Chronique Livresque·polar·Thriller

Ceux qui contemplent l’abîme par Patrick Ferrer

Fiche technique :

Autoédition – 277 pages – ebook – Policier

Résumé :

Un escarpin taché de sang. C’était tout ce qu’on avait retrouvé d’elle ; pas d’indice, pas de cadavre. Pour son mari, Jibril, c’était le début du cauchemar.
Jibril al-Rahib est un homme discret. Au 36 quai des Orfèvres, où il officie en tant que « technicien de surface » après la tombée du jour, c’est à peine si les âmes en peine qui hantent ses longs couloirs le remarquent. Le 36, c’est un peu la seule chose qu’il lui reste d’un passé douloureux, la disparition de sa femme des années plus tôt dans des conditions mystérieuses.
Aussi, lorsque pour rendre service à une jeune Danoise dont l’amie a elle aussi disparu, il doit endosser l’habit d’enquêteur amateur et plonger dans les dossiers de crimes sordides, il n’y va pas de gaîté de cœur. Est-il bien prudent, pour un simple balayeur, de vouloir défier le mal absolu qui rôde entre les pages de ces dossiers, et risquer ainsi de réveiller le spectre qui l’a une fois déjà privé de son âme ? Comme le disait Nietzsche avant de sombrer lui-même dans la folie : lorsqu’on contemple trop longuement l’abîme, l’abîme ne finit-il pas par vous regarder en retour ?

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Tout d’abord, je remercie Patrick Ferrer, l’auteur, de m’avoir permis de lire son roman en service presse via le site Simplement.

Jibril al-Rahib travaille au 36 quai des Orfèvres comme technicien de surface depuis la disparition de son épouse quelques années plus tôt. Une façon comme une autre de garder le lien puisque l’enquête est close et que malheureusement elle n’a pas permit de comprendre ce qui était arrivé à Malika. Pour faire plaisir à sa cousine avec laquelle il vit depuis la tragédie, Jibril va accepter de mener l’enquête sur la disparition d’une jeune danoise, décision qui va bouleverser irrémédiablement le cours de son existence..   

Ce qui m’a tout d’abord frappé dans ce roman, c’est son contexte politique et économique. En effet, on se situe dans une période qui ressemble à la notre mais où une nouvelle Crise a eu lieu et qui a apparemment bouleversé la société entière. La pauvreté y est encore plus présente, les très riches vivent cloitrés entre eux, les inégalités sont flagrantes. L’auteur fait une description très subtile de ce contexte en appuyant sur certaines phrases ou descriptions pour nous faire prendre consciences lentement de la situation.

L’histoire débute dès les premières pages en plongeant directement le lecteur dans la vie du 36 quai des Orfèvres, son organisation, ses enquêteurs, et la routine de Jibril. On est très vite pris par l’ambiance un peu glauque due à la découverte du corps d’une femme, aux tentatives des enquêteurs de mener à bien leurs investigations et également aux ingérences de la hiérarchie. Dans cette société, le personnel est moins nombreux, les heures supplémentaires se multiplient et surtout il est mal venu de s’opposer à son chef lorsqu’il décide qu’une enquête doit être privilégiée au détriment des autres. C’est ainsi que Jibril va se retrouver bombardé à la tête d’une investigation délicate qui va le mener à Copenhague, à la poursuite du mal et de ses conséquences.

Comme pour le contexte, l’auteur décrit de façon très vivante mais également subtile les lieux, les personnages. J’ai tout particulièrement apprécié ses descriptions de Copenhague surtout que la Crise n’y a pas les mêmes conséquences qu’à Paris. J’ai trouvé que le personnage de Jibril connaissait une évolution vraiment intéressante et inattendue. Il me faisait penser à une petite souris au départ, sans caractère ni conviction, il subissait le bon vouloir de chacun. Puis, au fil des pages, il s’affirme, démontre ses capacités, son intelligence et sa force. C’est un personnage qui m’a vraiment plu tout comme Saphir d’ailleurs. La jeune femme m’a de suite séduite grâce à sa façon d’être, si provocante mais également touchante.

Je découvre grâce à ce roman la plume de Patrick Ferrer, l’auteur, et je dois dire que j’ai vraiment aimé sa façon d’écrire. Comme je le disais, j’ai apprécié la finesse de ses descriptions, sans lourdeur. Malgré quelques lenteurs à mon goût le rythme est soutenu et il fait avancer l’histoire de sorte que le lecteur ne s’ennuis pas sans pour autant tomber dans le rocambolesque des rebondissements improbables. Patrick Ferrer a également intégrer une petite pointe de surnaturel bien trouvé et qui rend l’histoire encore plus intéressante.

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Un thriller à l’histoire vraiment prenante au contexte et aux personnages intéressants qui vous fera voyager. A lire pour passer un bon moment !

Ma note : 8/10

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Chronique Livresque·polar·Romance

Chicago Requiem par Carine Foulon

Fiche technique :

Autoédition – 388 pages – ebook ou broché – Roman historique

Résumé :

Chicago, années folles… Sur la scène d’une ville en proie à la corruption, acteurs et gangsters se côtoient. William, issu d’une famille riche et influente, les Henderson, possède un théâtre cerné de speakeasies et de maisons closes. Il aide son épouse, Susan, à reprendre sa carrière d’actrice malgré la corruption et la prohibition. La sœur de William, Meredith, vient de passer cinq ans en prison. Résolue à se venger de son frère et de tous ceux qu’elle pense responsables de son incarcération, elle s’établit à Miami où elle rencontre un certain Al Capone. Le vaudeville peut alors virer au drame, à la scène comme à la ville.

