Chronique Livresque·Feel - good·Littérature

Avec des si et des peut-être par Carène Ponte

Fiche technique :

Editions Michel Lafon – 374 pages – ebook ou broché – Littérature française

Résumé : 

Aimeriez-vous savoir quelle serait votre vie si vous aviez fait d’autres choix ? 

Prof de français au lycée de Savannah (-sur-Seine), Maxine vit en colocation avec Claudia (et ses crèmes au jus d’herbe fermenté), elle aime Flaubert (ses élèves, Stromae), courir avec ses deux meilleures amies (trois cents mètres) et aller chez le dentiste (sa sœur). 
Maxine croit aux signes et aux messages de l’Univers. Pourtant elle ne peut s’empêcher de se demander :  » Et si j’étais allée ici plutôt que là, si j’avais fait ceci au lieu de cela, ma vie serait-elle chamboulée ?  » 
En bonne prof de français, Maxine aime le conditionnel… 
Mais à trop réfléchir Avec des si et des peut-être, ne risque-t-on pas d’oublier de vivre au présent ? 
Et si la vie décidait de lui réserver un drôle de tour ?

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Mon avis : 

Tout d’abord je remercie les Editions Michel Lafon de m’avoir permis de lire ce roman via le site NetGalley. 

Autant je suis fan de romans noirs, de romans gores, autant j’adore me détendre avec un roman feel-good. Et généralement avec l’auteure Carène Ponte je ne suis déçue ni pour la détente ni pour la lecture, c’est donc avec plaisir et délectation que j’ai plongé dans ce livre. 

Maxine, ou Max, est professeure de français, elle craque sur son proviseur et vit en colocation avec Claudia, végan et grande défenseure de la cause animale. Mais Max a une petite manie : elle se demande toujours ce qu’aurait été sa vie si.. Si elle n’avait pas oublié sa pièce d’identité ce matin là peut-être que… Si elle ne s’était pas foulée la cheville il se peut que… Mais à trop vivre avec des si et des peut-être Max n’est-elle pas en train de passer à côté de sa vie ? 

Dès les premières pages, je me suis sentie bien dans ce roman et surtout je me suis trouvée de nombreux points communs avec Max dont le plus important les « Si » et les « Peut-être ». Maxine est une héroïne attachante car elle ressemble à tout le monde. Elle pourrait être notre meilleure amie, notre voisine ou même nous tant elle vit une vie normale. Mais elle s’interroge à tout bout de champs sur ce qu’aurait été sa vie « si ».. et à force de trop le questionner le destin va lui jouer un petit tour à sa façon. Elle va pouvoir tester sa théorie et peut-être s’apercevoir que le plus important est, finalement, de profiter de la vie.. 

Carène Ponte intègre à son histoire une pointe de fantastique ce qui est inhabituel chez elle. C’est bien amené et j’ai beaucoup aimé du coup le tournant que prend l’histoire. Des éléments loufoques viennent apporter légèreté et humour comme par exemple le nom de la ville où vit Max « Savannah-sur Seine », ou le métier de l’un de ses prétendants (chut.. je vous laisse le découvrir, pour ma part ça a été un sacré fou-rire !). Tous ces éléments font que j’ai lu ce livre avec un sourire quasi permanent… 

Mais ce n’est pas seulement l’histoire qui fait que ce roman est une sorte de doudou, parce que je vous parlais de Max comme une héroïne attachante mais les autres personnages le sont également. Je pense notamment à Laetitia, sa sœur, ou Audrey et Samia ses amies. J’ai beaucoup aimé Audrey avec son humour un peu caustique mais également Moune, la grand-mère de Max décédée dans un accident de voiture mais que l’on découvre malgré tout grâce à Max et ses souvenirs, entre autre. J’aurais aimé en savoir plus sur d’autres personnages comme Julien, le frère de Max, par exemple mais c’est juste pour pouvoir faire durer le plaisir. 

J’ai retrouvé avec joie la plume de Carène qui est légère, drôle, fluide. Elle écrit de façon actuelle, sans chichi ce qui permet de s’identifier facilement aux personnages. Leurs dialogues sont crédibles et non pas surjoués, ce qui rend la lecture vraiment agréable. J’ai également adoré le clin d’œil à son précédent roman « Tu as promis que tu vivrais pour moi » qui avait été un coup de cœur. Un vrai moment de lecture détente mais qui fait également réfléchir sur soi et la façon dont on appréhende la vie. Et SI on profitait du présent au lieu de se dire PEUT ETRE ?

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Un roman qui fait du bien par son humour et sa vision de la vie. Des personnages attachants, une histoire souvent drôle, parfois moins qui oblige à se poser des questions mais qui permet surtout de passer un très bon moment de lecture ! 

Ma note : 9/10

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Chronique Livresque·Littérature·nouvelle

Sans jamais te retourner par Tony Perraut

Fiche technique :

Autoédition – 54 pages – ebook ou broché – Littérature / Nouvelle

Résumé :

Sans jamais te retourner, tu vas vivre cette journée. Tu vas tout donner, tout penser, tout imaginer. C’est dans cette forêt que tu vas comprendre la solitude, C’est dans ce bus que tu vas ouvrir ton ressenti, Mais tu connais l’issue de cette journée, Tu sais que demain tu ne verras pas le soleil se lever. Alors fonce gamin, va mourir.

