On papote avec...

On papote avec #5… Catherine Loiseau

Bonjour tout le monde !

Je suis ravie de vous retrouver pour une nouvelle édition du #onpapoteavec et c’est en compagnie de Catherine Loiseau que nous allons faire la causette aujourd’hui.

J’ai déjà eu l’occasion de vous parler des livres de Catherine, avec par exemple récemment

« Kérys, tome 1 : ceux du mercure » kerys,-tome-1---ceux-du-mercure-1000717-264-432 (le tome 2 vient tout juste de sortir)

mais également une série que j’aime beaucoup « La ligue des Ténèbres » avec ici la

Saison 1      ligue mais il y a 3 saisons de disponibles.

Etant fan de Steampunk, j’avoue que je suis Catherine de près et lorsqu’elle a accepté de répondre à quelques questions, j’étais aux anges !

Alors, on s’installe confortablement, on se sert un p’ti café et on retrouve Catherine pour en apprendre un peu plus sur elle et son univers…

Catherine, dis moi un peu.. Quelles sont tes conditions idéales pour écrire ?
J’ai la chance d’arriver à écrire à peu près n’importe où, pour peu que j’ai un carnet,ou mon téléphone à portée de main. Cela dit, les conditions parfaites pour écrire sont chez moi, dans mon bureau, avec une bonne tasse de thé et la compagnie de mes chats. 
Tes romans sont ancrés dans le genre Steampunk / Fantasy, pourquoi ce choix ? Qu’est ce qui te plaît dans ce style littéraire ?
Je suis venue au steampunk d’abord par le côté vestimentaire : j’adore la mode de la fin du XIXe, et j’ai découvert le mouvement par les costumes. Je me suis ensuite intéressée au côté littéraire. 
J’aime beaucoup les atmosphères XIXe, je trouve que c’est une période fascinante, où il est s’est passé tellement de choses, où l’on a connu tellement de bouleversements… Alors si on rajoute en plus un peu de SF ou un peu de magie, c’est le bonheur pour un écrivain. 
Ce que j’aime particulièrement dans le steampunk, c’est que contrairement à la fantasy ou à la SF, il n’y a pas encore eu d’oeuvre qui a codifié le genre (pas de Tolkien ou de Asimov). Cela laisse donc une très grande liberté créative. 
Comment t’es venue l’envie d’écrire ?
Au lycée, j’écrivais des histoires avec mes amies pour passer le temps. Au départ, c’était juste quelques lignes dans des cahiers ou sur des copies, puis ça a pris de l’ampleur, et j’ai commencé à vraiment m’y mettre. J’ai écrit beaucoup, j’ai lu beaucoup, j’ai écouté des podcasts sur l’écriture… J’ai vite été contaminée par le virus de l’écriture, il faut croire !
Après la série La ligue des Ténèbres, tu sors actuellement le tome 2 de la trilogie « Kerys ». Parles nous un peu de cette série.. ce qui t’a donné envie de l’écrire, comment t’es venue l’idée des Abominations ?   
La série Kerys est née grâce à une chanson : Victorian Vigilante du groupe Abney Park. En l’écoutant, j’ai eu envie de créer une sorte de brigades XIXe, chargée de lutter contre des monstres. Les Abominations contre lesquelles les mercuriens doivent lutter sont très fortement inspirées de l’œuvre de Lovecraft. C’est un auteur que j’aime et qui m’a marquée. 
Pour cet Kerys, j’avais envie de quelque chose de réaliste, j’ai donc fait énormément de recherches sur la fin du XIXe (sur les technologies qui existaient à l’époque, celles qui auraient pu exister, sur l’état de la médecine). Kerys est très clairement inspiré de la France de la Belle Epoque, avec sa ville lumière, ses cafés, ses théâtre et sa vie trépidante.
Et enfin.. Quels sont tes 3 mots favoris ?  

Créativité, persévérance et humour, des choses que j’essayent d’appliquer à mon quotidien !

Un grand merci à Catherine pour le temps qu’elle m’a consacré et pour sa gentillesse. J’espère que vous aurez maintenant envie de vous plonger dans les supers histoires qu’elle écrit où les corsets côtoient des monstres, où pour voyager il vous suffit de monter à bord de la Tedesplen..

Je vous souhaite une très belle journée et je vous retrouve très bientôt pour de nouvelles lectures !

Emma

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Chronique Livresque·Science fiction

Le siècle Phénix : L’Odyssée des sœurs fantômes par Thomas Henninot

Fiche technique :

Librinova – 475 pages – ebook ou broché – Science-fiction

Résumé :

