Chronique Livresque·polar·Thriller

L’arménien : Nuits Nantaises par Carl Pineau

Fiche technique : 

Librinova – 330 pages – ebook ou broché – Thriller / Polar

Résumé : 

Nantes, 22 décembre 1989. Le cadavre de Luc Kazian, dit l’Arménien, est retrouvé en forêt de Touffou. Deux balles dans la peau, et partiellement calciné. Assassiné. Mais par qui ? Et qui était vraiment l’Arménien ? Un trafiquant de cocaïne notoire, comme le pense l’inspecteur Greg Brandt ? Un copain de virées avec qui écumer les bars et draguer les filles, comme le voit Bertrand, son premier et peut-être unique ami ? Un jeune orphelin perturbé, mais à l’esprit vif et éveillé, comme le pense Françoise de Juignain, sa psychiatre depuis 20 ans ? Rien de tout cela, bien plus encore ? De la place Graslin au Château des ducs de Bretagne, des ruelles pavées du quartier Bouffay aux bars à hôtesses du quai de la Fosse, des pavillons de Rezé aux immeubles de Bellevue, Carl Pineau fait revivre dans ce thriller noir toute l’ambiance du Nantes des années 80.

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Mon avis :

Tout d’abord, je remercie Carl Pineau de m’avoir permis de lire son roman en service presse via le site Simplement.Pro et pour sa gentillesse. 

Lorsque le corps calciné de Luc Kazian, dit l’Arménien, est découvert, de nombreuses questions se posent.. Qui ? Pourquoi ? Mais aussi qui était réellement Luc ? Des personnes qui le côtoyaient comme Bertrand, son ami coiffeur, ou Françoise, sa psychiatre, vont tous essayer de répondre à cette question et à toutes les autres.. Quant à l’inspecteur Greg Brandt celle qu’il se pose est : qui à tué l’Arménien ? 

Le début de ce livre en est aussi sa conclusion : Luc Kazian est retrouvé assassiné.. Et c’est en remontant le fil des souvenirs de ses proches que le lecteur va apprendre à le connaître et peut-être ainsi découvrir les raisons de son meurtre et son assassin. Carl Pineau écrit ici un premier roman que je qualifierais d’exceptionnel ! Dès les premières pages, l’action est lancée et ne s’arrêtera plus. L’auteur choisit de mettre en place une alternance narrative entre plusieurs personnages, une façon d’écrire que j’affectionne tout particulièrement et encore plus dans ce roman tant c’est bien mené. Le langage est approprié à chacun des narrateurs, la gouaille de Bertrand, le sérieux de Françoise de Juignain sont parfaitement rendus. 

Grâce aux souvenirs de Bertrand le lecteur réussit à démêler le fil du passé, à comprendre comment Luc en est arrivé à fréquenter ce monde de la nuit Nantaise où se croisent trafics en tous genres. Françoise, quant à elle, permet de découvrir un Luc plus sensible, marqué à tout jamais par l’assassinat sous ses yeux de ses parents. Et petit à petit le puzzle se reforme, oscillant entre passé et présent, jusqu’à former l’image finale de la mort du jeune homme. 

L’histoire, quant à elle, est vraiment prenante grâce à une plongée dans les années 80 mais également dans un monde sombre et glauque. Ces deux univers se percutent à travers des éléments qui sont distillés comme le sexe sans limite et sans protection, les cigarettes dans les bars ou discothèques.. L’auteur construit un milieu cru, noir où la violence, la drogue et l’alcool sont courants, sans limites.

Outre sa narration et son histoire parfaitement ficelée, le très gros plus de ce roman sont les personnages. En effet, Carl Pineau nous décrit ici une galerie de protagonistes dont la psychologie va s’étoffer au fil des pages. Je n’ai eu aucune difficulté à me les représenter, à les imaginer, les comprendre, parfois même à anticiper leurs réactions. L’auteur n’en laisse aucun sur le bord de la route, chacun trouve sa place et son caractère, son utilité à l’histoire. Le personnage de Luc est bien entendu le plus compliqué à cerner puisqu’on le découvre à travers les yeux des autres, selon leur attachement ou leur sensibilité on le verra de différentes façons. Pour ma part, j’avoue m’être vraiment attachée à lui comme si sa mort annoncée me donnait envie de le découvrir au maximum, d’en savoir toujours plus, comme si par cet attachement pouvoir m’étais donné de changer la fin de l’histoire. 

Comme je le disais, ce roman est le premier de Carl Pineau et j’ai été bluffée par tous ses aspects : la construction, les personnages mais également sa plume. Sa façon d’écrire m’a complètement immergée dans l’histoire, c’est fluide, cru, parfaitement maîtrisé, sans fioriture mais détaillé. En résumé, j’ai été totalement conquise par ce roman ! 

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Un roman bluffant tant par sa narration que par ses personnages et un auteur, Carl Pineau, que je vais suivre avec un énorme intérêt tant j’ai adoré plongé dans la vie (et la mort..) de l’Arménien et des Nuits Nantaises. 

Ma note : 9/10

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Non classé

Le passageur par Mel Andoryss

Fiche technique : 

Editions Lynks – 283 pages – broché – Fantastique

Résumé : 

Matéo n’aurait jamais dû hériter du don de sa mère.
Il n’aurait jamais dû entendre les pleurs des fantômes.
Désormais, il n’a d’autre choix qu’accepter son héritage… ou sombrer dans la folie !

