Emulsion, Au delà du visible par Vanaly Nomain

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Fiche technique :

Autoédition – 373 pages – ebook ou broché – Fantastique / Spiritualité

Résumé :

Deux mondes. Deux amours. Un Choix impossible.
Une quête de soi qui transporte Maïa dans un voyage mystique et quantique, mêlant Orient et Occident, illusion et réalité, au coeur de l’amour éternel.
Emulsion, ce sont des âmes qui se cherchent et ne se trouvent pas.
Le visible et l’invisible, unis dans une émulsion alchimique. Du Laos à la France, dans l’esprit de la jeune fille de quinze ans, tout se mêle, se chevauche, se lie.
Mais la rencontre avec un étrange garçon bascule sa vie
et lui impose de faire le choix d’un destin dans un monde en perdition.

Ce livre est un croisement de genres: fantastique, dystopie, spiritualité et ésotérisme.

livre et papillons

Mon avis :

Lorsque j’ai commencé à préparer cet article, j’ai séché un moment sur la catégorie dans laquelle je voulais classer ce roman tant j’ai trouvé que c’était un L.G.N.I (Livre au Genre Non Identifié !).

L’histoire  débute avec Maïa enfant de 10 ans et son grand-père au Laos qui vivent en parfaite osmose avec la nature. J’avoue que cette partie m’a semblé un peu longue à se mettre en marche mais je l’ai trouvé en même temps extrêmement poétique. Les descriptions sont magnifiques et les mots choisis par l’auteure sonnent vraiment juste. J’ai eu un peu de mal à accrocher à Maïa enfant, peut-être à cause de sa façon de s’exprimer qui semble un peu décalée comparé à son âge.  

Puis lorsqu’on retrouve Maïa chez son père en compagnie de ses frères les pages ont tournées toutes seules (c’est une image hein ? J’ai choisi « spiritualité » en genre pas magie !). A partir de là on s’attache réellement à la jeune fille que l’on sent vraiment pas en phase avec ce qui l’entoure. On découvre sa famille : un père haïssable qui visiblement ne sait pas faire la différence entre enfants et larbins, des frères attachants et drôles mais très peu d’amis. Maïa est effacée, timide, soumise, elle a du mal à créer un lien social avec les autres élèves de son lycée malgré le fait qu’elle soit brillante dans ses études. Mais tout va prendre une autre dimension lorsqu’un mystérieux élève fait son apparition et l’attire irrésistiblement.

Ce roman est un condensé de sentiments : l’amour à travers la relation de Maïa et de son grand-père, la tristesse également, la recherche de ses origines, les premiers émois d’adolescent, l’amour fraternel et la protection qu’il engendre.. L’Amour avec un grand A est également présent, on le devine, le soupçonne en même temps que Maïa le découvre. On traverse toutes ces émotions grâce au regard si particulier de la jeune fille. Ces émotions sont magnifiquement retranscrites par Vanaly Nomain dont l’écriture est tout en légèreté ; elle est délicate, poétique, imagée. Je suis bluffée par cette maturité dans l’écriture de l’auteure. Elle passe avec une facilité déconcertante d’un style littéraire à l’autre : tantôt du Young-adult, puis du drame en passant par du fantastique et de l’ésotérique pour revenir dans  du post-apocalyptique.

Je ne veux pas trop en dévoiler mais j’aimerais malgré tout m’attarder sur cet « autre » monde où Maya suit Aël, cet élève étrange. J’ai particulièrement apprécié ce monde « miroir », ce monde qui est le reflet du notre et où Maïa fait des découvertes essentielles quant à sa nature. J’ai trouvé l’image très belle.

Les personnages gravitant autour de Maïa ont également une très belle dimension. Je pense notamment à Tanh, qui est mon préféré des trois frères, mais également à Arnaud ou Kevin qui m’ont vraiment touchée. J’ai aimé leurs sensibilités, leurs caractères, leurs histoires.. Ils aideront tous à leur façon Maïa à faire les choix qui s’imposent à elle, à choisir entre notre monde et le monde onirique vers lequel son corps tend.

Et bien sur, je ne peux pas conclure cette chronique sans parler de la magnifique couverture de ce livre. Elle est si représentative de l’histoire que je l’ai visualisé à la lecture d’un passage important. C’est encore une fois l’œuvre de Matthieu Biasotto qui a vraiment de l’or dans les doigts.

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 Emulsion est un roman captivant autant pour l’histoire que pour la poésie que distille Vanaly Nolain par sa plume. Une lecture tout en douceur..

Ma note : 8.5/10

 

 

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L’heure maudite par Laurence Puzenat

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Fiche technique :

Autoédition – 55 pages – ebook – Fantastique / Humour /  Nouvelle

Résumé :

Nicole est une trentenaire tout ce qu’il y a de plus banale. Jusqu’à cette nuit, celle où elle trouva un nain nu dans le local à poubelles de son immeuble. A cet instant… Tout bascula (et pas pour le meilleur). Découvrez ce qu’il se cache au plus profond de la Terre, découvrez qui tire les ficelle depuis le début dans ce roman fantastiquement drôle.

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Mon avis :

Avant tout, je remercie vivement Laurence Puzenat, l’auteure, pour m’avoir confié cette nouvelle en service presse et pour sa gentillesse.

