aventure·Chronique Livresque·steampunk

La Neste Funeste par Camille X Morgan

Quelques informations…

Auto-édition – 362 pages – ebook ou broché – Steampunk

Un résumé ? 

Avril 1890 – Depuis les événements de l’Exposition universelle, la Demoiselle Dynamite a disparu sans laisser aucune trace. Mais depuis quelques jours, la voilà qui reparaît pour des vols loin de ses habitudes, sans envergure, qu’elle signe d’une carte. Durant l’année écoulée, Camille a préféré mener une vie tranquille loin des sensations fortes et elle ne sait pas qui commet ces larcins en son nom. Cette course pour démasquer l’imposteur s’arrête aussi brutalement qu’elle a commencé, quand la jeune femme découvre que l’Horloge de la XIIIe Heure a été dérobée avec fracas chez son propriétaire, laissé mourant. Avant d’expirer, celui-ci lui donne la mission de retrouver l’Horloge, au cœur d’un grand secret alchimique, au risque de laisser le chaos régner sur le monde. Camille n’a pas d’autre choix que de sortir de sa retraite pour affronter de nouveaux dangers et découvrir qui usurpe son identité, qui a volé l’Horloge et, surtout, qui a tué son vieil ami.

5156185_dca5e

Mon avis :

J’attendais avec impatience la suite d’un roman Steampunk que j’avais tout particulièrement aimé : L’Horloge de la XIIIème heure. Lorsque son auteur, Camille X Morgan, m’a contactée pour m’annoncer que cette suite sortait j’étais ravie. Et encore plus lorsqu’il a eu la gentillesse de me le confier en service presse ! 

On retrouve ici Camille quelques temps après les événements du tome 1. Elle se remet doucement des pertes subies en restant éloignées de ses activités de voleuse. Lorsque des vols sont commis et signés par la Demoiselle Dynamite alors qu’ils ne sont pas de son fait, la jeune femme décide de retrouver l’usurpateur. Elle ne peut pas laisser salir son nom !  Mais, l’Horloge de la XIIIème heure (la véritable horloge, rescapée du premier tome..) est volée et son propriétaire, dans un dernier souffle, donne mission à Camille de la retrouver.. pour le bien de l’humanité ! 

Ce second opus nous ramène dans le Paris de 1890 auprès de Demoiselle Dynamite qui se voit contrainte de reprendre du service. Elle va partir à la recherche de l’Horloge de la XIIIème heure mais sa route va être parsemée d’embûches et de difficultés. La jeune femme veut non seulement honorer la parole donnée à son vieille ami mais également venger la mort de celui-ci. Elle va donc devoir plonger dans cette enquête qui va la mener bien loin de Paris et le fait d’être une voleuse célèbre et recherchée ne va, évidemment pas lui faciliter la tâche ! J’avoue que cette suite m’a vraiment captivée car l’histoire est vraiment bien ficelée et pleine de rebondissements. L’auteur a plus d’un tour dans son sac pour surprendre le lecteur.. 

J’ai été ravie de retrouver la jolie Camille qui est une héroïne comme je les aime : forte, avec du caractère et qui sait ce qu’elle veut. Dans cette nouvelle aventure, je l’ai trouvée également plus sensible, meurtrie.. plus humaine en quelque sorte. Le passé n’est pas complètement clos et Camille va devoir affronter des épreuves liées à celui-ci tout en essayant de mener à bien sa quête. Il est difficile de parler des personnages sans spoiler mais j’ai vraiment aimé la façon dont Camille X Morgan amène les choses, crée des liens entre les différents personnages et leur insuffle personnalité et caractère. 

C’est le troisième roman que je lis de cet auteur et je suis définitivement fan ! J’aime tout autant son imagination et la façon dont il traite l’histoire que sa façon d’écrire aussi bien légère qu’adaptée à l’époque. Les aventures de la Demoiselle Dynamite font parties de mes romans Steampunk préférés et j’ai hâte d’en connaître la suite ! 

GIF ecrire

Un second tome à la hauteur de mes espérances ! J’ai pris énormément de plaisir à le lire et si vous êtes fan du genre ou voulez découvrir le Steampunk je vous conseille vivement cette série. 

Ma note : 8.5/10

Pour acheter et lire ce livre cliquez ici

Chronique Livresque·steampunk

Dans la peau du mal par Corinne de Vailly

Quelques informations…

Les Editions du 38 – 246 pages – ebook – Steampunk

Un résumé ?

Édimbourg, Écosse, 1838. Braconnant dans les collines d’Édimbourg, des enfants découvrent plusieurs mini-cercueils. Ces sarcophages sont peut-être liés à des événements survenus dix ans plus tôt, alors que deux tueurs en série sévissaient dans les rues mal famées de la «Vieille Enfumée». Y a-t-il un lien avec LE fameux livre que le professeur Rothstone recherche jusque dans la boutique tenue par Niamh et son frère handicapé, Fingal Angus? Et d’où sortent ces Grim Reapers, chevauchant leurs engins à vapeur, qui terrorisent la population? Fingal, Niamh et son fiancé, le détective Mael Cullium, seront pris dans un tourbillon d’événements où spiritisme, machines à vapeur et êtres violents se côtoient.

5156185_dca5e

Mon avis :

Tout d’abord, je remercie les Editions du 38 de m’avoir permis de lire ce roman en service presse via le site Simplement.Pro.

Je me suis très vite laissée tentée par ce livre pour plusieurs raisons :le résumé accrocheur, le classement en Steampunk et la magnifique couverture. C’est donc avec beaucoup d’enthousiasme que je me suis lancée dans cette lecture.