Sans jamais te retourner est une nouvelle dramatique ayant pour thème le suicide.

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Mon avis :

Je remercie l’auteur, Tony Perraut, de m’avoir permis de lire cette nouvelle en service presse via le site Simplement.Pro.

Cela fait un moment que je guette Tony Perraut (euh.. dis comme ça je ressemble à une psychopathe.. je m’explique…) sur les réseaux sociaux ! En effet, je trouve qu’il fait un travail remarquable en communication et qu’il est en plus d’une grande gentillesse. Du coup, j’étais ravie de pouvoir découvrir ses écrits et commencer par une nouvelle c’est parfait. Ce format permet de voir l’esprit de concision, la plume et l’imagination d’un auteur et ce que j’apprécie vraiment..

L’histoire débute sur la dernière journée d’un homme, il va mourir, il le sait.. Dernières actions du quotidien, dernières pensées, dernières émotions.. Tony Perraut crée autour de son personnage un univers qui pourrait être celui de n’importe qui, n’importe quand. Ce personnage  n’a pas d’identité mais c’est sans importance, ce qui prime c’est sa détresse, son trouble. Il s’exprime tantôt en « tu » tantôt en « je », peut-être nous parle – t – il ? Peut – être pas… Cet état de fait m’a demandé un petit temps d’adaptation dans ma lecture mais au fil des pages les choses s’éclaircissent pour mieux s’assombrir alors que l’on comprend peu à peu son histoire, leur histoire.

Cette nouvelle aborde le thème très dur qu’est le suicide. Pourquoi décider de se donner la mort ? Et une fois la décision prise, comment franchir le cap ? Faire le grand saut ? Ce n’est pas simple et Tony Perraut nous entraîne dans les pensées de ce jeune homme, ses sentiments de façon vraiment poignante. Le personnage nous touche forcément, mais peut-on le comprendre ? Peut-on plonger suffisamment dans son esprit pour saisir le pourquoi ? J’avoue que ce thème me touche tout particulièrement et même si j’ai trouvé cette nouvelle très dure à lire personnellement j’ai également été bluffée par la maturité avec laquelle c’est traité et écrit.

L’histoire se déroule avec une sorte d’urgence que l’on sent à travers le rythme des phrases et des chapitres. Les mots, comme s’ils se bousculaient, percutent le lecteur pour mieux l’imprégner de cette décision, de cet acte. C’est bouleversant, c’est poignant et personnellement je suis ressortie de cette lecture vraiment chamboulée, surtout après le clap de fin. Une chose est certaine j’ai adoré la plume de Tony qui est addictive, fluide, imagée, une écriture vraiment maîtrisée et je vais le suivre avec beaucoup d’interêt.

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Une nouvelle sur le thème du suicide écrite d’une façon poignante. Un jeune auteur prometteur qui traite ce sujet avec beaucoup de sensibilité et d’émotion..

Ma note : 8.5/10

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Chronique Livresque·Littérature

Profil bleu Obsession pourpre par Séverine Deffay

Fiche technique :

Autoédition – 277 pages – ebook ou broché – Littérature contemporaine

Résumé :

Juliette, 40 ans, plutôt jolie, enferrée dans un conformiste et un sérieux qu’elle assume mal, mène une vie paisible et stable aux côtés de son mari et de ses trois enfants. Face à elle, Jérémy, diamétralement opposé. Un volubile, un affectif, une personnalité affirmée qui sait se rendre visible en société. Sans prévenir, les aléas de la vie vont peu à peu les propulser dans une relation aussi clandestine qu’inattendue, jusqu’à littéralement bouleverser la quintessence de leur individualité respective. A travers une histoire dangereusement passionnelle, Juliette et Jérémy vont aller à la rencontre d’eux-mêmes, de leurs aspirations profondes, en tentant désespérément de repousser les codes de nos sociétés modernes. Mais que trouveront ils aux portes de leur destinée ? Et si la retenue de l’un n’était en réalité qu’une façade ? Et si l’extravagance de l’autre dissimulait des peurs intérieures inavouées ? Cette relation brûlante, mais non-assumée, soulève des questions telles que la loyauté envers les siens, la peur d’assumer ses choix, la fragilité d’un amour passionnel et l’indépendance que l’on choisit de prendre vis-à-vis de son éducation.

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Mon avis :

Tout d’abord je remercie l’auteure, Sèverine Deffay de m’avoir contactée via la plateforme Simplement.Pro afin de me permettre de lire son livre et pour sa gentillesse.

Juliette a la quarantaine, est mariée à Adrien et a trois enfants.  Pour pouvoir accéder au poste qu’elle convoite dans son entreprise, elle se voit contrainte de reprendre des études. Outre les difficultés personnelles que cette situation engendre, elle va se découvrir de nouveaux amis, goûter à la vie d’étudiante et surtout faire la connaissance de Jérémy, un homme attirant mais également marié. Comment Juliette va – t – elle réussir à assumer cette relation adultère ? Son mariage va – t – il y survivre ?

Il est question ici de sentiments.. de beaucoup de sentiments. En effet, Juliette est mariée et heureuse en ménage mais lorsque le destin met sur sa route Jérémy elle commence à se poser de nombreuses questions sur elle, eux, sa vie, son bonheur, sa famille.. L’amour est présent mais également le remord, la culpabilité, la peur du regard des autres, de perdre l’autre ou de se perdre soi-même..