C’est au temps de la Commune, au milieu des horreurs de la semaine sanglante, qu’il débute son apprentissage…

Matéo Soler sait que les fantômes existent. Il le sait parce que sa mère en a aidé des dizaines à trouver le repos, jusqu’à ce qu’elle-même meure, des années auparavant. Ce que le jeune garçon ne pouvait pas deviner, par contre, c’est qu’il hériterait de son pouvoir. Devenu Passageur à son tour, le voilà contraint de lutter contre un trushal odji, une âme affamée. Pour s’en libérer, Matéo n’a d’autre choix que de rejoindre l’âme dans son époque d’origine afin d’y apaiser sa mort. Mais alors qu’il est propulsé au temps de la Commune et au milieu des horreurs de la semaine sanglante, il comprend que sa tâche ne sera pas si facile…

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Mon avis : 

Avant tout, je tiens à remercier Mel Andoryss pour l’envoi de ce très beau service presse et pour sa confiance. 

Mateo est un adolescent qui n’a pas été épargné par la vie. Il perd sa mère et sa sœur  très jeune suite à une maladie, son père le considère comme responsable et le maltraite et, bien que cela semble improbable, il hérite du don de sa mère. Il est un Passageur, pouvoir féminin en principe, c’est à dire qu’il doit aider les âmes perdues à regagner « l’autre rive ». Et pour cela il doit voyager dans le temps afin d’aider l’âme en question à  accomplir l’oeuvre qui la retient prisonnière. Mateo va vite se rendre compte que tout cela n’est pas sans danger.. 

Dès le début de ce roman, j’ai ressenti un grand attachement pour le jeune Mateo. En effet, non seulement il a la vie dure chez lui avec un père violent mais ses origines Rom en font un paria au sein de son lycée, de son immeuble, de la communauté.. Mateo n’a pas d’amis et ne peut compter que sur son grand frère Diego et sa jeune sœur Luiza. Lorsqu’il se rend compte qu’il peut voir les morts, sa vie va prendre un tournant complètement inattendu, puisqu’en effet, il n’était pas destiné à hériter de ce pouvoir. Mais malheureusement c’est un cadeau qui ne se refuse pas. Le jeune Mateo va devoir faire tout son possible pour lutter contre un  trushal odji et pour cela il va pénétrer une brèche du temps et atterrir dans le Paris à l’époque de la Commune. 

Non seulement le personnage de Mateo est touchant de par sa fragilité émotionnelle mais aussi parce qu’on le sent prêt à tout pour faire honneur à sa famille (son père mis à part..) Il n’est pas un super héros, il doute, il trébuche et j’ai aimé le fait qu’il ne soit pas parfait, c’est un peu un anti-héros, ce que j’aime en général. Malgré tout il a de la volonté et il va faire tout son possible pour aider ce trushal odji (enfin s’en débarrasser plutôt..). 

L’histoire des Passageurs est vraiment bien trouvée et amenée. Mel Andoryss nous entraîne dans une culture où les morts ont besoin d’être aidé, où les femmes tiennent cette place importante, où la famille est essentielle.. Ce roman mêle aventure et histoire d’une façon très originale et fluide. En effet, grâce à Mateo le lecteur va découvrir un pan de l’histoire de France qui est, somme toute, plutôt méconnue : La Commune ou comment le peuple de Paris s’est soulevé. J’avoue avoir beaucoup appris de cette période grâce à ce livre tout en étant plongée dans l’histoire de Mateo. Mel Andoryss documente parfaitement son roman sans alourdir l’histoire ni l’oublier en route ce qui est un très grand « plus ». 

Le Passageur m’a permis de découvrir la plume de cette auteure qui, après quelques recherches, a une bibliographie déjà bien fournie. Ayant beaucoup apprécié ce premier tome je suis non seulement curieuse de lire la suite mais également de découvrir ses autres séries. Son écriture est fluide, adaptée aux personnages et surtout prenante. Au court de ma lecture, j’ai eu l’impression d’être au milieu du Père Lachaise, d’entendre les balles fuser, de sentir l’angoisse et la peur. Ce roman est classé young adult mais l’ambiance y est sombre, surnaturelle et il plaira non seulement aux adolescents mais également aux adultes. J’ai, pour ma part, complètement adhéré à cette histoire, à la façon dont elle est racontée et j’ai maintenant hâte de pouvoir découvrir la suite des aventures de Mateo, le Passageur.

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Un très bon premier tome qui nous fait découvrir l’univers des Passageurs et nous emmène en compagnie de Mateo dans une aventure palpitante.

Ma note : 8.5/10

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Chronique Livresque·fantastique·Littérature

Une touche de mal par Claire Lebreton

Fiche technique : 

Auto-édition – 257 pages – ebook ou broché – Romance / Fantastique

Résumé : 

La vie est faite de hauts et de bas. Celle de Sélène est actuellement faite de beaucoup de bas. Elle vient de perdre son père et doit maintenant réapprendre à vivre avec une mère catatonique depuis cette terrible tragédie. Un nouveau départ dans une nouvelle ville l’aidera peut-être à avancer mais il lui reste énormément de chemin à parcourir pour se sentir vivre à nouveau ; sans même la garantie de retrouver une vie normale. Heureusement, cette jeune fille qui a tout perdu sera accueillie à bras ouverts par les Flavius. Mais qui sont-ils réellement ? Sélène saura-t-elle percer le mystère qui les entoure ? Le voudra-t-elle seulement, au risque de les perdre ?

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Mon avis : 

C’est le second roman que je lis de Claire Lebreton, et je la remercie pour cette confiance renouvelée. J’avais découvert Claire et sa plume en lisant Tout ce qui compte que j’avais beaucoup aimé, alors c’est avec plaisir que j’ai plongé dans ce livre-ci.. 

