anticipation·Chronique Livresque·dystopie·Science fiction

E-STORIC par Thomas Palpant

Fiche technique :

Autoédition – 160 pages – ebook ou broché – Anticipation

Résumé :

Et vous, comment réagiriez-vous si TOUT ce que vous avez fait sur le web depuis deux décennies était dévoilé au grand jour ? L’historique Internet de la planète est en fuite. Persuadé d’un incident éphémère, je tente de résister à la panique ambiante. Et pourtant, j’allais moi aussi être pris dans la tourmente d’une crise sans précédent, qui accoucherait bientôt de profonds bouleversements. D’espoir en désillusions, rien ne serait plus jamais comme avant… Un roman d’anticipation réaliste sur notre société obsédée par l’apparence et le jugement porté aux autres, qui se veut une réflexion sur Internet et l’usage que nous en faisons.

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Mon avis :

Je remercie Thomas Palpant de m’avoir permis de lire son roman en service presse via la plateforme Simplement.Pro et pour sa confiance.

Et si ? Et si un jour tout notre historique de navigation sur Internet était révélé à la terre entière ? Comment réagirions nous ? Peur ? Angoisse ? Stress ? Indifférence ? Curiosité ? Une chose est certaine personne ne resterait stoïque face à la situation..

C’est cette idée que développe Thomas Palpant dans ce roman d’anticipation qui, je dois l’avouer, m’a fait froid dans le dos. En effet, même si le fait de voir son historique dévoilé peut ne pas être plaisant ce n’est pas (pour la grande majorité des gens) une catastrophe. Mais la société qui en résulte est terrifiante ! L’intrusion dans l’intimité de chacun, le jugement d’autrui sont des actes qui nous semblent contre-nature et lorsque tout cela est fait avec aucune possibilité de retour en arrière et le consentement général on découvre le véritable visage de l’être humain.

Thomas Palpant nous dévoile peu à peu, à travers les yeux de son narrateur, non seulement l’évolution de la société suite à l’apparition du site E-STORIC avec le grand déballage des historiques mais également l’évolution de la pensée. Les protagonistes passent de l’effroi à la curiosité, de l’angoisse au besoin morbide de tout savoir de l’autre. Les curieux se révèlent au grand jour, certains assument moins bien que d’autres mais toute la société est touchée et va en pâtir.

L’idée n’est pas si farfelue lorsque l’on se penche un peu sur l’utilisation que l’on fait d’Internet et de la technologie. Entre le temps passé, les informations personnelles dévoilées, les clics d’un site à l’autre, l’historique de chacun est non seulement chargé mais en plus révélateur de nos habitudes, centres d’intérêts, etc.. L’auteur a su développer son histoire autour de cette idée qui donne à réfléchir au lecteur. Comment aurions-nous réagit si cela nous arrivait ? Comment notre société évoluerait-elle ? J’avoue m’être posé beaucoup de question au fil de ma lecture et les pistes apportées par Thomas sont non seulement intéressantes mais en plus crédibles. Sa façon d’imaginer un monde où notre historique serait finalement plus important que notre vraie personnalité est effrayante mais plutôt juste au vu de certaines réactions sur les réseaux sociaux.

Les personnages sont un peu secondaires dans ce roman, ils sont finalement peu développés au profit de la réflexion même si le narrateur m’a parfois émue. Je dis le narrateur parce qu’en effet l’auteur ne nous dévoile pas son nom. J’ai trouvé cette idée intéressante car ainsi il pourrait être n’importe qui.. On en sait trop peu sur leurs vies (étrangement..) pour s’attacher réellement aux protagonistes mais le lecteur pourra s’identifier à leurs réactions ou leurs façons de penser.

Pour ma part, j’ai particulièrement apprécié la façon dont l’auteur traitait ce sujet et faisait de ce roman une sorte introspection commune à notre comportement face à Internet. Sa plume est fluide et sa façon d’apporter les rebondissements en les annonçant un peu avant de façon détournée m’a beaucoup plu. Je vais donc suivre Thomas Palpant avec beaucoup d’intérêt d’autant que je vous parlerais prochainement d’un autre de ses romans…

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Un roman d’anticipation qui fait réfléchir à notre comportement sur la toile mais également sur la part que nous laissons à l’intimité et au respect de la vie privée. Une lecture vraiment intéressante même si elle fait un peu froid dans le dos..

Ma note : 8/10
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Chronique Livresque·dystopie·Uchronie

Lebenstunnel Tome 1 : Allégeance par Oxanna Hope

Fiche technique :

Rebelle Editions – 292 pages – ebook ou broché – dystopie / uchronie

Résumé : 

Dans le cadre du Prix des Auteurs Inconnus l’un des sélectionnés est un roman que j’ai déjà lu l’année dernière et que j’avais vraiment aimé.. Je remets donc ma chronique pour qu’elle soit prise en compte pour le prix (et aussi pour le plaisir de vous en reparler !!)  

Et si le dénouement de la Seconde Guerre mondiale n’était pas celui que l’on connaissait ? 200 ans après la victoire d’Hitler, Germania n’est plus un mythe. La race aryenne tant espérée par le Führer domine le monde et toutes les autres ethnies ont été éradiquées de la planète. Krista, jeune Aryenne, travaille dans un Lebensborn. Elle a été élevée dans le culte de la race pure et ne connaît que ce mode de vie, jusqu’au jour où elle suit malgré elle une femme dans les égouts de la ville. Ce qu’elle y découvre va ébranler toutes ses convictions et peut être même remettre en question le fonctionnement du monde dans lequel elle vit.