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Mon avis :

Avant tout, je tiens à remercier l’auteure, Carine Foulon, de m’avoir permis de lire son roman en service presse ainsi que pour sa gentillesse.

Chicago Requiem fait parti de ces romans qu’il me tardait de lire pour plusieurs raisons. Tout d’abord, parce que l’auteure fait un très beau travail de communication autour de son livre et qu’en général cela pique ma curiosité. Ensuite, la couverture évidemment m’a attiré l’œil et enfin le résumé et plus particulièrement l’époque abordée. J’adore tout ce qui concerne les années 1920 et plus particulièrement aux Etats-Unis : les gangsters, la prohibition…

La famille Henderson est riche et influente dans le Chicago des années 20. William souhaite aider son épouse Susan à relancer sa carrière d’actrice, il va donc lui offrir un théâtre. Malheureusement l’argent n’achète pas tout et surement pas le bonheur, le jeune couple va se retrouver confronté à des tourments qui pourraient tout remettre en question. Dans un monde où la mafia règne, les pires ennemis ne sont pas forcément ceux qui sont les plus éloignés..

J’ai donc plongé dans l’univers de la famille Henderson avec une légère appréhension car contrairement à mes habitudes j’avais lu des critiques sur ce roman avant de l’entamer. J’avais surtout retenu qu’il était un peu « hors genre » alors je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Eh bien, pour le coup, je suis tout à fait d’accord ! Hors-genre, hors-catégorie, inclassable, une sorte d’OVNI livresque.. Carine Foulon nous fait naviguer entre la romance, le polar, le roman historique avec beaucoup de doigté mais pour ma part, j’y ai surtout vu une sorte de pièce de théâtre. En effet, chaque chapitre correspond à un lieu, des personnages, une date, le lecteur assiste à certains faits, en découvre d’autres à travers les dialogues des personnages. L’auteure intègre également de nombreux flash-backs afin de mieux comprendre ou appréhender certains points de l’histoire.

L’histoire, quant à elle, est prenante et va crescendo. Une première partie qui ressemble à une simple chronique familiale entre le couple Susan et William, leurs amis, leurs cousins. On les suit dans leurs vies de famille avec leurs espoirs et leurs déboires. Cette partie est plutôt lente, elle pose les bases. Puis cela va se transformer au fil des pages en quelque chose de plus noir, de sombre comme une lente descente aux enfers. Et là commence la seconde partie, qui nous entraîne pour de bon dans le Chicago corrompu, dur, où il vaut mieux ne rien voir et ne rien entendre. Carine Foulon ne rechigne pas à maltraiter ses personnages, elle n’a aucun scrupule à les faire souffrir et personnellement j’adore ça. Elle a également intégré à son histoire de très nombreuses références historiques avec par exemple des allusions faites à Al Capone. On sent le très gros travail de recherches fait par l’auteure afin de coller au maximum à la réalité de cette époque. J’ai trouvé que cette histoire était crédible au vu de l’ambiance un peu comme si l’on lisait une histoire tirée de faits réels. Tout y est pour que le lecteur plonge dans l’ambiance de l’époque : les mafieux, la prohibition, les maisons closes même si parfois les choses sont plus suggérées que décrites.

Les personnages sont exceptionnels ! Je vous disais que Carine Foulon les maltraitait.. C’est peu de le dire ! Mon goût pour les méchants m’aura fait adorer le personnage de Meredith, la sœur de William. Elle est égocentrique, cruelle, perverse, manipulatrice, retorse, bref une méchante comme je les aime.. Evidemment Susan peut paraître bien pâle à côté de sa belle sœur mais en fait pas du tout.. Elle a une dimension et un rayonnement qui font d’elle une sorte d’héroïne ou une actrice tragique. William, le héros masculin, quant à lui m’a laissé plus perplexe. Il semble faible, sans force de caractère, prêt à sombrer puis la minute suivante il montre une fermeté et une ténacité à tout épreuve. C’est un personnage qui interpelle et laisse une trace lorsque la lecture est finie, ce qui n’est pas toujours le cas.. Carine Foulon a créé des personnages vraiment marquants et surtout à la psychologie remarquable. Pas un seul protagoniste ne m’a semblé stéréotypé, ils sont fins, crédibles, pas parfaits et tellement humains !

J’ai découvert grâce à « Chicago Requiem » la plume de Carine Foulon et j’en suis absolument ravie ! Son écriture est non seulement fluide et agréable mais elle est rigoureuse, pointue, imagée.. Je n’ai pas eu besoin de longues descriptions pour imaginer les personnages, leur environnement. Cela m’a particulièrement frappé concernant (et c’est là que ressort mon amour de cette période) la garde robe de Meredith. Carine décrit à chaque fois ses robes, coiffures avec juste quelques mots mais il ne m’en fallait pas plus  pour la voir apparaître devant mes yeux. C’est également le cas pour tout le roman que cela touche aux mœurs, aux décors tout est dépeint justement sans que le texte ne soit surchargé. Justesse et précision décrivent très bien sa façon d’écrire et je vais la suivre avec beaucoup d’intérêt !