Sélène est une jeune fille meurtrie, blessée, à l’existence ravagée. Son père est décédée, sa mère est catatonique alors elle décide de les faire déménager toutes les 2 afin de changer leur cadre de vie. Elles vont s’installer à Madison où l’adolescente va essayer de reprendre sa vie en main.. 

Claire Lebreton nous entraîne avec ce second roman de nouveau dans un monde d’adolescents et ce monde n’est pas simple, bien au contraire.. On aborde ici des thèmes graves comme le manque de confiance en soi, le deuil mais à la différence de son premier livre, ici s’ajoute une pincée de fantastique. 

Il n’est pas simple d’être adolescente mais Sélène découvre qu’il est encore moins simple d’endosser des responsabilités qui vous poussent irrémédiablement vers l’âge l’adulte. La jeune femme doit s’occuper de sa mère tout en gérant le quotidien et en continuant ses études, un rythme difficile mais elle est heureusement soutenue par sa toute nouvelle amie Stella Flavius et sa famille. Une famille plutôt étrange avec laquelle elle va se lier.. Drew, Tullia, Scarlett et Nathaniel vont entrer dans sa vie sans qu’elle ne s’y attende vraiment. 

La romance est très présente dans ce roman sans être étouffante. Sélène est une jeune fille vraiment torturée, sa vie est partie en morceau et elle peine à tenir le cap. Elle craque bien entendu, souvent, mais au vu de son vécu cela semble logique. Même si le personnage peut sembler excessif, j’ai trouvé ses réactions plutôt justes. L’auteure a su montrer les phases de bonheur comme celles de désespoirs, les moments de doute, d’espoir ou d’amour.. Certaines redondances de situations font que l’histoire avance plutôt lentement et le fantastique ne fait qu’une très timide apparition dans ce premier tome mais une quadrilogie étant prévue ce thème a le temps d’être développé. 

Les personnages m’ont, en règle général, beaucoup plu même si certains sont justes survolés. J’aurais aimé en apprendre plus sur leurs histoires, leurs passés mais je pense que nous en saurons plus dans la suite. Ce premier tome est très introductif et met non seulement en place l’histoire, les personnages mais est également très centré sur la romance et la psychologie des personnages principaux que sont Sélène et Nathaniel. 

Claire Lebreton a une écriture vraiment très agréable et adaptée aux thèmes traités. Sa façon de pénétrer le mental de son héroïne est vraiment très réaliste et j’ai beaucoup aimé ce côté. J’ai toutefois relevé quelques petites choses qui m’ont gênée comme par exemple le changement de narrateur au milieu du texte sans annonce, ce qui fait que j’étais parfois perdue et obligée de revenir en arrière. La tendance également à utiliser les initiales pour désigner les personnes ou de donner plusieurs surnoms (je pense à Stella par exemple) m’ont parfois perturbée. Ces quelques petites erreurs n’ont toutefois pas trop entaché ma lecture et j’espère pouvoir lire la suite de leurs aventures très bientôt. 

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Un premier tome introductif qui pose les bases de l’histoire et s’attache à développer la psychologie des deux héros.. 

Ma note : 7/10

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anticipation·Chronique Livresque·nouvelle·suspense

La Trappe par M.I.A.

Fiche technique :

Edition Hélène Jacob – 84 pages – ebook ou broché – Anticipation / Nouvelle

Résumé :

Un homme, Une trappe, Un Gardien… … et sept minutes à attendre, avant le Jugement.
Venez partager ses derniers instants sur la Trappe…

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Mon avis : 

Un immense merci aux Editions Hélène Jacob pour leur confiance et leur gentillesse, c’est un plaisir de collaborer avec eux.

Un tel résumé ne pouvait que m’attirer.. A la lecture de ces 2 lignes mon cerveau était en ébullition et croulait sous les questions alors je n’ai pas résisté longtemps. D’autant plus qu’il s’agit d’une nouvelle et que j’apprécie vraiment ce format. 

Un homme est debout sur une trappe.. Pourquoi ? Il lui reste 7 minutes à attendre.. Pourquoi ? Avant le Jugement.. Quel jugement ? Pourquoi ? Un Gardien est présent.. Qui est-il ? Et ce n’est qu’un petit échantillon de mon état d’esprit lorsque j’ai débuté cette lecture.. Puis on comprend.. 

L’histoire débute par la fin (j’adore cette façon de faire ! C’est vraiment original et un exercice pas simple à mener) et l’homme debout sur la Trappe nous dévoile petit à petit son histoire. Un braquage qui tourne mal, des morts et le voilà, dernier de son groupe, à attendre ce Jugement. Mais au fil des pages, on s’aperçoit que la société dans laquelle il vit est toujours la notre mais est très différente malgré tout. Les lois, les armes, les peines sont plus dures, la présence de Mentalistes ou du Module font froid dans le dos.. Un société où il ne fait pas bon braquer une banque alors pourquoi le faire ? 

Le personnage principal, Jérémy, m’a vraiment touchée. Tout d’abord par son statut au sein de cette société mais également par sa gentillesse, son empathie. Dès le départ j’ai voulu comprendre comment il avait pu en arriver là, ce qui a rendu ma lecture non seulement captivante mais addictive. Le format court ne permet pas toujours de bien expliciter les personnages mais j’ai trouvé qu’ici ce n’était pas du tout un frein, bien au contraire. M.I.A. pose les bases de chacun, nous dévoile leurs contours et cela m’a largement suffit pour me faire mon idée sur chacun d’eux. 