Le livre ouvre sur un monde qui fait froid dans le dos.. Nous sommes en 2145, les allemands ont gagné la 2nde guerre mondiale voilà 200 ans et ont imposé leur vision au monde, la race aryenne domine !

Krista est une jeune fille comme beaucoup sans doute dans cette Germania toute dévouée au culte du grand blond parfait aux yeux bleus, elle mène une vie droite et austère. Elle travaille dans une maternité et obéit aux ordres même si parfois elle doute. Puis, un soir, en revenant du travail, elle tombe sur une jeune femme qui essaye d’ouvrir une bouche d’égout. C’est à partir de là que la vie de Krista va voler en éclat ! Contrainte de suivre cette femme, elle va découvrir que Germania abrite dans ses souterrains bien plus que des rats et toutes ses croyances vont être remises en question.

Oxanna Hope nous entraîne dans un monde haïssable, tout y est carré, droit, froid.. Les bébés ne répondant pas aux normes sont sacrifiés, les habitants sont comme lobotomisés et le culte du Führer y est permanent. La Germania d’après guerre est vraiment très bien décrite sans tomber dans de longues descriptions. On ressent l’ambiance de cette ville, on imagine la vie et l’état d’esprit de ses habitants ou peut être le manque de vie justement.

Dès le départ, on sent que Krista est différente, qu’elle ressent de l’empathie pour ces bébés ou ces mères qu’elle côtoie quotidiennement à la maternité. On perçoit dès les premières lignes qu’elle ne se sent pas forcément à sa place, qu’elle couve comme une petite flamme rebelle. Elle réserve bien des surprises au lecteur mais elle est tellement attachante qu’à aucun moment je n’ai pu la considérer comme une Aryenne froide et sans cœur. 

Mais, ce que j’ai tout particulièrement aimé dans ce livre, c’est qu’au fil des pages, on s’aperçoit que quelque soit le côté où l’on se place, les gens ne sont jamais parfaits, jamais totalement formatés. Dans ce monde de Germania, il n’y a pas les gentils et les méchants (bon si des méchants, soyons honnête, il y en a un paquet !), il y a des êtres humains qui survivent, certains à l’air libre, d’autres sous terre, chacun ayant sa vision du monde, sa haine de l’autre et tentant de sauver sa peau à des degrés différents. Les aryens ne sont pas plus à l’abri que d’autres d’être éliminés, la couleur des yeux qui changent, les cheveux qui foncent et s’en est fini de vous..

La très belle plume d’Oxanna Hope nous mets face aux réactions de l’être humain lorsqu’il est confronté à l’inconnu ou au rejet de l’autre. Sa vision de ce qu’aurait pu être le monde en cas de victoire de la dictature est vraiment pertinente et saisissante. Le lecteur est entraîné entre rebondissements, découvertes et révélations et on ne s’ennuie pas une seule seconde, bien au contraire !

Je recommande ce roman qui m’a fait passé un très bon moment. Il fait prendre conscience de ce à quoi l’humanité a échappé mais aussi pour se souvenir que nous sommes tous libres de penser et responsables de nos actes.

Ma note : 9/10

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Chronique Livresque·dystopie·Romance

La loi de Gaia par Caroline Giraud

Fiche technique : 

Bookelis – 400 pages – ebook et broché – Dystopie / Romance

Résumé : 

Article 1 : Les survivants du pays détruit par l’explosion nucléaire sont déchus de leur humanité et doivent porter un tatouage permettant de les identifier. Chaque tatouage représentera un animal symbolisant le crime commis. Un loup pour le meurtre, un lion pour le viol, un renard pour la torture et un tigre pour le rapt d’enfants.

Article 2 : Les tatoués seront distribués aux familles et amis des victimes pour leur permettre de se venger de leurs crimes. Un maître a tous les droits sur son tatoué, excepté celui de le tuer. Il peut le battre, l’exploiter, le revendre, l’enfermer, etc.

Article 3 : Toute atteinte d’un tatoué sur un civil sera punie par un emprisonnement à vie dans un camp de torture.

Paris croule sous les bombes et les fusillades depuis que Kagan Közul est revenu se venger de ceux qui l’ont injustement envoyé en prison cinq ans auparavant. Des trois coupables, il n’en reste plus que deux : Sarah et Milian se haïssent, mais à présent ils doivent survivre, ensemble.

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Mon avis : 

Avant tout, je remercie l’auteure Caroline Giraud de m’avoir permis de lire son livre en service presse et pour sa confiance. 

A la lecture du résumé, j’ai été vraiment intriguée par le monde que dépeignait l’auteure. En effet, visiblement une guerre a eu lieu et les survivants à la bombe nucléaire qui a rasé l’un des camps est asservi par l’autre. Ils sont réduits en esclavage et catégorisés selon leurs crimes. On les tatoue afin de les différencier au premier coup d’œil. Kagan est l’un de ces esclaves, tatoué Lion, il va faire la connaissance de Sarah. Sarah, quant à elle, est jeune fille dont les parents sont les maîtres de Kagan. Elle va comprendre que l’injustice fait partie de ce monde et qui va se retrouver confrontée à de terribles choix..

L’idée de ce roman est vraiment originale : les survivants d’une guerre sont livrés en tant qu’esclaves, exploités, maltraités par le camp des vainqueurs. Il y a de quoi faire réfléchir sur la nature humaine.. Ces esclaves sont tatoués afin qu’on puisse savoir au premier regard les crimes qu’ils ont commis selon la loi de Gaia, à croire que tous les habitants de ce pays n’étaient que des meurtriers, des violeurs.. L’histoire était donc pleine de promesses et de bonnes idées.. L’auteure nous dépeint parfaitement la vie de l’un de ces esclaves Kagan qui est au service de la famille Pérot et où les parents ne se privent pas de le battre à chaque manquement (de leur point de vue bien sur..). Malheureusement, même si l’idée m’a beaucoup plu, j’ai trouvé que l’auteure ne l’exploitait pas assez. J’aurais aimé plus de détails sur la guerre, sur le contexte social, sur la rébellion, sur comment et pourquoi on en est arrivé là même si des détails parsèment le texte.. 