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Une très belle lecture qui nous plonge au cœur des années 20 entre folie, vengeance et amour la famille Henderson n’est pas au bout de ses peines. Le premier tome d’une saga familiale captivante et addictive.  

Ma note : 8.5/10

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Chronique Livresque·polar

Il était une fois la Fée Chabada par Lucie Brasseur

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Fiche Technique :

Editions Yaka Books – 296 pages –  Ebook ou Broché – Suspense

Résumé :

Maryline, prostituée la nuit, écrit le jour des contes pour enfants. Un soir, elle est arrêtée par les Mœurs. En garde à vue, une cartomancienne lui prédit « la rencontre qui changera sa vie ». Incarcérée et accusée de meurtre, elle clame pourtant son innocence. Pour rendre supportable la détention, elle se met à écrire le conte Des Poupées Géantes et de la Poussière de Joie.

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Mon avis :

Avant tout, je remercie vivement Lucie Brasseur et les Editions Yaka Books concernant l’envoi de ce service presse.

Maryline se prostitue la nuit pour assurer le quotidien sous le pseudonyme de Iémanja mais le jour elle écrit sur son blog des contes tous droits sortis de son imagination sous le nom de la Fée Chabada. Jusqu’au jour où elle se fait arrêter et où, pour rendre son enfermement supportable , elle entame l’écriture des aventures des Poupées Géantes, de la Poussière de Joie et de la Fée Chabada que lui dictent ses rêves..

Ce roman est un mélange des genres.. En effet, l’auteure, Lucie Brasseur, mêle habilement polar et conte de fées. Deux histoires se croisent celle de Maryline entre sa vie en prison et l’enquête menée afin de savoir si elle est coupable des meurtres dont on l’accuse et celle de la Fée Chabada à travers les écrit de Maryline. Plonger dans le monde de la Poussière de Joie est  une façon pour Maryline de se détourner de la réalité, de libérer son esprit des turpitudes du monde réel, de continuer à rêver. Elle va malgré la difficulté essayer de prouver son innocence grâce à l’aide de son avocat.  

Malgré une apparence fragile, Maryline va montrer le visage d’une femme forte au fil des pages. Le lecteur en apprendra plus sur son histoire au travers de ses rendez-vous avec la psychologue, elle dévoilera qui elle est et comment elle en est arrivée à la prostitution et aux contes. J’ai particulièrement aimé ce personnage qui est plein de contradiction, d’ambivalence mais qui fait preuve d’une force de caractère admirable.

L’histoire, quant à elle, est très bien menée. La vie réelle et le conte s’entremêlent sans qu’aucun des deux n’étouffe l’autre. J’ai pris autant de plaisir à suivre l’enquête qu’à lire les aventures de la Fée Chabada. Concernant le côté polar, j’ai vraiment apprécié la façon dont Lucie Brasseur amène l’intrigue, les différents personnages jouent parfaitement leurs rôles. J’avoue un attachement particulier pour Norbert Grison, l’avocat, qui évolue de façon fulgurante. Mais chaque personnage se révèle plus complexe que l’on peut l’imaginer ; chacun a sa part de noirceur, d’ombre qui va se révéler au fur et à mesure de l’histoire et surprendre le lecteur. Quant au conte, l’histoire est belle, imagée, délicate ; les différents personnages trouvent un écho dans la réalité de Maryline.

Je découvre grâce à ce roman Lucie Brasseur et sa plume et j’avoue que j’ai été vraiment emballée. Elle fait preuve d’une grande imagination et sa façon d’écrire est vraiment poétique aussi bien pour le conte de la Fée Chabada que pour la vie de Maryline. Elle arrive à décrire la vie d’une prostituée avec des mots crus tout en leur donnant une connotation éthérée voir sensible. Je compte bien découvrir rapidement ses autres livres.

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Une lecture entre polar et conte de fées qui emmène le lecteur en voyage au pays de la Poussière de Joie. Peut-être que la Joie restera parmi les hommes et touchera quelque peu Maryline malgré les barreaux de sa cellule..

Ma note : 8/10

Chronique Livresque·polar

BrabanCIA de Alexis de Saint-Val

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Fiche Technique : 

Les éditions de l’Aspic – 362 pages – ebook ou broché – Polar 

Résumé : 

Lorsque les Présidents de la République se passent le flambeau, deux secrets sont échangés : les codes nucléaires et l’identité de Serpentes, l’homme de l’ombre.

Novembre 2011, Serpentes est appelé en urgence. Un chantage, visant les plus hautes instances politiques et économiques se trame au Grand-Duché de Luxembourg.

D’anciennes histoires refont surface et entraînent Saint Val dans les aspects méconnus de la guerre froide. Des Tueries du Brabant Wallon à la fausse agence de presse Aginter, une nouvelle réalité se dessine !

Et si, profitant de la chute du mur de Berlin, les réseaux « stay behind » de l’OTAN n’avaient pas été démantelés ? Et si les « gladios » s’étaient convertis au renseignement privé ? Les agents dormants n’ont peut-être dormi que d’un oeil ?

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Mon avis : 

Tout d’abord, je remercie vivement l’auteur, Alexis de Saint-Val, pour l’envoi de ce service presse et pour sa confiance. 