L’histoire est vécue à travers les yeux de Juliette, on vit donc son questionnement de « l’intérieur ». L’auteure livre ici une réflexion profonde sur l’adultère, ses conséquences, ses raisons. La vie « personnelle » des protagonistes est souvent mise au second plan afin de privilégier le côté psychologique. Leur attirance n’a d’égale que leur répugnance à faire du mal à leur proches, à détruire leurs familles. Ils sont face à une situation épineuse qui pourrait faire basculer leur vie mais pas seulement.

J’avoue avoir eu du mal avec les personnages de Juliette et Jérémy qui n’arrivent pas à poser une décision. Bon, cela peu se comprendre, les remords aidant ils vont tenter de résister à cette attirance, toutefois j’ai trouvé les situations parfois un peu redondantes. Ils sont aussi torturés l’un comme l’autre même et ils font leur possible pour mettre un frein à cette situation. Malgré tout, il leur faut accepter que leurs vies personnelles ne soient pas forcément idéales, ce qui est, je pense le plus dur. Accepter que l’amour que l’on ressent pour la personne qui vit à ses côtés a pu s’éroder ne doit pas être facile..

Malgré cela, j’avoue avoir été bluffée par la façon dont l’auteure amène son histoire, c’est criant de vérité. La plume de Séverine Deffay est non seulement fluide mais également poétique. Elle décrit parfaitement les sentiments de ses héros, leurs émotions. Par contre, l’auteure a réussi à me surprendre par sa fin que j’ai trouvé parfaite à mon goût. Cette lecture amène beaucoup de questions comme par exemple « faut-il se tenir à une décision prise et ne pas en dévier » ou « peut-on vouloir changer de cap de vie quelque soit son âge ou sa situation », entre autres bien sur. J’ai trouvé que ce roman faisait vraiment réfléchir..

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Une plongée dans l’esprit d’une femme au carrefour de sa vie qui va tout remettre en question.. Un roman qui pousse à la réflexion et au questionnement, une lecture intéressante malgré que je n’ai pas pu m’attacher aux personnages.

Ma note : 7.5/10

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Chronique Livresque·Littérature

Tout le monde connaît Lola par Jonathan Mazo

Fiche technique :

Autoédition – 312 pages – ebook ou broché – Contemporain

Résumé :

Je m’appelle David, et j’ai le moral dans les chaussettes. Cela fait maintenant deux ans que j’erre dans ma vie au gré du vent. Et puis un jour, elle débarque dans mon quotidien, comme ça, sans crier gare. Lola qu’elle s’appelle. Et le pire c’est qu’elle prétend être ma petite amie. Tout le monde connaît Lola, alors que je suis bien placé pour savoir que cette femme m’est inconnue. Je vous laisse, je ne voudrais pas passer à côté de ma vie !

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Mon avis :

Avant tout, je remercie chaleureusement Jonathan Mazo, l’auteur, de m’avoir contacté afin de me proposer son roman en service presse et pour sa gentillesse.

David vit seul et n’est pas au mieux de sa forme depuis sa rupture.. Mais un jour tout bascule lorsque Lola apparaît dans sa vie, et quand je dis « apparaît » ce n’est pas une image. A un moment il est célibataire et l’instant d’après une superbe jeune femme est là, dans son salon, et semble bien le connaître sauf que lui n’a aucune idée de qui elle est .. Et le plus étrange ? C’est que tout le monde connaît Lola..

J’ai été plutôt surprise dès le départ car à la vue du résumé, je m’attendais à un roman très « léger » mais dès les premières pages, j’ai revu mes à-priori à la baisse parce que Jonathan Mazo a un style d’écriture vraiment très travaillé. Le narrateur est David ce qui donne à la lecture un côté très intimiste, on pénètre ses pensées et sentiments.

L’histoire est originale et bien amenée, l’auteur malmène son héros tout en lui accordant la chance de vivre une existence qu’il n’espérait pas. Après sa rupture, David connaît une longue période de creux où il s’enfonce dans une vie sans intérêt. L’arrivée de Lola va l’obliger à prendre les choses en main pour non seulement comprendre le mystère de la présence de la jeune femme mais aussi parce que Lola est une jeune femme pétillante et belle. David va donc pénétrer dans cette vie qui est la sienne mais qu’il ne connaît pas et il n’est pas au bout de ses surprises ! 

Dès le début, j’ai trouvé le personnage de David attachant et drôle. Son humour est parfois grinçant, parfois caustique et j’ai trouvé que le personnage était vraiment bien mené. Le lecteur se fera sa propre opinion mais pour ma part, je me suis demandée à plusieurs reprises s’il n’était tout bonnement pas bon à enfermer. Il se débat, le pauvre, dans une situation compliquée qui va le mettre souvent dans l’embarras (la rencontre avec les parents m’a vraiment fait rire !) voir en difficulté et certaines sont vraiment savoureuses. Son évolution au fil des pages est vraiment intéressante et j’ai vraiment aimé le suivre.

Mais David n’est pas le seul personnage qui soit intéressant.. Jonathan ne manque pas d’idées pour rendre ses personnages soit émouvant soit limite détestable. J’avoue que Clémentine m’a tapé sur les nerfs tout en me touchant, prouesse qu’il n’est pas facile de réaliser. Et bien sur Lola… Lola qui apparaît avec ses qualités et ses défauts, ses manies au quotidien que David va devoir découvrir. Elle est haute en couleur, parfois agaçante, parfois touchante mais je l’ai beaucoup apprécié.

