Chronique Livresque·Littérature

L’habit ne fait pas le moineau par Zoé Brisby

Quelques informations…

Auto-édition – 558 pages – ebook – Littérature

Un résumé ?

Vous tenez entre les mains l’histoire de Maxine, fausse vieille dame mais vraie sage et d’Alex, faux dépressif mais vrai gentil.
Alors qu’ils feront connaissance lors d’un covoiturage, vous assisterez à ce qu’on appelle communément un retournement de situation.
Vous devrez alors suivre leurs péripéties et rester attentifs aux maximes de Maxine, véritable encyclopédie frelatée des expressions françaises.
Vous apprendre par ailleurs qu’il ne faut jamais se fier aux apparences, mais ça vous le saviez déjà, non?

Lecture-hiver

Mon avis :

Je remercie chaleureusement l’auteure, Zoé Brisby, de m’avoir permis de lire son roman en service presse via le site Simplement.Pro et pour sa gentillesse. 

Alex est un jeune homme dépressif qui décide de partir pour Bruxelles, peut-être y trouvera-t-il une bonne raison de vivre ? Max, ou Maxine, jeune nonagénaire pleine de peps décide, quant à elle, de fuguer de sa maison de retraite. Elle part pour Bruxelles mais elle c’est pour y mourir. C’est ainsi qu’ils vont se lancer dans l’aventure du covoiturage et ce qui devait être un voyage tranquille de quelques heures se change en road-trip drôle et émouvant..

Dès les premières lignes, j’ai su que j’allais passer un excellent moment en compagnie d’Alex.. Ses réflexions et interrogations quant au choix de son futur camarade de voyage m’ont vraiment fait beaucoup rire. Puis, il rencontre Max et là… Je n’ai plus su décrocher de leurs aventures à tous les deux et ce jusqu’à la dernière page ! 

L’énorme point fort de ce roman sont les 2 héros. En effet, ils sont aussi éloignés l’un de l’autre que possible et pourtant la combinaison des deux est détonante et étonnante. Entre un Alex qui ne se remet pas d’un chagrin d’amour mais qui cache beaucoup d’autres fêlures et une Maxine dont la vie a été bien remplie mais pas toujours rose, il n’y a pas un moment de répit. Au fil de leurs échanges, le lecteur en apprend plus sur chacun d’eux, sur leurs vies, leurs passés, leurs attentes.. Alex est un jeune homme effacé, qui ne croit pas en lui.. A l’inverse de Maxine, la truculente grand-mère est expansive, amusante, voir même déjantée mais elle cache de nombreuses blessures au fond de son cœur. 

Idées farfelues, manque de chance, joutes verbales tout y est pour que le lecteur passe un très bon moment. L’histoire est souvent drôle grâce aux échanges entre les personnages et aux situations vécues, mais elle est également attendrissante voir même parfois triste.. Ce qui devait être un voyage tranquille se change en road-trip endiablé, en périple loufoque grâce auquel l’un espère sauver l’autre et inversement. Il faut dire que Maxine ne manque pas d’imagination pour pimenter la route.. Quoi de mieux que du shopping ou un karaoké pour se détendre ? A chaque arrêt de la Twingo (voulu ou pas !) on se demande ce qu’il va bien pouvoir leur arriver.. 

Hormis nos deux protagonistes, il y a plusieurs personnages secondaires et paradoxalement ceux que j’ai le plus aimé ne sont même pas là physiquement. Il faut dire que la disparition de Maxine met toute la maison de retraite en émoi et que Mr Lamoureux ou Marty ne vont pas ménager leurs efforts pour la retrouver ou l’aider. 

Bien qu’ils soient indissociables, j’avoue avoir eu un coup de cœur pour Maxine.. J’ai adoré son sac à main quasi magique, son téléphone portable, sa façon si personnelle de restituer les expressions de la langue française ou de refuser son âge mais aussi sa gentillesse, son histoire personnelle…  Tout en elle m’a attendrie.

L’idée de Zoé Brisby d’intégrer les flash-infos à son histoire m’a également énormément plu. On y retrouve bien la manie de certaines presses de monter en épingle les faits sans preuves. Chaque bulletin d’information a été un franc moment de rigolade ! 

Ce roman est le second de cette jeune auteure plus que prometteuse. J’ai beaucoup aimé sa façon d’écrire : légère, drôle mais également tendre. J’ai adoré chaque moment passé avec Maxine et Alex, j’ai aimé découvrir ce que chacun cachait au fond de lui grâce à Zoé et à ses mots. Une lecture qui fait du bien et une auteure que je vais maintenant suivre avec beaucoup d’intérêt ! 

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Embarquez en compagnie d’Alex et Max dans la Twingo ! Et attachez bien vos ceintures car comme le dirait Maxine « ça démarre sur des chapeaux de clous ! » 

Ma note : 8.5/10

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Chronique Livresque·Littérature

Victoire par Bridget Page

Quelques informations…

Autoédition – 322 pages – ebook ou broché – Littérature contemporaine

Un résumé ?

Victoire le sait : son temps sur terre est compté. Au seuil de la majorité, elle aspire à explorer le monde, sortir de la bulle protectrice dans laquelle son état et ses parents la confinent et s’offrir une échappée belle.En rencontrant Nathaniel, archétype du motard bagarreur et tatoué, elle ne se doute pas que les apparences peuvent se révéler trompeuses et découvre bientôt que son nouvel ami incarne tout ce qu’elle rejette, l’univers de dix-huit années de souffrance. Pour Nath, Victoire est un don du ciel, un cas d’école comme on en rencontre une seule fois dans sa carrière et, contre l’avis de ses pairs, il s’entêtera à la « réparer». Pourtant, ces deux-là devront apprendre une leçon essentielle : l’existence ne correspond pas toujours à celle que l’on s’est rêvée. Aussi faut-il en savourer chaque seconde comme si c’était la dernière. Car Jodie veille, depuis toujours, et elle entend bien avoir le dernier mot.

