corps blanc qui, depuis sa baignoire, observe l’horizon ?

livre magie

Mon avis :

Je remercie chaleureusement l’auteur Joseph Kochmann de m’avoir permis de lire son livre en service presse via le site Simplement. 

J’avoue avoir été intriguée par le résumé, ça avait l’air un peu étrange comme histoire : créatures mutantes, désert, cow boy aux cheveux rouges (why not ?!) .. et les premières pages m’ont confortée dans cette idée. On suit une poignée d’élèves dont Jonathan, Marianne, Antoine et Josie qui vont tenter de comprendre ce qu’il se passe dans leur établissement : le lycée Vile, et ce n’est pas toujours très joli joli !

J’ai très vite été prise dans cette histoire où l’auteur fait preuve de beaucoup d’imagination et même d’une pointe de folie tant cela part loin. Dès le début le ton est décalé parfois drôle parfois gore, on navigue entre fantaisie et horreur et Mute, le cow-boy aux cheveux rouges est une sorte de phare qui nous entraîne à sa suite (enfin pour autant qu’il s’en souvienne..). Les lycéens vont aller de découvertes en révélations en essayant de comprendre ce qu’abrite réellement le lycée Vile. Un lycée où le proviseur crée des sortes de guépard-robots tueurs d’élèves enfreignant le règlement par exemple, charmant non ? Mais c’est aussi un endroit où l’on trouve des monstres vraiment hideux.. 

L’histoire est vraiment originale et comme je le disais surfe sur plusieurs styles avec beaucoup de réussite. Il faut parfois avoir le cœur bien accroché pour certaines scènes mais ce que j’ai particulièrement aimé c’est la facilité avec laquelle on passe d’une scène drôle ou cocasse à une scène violente ou gore sans aucun problème. Les thèmes abordés dans ce livre sont vraiment intéressants et variés comme l’amour, l’amitié mais également le pouvoir. C’est paradoxalement une lecture légère mais abordant des thèmes plutôt graves.. 

Le très gros point fort de ce roman sont ses personnages. J’ai une préférence pour Josie qui m’a semblé tellement réaliste mais j’ai également beaucoup aimé Tom, Antoine, Jonathan et Marianne. Ils sont tous très bien travaillés et réalisés. Chacun a son caractère, sa façon d’être et de penser sans être caricatural. Le personnage qui est, bien sur, exceptionnel reste Mute non seulement de par sa façon d’être mais par cette sorte d’aura d’innocence qu’il dégage. Il est touchant, drôle, décalé.. 

Je découvre grâce à Mute son auteur, Joseph Kochmann, et j’avoue que c’est une excellente surprise. Sa plume est légère et sûre, on sent qu’il sait où il nous emmène (même si c’est un peu flippant de le suivre du coup) et il a réussit à me surprendre jusqu’à la toute fin. Son imagination est débordante, il maîtrise son histoire et ses personnages et nous livre un récit rythmé où l’on ne s’ennuie jamais. Je le suivrais avec beaucoup de plaisir à partir de maintenant !

ZOMBIES 

Un roman décalé, drôle, gore et bien mené qui m’a fait passé un très bon moment, bonbon moment.. mais QUI M’A DONNE FAIM… SI FAIM… 

Ma note : 8/10

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Chronique Livresque·fantastique·young adult

Anthea – Livre 1 : Les Mastels par Tia Wolff

Fiche technique :

Autoédition – 289 pages – ebook ou broché – Fantasy / Young Adult

Résumé :

16 ans… Le printemps de la vie ! Pour Cassandra et Max, cette phrase va dépasser les limites qu’on lui pose habituellement. Au départ, une amitié ancestrale remontant sur plusieurs générations, des amis, des cours ennuyeux, des coeurs prêts à s’emballer et des matchs de basket à gagner. Le vent léger de l’adolescence. Mais c’était sans compter sur les secrets de famille, sur les squelettes qui dorment dans les placards, sur les légendes qui sont parfois bien plus que ça. Un bruissement infime dans la forêt, il y a de cela de nombreuses années. Un autre siècle. Une autre époque… En apparence anodin mais véritable tempête à venir. Un battement d’aile de papillon en dormance. Il suffira de rien, ou presque. D’un bracelet offert, pas du tout par hasard, pour chambouler leur vie. Comment réagit-on quand on vous apprend soudainement que le monde dans lequel on évolue n’est que mensonge ? Comment assimiler l’incompréhensible ? Comment, surtout, continuer d’être un adolescent lambda avec son quotidien de tracas insignifiants ? Entre doutes, magie, grimoires, secrets et inquiétudes, ils devront se frayer leur propre chemin.

livre magie

Mon avis :

Tout d’abord, je remercie l’auteure, Tia Wolff, de m’avoir proposé son roman en service presse via le site Simplement et pour sa confiance. 

