Chronique Livresque·Littérature·policier

Chimère par Marie-Pierre Bardou

Quelques informations…

Editions Hélène Jacob- 314 pages – ebook ou broché – Roman policier

Un résumé ?

Il n’a pas d’identité. Ou plutôt, il vole celle des autres : des morts, des disparus, choisis soigneusement. Des individus seuls, isolés, sans famille ni amis, dont personne ne réclame la mémoire.
Il s’invente des vies au gré de ses usurpations, s’improvise médecin, pompier, homme d’affaires, musicien… abandonnant ses différentes enveloppes lorsque son nouvel entourage devient trop « présent ».
Surdoué, il n’est personne et il est tout, capable de tout sauf d’exister.

Jusqu’au jour où l’une de ses identités se révèle moins solitaire que prévu : la petite sœur d’Armand, qu’il pensait être fils unique, croit son frère revenu d’entre les morts et se met à harceler l’usurpateur.
Il doit disparaître à nouveau ; mais elle est si jolie, Albane…
Et dans l’ombre, un flic, qui le suit et le traque sans relâche.
Le policier l’a surnommé Chimère, et c’est bien ce qu’il est.
Que fuit Chimère ? À son passé, l’homme qui n’a pas de nom va-t-il survivre ?

lames-de-livre-d-automne-6469026Mon avis…

Il y a un peu moins d’un an, je découvrais grâce aux Editions Hélène Jacob et au site Simplement.Pro Marie-Pierre Bardou et sa plume. Et je dois dire qu’après 4 romans lus, je suis devenue une fan inconditionnelle ! Marie-Pierre est une auteure à suivre et qui écrit dans plusieurs registres comme le prouve les styles différents de Temps Mort, Défaillances et Dia Linn Le livre d’Eileen (mon coup de cœur !). J’avais donc hâte de découvrir Chimère..

Chimère est un homme ou plutôt un caméléon, il s’approprie les identités de personnes décédées ou disparues. Après une enquête minutieuse sur sa proie, il s’adapte, se fond dans le décor, change de métier jusqu’au moment où il va tout quitter pour recommencer de nouveau. Mais quelles sont ses motivations ? Que peut-il bien fuir ? C’est ce que veut découvrir Albane. La jeune femme a percé son secret le jour où il a prit l’identité de son frère, Armand, disparu de nombreuses années auparavant. Arnaud, un flic, écorché par la vie, est aussi sur sa piste et s’accroche à cette vieille affaire.

Je dois dire qu’au départ Marie-Pierre Bardou a bien failli me perdre.. En effet, les premières pages sont un peu compliquées car on navigue entre passé et présent et il y a beaucoup de noms de personnage. Les faits s’embrouillaient un peu.. mais ! Au fur et à mesure de ma lecture, j’ai intégré le cheminement, j’ai compris le lien entre les faits et là.. je n’ai plus lâché mon livre !

J’ai retrouvé avec plaisir la plume de l’auteure que je trouve non seulement addictive mais très agréable à lire. La construction m’a fait pensé à « Défaillances » avec ses sauts dans le temps qui font de ce roman une sorte de puzzle géant où chaque pièce a son importance. Pour comprendre Chimère et ses motivations, il va falloir s’attacher aux détails donnés par l’auteure, recouper les informations jusqu’aux explications finales. Marie-Pierre Bardou a su intégrer suspense et rebondissements tout au long de son roman et maintiens de cette façon le lecteur en haleine, en semant les indices tel un Petit Poucet. Je me suis vraiment laissée prendre au jeu, je tenais à comprendre non seulement Chimère mais également d’autres personnages comme Lola, Lionel, Thierry et surtout Mariana.

La galerie des personnages est vraiment intéressante, on trouve ici des êtres écorchés, abandonnés, à la vie compliquée. Chacun son passé, chacun son histoire avec bien sur un fil qui les relie. Reste au lecteur à découvrir comment, pourquoi.. J’ai trouvé que chaque protagoniste était pensé et décrit avec beaucoup de pudeur. J’ai aimé comprendre leurs façons de voir, leurs secrets, être témoin de leurs décisions et de leurs actes. Chimère en tant que personnage principal y tient une grande place mais que serait-il sans les autres finalement ?

Vous aurez donc compris, qu’encore une fois, Marie-Pierre Bardou a su m’entraîner dans son histoire, me faire plonger dans son roman au rythme tantôt effréné tantôt posé mais sans aucun doute efficace et original. Un roman aux multiples facettes comme Chimère, éclaté, où chaque détail à son importance.

Conclusion_Logo_-_Cool_Dots_Font

Une lecture captivante dont les personnages ont su m’émouvoir, me toucher. Une histoire originale où se mêlent traumatisme,  vengeance, souvenirs..

Ma note : 8.5/10

Pour acheter et lire ce roman cliquez ici

Publicités
Chronique Livresque·fantastique·Littérature

Une touche de mal par Claire Lebreton

Fiche technique : 

Auto-édition – 257 pages – ebook ou broché – Romance / Fantastique

Résumé : 

La vie est faite de hauts et de bas. Celle de Sélène est actuellement faite de beaucoup de bas. Elle vient de perdre son père et doit maintenant réapprendre à vivre avec une mère catatonique depuis cette terrible tragédie. Un nouveau départ dans une nouvelle ville l’aidera peut-être à avancer mais il lui reste énormément de chemin à parcourir pour se sentir vivre à nouveau ; sans même la garantie de retrouver une vie normale. Heureusement, cette jeune fille qui a tout perdu sera accueillie à bras ouverts par les Flavius. Mais qui sont-ils réellement ? Sélène saura-t-elle percer le mystère qui les entoure ? Le voudra-t-elle seulement, au risque de les perdre ?

magic-book-4BlurBlog-2

Mon avis : 

C’est le second roman que je lis de Claire Lebreton, et je la remercie pour cette confiance renouvelée. J’avais découvert Claire et sa plume en lisant Tout ce qui compte que j’avais beaucoup aimé, alors c’est avec plaisir que j’ai plongé dans ce livre-ci.. 