En 2172, l’humanité se relève péniblement des cendres de la Grande Terreur, une crise mondiale survenue plusieurs décennies auparavant. À l’origine de ce bouleversement planétaire, une terrible maladie apparue à la fin du siècle précédent, « la Faucheuse ». Ce virus a provoqué des centaines de millions de morts avant d’être endigué, créant ainsi les conditions d’un déséquilibre mondial. La Faucheuse continue ses ravages en France, malgré les efforts de la famille Dernot, qui a découvert le vaccin et bâti sa fortune grâce à son combat acharné contre le fléau. Juliette Dernot, héritière de la multinationale familiale, est une jeune prodige, promise à un brillant avenir. Ambassadrice des campagnes de vaccinations et icône de la Fondation Asclépios, elle est épaulée par Jessica, sa meilleure amie, et par Alex, son compagnon. Mais un terrible accident de train vient bouleverser le destin prometteur de ces trois jeunes. Très vite, la violente explosion à l’origine du déraillement prouve qu’il s’agit d’un attentat dont Juliette est la cible. Qui sont les responsables ? Parviendra-t-elle à leur échapper ? Le capitaine Verrier est dépêché sur les lieux du sinistre. Après avoir recueilli le témoignage de Jessica, blessée lors de l’attaque, il sonne l’alarme et engage les recherches pour retrouver Juliette, qui est parvenue à s’enfuir avec Alex. La course contre la montre est engagée. L’esprit affûté de Juliette et la compétence du capitaine seront-ils des atouts suffisants pour défaire leur formidable ennemi ? Entre thriller et science-fiction, découvrez un récit haletant !

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Mon avis :

Tout d’abord, je tiens à remercier chaleureusement l’auteur, Thomas Henninot, de m’avoir adressé son roman en service presse et pour sa gentillesse.

Le lecteur est plongé dans une France du futur post-apocalyptique où la population a été décimée par un virus appelé « La Faucheuse ». Une jeune femme, surnommée La Louve, est confrontée a une triste situation sa sœur Magali est en train de mourir dudit virus. Nous allons donc suivre La Louve dans son désir de vengeance suite à cette perte mais également de nombreux autres personnages qui vont tisser la trame de cette histoire, dont Juliette Dernot. Juliette est l’héritière de la multinationale qui a découvert le vaccin au virus et va être la cible d’un attentat..

Les premiers chapitres mettent en place surtout les personnages. L’auteur, Thomas Henninot, a fait le choix de leur consacrer un chapitre chacun afin de nous les décrire et expliquer leur situation au début de l’intrigue. Même si je trouve que cette façon de faire ralenti le démarrage de l’histoire, elle a le mérite de me permettre d’intégrer plus facilement qui est chacun et son histoire. Nous faisons donc connaissance avec La Louve puis Mélissa et Nicolas, Juliette, Alex et Jessica, le capitaine Verrier et Œil de Pirate entre autres… Chacun a sa petite vie dans cette France où il faut un masque pour sortir en ville et où les communications se font par holocom par exemple. Ces vies vont se trouver bouleversées par diverses causes qui vont amener nos personnages à faire des choix comme tout quitter, s’enfuir ou se sacrifier et irrémédiablement lier leurs destins. L’histoire en elle-même est bien amenée et on ne se perd pas dans la trame. L’intrigue tient le lecteur et il y a de nombreux rebondissements (même si j’ai trouvé qu’ils étaient parfois un peu trop tirés par les cheveux).   

Dès les premières lignes, je me suis attachée à La Louve.. Une héroïne aussi étrange que touchante. Son histoire n’est pas gaie puisqu’elle perd le dernier membre de sa famille, sa sœur Magali. Elle a survécu à la Faucheuse mais cette maladie a causé des conséquences irréversibles et impressionnantes sur la jeune femme. J’ai tout particulièrement aimé ses conversations avec sa défunte sœur ! L’autre personnage que j’ai spécialement aimé est Juliette. C’est une jeune femme courageuse, avec du caractère et surtout une humaniste. Elle rêve d’un monde juste.. Les autres personnages gravitant autours d’elles sont intéressants et ont tous un rôle à jouer dans cette histoire. 

Je découvre grâce à ce roman la plume de Thomas Henninot et je vais le suivre avec beaucoup d’intérêt. J’ai, en effet, pris beaucoup de plaisir à lire même s’il comporte quelques petites coquilles ou fautes. Sa plume est intéressante bien qu’un peu scolaire mais la lecture est fluide et le vocabulaire est varié. J’ai trouvé que le début comportait quelques longueurs mais une fois l’action mise en place plus de souci. Ma seule réelle critique sera sur le manque de descriptions.. En effet, je n’ai pas vraiment réussi à visualiser certains lieux, personnages ou objets utilisés, l’auteur ne donnant pas beaucoup d’explications. Ca ne gêne en aucun cas la lecture c’est juste que j’aime avoir du détail parfois. Malgré ce petit point faible, j’ai beaucoup aimé suivre La Louve, Juliette et leurs compagnons dans ce premier tome et j’attends maintenant avec impatience de connaître la suite de l’aventure…

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Un premier tome que j’ai apprécié malgré quelques faiblesses, une histoire bien menée et des personnages attachants font que cette lecture fait passer un bon moment !

Ma note : 7.5/10

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Chronique Livresque·Horreur·nouvelle

Les enfants de Castlewood par Mickaël Druart

Fiche technique :

Autoédition – 54 pages – ebook ou broché – Nouvelle / Terreur

Résumé :

Cinquante ans après avoir été dévoré par les flammes, le château de l’orphelinat de Castlewood se voit restauré par les soins d’un riche inconnu. Mais tandis que sur le village pèse toujours l’ombre de la tragédie, six citoyens sont invités à partager un repas entre les murs de la lugubre bâtisse. Aucun, pourtant, ne doit sa présence au hasard. Car derrière les portes de l’orphelinat, dont les murs font encore résonner les rires cristallins de leurs victimes, se dissimule le secret bien gardé de la tragédie, et du lien qui l’unit aux six convives, et à leur hôte.