Dès le prologue le lecteur est mis dans l’ambiance :  deux femmes, un rituel, leur sacrifice. Puis, un grand bond en avant nous emmène directement plus de 300 ans plus tard à la rencontre de Cassandra et Max. Les deux jeunes gens sont amis depuis l’enfance, leurs familles sont très proches et ils partagent tout. Ils vont avoir 16 ans, ont des amis, vont au lycée bref mènent une vie banale d’adolescents jusqu’au jour où un bracelet va tout changer et les faire basculer dans un monde inconnu empli de légendes et de croyances. Ils vont devoir accepter que la magie fait partie de ce monde..  

J’ai de suite été attirée par ce roman non seulement pour sa couverture que je trouve magnifique (et que l’on comprend au fur et à mesure de la lecture) mais également pour son résumé. J’adore ce genre d’histoire où des ados vont sortir du lot et découvrir leur potentiel. Ici les choses se font plutôt lentement et comme c’est un premier tome, j’ai trouvé que c’était vraiment bien amené. On n’est pas noyé sous la masse d’information, l’auteure nous laisse digérer et bien comprendre au fur et à mesure.  

L’histoire tourne autour du duo Casey / Max mais pas seulement, ils ont un groupe d’amis de lycée qui prend un peu de place et qui donne une ambiance non seulement sympathique mais également vraisemblable. En effet, on ne tombe pas dans le cliché des deux ados coupés des autres qui ne vivent que l’un pour l’autre bien au contraire ! Ils ont des amis, des petits amis, sortent, font la fête, sont punis, bref une vrai vie de jeunes de 16 ans. L’auteure réussit à rendre le côté lycéen non seulement présent mais crédible. A cela s’ajoute la découverte de la légende des Mastels, ils vont devoir accepter que leurs vies ne sont pas ce qu’elles semblent être et que d’autres soucis que leurs examens ou leurs matchs de basket vont leur tomber dessus. Pareil pour cette partie de l’histoire, j’ai apprécié que tout ne leur tombe pas tout cuit dans la bouche mais également que leur acceptation ne soit pas immédiate. Ils vont devoir comprendre leurs rôles, celui de l’Energie. Cette histoire est originale car elle touche à la nature et pas uniquement à la magie pure. 

L’histoire se déroule donc plutôt lentement mais de façon continue entre révélations, découvertes, chamailleries et réconciliations. Les personnages de Cassandra et Max sont très attachants car ils sonnent justes et sont plutôt raccords avec leurs âges. J’ai particulièrement aimé Cassandra et son caractère.. si impétueux. Les deux héros prennent beaucoup de place alors les autres personnages sont moins travaillés et j’aurais aimé en savoir plus sur certains comme leurs mères par exemple. Mais c’est un tome 1 et il y a encore beaucoup de révélations à venir.. 

Tia Wolff a une écriture vraiment agréable, légère et fluide qui colle parfaitement à son histoire et à ses personnages. Elle a également une imagination fertile pour avoir inventé ce monde et ces légendes même si j’ai pu deviner certaines choses avant l’heure. C’est un premier tome très sympathique qui m’a fait passé un moment de lecture distrayant. 

Conclusion

Un monde où la magie existe et où deux adolescents vont devoir comprendre leurs rôles dans cet univers. C’est léger mais prenant, c’est agréable et ça se lit rapidement.. Un tome un qui ne donne qu’une envie.. Lire le tome 2 ! 

Ma note : 8/10

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Chronique Livresque·dystopie·Uchronie

Lebenstunnel 3 : Pénitence par Oxanna Hope

Fiche technique :

Rebelle Editions – 228 pages – ebook ou broché – Uchronie

Résumé :

Au camp de Niederhagen où l’on déporte les traîtres à la Nation, une seule devise prévaut sur tout le reste  : «  Une génération de forts éliminera les faibles.  Faire pénitence, c’est se sacrifier pour la science.  » Mais Krista n’est pas d accord. Elle ne veut pas faire pénitence. Elle ne veut pas se sacrifier pour la science. Ni maintenant. Ni jamais.

livre et feuilles automnes

Mon avis :

Il est des livres que l’on attend avec impatience, que l’on espère, que l’on brûle de lire..  C’est exactement ce que je ressens pour ce roman ! J’avais eu un coup de cœur pour le Tome 1 puis pour le Tome 2  alors j’avais hâte de connaître le dénouement de cette série.