J’ai passé un très bon moment en lisant ce premier roman de Jonathan Mazo. Il écrit de façon très fluide parfois même poétique mais c’est également drôle et même musical grâce à la playlist. Je me suis souvenue de chansons que je n’avais pas écouté depuis bien longtemps… Je vais donc suivre Jonathan avec beaucoup d’intérêt car « Tout le monde connaît Lola » m’a convaincu de son talent.

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Une lecture agréable et prenante avec laquelle j’ai passé un très bon moment grâce à la plume de l’auteur et à son imagination. Et vous ? Est ce que vous connaissez Lola ? Non ? Alors foncez !

Ma note  8/10

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Chronique Livresque·Littérature·young adult

So Long Alice par Constance Dufort

Fiche technique :

Editions Nouvelle Bibliothèque – 125 pages – broché – Contemporain

Résumé :

New York dans les années 2010. Alice cherche son frère dans Manhattan, rivée à son lecteur MP3. Il ne lui reste que cela de sa vie d’avant : la playlist de son frère Jeff. Ça, et l’arrogance de ses 14 ans. Jefferson est ici. Elle le trouvera ! Quitte à dormir dans Central Park au cœur de l’automne. Une rencontre aussi fortuite que désagréable va pourtant bouleverser le déroulement de sa mission. Mais qui est cette vieille harpie endimanchée au chat teigneux, gesticulant devant le chapelier fou de bronze? Et cet étrange majordome qui la talonne, Alice est persuadée de le connaître…

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Mon avis :

Avant tout, je remercie une nouvelle fois Emma des Editions Nobi pour ce service presse et les belles découvertes livresques.

Alice a 14 ans et a fugué de sa petite ville natale pour retrouver son frère dans l’immensité de New-York. Malgré tout elle n’est pas démunie, Jefferson lui a laissé une sorte de carte au trésor, elle va donc patienter le temps qu’il faut jusqu’à ce qu’il apparaisse. Elle élit domicile dans Central Park et va bientôt croiser le chemin de personnes plutôt étranges..  

Dès le début je me suis attachée à Alice. Cette adolescente un peu rebelle ne manque ni de courage ni de culot pour se lancer dans pareille aventure. Elle a un sacré caractère, de la répartie et surtout on s’aperçoit au fil de ses confidences qu’elle n’a pas eu une vie facile. C’est pourquoi retrouver Jefferson, son seul repère finalement, est si important à ses yeux. La vie de SDF à New York va s’avérer compliquée et elle va faire des rencontres qui vont bouleverser sa vie comme Vieille Peau, par exemple, qui a un étrange rituel ou Steed son majordome zélé. 

Ce roman est dans un genre plutôt Young Adult mais j’ai trouvé qu’il était écrit avec beaucoup de poésie, comme un conte moderne. Au début, je me demandais où l’auteure nous emmenait puis une fois l’histoire bien installée j’ai adoré suivre Alice dans ses aventures. On va de découvertes en révélations entouré de personnages attachants et qui ont tous une petite (énorme !) part de mystère. J’avoue que ma préférée est Grace de Montalenvère qui est touchante malgré son caractère exécrable, à la fois drôle et émouvante. 

Comme à chaque fois qu’un roman me plaît et qu’il intègre des lieux ou faits réels, j’ai fait une petite recherche sur internet. Et cette fois, j’ai eu envie de vous partager mes découvertes, tant j’ai aimé ce que j’ai vu.. Voilà les statues d’Alice et du Chapelier dans Central Park. Ne sont elles pas magnifiques ?

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Comme je l’ai dit plus haut, l’écriture est très poétique, fine et délicate. J’ai vraiment apprécié la plume de Constance Dufort qui a su donner une consistance et une profondeur particulière à ses personnages, par petites touches, par petites révélations. J’ai également apprécié les dialogues qui sonnaient justes, ce qui est plutôt rare ainsi que l’ajout de paroles de chansons, Alice étant particulièrement sensible à la musique.

L’auteure aborde des thèmes graves dans ce roman et malgré qu’il soit court  il donne à réfléchir. Pour ma part, j’ai été très émue par la fin et je remercie Constance Dufort pour ce très beau moment de lecture passé en compagnie d’Alice et de ses compagnons. 

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Une lecture toute en finesse qui m’a beaucoup touchée. Une Alice rebelle, drôle et pugnace qui va vivre une drôle d’aventure même si ici point de lapin et un chat qui se nomme Chewbacca ! 