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Mon avis :

Je remercie chaleureusement Mickaël Druart, l’auteur, pour sa confiance renouvelée et sa gentillesse. J’avais eu l’occasion de lire ses « Chroniques de la Faucheuse » que j’avais adoré et j’étais donc ravie de le retrouver cette fois ci pour une Nouvelle.

Comme je l’ai déjà dis, je suis de plus en plus fan de Nouvelles. Ce format me semblait auparavant trop court pour me permettre d’entrer pleinement dans l’histoire mais lorsque j’en lis une comme « Les enfants de Castlewood », je me dis que l’auteur peut parfaitement rendre un récit complet sous ce format.

Jonathan Miller et son fils Colin sont invités à dîner au château de Castlewood. Cet ancien orphelinat ayant brûlé il y a cinquante ans a été intégralement restauré par le nouveau riche propriétaire. Ils sont 6 convives et leurs présences n’est surement pas le fruit du hasard.

L’histoire est, dès le départ, bien posée et surtout captivante. J’ai eu envie de découvrir pourquoi ces 6 personnes en particulier étaient invitées et surtout comment elles allaient pouvoir se sortir de la situation (vous vous doutez bien sur que la-dite invitation n’est pas totalement innocente..). Au cours de la soirée, le lecteur apprendra le quotidien des orphelins et le sort qui leur était réservé mais il sera également fait le récit de la fameuse nuit de l’incendie, une nuit d’horreur.

Les personnages sont intéressants et bien construits bien que la nouvelle soit plutôt courte. On comprend parfaitement les raisons d’air de chacun, ses motivations passés et présentes.

Malgré la petite cinquantaine de pages, j’ai été complètement immergée dans cette histoire et la plume de l’auteur y est pour beaucoup. Mickaël Druart arrive à rendre en quelques mots l’ambiance glauque et angoissante qui règne dans ce village et à Castlewood en particulier. J’avais déjà beaucoup aimé sa façon d’écrire dans les Chroniques de la Faucheuse et ce sentiment se confirme grâce à cette Nouvelle. L’auteur n’a pas besoin de longues descriptions pour nous plonger dans son récit, il sait utiliser les mots et surtout les bons mots.

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Une excellente nouvelle qui nous fait pénétrer les secrets sombres, effrayants et angoissants de Castlewood…

Ma note : 9/10

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Chronique Livresque·Science fiction

Vraiment seul par Damien Klays

Fiche technique :

Editions du saule – 165 pages – ebook ou broché – Science-Fiction

Résumé :

« Dans ce bureau, sombre malgré la lumière des néons, il est seul. Son collègue est allongé par terre, pas encore froid, mais déjà mort. Il est pris de panique, ne comprend pas ce qui se passe, il essaie de le ranimer, mais sans succès. Il se lève et court chercher de l’aide. Il va dans chaque bureau et constate toujours la même chose. Des corps sans vie, partout. Tous ses collègues sont morts. Eux qui étaient encore si bruyants il y a quelques minutes sont maintenant silencieux. »

En l’espace de quelques secondes, l’espèce humaine a disparu.
Comment ? Pourquoi ? Il l’ignore.
Désormais, il va devoir vivre dans ce monde, seul.

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Mon avis :

Je remercie les Editions du Saule de m’avoir permis de lire ce livre en service presse via la plateforme Simplement Pro.

Un homme se retrouve seul, vraiment seul uniquement entouré de cadavres. Tous les êtres humains ont été comme foudroyés et sont morts d’un coup, sans raison apparente. Il va donc devoir apprendre à vivre dans cette nouvelle réalité, qui s’annonce bien compliquée et solitaire..

J’ai de suite été attirée par ce roman : le thème (je résiste difficilement au post-apocalyptique..), la couverture (qui est plutôt représentative..) et le résumé qui est juste ce qu’il faut de mystérieux.. C’est donc avec plaisir que j’ai plongé dans ma lecture..

Cet homme se retrouve donc seul.. On ne sait ni pourquoi ni comment les choses se sont déroulées mais la conséquence est qu’il va devoir s’adapter rapidement à la situation. L’idée de base était bonne et j’étais curieuse de voir comment Il allait s’en sortir.. Mais j’ai été plutôt déçue par la suite… En effet, j’ai trouvé qu’Il acceptait la situation plutôt facilement et certaines de ses décisions m’ont laissée sceptique. Avoir toute la Terre pour soi et se compliquer ainsi la vie m’a paru un peu étrange. Sans donner trop de détails pour ne pas vous spoiler : les choix de ses moyens de locomotion, de son lieu final d’habitation m’ont semblé incongrus, décalés voir parfois délirants. J’ai également trouvé que les choses découlaient trop facilement et qu’il avait la solution à ses problèmes bien vite.. Enfin cela n’aurait été que du détail si tout le roman ne consistait pas en une longue description de ses actes…   

J’avoue avoir été étonnée par le choix de l’auteur d’écrire ce roman à la 3ème personne. En effet, le héros étant finalement seul utiliser la 1ère personne aurait été plus judicieux afin de rendre plus facilement ses émotions, son ressenti. La narration « extérieure » rend le récit très impersonnel et froid un peu comme un scénario de film. Le fait également de ne pas connaître le nom du héros fait qu’une profusion de « il » jalonne le récit. Ce manque de sentiment ne m’a finalement pas permis de m’attacher au héros et fait que j’ai trouvé les 3/4 du récit plutôt long. Le dernier quart apporte un peu d’action mais pas suffisamment pour me permettre de revoir mon opinion.