Sélène est une jeune fille meurtrie, blessée, à l’existence ravagée. Son père est décédée, sa mère est catatonique alors elle décide de les faire déménager toutes les 2 afin de changer leur cadre de vie. Elles vont s’installer à Madison où l’adolescente va essayer de reprendre sa vie en main.. 

Claire Lebreton nous entraîne avec ce second roman de nouveau dans un monde d’adolescents et ce monde n’est pas simple, bien au contraire.. On aborde ici des thèmes graves comme le manque de confiance en soi, le deuil mais à la différence de son premier livre, ici s’ajoute une pincée de fantastique. 

Il n’est pas simple d’être adolescente mais Sélène découvre qu’il est encore moins simple d’endosser des responsabilités qui vous poussent irrémédiablement vers l’âge l’adulte. La jeune femme doit s’occuper de sa mère tout en gérant le quotidien et en continuant ses études, un rythme difficile mais elle est heureusement soutenue par sa toute nouvelle amie Stella Flavius et sa famille. Une famille plutôt étrange avec laquelle elle va se lier.. Drew, Tullia, Scarlett et Nathaniel vont entrer dans sa vie sans qu’elle ne s’y attende vraiment. 

La romance est très présente dans ce roman sans être étouffante. Sélène est une jeune fille vraiment torturée, sa vie est partie en morceau et elle peine à tenir le cap. Elle craque bien entendu, souvent, mais au vu de son vécu cela semble logique. Même si le personnage peut sembler excessif, j’ai trouvé ses réactions plutôt justes. L’auteure a su montrer les phases de bonheur comme celles de désespoirs, les moments de doute, d’espoir ou d’amour.. Certaines redondances de situations font que l’histoire avance plutôt lentement et le fantastique ne fait qu’une très timide apparition dans ce premier tome mais une quadrilogie étant prévue ce thème a le temps d’être développé. 

Les personnages m’ont, en règle général, beaucoup plu même si certains sont justes survolés. J’aurais aimé en apprendre plus sur leurs histoires, leurs passés mais je pense que nous en saurons plus dans la suite. Ce premier tome est très introductif et met non seulement en place l’histoire, les personnages mais est également très centré sur la romance et la psychologie des personnages principaux que sont Sélène et Nathaniel. 

Claire Lebreton a une écriture vraiment très agréable et adaptée aux thèmes traités. Sa façon de pénétrer le mental de son héroïne est vraiment très réaliste et j’ai beaucoup aimé ce côté. J’ai toutefois relevé quelques petites choses qui m’ont gênée comme par exemple le changement de narrateur au milieu du texte sans annonce, ce qui fait que j’étais parfois perdue et obligée de revenir en arrière. La tendance également à utiliser les initiales pour désigner les personnes ou de donner plusieurs surnoms (je pense à Stella par exemple) m’ont parfois perturbée. Ces quelques petites erreurs n’ont toutefois pas trop entaché ma lecture et j’espère pouvoir lire la suite de leurs aventures très bientôt. 

arbre

Un premier tome introductif qui pose les bases de l’histoire et s’attache à développer la psychologie des deux héros.. 

Ma note : 7/10

Pour acheter et lire ce roman cliquez ici 

Chronique Livresque·Littérature

Jalouse par Matthieu Biasotto

Fiche technique : 

Auto-édition – 525 pages – ebook ou broché – Littérature

Résumé : 

Manque de confiance en elle, aucune confiance en lui. De toute évidence, Noémie est jalouse. Pas de chance, Samuel plaît aux femmes. Un photographe doué quand il s’agit de sublimer des créatures de rêve. Si Noémie est aussi méfiante que vigilante, c’est qu’elle est échaudée. Il y a de quoi l’être quand on vit avec un menteur qui a tout gâché entre les cuisses d’une autre. Le genre d’erreur qu’on efface difficilement et dont on ne se remet pas vraiment. Par amour, pour de bonnes ou de mauvaises raisons, elle tente pourtant de composer avec cette humiliation et de se reconstruire en instaurant de nouvelles règles. Un an après l’impardonnable, lorsqu’elle tombe sur le second téléphone de son petit ami volage, tout bascule. Ce mystérieux mobile cache des choses. Le doute devient une certitude. Entre peur légitime et névrose, la frontière disparaît. Trahison, non-dits et manipulation : déjà vu, déjà vécu tout ça. Hantée par des images qui laissent des traces, par des mensonges avérés ou passés sous silence, elle cherche à lever le voile sur la vérité. Le genre de vérité qui change une femme à jamais. Est-ce qu’elle pourra seulement l’accepter ?

livre-plage_0

Mon avis : 

Tout d’abord, je remercie chaleureusement Matthieu Biasotto pour ce magnifique service presse mais également pour sa gentillesse. 

Noémie n’a aucune confiance en elle et surtout elle n’a aucune confiance en son compagnon Samuel depuis qu’elle a surpris celui-ci au lit avec une autre femme. Elle va donc essayer de se reconstruire, de surmonter cette humiliation et la douleur de la trahison mais elle ne peut se résoudre à quitter Sam, elle l’aime.. Elle lui impose donc de nouvelles règles auxquelles le jeune homme devra se plier s’il veut regagner sa confiance. Mais lorsque le ver est dans la pomme, il est difficile de l’en faire sortir et le ver qui ronge Noémie se nomme Jalousie.. 