Drôle de nom que M.I.A pour un auteur non ? Tout simplement parce que cela signifie  «Missing In Action»  et que cela concrétise la rencontre de deux amis séparés par 1500 km et qui travaillent leurs romans à distance. Original et pourtant ça marche ! J’ai découvert ces auteurs grâce à la Trappe et je ne compte pas m’arrêter là , je lirais avec plaisir leurs autres livres. L’écriture est directe, actuelle, fluide, imagée et les auteurs font preuve de beaucoup d’imagination pour créer un monde futuriste et en distiller par petite touche les informations. J’ai vraiment adoré cette lecture qui en plus a une fin comme je les aime ! 

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Une lecture captivante et bien trop courte tant elle m’a plu ! Un héros a qui il reste 7 minutes pour nous faire comprendre pourquoi il est sur cette Trappe.. Une nouvelle que je recommande vivement ! 

Ma note : 9/10

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Chronique Livresque·Littérature

Jalouse par Matthieu Biasotto

Fiche technique : 

Auto-édition – 525 pages – ebook ou broché – Littérature

Résumé : 

Manque de confiance en elle, aucune confiance en lui. De toute évidence, Noémie est jalouse. Pas de chance, Samuel plaît aux femmes. Un photographe doué quand il s’agit de sublimer des créatures de rêve. Si Noémie est aussi méfiante que vigilante, c’est qu’elle est échaudée. Il y a de quoi l’être quand on vit avec un menteur qui a tout gâché entre les cuisses d’une autre. Le genre d’erreur qu’on efface difficilement et dont on ne se remet pas vraiment. Par amour, pour de bonnes ou de mauvaises raisons, elle tente pourtant de composer avec cette humiliation et de se reconstruire en instaurant de nouvelles règles. Un an après l’impardonnable, lorsqu’elle tombe sur le second téléphone de son petit ami volage, tout bascule. Ce mystérieux mobile cache des choses. Le doute devient une certitude. Entre peur légitime et névrose, la frontière disparaît. Trahison, non-dits et manipulation : déjà vu, déjà vécu tout ça. Hantée par des images qui laissent des traces, par des mensonges avérés ou passés sous silence, elle cherche à lever le voile sur la vérité. Le genre de vérité qui change une femme à jamais. Est-ce qu’elle pourra seulement l’accepter ?

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Mon avis : 

Tout d’abord, je remercie chaleureusement Matthieu Biasotto pour ce magnifique service presse mais également pour sa gentillesse. 

Noémie n’a aucune confiance en elle et surtout elle n’a aucune confiance en son compagnon Samuel depuis qu’elle a surpris celui-ci au lit avec une autre femme. Elle va donc essayer de se reconstruire, de surmonter cette humiliation et la douleur de la trahison mais elle ne peut se résoudre à quitter Sam, elle l’aime.. Elle lui impose donc de nouvelles règles auxquelles le jeune homme devra se plier s’il veut regagner sa confiance. Mais lorsque le ver est dans la pomme, il est difficile de l’en faire sortir et le ver qui ronge Noémie se nomme Jalousie.. 

J’ai déjà lu plusieurs romans de Matthieu Biasotto dont Ewa , je vous en avais parlé et j’avais vraiment beaucoup aimé. Matthieu est un auteur aux multiples talents que je suis de très près et avec beaucoup de plaisir ! J’étais donc ravie de pouvoir lire Jalouse.. tout un programme !  

Le résumé m’avait plu parce que je pense que la jalousie est un sentiment que l’on connait tous à un moment ou à un autre, pour une raison ou une autre ; que ce soit amoureux, ambitieux, social tout le monde l’a un jour croisé sur son chemin. J’étais donc curieuse de voir ce que Matthieu Biasotto allait faire de cette émotion. Et je dois dire qu’avec Noémie on tombe dedans les deux pieds en avant ! Il faut dire qu’elle a de quoi douter Noémie, après avoir découvert son compagnon, Samuel, en fort mauvaise posture. Elle ne réussit plus du tout à lui faire confiance. Elle le bride,  le traque, le flique, elle ne recule devant rien pour tout savoir de ses faits et gestes. Qu’il rentre avec quelques minutes de retard, qu’il passe un peu trop de temps sur son téléphone et tous les démons de la jeune femme se réveillent pour la faire douter, soupçonner, angoisser puis finalement exploser. 

Matthieu Biasotto nous livre ici la vie d’une Jalouse mais d’une Jalouse à l’excès, une Jalouse que rien n’arrête, que rien ne peut contrôler. J’ai trouvé le personnage de Noémie tellement excessif que je l’ai apprécié pour ça. A chaque détail, on se dit « ohlala ça va chauffer pour Sam ». Et malheureusement, les bourdes, gaffes, maladresses s’accumulent, au grand désespoir du lecteur qui voit ce couple se déchirer. On sent que quelque chose couve, que quelque chose n’est pas franc et j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre les deux personnages principaux dans cette sorte de tango qu’ils mènent, une danse où ils s’attirent et se repoussent au gré de leurs éclats ou de leurs écarts. Mais est-ce de l’amour ? La jalousie poussée à l’extrême n’est-elle finalement pas une sorte de maladie ? 