Nicole est une jeune femme sans histoire, à la limite de la banalité qui se partage entre un travail inintéressant et une vie routinière. Un soir, dans le local à poubelle, elle tombe sur Marvin, un nain tout nu et au langage coloré. Autant dire que la vie de Nicole ne sera plus jamais la même…

Et oui ! Encore un format court ! Quand je vous dis que j’y prends goût.. Et celui-ci est tout particulièrement savoureux. Je vous explique le contexte.. Je me pose dans la salle d’attente chez mon médecin, un mardi soir, sans rendez-vous. Vous le voyez le monde qui attend son tour en se toussant dessus les uns sur les autres ? Je me dis « tiens ! et si je commençais L’heure Maudite ! Il a l’air sympa ! » Cruelle erreur !! Parce que toutes les personnes qui étaient présentes ont assisté avec leurs yeux globuleux et leurs nez qui coulent à mes ricanements.. J’essayais de les camoufler en toussant sauf que moi.. j’y allait pour une douleur au rein ! Peu crédible la toux.. et j’ai beaucoup ricané !!

Il faut dire qu’entre les personnages loufoques, l’histoire et surtout la façon d’écrire de l’auteure il y avait de quoi glousser ! J’ai adoré la plume de Laurence Puzenat qui est drôle, punchie, déjantée par moment même..

Nicole est d’une banalité affligeante mais une fois qu’elle aura retrouvé sa liberté (vous voudriez bien savoir comment !! non je ne dis rien..) elle devient Super-Nicole la reine de la vanne et du coup de pied ! Elle m’a fait mourir de rire (discrètement..). Et sinon le nain aux cheveux longs et soyeux et accessoirement tout nu ? Et ben pareil ! Non seulement il est culotté (sans mauvais jeu de mot) mais en plus il est drôle, menteur, manipulateur.. bref il est génial ! Il faut dire qu’il a de la répartie et souvent des manières percutantes et peu orthodoxes pour faire pencher la balance de son côté. Ils vont être amenés à s’associer et ce que je peux vous dévoiler qu’il y a en jeu : de l’argent, la liberté et.. Nabila !

L’histoire est vraiment bien ficelée et franchement je l’ai trouvée trop courte.. (enfin c’est une nouvelle faut pas oublier..). Parce qu’apprendre que nous autres humains n’avons absolument aucun libre arbitre et que tous nos faits et gestes dépendent de l’humeur et du bon vouloir des nains vivants au centre de la Terre c’est quand même perturbant. En attendant, c’est une nouvelle pleine d’humour avec un duo de choc en héros décalés et qui m’a fait passer un excellent moment entre rigolade et réflexion. Parce que j’ai trouvé que l’auteure, malgré le ton humoristique, nous amène, en effet, à réfléchir sur la routine qui est au cœur de nos vies en règle générale.

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Si vous avez envie de rire et de découvrir pourquoi Marvin et Nicole sont obligés de collaborer malgré leurs différences et surtout qui tire réellement les ficelles, n’hésitez pas un instant.. Mais gardez toujours à l’esprit qu’il faut se méfier de l’heure maudite !

Ma note : 9.5/10

 

 

On papote avec #2 … Rebecca Greenberg

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Bonjour à tous !

J’espère que tout le monde se porte bien… Je vous retrouve aujourd’hui pour la seconde édition de notre rendez vous #onpapoteavec.

Aujourd’hui, j’ai la joie de discuter avec Rebecca Greenberg, l’auteure du génialissime roman Le Fil d’Argent dont je vous parlais dans ma chronique ICI . Alors, on s’installe bien au chaud avec une tasse de bon chocolat, un petit cookie (liste non exhaustive.. faites vous plaisir !) pour papoter un peu avec Rebecca…

Bonjour Rebecca..  Tu es une jeune auteure autoéditée. Peux-tu nous décrire ton parcours ?

Je suis « jeune » dans l’autoédition, il est vrai, car mon premier roman n’a été publié qu’en Septembre dernier. Mais j’ai tout de même 46 ans, et l’on peut donc dire que je m’y suis mise sur le tard…

Pendant des années, j’ai fait le choix de me consacrer à temps plein à mon foyer,  mes enfants.

Lorsqu’ils ont grandi et sont devenus plus autonomes, l’envie de créer (qui existait depuis mon adolescence) s’est réveillée et rapidement des idées ont émergé. Mais il m’a fallu ruser pour trouver le temps de réaliser mon projet d’écriture… Beaucoup de recherches, quelques nuits blanches, et une motivation en béton armé ont été nécessaires. Il m’aura fallu 2 années pour venir à bout du FIL D’ARGENT. Puis encore une année pour les relectures et réécritures. Une 3eme année enfin, à chercher un éditeur. Comme la plupart des jeunes auteurs, j’ai envoyé mes manuscrits, attendu, attendu, attendu… et reçu des réponses négatives. Pourtant, je ne pouvais me résoudre à abandonner ce projet. J’avais entendu parler de l’autoédition sur Amazon et j’ai voulu essayer… Je n’avais pas grand-chose à perdre, en vérité. Sauf que j’étais morte de trouille à l’idée des critiques qui risquaient de me tomber dessus… J’avais beaucoup de doutes quant à la qualité littéraire du roman (les refus des éditeurs y étaient pour beaucoup, je pense), mais j’avais écrit avec mes tripes et j’espérais que les messages passeraient… Je me suis lancée.

Le Fil d’Argent est ton 1er roman je crois.. Quelles sensations as-tu ressenti lors de sa sortie ? 

Juste l’impression de vivre un rêve, et quand les premiers retours sont arrivés, c’était carrément un conte de fée !! Il m’a fallu du temps pour réaliser que tout cela était réel… En même temps, je savais que cela ne durerait qu’un temps et je ne voulais pas trop y perdre la tête. Aussi, j’essaye juste de profiter de l’instant présent et du grand bonheur que me procurent les commentaires enthousiastes des lecteurs. C’est juste merveilleux de savoir que tout cela n’a pas été vain et que le récit touche tant de personnes.