Ma note : 8/10

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Chronique Livresque·humour·Littérature

Mon été avec Lucifer par Edith Couture Saint-André 

Fiche technique :

Autoédition – 356 pages -ebook ou broché – Littérature

Résumé :

Il y a trois types de journées : celles où il ne se passe rien, au point où on se demande pourquoi on s’est donné la peine de sortir du lit ; celles qui sont encombrées de complications, dont le seul but est de vous empoisonner l’existence, et puis, il y a celles où un seul événement peut faire basculer votre vie. Aujourd’hui est une journée du troisième type : spectaculaire, inattendue, aux répercussions déterminantes pour moi, pour mes amis, pour mes ennemis. Surtout pour mes ennemis. Lucifer, le saviez-vous ? est une flamboyante rouquine, belle comme une madone botticellienne et gaulée comme une danseuse du Crazy Horse. Aujourd’hui, juchée sur des stilettos vertigineux et moulée dans les cuirs noirs d’un ensemble pantalon-bustier, cette madone sulfureuse me promet la jeunesse éternelle. Que feriez-vous à ma place ? Ce récit, drôle, enlevé et pétillant, est l’histoire de Mathilde, une Québécoise baby-boomer de 60 ans à qui la science et la médecine ont promis, comme à tous les baby-boomers, une santé indéfectible et la jeunesse éternelle, voire : l’immortalité. De toute évidence, la promesse n’a été que partiellement tenue. Mathilde décide de s’adresser à quelqu’un qui a la réputation de tenir ses promesses : Lucifer. Alias Lucy Fériale. Lulu pour les intimes. Lucy est d’accord pour un pacte. Bien naturellement. Mais, en tant que femme d’affaires avisée, patronne d’une Business Unit, elle pose une condition : récupérer des âmes. Normal, c’est dans son job description. Au début, Mathilde a des sursauts de conscience. Ça la chiffonne cette histoire de morts. Elle rechigne. Mais lorsqu’elle voit le résultat : passer de 60 à 45 ans en moins d’une semaine, avec son énergie toute requinquée, sa vitalité qui casse la baraque et une peau de pêche, elle en redemande, établit une liste, donne des noms à Lucifer.

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Mon avis :

J’ai découvert le personnage de Lucy Fériale lors des sélections pour le Prix des Auteurs Inconnus. En effet, le tome 2 était en lice et je l’avais retenu dans mes 10 préférés. Le roman n’ayant pas passé la sélection, je l’ai choisis comme « coup de cœur » , une lecture bonus à vous faire découvrir en marge du prix. L’auteure a eu la gentillesse de me faire parvenir le tome 1 en service presse (autant commencer par le début, un grand merci !!) et c’est comme ça que j’ai fait la connaissance de Mathilde et son amie Lucifer..

Qui ne craint pas la vieillesse et ses conséquences ? Certainement pas Mathilde.. la soixantaine active, elle sent poindre les changements dus à son âge mais elle l’accepte relativement bien. Mieux que son amie Sandy en tout cas qui, elle, ne jure que par le Botox et la chirurgie esthétique ! Jusqu’au jour où elle fait connaissance avec Lucy Fériale alias Lucifer, visiblement Mathilde l’aurait appelé sans même s’en rendre compte. Un pacte est conclu : Mathilde va rajeunir mais d’autres vont mourir.. A elle de fournir la liste !

Je n’avais lu que 10 pages du tome 2 et j’avoue que j’avais beaucoup ri. C’est donc avec joie que j’ai retrouvé Lucy Fériale : petite nana d’1m50, rouquine pétillante, pailletée, tout en cuir ou en rose selon son humeur.. Lucifer comme vous ne l’avez jamais imaginé ! (et moi non plus mais j’adore l’idée !). Et Lulu sait se rendre indispensable parce que Mathilde va vite prendre goût au rajeunissement, ce qui veut dire que ses ex vont tomber comme des mouches.

L’auteur choisit un thème universel et pas forcément drôle pour écrire une comédie vraiment surprenante et amusante. L’histoire est sympathique et touchera forcément le lecteur. En effet, le vieillissement tout le monde y passe et pas toujours avec le sourire.. Mais à travers ses personnages Edith Couture Saint-André nous fait non seulement rire et passer un bon moment mais également réfléchir. Il faut dire que les personnages sont le point fort de ce roman..

En tête de liste (et ma chouchou !) Lucy Fériale bien sur ! Lucy et son look, Lucy et sa façon de raconter (l’origine, l’Un, Noé, le Patron.. entre autres !), Lucy et son langage.. Allez un petit cadeau, tiré du roman, ici elle parle des conséquences de la mise à la porte d’Adam et Eve par le Big Boss : 

« Un bordel sans nom ! J’avais prévenu le Patron pourtant. Je lui avais dit que de leur laisser le libre arbitre était une connerie… »

N’est-elle pas savoureuse ?? J’ai également beaucoup aimé Mathilde qui est attachante, drôle et a la répartie bien sentie. J’ai aimé sa psychologie fine et bien travaillée mais aussi sa personnalité. L’auteure a su lui donner de la profondeur à travers les anecdotes sur sa vie, son entourage, ses pensées. J’ai adoré ses dialogues avec Lucifer, leurs échanges, leurs discussions sur la religion, elles remettent les choses en perspectives. Elle m’a fait l’impression d’une Bridget Jones sexagénaire entourée d’un groupe d’amis plutôt éclectique où l’on retrouve Philippe par exemple. Ce dernier m’a touchée de par son histoire personnelle même si elle n’est pas très développée dans le roman.