Alors je dois dire que le roman d’espionnage n’est pas forcément un genre que je lis fréquemment, allez savoir pourquoi ! Mais à la lecture du résumé de celui-ci ma curiosité a été piquée.. 

Alexis de Saint-Val (le personnage, pas l’auteur.. enfin peut-être ne font-ils qu’un finalement..) fait parti des hommes de l’ombre. Il opère en toute discrétion sur ordre des plus hautes instances. Et lorsque cette histoire débute, un chantage vise le Grand Duché du Luxembourg d’où l’appel du Président afin de mettre un terme à ces agissements qui menacent un allié. Mais de cette machination vont découler de nombreuses révélations qui vont entraîner notre héros dans les histoires passées et pas forcément classées. Avec ce roman, le lecteur plonge tête la première dans un monde inconnu du grand public où se côtoient hommes puissants, espions, call girl entre autres.. 

Je suis vraiment admirative du travail fourni par l’auteur dans ce livre. Un travail tout d’abord historique puisqu’il mélange vraiment habilement fiction et réalité. Au fil des pages le lecteur trouvera des références à des faits réels comme par exemple la chute du mur de Berlin ou les tueries du Brabant.. Des ancrages dans la réalité qui rendent la lecture plus concrète pour le lecteur. Mais également un travail de recherche quant au monde l’espionnage avec l’utilisation des termes adéquats, des sigles des différentes agences avec toujours des notes explicatives à l’intention du lecteur. 

Le personnage d’Alexis de Saint-Val nous est dévoilé doucement à travers son histoire, son travail mais également grâce à des flash-backs. Ces retours en arrière nous permettent de mieux comprendre, mieux appréhender l’histoire et concernant notre héros de mieux le cerner. J’ai trouvé ce personnage vraiment captivant avec ses blessures à l’âme, son enfance et son implication dans son métier si particulier. 

J’ai lu ce roman un peu comme un documentaire, en gardant en tête que c’est une fiction mais avec toujours l’idée qu’à mon avis on est pas bien loin de la réalité. Les nombreuses explications quant aux techniques utilisées, les armes, l’utilisation de forums internet m’ont vraiment intéressée. 

Un bémol ressort par contre de ma lecture concernant les coquilles, fautes et répétitions. Je trouve dommage que pour un tel roman la correction n’ait pas été plus soignée car certaines m’ont gâché parfois mon plaisir de lecture. J’espère que pour la suite la correction sera à la hauteur.

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 Un polar qui m’a fait sortir de ma zone de confort en m’immergeant totalement dans le monde de l’espionnage.

Ma note 7/10

 

 

Chronique Livresque·polar·suspense

John Fade – mAc A dAmes de Grégory Bryon

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Fiche Technique : 

Autoédition – 32 pages – ebook – Policier / Science Fiction – Nouvelle

Résumé : 

John Fade est un détective privé du 23e siècle exerçant à New Boston. Ancien policier, il se sert de son expérience et de ses relations pour retrouver des personnes disparues.

Alors qu’il vient tout juste de clôturer sa dernière affaire, un certain « Triple A » semble s’en prendre aux prostituées. La police ne s’en préoccupant pas, le détective décide de pousser l’enquête, qui l’emmènera dans les endroits les plus sombres de la ville.

***

« John Fade » est une série de nouvelles de polar-SF dont « mAc À dAmes » est le second volume.

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Mon avis : 

Tout d’abord je remercie chaleureusement Grégory Bryon de m’avoir confié ce tome 2 en service presse et pour sa confiance.

Ça a été un régal de retrouver John Fade dans une nouvelle aventure.. En effet, je vous parlais il y a quelques jours du tome 1 (John Fade – L’affaire Johan Jones), qui m’avait fait prendre conscience du potentiel des nouvelles, format qui me plait de plus en plus. 

John Fade, ancien flic devenu détective privé, se remet tranquillement de sa dernière enquête lorsqu’il est abordé en plein dîner par Polak, homme de main du mafieux Jimmy Falcone. John est contraint de le suivre et se voit proposer du travail par Falcone. En effet, ses prostituées disparaissent et il aimerait bien pouvoir mettre la main sur celui qui a l’outrecuidance de le défier. 

Encore une fois la magie du futur a agit sur moi. J’ai adoré retrouver les années 2260 et toutes les nouveautés technologiques.. En effet, dans ce nouvel opus John nous entraîne dans une enquête où il va devoir se servir de son flyster, utiliser son holocom et boire un vin californien visiblement naturel (ouf !). L’auteur m’a, une nouvelle fois, emporté dans ce monde où tout nous est familier mais différent (la description du parc pour enfant est un peu flippante au vu des noms…). Des explications sur les inventions ou la façon de vivre du 23ème siècle sont glissées dans le texte permettant au lecteur d’imaginer sans mal cette époque lointaine où la retraite se prendrait au bout de 30 ans de bons et loyaux services.  

John va, pour cette nouvelle enquête, se frotter à la mafia locale et à Jimmy Falcone en particulier. Il va de nouveau payer de sa personne pour pouvoir mener ses investigations à leur terme. Le personnage de John est de plus en plus attachant au fil des tomes. Je l’avais déjà beaucoup apprécié dans le 1er opus mais ici il nous montre un côté intègre et humain que j’ai particulièrement aimé. Son amour du passé et sa nostalgie du 20ème siècle sont également toujours présents et font partie intégrante de ce personnage. 