Tout débute alors qu’un groupe d’enfants tombent par hasard sur de petits cercueils enterrés dans une cavité. Que représentent ces 17 mini-cercueils ? Qui les a mis là ? Et pourquoi ? C’est pour répondre  ces questions que l’auteure fait remonter le lecteur quelques années auparavant..

J’avoue ressortir de cette lecture plutôt mitigée. J’avais bien accrochée au prologue et il me tardait de comprendre la raison de ces événements. Mais j’avoue que le reste du roman m’a parfois un peu perdue.. L’histoire m’a semblé à certains moment plutôt chaotique car on suit plusieurs histoires en parallèle qui semblent n’avoir aucun lien. Bien entendu tout fini par s’expliquer et se rejoindre mais j’ai eu un peu de mal à accrocher vraiment.

L’histoire en elle-même est plutôt intéressante puisqu’on suit Niamh et son frère Fingal Angus dans leur boutique qui ressemble à une brocante mais également le professeur Rothstone qui est à la recherche d’un objet très curieux. L’auteure entraîne ses personnages dans une histoire vraiment sombre où se mêlent spiritisme et violence. L’ambiance est pesante tout au long de cette aventure voir même glauque par moment. Tout y est très sombre aussi bien l’environnement que les personnages. Côté personnages, je n’ai malheureusement pas réussi à m’attacher vraiment à eux même si le trio Niamh / Fingus / Mael est plutôt sympathique.

J’ai plutôt apprécié le côté Steampunk de l’histoire qui est développé avec les inventions par exemple. J’aurais parfois aimé avoir plus de détails ou que l’aspect Steampunk soit un peu plus développé mais de ce côté là j’avoue que j’ai été plutôt satisfaite. L’auteure a pourtant une plume intéressante et bien travaillée avec un vocabulaire riche et varié. 

thé

C’est donc une lecture en demi-teinte pour moi qui malgré l’intérêt de l’histoire me laisse un goût de manque au final. 

Ma note : 6/10

Pour acheter et lire ce roman cliquez ici

Chronique Livresque·Science fiction·steampunk

Kerys tome 2 : Ceux du dehors par Catherine Loiseau

Quelques informations…

Autoédition – 334 pages – ebook – Steampunk / science-fiction

Un résumé ? 

Plus de six mois ont passé depuis la victoire des humains sur les Abominations et la clôture de toutes les failles.

Kerys goûte la paix retrouvée ; Honoré Rocheclaire et Artémise Bouquet convolent en justes noces. La fête sera courte : le moment est venu de secourir Érika Zhaan, retenue prisonnière dans une faille à proximité de Sainte-Victoire. Au cours de leur incursion en territoire ennemi, les mercuriens découvrent l’ampleur de la menace. Les Abominations n’ont pas décidé de passer leur chemin, au contraire, elles semblent avoir trouvé un appui inattendu chez certains humains : les individualistes. Ces nouveaux alliés semblent avoir pour but d’abattre à la fois le gouvernement et les brigades du mercure.

Face à ces menaces, Honoré, Artémise, Erika et les mercuriens vont devoir rivaliser d’ingéniosité et courage…

Ceux du dehors est le deuxième tome de Kerys, trilogie mariant action, steampunk et ambiance lovecraftienne, le tout sous forme de comédie !

5156185_dca5e

Mon avis : 

Je remercie chaleureusement Catherine Loiseau pour l’envoi de ce service presse et pour sa gentillesse. 

Un roman de Catherine Loiseau, c’est comme un bonbon au caramel, quand je l’ai entre les mains, je me lèche les babines d’avance ! 

« Ceux du dehors » est le tome 2 d’une trilogie Steampunk, je vous ai déjà parlé du tome 1 « Ceux du mercure » que j’ai beaucoup aimé.. Mais attention ma chronique risque de vous spolier le tome 1 si vous ne l’avez pas encore lu. 

L’action reprend environ 6 mois après que Ceux du mercure aient « botté les fesses » des Abominations. Dès la première scène, j’ai replongé dans l’humour que j’apprécie tant de cette auteure. En effet, nous sommes témoins du mariage d’Honoré Rocheclaire et d’Artémise Bouquet et je dois dire que la Mme Rocheclaire mère m’a vraiment fait rire. Pauvre Honoré.. Mais cette petite parenthèse enchantée ne va pas durer; en effet la victoire ne s’est pas faite sans pertes.. Erika a été enlevée par les envahisseurs et il va falloir songer à la tirer de cette situation. 

Ce second tome est parfaitement dans la lignée du 1er : de l’action de l’humour, des rebondissements et toujours des personnages charismatiques. Certains ne sont plus (je dois dire que Maximilien m’a beaucoup manqué) mais d’autres prennent plus d’ampleur sans compter les petits nouveaux que l’on découvre. L’évolution des personnages est toujours aussi intéressantes surtout pour les personnages féminins. En effet, Artémise prend en main sa destinée un peu poussée par Simonet. Le personnage d’Eléonore m’avait déjà beaucoup plu lors du précédent tome et on la voit ici grandir et s’imposer (avec parfois un peu de mal..). Erika et Ripley sont également indispensables à l’histoire et vont changer au fur et à mesure. Le personnage masculin qui m’a le plus plu est Octave Simonet même s’il est un peu différent que dans le premier tome. Son esprit manipulateur me plaît toujours autant et le voir au fil des pages c’est comme assister à une partie d’échecs. 