Cette histoire est fraîche, un peu déjantée, drôle, addictive et j’ai passé un excellent moment avec Lucy, Mathilde, Sandy et tous les autres. Edith Couture Saint-André a su créer une ambiance vraiment plaisante et j’ai eu l’impression de me balader dans les rues de Montréal avec les protagonistes. Elle écrit d’une plume fluide et légère, très imagée malgré quelques longueurs. C’est plein d’humour, de bon sens et d’idées farfelues : tout ce que j’aime ! Edith étant canadienne certaines expressions m’étaient inconnues mais j’ai beaucoup aimé ce dépaysement. La fin m’a surprise et beaucoup plu car elle laisse ouvert le champs des possibles.. Vivement la suite ! Je vous en parle sans doute bientôt…

Conclusion

Un lecture non seulement amusante mais qui donne à réfléchir.. Accepteriez de tuer (même par procuration..) afin de rester jeune ? Qui sacrifieriez vous ? Commencez à réfléchir, on ne sait jamais peut être que Lucy et son t-shirt à paillettes se baladent pas très loin et entendront votre appel…

Ma note : 8/10

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Chronique Livresque·Littérature

Les gens c’est pire que des personnes par Tristana Erato

Fiche technique : 

Autoédition – 218 pages – ebook ou broché – Littérature

Résumé : 

Parfois, il s’agit de peu de choses pour que des personnes se rencontrent. Il faut souvent du temps, plusieurs essais et un peu de chance… ou de malchance. L’histoire se situe tout près de la Citadelle de Lille. Quatre personnes se rencontrent, ils sont voisins et vont devoir apprendre à se connaître pour s’entraider. Entre Huguette qui perd la tête, Matthieu un peu boulet, Axelle l’insoumise et Mathilde la rigide, une amitié va se construire… autour d’un meurtre.

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Un grand merci à l’auteure, Tristana Erato, de m’avoir permis de lire son roman en service presse via le site Simplement.pro et pour sa confiance. 

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en ouvrant ce livre, surtout que le résumé est plutôt énigmatique et intriguant.. La description des 4 personnages fait que l’on se demande comment ils vont pouvoir vraiment s’entendre et la raison de leur amitié.. un meurtre ? J’étais ferrée… 

Tristana Erato nous plonge directement dans le vif du sujet ou plutôt directement dans la tête de ses héros.. En effet, chacun va prendre la parole à tour de rôle pour nous dévoiler ses pensées. On fait donc la connaissance d’Huguette, une vieille dame et Tommy son chien, de Matthieu un sportif qui aime qu’on le regarde mais apparemment un peu timide, d’Axelle, une jeune femme active qui part faire son jogging et de Mathilde, maman de jumeaux, qui a l’air affairée et pas très aidée. Le décor s’installe… Puis les choses s’accélèrent : une agression, l’un défend l’autre, l’une a tout vu, l’autre veut aider et voilà nos 4 protagonistes liés par un terrible secret : un cadavre les attend sous une bâche dans le jardin d’Huguette ! Comment vont-ils s’en défaire et surtout peuvent-ils se faire confiance ? 

Autant j’ai trouvé plutôt déstabilisante la lecture au départ (pas de descriptions, pas d’explications..), autant je ne l’aurais finalement pas voulue différente ! C’est très original cette façon de passer de l’un à l’autre, de suivre le cheminement de leurs pensées, leurs idées mais également leurs échanges, leurs conversations. On voit les liens se nouer, les affinités se tisser, on sent les sentiments émerger doucement : l’amour, l’amitié, la solidarité, l’attachement.. et finalement le lecteur n’est pas perdu une seconde.

L’histoire est vraiment très bien trouvée et on suit avec beaucoup de tendresse cette amitié qui se forme entre les héros même si celle-ci repose finalement sur un acte horrible qu’est le meurtre. Ils vont s’unir face à l’adversité et chacun va trouver sa place au sein de cette famille aussi bizarre qu’attachante. Ils vont également gérer leur quotidien où l’entraide est désormais possible. Axelle et ses problèmes professionnels, Matthieu et sa trop grande gentillesse, Mathilde et ses problèmes de couple ou Huguette et sa maladie d’Alzheimer.. chacun va retrouver un nouveau souffle grâce aux autres. 

Les personnages sont tous les 4 vraiment attachants, tendres, drôles, vrais, justes.. Ils peuvent nous rappeler un membre de notre entourage sans aucun problème. Leurs histoires personnelles sont suffisamment développées pour qu’on puisse les imaginer autrement que faisant parti de ce groupe. Mais à ces 4 fantastiques vont s’ajouter d’autres personnages que j’ai beaucoup aimé, je pense notamment aux jumeaux Tom et Lucas, deux petits bonhommes attendrissants. 

Ce roman est le premier écrit par Tristana Erato, une jeune auteure à l’imagination plutôt fertile (je ne vous dévoile pas ce que devient le corps…). J’ai trouvé que pour une première, l’ensemble est une jolie réussite malgré quelques coquilles. Elle réussit à donner à chaque personnage un ton juste que j’ai particulièrement apprécié. Son écriture est fluide et douce, très agréable à lire. Je ne peux que noter Tristana sur ma liste des auteurs à suivre car elle a un incontestable talent et j’ai tellement aimé « Les gens, c’est pire que des personnes » que je lirais ses livres suivants, c’est certain ! 

Conclusion

Bien que réunis autour d’un meurtre, les 4 personnages principaux de ce roman sont tellement attachants qu’on ne peut que les aimer.. Un roman qui parle de sentiments, de l’entraide, de la confiance.. de la vie ! 