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Mon avis :

Je remercie chaleureusement Bridget Page pour l’envoi de ce service presse et surtout pour son infinie gentillesse.

Bridget Page est une auteure française que je suis depuis son premier roman, je guette chaque sortie d’un nouveau livre avec impatience et fébrilité. Alors lorsque j’ai appris que « Victoire » allait paraître j’étais comme une gamine dans un magasin de bonbons !

Victoire est une toute jeune femme de 18 ans atteinte d’une pathologie aussi grave que rare. Elle sait que sa vie peut s’interrompre à n’importe quel moment et c’est pour cela qu’elle est aux anges lorsque ses parents lui annoncent qu’ils vont monter à Paris pour un week-end en famille : enfin elle sort de sa bulle et va pouvoir explorer (un peu) le monde. Mais c’est sans compter les caprices du destin qui va lui faire croiser la route du beau Nathaniel Paris. Celui-ci pense qu’il peut la sauver et il ne reculera pas pour convaincre Victoire qu’il faut tout tenter. Sauf que pour Victoire son salut ne passe pas forcément par la guérison, et puis Jodie ne la laissera peut-être pas faire.

Cette nouvelle histoire nous plonge dans la vie de Victoire, une vie rythmée par cette maladie qui l’empêche de vivre, une maladie qui la menace de mort avant même d’avoir appris ce qu’était la vraie vie. L’histoire est belle et horrible à la fois. Belle car on voit Victoire s’ouvrir au monde et s’épanouir au fil des pages mais elle est également terrible car on se demande ce que nous réserve chaque page tournée, si la fin tant redoutée n’est pas à la suivante. Sa rencontre avec Nathaniel va bousculer son quotidien, elle va l’entraîner bien plus loin qu’elle ne l’aurait jamais imaginé dans la découverte des sentiments et du partage. J’ai aimé ce roman qui m’a fait sentir l’urgence, le désir de vivre, mais aussi l’acceptation de la mort. L’histoire avance alors que j’aurais voulu freiner des quatre fers et arrêter le temps. Suivre Victoire dans ses choix et ses décisions, c’est un peu comme monter dans un grand huit..

Le personnage de Victoire va me suivre longtemps je pense. Je me suis attachée à la jeune femme comme à peu d’héroïnes. Elle est touchante, drôle, caractérielle, elle m’a fait rire et pleurer. J’ai eu parfois envie de la bercer comme un bébé et parfois envie de lui hurler dessus. Nathaniel m’a également beaucoup plu pour son courage, sa façon d’être, ses contradictions. Je me suis attachée à quasiment tous les personnages de ce roman, que ce soit Gaëlle, les parents de Victoire et même Alex que l’on ne croise finalement que brièvement. Chacun apporte des sentiments, un petit morceau de lui qui contribue à rendre cette histoire inoubliable.

J’ai été, de nouveau, emportée par le plume de Bridget Page, son écriture est légère, fluide, imaginative mais aussi cruellement juste et pointue. Je n’ai eu aucun mal à imaginer les scènes, on sent son expérience dans le domaine médical  et j’avoue avoir pleuré sur ce roman. Le sujet abordé est très difficile et dur mais l’histoire est belle, poignante bien que douloureuse. Je vais avoir du mal à quitter Victoire, à la laisser dans ma bibliothèque, les quelques heures passées en sa compagnie ont été intenses en émotions. C’est encore une réussite pour cette auteure que j’apprécie tant et de laquelle je vous reparlerais d’ici peu…

Lecture-hiver

Une lecture qui m’a touchée en plein cœur, des héros qui m’ont marquée.. Victoire est un hymne à la vie, un cri d’amour et surtout un roman qui nous rappelle que chaque moment est précieux et qu’il faut profiter de tous ces instants.

Ma note : 9/10

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Chronique Livresque·Littérature

Ouais… mais non ! par Luna Joice

 

Quelques informations…

Auto-édition – 584 pages – ebook ou broché – Littérature sentimentale

Un résumé ?

Je savais bien qu’on n’aurait jamais dû s’inscrire sur ce site de rencontre. C’était l’idée de laquelle ça encore ? Moi ! Bah bravo ! Nous voilà bien dans de beaux draps là, on va faire comment maintenant pour se sortir de ce merdier ? Aucune idée. C’est évident qu’on n’a pas vu venir tout ça… Et si on laissait tomber ? Ça ne va pas ! Je veux savoir ce qu’il cache ! Hors de question de ne pas lever le voile sur cet homme… Et vous, trouverez-vous ce que cache M. Mystère ?

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Mon avis :

Je remercie chaleureusement l’auteure, Luna Joice, pour l’envoi de son roman en service presse via le site Simplement.Pro.

Tout m’a intriguée lorsque j’ai vu ce livre : le résumé (nous inscrire ? laquelle ? On ?…), le titre (plutôt pas trop explicite !) et la couverture que j’ai trouvé géniale par la simplicité qu’elle dégage. J’avais donc hâte de le commencer…

Au départ, le lecteur fait la connaissance d’Emma, une jeune femme de 22 ans qui connaît quelques déboires. Elle vient de rompre avec son copain, déménage pour retourner chez sa mère et commence un nouvel emploi.. que de changements ! Sa sœur Eva lui conseille de s’inscrire sur un site de rencontres, elle ne doit pas se morfondre et rester seule trop longtemps. Emma va donc se laisser convaincre et tenter l’aventure.. Elle tombe sur le profil d’Hugo dont la photo l’hypnotise, des yeux pareils… Les deux jeunes gens vont entamer un échanges de messages pour apprendre à se connaître.. iront-ils jusqu’à la rencontre ?