Ce deuxième opus va également voir l’émergence de nouveaux problèmes pour les kérysiens, des soucis dont on trouvent un étrange échos dans notre société : crise économique, chômage,  etc.. après qu’ils aient vécu un âge d’or particulièrement fleurissant grâce à la Canne Bleue. Tous ces tracas vont faire que l’histoire va évoluer différemment que ce que je pensais. En effet, lorsque la paix sociale n’est plus, les gens se tournent parfois vers des choix discutables. Catherine Loiseau aborde ici des thèmes non seulement très actuels mais qui nous touchent tous. 

J’ai donc passé un excellent moment de lecture encore une fois grâce à Catherine Loiseau et à son roman où se mélangent subtilement Steampunk, science-fiction, humour et amour.. L’écriture de l’auteure est toujours aussi active et prenante. Une plume légère grâce à laquelle on voyage sans mal dans Kérys mais aussi à travers les failles, au gré de l’imagination de cette auteure pleine de talent. Et une mention spéciale pour la couverture, qui est, comme pour chaque livre de Catherine, une véritable réussite !  Il me tarde maintenant de retrouver Honoré, Artémise, Erika et tous les compagnons pour la conclusion de cette trilogie ! 

papillon

Un suite réussie qui prolonge l’aventure des kérysiens et de ceux du mercure, les Abominations n’ont qu’à bien se tenir ! 

Ma note : 9/10

Pour acheter et lire ce livre cliquez ici

Chronique Livresque·Science fiction·steampunk

L’architecte du temps par Chris Red

 

Quelques informations…

Auto-édition – 386 pages – ebook ou broché – Steampunk / Science-fiction

Un résumé ?

Londres. 1851.Edgar Stone est un inventeur aussi renommé que décrié. Une humiliation publique lui a valu d’être la risée des journalistes, et notamment de Charles McCartigan, l’employeur de Rose Cunningham, sa compagne. Déterminé à laver son nom souillé et à prouver sa valeur, il a défié les lois du temps pour présenter ses futures créations lors de la première Exposition Universelle de l’ère moderne. Devant la reine Victoria, la souveraine de l’Empire britannique, et accompagné de son fidèle assistant, Richard Morris, il compte prouver à tous son talent et son ingéniosité. Mais surtout, il rêve de rendre le monde meilleur et d’accélérer la croissance industrielle de sa nation. Tout semble se dérouler à merveille…… Jusqu’à l’apparition de l’inspecteur Samuel Grant, haut gradé au sein de la division temporelle de Scotland Yard qui va le conduire en 1999 dans un Londres futuriste où l’attend son procès. Inclus : La nouvelle Voyage hors du Temps qui a donné vie au personnage de L’Architecte.

steampunk

Mon avis…

Je remercie tout d’abord l’auteur, Chris Red de m’avoir offert de lire son roman en service presse via le site Simplement.Pro et pour sa confiance renouvelée. J’avais, en effet, lu l’année dernière « Les fils du Destin » et j’avais beaucoup aimé ce premier roman dans le genre science-fiction. 

Vous me connaissez depuis suffisamment longtemps pour imaginer ce qui m’a de suite plu dans ce livre.. non ? Allez un indice ! Elle est magnifique… La couverture bien sûr ! Elle est à l’image de tout ce que j’aime dans le genre Steampunk et je ne pouvais que craquer. Puis la lecture du résumé a finit de me convaincre et j’ai plongé avec délectation dans cette histoire..

Après un énorme fiasco, Edgar Stone, inventeur de son état,  participe à la première Exposition Universelle de 1851 sous le regard de la Reine Victoria. Il est bien décidé à faire oublier le passé et la présentation manquée qui a fait de lui la risée du tout-Londres. Sauf qu’un inspecteur de Scotland, Samuel Grant, vient l’arrêter pendant ce grand évènement sous le regard de sa compagne, Rose Cunningham. Cet inspecteur va emmener Edgar dans un voyage un peu particulier.. un voyage dont la destination est l’année 1999..

Chris Red, une fois encore, nous entraîne dans un roman de science-fiction et d’aventure. Ici pas de planètes à visiter mais des époques avec des voyages dans le temps et surtout (pour mon plus grand plaisir !) du Steampunk.. On retrouve plusieurs codes de ce genre littéraire dans ce roman avec tout d’abord l’époque (l’ère Victorienne), des inventions.. certains m’ont un peu manqué comme par exemple les descriptions du dress-code mais c’est sans conséquence sur l’histoire. Edgar Stone va devoir assumer les conséquences de ses actes et affronter l’Architecte du temps pour avoir mis en péril l’humanité toute entière.

Ce roman donne à réfléchir et pose la question du « tout-technologique » et de ses conséquences. A travers le personnage d’Edgar Stone et de ses inventions, c’est une critique de notre société et de nos choix que nous pouvons décrypter sans que cela soit moralisateur puisque l’histoire est bien menée et reste dans la science-fiction. L’idée est intéressante et j’ai beaucoup aimé les différentes réalités qui se mettent en place au fur et à mesure de la lecture. L’action est très présente et on ne s’ennui pas un instant au fil des pages. Des personnages hauts en couleurs viennent pimenter l’histoire et ajouter du suspense, je pense notamment à Archimède, le droïde, que j’ai trouvé vraiment attachant.

Les personnages sont intéressants et plutôt bien construits. J’ai beaucoup aimé les personnages principaux que sont Edgar et Rose mais j’avoue avoir eu un faible pour l’Architecte et ses compagnons. Encore une fois, grâce à ce personnage loufoque et hors du commun Chris Red nous démontre l’étendue de son imagination. Le personnage de Rose est également très intéressant d’autant que c’est une femme de caractère, ce que j’apprécie chez les héroïnes. Elle va faire tout son possible pour aider son compagnon quitte à se mettre en danger.  