Outre le choix de la narration, j’ai trouvé la plume de l’auteur beaucoup trop simple et répétitive. J’aime les récits détaillés en principe mais j’ai trouvé qu’ici qu’il y en avait trop.. Malgré tout l’histoire se lit facilement. Par contre, j’avoue m’être posé la question tout au long de la lecture : « que ferais-je à sa place ? »

Conclusion

Je suis déçue de ne pas avoir apprécié ce roman car l’idée était bonne et prometteuse et étant fan du genre je fondais de grands espoirs. Mais Damien Klays est un jeune auteur et il doit persévérer.

Ma note : 10/20

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Chronique Livresque·polar·Thriller

Ceux qui contemplent l’abîme par Patrick Ferrer

Fiche technique :

Autoédition – 277 pages – ebook – Policier

Résumé :

Un escarpin taché de sang. C’était tout ce qu’on avait retrouvé d’elle ; pas d’indice, pas de cadavre. Pour son mari, Jibril, c’était le début du cauchemar.
Jibril al-Rahib est un homme discret. Au 36 quai des Orfèvres, où il officie en tant que « technicien de surface » après la tombée du jour, c’est à peine si les âmes en peine qui hantent ses longs couloirs le remarquent. Le 36, c’est un peu la seule chose qu’il lui reste d’un passé douloureux, la disparition de sa femme des années plus tôt dans des conditions mystérieuses.
Aussi, lorsque pour rendre service à une jeune Danoise dont l’amie a elle aussi disparu, il doit endosser l’habit d’enquêteur amateur et plonger dans les dossiers de crimes sordides, il n’y va pas de gaîté de cœur. Est-il bien prudent, pour un simple balayeur, de vouloir défier le mal absolu qui rôde entre les pages de ces dossiers, et risquer ainsi de réveiller le spectre qui l’a une fois déjà privé de son âme ? Comme le disait Nietzsche avant de sombrer lui-même dans la folie : lorsqu’on contemple trop longuement l’abîme, l’abîme ne finit-il pas par vous regarder en retour ?

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Tout d’abord, je remercie Patrick Ferrer, l’auteur, de m’avoir permis de lire son roman en service presse via le site Simplement.

Jibril al-Rahib travaille au 36 quai des Orfèvres comme technicien de surface depuis la disparition de son épouse quelques années plus tôt. Une façon comme une autre de garder le lien puisque l’enquête est close et que malheureusement elle n’a pas permit de comprendre ce qui était arrivé à Malika. Pour faire plaisir à sa cousine avec laquelle il vit depuis la tragédie, Jibril va accepter de mener l’enquête sur la disparition d’une jeune danoise, décision qui va bouleverser irrémédiablement le cours de son existence..   

Ce qui m’a tout d’abord frappé dans ce roman, c’est son contexte politique et économique. En effet, on se situe dans une période qui ressemble à la notre mais où une nouvelle Crise a eu lieu et qui a apparemment bouleversé la société entière. La pauvreté y est encore plus présente, les très riches vivent cloitrés entre eux, les inégalités sont flagrantes. L’auteur fait une description très subtile de ce contexte en appuyant sur certaines phrases ou descriptions pour nous faire prendre consciences lentement de la situation.

L’histoire débute dès les premières pages en plongeant directement le lecteur dans la vie du 36 quai des Orfèvres, son organisation, ses enquêteurs, et la routine de Jibril. On est très vite pris par l’ambiance un peu glauque due à la découverte du corps d’une femme, aux tentatives des enquêteurs de mener à bien leurs investigations et également aux ingérences de la hiérarchie. Dans cette société, le personnel est moins nombreux, les heures supplémentaires se multiplient et surtout il est mal venu de s’opposer à son chef lorsqu’il décide qu’une enquête doit être privilégiée au détriment des autres. C’est ainsi que Jibril va se retrouver bombardé à la tête d’une investigation délicate qui va le mener à Copenhague, à la poursuite du mal et de ses conséquences.

Comme pour le contexte, l’auteur décrit de façon très vivante mais également subtile les lieux, les personnages. J’ai tout particulièrement apprécié ses descriptions de Copenhague surtout que la Crise n’y a pas les mêmes conséquences qu’à Paris. J’ai trouvé que le personnage de Jibril connaissait une évolution vraiment intéressante et inattendue. Il me faisait penser à une petite souris au départ, sans caractère ni conviction, il subissait le bon vouloir de chacun. Puis, au fil des pages, il s’affirme, démontre ses capacités, son intelligence et sa force. C’est un personnage qui m’a vraiment plu tout comme Saphir d’ailleurs. La jeune femme m’a de suite séduite grâce à sa façon d’être, si provocante mais également touchante.

Je découvre grâce à ce roman la plume de Patrick Ferrer, l’auteur, et je dois dire que j’ai vraiment aimé sa façon d’écrire. Comme je le disais, j’ai apprécié la finesse de ses descriptions, sans lourdeur. Malgré quelques lenteurs à mon goût le rythme est soutenu et il fait avancer l’histoire de sorte que le lecteur ne s’ennuis pas sans pour autant tomber dans le rocambolesque des rebondissements improbables. Patrick Ferrer a également intégrer une petite pointe de surnaturel bien trouvé et qui rend l’histoire encore plus intéressante.