La narration se fait de la manière qui, en général, me plait le plus : l’alternance des points de vue et ici, petite particularité à cela, s’ajoute l’alternance de temps passé / présent et cela donne un côté original au texte. Les narrateurs sont Sarah et Kagan, ils nous livrent les faits et leurs pensées. Le point de vue de Kagan est intéressant car il nous explique son quotidien, son amitié avec Sinan, on ressent ses craintes, ses peurs. J’ai malheureusement eu beaucoup plus de mal avec le point de vue de Sarah car l’auteure la fait s’exprimer en tutoyant les autres protagonistes ce qui est plutôt inhabituel mais surtout déstabilisant. J’avais un peu de mal à comprendre à qui elle s’adressait par moment. C’est dommage car son point de vue était intéressant et apportait quelques réponses. 

Les personnages qui m’ont le plus plu sont Kagan et Sinan, son meilleur ami et esclave également. Ils ont un passé difficile du fait de la guerre et un présent horrible à cause de leur statut. Leurs histoires personnelles sont émouvantes même si l’on manque de détails. J’ai eu plus de mal à comprendre Sarah que je trouve plutôt inconstante et butée, surtout dans le « passé ». La Sarah du présent est plus attachante car elle a beaucoup mûrit même si elle ne semble pas toujours savoir ce qu’elle veut. Quant à Milian il m’a plutôt touchée même si finalement on ne sait pas grand chose de lui comme pour les autres personnages. L’idée de la vengeance de Kagan pimente les relations entre les personnages, complique leurs interactions. 

L’auteure s’est vraiment axée sur la romance au détriment du côté dystopie ce qui m’a un peu déçue tant l’idée de base m’avait plu. La romance est beaucoup trop présente à mon goût ce qui donne un côté répétitif à l’histoire alors que le potentiel était présent pour en faire une histoire vraiment originale. Malgré tout, la lecture reste plaisante et fluide et devrait plaire à tous les fans d’histoires d’amour compliquées pimentées d’un contexte difficile. Caroline Giraud écrit de façon fluide et adaptée au style Young Adult et je la suivrais avec plaisir. 

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Une dystopie qui aurait méritée plus de développement mais un roman qui plaira aux amateurs de romance, d’amours compliquées.

Ma note : 6.5/10

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Chronique Livresque·dystopie·Uchronie

Lebenstunnel 3 : Pénitence par Oxanna Hope

Fiche technique :

Rebelle Editions – 228 pages – ebook ou broché – Uchronie

Résumé :

Au camp de Niederhagen où l’on déporte les traîtres à la Nation, une seule devise prévaut sur tout le reste  : «  Une génération de forts éliminera les faibles.  Faire pénitence, c’est se sacrifier pour la science.  » Mais Krista n’est pas d accord. Elle ne veut pas faire pénitence. Elle ne veut pas se sacrifier pour la science. Ni maintenant. Ni jamais.

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Mon avis :

Il est des livres que l’on attend avec impatience, que l’on espère, que l’on brûle de lire..  C’est exactement ce que je ressens pour ce roman ! J’avais eu un coup de cœur pour le Tome 1 puis pour le Tome 2  alors j’avais hâte de connaître le dénouement de cette série.

Krista ayant échoué au test de loyauté à la Patrie, elle est transférée au camp de Niederhagen où elle servira de cobaye et fera ainsi pénitence. Mais ce n’est pas envisageable pour la jeune femme qui a prit conscience de la cruauté de son peuple et qui ne veut plus vivre dans un monde où règnent les nazis.

Quelle joie de retrouver Krista ! Bon j’avoue que la fin du tome 2 m’avait sciée et je me demandais comment l’auteure allait pouvoir s’en sortir. Cette chronique s’annonce assez compliquée à écrire car je ne veux rien vous spoiler, ça va être un jeu d’équilibriste..

Krista est emmenée dans un camp où elle doit faire Pénitence.. Elle doit se repentir d’avoir trahit Germania et le Führer mais la Krista 2.0 est née ! Il n’est pas question pour elle ni de s’excuser, ni de faire repentance si elle doit mourir ce sera en essayant de gagner sa liberté.

Oxanna Hope m’avait déjà fait froid dans le dos avec sa description de Germania et de son peuple, elle réitère en décrivant le camp de Niederhagen  et les expérimentations nazies. J’ai souffert avec Krista et ses compagnes de détention car rien ne leur est épargné ni les humiliations, ni les sévices. Comme un goût de déjà vu… Mais vu que Krista est bien décidée à résister, vous imaginez-bien qu’il y a des rebondissements et vu l’imagination de l’auteure ils sont de ceux qu’on ne peut même pas imaginer !

Nous découvrons de nouveaux personnages dans ce 3ème opus dont Manuela et Dina, deux détenues comme Krista. Elles sont totalement différentes l’une de l’autre mais elles sont également attachantes malgré la façon d’être de Dina. Elles permettent de comprendre que, peut-être, chacun fait face au danger comme il le peut. Je les ai trouvées très humaines et réelles. Krista, quant à elle, est toujours aussi touchante car elle prend conscience que toute son éducation est basée sur une abomination et est assez forte pour décider de changer.