Même si j’avais deviné la fin assez tôt, j’ai été ravie de lire ce roman et de retrouver la plume de Matthieu Biasotto. Elle est fraîche, actuelle, simple et fluide, souvent directe, toujours agréable. Les dialogues sont crédibles, les réactions des personnages également et chacun pourra se reconnaître ou mesurer sa propre jalousie sur l’échelle de Noémie. J’ai parfois trouvé quelques redondances mais il s’agissait de nous faire plonger dans la vie et la tête d’une Jalouse et là, pour le coup, c’est réussi ! 

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Jalouse ou l’art de s’auto-détruire.. Un roman qui nous plonge dans ce sentiment à travers l’histoire de Noémie et Samuel où la folie n’est finalement pas loin et où la confiance n’est qu’une utopie.. 

Ma note : 8/10

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Chronique Livresque·Littérature

Le baron Miaou par Nico Bally

Fiche technique :

Autoédition – 254 pages – ebook ou broché – Littérature

Résumé :

Rencontrez le fabuleux alchimiste à tête de chat. Suivez la timide adolescente aux mille masques. Admirez les lueurs du dresseur de feux follets. Sauvez l’enfant tombée dans un coma lunaire. Entre carnavals nocturnes et labyrinthes oubliés, tentez le plus impossible des voyages.

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Mon avis :

Ceci est ma dernière chronique pour le Prix des Auteurs Inconnus (du moins pour cette session !!) et je dois dire que j’ai pris beaucoup de plaisir à participer à cette aventure qui m’a permis de découvrir de nouveaux auteurs, de nouveaux styles et de nouveaux amis blogueurs également ! Je remercie donc les organisatrices pour la chance qu’elles m’ont accordé et surtout je leur tire mon chapeau pour l’énorme travail réalisé.

J’ai déjà eu la chance de lire des romans de Nico Bally alors j’ai commencé la lecture de celui-ci sans appréhension, même si les premières pages m’avaient laissée un petit peu sceptique.

Tout d’abord la couverture.. Elle me fait penser à un savant mélange entre le Chat Botté et la Commedia dell’Arte, un peu folle, extravagante.. Elle a un petit côté jeunesse qui donne également le ton de ce que sera ce livre. 

Et comme pour les autres livres de Nico Bally, la magie de ses mots fit son effet sur moi.. Il m’entraîne à la suite du Baron Miaou, cet Alchimiste à tête de chat, et de la jeune Nhadda Cranne dans des aventures rocambolesques. Entre labyrinthes et carnavals, entre amitié et rencontres, ce roman est un conte qui pousse le lecteur à réfléchir, à se questionner sur les réactions, les à-priori que l’on peut avoir sur les apparences par exemple. Comme dans tous les contes, le Bien et le Mal sont présents et il y a une morale mais l’histoire en elle-même n’est pas moralisatrice. L’univers est très bien travaillé et j’ai été entraînée sans aucune difficulté dans cette histoire bien qu’elle soit résolument jeunesse. En tant qu’adulte, je l’ai apprécié et savouré mais elle est destinée à un public plus jeune sans aucun doute. 

J’ai beaucoup aimé les personnages de ce roman, ils sont bien construits et tous différents. J’ai beaucoup aimé le Baron Miaou et sa complexité de caractère mais ma préférée est Nhadda Cranne qui malgré ses 12 ans réalise de magnifiques masques grâce auxquels elle peut se cacher aux yeux des autres. Les autres personnages sont très attachants également, notamment Maria, une fan de thés comme moi, mais qui souffre d’une étrange maladie. Une galerie de personnages vraiment intéressante à découvrir au fil des pages. 

J’avais déjà beaucoup aimé la plume de Nico Bally dans les précédents romans que j’avais lu mais dans celui-ci je l’ai trouvé un brin plus poétique et toujours très adaptée à son public. Le vocabulaire est riche et varié sans rendre la lecture compliquée, au contraire elle coule naturellement. Le langage du Baron Miaou, un poil plus sophistiqué, m’a vraiment charmée et j’ai trouvé qu’il rendait le personnage encore plus original. C’est une très jolie découverte pour clore cette première année du Prix ! 

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Un roman qui m’a fait voyager dans cet univers si particulier du Baron Miaou et de ses compagnons d’aventure. Une lecture agréable et douce pour passer un joli moment.. 

Ma note : 8/10

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Chronique Livresque·Historique·Littérature

Dia Linn – 1 : Le Livre d’Eileen par Marie-Pierre Bardou

Fiche technique :

Editions Hélène Jacob – 202 pages – ebook ou broché – Littérature

Résumé :

Irlande, 1845. Dans le comté de Kerry, la vie est rude pour les paysans qui vivent presque exclusivement de la culture de la pomme de terre. Mais la douceur et la beauté sont aussi le lot quotidien des O’Callaghan, attachés à leur clan familial et à la magnificence de leurs terres. Les lacs de Killarney déploient pour eux leur splendeur tranquille, entre criques isolées, monastères dont les ruines cachent des trésors oubliés, forêts denses et tourbières. Les rites religieux, les fêtes, les danses et les trafics en tous genres rythment l’existence d’Eileen et de sa famille, bercée de légendes anciennes et de politique anti-anglaise. Puis la Grande Famine étend ses ailes noires sur l’île d’Émeraude, apportant la disette, la fièvre jaune, la révolte et la mort à tous les paysans d’Irlande. Eileen a quinze ans. Armée de sa résilience et d’un étrange don hérité de sa grand-mère, il lui faudra trouver un moyen pour sauver le peu qu’il reste de son clan, en naviguant entre les alliés et les ennemis dont les visages ne sont parfois qu’un masque. Terra Mahurr, « la terre du pays de mon père », est une genèse. Celle de Dia Linn, l’histoire d’une lignée familiale à travers les siècles et les continents. Elle y trouve sa source, dans les brumes et l’âpreté des terres irlandaises, qui forgent des hommes fiers et des femmes conquérantes.