Comment t’es venue l’idée de ce roman ? Pourquoi avoir choisi ces thèmes (seconde guerre mondiale, dons surnaturels) ?

 Je parle de thèmes qui me touchent profondément, de choses auxquelles je crois sans aucune restriction. Que le hasard n’existe pas, que chaque chose a un sens, chaque personne un rôle en ce monde. Des choses qui brûlent en moi et que je devais faire sortir et transmettre. C’était plus une nécessité qu’un choix.

En ce qui concerne l’inspiration pour la trame et les mots, elle s’est imposée à moi. Comme un flux transmis directement d’ « en-haut ». Jusqu’à aujourd’hui, je considère cela comme un cadeau et j’en suis extrêmement reconnaissante.

L’écriture du Fil d’Argent t’as pris plusieurs années. N’est-il pas trop compliqué de quitter des personnages qui t’ont suivi si longtemps ?

 Oui et non. Ils laisseront toujours une trace en moi, c’est évident. Mais d’un autre côté, coucher leur histoire sur le papier (ou dans un fichier…) m’a justement permis de les extérioriser et donc de les « quitter »… Ils font maintenant leur vie, suivent leur propre parcours auprès des lecteurs.

Peux-tu nous décrire tes conditions de travail ?

 Ah ah, rien de plus simple !

Tout le monde debout, y’a du boulot !! Bisous bisous, bye bye. Un paragraphe, un repas à mijoter, une phrase, la machine à étendre, une fin de chapitre, le salon à ranger, une page entière (oh ! miracle !), le petit dernier à aller chercher… Zut, j’ai zappé le rendez-vous chez le doc’ !! Vite vite, les devoirs de maths à expliquer… Zou, tout le monde au dodo, ouf, il est temps d’avancer… Quoi ? Déjà 3h du mat ??? J’ai intérêt à aller me coucher… Allez, je finis juste cette scène et j’y vais…

Et enfin.. donnes nous tes 3 mots favoris…

ABSOLU – FAMILLE – ETERNITE

Je remercie chaleureusement Rebecca Greenberg pour ses réponses et sa gentillesse. J’espère que cette interview vous aura donné envie de découvrir ce magnifique roman qu’est Le Fil d’Argent

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Si vous souhaitez vous le procurer cliquez ICI sans hésitation !

En attendant, je vous souhaite une très belle journée, à bientôt pour de nouvelles lectures !

Emma

Lazare Donatien : Les runes de Myrdal par Virginia Besson Robilliard 

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Fiche technique :

Iggybook – 43 pages – ebook – Fantastique / Nouvelle

Résumé :

Avez-vous déjà ressenti un certain malaise envers un vieil objet ? Quelque chose dont vous avez hérité et dont vous ne savez pas quoi faire la plupart du temps ? De tous temps, les hommes ont cherché à percer les mystères qui se présentent en rencontrant plus ou moins de succès dans leur entreprise. Je ne prétends pas apporter plus de réponses que d’autres à ces nombreuses questions, ce n’est pas mon travail. Mais si d’aventure des évènements bizarres commençaient à se manifester autour de vous de façon impromptue, ce serait alors le moment choisi pour songer à faire appel à moi. Qui suis-je ? Un être étrange, travaillant pour des causes plus étranges encore… je suis le Drockhead !

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Mon avis :

Je vous l’avais bien dit que je vous reparlerais très vite de Lazare Donatien et de la suite de ses aventures ! Cette chronique risque de vous spolier la 1ère nouvelle si vous ne vous êtes pas encore précipités pour la lire alors hop ! On lit « L’écritoire » et on revient ici pour connaître la suite…

Ce second opus débute par un repas organisé par Lazare pour son nouvel apprenti Dimitri Valevsky. Hors, se présente un nouveau client et une nouvelle aventure qui va faire se confronter notre Drockhead à de mystérieuses runes, des esprits frappeur et un marionnettiste. 

J’ai retrouvé avec plaisir Lazare Donatien et ses tenues improbables, Zeph et sa répartie et bien sur Dimitri Valevsky que l’on avait rencontré dans le précédent tome et qui confirme ici son souhait de devenir apprenti Drockhead. Le trio va se lancer à la poursuite d’un marionnettiste tirant les ficelles de 5 esprits frappeurs.

L’histoire est toujours aussi plaisante et addictive. L’ambiance me plait beaucoup dans cette série, elle est sombre mais avec une pointe d’humour. L’auteure développe dans ce second tome les fonctions d’un Drockhead, on en apprend donc plus sur Lazare Donatien et son rôle. Cela permet de commencer l’apprentissage de Dimitri mais du coup j’ai trouvé que l’enquête se faisait attendre. Par contre une fois lancée, elle est prenante même si j’aurais aimé un peu plus de détails. J’ai trouvé que tout allait un peu vite cette fois.. Malgré tout, cette seconde aventure est toujours aussi agréable à lire.

Virginia Besson Robilliard développe un peu plus les personnages comme je l’ai dit pour Lazare mais également pour Zeph. J’ai un gros faible pour Zeph qui me fait beaucoup rire et je suis surtout intriguée par sa relation avec Lazare. On apprend aussi à mieux connaître Dimitri qui va certainement prendre une place plus importante par la suite en tant qu’apprenti. Mais j’aime déjà son caractère franc et fonceur.

L’écriture est toujours aussi agréable, l’auteure a vraiment une plume fluide et percutante. Un aspect dont je n’avais pas parlé la dernière fois mais qui me semble également important sont les couvertures. J’adore les 2 premières et les suivantes sont aussi très réussies. Je trouve qu’elles reflètent bien l’histoire et l’ambiance. Celle-ci a un côté très shakespearien qui me plait particulièrement.