Ma note : 8/10

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Chronique Livresque·Historique·Littérature

Les espionnes du Salève : L’envers du miroir par Mark Zellweger

Fiche technique :

Eaux Troubles Editions – 320 pages – ebook ou broché – Policier

Résumé :

Le 14 juin 1940, l’armée allemande rentre dans Paris et les années sombres recouvrent la France. Aussitôt, le service de renseignement suisse, le SR, s’active aux frontières. En même temps, la communauté internationale du renseignement basée à Genève depuis 1936 se mobilise sous la férule du vice-consul anglais Victor Farrell. Peu à peu des filières de passage entre la France et la Suisse romande se mettent en place, la résistance s’organise entre Genève et Lyon en concertation avec les espions installés à Genève. Hannah Leibowitz, échappée de justesse du ghetto de Lodz, arrive à Genève en juin 1940 avec son fils Avram. Elle prend la tête d’un groupe de femmes de toutes nationalités et résolument décidées à lutter contre la barbarie nazie. On les dénomme : Les Espionnes du Salève. Le 1er juin 1941, Armand jeune lycéen de Gex en zone interdite, est capturé par la Gestapo alors qu’il entre en Suisse au nord de Genève. Une certitude s’impose : on l’a dénoncé. Qui est le traître ? Les espionnes et leurs contacts mènent leur enquête. Elles seront confrontées à des collaborateurs sournois prêts à les dénoncer, à des agents allemands déterminés et agissant en Suisse sous couverture et à des trafiquants en tout genre. Une série d’intrigues toutes aussi palpitantes nous mènent entre 1940 et 1942 dans Genève, « nid d’espions ».

café et arbre

Mon avis :

Tout d’abord, je remercie l’auteur, Mark Zellweger, de m’avoir permis de lire son roman en service presse et pour sa confiance.

1940, année charnière de la Seconde Guerre Mondiale : la Pologne est envahie, la France a signé l’Armistice.. Alors que le pays est coupé en deux zones plus ou moins libres, la Suisse, pays neutre, abrite de nombreux services de renseignements qui mettent tout en œuvre pour lutter contre les nazis. Des filières se mettent en place afin d’aider les réfugiés et les résistants et c’est ainsi que naît l’idée de constituer un groupe d’espionnes qui œuvrera partout en Europe : les espionnes du Salève.

Lorsque j’ai lu le résumé de ce roman, j’ai trouvé l’idée vraiment originale.. En effet, traiter de ce conflit en mettant en avant des femmes et la Suisse n’est pas banal car ce ne sont pas les thèmes les plus développés dans les romans traitant de ce sujet. C’est pourquoi j’avais hâte d’attaquer ma lecture. 

J’ai été plutôt déstabilisée dans un premier temps.. En effet, la première partie du livre met en place l’action donc l’auteur nous livre de très nombreuses informations historiques mais aussi des noms, les fonctions des personnages..  ce qui m’a donné plus l’impression de lire un documentaire qu’un roman. J’ai eu un peu de mal à tout intégrer car dans cette première partie il y a finalement très peu d’action ou d’histoire à proprement parler. On fait connaissance avec un personnage on en apprend un peu sur lui puis on passe au suivant.  

La seconde partie du roman s’est avérée bien plus captivante car l’histoire des espionnes commencent réellement avec leurs premières missions. A partir de là j’ai beaucoup aimé l’histoire car on découvre vraiment les difficultés, les pièges qui se dressent devant Hannah Leibowitz et ses compagnes. Elles font leur possible pour aider les réfugiés mais également pour obtenir des renseignements vitaux malgré les dangers encourus. Elles font preuve de beaucoup de courage et de détermination. Le rôle de la Suisse est mis en avant, il est expliqué surtout pour le côté « plaque-tournante » des informations et prise en charge des personnes en danger. L’histoire est plutôt rythmée grâce à des chapitres courts où l’on passe d’une intrigue à l’autre. On va suivre les espionnes à Paris mais aussi un nazi voleur d’œuvres d’art ou des jeunes gens qui aident des réfugiés à passer en Suisse le tout sur fond de trahison.   

Mon espionne favorite est Sev qui non seulement est intrépide voir même téméraire mais c’est celle qui est le mieux développée à mon sens et qui m’a le plus touchée. Hannah est également intéressante au vu de son histoire personnelle et de sa fonction mais je l’ai trouvé trop peu détaillée. J’aurai aimé avoir plus d’informations sur les personnages principaux même si l’on connaît les grands lignes de leurs vies et comment ils sont arrivés là. Il reste encore beaucoup à découvrir sur ces héroïnes mais ce n’est que le premier tome d’une trilogie alors l’auteur a encore de quoi nous surprendre. Grâce aux espionnes on se rend compte du rôle primordial de la politique et de l’importance d’avoir les bons renseignements dans ce conflit.   

Tout au long du roman on sent l’énorme travail de recherche réalisé par Mark Zellweger, il fait preuve d’une maitrise remarquable de son sujet. Son écriture est précise, pointue quasi chirurgicale mais est trop dépouillée à mon goût. Il m’a manqué des descriptions des lieux ou des gens mais également des sentiments. Les faits sont livrés, décortiqués, expliqués mais on en apprend finalement peu sur le ressenti des personnages. C’est cette façon d’écrire qui me faisait parler de documentaire pour une partie du livre. Les choses s’arrangent (à mon goût) lorsque les personnages entrent en action.

pile-de-livresEn conclusion, un roman très bien documenté et qui traite de façon original de ce conflit si destructeur. Un premier tome qui situe l’action et met en place les personnages et dans lequel les espionnes du Salève vont débuter leur carrière.