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Un thriller à l’histoire vraiment prenante au contexte et aux personnages intéressants qui vous fera voyager. A lire pour passer un bon moment !

Ma note : 8/10

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Chronique Livresque·fantasy

Fabuleux Nectar par Vincent Portugal

Fiche technique :

Autoédition – 156 pages – ebook ou broché – Fantasy

Résumé :

Du haut de sa tour du Palais Suspendu, Misha étudie ses grimoires et réchauffe ses alambics. L’alchimiste du roi est un créateur talentueux. Il invente des sortilèges et murmure des poèmes pour transformer la magie en outils insolites.

Son quotidien est bouleversé par la capture de trois rebelles des îles Liberté qui luttent pour leur indépendance. Pourquoi la princesse Séléna s’est-elle livrée à ses ennemis ? L’alchimiste soupçonne la prisonnière de profiter de sa captivité pour leur tendre un piège.

La belle étrangère prétend que son navire contient des trésors dignes des légendes, l’héritage d’un antique peuple des mers. Ses ruses et ses manigances se teintent de mystère, de magie, et d’une alchimie fabuleuse qui pourrait changer le destin du royaume.

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Mon avis :

« Fabuleux Nectar » fait parti de la sélection du Prix des Auteurs Inconnus dans la catégorie Imaginaire pour lequel j’ai la chance de faire partie du jury.

Misha est l’alchimiste du Roi Alexander, une place à responsabilité mais qui amène surtout un grand confort. Alors, lorsqu’il est convoqué afin de rencontrer les prisonniers fait par la flotte du Roi, il sent que quelque chose cloche. En effet, pourquoi la princesse Séléna, des Iles Libertés, a-t-elle quitté son territoire où elle était en sureté ? Que manigance-t-elle ? La présence de cette princesse rebelle au château ne va pas être de tout repos pour l’alchimiste…

Dès les premières pages, Vincent Portugal nous entraîne dans un monde bien particulier où la magie est non seulement très présente mais tient une place prépondérante dans la vie quotidienne. Misha est l’alchimiste du Roi et apprécie à sa juste mesure sa vie au Palais Suspendu et le luxe qui en découle. Mais pour pouvoir en profiter il doit faire fi de certains de ses principes comme par exemple la non-violence et mettre ses talents au profit de la guerre menée par le Roi aux Iles indépendantistes Liberté. Alors que je pensais plonger dans un roman fantasy avec, qui sait (un peu aiguillée par la couverture) des sirènes et peut-être un trésor, j’ai découvert un roman bien plus centré sur la politique où la ruse et les manigances sont légions. J’ai été plutôt surprise car finalement il y a peu d’action pour beaucoup de discussions mais c’est plutôt bien mené. L’histoire est plaisante et tient la route (ou la mer ici…) et j’ai pris plaisir à essayer de deviner où la Princesse Séléna voulait en venir.

Le point que j’ai particulièrement apprécié dans ce roman c’est la magie… Une magie originale faite de pierres et surtout de poèmes, les deux sont liés et j’ai trouvé cette idée originale et belle. Devoir réciter des vers pour que la magie fonctionne est une très belle façon de mettre les mots, les rimes en avant..  

Concernant les personnages, j’ai beaucoup aimé Misha qui est non seulement un idéaliste mais un être attachant par sa non-perfection. Il a conscience d’aimer un peu trop le luxe par exemple, je l’ai trouvé plutôt attachant. Malheureusement, les personnages sont ici trop peu développés à mon goût. On connaît leurs motivations mais leurs caractères restent trop superficiels pour moi. J’aurais aimé en savoir plus sur eux. La princesse Séléna est celle dont la psychologie est peut-être la mieux détaillée au vu de son rôle. Elle est rusée, calculatrice et surtout elle sait ce qu’elle veut. Malgré tout, il y a ici un panel de protagonistes intéressants.

Vincent Portugal écrit de manière très fluide et poétique, j’ai trouvé sa plume vraiment très agréable à lire. Il rend en quelques mots une description d’un lieu ou d’une personne sans phrases lourdes ou indigestes. Je serais donc ravie de lire la suite des aventures de Misha, de Séléna et de leurs compagnons !

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Un roman fantasy plutôt politique mais où la magie et la poésie sont présentes à chaque instant.. Une jolie découverte !

Ma note : 7.5/10

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Chronique Livresque·fantasy

Les Chroniques des Fleurs d’Opale, tome 1 : La Candeur de la Rose – partie 1 par Ielenna

Fiche technique :

Graphein Editions – 495 pages – ebook – Fantasy

Résumé :

Si seulement j’avais su combien ma vie allait basculer. Comment l’enfer m’aurait enchaînée. Si seulement j’avais pu entrevoir les rouages du destin. Les rencontres comme les pièges, les obstacles comme les révélations. Si j’avais su mieux distinguer bontés et malveillances. Amours, amitiés ou loyautés. Cette histoire serait toute autre. Mon histoire. Preuve que même les Dieux ne peuvent tout savoir.