Ce tome 3 est une parfaite conclusion à cette trilogie qui non seulement m’aura permis de découvrir Oxanna Hope mais qui est un coup de cœur pour moi. J’ai aimé l’histoire (même si elle est effrayante !), j’ai aimé les personnages, j’ai aimé la plume de l’auteure qui est fluide, rythmée et prenante, j’ai aimé l’imagination d’Oxanna qui maltraite autant ses personnages que ses lecteurs. Je remercie chaleureusement Oxanna Hope pour ces heures de lectures passionnantes et qui me resteront en mémoire pendant longtemps.

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Un tome 3 qui conclue de façon magistrale cette trilogie. Un coup de cœur à chaque tome, c’est carton plein pour Oxanna Hope qui m’a régalée malgré la noirceur du monde dans lequel elle nous entraîne.

Ma note : 9/10

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Chronique Livresque·dystopie

Matriochkas, tome 1 par Christelle Da Cruz

Fiche Technique : 

Editions Dreamcatcher – 366 pages – ebook ou broché – Dystopie

Résumé :

 Depuis près de soixante ans, le pouvoir appartient aux femmes. Une mystérieuse épidémie a lourdement décimé la population masculine et l’isolement des survivants a conduit à une réorganisation totale de la société. Au cœur de la capitale, Gabrielle, chauffeuse de taxi, mène une vie sans histoire entre son boulot et ses amis. Un soir, au détour d’une course réalisée pour une riche cliente, elle va se retrouver plongée dans une intrigue inquiétante. Qui est cet homme, évadé d’un pôle d’enfermement, qui ne cesse de la traquer ? Comment a-t-il pu atteindre la capitale sans être interpellé ? Autant de questions dont les réponses pourraient bouleverser l’ordre établi.

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Mon avis : 

Je remercie chaleureusement les Editions Dreamcatcher de m’avoir permit de lire ce roman en service presse. 

Rebecca Gale s’apprête à prendre en 2023 une décision qui va bouleverser l’ordre établi. Elle n’a aucun doute sur le bien fondé de sa décision et ne permettra que rien ni personne ne se mette en travers de son chemin.. 

En 2081, Gabrielle Janssen conduit un taxi, a une colocataire, Viviane et surtout vit dans un monde de femmes, dirigé par et pour les femmes. Dans ce monde, les hommes ne comptent pour rien, ne servent que de distraction à travers les jeux des Arènes par exemple mais surtout ils n’ont plus aucune liberté. Gabrielle se plaît dans sa petite vie tranquille jusqu’au jour où elle va croiser un homme en liberté. Comment a-t-il fait pour quitter son pôle d’enfermement et surtout que lui veut-il ?  

La dystopie est l’un de mes genres littéraires préférés.. En général, une catastrophe survient et le monde change irrémédiablement. C’est toujours un plaisir de découvrir ce que l’imagination des auteurs fait subir à la population et où cela va les conduire. Christelle Da Cruz a imaginé Antigonia où tout a changé lorsqu’un Virus a disséminé la plus grande partie de la population masculine et où les hommes restants ont été enfermés pour éviter que le Virus ne se propage d’avantage. Il est intéressant d’imaginer ce que serait un monde uniquement dirigé par des femmes… Serait-il meilleur ? 

C’est sans doute ce que pense Gabrielle qui est née et a grandit dans ce monde. Elle y vit, y travaille, s’y amuse sans se préoccuper de ce qu’il advient de l’autre sexe. Elle va, un soir, croiser la route d’une femme mystérieuse mais également celle d’un homme curieusement en liberté, Alexander. Gabrielle va devoir accepter que tout n’est pas parfait dans cette société et voir ses certitudes voler en éclat. 

Christelle Da Cruz m’a tout de suite embarquée dans son monde et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord, l’histoire d’Antigonia et de ses habitants est prenante et addictive. En effet, des révélations sont faites au fur et à mesure de l’avancée de l’intrigue mais elles entraînent de nouvelles questions, de nouvelles actions qui font que l’ont reste accroché au roman pour en connaître la fin. L’action s’enchaîne en laissant peu de répit au lecteur avec malgré tout parfois une petite pause pour souffler.

Le monde créé par l’auteure est vraiment intéressant outre le fait que seules les femmes y évoluent ce sont également les avancées technologiques que j’ai trouvé intéressantes. On ne paye ou ne se soigne plus comme à l’heure actuelle, les amusements sont différents et ces changements apportent un vrai plus dans l’histoire car ils la rendent encore plus futuriste.   

Les personnages sont également l’une des raisons pour lesquelles j’ai particulièrement aimé cette histoire. Gabrielle, l’héroïne, m’a plu avec ses petits défauts et son caractère bien trempé; Alexander m’a beaucoup amusée et surtout touchée car à travers lui on découvre le destin des hommes. Mais j’avoue que celle que j’ai préféré reste Rebecca Gale.. Essayer de la comprendre est un défi, de se mettre à sa place également. Se demander si l’on aurait pu prendre les mêmes décisions et pourquoi.. Chaque personnage a été bien pensé et bien réalisé qu’il ait un rôle important ou pas ils sont tous crédibles, attachants ou détestables mais ils ne laissent pas indifférent.

Et enfin, l’un des points important qui fait de ce roman une très belle lecture c’est l’écriture de l’auteure. Non seulement Christelle Da Cruz possède une très jolie plume fluide et agréable mais elle a, en plus, intégré dans son roman des flash-backs qui  permettent au lecteur d’assembler les pièces, de comprendre et j’aime cette idée. L’auteure écrit de façon dynamique ce qui donne un roman plein de peps et d’énergie. J’ajouterai un mot également sur la beauté du livre entre la couverture qui est très réussie et également l’inclusion de jolies matriochkas à l’intérieur en font un très bel objet. 