J’ai apprécié me retrouver plongée de nouveau dans un univers créé par Chris Red, son imagination est débordante et l’action y est omniprésente. Son écriture est toujours aussi agréable même si j’aurai aimé parfois un peu plus de légèreté. L’Architecte du temps m’a fait passé un excellent moment de lecture et le joli petit bonus est une nouvelle à la fin de ce roman grâce à laquelle on découvre la première apparition de ce personnage.

Lecture-hiver

Une lecture agréable et distrayante où l’action et le suspense sont omniprésents. Un univers intéressant et un Architecte du temps loufoque qui m’ont tenu en haleine tout au long de ce roman.

Ma note : 8/10

Pour acheter et lire ce livre cliquez ici

Chronique Livresque·fantastique·steampunk

Esprits de Corps : I. Napoca par Tim Kesseler

Fiche technique : 

Editions Demdel – 386 pages – broché – Fantastique / Aventure

Résumé : 

Guerre et diplomatie, essor industriel et misère rampante, monde réel et monde spectral, Mydgar sait cultiver ses antagonismes. La plus grande ville du continent vit à l’heure de la machine à vapeur et des césures sociales, mais elle est aussi le siège du vénérable Congrès des Nations. Dans l’anonymat de la vie citadine, elle réunit Will et Ruben, le jeune diplomate et le fugitif. Des salons feutrés du Congrès aux bas-fonds de la ville, de Mydgar au périple en Zeppelin vers Napoca, ils seront ballottés dans les tourments d’une crise qui menace la fragile paix aux frontières. Personne ne se doute de l’invasion silencieuse de la sphère spectrale. Le sort du continent dépend de deux mondes.

steampunk

Mon avis : 

Je remercie chaleureusement l’auteur, Tim Kesseler, de m’avoir permis de découvrir son roman en service presse via le site Simplement.pro et pour sa confiance. 

L’auteur nous entraîne dans un monde qui ressemble singulièrement au notre au premier abord : une fédération de pays regroupés, Mydgar la grande capitale détentrice de tous les pouvoirs, le « petit peuple » mécontent.. Ruben est un fugitif, il a quitté sa terre d’origine après un drame et essaye de survivre; William est fils de bonne famille venant à Mydgar afin d’y faire une carrière d’attaché-diplomatique au Congrès. Ces deux personnages que rien ne devaient réunir vont malgré tout se retrouver pris dans une crise qui risque de détruire leur monde tel qu’ils le connaissent.. 

Dès les premières pages, Tim Kesseler nous entraîne dans un monde très riche : des inventions, de la vapeur.. le côté Steampunk est en place à ma grande joie. Puis, les choses sérieuses se mettent en place avec une première interaction entre les deux héros et on devine que ce ne sera pas la seule. En attendant que le destin les réunissent, ils vont, chacun de leur coté, essayer de se faire une place dans cette immense cité. Ruben en tant que travailleur et fugitif va connaître quelques mésaventures quant à Will malgré son statut d’attaché-diplomatique sa vie ne sera pas des plus sereine. En effet, Mydgar est comme un immense panier de crabes où règne les faux-semblants, l’opportunisme et l’égoïsme. Et une fois l’histoire installée et nos héros en place, l’aventure commence… 

J’ai vraiment pris beaucoup de plaisir à lire ce roman qui est très riche et développé. L’histoire est prenante et captivante, de la politique, de la diplomatie, de la trahison, tous les ingrédients sont présents pour que le lecteur passe un très bon moment. L’histoire est bien menée et liée sans être indigeste, on comprend parfaitement les rôles de chacun, l’évolution du récit. J’avoue ne pas être une grande fan des romans où il est question de politique (au sens large) mais ici tout est vraiment bien expliqué : négociations, trahisons, alliances font de ce roman une sorte de grand échiquier où chacun tente de placer son pion. L’ajout de fantastique à cette histoire grâce à la religion est non seulement une très bonne idée mais est aussi très bien réalisé. J’ai vraiment apprécié cette part de l’histoire qui amène de la magie (attention pas de magie avec sorts et potions..) au récit. 

Les personnages sont très bien faits avec une mention spéciale pour William. En effet, j’ai vraiment aimé l’évolution de ce personnage au fil des pages. Son rôle s’étoffe et il prend une ampleur exceptionnelle. Le personnage de Ruben est, quant à lui, attachant car on sent sa fêlure et la culpabilité qu’il traîne derrière lui est un boulet dont il ne peut se défaire. Il m’a beaucoup émue. 

Tim Kesseler nous livre ici un premier tome non seulement bien mené mais également bien écrit malgré quelques répétitions. Il utilise un langage adapté aux situations et aux personnages ce qui est appréciable car on évite de cette façon les dialogues ampoulés ou décalés. Une lecture vraiment agréable et intéressante ! 

livre et rose

Un premier roman vraiment réussi avec une intrigue captivante et des héros touchants. Une touche de fantastique, un peu de Steampunk, de la politique et surtout de l’aventure font de ce premier tome une très bonne lecture ! 

Ma note : 8/10

Pour acheter et lire ce livre cliquez ici.. 