Les premières pages mettent tout de suite dans l’ambiance de qui est Emma… Elle folle ? Non…. Elle a juste 12 facettes à sa personnalité et ce sont elles qui gèrent sa vie (Mme Colère, Mme Bêtise, Mme Curieuse, etc…). Elle a très souvent des conversations avec Les Douze puisqu’elle leur demande régulièrement leur avis, fait des sondages.. Ces discussions ou réactions des Douze m’ont souvent beaucoup amusée et j’ai trouvé que l’idée était bien trouvée, originale et bien intégrée à l’histoire.

Puis au fil des pages, on en apprend plus sur la jeune femme jusqu’à ce que son chemin virtuel rencontre celui d’Hugo. Leurs échanges, leurs discussions m’ont fait rire et sourire. Ils apprennent à se connaître avec parfois des questions légèrement farfelues.. Luna Joice a donné une présentation à ces échanges vraiment sympathique en retranscrivant les mails et SMS qu’ils s’ échangent (ce qui explique le pavé de plus de 500 pages !). L’histoire est parfois redondante mais elle est vraiment agréable à suivre d’autant qu’un mystère plane autour d’Hugo et que la Madame Curieuse d’Emma en frétille d’avidité.

Les personnages autres qu’Emma sont finalement peu développés leurs rôles étant vraiment secondaires. Ce premier tome est centrée sur la jeune femme et on n’apprend d’Hugo que ce qu’il veut bien dévoiler à travers leurs échanges. Emma est une jeune personne attachante et drôle. Elle semble fragile tout en ayant des centres d’intérêts qui disent le contraire, elle est tout en contradiction ce que j’ai vraiment aimé. 

L’histoire est légère, fluide on tourne les pages en espérant percer ce mystère et comprendre ce que cache Hugo. Je l’ai lu très rapidement malgré l’épaisseur tant je me suis prise au jeu. La plume de l’auteure est agréable, actuelle et donne un bon rythme au récit. J’ai passé un très bon moment avec ce roman feel-good qui donne le sourire.

Luna Joice intègre à son histoire des noms de groupes musicaux ce qui m’a poussé à faire une petite recherche.. Et là, une très belle surprise ! J’ai découvert le groupe « Bullet for my Valentine », du métal comme je l’aime.. Voilà le lien d’une de leurs chansons pour les petits curieux qui voudraient en savoir plus « Forever and Always par Bullet for my Valentine«  pour ma part je les écoute en boucle depuis quelques jours !

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En conclusion, j’ai passé un moment de lecture amusant rafraîchissant et sympathique en compagnie d’Emma et des Douze.. Et avec un fin comme celle que l’auteure a écrit je n’ai qu’un conseil.. Ayez le tome 2 à portée de main !

Ma note : 8/10

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Chronique Livresque·Littérature

Un + Un = Cinq… Et plus encore ! par Gwenaelle Delange

Quelques informations…

Autoédition – 341 pages – ebook ou broché – Littérature

Un résumé ?

Sophie, pétillante trentenaire à qui la vie sourit, voit son avenir bouleversé le jour où elle comprend que son désir de maternité ne deviendra jamais réalité. De la lumière, elle glisse dans la noirceur malgré son métier de professeur de français et l’amour de son mari Éric. Ses certitudes deviennent des doutes. Sa joie de vivre s’éteint. Et ses rêves meurent avant même d’avoir vécu. Alors, que faire quand Éric la bouscule avec son projet un peu fou d’ouvrir une boulangerie-pâtisserie au cœur d’un petit village auvergnat à l’agonie ? Et comment réagira-t-elle lorsque sa route croisera celle d’Alexandre, Matis et Ariane, trois enfants écorchés par la vie ? On n’est jamais à l’abri de rencontrer le bonheur… surtout quand il s’additionne !

Lecture-hiver

Mon avis…

Avant tout, je tiens à remercier chaleureusement l’auteure Gwenaelle Delange de m’avoir proposé de lire son roman en service presse et surtout pour sa gentillesse.

Sophie et Eric sont un couple au bord de la rupture. Ils ne peuvent avoir d’enfants et cela mine leurs vies surtout celle de Sophie qui est en pleine dépression. Jusqu’au jour où ils décident de reprendre une petite boulangerie-pâtisserie dans un village auvergnat. Un projet fou, un pari sur l’avenir.. mais leur avenir risque d’être non seulement bousculé par ce nouveau départ mais également par l’arrivée d’Alexandre, Matis et Ariane dans leurs vies.

Je suis tout d’abord tombée amoureuse de la couverture avant même d’ouvrir le livre.. Je l’ai trouvée non seulement douce et belle mais également symbolique au vu du résumé. Et effectivement au fil de ma lecture, chaque détail prenait son importance.

Puis j’ai fait connaissance de Sophie, une femme en souffrance suite à son impossibilité de tomber enceinte. Une femme détruite par ce désir de maternité si fort que rien ne vient combler malgré l’amour et le soutien d’Eric, son mari. Le couple va, grâce à ce nouveau départ, tenter de se reconstruire une vie à 2 et mettre de côté ce désir d’enfant. Jusqu’au jour où vont débarquer dans leurs vies Alexandre, Matis et Ariane, 3 enfants que la vie n’a pas épargnés. Ils vont bousculer le quotidien de Sophie et Eric parfois avec des câlins d’autres fois avec des bêtises mais une chose est sûre c’est que plus rien ne sera jamais comme avant pour tous les 5.