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Une dystopie comme je les aime où se mêlent action, révélations, sentiments et héros attachants. Un très bon premier tome que je recommande vivement à tous les fans du genre (et aux autres aussi !!) et pour ma part, je n’ai qu’une question… A quand la suite ???? 

Ma note : 8.5/10

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Chronique Livresque·dystopie·Science fiction

Les enfants de Vénus par M.S. Mage

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Fiche technique :

Autoédition – 332 pages – ebook ou broché – Science Fiction

Résumé :

Quelques centaines d’années après la Révolution de Vénus qui a permis l’avènement d’une ère matriarcale, Physalis, princesse de Sàlissa et descendante de Vénus, est en âge d’enfanter une héritière pour le trône. Au mépris du protocole, elle refuse la méthode d’insémination et fait appel à un procréateur. Mais dans un futur où les hommes sont considérés par la plupart comme des êtres inférieurs, ce choix ne s’avère pourtant pas si simple… Les deux jeunes gens que tout oppose commencent à devenir proches et cette intimité inédite remet en cause l’ordre établi. Face à la pression du conseil du royaume et aux interdits qui planent sur cette relation, Physalis va devoir faire un choix entre ses responsabilités d’héritière et ses convictions… Les Enfants de Vénus est un roman d’anticipation, mêlant romance, aventure et science-fiction. L’auteur vous invite à plonger dans son univers futuriste insolite, ode à l’espoir, à l’égalité et à la nature. Laissez-vous emporter par la délicatesse des sentiments et les rebondissements palpitants de cette histoire d’amour impossible !

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Mon avis :

Avant tout, je remercie chaleureusement M.S. Mage, l’auteure, pour ce service presse et pour sa gentillesse.

La dystopie étant l’un de mes genres préférés j’étais ravie de pouvoir plonger dans ce monde où la femme semble tout dominer pour voir si l’imagination de l’auteure lui a fait créer un monde meilleur ou pas..

Physalis est la princesse héritière du royaume de Sàlissa et descendante directe de Vénus, grâce à qui le monde est tel qu’il est. En effet, une révolution a eut lieu alors que le monde était proche de l’anéantissement ce qui a permit l’avènement de cette ère matriarcale où les hommes ne sont plus considérés que comme des serviteurs. Mais Physalis n’est pas une princesse comme les autres et sa décision d’utiliser un procréateur afin de donner une héritière à la Couronne ne va pas être sans conséquence.

M.S. Ange crée dans ce roman un monde vraiment étrange, très loin de ce que l’on connaît. En effet, ici, la Femme domine tout : elle est Reine, conseillère, garde, elle dirige des maisons de plaisir où d’autres femmes viennent utiliser les hommes pour la procréation. J’ai trouvé ça assez déstabilisant au départ puis au fil de ma lecture  j’ai trouvé ce monde vraiment cohérent et bien imaginé. Le fait que les hommes n’aient plus la main sur les décisions n’empêche ni les tensions ni les conflits et j’ai aimé que ce monde ne soit pas parfait. L’auteure réussit à le rendre suffisamment crédible pour que l’on s’y projette pendant la lecture et a répondu à bon nombre de question que l’on peut se poser telle que : que fait-on des bébés garçons ? Pour ma part, j’ai vraiment apprécié..

L’histoire tourne, bien sur, autour de la Princesse Physalis et de sa décision d’utiliser un procréateur. Elle choisit donc Lime et bien que ce ne soit pas du tout la coutume va vouloir faire plus ample connaissance. Nous suivons donc l’évolution des sentiments de Physalis pour cet homme et les conséquences qu’engendrent ses choix.. J’aurai aimé qu’il y ait plus de suspense et d’action surtout dans la première partie du roman car j’ai trouvé quelques passages un peu longs. La romance naissante occupe tout l’espace et laisse peu de place au réel suspense bien que certaines décisions de Physalis fassent rebondir le récit. La seconde partie est plus mouvementée et j’ai beaucoup aimé la fin qui laisse présager une suite vraiment intéressante.

L’un des gros point fort de ce roman sont les personnages. En effet, je les ai tous vraiment apprécié Physalis comme Lime ou la Reine, la conseillère Cyclamen même Achillea ou Dame Oliva. Chacun des personnages est bien réalisé, bien amené. J’ai trouvé leurs caractères, leurs façons d’être très réalistes. Physalis, par exemple, fait preuve de naïveté mais également de caractère quand c’est nécessaire, elle va contre les usages mais on la sent également très attachée à sa mère malgré leurs différents. Lime est plus compliqué à cerner car il est comme  endoctriné par le monde dans lequel il vit mais on assiste à son évolution tout au long de l’histoire. Les personnages secondaires m’ont également beaucoup plu particulièrement la Reine qui peut être  froide, dure mais qui démontre à quel point elle aime sa fille.

L’auteure a donc, pour moi, bien réussi ce premier tome grâce à l’histoire, aux personnages mais également grâce à sa jolie plume. En effet, M.S. Mage possède une écriture très fluide, très agréable à lire. Elle m’a donné d’en savoir plus sur ce qu’il peut advenir des personnages et j’espère avoir la possibilité de lire la suite de cette histoire très bientôt.

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Une lecture très agréable et sympathique avec des personnages bien réalisés. J’espère juste un peu plus d’action dans le second tome qui semble être prometteur et que j’ai hâte de découvrir pour retrouver Physalis.