Chronique Livresque·fantasy·steampunk

Kerys, Tome 1 : Ceux du mercure par Catherine Loiseau

Fiche technique :

Hydralune Editions – 344 pages – ebook ou broché – Steampunk / Fantasy

Résumé :

Automne 1890
Sainte-Victoire, la capitale de Kerys, connaît une paix relative : les brigades du mercure veillent au grain, contiennent les attaques d’Abominations et scellent les failles par lesquelles ces féroces créatures apparaissent.
Cette fragile quiétude vacille quand une bombe explose au cœur de la ville. L’enquête de la police semble impliquer un mécanicien des brigades du mercure. Le capitaine Honoré Rocheclaire doit faire la lumière sur cet incident. Mais rapidement, l’affaire prend des ramifications inattendues. Pourquoi des ressortissants austréniens, nation en froid avec Kerys, se mêlent-ils de la partie ? Que cache Maximilien Rocheclaire, le brillant oncle d’Honoré ? Pourquoi les Abominations, qui jusque-là s’étaient tenues tranquilles, recommencent-elles à attaquer ?
Face à ces questions, les certitudes que les mercuriens tenaient pour acquises pourraient bien voler en éclats…

Ceux du mercure est le premier tome d’une trilogie alliant univers steampunk et horreur lovecraftienne, le tout avec une bonne dose d’humour et des personnages au caractère bien trempé. Au programme : aventure, action, Abominations, corsets et hauts-de-forme!

steampunk

Mon avis :

Je remercie vivement Catherine Loiseau de m’avoir confié son roman en service presse et pour sa confiance.

Ce n’est pas le premier livre que je lis de Catherine Loiseau. En effet, j’ai découvert cette auteure grâce à sa série « La ligue des Ténèbres » (vous trouverez ici la saison 1, si vous voulez en savoir plus, ce que je vous conseille vivement). J’ai donc déjà pu découvrir sa plume, ses personnages et son humour..

C’est avec joie que j’ai plongé dans ce tome 1 qu’est « Kerys, ceux du mercure » certaine de passer un bon moment. Et comme prévu, la lecture fut bonne !

Honoré Rocheclaire est capitaine à la brigade du mercure et sa tâche principale est de défendre son île, Kerys, contre les Abominations, des sortes de monstres venus d’une autre dimension qui apparaissent grâce à des failles. Lorsqu’un attentat est commis et que l’intégrité de la brigade est mise en cause, Honoré est désigné pour enquêter afin de découvrir qui tente de leur nuire. Mais très vite l’affaire devient plus complexe et implique l’Austrénie, puissance étrangère avec laquelle Kerys a des relations plus que tendues, il est également question de disparitions d’éminents savants..

Dès les premières pages, on plonge dans un univers Steampunk comme je les aime : des dirigeables, des lampes à gaz, des humanoïdes, des corsets mais c’est également un monde où des monstres sortent de failles, où une étrange Canne Bleue pousse et fournie de l’énergie. Du Steampunk donc mais également de la science-fiction.. L’auteure prend son temps pour poser les bases de son histoire, pour nous imprégner de l’ambiance de Kerys où il fait bon vivre depuis que les attaques des Abominations se sont raréfiées. Chaque détail est pensé et posé et l’action peut donc commencer. Une bombe explose, les Abominations attaquent de plus belle, un changement dans leur façon de faire et Honoré Rocheclaire se voit obliger de lancer des investigations pour découvrir le pourquoi du comment. On découvre la vie au sein de la brigade, leurs entraînements. L’histoire est vraiment prenante, parfois angoissante mais également pleine d’humour. L’auteure intègre des moments plus légers pour contrebalancer les passages plus durs que sont les batailles contres les Abominations avec leurs lots de pertes.

Non seulement l’histoire est vraiment bien construite et menée mais j’ai également beaucoup aimé la façon dont Catherine Loiseau nous détaille « mine de rien » Kérys et ses habitants, mais également les autres pays. Les Kérysiens sont têtus, ils aiment s’occuper des affaires des autres.. Au détour de conversations, ces petits détails donnent vie à cette île et aux kérysiens.

L’un des grands atouts de ce roman sont les personnages. Honoré Rocheclaire peut sembler goujat au premier abord vu sa façon de considérer la gente féminine mais il est bien plus complexe et surtout très attachant. Il est dévoué à sa patrie et à sa famille, il est drôle, souvent gaffeur.. Et ce schéma se reproduit pour pratiquement tous les personnages : Maximilien Rocheclaire a l’air d’un vieux fou mais est finalement beaucoup plus torturé et profond, Eléonore fait penser à une petite souris apeurée mais est beaucoup plus courageuse et forte qu’elle n’y paraît.. Mais le personnage qui évolue et change le plus au fil de l’histoire est Artémise Bouquet. Son évolution est impressionnante et surprenante et elle est, pour ma part, celle que j’ai le plus apprécié.

Je voulais également faire un petit focus sur Octave Simonet.. Il est le supérieur d’Honoré Rocheclaire et c’est surtout un homme avisé. J’ai adoré ce personnage qui est présent tout au long de l’histoire et qui a une famille des plus surprenantes.

Comme je vous l’ai dis je connaissais déjà la plume de Catherine Loiseau mais ce roman confirme que je suis fan ! Son écriture est fluide et détaillée sans être lourde. Ses descriptions sont précises et permettent à l’imagination de travailler sans être pesante.. Et puis il y a toujours une note d’humour ce qui rend la lecture légère dans un monde Steampunk toujours très réussi. Et pour « Ceux du mercure », j’attends maintenant avec impatience de connaître la suite !

livre et rose

Une histoire et des personnages qui font de ce tome 1 une totale réussite ! J’ai adoré suivre ceux du mercure au fil des pages et il me tarde de les retrouver pour la suite de leurs aventures !