J’ai déjà lu plusieurs romans de Matthieu Biasotto dont Ewa , je vous en avais parlé et j’avais vraiment beaucoup aimé. Matthieu est un auteur aux multiples talents que je suis de très près et avec beaucoup de plaisir ! J’étais donc ravie de pouvoir lire Jalouse.. tout un programme !  

Le résumé m’avait plu parce que je pense que la jalousie est un sentiment que l’on connait tous à un moment ou à un autre, pour une raison ou une autre ; que ce soit amoureux, ambitieux, social tout le monde l’a un jour croisé sur son chemin. J’étais donc curieuse de voir ce que Matthieu Biasotto allait faire de cette émotion. Et je dois dire qu’avec Noémie on tombe dedans les deux pieds en avant ! Il faut dire qu’elle a de quoi douter Noémie, après avoir découvert son compagnon, Samuel, en fort mauvaise posture. Elle ne réussit plus du tout à lui faire confiance. Elle le bride,  le traque, le flique, elle ne recule devant rien pour tout savoir de ses faits et gestes. Qu’il rentre avec quelques minutes de retard, qu’il passe un peu trop de temps sur son téléphone et tous les démons de la jeune femme se réveillent pour la faire douter, soupçonner, angoisser puis finalement exploser. 

Matthieu Biasotto nous livre ici la vie d’une Jalouse mais d’une Jalouse à l’excès, une Jalouse que rien n’arrête, que rien ne peut contrôler. J’ai trouvé le personnage de Noémie tellement excessif que je l’ai apprécié pour ça. A chaque détail, on se dit « ohlala ça va chauffer pour Sam ». Et malheureusement, les bourdes, gaffes, maladresses s’accumulent, au grand désespoir du lecteur qui voit ce couple se déchirer. On sent que quelque chose couve, que quelque chose n’est pas franc et j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre les deux personnages principaux dans cette sorte de tango qu’ils mènent, une danse où ils s’attirent et se repoussent au gré de leurs éclats ou de leurs écarts. Mais est-ce de l’amour ? La jalousie poussée à l’extrême n’est-elle finalement pas une sorte de maladie ? 

Même si j’avais deviné la fin assez tôt, j’ai été ravie de lire ce roman et de retrouver la plume de Matthieu Biasotto. Elle est fraîche, actuelle, simple et fluide, souvent directe, toujours agréable. Les dialogues sont crédibles, les réactions des personnages également et chacun pourra se reconnaître ou mesurer sa propre jalousie sur l’échelle de Noémie. J’ai parfois trouvé quelques redondances mais il s’agissait de nous faire plonger dans la vie et la tête d’une Jalouse et là, pour le coup, c’est réussi ! 

livre et rose

Jalouse ou l’art de s’auto-détruire.. Un roman qui nous plonge dans ce sentiment à travers l’histoire de Noémie et Samuel où la folie n’est finalement pas loin et où la confiance n’est qu’une utopie.. 

Ma note : 8/10

Pour acheter et lire ce roman cliquez ici

Chronique Livresque·Littérature

Le baron Miaou par Nico Bally

Fiche technique :

Autoédition – 254 pages – ebook ou broché – Littérature

Résumé :

Rencontrez le fabuleux alchimiste à tête de chat. Suivez la timide adolescente aux mille masques. Admirez les lueurs du dresseur de feux follets. Sauvez l’enfant tombée dans un coma lunaire. Entre carnavals nocturnes et labyrinthes oubliés, tentez le plus impossible des voyages.

arbre

Mon avis :

Ceci est ma dernière chronique pour le Prix des Auteurs Inconnus (du moins pour cette session !!) et je dois dire que j’ai pris beaucoup de plaisir à participer à cette aventure qui m’a permis de découvrir de nouveaux auteurs, de nouveaux styles et de nouveaux amis blogueurs également ! Je remercie donc les organisatrices pour la chance qu’elles m’ont accordé et surtout je leur tire mon chapeau pour l’énorme travail réalisé.

J’ai déjà eu la chance de lire des romans de Nico Bally alors j’ai commencé la lecture de celui-ci sans appréhension, même si les premières pages m’avaient laissée un petit peu sceptique.

Tout d’abord la couverture.. Elle me fait penser à un savant mélange entre le Chat Botté et la Commedia dell’Arte, un peu folle, extravagante.. Elle a un petit côté jeunesse qui donne également le ton de ce que sera ce livre. 

Et comme pour les autres livres de Nico Bally, la magie de ses mots fit son effet sur moi.. Il m’entraîne à la suite du Baron Miaou, cet Alchimiste à tête de chat, et de la jeune Nhadda Cranne dans des aventures rocambolesques. Entre labyrinthes et carnavals, entre amitié et rencontres, ce roman est un conte qui pousse le lecteur à réfléchir, à se questionner sur les réactions, les à-priori que l’on peut avoir sur les apparences par exemple. Comme dans tous les contes, le Bien et le Mal sont présents et il y a une morale mais l’histoire en elle-même n’est pas moralisatrice. L’univers est très bien travaillé et j’ai été entraînée sans aucune difficulté dans cette histoire bien qu’elle soit résolument jeunesse. En tant qu’adulte, je l’ai apprécié et savouré mais elle est destinée à un public plus jeune sans aucun doute. 