Krista ayant échoué au test de loyauté à la Patrie, elle est transférée au camp de Niederhagen où elle servira de cobaye et fera ainsi pénitence. Mais ce n’est pas envisageable pour la jeune femme qui a prit conscience de la cruauté de son peuple et qui ne veut plus vivre dans un monde où règnent les nazis.

Quelle joie de retrouver Krista ! Bon j’avoue que la fin du tome 2 m’avait sciée et je me demandais comment l’auteure allait pouvoir s’en sortir. Cette chronique s’annonce assez compliquée à écrire car je ne veux rien vous spoiler, ça va être un jeu d’équilibriste..

Krista est emmenée dans un camp où elle doit faire Pénitence.. Elle doit se repentir d’avoir trahit Germania et le Führer mais la Krista 2.0 est née ! Il n’est pas question pour elle ni de s’excuser, ni de faire repentance si elle doit mourir ce sera en essayant de gagner sa liberté.

Oxanna Hope m’avait déjà fait froid dans le dos avec sa description de Germania et de son peuple, elle réitère en décrivant le camp de Niederhagen  et les expérimentations nazies. J’ai souffert avec Krista et ses compagnes de détention car rien ne leur est épargné ni les humiliations, ni les sévices. Comme un goût de déjà vu… Mais vu que Krista est bien décidée à résister, vous imaginez-bien qu’il y a des rebondissements et vu l’imagination de l’auteure ils sont de ceux qu’on ne peut même pas imaginer !

Nous découvrons de nouveaux personnages dans ce 3ème opus dont Manuela et Dina, deux détenues comme Krista. Elles sont totalement différentes l’une de l’autre mais elles sont également attachantes malgré la façon d’être de Dina. Elles permettent de comprendre que, peut-être, chacun fait face au danger comme il le peut. Je les ai trouvées très humaines et réelles. Krista, quant à elle, est toujours aussi touchante car elle prend conscience que toute son éducation est basée sur une abomination et est assez forte pour décider de changer.

Ce tome 3 est une parfaite conclusion à cette trilogie qui non seulement m’aura permis de découvrir Oxanna Hope mais qui est un coup de cœur pour moi. J’ai aimé l’histoire (même si elle est effrayante !), j’ai aimé les personnages, j’ai aimé la plume de l’auteure qui est fluide, rythmée et prenante, j’ai aimé l’imagination d’Oxanna qui maltraite autant ses personnages que ses lecteurs. Je remercie chaleureusement Oxanna Hope pour ces heures de lectures passionnantes et qui me resteront en mémoire pendant longtemps.

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Un tome 3 qui conclue de façon magistrale cette trilogie. Un coup de cœur à chaque tome, c’est carton plein pour Oxanna Hope qui m’a régalée malgré la noirceur du monde dans lequel elle nous entraîne.

Ma note : 9/10

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Chronique Livresque·Historique·Littérature

Les espionnes du Salève : L’envers du miroir par Mark Zellweger

Fiche technique :

Eaux Troubles Editions – 320 pages – ebook ou broché – Policier

Résumé :

Le 14 juin 1940, l’armée allemande rentre dans Paris et les années sombres recouvrent la France. Aussitôt, le service de renseignement suisse, le SR, s’active aux frontières. En même temps, la communauté internationale du renseignement basée à Genève depuis 1936 se mobilise sous la férule du vice-consul anglais Victor Farrell. Peu à peu des filières de passage entre la France et la Suisse romande se mettent en place, la résistance s’organise entre Genève et Lyon en concertation avec les espions installés à Genève. Hannah Leibowitz, échappée de justesse du ghetto de Lodz, arrive à Genève en juin 1940 avec son fils Avram. Elle prend la tête d’un groupe de femmes de toutes nationalités et résolument décidées à lutter contre la barbarie nazie. On les dénomme : Les Espionnes du Salève. Le 1er juin 1941, Armand jeune lycéen de Gex en zone interdite, est capturé par la Gestapo alors qu’il entre en Suisse au nord de Genève. Une certitude s’impose : on l’a dénoncé. Qui est le traître ? Les espionnes et leurs contacts mènent leur enquête. Elles seront confrontées à des collaborateurs sournois prêts à les dénoncer, à des agents allemands déterminés et agissant en Suisse sous couverture et à des trafiquants en tout genre. Une série d’intrigues toutes aussi palpitantes nous mènent entre 1940 et 1942 dans Genève, « nid d’espions ».

café et arbre

Mon avis :

Tout d’abord, je remercie l’auteur, Mark Zellweger, de m’avoir permis de lire son roman en service presse et pour sa confiance.