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Mon avis :

Je remercie chaleureusement les Editions Hélène Jacob de m’avoir permis de lire ce roman via le site Simplement.Pro mais également pour leur confiance renouvelée.

Eileen a quinze ans, elle vit avec sa famille en Irlande, près de Killarney. En cette terrible année 1845, la Grande Famine s’abat sur l’Irlande, tuant son peuple à petit feu.. Eileen va faire son possible pour assurer la survie de sa famille. Un roman où se mêlent saga familiale, croyances et rites religieux. La jeune Eileen ne pourra compter que sur sa détermination et son courage car souvent les ennemis prennent des visages inattendus..

J’ai eu l’occasion de découvrir la plume de Marie-Pierre Bardou grâce à deux romans (Temps Morts saison 1 et Défaillances) et j’étais ravie de la lire de nouveau. Marie-Pierre Bardou nous plonge grâce à « Dia Linn » en Irlande, un pays magnifique où les rites et les croyances ont une place importante. Mais pas à n’importe quelle époque, l’auteure choisit de nous faire découvrir ce pays lors de la Grande Famine (l’une des famines…) qui sévit en 1845. Les récoltes de pommes de terre ont été attaquées par le Mildiou, le peuple meurt de faim et l’oppresseur anglais laisse la situation s’éterniser. Eileen voit disparaître plusieurs membres de sa famille et lorsque l’histoire débute c’est sa mère qui décède.

Ce premier tome est une très bonne introduction à une saga familiale que l’auteure a déjà écrit puisqu’à ce jour 8 tomes sont disponibles. J’avoue ne pas être fan de longues séries mais je suis maintenant vraiment accrochée à cette histoire tant Marie-Pierre Bardou a su susciter mon intérêt pour la vie de cette famille. J’ai quitté Eileen à regret tant j’ai aimé la suivre au fil des pages même s’il y a finalement très peu d’action. Mais voir leur quotidien, leur bataille pour la survie mais également découvrir les secrets de famille, les complots ont été un véritable régal. Le récit est plutôt dur car de nombreuses morts l’étayent mais malgré tout le texte reste très doux.

J’ai aimé de nombreuses choses dans ce roman, pas uniquement l’histoire. Le côté historique déjà, nous suivons ici les prémices de la naissance de l’I.R.A. En effet, le fond politique et religieux est intéressant, on y comprend parfaitement que le protestantisme a été imposé aux irlandais et que la rébellion se met en place. J’y ai appris de nombreux aspects de l’histoire de ce pays avec la Grande Famine, l’organisation de la vie à la campagne… L’auteure intègre tout cela de façon pertinente et juste à son récit. J’ai également adoré découvrir les mythes, croyances, légendes dont le peuple irlandais est si friand et qui jalonnent cette histoire. Marie-Pierre Bardou ajoute de très nombreuses notes à son texte expliquant les différentes croyances de façon sobre et claire. En temps normal je ne suis pas fan de notes de bas de pages mais là j’avoue que c’était un régal que d’en savoir toujours un peu plus.. Les rites et traditions sont expliqués, les êtres féériques détaillés..

J’ai également beaucoup aimé les personnages.. Celui d’Eileen bien sur qui est une jeune fille attachante, courageuse, dévouée à sa famille. Mais d’autres plus secondaires m’ont également beaucoup touchée. Deirdre, par exemple, l’intendante de la demeure où travaille Eileen, une femme rigide dans le travail mais avec un grand cœur. Chaque personnage est intéressant et l’histoire en fera des bons ou des méchants..

La plume de Marie-Pierre Bardou m’a vraiment immergée dans cette Irlande si belle mais si triste, si solidaire et si unique. J’ai vraiment apprécié son écriture qui est à la fois fluide et détaillée, imagée et simple. On sent à travers ce roman toutes les recherches effectuées par l’auteure afin de rendre son histoire la plus proche de la réalité et la plus complète possible. C’est non seulement une très belle réussite au niveau du fond mais également de la forme ! Je suis maintenant impatiente de connaître la suite des aventures de la jeune Eileen..

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Un coup de cœur pour ce premier tome qui pose de très bonnes bases, une histoire familiale captivante, un contexte historique prenant et des mythes et légendes présents tout au fil des pages.. De quoi faire un magnifique voyage en Irlande et découvrir la région des Lacs de Killarney en compagnie d’Eileen..

Ma note : 9.5/10

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Chronique Livresque·Littérature

Killarney 1976 par Joël Macron

Fiche technique : 

Editions Nouvelle Bibliothèque  – 226 pages – ebook ou broché – Littérature

Résumé : 

Tu le sais, je dois repartir… mon pays est au bord de la révolution. Shariati a besoin de moi. Nos visiteurs ont certainement voulu nous avertir, nous mettre en garde contre la folie de notre civilisation… Je ne sais quelles sont leurs intentions exactes, mais je pense qu’ils savent ce qu’ils font.

Tu es le dépositaire de tous ces secrets : je sais que cela t’a semblé impressionnant, et que tu te demandes toujours quoi faire de toutes ces informations : garde les précieusement, en toi. Garde aussi ce cahier avec tes notes précieuses : il te servira un jour, dans très longtemps.