J’ai beaucoup aimé les personnages de ce roman, ils sont bien construits et tous différents. J’ai beaucoup aimé le Baron Miaou et sa complexité de caractère mais ma préférée est Nhadda Cranne qui malgré ses 12 ans réalise de magnifiques masques grâce auxquels elle peut se cacher aux yeux des autres. Les autres personnages sont très attachants également, notamment Maria, une fan de thés comme moi, mais qui souffre d’une étrange maladie. Une galerie de personnages vraiment intéressante à découvrir au fil des pages. 

J’avais déjà beaucoup aimé la plume de Nico Bally dans les précédents romans que j’avais lu mais dans celui-ci je l’ai trouvé un brin plus poétique et toujours très adaptée à son public. Le vocabulaire est riche et varié sans rendre la lecture compliquée, au contraire elle coule naturellement. Le langage du Baron Miaou, un poil plus sophistiqué, m’a vraiment charmée et j’ai trouvé qu’il rendait le personnage encore plus original. C’est une très jolie découverte pour clore cette première année du Prix ! 

c472ea14

Un roman qui m’a fait voyager dans cet univers si particulier du Baron Miaou et de ses compagnons d’aventure. Une lecture agréable et douce pour passer un joli moment.. 

Ma note : 8/10

Pour acheter et lire ce livre cliquez ici

Chronique Livresque·Historique·Littérature

Dia Linn – 1 : Le Livre d’Eileen par Marie-Pierre Bardou

Fiche technique :

Editions Hélène Jacob – 202 pages – ebook ou broché – Littérature

Résumé :

Irlande, 1845. Dans le comté de Kerry, la vie est rude pour les paysans qui vivent presque exclusivement de la culture de la pomme de terre. Mais la douceur et la beauté sont aussi le lot quotidien des O’Callaghan, attachés à leur clan familial et à la magnificence de leurs terres. Les lacs de Killarney déploient pour eux leur splendeur tranquille, entre criques isolées, monastères dont les ruines cachent des trésors oubliés, forêts denses et tourbières. Les rites religieux, les fêtes, les danses et les trafics en tous genres rythment l’existence d’Eileen et de sa famille, bercée de légendes anciennes et de politique anti-anglaise. Puis la Grande Famine étend ses ailes noires sur l’île d’Émeraude, apportant la disette, la fièvre jaune, la révolte et la mort à tous les paysans d’Irlande. Eileen a quinze ans. Armée de sa résilience et d’un étrange don hérité de sa grand-mère, il lui faudra trouver un moyen pour sauver le peu qu’il reste de son clan, en naviguant entre les alliés et les ennemis dont les visages ne sont parfois qu’un masque. Terra Mahurr, « la terre du pays de mon père », est une genèse. Celle de Dia Linn, l’histoire d’une lignée familiale à travers les siècles et les continents. Elle y trouve sa source, dans les brumes et l’âpreté des terres irlandaises, qui forgent des hommes fiers et des femmes conquérantes.

c472ea14

Mon avis :

Je remercie chaleureusement les Editions Hélène Jacob de m’avoir permis de lire ce roman via le site Simplement.Pro mais également pour leur confiance renouvelée.

Eileen a quinze ans, elle vit avec sa famille en Irlande, près de Killarney. En cette terrible année 1845, la Grande Famine s’abat sur l’Irlande, tuant son peuple à petit feu.. Eileen va faire son possible pour assurer la survie de sa famille. Un roman où se mêlent saga familiale, croyances et rites religieux. La jeune Eileen ne pourra compter que sur sa détermination et son courage car souvent les ennemis prennent des visages inattendus..

J’ai eu l’occasion de découvrir la plume de Marie-Pierre Bardou grâce à deux romans (Temps Morts saison 1 et Défaillances) et j’étais ravie de la lire de nouveau. Marie-Pierre Bardou nous plonge grâce à « Dia Linn » en Irlande, un pays magnifique où les rites et les croyances ont une place importante. Mais pas à n’importe quelle époque, l’auteure choisit de nous faire découvrir ce pays lors de la Grande Famine (l’une des famines…) qui sévit en 1845. Les récoltes de pommes de terre ont été attaquées par le Mildiou, le peuple meurt de faim et l’oppresseur anglais laisse la situation s’éterniser. Eileen voit disparaître plusieurs membres de sa famille et lorsque l’histoire débute c’est sa mère qui décède.

Ce premier tome est une très bonne introduction à une saga familiale que l’auteure a déjà écrit puisqu’à ce jour 8 tomes sont disponibles. J’avoue ne pas être fan de longues séries mais je suis maintenant vraiment accrochée à cette histoire tant Marie-Pierre Bardou a su susciter mon intérêt pour la vie de cette famille. J’ai quitté Eileen à regret tant j’ai aimé la suivre au fil des pages même s’il y a finalement très peu d’action. Mais voir leur quotidien, leur bataille pour la survie mais également découvrir les secrets de famille, les complots ont été un véritable régal. Le récit est plutôt dur car de nombreuses morts l’étayent mais malgré tout le texte reste très doux.

J’ai aimé de nombreuses choses dans ce roman, pas uniquement l’histoire. Le côté historique déjà, nous suivons ici les prémices de la naissance de l’I.R.A. En effet, le fond politique et religieux est intéressant, on y comprend parfaitement que le protestantisme a été imposé aux irlandais et que la rébellion se met en place. J’y ai appris de nombreux aspects de l’histoire de ce pays avec la Grande Famine, l’organisation de la vie à la campagne… L’auteure intègre tout cela de façon pertinente et juste à son récit. J’ai également adoré découvrir les mythes, croyances, légendes dont le peuple irlandais est si friand et qui jalonnent cette histoire. Marie-Pierre Bardou ajoute de très nombreuses notes à son texte expliquant les différentes croyances de façon sobre et claire. En temps normal je ne suis pas fan de notes de bas de pages mais là j’avoue que c’était un régal que d’en savoir toujours un peu plus.. Les rites et traditions sont expliqués, les êtres féériques détaillés..