Je ne vous étonnerais pas en vous disant que ce n’est pas la dernière fois que je vous parle de Lazare Donatien et de ses aventures !

conclusion   

Une second opus tout aussi addictif avec des personnages hauts en couleurs et une histoire où l’on croise des esprits frappeurs. Une suite qui a confirmé mon coup de cœur pour cette série alors j’espère lire la suite très rapidement !

Ma note : 9/10

 

 

Le Rocher par Elisa Sebbel

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Fiche technique :

Autoédition – 179 pages – ebook et broché – Historique

Résumé :

5 mai 1809, cinq mille soldats de l’armée napoléonienne sont déposés sur l’île déserte de Cabréra. Parmi eux, vingt et une femmes, dont une jeune cantinière de dix-huit ans qui vient juste de perdre son mari. Sur tous les visages, la même question : les a-t-on abandonnés à leur propre sort sur ce rocher aride ?
Le lecteur vivra avec Angélique ce drame oublié de notre histoire. Il partagera son quotidien, ses émotions, ses moments de joie, de tristesse, de peur, de doute, d’espoir et de désespoir. Il expérimentera la faim, la soif, le froid, la violence mais aussi des instants de bonheur immense, un amour qui emportera la raison et tous les sens et redonnera une raison de lutter, des moments exceptionnels d’amitié, de tendresse, de bonté humaine, il découvrira les ressources inattendues de l’humain quand tout semble perdu… Attrapée entre deux hommes, Angélique l’emportera dans le tourbillon de sa vie. Inspiré de faits réels, ce roman est troublant de vérité.

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Mon avis :

Tout d’abord, je remercie chaleureusement Elisa Sebbel de m’avoir confié son roman en service presse mais également pour sa gentillesse.

Le roman ouvre sur une introduction de quelques pages expliquant le contexte historique du livre. J’ai trouvé que l’idée était bonne car c’est une période, bien que plutôt récente, assez méconnue. L’auteure nous explique donc les bases historiques ayant amené à cette tragédie humaine.

Angélique est une toute jeune femme ayant suivi son mari à la guerre en tant que vivandière et qui, malheureusement, se retrouve veuve. Elle est, avec ses compagnons d’infortune, faite prisonnière et emmenée sur une île qui s’apparente plus à un rocher qu’à un Paradis. Elle va devoir survivre dans ce milieu hostile, affronter la nature peu clémente, la faim et la soif, les hommes et leurs plus bas instincts.

Angélique est la narratrice de ce roman, c’est donc son histoire que le lecteur va suivre. Elle est l’une des vingt et une femmes emprisonnées en compagnie de cinq milles hommes sur une île espagnole, totalement livrés aux mains de leurs ennemis. Ce roman m’a donné l’impression d’un journal où Angélique nous fait partager son dur quotidien, ses peines, ses drames, ses joies. Elle nous livre ses pensées les plus intimes au fil des jours qui s’étirent toujours plus durs sur ce Rocher où la vie est le dernier bien auquel on se raccroche. J’ai aimé son courage, sa pugnacité mais également son dévouement envers les autres. J’ai trouvé chaque personnage intéressant qu’il soit bon ou mauvais car personne ne peut dire comment il réagirait dans la même situation. 

L’histoire est vraiment très prenante, outre le côté romancé concernant Angélique, le fait de savoir que tout ce qui concerne la vie sur le Rocher est réel rend cette histoire poignante. Imaginer les conditions de vie des prisonniers, le manque de tout, les blessés, les morts est touchant, triste. Ces hommes et femmes étaient parqués sur ce bout de terre inhospitalier un peu comme des animaux et ne devaient leur survie qu’au bon vouloir de leurs geôliers. L’un des passages qui m’a le plus touché est celui où, pour se venger d’une insubordination, les espagnols laissent les prisonniers sans nourriture ni eau durant plusieurs jours. La jeune femme nous décrit la torture que cela représente et les conséquences..

Malgré la difficulté de la vie dans cette prison en plein air, l’amour est également présent. Une histoire d’amour se dessine, s’ébauche. Plusieurs même.. L’amour d’hommes pour des femmes, l’amour de femmes pour des hommes mais également l’amour maternel. Le personnage de Marie, la camarade d’Angélique, et maman de jumeaux encore nourrissons nés en captivité m’a vraiment touchée. Elle est si courageuse, si attentionnée à s’en oublier. Et pourtant, il fallait une grande force mentale pour réussir à survivre sur cette île en tant que femme. Leurs conditions de vie déjà difficiles, équivalentes à celles des hommes sont rendues encore pire par leurs propres compagnons, elles sont pour la plupart une marchandise monnayable qu’offre cette île. Heureusement qu’une part de beau perdure grâce à la partie romancée de cette histoire où l’on découvre l’entraide, la solidarité entre les prisonniers.

Je remercie vraiment Elisa Sebbel de m’avoir fait découvrir ce pan de notre histoire qui m’était totalement inconnu. J’ai apprécié tout le travail de recherche qui a été fait autour de ce sujet par l’auteure qui est extraordinaire. Il est d’ailleurs sublimé par les documents reproduits à la fin du roman et qui sont vraiment intéressants. Elisa Sebbel nous narre cette histoire d’une plume poétique, juste, fluide. Elle sème au fil des pages des images terribles, dures parfois cruelles mais qui sonnent toujours très juste, et qui malgré la dureté de l’histoire permettent au lecteur d’accompagner Angélique en gardant, comme elle, toujours une lueur d’espoir.

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Un très beau premier roman qui nous fait découvrir un morceau de l’histoire et du sort de milliers de prisonniers lors des guerres Napoléoniennes. Un livre où l’espoir partage la vedette avec la mort, la famine et même l’amour..