Ma note : 7.5/10 

 

 

Chronique Livresque·dystopie

La Rumeur T2 : L’espoir par Solenne Hernandez

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Fiche Technique :

Editions Bookelis – 404 pages – ebook ou broché – Dystopie / Adolescents

Résumé :

La rumeur continue de poursuivre Oswald, Brewen et les Fuyards. Ils le savent désormais : des Silhouettes sont de leur côté. Mais de nombreuses questions restent sans réponse. Comment sauver les Expérimentés ? Quels sont les vrais desseins du Secteur ? Qui sont leurs alliés ? Que va-t-il advenir de Simon, le seul du groupe à avoir subi l’Expérimentation ? Alors que les événements s’accélèrent chaque jour un peu plus, le Secteur progresse. La Phase 1 se termine. Il est donc temps de passer à la suivante.

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Mon avis :

Vous ai-je dit à quel point j’aime la plume de Solenne Hernandez ? Oui ! Je vous en ai parlé pour River Castle et Ici pour le Tome 1 de la Rumeur… Et bien, ce tome 2 me confirme, si besoin était, que Solenne a une imagination débordante et une plume addictive.

Ce second tome s’ouvre sur un flash-back. Zac, le père d’Oswald se souvient de la nuit de l’Incendie, celle qui a tout changé dans leurs vies. Il revit ce moment afin de se souvenir toujours de ce que le Secteur leur a fait subir et surtout perdre…

J’avais, à la fin du premier tome, pas mal d’interrogations concernant le Secteur, leurs motivations, en quoi consistait la Phase 2, et bien, cette suite est pleine de révélations ! Le temps est un peu mis entre parenthèse dans ce second tome car l’auteure a privilégié les sauts dans le temps afin de donner au lecteur des explications, de permettre aux personnages de partager leurs souvenirs. Nous allons revivre l’Incendie, la fuite des enfants vue par leurs parents mais également apprendre qui sont les traîtres et surtout pourquoi.

Solenne a su garder le rythme et surtout le côté sombre de son histoire en y ajoutant de nouveaux personnages, de nouvelles pertes et en faisant émerger l’idéologie du Secteur qui, pour moi, n’est pas loin du nazisme. Malgré une chronologie qui n’est pas du tout respectée puisque les flash-backs sont nombreux et à des périodes différentes, on ne se perd pas un instant. L’histoire s’étoffe plus qu’elle n’avance même si on retrouve régulièrement nos héros au temps présent Brewen, Olswald, Eulalie, Gabe et tous les autres Fuyards qui continuent leur lutte contre le Secteur. Ils vont vivre des moments difficiles qui vont renforcer leur détermination à faire tomber ce gouvernement qui opprime et tue. 

Je maintiens ici mon coup de cœur pour Oswald qui est un personnage qui me touche vraiment mais également pour des personnages qui vont être un peu plus mis en avant ici comme les Rebelles dont on comprend mieux l’organisation. Les protagonistes sont assez nombreux mais trouvent tous leur place dans le récit, s’intègrent parfaitement à ceux que l’on connaissait déjà, je pense notamment à Trisha ou Ostra. Ces jeunes fuyardes vont nous permettre de comprendre certains points grâce à leurs souvenirs. On en apprend également plus sur Le Secteur et surtout sur sa dirigeante, sur ses idées, sa façon d’envisager le monde et sa détermination à le « sauver malgré lui ».

J’ai trouvé ce second tome plus sombre que le premier car le fait d’avoir les explications et de connaître le but final du Secteur nous fait sombrer dans une idéologie ignoble où les êtres humains, et particulièrement les enfants, sont considérés comme quantité négligeable. Ils sont sacrifiés sans regrets ni remords déjà dans le tome 1 mais on apprend ici les raisons de cette maltraitance : l’Espoir ! Et c’est tout le paradoxe de cette histoire que j’ai trouvé bien trouvé et amené..

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Solenne Hernandez m’a, une nouvelle fois, embarquée avec elle dans son monde. J’ai vraiment apprécié cette lecture et il me tarde maintenant de connaître la conclusion de cette histoire qui m’aura plongée dans un futur effrayant, sombre mais d’où tout espoir n’a pas disparu…  

Ma note : 8.5 / 10

 

Chronique Livresque·dystopie·Science fiction·Uchronie

Pax Europae T1 : Certitudes par Florent Lenhardt

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Fiche Technique :

Autoédition – 356 pages – ebook ou broché – Science Fiction

Résumé :

2033. L’Europe est fédérée ; le monde lui appartient. Pourtant la colère gronde. Les terroristes slavistes s’agitent aux frontières des Régions Est, tandis qu’au sein même des États-Unis d’Europe un mouvement réfractaire sort de l’ombre. À Berlin, le sulfureux journaliste Michael Kith assiste aux premières loges au meurtre du Ministre de l’Intérieur et enregistre les derniers mots de l’assassin. Avant qu’il n’en réalise l’importance capitale, les conséquences de cet attentat entraînent déjà la fédération sur le chemin de la guerre. À Hambourg, le soldat Erwin Helm et ses camarades se préparent à être envoyés en Slavie pour rétablir la Paix Européenne sur un continent à couteaux tirés. Chacun de leur côté, ils vont s’enfoncer sans le savoir dans les méandres de l’Histoire des E.U.E. pour en écrire de nouvelles pages… au risque de tout perdre, à commencer par leurs certitudes.

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Mon avis :

Tout d’abord, je remercie Florent Lenhardt de m’avoir confié son livre en service presse et pour sa confiance.

2033.. Le monde n’est plus tel que nous le connaissons. L’Europe est maintenant un grand pays où chaque ancien pays membre est devenu une région. Les Etats-Unis d’Europe sont contraints d’intervenir en Slavie suite à un attentat meurtrier contre le Ministre de l’Intérieur. Mais quels sont les enjeux et les raisons de cette guerre ? C’est ce que Erwin Helm et ses compagnons vont nous faire découvrir..