Gwenaelle Delange nous livre ici un roman d’une sensibilité rare et aux thèmes abordés difficiles. J’ai de suite été touchée par Sophie et ses souffrances, par Eric et sa détresse face à la tristesse de son épouse mais également par l’histoire des 3 enfants Alexandre, Matis et Ariane. A chacun d’eux il manquait quelque chose et ce quelque chose était peut-être pas si loin, peut-être leur suffisait-il d’ouvrir leur cœur ou de tendre la main pour le trouver.

L’auteure réussit à nous décrire de façon profonde et vraie les sentiments des personnages sans trop en faire. Ils sonnent tous juste que ce soit Alexandre et sa colère, Ariane et son besoin d’amour ou Georges et son amitié.. Chacun d’entre eux est une pierre apportée à l’histoire, j’ai ressenti de l’empathie et de l’attachement pour chacun. Le personnage de Sophie est touchant et émouvant, on ne peut que ressentir de l’affection pour la jeune femme.

Au delà de l’histoire que j’ai beaucoup aimée et des personnages qui m’ont émue, j’ai également beaucoup apprécié l’écriture de ce roman. Gwenaelle Delange possède une plume fine et fluide qui font de ce récit une lecture vraiment agréable, mis à part quelques petites maladresses. L’auteure à fait le choix d’alterner les points de vue, technique que j’apprécie tout particulièrement. Cela rend le récit vivant et permet au lecteur d’appréhender les pensées des différents narrateurs, de mieux les comprendre.

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J’ai passé un excellent moment de lecture en compagnie de Sophie et de sa petite tribu, une lecture où malgré de nombreuses difficultés l’auteure nous donne une belle dose d’optimisme et de positivité.

Ma note : 8/10

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Chronique Livresque·Littérature·policier

Chimère par Marie-Pierre Bardou

Quelques informations…

Editions Hélène Jacob- 314 pages – ebook ou broché – Roman policier

Un résumé ?

Il n’a pas d’identité. Ou plutôt, il vole celle des autres : des morts, des disparus, choisis soigneusement. Des individus seuls, isolés, sans famille ni amis, dont personne ne réclame la mémoire.
Il s’invente des vies au gré de ses usurpations, s’improvise médecin, pompier, homme d’affaires, musicien… abandonnant ses différentes enveloppes lorsque son nouvel entourage devient trop « présent ».
Surdoué, il n’est personne et il est tout, capable de tout sauf d’exister.

Jusqu’au jour où l’une de ses identités se révèle moins solitaire que prévu : la petite sœur d’Armand, qu’il pensait être fils unique, croit son frère revenu d’entre les morts et se met à harceler l’usurpateur.
Il doit disparaître à nouveau ; mais elle est si jolie, Albane…
Et dans l’ombre, un flic, qui le suit et le traque sans relâche.
Le policier l’a surnommé Chimère, et c’est bien ce qu’il est.
Que fuit Chimère ? À son passé, l’homme qui n’a pas de nom va-t-il survivre ?

lames-de-livre-d-automne-6469026Mon avis…

Il y a un peu moins d’un an, je découvrais grâce aux Editions Hélène Jacob et au site Simplement.Pro Marie-Pierre Bardou et sa plume. Et je dois dire qu’après 4 romans lus, je suis devenue une fan inconditionnelle ! Marie-Pierre est une auteure à suivre et qui écrit dans plusieurs registres comme le prouve les styles différents de Temps Mort, Défaillances et Dia Linn Le livre d’Eileen (mon coup de cœur !). J’avais donc hâte de découvrir Chimère..

Chimère est un homme ou plutôt un caméléon, il s’approprie les identités de personnes décédées ou disparues. Après une enquête minutieuse sur sa proie, il s’adapte, se fond dans le décor, change de métier jusqu’au moment où il va tout quitter pour recommencer de nouveau. Mais quelles sont ses motivations ? Que peut-il bien fuir ? C’est ce que veut découvrir Albane. La jeune femme a percé son secret le jour où il a prit l’identité de son frère, Armand, disparu de nombreuses années auparavant. Arnaud, un flic, écorché par la vie, est aussi sur sa piste et s’accroche à cette vieille affaire.

Je dois dire qu’au départ Marie-Pierre Bardou a bien failli me perdre.. En effet, les premières pages sont un peu compliquées car on navigue entre passé et présent et il y a beaucoup de noms de personnage. Les faits s’embrouillaient un peu.. mais ! Au fur et à mesure de ma lecture, j’ai intégré le cheminement, j’ai compris le lien entre les faits et là.. je n’ai plus lâché mon livre !

J’ai retrouvé avec plaisir la plume de l’auteure que je trouve non seulement addictive mais très agréable à lire. La construction m’a fait pensé à « Défaillances » avec ses sauts dans le temps qui font de ce roman une sorte de puzzle géant où chaque pièce a son importance. Pour comprendre Chimère et ses motivations, il va falloir s’attacher aux détails donnés par l’auteure, recouper les informations jusqu’aux explications finales. Marie-Pierre Bardou a su intégrer suspense et rebondissements tout au long de son roman et maintiens de cette façon le lecteur en haleine, en semant les indices tel un Petit Poucet. Je me suis vraiment laissée prendre au jeu, je tenais à comprendre non seulement Chimère mais également d’autres personnages comme Lola, Lionel, Thierry et surtout Mariana.

La galerie des personnages est vraiment intéressante, on trouve ici des êtres écorchés, abandonnés, à la vie compliquée. Chacun son passé, chacun son histoire avec bien sur un fil qui les relie. Reste au lecteur à découvrir comment, pourquoi.. J’ai trouvé que chaque protagoniste était pensé et décrit avec beaucoup de pudeur. J’ai aimé comprendre leurs façons de voir, leurs secrets, être témoin de leurs décisions et de leurs actes. Chimère en tant que personnage principal y tient une grande place mais que serait-il sans les autres finalement ?