Ma note : 9/10    

 

Lazare Donatien : L’écritoire par Virginia Besson Robilliard

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Fiche technique :

Iggybook – 42 pages – ebook – Fantastique / Nouvelle

Résumé :

Avez-vous déjà ressenti un certain malaise envers un vieil objet ? Quelque chose dont vous avez hérité et dont vous ne savez pas quoi faire la plupart du temps ? De tous temps, les hommes ont cherché à percer les mystères qui se présentent en rencontrant plus ou moins de succès dans leur entreprise. Je ne prétends pas apporter plus de réponses que d’autres à ces nombreuses questions, ce n’est pas mon travail. Mais si d’aventure des évènements bizarres commençaient à se manifester autour de vous de façon impromptue, ce serait alors le moment choisi pour songer à faire appel à moi. Qui suis-je ? Un être étrange, travaillant pour des causes plus étranges encore… je suis le Drockhead !

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Mon avis :

Je remercie vivement Virginia Besson Robilliard, l’auteure, de m’avoir confié son livre en service presse.

Un matin, alors qu’il ouvre sa boutique d’antiquités, Lazare Donatien voit arriver un jeune homme qui semble un peu perturbé. Celui-ci vient le consulter à propos d’une étrange affaire tournant autour d’un écritoire ayant appartenu à feue son aïeule.

Moi qui adore les histoires de fantômes et qui adhère de plus en plus au format court, j’avoue que je me suis rapidement laissée tenter. Cette courte nouvelle est la première d’une série où le héros, Lazare Donatien est un Drockhead, c’est à dire qu’il règle les problèmes ayant trait à l’au-delà et plus précisément aux fantômes. Ce premier opus entame vraiment bien la série car il pose les bases, explique au lecteur ce qu’il doit s’avoir pour s’immerger dans le monde de Lazare et nous y fait pénétrer doucement.

L’histoire tourne autour d’une famille aisée, d’un écritoire ancien et des phénomènes que celui-ci engendre. Dès les premiers mots, j’ai été prise dans ce récit où règnent le mystère et le paranormal et qui m’a vraiment plu et embarqué. Les dons de Lazare Donatien semblent être extraordinaires et j’ai hâte d’en apprendre plus sur sa fonction ainsi que sur le monde que l’auteure a créé. En effet, il y a des fantômes, des spectres vagabonds et je suis certaine que ce premier épisode n’est qu’une mise en bouche de ce que Virginia Besson Robilliard nous réserve.

Outre l’histoire, j’ai eu un gros coup de cœur pour le personnage principal, Lazare Donatien. Celui-ci est vraiment fantasque, atypique et drôle. Son valet et compagnon Zeph m’a beaucoup fait rire et j’ai apprécié tout particulièrement leur complicité (même si Zeph n’est pas ravi de son travail…). Je ne dévoilerais pas leurs particularités mais ils forment un duo de choc ! Les personnages secondaires sont également sympathiques et touchants, j’ai hâte d’en apprendre plus sur certains..

Je découvre grâce à cette nouvelle la plume de Virginia Besson Robilliard et je dois dire que c’est une magnifique découverte. J’ai vraiment aimé sa façon d’écrire fluide, prenante, addictive. Le vocabulaire est varié et adapté aux personnages avec un style enlevé et bourré d’humour. Une magnifique surprise !

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Vous aurez compris que j’ai eu un gros coup de cœur pour Lazare et le premier tome de ses aventures. De l’humour, du paranormal, un héros farfelu.. tout ce que j’aime et à mon avis, vous n’avez pas fini d’en entendre parler !

Ma note : 9.5/10 

Brooklyn Paradis Saison 3 par Chris Simon

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Fiche technique :

Éditions du Réalisme Délirant – 166 pages – ebook ou broché – policier / humour

Résumé :

Courtney Burden à tout : un riche et beau mari, Jeb ; deux magnifiques enfants, Cameron et Sawyer ; un métier créatif et une brownstone de trois étages à Brooklyn, New York, là où tout le monde veut vivre. Alors pourquoi chine t-elle dans les rues ? A-t-elle un problème ? Est-elle cinglée ? Non, juste une chineuse compulsive qui adopte les objets pour se rassurer… Avait-elle besoin de ramasser ce canapé au petit matin au bord du fleuve et de le ramener chez elle ? Non, mais elle le croyait abandonné sur ce parking paumé. Sauf qu’il ne l’était pas. Et qu’il appartient à des gars pas cool du tout, qui tiennent à leurs affaires… Et que ces gars, super vénères, vont tout faire pour le récupérer. Et ça, c’est le début de la fin pour Courtney et les siens. Cocaïne, gangsters, argent et sexe : les meilleurs ingrédients pour faire exploser une famille modèle. Il y a une bonne dose d’humour aussi… pour sauver les meubles.

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Mon avis :

Un très grand merci à Chris Simon, l’auteure, pour sa confiance renouvelée ! La Saison 3 était attendue de pied ferme et j’ai été ravie qu’elle me la confie en service presse..

Attention, ma chronique risque de vous spolier si vous n’avez pas lu la saison précédente (ce que je trouve parfaitement inadmissible ! non mais !). Bon… pour rattraper votre retard vous pouvez déjà lire mes chroniques pour la SAISON 1 et la SAISON 2.

Les Burden apprennent le décès de Jason, le fils de leurs amis et camarade de leur fils ainé Cameron. Une situation compliquée à gérer émotionnellement qui va entraîner en plus de la peine des rebondissements inattendus chez notre héroïne avec toujours au cœur du problème le fameux canapé et la cocaïne qu’il contient.