L’histoire est tout aussi captivante et bien menée que la première. J’ai même personnellement préféré celle-ci peut-être parce que je l’ai trouvé plus développée, mieux expliquée. En effet, on suit plus facilement le raisonnement de notre héros qui justifie les raisons de ses démarches, la logique de sa pensée au fur et à mesure. Il va devoir utiliser toutes ses ressources afin de mettre la main sur le fameux Triple A qui serait à l’origine des disparitions de prostituées. C’est encore une très bonne histoire policière que nous livre l’auteur, rondement menée. 

Grégory Bryon confirme ici mon coup de cœur pour sa plume. Il entraîne le lecteur dans cette aventure avec une écriture énergique et sans temps mort et bien que le format soit court l’histoire est parfaitement accomplie. 

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Un second opus encore plus entraînant qui permet de nous immerger un peu plus dans le 23ème siècle.. Un 3ème tome étant paru je vous en parlerais très vite mais si vous aimez les héros charismatiques et les enquêtes policières John Fade est fait pour vous ! 

Ma note : 8.5/10

 

Chronique Livresque·humour·polar

Brooklyn Paradis – Saison 1 de Chris Simon

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Fiche Technique :

Éditions du Réalisme Délirant – 170 pages – ebook ou broché – policier / humour

Résumé :

Vous si vous étiez riches, seriez-vous des bons riches ? Courtney Burden à tout : un riche et beau mari, Jeb ; deux magnifiques enfants, Cameron et Sawyer ; un métier créatif et une brownstone de trois étages à Brooklyn, New York, là où tout le monde veut vivre. Alors pourquoi chine t-elle dans les rues ? A-t-elle un problème ? Est-elle cinglée ? Non, juste une chineuse compulsive qui adopte les objets pour se rassurer… Avait-elle besoin de ramasser ce canapé au petit matin au bord du fleuve et de le ramener chez elle ? Non, mais elle le croyait abandonné sur ce parking paumé. Sauf qu’il ne l’était pas. Et qu’il appartient à des gars pas cool du tout, qui tiennent à leurs affaires… Et que ces gars, super vénères, vont tout faire pour le récupérer. Et ça, c’est le début de la fin pour Courtney et les siens. Cocaïne, gangsters, argent et sexe : les meilleurs ingrédients pour faire exploser une famille modèle. Il y a une bonne dose d’humour aussi… pour sauver les meubles.

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Mon avis :

Avant tout, je remercie vivement l’auteure, Chris Simon, de m’avoir confié son livre en service presse.

Courtney vit à Brooklyn avec Jeb, son mari, et leurs deux garçons. Elle a une passion dévorante : la glane d’objets dans les rues de New York. Elle ramasse, elle entasse, elle recycle au grand désespoir de sa famille et de leur majordome. Jusqu’au jour où elle tombe sur l’affaire du siècle ! Un canapé en cuir pratiquement neuf ! Fidèle à elle-même Courtney ne résiste pas en emmène l’objet de son désir chez elle, et c’est là que les ennuis commencent !

Je découvre Chris Simon à travers cette lecture et je ne regrette qu’une chose.. ne pas l’avoir lue avant ! Ce livre est complètement atypique puisqu’il se présente comme une série télévisée, divisé en épisodes. L’action est omniprésente grâce au format court des épisodes ce qui donne une première saison très rythmée. Au départ, l’histoire se pose tranquillement, on fait connaissance des différents personnages puis tout s’emballe dès que Courtney charge le canapé dans son véhicule.  

Les personnages sont exceptionnels et complètement déjantés ! On suit en parallèle la vie de Courtney et de sa famille, des gens aisés, et celle de dealers qui se partagent les rues de New-York. Nous avons ici tout un panel d’individus plus farfelus les uns que les autres : la bourgeoise aisée qui a du mal à écouter les autres pour Courtney, mais aussi les deux malfaiteurs qui arrivent à perdre un canapé, l’ado titillé par ses hormones, la femme de ménage qui n’a qu’une main, ou des prostituées transsexuelles… Ils sont tous bien campés et drôles !  

Les dialogues sont absolument géniaux entre celui qui parle verlan, en l’italien, un chinois, celui qui prie à tout bout de champs… Des expressions m’ont fait rire et je me suis même promis d’en réutiliser certaines ! L’auteur manie l’humour avec une grande dextérité, on rit souvent, on stresse un peu mais c’est toujours très bien dosé et surtout mordant. Les répliques sont excellentes, j’ai particulièrement aimé les questions concernant les classes sociales mais également les menaces utilisées par les dealers..

L’auteure, grâce à sa plume fluide, vive et percutante, nous livre ici une saison 1 punchy et entraînante. Un rythme endiablé, un imagination débordante et Chris Simon nous offre une lecture bruyante comme les rues de New York au langage argotique qui fera passer au lecteur un excellent moment !  Et une fois la dernière page, une seule idée obnubilera le lecteur : lire la saison 2 !

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Tous les ingrédients sont réunis pour une lecture détente, plaisir et addictive qui emmènera le lecteur voyager entre vie bourgeoise et vie criminelle bien installé sur un canapé en cuir marron..