J’ai également beaucoup aimé les personnages.. Celui d’Eileen bien sur qui est une jeune fille attachante, courageuse, dévouée à sa famille. Mais d’autres plus secondaires m’ont également beaucoup touchée. Deirdre, par exemple, l’intendante de la demeure où travaille Eileen, une femme rigide dans le travail mais avec un grand cœur. Chaque personnage est intéressant et l’histoire en fera des bons ou des méchants..

La plume de Marie-Pierre Bardou m’a vraiment immergée dans cette Irlande si belle mais si triste, si solidaire et si unique. J’ai vraiment apprécié son écriture qui est à la fois fluide et détaillée, imagée et simple. On sent à travers ce roman toutes les recherches effectuées par l’auteure afin de rendre son histoire la plus proche de la réalité et la plus complète possible. C’est non seulement une très belle réussite au niveau du fond mais également de la forme ! Je suis maintenant impatiente de connaître la suite des aventures de la jeune Eileen..

livre-coup-de-coeur-grand

Un coup de cœur pour ce premier tome qui pose de très bonnes bases, une histoire familiale captivante, un contexte historique prenant et des mythes et légendes présents tout au fil des pages.. De quoi faire un magnifique voyage en Irlande et découvrir la région des Lacs de Killarney en compagnie d’Eileen..

Ma note : 9.5/10

Pour acheter et lire ce livre cliquez ici

Chronique Livresque·Littérature

Killarney 1976 par Joël Macron

Fiche technique : 

Editions Nouvelle Bibliothèque  – 226 pages – ebook ou broché – Littérature

Résumé : 

Tu le sais, je dois repartir… mon pays est au bord de la révolution. Shariati a besoin de moi. Nos visiteurs ont certainement voulu nous avertir, nous mettre en garde contre la folie de notre civilisation… Je ne sais quelles sont leurs intentions exactes, mais je pense qu’ils savent ce qu’ils font.

Tu es le dépositaire de tous ces secrets : je sais que cela t’a semblé impressionnant, et que tu te demandes toujours quoi faire de toutes ces informations : garde les précieusement, en toi. Garde aussi ce cahier avec tes notes précieuses : il te servira un jour, dans très longtemps.

Je devine ta question en écrivant : mais quand ? Voici ma réponse, en persan :هنگامی که شما می توانید این جمله را ترجمه کنید

magic-book-4BlurBlog-2

Mon avis :

Tout d’abord, je remercie les Editions Nouvelle Bibliothèque pour cette nouvelle lecture dans le cadre de notre partenariat. C’est toujours un plaisir que de découvrir les livres qu’ils proposent.. 

Tout débute par du tri, un peu de rangement et une vieille boite réapparaît. Grâce à cette boite, le lecteur va plonger avec l’auteur, Joël Macron, en 1976 lorsque celui-ci vivait et travaillait à Killarney en Irlande. Ce roman étant en partie autobiographique, l’auteur s’y dévoile quelque peu. Des amitiés se nouent et un homme plutôt secret se joint au petit groupe déjà formé. Cet homme c’est Mano, un iranien venu en Irlande pour plusieurs raisons qu’il refuse de révêler. Mano va nous en apprendre plus sur son pays à cette époque.. 

L’auteur aborde plusieurs thèmes dont la politique iranienne en 1976, la religion entre autres.. Ce roman se présente un peu comme le journal d’un journal, c’est à dire que l’on suit au présent l’auteur qui redécouvre son passé à travers un vieux carnet retrouvé par hasard. Il nous raconte ses souvenirs réveillés par quelques mots inscrit dans ce calepin, une coupure de journal.. On plonge avec lui dans cette époque mais de façon très subtile, quelques fois le souvenir peut paraître anodin (une sortie au pub, une soirée,..), d’autres fois on y apprend tout un pan de la politique menée en Iran dans les années 70 mais chaque souvenir est précieux à sa façon.

 Joël Macron dévoile ici une partie de son histoire personnelle d’une façon que j’ai trouvé pleine de pudeur et avec une plume intéressante. Sa façon d’écrire est fluide, imagée et surtout très douce, à mon sens. Tantôt journal intime tantôt narration, il nous entraîne de souvenirs en souvenirs à travers le temps et les révélations. Sa façon d’écrire permet une compréhension même pour les lecteurs qui ne seraient pas au fait du sujet traité. Ne connaissant pas très bien cette partie de l’histoire j’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre grâce auquel j’ai beaucoup appris. D’autre part, j’ai vraiment apprécié la plongée à Killarney, l’auteur m’a fait voyager grâce à sa façon de décrire les lieux sans surcharge de mot, tout en délicatesse.

Conclusion_Logo_-_Cool_Dots_Font

Une lecture prenante et aux personnages attachants qui font qu’on le lit très rapidement afin de comprendre où l’auteur veut nous mener.

Ma note : 8/10

Pour acheter et lire ce roman cliquez ici

Chronique Livresque·Feel - good·Littérature

Avec des si et des peut-être par Carène Ponte

Fiche technique :

Editions Michel Lafon – 374 pages – ebook ou broché – Littérature française

Résumé : 

Aimeriez-vous savoir quelle serait votre vie si vous aviez fait d’autres choix ? 