Cette nouvelle saison commence assez tristement : le décès d’un adolescent, la peine de son entourage, le désespoir des ses parents.. Les Burden sont touchés par cette perte et mesurent leur chance que cela n’ait pas été Cameron. Ce dernier, quant à lui, oscille entre culpabilité et désir de côtoyer Sam et ses sbires. La vie de toute la famille est donc perturbée surtout lorsque la police s’en mêle.

J’ai retrouvé avec bonheur tous les protagonistes de cette série vraiment géniale : Courtney et sa passion de la glane, Cameron, Sawyer, Harlan le majordome.. Les personnages sont toujours aussi savoureux avec une pointe d’émotion supplémentaire. Chris Simon réussit à donner à chaque personnage plus de profondeur et à nous montrer leurs travers également. Je pense notamment à Jeb, le mari de Courtney, qui m’a choquée par ses décisions, Courtney qui m’a émue lorsqu’elle s’occupe de son amie Katherine. On en apprend également plus sur Harlan qui me fait toujours autant rire mais que j’ai trouvé touchant. Cameron reste le personnage le plus présent puisqu’il est au centre (avec le canapé !) de toute cette histoire de cocaïne. Et bien entendu, Sam et son langage imagé est toujours aussi méchant et drôle.

L’histoire continue parfaitement dans sa lancée, elle est très bien menée. Elle avance de façon toujours aussi rythmée et chaque épisode est un régal. C’est sans doute ce découpage qui fait qu’il n’y a pas de temps mort. Un virage a été prit avec le décès de Jason qui fait que l’histoire devient bien plus grave. On vit la détresse de ses parents, on entrevoit le choc qu’ils subissent. On suit également les difficultés qu’ont Courtney et Jeb avec leur fils adolescent, le dialogue n’est pas toujours simple. Mais il y a toujours un moment où Chris Simon glisse une petite phrase qui va amuser le lecteur, le faire rire et réussir à détendre l’atmosphère.

La plume de Chris Simon m’a encore une fois embarquée dans les rues de Brooklyn en compagnie de Courtney et de sa famille. Elle est fluide, drôle, grave quand il le faut mais toujours aussi addictive puisque maintenant je n’ai vraiment hâte que.. de lire la saison 4 !            

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Une Saison 3 qui m’a énormément touchée et que j’ai tout autant aimé que les deux premières. Cette série est vraiment savoureuse, elle oscille entre l’humour et le drame et rend le lecteur accro comme l’est Cameron du canapé plein de cocaïne…

Ma note : 9/10

 

Fanny N. par Alice Quinn

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Fiche technique :

Les indés – 160 pages – ebook ou broché – Littérature

Résumé :

Fanny N. adore les bébés. En avoir un à elle, c’est le rêve de sa vie. Quand elle les regarde, au parc, dans leurs poussettes, avec leurs mamans, l’envie monte, monte… et peut-être aussi la jalousie. Car Fanny N. a 33 ans, mesure 1,59 m, pèse 100 kilos, et vit encore chez sa mère, qui l’infantilise totalement. Il faut dire que Fanny N. n’est pas tout à fait comme la majorité des jeunes femmes de son âge, avec son corps dévasté par des monstres et sa simplicité d’esprit proche de celle des petits dont elle s’occupe à la crèche. Alors les prétendants au titre de père ne se bousculent pas au portillon. Que faire, dans ces conditions ? Que faire de cette tendresse qui la dévore au fil du temps ? Que faire de ces désirs frustrés, de cette douleur insupportable ? Que faire, lorsque l’envie devient obsession ? Barricadée derrière ses éclairs de lucidité, d’humour et d’autodérision, Fanny N. pourra-t-elle tenir encore longtemps ou finira-t-elle par exploser comme une bombe à retardement ? 

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Mon avis :

Avant tout, je remercie chaleureusement Alice Quinn, l’auteure, pour ce service presse et sa confiance renouvelée.

J’avais eu le plaisir de découvrir la plume d’Alice grâce à son roman « Au pays de Rosie Maldonne T4 : Nom de code Mémé Ruth » dont vous pourrez lire la chronique ICI et que j’avais vraiment beaucoup aimé. C’était drôle, déjanté avec des personnages attachants alors j’avais hâte de la découvrir dans un autre registre, plus sombre, plus grave..

Fanny N. est une jeune femme de 33 ans qui n’a qu’une obsession en tête depuis ses 5 ans : avoir un bébé rien qu’à elle. Elle travaille dans une crèche, elle va au parc mais malgré tous ces bébés qu’elle observe, qu’elle épie, son désir de maternité est toujours aussi présent, envahissant. Et les choses ne risquent pas d’évoluer avec une mère qui l’infantilise, un physique qui n’attire pas et son esprit aussi simple par moment que celui d’un enfant.

Alice Quinn change ici totalement de registre, elle nous livre un roman noir qui emmène le lecteur entre naïveté et folie dans une histoire vraiment prenante mais également déstabilisante. Un langage très cru, un personnage principal qui ne laisse pas indifférent une seconde, une histoire profondément triste qui m’a fait voyager dans l’esprit torturé de Fanny N. pour essayer de la comprendre. L’auteure utilise une méthode originale pour nous faire pénétrer son esprit, le changement intempestif de narrateur. Tantôt Fanny s’adresse au lecteur tantôt le narrateur est extérieur un peu comme si sa conscience s’adressait directement à nous. Cette écriture est assez perturbante mais totalement adaptée.