Vous aurez donc compris, qu’encore une fois, Marie-Pierre Bardou a su m’entraîner dans son histoire, me faire plonger dans son roman au rythme tantôt effréné tantôt posé mais sans aucun doute efficace et original. Un roman aux multiples facettes comme Chimère, éclaté, où chaque détail à son importance.

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Une lecture captivante dont les personnages ont su m’émouvoir, me toucher. Une histoire originale où se mêlent traumatisme,  vengeance, souvenirs..

Ma note : 8.5/10

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Chronique Livresque·fantastique·Littérature

Une touche de mal par Claire Lebreton

Fiche technique : 

Auto-édition – 257 pages – ebook ou broché – Romance / Fantastique

Résumé : 

La vie est faite de hauts et de bas. Celle de Sélène est actuellement faite de beaucoup de bas. Elle vient de perdre son père et doit maintenant réapprendre à vivre avec une mère catatonique depuis cette terrible tragédie. Un nouveau départ dans une nouvelle ville l’aidera peut-être à avancer mais il lui reste énormément de chemin à parcourir pour se sentir vivre à nouveau ; sans même la garantie de retrouver une vie normale. Heureusement, cette jeune fille qui a tout perdu sera accueillie à bras ouverts par les Flavius. Mais qui sont-ils réellement ? Sélène saura-t-elle percer le mystère qui les entoure ? Le voudra-t-elle seulement, au risque de les perdre ?

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Mon avis : 

C’est le second roman que je lis de Claire Lebreton, et je la remercie pour cette confiance renouvelée. J’avais découvert Claire et sa plume en lisant Tout ce qui compte que j’avais beaucoup aimé, alors c’est avec plaisir que j’ai plongé dans ce livre-ci.. 

Sélène est une jeune fille meurtrie, blessée, à l’existence ravagée. Son père est décédée, sa mère est catatonique alors elle décide de les faire déménager toutes les 2 afin de changer leur cadre de vie. Elles vont s’installer à Madison où l’adolescente va essayer de reprendre sa vie en main.. 

Claire Lebreton nous entraîne avec ce second roman de nouveau dans un monde d’adolescents et ce monde n’est pas simple, bien au contraire.. On aborde ici des thèmes graves comme le manque de confiance en soi, le deuil mais à la différence de son premier livre, ici s’ajoute une pincée de fantastique. 

Il n’est pas simple d’être adolescente mais Sélène découvre qu’il est encore moins simple d’endosser des responsabilités qui vous poussent irrémédiablement vers l’âge l’adulte. La jeune femme doit s’occuper de sa mère tout en gérant le quotidien et en continuant ses études, un rythme difficile mais elle est heureusement soutenue par sa toute nouvelle amie Stella Flavius et sa famille. Une famille plutôt étrange avec laquelle elle va se lier.. Drew, Tullia, Scarlett et Nathaniel vont entrer dans sa vie sans qu’elle ne s’y attende vraiment. 

La romance est très présente dans ce roman sans être étouffante. Sélène est une jeune fille vraiment torturée, sa vie est partie en morceau et elle peine à tenir le cap. Elle craque bien entendu, souvent, mais au vu de son vécu cela semble logique. Même si le personnage peut sembler excessif, j’ai trouvé ses réactions plutôt justes. L’auteure a su montrer les phases de bonheur comme celles de désespoirs, les moments de doute, d’espoir ou d’amour.. Certaines redondances de situations font que l’histoire avance plutôt lentement et le fantastique ne fait qu’une très timide apparition dans ce premier tome mais une quadrilogie étant prévue ce thème a le temps d’être développé. 

Les personnages m’ont, en règle général, beaucoup plu même si certains sont justes survolés. J’aurais aimé en apprendre plus sur leurs histoires, leurs passés mais je pense que nous en saurons plus dans la suite. Ce premier tome est très introductif et met non seulement en place l’histoire, les personnages mais est également très centré sur la romance et la psychologie des personnages principaux que sont Sélène et Nathaniel. 

Claire Lebreton a une écriture vraiment très agréable et adaptée aux thèmes traités. Sa façon de pénétrer le mental de son héroïne est vraiment très réaliste et j’ai beaucoup aimé ce côté. J’ai toutefois relevé quelques petites choses qui m’ont gênée comme par exemple le changement de narrateur au milieu du texte sans annonce, ce qui fait que j’étais parfois perdue et obligée de revenir en arrière. La tendance également à utiliser les initiales pour désigner les personnes ou de donner plusieurs surnoms (je pense à Stella par exemple) m’ont parfois perturbée. Ces quelques petites erreurs n’ont toutefois pas trop entaché ma lecture et j’espère pouvoir lire la suite de leurs aventures très bientôt. 

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Un premier tome introductif qui pose les bases de l’histoire et s’attache à développer la psychologie des deux héros.. 

Ma note : 7/10

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Chronique Livresque·Littérature

Jalouse par Matthieu Biasotto

Fiche technique : 

Auto-édition – 525 pages – ebook ou broché – Littérature

Résumé : 

Manque de confiance en elle, aucune confiance en lui. De toute évidence, Noémie est jalouse. Pas de chance, Samuel plaît aux femmes. Un photographe doué quand il s’agit de sublimer des créatures de rêve. Si Noémie est aussi méfiante que vigilante, c’est qu’elle est échaudée. Il y a de quoi l’être quand on vit avec un menteur qui a tout gâché entre les cuisses d’une autre. Le genre d’erreur qu’on efface difficilement et dont on ne se remet pas vraiment. Par amour, pour de bonnes ou de mauvaises raisons, elle tente pourtant de composer avec cette humiliation et de se reconstruire en instaurant de nouvelles règles. Un an après l’impardonnable, lorsqu’elle tombe sur le second téléphone de son petit ami volage, tout bascule. Ce mystérieux mobile cache des choses. Le doute devient une certitude. Entre peur légitime et névrose, la frontière disparaît. Trahison, non-dits et manipulation : déjà vu, déjà vécu tout ça. Hantée par des images qui laissent des traces, par des mensonges avérés ou passés sous silence, elle cherche à lever le voile sur la vérité. Le genre de vérité qui change une femme à jamais. Est-ce qu’elle pourra seulement l’accepter ?