Ma note : 9/10

Pour acheter et lire ce livre cliquez ici..

aventure·Chronique Livresque·steampunk

Les Sempiternels par Aude Réco

Fiche technique :

Walrus-Book – 116 pages – ebook – Steampunk / Aventure

Résumé :

Depuis la dernière guerre, on croyait les Sempiternels endormis : ces créatures mécaniques, douées d’une âme et d’un cœur, reposaient inertes et loin des hommes dans le désert de Pue-la-Mort. Mais les Sempiternels n’ont pas dit leur dernier mot, et l’heure du réveil a sonné. C’est en tout cas ce dont la baronne Alexandra Milael Noble est persuadée.

Car Alex n’est pas le genre de baronne à user les fauteuils des salons : pour elle, l’aventure et le risque sont une seconde nature. Épaulée par Majidah, sa domestique qui depuis le temps n’en est plus vraiment une, la quadrilleuse enchaîne les missions dangereuses pour le compte des autorités à bord du Vagabond, son aéronef. Mais un abordage périlleux précipite l’appareil sur Pue-la-Mort et confronte la baronne à une révélation terrible.

Alex en est persuadée : les Sempis préparent une nouvelle attaque.

magischesbuch_500px-breit

Mon avis :

Tout d’abord, je remercie les Editions Walrus-book de m’avoir permis de lire ce livre en service presse ainsi que l’auteure Aude Réco pour la gentille dédicace.

Steampunk.. Juste ce mot dans un descriptif de livre me fait craquer alors quand, en plus, il est accompagné d’une magnifique couverture totalement raccord, je fonce !

Tout débute ici par un affrontement au cœur de Pue-la-Mort, puis petit retour en arrière et le lecteur est prit dans un atterrissage forcé (et comprend du coup ce qu’il fait dans cet endroit peu recommandable…). Alexandra se rend compte que les Sempiternels, que l’on pensait éteints, ne sont peut-être pas si morts que ça finalement et est persuadée qu’une nouvelle attaque de leur part est imminente..

« Les Sempiternels » est un court roman qui commence sur les chapeaux de roues et où le rythme effréné ne se dément pas un instant. Entre bagarres, explosions et révélations le lecteur n’a pratiquement pas le temps de souffler. L’auteure nous entraîne dans un monde qu’elle maîtrise et décrit parfaitement mais où tout va justement trop vite pour moi.. J’aurais, en effet, aimé pouvoir mieux comprendre certains aspects de l’histoire comme les Sempi eux mêmes par exemple, en savoir plus sur eux, sur leur créateur.. Le format court m’a quelque peu frustrée ici.

Dans cette novella, tout est haut en couleur le rythme mais également les personnages. La Baronne Alexandra Milael Noble est plutôt du genre « badass », elle jure, elle flingue, elle se fiche pas mal des conséquences de ses actes tant que son but est atteint.. C’est une héroïne comme je les aime en général sauf que (même problème..) il m’a manqué du détail sur elle pour l’apprécier à sa juste valeur, pour mieux la comprendre. Du coup son caractère m’a quelque peu déstabilisée, je l’ai trouvé un peu trop hautaine pour être attachante. Majidah, sa domestique, a, par contre, su plus me toucher bien qu’elle soit plus douce (mais pas moins dangereuse !).

L’histoire, quant à elle, est vraiment bien pensée et entre actions et rebondissements le lecteur est prit dans l’engrenage et dans le monde créé par Aude Réco. Je ne reviens pas sur le manque de détails mais plutôt sur le côté Steampunk de l’histoire.. J’aime particulièrement ce style littéraire et ce que j’y apprécie surtout ce sont les inventions, jusque là tout va bien ici il y en a ! Rien que les Sempiternels par exemple.. Par contre un détail important qui m’a manqué est la vapeur ! Point de vapeur ici mais un fluide assez mystérieux.. Je pense qu’une union des deux n’était pas incompatible. L’auteure intègre bien sur des inventions intéressantes mais ce détail m’a un peu déçue.

C’est ici le premier livre que je lis d’Aude Réco, j’ai eu un peu de mal à accrocher à sa plume d’entrée de jeu mais une fois prise dans l’histoire j’ai lu ce roman facilement. Je ne sais pas si Aude nous prévoit une suite à cette histoire mais je pense qu’il y a vraiment matière à développer le monde, l’histoire, les personnages.. Par contre, j’ai beaucoup aimé la fin qui m’a semblé cohérente et surprenante, une fin comme je les aime !

conclusion

Une novella avec une très bonne base d’histoire mais où il m’a manqué des explications. A lire pour passer un bon moment d’action et sans temps mort !

Ma note : 6.5/10

Pour acheter et lire ce livre cliquez ici..   

 

 

aventure·Chronique Livresque·Jeunesse·steampunk

Taupe de Nico Bally

taupe

Fiche Technique :

Auto-édition – 250 pages – ebook ou broché – Aventure / Steampunk

Résumé :

Le 5 juillet 1839 une machine gigantesque appelée TAUPE s’enfonça dans le sol afin d’atteindre le centre de la Terre. Son équipage était composé de cinquante personnes. Tout était planifié pour qu’ils puissent survivre et entretenir la machine afin qu’elle accomplisse sa mission. Mais les choses ne se déroulèrent pas comme prévu, car deux passagers clandestins s’étaient glissés à bord. Le premier était un chat fouineur que nous appelâmes Tapetum. Le deuxième, c’était moi.

pile-de-livres

Mon avis :

Avant tout, je remercie vivement l’auteur, Nico Bally, de m’avoir confié son livre en service presse et pour sa confiance.