Ma note : 9/10

 

 

Chronique Livresque·humour·polar

Au pays de Rosie Maldonne T4 : Nom de code Mémé Ruth d’Alice Quinn

Fiche Technique :

Editions Alliage – 347 pages – ebook ou broché – Policier / Littérature

Résumé : 

Rosie Maldonne est une jeune mère de famille sexy, grande gueule… et en situation précaire.
Au resto du cœur, elle rencontre une SDF autoritaire qui la charge d’une mission : porter un message au Yacht Club de Monaco. Comme il y a des petits fours gratuits en perspective, Rosie ne se fait pas prier, mais elle ne se doute pas qu’elle va déranger des individus prêts à tout… Qui sont vraiment cette SDF et ce jeune clodo beau comme un Dieu ? Qui est ce couple affairé qui s’intéresse de si près à elle et à son passé ? Quel rapport tout cela peut-il bien avoir avec sa grand-mère ? Plus Rosie avance dans ce dédale, et plus elle réalise qu’il n’y a qu’une seule question à résoudre : quel est le secret de mémé Ruth ?

 

Mon avis :

Tout d’abord, je tiens à remercier Alice Quinn, l’auteure, de m’avoir permis de lire son livre en service presse et pour sa gentillesse.

Lorsque j’ai lu le résumé de ce livre, j’ai pensé qu’il était plus que prometteur mais que commencer par un tome 4 n’était pas forcément la chose la plus intelligente à faire. Alice Quinn, l’auteure, m’a assuré qu’on pouvait lire les livres sans forcément en suivre la chronologie et il est vrai que je n’ai pas été perdue une seule seconde. Quelques allusions à des aventures précédentes mais rien qui pourrait gêner un lecteur qui commencerait par ce tome.

Rosie Maldonne (Cricri elle préfère !) est une jeune femme dynamique avec 3 enfants à charge, qui vit dans une caravane et a une situation financière précaire. Elle accepte de rendre service à une SDF rencontrée aux Restos du Coeur en portant un message à une personne au Yacht Club de Monaco. Elle va se trouver mêlée bien malgré elle à plusieurs morts mystérieuses, à un défilé de mode improbable mais aussi à la quête du trésor de sa Mémé Ruth. Tout un programme en perspective !

Si vous aimez les héroïnes déjantées, les personnages loufouques et les enquêtes ce livre est fait pour vous ! Pour ma part, j’ai non seulement beaucoup aimé l’histoire ou plutôt les histoires puisqu’il y a plusieurs enquêtes qui s’entremèlent mais, et surtout, j’ai adoré les personnages. Rosie est super attachante et drôle. Elle est excessive, exhubérante et m’a fait pensé à un Titi Parisien avec sa façon de parler. Sa manie de changer les expressions m’a fait rire aux éclats plus d’une fois ! Entre ses tenues improbables, son rythme de marche et l’amour qu’elle porte à ses enfants, je l’ai trouvé tout simplement géniale. Elle est entouré d’un groupe d’amis tout aussi abracadrant qu’elle : Ismène, par exemple mais aussi Gaston que j’ai trouvé touchant, Tony et sa loyauté. Quant à ses filles, elles sont rigolotes et attendrissantes en même temps.

Les enquêtes sont vraiment bien ficelées. La quête du trésor de sa mémé Ruth va l’amener à découvrir un pan du passé de son aïeule qu’elle ne connaissait pas et sa rencontre avec Simone, la SDF, va l’entraîner dans une enquête à rebondissements. Mais Rosie bénéficie d’aide pour mener de front tous ces mystères : ses amis bien sur, sa maman décédée qui chaque jour lui envoit une chanson en rêve pour la guider et l’inspecteur Borelli qui malgré son air bougon l’apprécie, j’en suis sûre !

L’auteure a réussit un savant mélange entre humour et policier, elle nous emmène grâce à son écriture rythmée dans le monde de Rosie Maldonne où tout est un peu fou mais qui, surtout, déborde d’amour et d’amitié.

Une lecture vraiment divertissante qui m’a donné envie de découvrir toute la série des aventures de Rosie Maldonne.. dites plutôt Cricri !

Ma note : 8/10

Chronique Livresque·Drame·polar

La belle assise de Brice Milan

Fiche Technique :

Auto-édition – 147 pages – ebook – Policier / drame

Résumé :

Jean-Yves tombe amoureux d’une jeune fille paraplégique, Emma chaperonnée par sa tante. La mère de Jean-Yves, veuve, s’oppose à sa liaison… A tort ou à raison ?

Mon avis :

Avant tout, je souhaite remercie Brice Milan l’auteur de m’avoir confié son livre en service presse et de sa confiance.

Jean-Yves est une jeune homme vivant des rentes léguées par son père. Il coule une petite vie paisible entre un peu de course à pied et une mère un brin envahissante. Jusqu’au jour où il croise Emma, jeune femme paraplégique pour laquelle son coeur s’emballe. Mais souvent les choses ne sont pas ce qu’elles semblent être et Jean-Yves va le découvrir rapidement à ses dépends..