Rare rescapée du massacre de son village natal, Diphtil, une jeune fille du peuple de l’Air, est sauvée en territoire ennemi grâce au symbole étrange qu’elle porte sur le front. Elle serait la cinquième fille de la Déesse Aveugle. Séquestrée dans un monastère et manipulée par le prêtre Sarïn qui compte la livrer au roi une fois ses pouvoirs éveillés, elle est libérée par son frère, Naid, qui la persuade de partir avec lui. Sauf que les terres de l’Edenor sont semées de dangers et que la cruauté de certaines personnes, hantées par la haine et la guerre, s’oppose à la candeur de Diphtil, avide de découvrir ce monde dont elle a si peu joui. Mais avant tout, elle veut échapper à son destin. Est-ce possible, lorsque l’on est vouée à devenir une Déesse ?

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Mon avis :

J’ai lu ce roman dans le cadre du Prix des Auteurs Inconnus sélectionné dans la catégorie Imaginaire.

Diphtil est une Neltiade et  vit avec sa mère et son petit frère. Un beau jour les humains attaquent leur village et Diphtil est l’une des rares rescapées du massacre. Elle fuit et  est prise en charge par le prêtre Sarïn grâce à qui elle vit un grand pan de sa jeunesse dans un monastère cloitrée. Contrairement aux autres Neltiads, Diphtil n’a pas de marque sur les bras (une des caractéristiques qui les différencient des humains) mais elle en a une sur le front. Cette marque, la rend unique et Sarïn la reconnaît aussitôt.. Diphtil serait une Déesse ! Elle vit une vie d’érudite au monastère jusqu’au jour où son frère, Naïd, la retrouve et l’aide à fuir. Son unique ami Astiran se joint aux deux jeunes gens ne pouvant se résoudre à laisser Diphtil sortir de sa vie. Va commencer pour le petit groupe une longue quête à travers les terres de l’Edenor..

L’histoire est plutôt classique pour de la fantasy. Une héroïne qui découvre ses pouvoirs, des acolytes, une quête, des obstacles. Le schéma typique et une bonne idée de base même si j’ai eu du mal à saisir l’origine du conflit entre les humains et les Neltiads.  Le monde créé par l’auteure est fourni et bien travaillé avec une religion très présente, des Dieux et Déesses, des coutumes.  Dans l’absolu, j’apprécie ce style sauf qu’ici l’histoire s’est perdue en chemin pour dévier vers une romance naïve et beaucoup trop présente à mon goût. Le couple Diphtil / Astiran est vraiment trop dégoulinant de bons sentiments pour moi et même si le couple Naïd / Yasalyn vient relever un peu le niveau j’ai eu du mal à apprécier ma lecture. Les passages romantiques sont non seulement trop nombreux mais trop stéréotypés pour moi. Je ne suis pas réfractaire à la romance, loin de là, et j’apprécie qu’il y ait de l’amour dans les histoires mais là malheureusement j’ai trouvé qu’elle noyait le reste de l’histoire, ce qui est vraiment dommage. La dernière partie du roman a réussi à relancer mon intérêt mais pas suffisamment pour me faire oublier ma déception.

Lors de la sélection j’avais trouvé que l’auteure avait une très jolie plume plutôt poétique et cela s’est confirmé à la  lecture du roman. Ielenna maîtrise avec beaucoup de brio notre langue et le vocabulaire. Par contre, j’ai eu beaucoup de mal avec les dialogues qui m’ont semblé « surjoués » et peu naturels surtout concernant Diphtil. Elle a été élevée dans un monastère et est une érudite ce qui pourrait expliquer sa façon de s’exprimer mais c’est trop peu spontané pour moi.

Autant j’ai trouvé la base du récit bonne et l’écriture vraiment très belle autant les personnages m’ont déçue ! Diphtil est à la limite du supportable pour moi : naïve, candide, précieuse.. je comprends l’idée de l’auteure c’est une jeune fille ayant grandie cloitrée qui découvre finalement le monde mais elle n’est pas née au monastère et même si elle y a vécu 10 ans j’ai du mal à imaginer que ses 11 premières années aient été gommées. Astiran et Naïd ne m’ont pas convaincue également.. Trop clichés, le chevalier servant et le frère surprotecteur qui ne s’entendent pas. La seule qui tire un peu son épingle du jeu est Yasalyn, même si son âge ne colle pas avec son vécu à mes yeux.

Vous l’aurez compris, je suis plutôt mitigée quant à cette lecture. C’est certes une introduction à l’histoire mais la romance a étouffé le côté fantasy pour moi et j’en suis déçue.

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Malgré la très belle plume de l’auteure, je n’ai pas accroché à cette histoire, c’est bien dommage car elle était prometteuse.. Les amoureux de romance seront certainement plus convaincus que moi.

Ma note : 6/10

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Chronique Livresque·Littérature·young adult

So Long Alice par Constance Dufort

Fiche technique :

Editions Nouvelle Bibliothèque – 125 pages – broché – Contemporain

Résumé :

New York dans les années 2010. Alice cherche son frère dans Manhattan, rivée à son lecteur MP3. Il ne lui reste que cela de sa vie d’avant : la playlist de son frère Jeff. Ça, et l’arrogance de ses 14 ans. Jefferson est ici. Elle le trouvera ! Quitte à dormir dans Central Park au cœur de l’automne. Une rencontre aussi fortuite que désagréable va pourtant bouleverser le déroulement de sa mission. Mais qui est cette vieille harpie endimanchée au chat teigneux, gesticulant devant le chapelier fou de bronze? Et cet étrange majordome qui la talonne, Alice est persuadée de le connaître…

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Mon avis :

Avant tout, je remercie une nouvelle fois Emma des Editions Nobi pour ce service presse et les belles découvertes livresques.