Prof de français au lycée de Savannah (-sur-Seine), Maxine vit en colocation avec Claudia (et ses crèmes au jus d’herbe fermenté), elle aime Flaubert (ses élèves, Stromae), courir avec ses deux meilleures amies (trois cents mètres) et aller chez le dentiste (sa sœur). 
Maxine croit aux signes et aux messages de l’Univers. Pourtant elle ne peut s’empêcher de se demander :  » Et si j’étais allée ici plutôt que là, si j’avais fait ceci au lieu de cela, ma vie serait-elle chamboulée ?  » 
En bonne prof de français, Maxine aime le conditionnel… 
Mais à trop réfléchir Avec des si et des peut-être, ne risque-t-on pas d’oublier de vivre au présent ? 
Et si la vie décidait de lui réserver un drôle de tour ?

livre-plage_0

Mon avis : 

Tout d’abord je remercie les Editions Michel Lafon de m’avoir permis de lire ce roman via le site NetGalley. 

Autant je suis fan de romans noirs, de romans gores, autant j’adore me détendre avec un roman feel-good. Et généralement avec l’auteure Carène Ponte je ne suis déçue ni pour la détente ni pour la lecture, c’est donc avec plaisir et délectation que j’ai plongé dans ce livre. 

Maxine, ou Max, est professeure de français, elle craque sur son proviseur et vit en colocation avec Claudia, végan et grande défenseure de la cause animale. Mais Max a une petite manie : elle se demande toujours ce qu’aurait été sa vie si.. Si elle n’avait pas oublié sa pièce d’identité ce matin là peut-être que… Si elle ne s’était pas foulée la cheville il se peut que… Mais à trop vivre avec des si et des peut-être Max n’est-elle pas en train de passer à côté de sa vie ? 

Dès les premières pages, je me suis sentie bien dans ce roman et surtout je me suis trouvée de nombreux points communs avec Max dont le plus important les « Si » et les « Peut-être ». Maxine est une héroïne attachante car elle ressemble à tout le monde. Elle pourrait être notre meilleure amie, notre voisine ou même nous tant elle vit une vie normale. Mais elle s’interroge à tout bout de champs sur ce qu’aurait été sa vie « si ».. et à force de trop le questionner le destin va lui jouer un petit tour à sa façon. Elle va pouvoir tester sa théorie et peut-être s’apercevoir que le plus important est, finalement, de profiter de la vie.. 

Carène Ponte intègre à son histoire une pointe de fantastique ce qui est inhabituel chez elle. C’est bien amené et j’ai beaucoup aimé du coup le tournant que prend l’histoire. Des éléments loufoques viennent apporter légèreté et humour comme par exemple le nom de la ville où vit Max « Savannah-sur Seine », ou le métier de l’un de ses prétendants (chut.. je vous laisse le découvrir, pour ma part ça a été un sacré fou-rire !). Tous ces éléments font que j’ai lu ce livre avec un sourire quasi permanent… 

Mais ce n’est pas seulement l’histoire qui fait que ce roman est une sorte de doudou, parce que je vous parlais de Max comme une héroïne attachante mais les autres personnages le sont également. Je pense notamment à Laetitia, sa sœur, ou Audrey et Samia ses amies. J’ai beaucoup aimé Audrey avec son humour un peu caustique mais également Moune, la grand-mère de Max décédée dans un accident de voiture mais que l’on découvre malgré tout grâce à Max et ses souvenirs, entre autre. J’aurais aimé en savoir plus sur d’autres personnages comme Julien, le frère de Max, par exemple mais c’est juste pour pouvoir faire durer le plaisir. 

J’ai retrouvé avec joie la plume de Carène qui est légère, drôle, fluide. Elle écrit de façon actuelle, sans chichi ce qui permet de s’identifier facilement aux personnages. Leurs dialogues sont crédibles et non pas surjoués, ce qui rend la lecture vraiment agréable. J’ai également adoré le clin d’œil à son précédent roman « Tu as promis que tu vivrais pour moi » qui avait été un coup de cœur. Un vrai moment de lecture détente mais qui fait également réfléchir sur soi et la façon dont on appréhende la vie. Et SI on profitait du présent au lieu de se dire PEUT ETRE ?

Conclusion_Logo_-_Cool_Dots_Font

Un roman qui fait du bien par son humour et sa vision de la vie. Des personnages attachants, une histoire souvent drôle, parfois moins qui oblige à se poser des questions mais qui permet surtout de passer un très bon moment de lecture ! 

Ma note : 9/10

Pour acheter et lire ce livre cliquez ici.

Chronique Livresque·Littérature·nouvelle

Sans jamais te retourner par Tony Perraut

Fiche technique :

Autoédition – 54 pages – ebook ou broché – Littérature / Nouvelle

Résumé :

Sans jamais te retourner, tu vas vivre cette journée. Tu vas tout donner, tout penser, tout imaginer. C’est dans cette forêt que tu vas comprendre la solitude, C’est dans ce bus que tu vas ouvrir ton ressenti, Mais tu connais l’issue de cette journée, Tu sais que demain tu ne verras pas le soleil se lever. Alors fonce gamin, va mourir.

Sans jamais te retourner est une nouvelle dramatique ayant pour thème le suicide.

th56910733

Mon avis :

Je remercie l’auteur, Tony Perraut, de m’avoir permis de lire cette nouvelle en service presse via le site Simplement.Pro.

Cela fait un moment que je guette Tony Perraut (euh.. dis comme ça je ressemble à une psychopathe.. je m’explique…) sur les réseaux sociaux ! En effet, je trouve qu’il fait un travail remarquable en communication et qu’il est en plus d’une grande gentillesse. Du coup, j’étais ravie de pouvoir découvrir ses écrits et commencer par une nouvelle c’est parfait. Ce format permet de voir l’esprit de concision, la plume et l’imagination d’un auteur et ce que j’apprécie vraiment..