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Mon avis : 

Tout d’abord, je remercie chaleureusement Matthieu Biasotto pour ce magnifique service presse mais également pour sa gentillesse. 

Noémie n’a aucune confiance en elle et surtout elle n’a aucune confiance en son compagnon Samuel depuis qu’elle a surpris celui-ci au lit avec une autre femme. Elle va donc essayer de se reconstruire, de surmonter cette humiliation et la douleur de la trahison mais elle ne peut se résoudre à quitter Sam, elle l’aime.. Elle lui impose donc de nouvelles règles auxquelles le jeune homme devra se plier s’il veut regagner sa confiance. Mais lorsque le ver est dans la pomme, il est difficile de l’en faire sortir et le ver qui ronge Noémie se nomme Jalousie.. 

J’ai déjà lu plusieurs romans de Matthieu Biasotto dont Ewa , je vous en avais parlé et j’avais vraiment beaucoup aimé. Matthieu est un auteur aux multiples talents que je suis de très près et avec beaucoup de plaisir ! J’étais donc ravie de pouvoir lire Jalouse.. tout un programme !  

Le résumé m’avait plu parce que je pense que la jalousie est un sentiment que l’on connait tous à un moment ou à un autre, pour une raison ou une autre ; que ce soit amoureux, ambitieux, social tout le monde l’a un jour croisé sur son chemin. J’étais donc curieuse de voir ce que Matthieu Biasotto allait faire de cette émotion. Et je dois dire qu’avec Noémie on tombe dedans les deux pieds en avant ! Il faut dire qu’elle a de quoi douter Noémie, après avoir découvert son compagnon, Samuel, en fort mauvaise posture. Elle ne réussit plus du tout à lui faire confiance. Elle le bride,  le traque, le flique, elle ne recule devant rien pour tout savoir de ses faits et gestes. Qu’il rentre avec quelques minutes de retard, qu’il passe un peu trop de temps sur son téléphone et tous les démons de la jeune femme se réveillent pour la faire douter, soupçonner, angoisser puis finalement exploser. 

Matthieu Biasotto nous livre ici la vie d’une Jalouse mais d’une Jalouse à l’excès, une Jalouse que rien n’arrête, que rien ne peut contrôler. J’ai trouvé le personnage de Noémie tellement excessif que je l’ai apprécié pour ça. A chaque détail, on se dit « ohlala ça va chauffer pour Sam ». Et malheureusement, les bourdes, gaffes, maladresses s’accumulent, au grand désespoir du lecteur qui voit ce couple se déchirer. On sent que quelque chose couve, que quelque chose n’est pas franc et j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre les deux personnages principaux dans cette sorte de tango qu’ils mènent, une danse où ils s’attirent et se repoussent au gré de leurs éclats ou de leurs écarts. Mais est-ce de l’amour ? La jalousie poussée à l’extrême n’est-elle finalement pas une sorte de maladie ? 

Même si j’avais deviné la fin assez tôt, j’ai été ravie de lire ce roman et de retrouver la plume de Matthieu Biasotto. Elle est fraîche, actuelle, simple et fluide, souvent directe, toujours agréable. Les dialogues sont crédibles, les réactions des personnages également et chacun pourra se reconnaître ou mesurer sa propre jalousie sur l’échelle de Noémie. J’ai parfois trouvé quelques redondances mais il s’agissait de nous faire plonger dans la vie et la tête d’une Jalouse et là, pour le coup, c’est réussi ! 

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Jalouse ou l’art de s’auto-détruire.. Un roman qui nous plonge dans ce sentiment à travers l’histoire de Noémie et Samuel où la folie n’est finalement pas loin et où la confiance n’est qu’une utopie.. 

Ma note : 8/10

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Chronique Livresque·Littérature

Le baron Miaou par Nico Bally

Fiche technique :

Autoédition – 254 pages – ebook ou broché – Littérature

Résumé :

Rencontrez le fabuleux alchimiste à tête de chat. Suivez la timide adolescente aux mille masques. Admirez les lueurs du dresseur de feux follets. Sauvez l’enfant tombée dans un coma lunaire. Entre carnavals nocturnes et labyrinthes oubliés, tentez le plus impossible des voyages.

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Mon avis :

Ceci est ma dernière chronique pour le Prix des Auteurs Inconnus (du moins pour cette session !!) et je dois dire que j’ai pris beaucoup de plaisir à participer à cette aventure qui m’a permis de découvrir de nouveaux auteurs, de nouveaux styles et de nouveaux amis blogueurs également ! Je remercie donc les organisatrices pour la chance qu’elles m’ont accordé et surtout je leur tire mon chapeau pour l’énorme travail réalisé.

J’ai déjà eu la chance de lire des romans de Nico Bally alors j’ai commencé la lecture de celui-ci sans appréhension, même si les premières pages m’avaient laissée un petit peu sceptique.

Tout d’abord la couverture.. Elle me fait penser à un savant mélange entre le Chat Botté et la Commedia dell’Arte, un peu folle, extravagante.. Elle a un petit côté jeunesse qui donne également le ton de ce que sera ce livre. 