Jules est un garçon qui aimerait vivre de grandes aventures : découvrir les océans est son plus grand rêve.. Il accompagne un jour son père qui investit dans des projets, pour la plupart avant-gardistes et va se retrouver dans une immense machine appelée TAUPE en direction du centre de la Terre.

J’ai, tout d’abord, été intriguée par la couverture, étant fan de Stempunk, dès que j’aperçois des rouages ma curiosité est piquée. Puis à la lecture du résumé, je me suis de suite dit que ce livre était pour moi, un Jules qui part au centre de la Terre ? J’adore l’idée ! Et très sincèrement, je n’ai pas regretté une seconde ma curiosité !

Le jeune Jules est donc embarqué dans une aventure extraordinaire à bord d’une machine qui doit emmener une colonie s’installer au centre de la Terre. Il va découvrir la vie à bord malgré son statut de passager clandestin, l’organisation de la vie quotidienne, le travail à fournir, le fonctionnement de la machine, etc.. J’ai beaucoup aimé le personnage de Jules, il a des réactions de son âge qui sont très drôles comme par exemple la découverte des sanitaires ou des échelles , il lui est difficile d’oublier sa petite vie douillette mais il sait qu’il va devoir s’adapter pour survivre. Il va tester tous les postes de TAUPE et il sait en tirer le meilleur à chaque fois, rencontrer l’équipage et se faire des amis comme des ennemis.

Mais à part Jules, j’ai trouvé tous les autres passagers extraordinaires également ! Ma préférence va à la géologue, Eléonore, et son grain de folie mais j’ai aussi beaucoup aimé Maru ou JS.. Ils sont tous très bien exploités, et on s’attache facilement à chacun parce qu’ils ne sont pas lisses et parfaits.

L’histoire est vraiment très intéressante et bien menée. L’auteur a une très belle plume fluide et comme ce livre est destiné à un public jeune il explique parfaitement le côté technique avec des mots simples et abordables. Il nous emmène sans aucune difficulté à bord de TAUPE et nous fait partager à travers ses descriptions le quotidien des personnages ainsi que leurs difficultés. Evidemment, tout ne va pas être simple entre le fait de creuser vers le centre de la Terre (c’est déjà plutôt pas mal comme aventure !), mais également de faire vivre 50 personnes, un passager clandestin (Jules) et un chat clandestin (Tapetum) en huis clos, il va forcément y avoir des difficultés inattendues qui vont venir pimenter une vie déjà pas toute simple.

Je recommande vraiment ce livre qui plaira autant aux jeunes ou aux moins jeunes ! Une jolie façon de découvrir le monde Steampunk pour ceux qui ne connaissent pas. L’auteur a intégré de jolis clins d’œil à Jules Verne qui donneront surement envie à ceux qui n’ont jamais lu ses livres de les découvrir.

en-conclusion

Un coup de cœur jeunesse pour moi ! La découverte d’un auteur, Nico Bally, que je vais suivre avec intérêt et une histoire pleine d’aventure et d’humour qui plaira à tous.

Ma note : 9/10

 

 

 

Chronique Livresque·steampunk·suspense

L’Horloge de la XIIIe heure de Camille X. Morgan

Fiche Technique :

177 pages – ebook

Résumé :

6 mai 1889 – L’Exposition universelle ouvre ses portes. Entre les nombreux objets de grande valeur, Camille, voleuse professionnelle, a déjà jeté son dévolu sur l’Horloge de la XIIIe Heure, pièce curieuse et surprenante, auréolée de légendes alchimiques promettant à son possesseur la vie éternelle. Cependant, il semble que l’Horloge intéresse aussi un étrange baron allemand.  L’aventure se complique quand la jeune femme part enquêter pour son mentor, un professeur d’archéologie renommé, sur le suicide d’un jeune homme apparemment sans histoires. Y a-t-il un lien avec celui du fabricant de l’Horloge ? Les légendes aiguiseraient-elles les convoitises jusqu’au meurtre ? Et qui est vraiment ce noble allemand ?

Mon avis :

Tout d’abord, je remercie vivement Camille X. Morgan l’auteur de m’avoir confié son livre en service presse.

Ce qui m’a de suite attiré est la couverture, la Tour Eiffel et le 19ème siècle étant des ingrédients que j’apprécie généralement en littérature, je n’ai pas beaucoup attendu pour me plonger dans l’intrigue.

Camille est une jeune femme ravissante, qui a beaucoup de succès auprès des hommes et surtout.. une voleuse hors pair ! Elle décide donc que l’Horloge de la XIIIe heure qu’elle admire lors de l’Exposition Universelle doit lui appartenir, et ce que Camille veut, généralement Camille obtient… Mais il va falloir compter avec quelques obstacles : une enquête suite à un suicide suspect, des retrouvailles, une rencontre, des trahisons, de la bagarre.. bref un cocktail d’aventures détonnant !

Dès les premières pages, j’ai été captivée par ce roman ! L’auteur a une très belle plume fluide et agréable totalement adaptée à l’époque. J’ai donc lu les 177 pages en peu de temps et j’ai même trouvé ça trop court finalement !

Le personnage de Camille est vraiment extraordinaire. Elle est drôle, charmante, elle a par moment un caractère épouvantable mais elle est extrémement attachante. Une héroïne comme je les aime ! L’auteur a bien développé sa psychologie, elle n’est pas qu’une jolie fille un peu farfelue elle a de la profondeur, une histoire.. Son passé, que l’auteur nous distille au fil du roman, en fait une héroïne touchante. Les personnages secondaires sont tous aussi bien travaillés, ma préférence allant à Mr Chevrain..