Je devine ta question en écrivant : mais quand ? Voici ma réponse, en persan :هنگامی که شما می توانید این جمله را ترجمه کنید

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Mon avis :

Tout d’abord, je remercie les Editions Nouvelle Bibliothèque pour cette nouvelle lecture dans le cadre de notre partenariat. C’est toujours un plaisir que de découvrir les livres qu’ils proposent.. 

Tout débute par du tri, un peu de rangement et une vieille boite réapparaît. Grâce à cette boite, le lecteur va plonger avec l’auteur, Joël Macron, en 1976 lorsque celui-ci vivait et travaillait à Killarney en Irlande. Ce roman étant en partie autobiographique, l’auteur s’y dévoile quelque peu. Des amitiés se nouent et un homme plutôt secret se joint au petit groupe déjà formé. Cet homme c’est Mano, un iranien venu en Irlande pour plusieurs raisons qu’il refuse de révêler. Mano va nous en apprendre plus sur son pays à cette époque.. 

L’auteur aborde plusieurs thèmes dont la politique iranienne en 1976, la religion entre autres.. Ce roman se présente un peu comme le journal d’un journal, c’est à dire que l’on suit au présent l’auteur qui redécouvre son passé à travers un vieux carnet retrouvé par hasard. Il nous raconte ses souvenirs réveillés par quelques mots inscrit dans ce calepin, une coupure de journal.. On plonge avec lui dans cette époque mais de façon très subtile, quelques fois le souvenir peut paraître anodin (une sortie au pub, une soirée,..), d’autres fois on y apprend tout un pan de la politique menée en Iran dans les années 70 mais chaque souvenir est précieux à sa façon.

 Joël Macron dévoile ici une partie de son histoire personnelle d’une façon que j’ai trouvé pleine de pudeur et avec une plume intéressante. Sa façon d’écrire est fluide, imagée et surtout très douce, à mon sens. Tantôt journal intime tantôt narration, il nous entraîne de souvenirs en souvenirs à travers le temps et les révélations. Sa façon d’écrire permet une compréhension même pour les lecteurs qui ne seraient pas au fait du sujet traité. Ne connaissant pas très bien cette partie de l’histoire j’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre grâce auquel j’ai beaucoup appris. D’autre part, j’ai vraiment apprécié la plongée à Killarney, l’auteur m’a fait voyager grâce à sa façon de décrire les lieux sans surcharge de mot, tout en délicatesse.

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Une lecture prenante et aux personnages attachants qui font qu’on le lit très rapidement afin de comprendre où l’auteur veut nous mener.

Ma note : 8/10

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Chronique Livresque·Thriller

Sublimation par Bastien Pantalé

Fiche technique : 

 L’Intemporel – 326 pages – ebook ou broché – Thriller

Résumé : 

Bordeaux, place de la Bourse, une oeuvre d’art intrigue les passants. Le meurtre atroce qu’elle dissimule annonce une psychose sans précédent. Dans son atelier parisien, Damian Leisenberg subit les assauts de visions persistantes, des scènes macabres laissant présager le pire. Le controversé Capitaine Bonhoure se lance sur la piste d’un tueur en série pour le moins créatif, mais face à la complexité de l’enquête, ses dons de criminologue ne seront rien sans les avis éclairés du Lieutenant Torrès. Du port de la lune à Paris, le duo d’enquêteurs, impuissant, assiste au décompte des victimes. Dans la lignée de Seven, un thriller psychologique qui changera à jamais votre regard sur l’Art.

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Mon avis :

J’ai lu ce roman dans le cadre du Prix des Auteurs Inconnus et c’est toujours un plaisir de lire un livre de la sélection Imaginaire. 

A la découverte d’un corps « statufié » Place de la Bourse à Bordeaux, le crime est tellement odieux que l’enquête est confiée au Capitaine Bonhoure, flic plutôt controversé malgré ses compétences. Il sera toutefois secondé par le Lieutenant Ana Torres, spécialiste en art. Ils vont tout mettre en oeuvre pour arrêter le tueur qui sème les cadavres..

J’étais curieuse de découvrir « Sublimation » pour plusieurs raisons.. Déjà parce que le thriller reste l’un de mes genres préférés en littérature et parce qu’il touche ici le domaine de l’art. Mais également parce qu’il est fait mention dans le résumé de Seven qui reste pour moi LE film.. J’ai donc plongé avec joie dans l’univers de Bastien Pantalé. 

Et malheureusement cette joie fut de courte durée.. Bon pas totalement mais je ressors plutôt mitigée de cette lecture. J’avoue que l’auteur montre une bonne maîtrise de son sujet et fait preuve de beaucoup d’imagination. De plus, on ressent bien les recherches qui ont été faites dans le domaine de l’art ce qui donne au texte de la matière.. Ce sont de bons points mais qui ont été entachés par quelques petits bémols. 

Tout d’abord, j’avoue ne pas avoir adhéré au personnage principal qu’est le Capitaine Bonhoure.. Bon que serait un thriller sans un bon flic ? Et quand ce bon flic est un peu tête brûlée ou borderline en général ça match directement mais là, je l’ai trouvé un poil caricatural et je n’ai pas du tout accroché au personnage. A l’inverse, j’ai beaucoup aimé le personnage du Lieutenant Ana Torres, sa collègue qui m’a semblé plus approfondie et touchante. Je trouvais pourtant  que ce binôme aurait pu être efficace et complémentaire. Le personnage de Damian, un artiste, m’a beaucoup plu. 