Alice a 14 ans et a fugué de sa petite ville natale pour retrouver son frère dans l’immensité de New-York. Malgré tout elle n’est pas démunie, Jefferson lui a laissé une sorte de carte au trésor, elle va donc patienter le temps qu’il faut jusqu’à ce qu’il apparaisse. Elle élit domicile dans Central Park et va bientôt croiser le chemin de personnes plutôt étranges..  

Dès le début je me suis attachée à Alice. Cette adolescente un peu rebelle ne manque ni de courage ni de culot pour se lancer dans pareille aventure. Elle a un sacré caractère, de la répartie et surtout on s’aperçoit au fil de ses confidences qu’elle n’a pas eu une vie facile. C’est pourquoi retrouver Jefferson, son seul repère finalement, est si important à ses yeux. La vie de SDF à New York va s’avérer compliquée et elle va faire des rencontres qui vont bouleverser sa vie comme Vieille Peau, par exemple, qui a un étrange rituel ou Steed son majordome zélé. 

Ce roman est dans un genre plutôt Young Adult mais j’ai trouvé qu’il était écrit avec beaucoup de poésie, comme un conte moderne. Au début, je me demandais où l’auteure nous emmenait puis une fois l’histoire bien installée j’ai adoré suivre Alice dans ses aventures. On va de découvertes en révélations entouré de personnages attachants et qui ont tous une petite (énorme !) part de mystère. J’avoue que ma préférée est Grace de Montalenvère qui est touchante malgré son caractère exécrable, à la fois drôle et émouvante. 

Comme à chaque fois qu’un roman me plaît et qu’il intègre des lieux ou faits réels, j’ai fait une petite recherche sur internet. Et cette fois, j’ai eu envie de vous partager mes découvertes, tant j’ai aimé ce que j’ai vu.. Voilà les statues d’Alice et du Chapelier dans Central Park. Ne sont elles pas magnifiques ?

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Comme je l’ai dit plus haut, l’écriture est très poétique, fine et délicate. J’ai vraiment apprécié la plume de Constance Dufort qui a su donner une consistance et une profondeur particulière à ses personnages, par petites touches, par petites révélations. J’ai également apprécié les dialogues qui sonnaient justes, ce qui est plutôt rare ainsi que l’ajout de paroles de chansons, Alice étant particulièrement sensible à la musique.

L’auteure aborde des thèmes graves dans ce roman et malgré qu’il soit court  il donne à réfléchir. Pour ma part, j’ai été très émue par la fin et je remercie Constance Dufort pour ce très beau moment de lecture passé en compagnie d’Alice et de ses compagnons. 

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Une lecture toute en finesse qui m’a beaucoup touchée. Une Alice rebelle, drôle et pugnace qui va vivre une drôle d’aventure même si ici point de lapin et un chat qui se nomme Chewbacca ! 

Ma note : 8/10

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Chronique Livresque·suspense

Terminus par Jonathan Theroude

Fiche technique :

Editions Nouvelle Bibliothèque – 221 pages – broché – Roman noir

Résumé :

Vincent Kaplan avait tout pour être heureux. Une situation professionnelle, une vie de couple épanouie et une fille merveilleuse. Mais il a tout foiré. Par faiblesse. Ou par vanité. Ou par stupidité peut-être… Une lente descente aux enfers commence.

Mais la vie est faite de rencontres. Parfois salvatrices. Une lente remontée vers la lumière s’opère alors. Non sans difficulté. Non sans doute. Non sans appréhension. Le prix du chemin de la rédemption. Peut-être…
Il renoue, doucement, avec tout ce qu’il a perdu. Et des ténèbres surgit la lumière. D’abord une faible lueur d’espoir. Ensuite, une folle promesse de retrouvailles avec sa fille, Marie, perdue de vue depuis si longtemps.

La vie est faite de rencontres. De bonnes et de mauvaises. Au bon moment ou au mauvais moment.

Pour le meilleur et le pire. Pour le meilleur ou le pire.

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Mon avis :

Tout d’abord, je remercie les Editions Nouvelle Bibliothèque et en particulier Emma de m’avoir proposé ce nouveau partenariat et pour leur confiance.

Vincent Kaplan est un homme à la cinquantaine passée, alcoolique et dépressif et pourtant Vincent avait tout pour être heureux dans la vie. Après de brillantes études, il épouse la femme de sa vie, a un bon job.. Mais que s’est-il passé pour qu’il en arrive à une telle déchéance ? Quelle fut son erreur ? Son faux pas ?

Ce roman est centré sur Vincent, ses choix, sa vie.. On le suit entre son présent sordide, sa vie ratée et son passé heureux en compagnie de Babeth. Il avait tout pour être comblé mais il a commis LA faute qui fait tout basculer, qui fait chavirer son existence. L’auteur nous entraîne entre les deux temporalités grâce à des flash-backs, il nous montre comment le plus beau jour d’une vie peut être également celui du pire cauchemar. Plus on en apprend sur Vincent et plus on se rend compte que finalement la vie ne tient pas à grand chose : au mauvais endroit au mauvais moment, une décision hasardeuse, une envie et tout bascule.. Malgré tous ses travers, il va tenter de faire pénitence, de rattraper ses erreurs mais la vie est comme un train lancé à toute vitesse il faut prendre garde au terminus.