Voilà un roman qui s’attaque à un sujet sensible mais captivant : la construction Européenne. L’auteur a fait le choix de traiter le sujet comme une dystopie puisque les Etats-Unis d’Europe seraient en place en 2033. J’ai trouvé cette vision intéressante car dans ce grand pays Européen, chaque état membre est devenu une région, une langue commune existe, l’europeos. L’Europe est donc perçue comme un pays à part entière et non plus comme un regroupement d’états. Une fois cela intégré l’auteur nous entraîne dans un récit fiction mais qui donne une vision assez juste de ce que pourrait être l’avenir d’une Europe totalitaire, expansive..

Ce livre démarre assez lentement avec pas mal de notions à intégrer pour le lecteur mais une fois prit dans l’histoire j’ai eu du mal à le lâcher. Tout d’abord, le récit est passionnant. Les choses se mettent en place, la tension monte et la guerre éclate. L’auteur nous décrit parfaitement les scènes d’action où de nouvelles technologies sont utilisées, les hommes de la chair à canon, et où la politique et la manipulation prennent le pas sur le reste.

Le lecteur va suivre en parallèle le journaliste Michael Kith et sur le front Erwin Helm et ses camarades Greg, Cyril, Marc entre autres. J’ai trouvé que l’auteur avait particulièrement bien réussi ses personnages. Les sentiments sont parfaitement décrits, leurs idées et leurs choix se tiennent, se valent. On les comprend quelque soit leur bord. Je me suis particulièrement attachée à Erwin qui est selon moi le plus abouti mais également le plus présent. C’est un personnage fort, courageux, altruiste mais qui garde malgré tout des secrets.. Le personnage de Michael Kith est également intéressant car on voit à travers lui d’autres facettes des EUE : le contrôle de la presse, la place faite à la religion. On découvre le fonctionnement de cette Europe où les libertés individuelles semblent être aliénées au possible. Le personnage est également intéressant dans son cheminement personnel.

Je suis fan de dystopie, uchronie et roman d’anticipation et je dois dire que celui-ci a tenu toutes ses promesses (malgré quelques petites coquilles..) et je lirais la suite avec plaisir pour non seulement connaître le sort réservé aux personnages mais également sconnaître l’avenir de ces Etats-Unis d’Europe.

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Un très bon roman d’anticipation.. J’ai prit beaucoup de plaisir à le lire. Un premier tome prometteur qui laisse présager une suite intéressante !

Ma note : 8/10

Chronique Livresque·dystopie

Les Oubliés, tome 2 : Jour Un par Léna Jomahé

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Fiche Technique :

Editions Plume Blanche – 328 pages – ebook ou broché – Dystopie

Résumé :

Ils sont prêts à faire éclater la vérité et rendre la liberté à un peuple ayant vécu trop longtemps dans le mensonge, l’ignorance et l’oppression. Le premier sauvetage l’a prouvé : la route n’est pas sans danger. Eléa, Gabriel, Clara, Louis et tous les autres arriveront-ils vivants au bout de leur aventure ? Une chose est sûre : ce combat laissera des traces aussi bien physiques que psychologiques.

« La liberté n’a pas de prix, mais si mon sang peut aider à l’acheter, alors je serrerai les dents. »

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Mon avis :

Avant tout, je remercie chaleureusement les Editions Plume Blanche de m’avoir confié ce livre en service presse et pour leur confiance.

J’avais lu le tome 1 et j’avais adoré la plume de Lena Jomahé ainsi que l’histoire des Oubliés alors j’étais ravie de pouvoir lire la suite. Mais attention, si vous n’avez pas lu le Tome 1 ma chronique risque de vous spoiler..

Eléa, Gabriel et leurs compagnons ont réussi la mission sauvetage des Oubliés non sans pertes. Ils sont déterminés à libérer le peuple de l’oppression du N.O.M. et à démontrer que la vie hors des coupoles est possible. Ils vont donc devoir reprendre le combat mais la bataille s’annonce longue et difficile et de nombreux obstacles risquent de se mettre sur leur chemin.

Quelle joie de retrouver tous les personnages de ce roman ! J’avais eu un coup de cœur pour le premier tome et j’avais hâte de connaître la suite des aventures d’Eléa et Gabriel. Et je n’ai pas été déçue !

Ce second opus, démarre là où le premier s’achève.. Il m’a donc fallu quelques pages pour me remettre dans l’ambiance, remettre chacun à sa place mais une fois lancée je n’ai pas pu m’arrêter. Il faut dire que Lena Jomahé écrit terriblement bien. Je pourrais dire merveilleusement bien mais elle est tellement sadique avec ses personnages que terrible est plus adapté ! Elle n’hésite pas à les torturer, maltraiter, tuer pour le bien de son histoire et je trouve cela génial. En effet, il s’agit ici d’une guerre et il n’existe pas de conflit sans pertes. Elles sont ici nombreuses, tristes voir même tragiques mais elles sont nécessaires et j’ai aimé la lucidité de l’auteur sur ce point. Sa plume est également addictive, légère et surprenante. Et cerise sur le gâteau, elle a mis en place une alternance de point de vue entre Eléa et Clara qui m’a beaucoup plu. En sommes, je suis fan !

Quant à l’histoire.. Elle démarre plutôt lentement avec l’arrivée de Clara, les présentations et bien sur l’enterrement de Pedro mais une fois la machine lancée l’action s’enchaîne. Nos héros ne vont pas être épargnés et malgré leur jeune âge ils vont être confrontés à des choix difficiles. L’auteure intègre régulièrement à l’histoire des rebondissements inattendus, mais également des moments plus calmes où les sentiments se dévoilent ce qui tient le lecteur en haleine. L’histoire d’amour entre Eléa et Gabriel continue pour notre plus grande joie mais d’autres histoires s’amorcent comme quoi même dans les pires moments l’amour est toujours présent.