Et comme pour les autres livres de Nico Bally, la magie de ses mots fit son effet sur moi.. Il m’entraîne à la suite du Baron Miaou, cet Alchimiste à tête de chat, et de la jeune Nhadda Cranne dans des aventures rocambolesques. Entre labyrinthes et carnavals, entre amitié et rencontres, ce roman est un conte qui pousse le lecteur à réfléchir, à se questionner sur les réactions, les à-priori que l’on peut avoir sur les apparences par exemple. Comme dans tous les contes, le Bien et le Mal sont présents et il y a une morale mais l’histoire en elle-même n’est pas moralisatrice. L’univers est très bien travaillé et j’ai été entraînée sans aucune difficulté dans cette histoire bien qu’elle soit résolument jeunesse. En tant qu’adulte, je l’ai apprécié et savouré mais elle est destinée à un public plus jeune sans aucun doute. 

J’ai beaucoup aimé les personnages de ce roman, ils sont bien construits et tous différents. J’ai beaucoup aimé le Baron Miaou et sa complexité de caractère mais ma préférée est Nhadda Cranne qui malgré ses 12 ans réalise de magnifiques masques grâce auxquels elle peut se cacher aux yeux des autres. Les autres personnages sont très attachants également, notamment Maria, une fan de thés comme moi, mais qui souffre d’une étrange maladie. Une galerie de personnages vraiment intéressante à découvrir au fil des pages. 

J’avais déjà beaucoup aimé la plume de Nico Bally dans les précédents romans que j’avais lu mais dans celui-ci je l’ai trouvé un brin plus poétique et toujours très adaptée à son public. Le vocabulaire est riche et varié sans rendre la lecture compliquée, au contraire elle coule naturellement. Le langage du Baron Miaou, un poil plus sophistiqué, m’a vraiment charmée et j’ai trouvé qu’il rendait le personnage encore plus original. C’est une très jolie découverte pour clore cette première année du Prix ! 

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Un roman qui m’a fait voyager dans cet univers si particulier du Baron Miaou et de ses compagnons d’aventure. Une lecture agréable et douce pour passer un joli moment.. 

Ma note : 8/10

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Chronique Livresque·Historique·Littérature

Dia Linn – 1 : Le Livre d’Eileen par Marie-Pierre Bardou

Fiche technique :

Editions Hélène Jacob – 202 pages – ebook ou broché – Littérature

Résumé :

Irlande, 1845. Dans le comté de Kerry, la vie est rude pour les paysans qui vivent presque exclusivement de la culture de la pomme de terre. Mais la douceur et la beauté sont aussi le lot quotidien des O’Callaghan, attachés à leur clan familial et à la magnificence de leurs terres. Les lacs de Killarney déploient pour eux leur splendeur tranquille, entre criques isolées, monastères dont les ruines cachent des trésors oubliés, forêts denses et tourbières. Les rites religieux, les fêtes, les danses et les trafics en tous genres rythment l’existence d’Eileen et de sa famille, bercée de légendes anciennes et de politique anti-anglaise. Puis la Grande Famine étend ses ailes noires sur l’île d’Émeraude, apportant la disette, la fièvre jaune, la révolte et la mort à tous les paysans d’Irlande. Eileen a quinze ans. Armée de sa résilience et d’un étrange don hérité de sa grand-mère, il lui faudra trouver un moyen pour sauver le peu qu’il reste de son clan, en naviguant entre les alliés et les ennemis dont les visages ne sont parfois qu’un masque. Terra Mahurr, « la terre du pays de mon père », est une genèse. Celle de Dia Linn, l’histoire d’une lignée familiale à travers les siècles et les continents. Elle y trouve sa source, dans les brumes et l’âpreté des terres irlandaises, qui forgent des hommes fiers et des femmes conquérantes.

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Mon avis :

Je remercie chaleureusement les Editions Hélène Jacob de m’avoir permis de lire ce roman via le site Simplement.Pro mais également pour leur confiance renouvelée.

Eileen a quinze ans, elle vit avec sa famille en Irlande, près de Killarney. En cette terrible année 1845, la Grande Famine s’abat sur l’Irlande, tuant son peuple à petit feu.. Eileen va faire son possible pour assurer la survie de sa famille. Un roman où se mêlent saga familiale, croyances et rites religieux. La jeune Eileen ne pourra compter que sur sa détermination et son courage car souvent les ennemis prennent des visages inattendus..

J’ai eu l’occasion de découvrir la plume de Marie-Pierre Bardou grâce à deux romans (Temps Morts saison 1 et Défaillances) et j’étais ravie de la lire de nouveau. Marie-Pierre Bardou nous plonge grâce à « Dia Linn » en Irlande, un pays magnifique où les rites et les croyances ont une place importante. Mais pas à n’importe quelle époque, l’auteure choisit de nous faire découvrir ce pays lors de la Grande Famine (l’une des famines…) qui sévit en 1845. Les récoltes de pommes de terre ont été attaquées par le Mildiou, le peuple meurt de faim et l’oppresseur anglais laisse la situation s’éterniser. Eileen voit disparaître plusieurs membres de sa famille et lorsque l’histoire débute c’est sa mère qui décède.

Ce premier tome est une très bonne introduction à une saga familiale que l’auteure a déjà écrit puisqu’à ce jour 8 tomes sont disponibles. J’avoue ne pas être fan de longues séries mais je suis maintenant vraiment accrochée à cette histoire tant Marie-Pierre Bardou a su susciter mon intérêt pour la vie de cette famille. J’ai quitté Eileen à regret tant j’ai aimé la suivre au fil des pages même s’il y a finalement très peu d’action. Mais voir leur quotidien, leur bataille pour la survie mais également découvrir les secrets de famille, les complots ont été un véritable régal. Le récit est plutôt dur car de nombreuses morts l’étayent mais malgré tout le texte reste très doux.