Le personnage de Vincent Kaplan est vraiment intéressant. En effet, plus il s’enfonçait et plus je le trouvais attachant. Non pas que je souhaite du mal aux gens mais je le trouvais imbu de lui même, égocentrique mais au fil des pages il se dévoile, se raconte et j’ai fini par vraiment l’apprécier. Finalement Vincent n’est qu’un être humain qui agit selon ses envies, peut faire des erreurs, il n’est pas parfait, ni mieux ni pire que la majorité des gens. Les personnages secondaires prennent également de l’envergure au fur et à mesure qu’on les découvre. L’auteur distille des détails qui nous les rendent complètement humains et crédibles. J’ai été particulièrement touchée par Louis et son histoire.

Ce roman a été une très belle découverte à mes yeux, non seulement pour l’histoire, noire comme je les aime mais également pour la plume de l’auteur. Elle est très actuelle, fluide et aborde des sujets sensibles et graves comme l’alcoolisme, l’acceptation de soi, la dépression. Malgré tout, j’ai trouvé que l’auteur incluait une pointe d’optimisme dans son récit : le désir qu’à Vincent de renouer avec sa fille Marie après tant d’années, son amitié avec Louis, sont des lueurs dans sa vie sans couleur. Et pour une fois, je vous donnerai mon sentiment sur la fin (pas d’inquiétude, je ne spoile pas !!). C’est une fin glaçante mais tellement juste, elle reflète ce qu’est la vie dans toute sa noirceur.

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Une lecture sombre mais addictive, un véritable page-turner puisqu’une fois commencé je n’ai pas su m’arrêter avant d’avoir lu le dernier mot. Vincent, Marie et les autres resteront dans ma mémoire pour longtemps…

Ma note : 8.5/10

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Chronique Livresque·Jeunesse·policier

48 Heures – Disparition par Gabrielle Lord

Fiche technique :

Rageot Editeur – 256 pages – broché – Policier / Jeunesse

Résumé :

Anika, la meilleure amie de Jazz, a mystérieusement disparu. Jazz et Phoenix se lancent à sa recherche. Très vite, ils soupçonnent que sa disparition est liée au journal intime qu’elle a découvert et publié sur son blog. Qui menace-t-il ?

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Mon avis :

Je remercie chaleureusement les Editions Rageot de m’avoir permis de lire ce roman en service presse via le site NetGalley.

Jazz est une jeune fille passionnée par les enquêtes policières alors lorsque sa meilleure amie Anika disparaît elle n’hésite pas à se lancer aux trousses du kidnappeur. Elle entraîne dans cette aventure Phoenix, un camarade de lycée tout aussi passionné qu’elle. Leur point de départ est le blog d’Anika. En effet, celle-ci y diffusait des extraits tirés d’un journal intime qu’elle avait découvert. Jazz est une enquêtrice débutante mais elle a lu suffisamment de livres pour savoir que dans une disparition les 48 premières heures sont essentielles !

Dès les premières pages le ton est donné, ce roman est résolument jeunesse avec des héros qui ont dans les 14 ans, des amies qui se disputent, des cours.. Malgré tout, je me suis très rapidement laissée entraîner dans l’enquête en compagnie de Jazz et Phoenix. Ils sont drôles et sympathiques tous les deux (même si je trouve personnellement que leurs parents sont un peu trop coulants à leur égard…). Jazz va pouvoir tester ses talents d’enquêtrice afin de retrouver au plus vite son amie Anika. Nos héros vont devoir faire le lien entre le journal découvert par celle-ci et qu’elle diffusait par épisodes sur internet et sa disparition et cela va les amener à enquêter sur des faits bien plus anciens.

Ce roman devrait passionner les jeunes lecteurs friands d’aventures entre poursuites, embuscades ou disputes l’histoire avance rapidement. Les rebondissements sont nombreux et le suspense est bien ficelé ce qui fait qu’on se laisse prendre au jeu. La lecture est rendue plus ludique encore par l’ajout d’images représentants l’application utilisée par Jazz pour synthétiser son enquête (entre autres..). J’ai trouvé ce petit plus bien pensé et bien réalisé. Il donne au livre un ancrage dans la réalité qui est plutôt chouette et qui plaira sans aucun doute.  

Les personnages sont, comme je le disais plus hauts, sympathiques et drôles. Le duo de jeunes enquêteurs est plein de dynamisme et d’enthousiasme. Ils forment un duo plutôt complémentaire et sont par moment comme chien et chat même si l’on sent leur amitié grandir au fil des pages. L’amitié est d’ailleurs une valeur centrale de ce roman puisqu’ils vont prendre tous les risques pour sauver leur amie. J’ai pris beaucoup de plaisir à lire leurs aventures et la plume de l’auteure y est pour beaucoup. Elle est parfaitement adaptée à un roman pour jeunes lecteurs avec un langage actuel et varié. Jazz et Phoenix sont un couple de jeunes gens que je serais ravie de suivre si l’auteure Gabrielle Lord écrit une suite.

Conclusion

Une lecture jeunesse prenante et bien menée qui vous fera suivre un super duo d’enquêteurs dans leur première aventure !

Ma note : 8/10

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