L’histoire, quant à elle, est tout simplement excellente ! Haletante sans temps mort, juste quelques pauses pour laisser le lecteur reprendre son souffle, elle est également pétillante grâce à Camille mais aussi très bien construite et ficelée. L’intrigue se tient parfaitement et on tourne les pages sans même s’en rendre compte jusqu’au dénouement final et inattendu.

Le cadre du Paris de 1889 est très bien rendu avec de jolies descriptions tout comme le côté industriel autour de l’Exposition Universelle, de la Tour de 300 mètres et des inventions qui en font un très bon roman Steampunk.

Un excellent roman Steampunk avec une héroïne attachante et des aventures fantastiques. Je n’aurais qu’une question.. A quand la suite ??!!

Ma note : 9/10

Chronique Livresque·steampunk

Le Rédempteur de Sébastien Tissandier

le rédempteur

Fiche Technique : 

Editions L’ivre Book – 364 pages – Ebook

Résumé : 

Il est damné et rejeté par tous… pourtant le Très-Haut l’a choisi pour accomplir Sa volonté…
Le père Martin est un exorciste atypique : muni de ses deux impressionnants révolvers et de son étrange chapelet lumineux, il purifie les possédés, il est le Rédempteur.
Lorsque le Siège, la congrégation agissant dans l’ombre afin de conjurer les forces du Très-Bas, lui ordonne d’élucider le mystère de la bête d’Angles, Martin est loin de se douter que cette enquête va le précipiter dans les noirceurs de son passé… ainsi que dans celles de sa congrégation, mettant à l’épreuve sa foi.
Un sombre complot visant à renverser le Siège se dessine et Martin semble en être l’élément central. Parviendra-t-il à contrecarrer les plans diaboliques mis à jour ? Martin et sa foi en sortiront-ils indemnes ?
pile-de-livres
Mon avis : 
Tout d’abord, je remercie les Editions L’Ivre Book pour ce service presse. Le Steampunk étant rare j’étais ravie de pouvoir découvrir ce livre. 
La première chose qui m’ait plu c’est bien sur la couverture. Elle est somptueuse avec ses couleurs sombres aux touches de rouge, le Père Martin y est magnifiquement représenté et j’ai de suite eu envie de rencontrer ce personnage énigmatique. 
J’avais déjà eu l’occasion de lire Sébastien Tissandier il y a quelques mois et j’avais hâte de le retrouver dans un autre style (à l’époque c’était du jeunesse et j’avais adoré son livre). Et je dois dire que je n’ai pas été déçue un seul instant. 
L’action commence dès les premières pages. Un jeune garçon sauve le Pape d’une attaque démoniaque. Puis un saut dans le temps nous amène au côté du Père Martin, adulte, parti combattre un monstre sans aucun doute damné. Il faut expliquer que Martin est un Rédempteur, autrement dit un exorciseur. Il agit sur les ordres du Siège afin de venir en aide aux populations menacées par les damnés. Armé de ses deux revolvers spéciaux, de son chapeau et de tout son attirail il va affronter d’étranges monstres, rencontrer d’autres personnages qui l’aideront dans son combat et surtout mettre à l’épreuve sa foi et sa croyance en Le Très-Haut. 
Je suis, à la base fan de Steampunk, j’aime toutes ces inventions que ce genre littéraire autorise à imaginer. Sébastien Tissandier nous a particulièrement gâté de ce point de vue !! J’ai découvert avec bonheur et frisson chaque monstre, chaque arme, toutes ces créations qui font de ce livre une petite merveille Steampunk ! 
L’histoire est parfaitement huilée, elle avance au grès de la plume de Sébastien qui écrit de façon fluide et rythmée. Chaque mot a son importance, le style est plutôt épuré et pourtant percutant. Les descriptions sont justes et permettent de bien visualiser les personnages et les lieux sans longueurs ni lenteur. 
Je me suis tout particulièrement attachée au Père Martin que j’ai trouvé touchant. A la lecture du résumé je m’attendais un peu à une sorte d’homme sans cœur (allez savoir pourquoi !) mais en fait pas du tout. Il est vraiment captivant et on a envie de tout apprendre sur lui. Il est extrêmement humain et sensible. Les autres personnages sont aussi très bien travaillés, ils ont tous une histoire à raconter et on apprends au fil des pages quelques bribes de leurs vies respectives comme des pièces de puzzle qui viendraient s’emboîter pour ne former qu’une chronique. 

Bien sur qui dit monstres, dit action, batailles, bagarres !! Et là aussi, ce livre n’en manque pas. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. Les Rédempteurs ont visiblement pas mal de travail dans ce monde créé par l’auteur et le Père Martin, au centre d’un complot pour déstabiliser voir détruire le Siège ne chôme pas ! Malgré tout, ça ne part pas dans tous les sens, ce n’est pas répétitif. Chaque action a ses raisons, les personnages agissent de façon « normale » et non pas en dépit du bon sens. L’action monte en intensité au fur et à mesure que les masques tombent.  J’ai eu l’impression d’être en mouvement tout le long de ma lecture, peu de temps pour souffler mais on en redemande ! 

en-conclusion
Vous aurez sans doute compris que j’ai été plus que conquise par ce très bon livre et que je vous le recommande sans aucune réserve ! Si vous voulez de l’action, de l’aventure et des personnages charismatiques n’hésitez pas une seconde à plonger dans l’univers du Rédempteur. 
Ma note : 9/10