L’histoire débute sur la dernière journée d’un homme, il va mourir, il le sait.. Dernières actions du quotidien, dernières pensées, dernières émotions.. Tony Perraut crée autour de son personnage un univers qui pourrait être celui de n’importe qui, n’importe quand. Ce personnage  n’a pas d’identité mais c’est sans importance, ce qui prime c’est sa détresse, son trouble. Il s’exprime tantôt en « tu » tantôt en « je », peut-être nous parle – t – il ? Peut – être pas… Cet état de fait m’a demandé un petit temps d’adaptation dans ma lecture mais au fil des pages les choses s’éclaircissent pour mieux s’assombrir alors que l’on comprend peu à peu son histoire, leur histoire.

Cette nouvelle aborde le thème très dur qu’est le suicide. Pourquoi décider de se donner la mort ? Et une fois la décision prise, comment franchir le cap ? Faire le grand saut ? Ce n’est pas simple et Tony Perraut nous entraîne dans les pensées de ce jeune homme, ses sentiments de façon vraiment poignante. Le personnage nous touche forcément, mais peut-on le comprendre ? Peut-on plonger suffisamment dans son esprit pour saisir le pourquoi ? J’avoue que ce thème me touche tout particulièrement et même si j’ai trouvé cette nouvelle très dure à lire personnellement j’ai également été bluffée par la maturité avec laquelle c’est traité et écrit.

L’histoire se déroule avec une sorte d’urgence que l’on sent à travers le rythme des phrases et des chapitres. Les mots, comme s’ils se bousculaient, percutent le lecteur pour mieux l’imprégner de cette décision, de cet acte. C’est bouleversant, c’est poignant et personnellement je suis ressortie de cette lecture vraiment chamboulée, surtout après le clap de fin. Une chose est certaine j’ai adoré la plume de Tony qui est addictive, fluide, imagée, une écriture vraiment maîtrisée et je vais le suivre avec beaucoup d’interêt.

livre et rose

Une nouvelle sur le thème du suicide écrite d’une façon poignante. Un jeune auteur prometteur qui traite ce sujet avec beaucoup de sensibilité et d’émotion..

Ma note : 8.5/10

Pour acheter et lire ce livre cliquez ici

Chronique Livresque·Littérature

Profil bleu Obsession pourpre par Séverine Deffay

Fiche technique :

Autoédition – 277 pages – ebook ou broché – Littérature contemporaine

Résumé :

Juliette, 40 ans, plutôt jolie, enferrée dans un conformiste et un sérieux qu’elle assume mal, mène une vie paisible et stable aux côtés de son mari et de ses trois enfants. Face à elle, Jérémy, diamétralement opposé. Un volubile, un affectif, une personnalité affirmée qui sait se rendre visible en société. Sans prévenir, les aléas de la vie vont peu à peu les propulser dans une relation aussi clandestine qu’inattendue, jusqu’à littéralement bouleverser la quintessence de leur individualité respective. A travers une histoire dangereusement passionnelle, Juliette et Jérémy vont aller à la rencontre d’eux-mêmes, de leurs aspirations profondes, en tentant désespérément de repousser les codes de nos sociétés modernes. Mais que trouveront ils aux portes de leur destinée ? Et si la retenue de l’un n’était en réalité qu’une façade ? Et si l’extravagance de l’autre dissimulait des peurs intérieures inavouées ? Cette relation brûlante, mais non-assumée, soulève des questions telles que la loyauté envers les siens, la peur d’assumer ses choix, la fragilité d’un amour passionnel et l’indépendance que l’on choisit de prendre vis-à-vis de son éducation.

livre-plage_0

Mon avis :

Tout d’abord je remercie l’auteure, Sèverine Deffay de m’avoir contactée via la plateforme Simplement.Pro afin de me permettre de lire son livre et pour sa gentillesse.

Juliette a la quarantaine, est mariée à Adrien et a trois enfants.  Pour pouvoir accéder au poste qu’elle convoite dans son entreprise, elle se voit contrainte de reprendre des études. Outre les difficultés personnelles que cette situation engendre, elle va se découvrir de nouveaux amis, goûter à la vie d’étudiante et surtout faire la connaissance de Jérémy, un homme attirant mais également marié. Comment Juliette va – t – elle réussir à assumer cette relation adultère ? Son mariage va – t – il y survivre ?

Il est question ici de sentiments.. de beaucoup de sentiments. En effet, Juliette est mariée et heureuse en ménage mais lorsque le destin met sur sa route Jérémy elle commence à se poser de nombreuses questions sur elle, eux, sa vie, son bonheur, sa famille.. L’amour est présent mais également le remord, la culpabilité, la peur du regard des autres, de perdre l’autre ou de se perdre soi-même..

L’histoire est vécue à travers les yeux de Juliette, on vit donc son questionnement de « l’intérieur ». L’auteure livre ici une réflexion profonde sur l’adultère, ses conséquences, ses raisons. La vie « personnelle » des protagonistes est souvent mise au second plan afin de privilégier le côté psychologique. Leur attirance n’a d’égale que leur répugnance à faire du mal à leur proches, à détruire leurs familles. Ils sont face à une situation épineuse qui pourrait faire basculer leur vie mais pas seulement.