Fanny N. est un court roman à l’ambiance vraiment sombre, noire, pesante. Chaque page tournée enfonce un peu plus le lecteur dans ce sentiment d’étouffement. On voit Fanny  évoluer, tromper son monde en disant aux psychiatres ce qu’ils veulent entendre, sombrer toujours un peu plus dans son envie d’avoir son bébé. Fanny idéalise ce bébé : son bébé sera gentil, il n’aimera qu’elle, son bébé sera bien élevé, propre, il lui fera des sourires.. Il faut dire qu’elle est seule Fanny, elle vit avec sa mère qui la traite comme si elle était encore une enfant, n’a pas d’amis, a perdu son père très jeune, a un monstre qui demande à être nourrit dans le ventre alors ce bébé c’est une bouée de sauvetage à laquelle elle se raccroche et que la nature lui refuse.

Le personnage de Fanny N. est tellement ambigu qu’il m’a laissé un sentiment étrange.. Elle est touchante à cause de sa solitude, de son histoire personnelle, de sa pathologie. J’ai également eu un sentiment de protection vis à vis d’elle dû à son entourage et notamment sa mère. Mais elle est également haïssable lorsqu’elle manipule son monde de façon tout à fait consciente. J’aurai aimé pouvoir la rassurer, la consoler tant elle m’a attendrie mais elle m’a également fait trembler suite à des actes cruels. Elle est inclassable, inoubliable et m’a marqué pour très longtemps, c’est certain.   

L’écriture est comme l’histoire : percutante, addictive. A chaque mot, on a envie d’en savoir plus, de découvrir jusqu’où Fanny peut aller. Les changements de narrateur, le langage cru font que l’on s’immerge vraiment dans le récit, que l’on plonge en apnée dans ce texte. Certaines images sont très fortes et accentue ce sentiment de malaise. Par contre, et j’ai particulièrement apprécié cela, à aucun moment Alice Quinn ne tombe dans le vulgaire. C’est sordide, c’est terrifiant, c’est triste, mais c’est toujours poignant, touchant.. Une claque, une lecture qui marque, qui reste !

conclusion 6

Une lecture qui m’a profondément émue, où l’on touche du doigt la folie, l’obsession. Un roman poignant dont l’auteure maîtrise parfaitement le sujet au point que j’ai eu l’impression parfois de pénétrer vraiment dans l’esprit de Fanny N.

Ma note : 8.5/10

 

 

 

Les enfants de Vénus par M.S. Mage

Mots-clefs

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les-enfants-de-venus-972895-264-432

Fiche technique :

Autoédition – 332 pages – ebook ou broché – Science Fiction

Résumé :

Quelques centaines d’années après la Révolution de Vénus qui a permis l’avènement d’une ère matriarcale, Physalis, princesse de Sàlissa et descendante de Vénus, est en âge d’enfanter une héritière pour le trône. Au mépris du protocole, elle refuse la méthode d’insémination et fait appel à un procréateur. Mais dans un futur où les hommes sont considérés par la plupart comme des êtres inférieurs, ce choix ne s’avère pourtant pas si simple… Les deux jeunes gens que tout oppose commencent à devenir proches et cette intimité inédite remet en cause l’ordre établi. Face à la pression du conseil du royaume et aux interdits qui planent sur cette relation, Physalis va devoir faire un choix entre ses responsabilités d’héritière et ses convictions… Les Enfants de Vénus est un roman d’anticipation, mêlant romance, aventure et science-fiction. L’auteur vous invite à plonger dans son univers futuriste insolite, ode à l’espoir, à l’égalité et à la nature. Laissez-vous emporter par la délicatesse des sentiments et les rebondissements palpitants de cette histoire d’amour impossible !

café et arbre

Mon avis :

Avant tout, je remercie chaleureusement M.S. Mage, l’auteure, pour ce service presse et pour sa gentillesse.

La dystopie étant l’un de mes genres préférés j’étais ravie de pouvoir plonger dans ce monde où la femme semble tout dominer pour voir si l’imagination de l’auteure lui a fait créer un monde meilleur ou pas..

Physalis est la princesse héritière du royaume de Sàlissa et descendante directe de Vénus, grâce à qui le monde est tel qu’il est. En effet, une révolution a eut lieu alors que le monde était proche de l’anéantissement ce qui a permit l’avènement de cette ère matriarcale où les hommes ne sont plus considérés que comme des serviteurs. Mais Physalis n’est pas une princesse comme les autres et sa décision d’utiliser un procréateur afin de donner une héritière à la Couronne ne va pas être sans conséquence.

M.S. Ange crée dans ce roman un monde vraiment étrange, très loin de ce que l’on connaît. En effet, ici, la Femme domine tout : elle est Reine, conseillère, garde, elle dirige des maisons de plaisir où d’autres femmes viennent utiliser les hommes pour la procréation. J’ai trouvé ça assez déstabilisant au départ puis au fil de ma lecture  j’ai trouvé ce monde vraiment cohérent et bien imaginé. Le fait que les hommes n’aient plus la main sur les décisions n’empêche ni les tensions ni les conflits et j’ai aimé que ce monde ne soit pas parfait. L’auteure réussit à le rendre suffisamment crédible pour que l’on s’y projette pendant la lecture et a répondu à bon nombre de question que l’on peut se poser telle que : que fait-on des bébés garçons ? Pour ma part, j’ai vraiment apprécié..

L’histoire tourne, bien sur, autour de la Princesse Physalis et de sa décision d’utiliser un procréateur. Elle choisit donc Lime et bien que ce ne soit pas du tout la coutume va vouloir faire plus ample connaissance. Nous suivons donc l’évolution des sentiments de Physalis pour cet homme et les conséquences qu’engendrent ses choix.. J’aurai aimé qu’il y ait plus de suspense et d’action surtout dans la première partie du roman car j’ai trouvé quelques passages un peu longs. La romance naissante occupe tout l’espace et laisse peu de place au réel suspense bien que certaines décisions de Physalis fassent rebondir le récit. La seconde partie est plus mouvementée et j’ai beaucoup aimé la fin qui laisse présager une suite vraiment intéressante.