L’histoire avance bien malgré des scènes plutôt répétitives qui ont mis un frein à ma lecture. Mais, j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre Bonhoure et Torres entre Bordeaux et Paris à la recherche de ce tueur en série si particulier. Mon petit bémol est que j’ai trouvé la résolution un peu trop tôt ce qui fait qu’une fois le suspense évaporé ça perdait un peu de son attrait. C’est malgré tout une histoire intéressante même si je n’ai pas été vraiment entraînée et que je n’ai pas eu ce petit frisson d’angoisse. 

J’ai trouvé que Bastien Pantalé avait une très belle plume fluide et agréable à lire. Il a fait, comme je l’ai dit, un très gros travail de recherche qui rend ce roman riche et crédible. Le seul point qui m’ait gênée au niveau écriture est la tendance à la répétition. L’auteur cite très souvent les origines des personnages, j’avoue que j’ai trouvé ça un peu lassant. Mais la plume est plutôt aboutie et vraiment agréable ce qui est un gros plus. 

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Un thriller plutôt efficace mais qui ne m’a pas embarquée malgré le très bon travail de recherche de l’auteur. Un suspense trop vite éventé mais un lecture agréable malgré tout. 

Ma note : 6.5/10

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anticipation·Chronique Livresque·young adult

Les Enfants de Pangée, Tome 1 : Naissance par Stéphanie Aten

Fiche technique :

Editions Hélène Jacob – 248 pages – ebook ou broché – Young adult / anticipation

Résumé :

La Terre, de nos jours.
Un mal étrange se répand sur la planète.
Un mal qui s’empare des moins de 20 ans et modifie leur comportement.
Un mal contre lequel ils ne peuvent lutter et qui cherche à les utiliser.
Un mal qui bouleverse leur existence et les transforme en renégats.

La Terre aussi s’agite.
Mais l’Humanité n’y prête aucune attention.
Elle a tort…

Entre fantastique et anticipation, la trilogie Les Enfants de Pangée, dont Naissance est le premier tome, sonne le glas d’une civilisation et place l’avenir du monde entre les mains de la jeune génération.
À l’heure du bouleversement climatique et des choix qui s’imposent, plongez dans une histoire fracassante où l’Humanité va devoir affronter sa planète et sa propre descendance.

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Mon avis :

Avant tout, je tiens à remercier les Editions Hélène Jacob pour leur confiance renouvelée, c’est toujours un plaisir de découvrir un livre de leur catalogue.

Corail, Rive et Lily sont 3 adolescents qui semblent un peu à part.. Violence excessive, angoisses ou du mal à s’intégrer font parti de leur quotidien avec des crises récurrentes. Mais le plus étrange c’est qu’ils ne sont visiblement pas les seuls dans ce cas là, ils vont donc essayer de comprendre chacun de leur façon ce qui leur arrive et étrangement leur sort semble lié à celui de la Terre.

L’auteure aborde ici un thème des plus sérieux à savoir l’écologie et plus précisément le lien entre l’Homme et la planète. Ce sujet est terriblement d’actualité et j’ai trouvé que Stéphanie Aten avait une façon originale d’amener le problème. En effet, certains enfants voient leurs comportements directement liés au sort de la Terre et c’est à eux qu’incombe la difficile tâche de convaincre les adultes de changer leur comportement. Ce premier tome pose les bases de l’histoire, présentent les personnages chacun dans son quotidien et plante le décor. Il n’y a donc pas énormément d’action dans cet opus mais malgré tout, je ne me suis pas ennuyée une seconde. En effet, suivre Corail, Lily et Rive puis Estéban, un camarade qui arrive en cours de route, dans leur cheminement de compréhension respectif est prenant car bien sur cela ne se fera pas facilement.

L’idée est vraiment originale d’autant que l’auteure y intègre d’anciennes croyances, des complots, le rapport à la technologie est également évoqué. La Terre va faire le « ménage », une idée qui ne semble pas si farfelue au final, qui semble même probable.. Mais j’ai apprécié que ce roman ne soit pas moralisateur, il nous donne des pistes qui font réfléchir, qui permettent au lecteur de se remettre en question s’il le souhaite.

Les différents personnages secondaires, les adultes autrement dit, tiennent un rôle important car on décortique grâce à eux notre société actuelle : la surconsommation, le mépris de la Nature, l’exploitation à outrance des ressources mais aussi l’indifférence face à ces phénomènes. Quant aux 4 adolescents que l’on suit, je les ai trouvé touchants et réalistes, ils pourraient être l’un de nos proches sans problème. Ils sont tous différents mais irrémédiablement liés J’ai aimé suivre chacun d’entre eux avec leurs caractères respectifs, leurs vies plus ou moins difficiles, leurs rapports aux adultes mais aussi leur façon de gérer ce qui leur arrive. Une mini romance est présente mais elle est juste ébauchée.

C’est le premier roman que je lis de Stéphanie Aten et bien qu’il soit Young Adult je dois dire que je l’ai dévoré. J’ai beaucoup aimé sa façon d’écrire que j’ai trouvé très imagée. Le texte est fluide, les chapitres se finissent en générale en laissant le lecteur en haleine. A chaque changement de chapitre on suit un des 4 adolescents ce qui permet à l’auteure de distiller les informations au compte goutte et au lecteur de suivre la piste comme un petit Poucet.. J’ai passé un excellent moment en compagnie de Corail, Lily, Rive et Estéban et j’espère avoir la chance de pouvoir lire prochainement la suite de leurs aventures qui s’annoncent passionnantes !

Conclusion

Un roman d’anticipation très réussi qui pose les bases d’une histoire qui s’annonce captivante ! Et si la Terre faisait le ménage ?

Ma note : 8/10

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