Ce roman commence assez doucement, un petit côté romance avec un Jean-Yves fleur bleue qui s’enflamme sur sa belle assise. Puis tout s’emballe entre secrets et non-dits, Jean-Yves va devoir affronter des situations auxquelles il ne s’attendait pas (et le lecteur non plus !). Une enquête policière va prendre le pas rapidement sur l’histoire d’amour naissante et faire plonger notre héros dans les secrets bien gardés de son passé. Le personnage de Jean-Yves peut paraître un peu caricatural mais pour ma part, je l’ai beaucoup apprécié. Je trouve son évolution au fil des pages vraiment intéressante. Au départ, il ressemble à un gran ado que la vie aurait favorisé puisqu’il n’a pas besoin de travailler pour vivre décemment, qu’il semble en bonne santé et heureux de sa condition. Mais au fur et à mesure que des pans de sa vie s’effondre, il est confronté à des choix qui vont le faire mûrir inexorablement. Emma m’a donné plus de mal même si je l’ai trouvé attachante à certains moments. Je pense qu’il m’aurait fallu plus de détails ou d’explications sur leurs vies, leurs choix pour pouvoir vraiment les comprendre et les apprécier pleinement.

J’ai particulièrement aimé le rythme de ce roman, les chapitres sont très courts mais donnent une cadence à l’histoire très rapide. Brice Milan, l’auteur, a une très belle plume, très fluide qui fait que la lecture est très aisée. Jean-Yves étant issu du milieu bourgeois, l’auteur a choisi un langage assez soutenu ce qui m’a parfois un peu fait tiquer mais sans me gâcher le plaisir de la lecture un seul instant. Chaque révélation entraîne de nouvelles questions et fait s’accélérer un peu plus l’histoire, obligeant le lecteur à imaginer un dénouement qui ne sera de toute façon pas le bon.

Les romans courts ont souvent pour moi un petit côté frustrant car je trouve que ça manque de détails mais pas pour « La belle assise » dont l’intrigue débute très rapidement et pour laquelle nous avons toutes les réponses attendues. Mon seul bémol étant pour les personnages comme je l’ai dit plus haut pour lesquels j’aurais aimé plus d’explications pour mieux les appréhender. Ce format court est donc une réussite.

Un roman policier bien ficelé avec une intrigue prenante et bien pensée. Une lecture agréable et étonnante jusqu’à la conclusion finale surprenante.

Ma note : 8/10

Chronique Livresque·Jeunesse·polar

I invade you de Sarah Turoche-Dromery et Nils Barrellon

Fiche technique :

Editeur : Thierry Magnier – 246 pages – ebook ou broché

Résumé  :

Les Space-Invaders colonisent les murs de Paris pour qui sait lever la tête. Des corps sont retrouvés au pied des mosaïques. Jalousie, vengeance, cupidité, quels sont les mobiles de ces meurtres ? Une balade urbaine et une occasion de découvrir un Paris insolite.

Mon avis :

Avant tout, je tiens à remercier Les Editions Thierry Magnier pour l’envoi de ce service presse.

J’étais curieuse de lire ce livre, un polar jeunesse voilà qui semblait intéressant… et encore plus lorsque je me suis rendue compte que j’avais déjà « croisé » des Space Invaders lors de balades dans Paris ! A l’époque j’en avais apprécié l’esthétique sans trop me poser de questions, je me suis donc dépêchée de plonger dans cette histoire pour en apprendre un peu plus..

Esther est une jeune fille de 16 ans qui essaye de se remettre d’une rupture amoureuse douloureuse en chassant les Space Invaders, ces mosaïques représentant des personnages pixellisés disséminés dans les rues de Paris. Le créateur, Invader, accompagné de son assistant Orbi les posent sur les murs de grandes villes, un street art très apprécié des chasseurs de Spaces qui les traquent grâce à une application sur leur smartphone mais un peu moins d’un tueur qui lui assassine sous ces mosaïques.

J’ai apprécié ce livre pour diverses raisons. Tout d’abord pour ses personnages.. En effet, j’ai aimé que les adolescents soient de vrais ados avec leurs problèmes, leur langage et surtout les réactions de leur âge. Pas de super-héros de 15 ans sauvant la veuve et l’orphelin, juste une jeune fille un peu perdue, un jeune geek amoureux qui jouent à chasser les Spaces et se cherchent. Je me suis attachée à eux au fil des pages tout comme à Lila qui va enquêter sur les meurtres.

Ensuite, j’ai tout particulièrement aimé apprendre à connaître l’artiste Invader. Son approche de l’art est vraiment intéressante, sortir l’art des musées est une idée géniale. Chaque balade peut se transformer en découverte et chaque détour de rue peut cacher une nouvelle oeuvre puisqu’il se renouvelle grâce à des invasions régulières. J’adorerais pouvoir arpenter les rues à la recherche de Spaces et pouvoir les photographier afin d m’en faire une galerie personnelle.. Si un jour l’invasion commence dans l’Oise prévenez moi !!

Ce livre a été écrit à 4 mains par Nils Barrellon, auteur de polars et Sarah Turoche-Dromery auteure et monteuse pour le cinéma. Une histoire fluide qui pousse le lecteur à tourner chaque page rapidement afin de découvrir le fin mot de l’histoire. Le polar est bien adapté à un lectorat jeune mais ravira aussi les amateurs plus âgés.

Et enfin, je dois dire que j’ai adoré l’esthétique du livre. La couverture est très réussie et ça a été un véritable régal de découvrir de petits Spaces éparpillés dans les pages, une vraie chasse à domicile !