Les personnages sont toujours aussi attachants mais il faut bien garder en mémoire que pour la plupart ce sont des adolescents et qu’ils ont parfois des réactions d’ados. Ils ont grandit et murit depuis le début de leur aventure surtout Eléa qui est une jeune femme courageuse et volontaire bien que têtue au possible. J’ai trouvé Gabriel un peu plus effacé dans ce second tome peut-être au profit de Clara qui s’affirme également. Les personnages secondaires sont très présents et bien amenés. Mon seul bémol concerne le Grand Gouverneur. On le découvre en effet impitoyable à la fin du premier tome et malgré quelques interventions au fil du récit il est très peu présent de ce second tome. J’aurais aimé avoir plus de son point de vue.

Pour une fois je vais déroger à ma règle et vous parler de la fin (pas d’inquiétude je n’en dis pas trop…). Cette fin est cruelle, atroce mais excellente et parfaite ! J’ai détesté l’auteure pour sa cruauté mais d’un autre côté je ne l’imaginais pas autrement. Bref, une fin comme je les aime !

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Un second tome qui m’a autant plu que le premier ! Une dystopie excellente et une auteure pleine de talent qu’il va falloir suivre de très, très près !

Ma note : 8/10

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Chronique Livresque·dystopie·Science fiction

Les pâtes froides de Svetlana Kirilina

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Fiche Technique : 

Autoédition – 351 pages – ebook et broché – Science fiction

Résumé : 

« Des gens sont morts. Pas tous. Enfin, je crois pas. Moi, en tout cas, j’ai survécu. J’ai survécu et je me suis retrouvé enfermé là, dans ce bunker. On va pas se mentir. Ici, y a rien à faire. Rien à part tenter de se rappeler le passé, tenter de comprendre comment on en est arrivés là. Tenter de survivre un peu aussi. Ça devrait aller, j’ai une bonne réserve de pâtes. »

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Mon avis : 

Tout d’abord, je remercie Svetlana Kirilina, l’auteure, de m’avoir confié son livre en service presse. 

Voilà ce que j’appelle un livre atypique ! Atypique mais addictif ! Je m’explique.. 

J’ai trouvé les premières pages quelque peu déstabilisantes de par leur construction. En effet, l’auteure nous livre de très courts chapitres qui à chaque fois se déroulent à l’une des trois périodes où se passe le roman et changent de narrateur. La lecture n’est donc pas simple sur les premières pages car il faut bien assimiler chaque période mais au bout  de quelques chapitres.. un régal ! 

Svetlana Kirilina nous raconte l’histoire du monde dans un peu plus de 1000 ans.. lorsque l’être humain aura abusé et détruit toutes les ressources de la planète, où la vie ne sera plus possible comme elle l’est aujourd’hui et qu’il faudra s’enterrer dans des bunkers pour survivre. Avec sa plume est fluide, limpide et juste, elle nous raconte un monde effrayant mais criant de vérité. 

Nous suivons donc plusieurs personnages et plusieurs époques. Les années 3098, 3083 et 3120 s’alternent avec les histoires de Simon, Lou, Ramzon mais également celles de Ned, Ted ou Marc.. Il faut écouter la « Dernière radio avant la fin du monde » qui donne des conseils forts avisés pour survivre mais qui s’intéresse aussi de près à l’organisation « Le Nouveau Souffle » ayant existé des années auparavant. La méfiance face au gouvernement établi et sa milice est également de mise.. 

Tous ces personnages, ces histoires, ces dates s’imbriquent un peu comme un puzzle géant que le lecteur va découvrir au fil des pages.  Les informations distillées par l’auteure se mettent en place et parfois un détail va déclencher une information qui permettra de comprendre pourquoi les choses se passent de telle façon à cette autre date. Et c’est comme cela que l’on va comprendre comment on en est arrivé là, à vivre enterrés, à manger des pâtes froides..  Il est difficile d’en dire plus sans vous spoiler et ce serait vraiment très dommage de gâcher la découverte de cette lecture ! 

Parfois un petit encart dans l’histoire est fait et j’ai trouvé vraiment touchant les « Lettres à Elise » que vous découvrirez au gré des chapitres. De courtes missives qui expliquent la situation à travers les yeux d’une enfant. 

Je citais les personnages plus haut.. Certains sont détestables d’autres sont attachants, mais Svetlana Kirilina a réussi à nous livrer ici un panel de personnages vraiment bien construits. On les connait peu, on en découvre certains plus que d’autres mais ils donnent tous un plus à l’histoire. J’ai ressenti une tendresse particulière pour la jeune Lou qui survit comme elle peut à travers ce monde post-apocalyptique mais également pour Simon, cet idéaliste qui ne souhaite que rendre sa liberté au peuple. Ted et Ned sont également très touchants. 

Quant à la fin, je l’ai trouvé géniale pour la même raison que le reste du roman : la façon dont elle est amenée ! J’ai adoré cette façon de faire même si je crains que certains lecteurs ne la trouve peut-être un peu trop rapide. Enfin,  mes yeux, elle est parfaite ! 

Vous aurez donc compris que « Les pâtes froides » est un gros coup de cœur pour moi. Une lecture addictive, prenante, terrifiante lorsqu’on y pense un peu mais qui m’a tenu en haleine du début à la fin. 

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Un roman post-apocalyptique parfaitement réussi ! Une lecture géniale même si j’espère sincèrement que l’auteure n’est pas visionnaire et que le futur de l’humanité est un peu plus rose que dans ce livre.. 

Ma note : 9/10

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