L’un des gros point fort de ce roman sont les personnages. En effet, je les ai tous vraiment apprécié Physalis comme Lime ou la Reine, la conseillère Cyclamen même Achillea ou Dame Oliva. Chacun des personnages est bien réalisé, bien amené. J’ai trouvé leurs caractères, leurs façons d’être très réalistes. Physalis, par exemple, fait preuve de naïveté mais également de caractère quand c’est nécessaire, elle va contre les usages mais on la sent également très attachée à sa mère malgré leurs différents. Lime est plus compliqué à cerner car il est comme  endoctriné par le monde dans lequel il vit mais on assiste à son évolution tout au long de l’histoire. Les personnages secondaires m’ont également beaucoup plu particulièrement la Reine qui peut être  froide, dure mais qui démontre à quel point elle aime sa fille.

L’auteure a donc, pour moi, bien réussi ce premier tome grâce à l’histoire, aux personnages mais également grâce à sa jolie plume. En effet, M.S. Mage possède une écriture très fluide, très agréable à lire. Elle m’a donné d’en savoir plus sur ce qu’il peut advenir des personnages et j’espère avoir la possibilité de lire la suite de cette histoire très bientôt.

conclusion 6

Une lecture très agréable et sympathique avec des personnages bien réalisés. J’espère juste un peu plus d’action dans le second tome qui semble être prometteur et que j’ai hâte de découvrir pour retrouver Physalis.

Ma note : 7.5/10 

 

 

Chroniques de la Faucheuse par Mickaël Druart

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faucheuse

Fiche technique :

Editions Boz’dodor – 138 pages – ebook ou broché – Fantastique / Humour noir

Résumé :

Mortelles, Mortels,

Peu avenante, la grande Faucheuse jouit, depuis la nuit des temps, d’une réputation qui ternit, bien injustement, l’énergie d’hommes et de femmes qui s’évertuent, sans relâche, à prodiguer fauchages et agonies de qualité. Aussi, je vous prie de bien vouloir prendre connaissance, au travers du recueil qui suit, de leur quotidien, et des rencontres et péripéties qui le parsèment. Bien à vous, Josiane Smith, Secrétariat de la grande Faucheuse.

PS : Pardonnez le sentimentalisme de ma secrétaire. Ce livre c’est mon best of, point barre. Vénérez-moi. Sa macabre majesté, la Grande Faucheuse.

pile-de-livres

Mon avis :

Tout d’abord je remercie Mickaël Druart, l’auteur (officiellement..) pour ce service presse et de sa confiance.

La Grande Faucheuse a décidé d’ouvrir un peu ses archives et de partager avec nous, simples mortels, quelques unes de ses meilleures histoires. En effet, il semble nécessaire de redorer un peu son blason et surtout de remettre les pendules à l’heure.. Par exemple : La Grande Faucheuse ne travaille pas seule mais avec de nombreux faucheurs, plus ou moins doués. C’est donc aidée de sa fidèle assistante Josiane qu’elle nous a concocté ce recueil d’histoires plus savoureuses les unes que les autres.

Le livre ouvre sur une interview exceptionnelle de La Grande Faucheuse en personne ! Et celle-ci a un humour assez décapant même si, la plupart du temps, c’est Josiane qui en fait les frais. Mais voilà qui la rend un peu plus humaine ? Plus abordable ? En tout cas, elle m’a beaucoup fait rire ! Tout comme Josiane d’ailleurs que j’ai trouvé exceptionnelle !  

Puis, le lecteur va plonger dans une série de petites histoires tirées des archives personnelles de la Grande Faucheuse, des histoires concernant la mort bien entendu mais aussi, et surtout, la vie. A travers ces différentes chroniques, nous allons rencontrer de nombreux personnages, souvent très éloignés les uns des autres. Certains m’ont beaucoup touchée, d’autres m’ont fait rire aux éclats et d’autres m’ont émue aux larmes mais aucun ne m’a laissé indifférente. Ils sont tous attachants à leur façon, à travers ce que l’on apprend de leur vie, qu’elle ait été plus ou moins longue, plus ou moins gaie, chacun aura laissé une trace de son passage dans ce monde.

La Grande Faucheuse nous fait prendre conscience que chaque instant est précieux, chaque souvenir est un trésor et qu’il faut chérir les gens que l’on aime tant que l’on peut avant que l’un de ses faucheurs ne passe. Toutes les histoires ne sont pas drôles, certaines sont mêmes plutôt tristes, on navigue un peu à l’aveugle sans savoir ce que nous réserve le prochain récit.

J’ai adoré le personnage de la Grande Faucheuse qui est tantôt drôle, tantôt grave mais souvent très humaine. Enfin, c’est quand même le Big Boss et elle se doit de se faire respecter même si elle n’est pas contre une petite blague un peu potache de temps en temps. Je pense notamment à l’histoire de Carole et d’Annette avec qui j’ai eu un beau fou-rire.

Mickaël Druart, auteur officiel (créé de toutes pièces par Josiane…) nous entraîne à la découverte de tous ces instants, de tous ces individus avec beaucoup de poésie et de finesse. Il ressort de tous ces récits beaucoup de sensibilité et de quiétude qui font, que bien que le sujet abordé ne soit pas des plus gais, j’ai refermé ce livre comme apaisée et sereine avec une pointe de nostalgie de les quitter déjà.

conclusion 6

De l’humour, de l’émotion, une lecture touchante et drôle. La Grande Faucheuse nous fait passer un moment de lecture vraiment inoubliable qui poussera surement le lecteur à une petite introspection personnelle mais aussi à profiter pleinement de la vie…

Ma note : 9/10