J’ai aimé de nombreuses choses dans ce roman, pas uniquement l’histoire. Le côté historique déjà, nous suivons ici les prémices de la naissance de l’I.R.A. En effet, le fond politique et religieux est intéressant, on y comprend parfaitement que le protestantisme a été imposé aux irlandais et que la rébellion se met en place. J’y ai appris de nombreux aspects de l’histoire de ce pays avec la Grande Famine, l’organisation de la vie à la campagne… L’auteure intègre tout cela de façon pertinente et juste à son récit. J’ai également adoré découvrir les mythes, croyances, légendes dont le peuple irlandais est si friand et qui jalonnent cette histoire. Marie-Pierre Bardou ajoute de très nombreuses notes à son texte expliquant les différentes croyances de façon sobre et claire. En temps normal je ne suis pas fan de notes de bas de pages mais là j’avoue que c’était un régal que d’en savoir toujours un peu plus.. Les rites et traditions sont expliqués, les êtres féériques détaillés..

J’ai également beaucoup aimé les personnages.. Celui d’Eileen bien sur qui est une jeune fille attachante, courageuse, dévouée à sa famille. Mais d’autres plus secondaires m’ont également beaucoup touchée. Deirdre, par exemple, l’intendante de la demeure où travaille Eileen, une femme rigide dans le travail mais avec un grand cœur. Chaque personnage est intéressant et l’histoire en fera des bons ou des méchants..

La plume de Marie-Pierre Bardou m’a vraiment immergée dans cette Irlande si belle mais si triste, si solidaire et si unique. J’ai vraiment apprécié son écriture qui est à la fois fluide et détaillée, imagée et simple. On sent à travers ce roman toutes les recherches effectuées par l’auteure afin de rendre son histoire la plus proche de la réalité et la plus complète possible. C’est non seulement une très belle réussite au niveau du fond mais également de la forme ! Je suis maintenant impatiente de connaître la suite des aventures de la jeune Eileen..

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Un coup de cœur pour ce premier tome qui pose de très bonnes bases, une histoire familiale captivante, un contexte historique prenant et des mythes et légendes présents tout au fil des pages.. De quoi faire un magnifique voyage en Irlande et découvrir la région des Lacs de Killarney en compagnie d’Eileen..

Ma note : 9.5/10

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Chronique Livresque·Littérature

Killarney 1976 par Joël Macron

Fiche technique : 

Editions Nouvelle Bibliothèque  – 226 pages – ebook ou broché – Littérature

Résumé : 

Tu le sais, je dois repartir… mon pays est au bord de la révolution. Shariati a besoin de moi. Nos visiteurs ont certainement voulu nous avertir, nous mettre en garde contre la folie de notre civilisation… Je ne sais quelles sont leurs intentions exactes, mais je pense qu’ils savent ce qu’ils font.

Tu es le dépositaire de tous ces secrets : je sais que cela t’a semblé impressionnant, et que tu te demandes toujours quoi faire de toutes ces informations : garde les précieusement, en toi. Garde aussi ce cahier avec tes notes précieuses : il te servira un jour, dans très longtemps.

Je devine ta question en écrivant : mais quand ? Voici ma réponse, en persan :هنگامی که شما می توانید این جمله را ترجمه کنید

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Mon avis :

Tout d’abord, je remercie les Editions Nouvelle Bibliothèque pour cette nouvelle lecture dans le cadre de notre partenariat. C’est toujours un plaisir que de découvrir les livres qu’ils proposent.. 

Tout débute par du tri, un peu de rangement et une vieille boite réapparaît. Grâce à cette boite, le lecteur va plonger avec l’auteur, Joël Macron, en 1976 lorsque celui-ci vivait et travaillait à Killarney en Irlande. Ce roman étant en partie autobiographique, l’auteur s’y dévoile quelque peu. Des amitiés se nouent et un homme plutôt secret se joint au petit groupe déjà formé. Cet homme c’est Mano, un iranien venu en Irlande pour plusieurs raisons qu’il refuse de révêler. Mano va nous en apprendre plus sur son pays à cette époque.. 

L’auteur aborde plusieurs thèmes dont la politique iranienne en 1976, la religion entre autres.. Ce roman se présente un peu comme le journal d’un journal, c’est à dire que l’on suit au présent l’auteur qui redécouvre son passé à travers un vieux carnet retrouvé par hasard. Il nous raconte ses souvenirs réveillés par quelques mots inscrit dans ce calepin, une coupure de journal.. On plonge avec lui dans cette époque mais de façon très subtile, quelques fois le souvenir peut paraître anodin (une sortie au pub, une soirée,..), d’autres fois on y apprend tout un pan de la politique menée en Iran dans les années 70 mais chaque souvenir est précieux à sa façon.

 Joël Macron dévoile ici une partie de son histoire personnelle d’une façon que j’ai trouvé pleine de pudeur et avec une plume intéressante. Sa façon d’écrire est fluide, imagée et surtout très douce, à mon sens. Tantôt journal intime tantôt narration, il nous entraîne de souvenirs en souvenirs à travers le temps et les révélations. Sa façon d’écrire permet une compréhension même pour les lecteurs qui ne seraient pas au fait du sujet traité. Ne connaissant pas très bien cette partie de l’histoire j’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre grâce auquel j’ai beaucoup appris. D’autre part, j’ai vraiment apprécié la plongée à Killarney, l’auteur m’a fait voyager grâce à sa façon de décrire les lieux sans surcharge de mot, tout en délicatesse.

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Une lecture prenante et aux personnages attachants qui font qu’on le lit très rapidement afin de comprendre où l’auteur veut nous mener.

Ma note : 8/10

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