1940, année charnière de la Seconde Guerre Mondiale : la Pologne est envahie, la France a signé l’Armistice.. Alors que le pays est coupé en deux zones plus ou moins libres, la Suisse, pays neutre, abrite de nombreux services de renseignements qui mettent tout en œuvre pour lutter contre les nazis. Des filières se mettent en place afin d’aider les réfugiés et les résistants et c’est ainsi que naît l’idée de constituer un groupe d’espionnes qui œuvrera partout en Europe : les espionnes du Salève.

Lorsque j’ai lu le résumé de ce roman, j’ai trouvé l’idée vraiment originale.. En effet, traiter de ce conflit en mettant en avant des femmes et la Suisse n’est pas banal car ce ne sont pas les thèmes les plus développés dans les romans traitant de ce sujet. C’est pourquoi j’avais hâte d’attaquer ma lecture. 

J’ai été plutôt déstabilisée dans un premier temps.. En effet, la première partie du livre met en place l’action donc l’auteur nous livre de très nombreuses informations historiques mais aussi des noms, les fonctions des personnages..  ce qui m’a donné plus l’impression de lire un documentaire qu’un roman. J’ai eu un peu de mal à tout intégrer car dans cette première partie il y a finalement très peu d’action ou d’histoire à proprement parler. On fait connaissance avec un personnage on en apprend un peu sur lui puis on passe au suivant.  

La seconde partie du roman s’est avérée bien plus captivante car l’histoire des espionnes commencent réellement avec leurs premières missions. A partir de là j’ai beaucoup aimé l’histoire car on découvre vraiment les difficultés, les pièges qui se dressent devant Hannah Leibowitz et ses compagnes. Elles font leur possible pour aider les réfugiés mais également pour obtenir des renseignements vitaux malgré les dangers encourus. Elles font preuve de beaucoup de courage et de détermination. Le rôle de la Suisse est mis en avant, il est expliqué surtout pour le côté « plaque-tournante » des informations et prise en charge des personnes en danger. L’histoire est plutôt rythmée grâce à des chapitres courts où l’on passe d’une intrigue à l’autre. On va suivre les espionnes à Paris mais aussi un nazi voleur d’œuvres d’art ou des jeunes gens qui aident des réfugiés à passer en Suisse le tout sur fond de trahison.   

Mon espionne favorite est Sev qui non seulement est intrépide voir même téméraire mais c’est celle qui est le mieux développée à mon sens et qui m’a le plus touchée. Hannah est également intéressante au vu de son histoire personnelle et de sa fonction mais je l’ai trouvé trop peu détaillée. J’aurai aimé avoir plus d’informations sur les personnages principaux même si l’on connaît les grands lignes de leurs vies et comment ils sont arrivés là. Il reste encore beaucoup à découvrir sur ces héroïnes mais ce n’est que le premier tome d’une trilogie alors l’auteur a encore de quoi nous surprendre. Grâce aux espionnes on se rend compte du rôle primordial de la politique et de l’importance d’avoir les bons renseignements dans ce conflit.   

Tout au long du roman on sent l’énorme travail de recherche réalisé par Mark Zellweger, il fait preuve d’une maitrise remarquable de son sujet. Son écriture est précise, pointue quasi chirurgicale mais est trop dépouillée à mon goût. Il m’a manqué des descriptions des lieux ou des gens mais également des sentiments. Les faits sont livrés, décortiqués, expliqués mais on en apprend finalement peu sur le ressenti des personnages. C’est cette façon d’écrire qui me faisait parler de documentaire pour une partie du livre. Les choses s’arrangent (à mon goût) lorsque les personnages entrent en action.

pile-de-livresEn conclusion, un roman très bien documenté et qui traite de façon original de ce conflit si destructeur. Un premier tome qui situe l’action et met en place les personnages et dans lequel les espionnes du Salève vont débuter leur carrière.

Ma note : 7/10

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