Ce livre est un coup de coeur pour moi autant pour son histoire captivante que pour la balade qu’il m’a emmené faire dans Paris à la recherche des Spaces. Et je remercie chaleureusement Nils Barrellon et Sarah Turoche-Dromery  de m’avoir permis de m’intéresser au Street-art !

Ma note : 9/10

 

 

 

 

Chronique Livresque·polar·Thriller

Tuer l’ami de LH Chéreau

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Fiche technique :

Editeur : Amalthée -326 pages – broché

Résumé :

Pierre Pesson vient d’être enlevé. C’est ce qu’il comprend à son réveil dans une grotte obscure. Pourquoi lui ? Il ne le sait pas. Mais avec l’arrivée de ses amis du lycée, prisonniers eux aussi, il comprend que cela a un rapport avec la disparition de leur ami commun, Louis Tarain. Leur ravisseur, persuadé que l’un d’entre eux est responsable de la mort de Louis, va les entraîner dans un jeu pervers de tirage au sort mortel.

À plusieurs centaines de kilomètres de là, un policier recherche un membre de la Sécurité nationale tandis qu’une voiture en fourrière éveille l’intuition d’un journaliste. Les deux hommes ne savent pas encore que leurs enquêtes respectives vont les mener sur les traces de cette bande de copains.

Mais pour Pierre et les autres, la course contre la montre pour leur survie est engagée…

LH Chéreau, né en 1978 à Bruxelles où son père était diplomate, a vécu à Madrid, Washington et Rome.

Tuer l’ami est son troisième roman après Méfie-toi et 2 Mèches, également publiés aux Éditions Amalthée.

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Mon avis : 

En tout premier lieu, je remercie chaleureusement l’auteur LH Chéreau pour l’envoi de ce service presse. 

Je dois dire que j’ai de suite été intriguée par le résumé : des enlèvements, un psychopathe, plusieurs enquêtes qui devaient à un moment ou un autre se télescoper.. Et ce doigt accusateur sur la couverture. Tout ce que j’aime ! 

J’ai donc plongé tête la première dans ce livre pour me rendre compte au fil des pages que je le lisais en apnée ! (bon, une petite respiration de temps en temps lorsque l’auteur nous laissait un peu de temps pour souffler…). 

Les choses démarrent très vite, Pierre Pesson se réveille au sol dans une cellule. Il s’aperçoit qu’il n’est pas le seul prisonnier. Dans la cellule voisine, l’un de ses amis de longue date est aussi retenu en otage. Il en déduit que leurs présences en ces lieux a un rapport avec la disparition quelques années auparavant de leur ami commun Louis Tarain. Leur ravisseur a donc réunit la « bande du lycée » afin de trouver le commanditaire de la disparition de Louis et a mis au point un plan complètement fou pour faire avouer le coupable : la mort aléatoire par tirage au sort ! 

Ce livre est vraiment un régal pour les fans de polar ! L’auteur nous permet de suivre tantôt les prisonniers et leurs ravisseurs, tantôt un journaliste lancé sur une piste que son flair lui fait pister et enfin un inspecteur qui lui recherche un membre de la Sécurité Nationale disparu. Ces trois enquêtes vont se rejoindre en un point : la bande d’amis ! Des flash-backs nous permettent aussi de mieux comprendre les réactions, les sentiments et les actes de chacun des personnages, d’appréhender leurs interactions,  du pourquoi on en est arrivé là.

La plume de l’auteur est vraiment fluide et agréable à lire, elle est vive et acérée et ne laisse que peu de répit au lecteur. Il passe de l’un à l’autre, nous obligeant à réfléchir à certains questionnements comme l’amitié résiste-t-elle à tout ? Jusqu’où est-on prêt à aller pour survivre ? 

Ce thriller est assez atypique puisque le responsable du rapt nous est présenté quasiment dès le départ. Le but est donc plutôt de savoir s’il a eu raison de le faire et pourquoi ? Sa quête va l’amener à jouer avec ses victimes comme un chat avec une souris. Et nous, lecteurs, sommes les témoins de ses actes cruels mais ô combien nécessaire pour découvrir la vérité sur la disparition de Louis. Le ravisseur est un peu comme un chef d’orchestre ou un metteur en scène. C’est lui qui mène la danse, qui gère les acteurs et ils n’ont plus qu’à lui obéir pour survivre. Et pas sûr que tous y arrivent !

Les personnages sont bien décrits et menés. Ils sont parfaitement crédibles et on imagine bien l’amitié qui réunissait ces 5 hommes, la vie qui les a amené a moins se côtoyer, les aléas du destin de chacun mais aussi un lien durable qui malgré le temps perdure. Est-ce que je vous étonne si je vous dis que mon préféré est le ravisseur lui même ? Il est froid, cruel mais charismatique et malgré tout attachant.. 

Nous avons donc ici un excellent thriller réunissant tous les ingrédients pour en faire une réussite : du suspense, de l’action, de la trahison et une très bonne histoire.. Quant aux apparences, elles ne sont pas forcément toujours bonnes ! 

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J’ai prit beaucoup de plaisir à lire ce livre et une fois commencé j’ai eu du mal à le lâcher ! LH Chéreau est un auteur que je découvre mais que je vais suivre avec beaucoup d’intérêt. Et je vous recommande vivement cette lecture que vous soyez fan du genre ou pas, on y passe un excellent moment ! 

Ma note : 8/10