J’avoue avoir eu du mal avec les personnages de Juliette et Jérémy qui n’arrivent pas à poser une décision. Bon, cela peu se comprendre, les remords aidant ils vont tenter de résister à cette attirance, toutefois j’ai trouvé les situations parfois un peu redondantes. Ils sont aussi torturés l’un comme l’autre même et ils font leur possible pour mettre un frein à cette situation. Malgré tout, il leur faut accepter que leurs vies personnelles ne soient pas forcément idéales, ce qui est, je pense le plus dur. Accepter que l’amour que l’on ressent pour la personne qui vit à ses côtés a pu s’éroder ne doit pas être facile..

Malgré cela, j’avoue avoir été bluffée par la façon dont l’auteure amène son histoire, c’est criant de vérité. La plume de Séverine Deffay est non seulement fluide mais également poétique. Elle décrit parfaitement les sentiments de ses héros, leurs émotions. Par contre, l’auteure a réussi à me surprendre par sa fin que j’ai trouvé parfaite à mon goût. Cette lecture amène beaucoup de questions comme par exemple « faut-il se tenir à une décision prise et ne pas en dévier » ou « peut-on vouloir changer de cap de vie quelque soit son âge ou sa situation », entre autres bien sur. J’ai trouvé que ce roman faisait vraiment réfléchir..

th56910733

Une plongée dans l’esprit d’une femme au carrefour de sa vie qui va tout remettre en question.. Un roman qui pousse à la réflexion et au questionnement, une lecture intéressante malgré que je n’ai pas pu m’attacher aux personnages.

Ma note : 7.5/10

Pour acheter et lire ce livre cliquez ici.

Chronique Livresque·Littérature

Tout le monde connaît Lola par Jonathan Mazo

Fiche technique :

Autoédition – 312 pages – ebook ou broché – Contemporain

Résumé :

Je m’appelle David, et j’ai le moral dans les chaussettes. Cela fait maintenant deux ans que j’erre dans ma vie au gré du vent. Et puis un jour, elle débarque dans mon quotidien, comme ça, sans crier gare. Lola qu’elle s’appelle. Et le pire c’est qu’elle prétend être ma petite amie. Tout le monde connaît Lola, alors que je suis bien placé pour savoir que cette femme m’est inconnue. Je vous laisse, je ne voudrais pas passer à côté de ma vie !

livre et rose rose

Mon avis :

Avant tout, je remercie chaleureusement Jonathan Mazo, l’auteur, de m’avoir contacté afin de me proposer son roman en service presse et pour sa gentillesse.

David vit seul et n’est pas au mieux de sa forme depuis sa rupture.. Mais un jour tout bascule lorsque Lola apparaît dans sa vie, et quand je dis « apparaît » ce n’est pas une image. A un moment il est célibataire et l’instant d’après une superbe jeune femme est là, dans son salon, et semble bien le connaître sauf que lui n’a aucune idée de qui elle est .. Et le plus étrange ? C’est que tout le monde connaît Lola..

J’ai été plutôt surprise dès le départ car à la vue du résumé, je m’attendais à un roman très « léger » mais dès les premières pages, j’ai revu mes à-priori à la baisse parce que Jonathan Mazo a un style d’écriture vraiment très travaillé. Le narrateur est David ce qui donne à la lecture un côté très intimiste, on pénètre ses pensées et sentiments.

L’histoire est originale et bien amenée, l’auteur malmène son héros tout en lui accordant la chance de vivre une existence qu’il n’espérait pas. Après sa rupture, David connaît une longue période de creux où il s’enfonce dans une vie sans intérêt. L’arrivée de Lola va l’obliger à prendre les choses en main pour non seulement comprendre le mystère de la présence de la jeune femme mais aussi parce que Lola est une jeune femme pétillante et belle. David va donc pénétrer dans cette vie qui est la sienne mais qu’il ne connaît pas et il n’est pas au bout de ses surprises ! 

Dès le début, j’ai trouvé le personnage de David attachant et drôle. Son humour est parfois grinçant, parfois caustique et j’ai trouvé que le personnage était vraiment bien mené. Le lecteur se fera sa propre opinion mais pour ma part, je me suis demandée à plusieurs reprises s’il n’était tout bonnement pas bon à enfermer. Il se débat, le pauvre, dans une situation compliquée qui va le mettre souvent dans l’embarras (la rencontre avec les parents m’a vraiment fait rire !) voir en difficulté et certaines sont vraiment savoureuses. Son évolution au fil des pages est vraiment intéressante et j’ai vraiment aimé le suivre.

Mais David n’est pas le seul personnage qui soit intéressant.. Jonathan ne manque pas d’idées pour rendre ses personnages soit émouvant soit limite détestable. J’avoue que Clémentine m’a tapé sur les nerfs tout en me touchant, prouesse qu’il n’est pas facile de réaliser. Et bien sur Lola… Lola qui apparaît avec ses qualités et ses défauts, ses manies au quotidien que David va devoir découvrir. Elle est haute en couleur, parfois agaçante, parfois touchante mais je l’ai beaucoup apprécié.

J’ai passé un très bon moment en lisant ce premier roman de Jonathan Mazo. Il écrit de façon très fluide parfois même poétique mais c’est également drôle et même musical grâce à la playlist. Je me suis souvenue de chansons que je n’avais pas écouté depuis bien longtemps… Je vais donc suivre Jonathan avec beaucoup d’intérêt car « Tout le monde connaît Lola » m’a convaincu de son talent.

th56910733

Une lecture agréable et prenante avec laquelle j’ai passé un très bon moment grâce à la plume de l’auteur et à son imagination. Et vous ? Est ce que vous connaissez Lola ? Non ? Alors foncez !

Ma note  8/10

Pour acheter et lire ce livre cliquez ici