Ma note : 7/10

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Chronique Livresque·Littérature

La Chambre des Merveilles par Julien Sandrel

Fiche technique :

Editions Calmann-Lévy – 272 pages – ebook ou broché – Littérature française

Résumé :

Inattendu, bouleversant et drôle, le pari un peu fou d’une mère qui tente de sortir son fils du coma en réalisant chacun de ses rêves. Louis a 12 ans. Ce matin, alors qu’il veut confier à sa mère, Thelma, qu’il est amoureux pour la première fois, il voit bien qu’elle pense à autre chose, à son travail sûrement. Alors il part, fâché et déçu, avec son skate, et traverse la rue à fond. Un camion le percute de plein fouet. Le pronostic est sombre. Dans quatre semaines, s’il n’y a pas d’amélioration, il faudra débrancher le respirateur de Louis. En rentrant de l’hôpital, désespérée, Thelma trouve un carnet sous le matelas de son fils. A l’intérieur, il a dressé la liste de toutes ses « merveilles », c’est-à-dire les expériences qu’il aimerait vivre au cours de sa vie. Thelma prend une décision : page après page, ces merveilles, elle va les accomplir à sa place. Si Louis entend ses aventures, il verra combien la vie est belle. Peut-être que ça l’aidera à revenir. Et si dans quatre semaines Louis doit mourir, à travers elle il aura vécu la vie dont il rêvait. Mais il n’est pas si facile de vivre les rêves d’un ado, quand on a presque quarante ans….

livre et papillons

Mon avis :

Avant tout, je remercie les Editions Calmann-Lévy et le site NetGalley pour ce service presse.

Ce qui m’a tout d’abord attiré l’œil c’est la couverture si colorée.. Puis la lecture du résumé a fini de me convaincre même si je me suis doutée que j’allais avoir besoin de mouchoirs..

Thelma est une femme à l’ambition démesurée et maman solo qui élève son fils Louis de 12 ans. Un accident de la circulation va l’obliger à plonger dans les rêves de son fils à travers son calepin aux merveilles, carnet dans lequel l’adolescent note tout ce qu’il aimerait vivre. Thelma a un mois pour aider son fils à sortir du coma et pour cela elle va réaliser toutes ces merveilles pour lui montrer à quel point la vie vaut la peine d’être vécue..

Dès les premières pages, j’ai été prise au piège de ce roman. J’ai d’emblée détesté Thelma, celle des premières pages, qui délaisse son fils pour discuter présentation au téléphone un dimanche, une Thelma inattentive, égoïste, centrée sur elle-même.. J’avais envie de lui arracher son portable et de lui hurler qu’on ne laisse pas un enfant, même de 12 ans, sans surveillance.. Mais une Thelma que je pouvais comprendre qui se fait une place dans sa société, qui a de l’ambition, qui veut percer et se donne à fond pour ça, qui pense qu’à 12 ans on a la tête sur les épaules.. Puis l’accident, le drame, le coma, la chute, le fond du trou pour cette maman qui s’aperçoit que son enfant c’est sa vie, que tous les meilleurs postes du monde ne sont rien comparés à son fils.. Et là, j’ai aimé Thelma ! Celle qui fait tout ce qu’elle peut pour sortir son fils du coma, qui va découvrir l’essence de la vie, qui va employer le mot daronne ou acheter des cartes Pokémon.. J’ai ri et pleuré avec elle, j’ai vécu chaque situation, chaque moment auprès d’elle, auprès d’eux car Louis est omniprésent, il est le moteur qui fait avancer sa mère.

Cette histoire est le cri d’amour d’une mère pour son enfant mais pas seulement.. C’est un rappel, une somation.. Nous n’avons qu’une vie, elle est précieuse, elle est unique et cette vie est un trésor qu’il faut choyer. A cause de cet uppercut de la vie, Thelma va devoir se remettre en question pas seulement concernant son comportement vis à vis de son fils mais également sa façon d’être en général. J’ai aimé la façon dont l’auteur fait évoluer ce personnage, on le ressent à sa façon de s’exprimer au fur et à mesure : de directrice coincée au départ elle va se transformer en maman branchée au fur et à mesure qu’elle va réaliser les rêves (parfois farfelus) de son fils.

Autour de Thelma et Louis gravitent d’autres personnages comme Mamie Odette, la mère de Thelma, qui est juste exceptionnelle. Elle m’a émue, fait rire, touchée, elle est bourrue, câline, c’est une montagne de contradictions mais elle est exceptionnelle. D’autres protagonistes vont se greffer à leur histoire qui apportent chacun à leur façon un plus, une aide,.. Et bien sur il y a Louis.. L’auteur le fait intervenir dans le récit à travers de courts chapitres où le jeune garçon s’adresse au lecteur. J’ai aimé cette façon de le faire participer malgré son état et j’ai souvent sourit à sa façon de parler si juste pour son âge.

Julien Sandrel m’a fait vivre un moment de lecture poignant, touchant, étincelant. J’ai aimé sa plume fluide et légère, son écriture toute en retenue au moment d’aborder les sujets graves et drôle et cocasse lorsque le contexte s’y prête. Il retranscrit parfaitement les sentiments, les situations, les pensées de telle façon que j’y ai plongé sans aucune restriction. J’ai été tellement touchée par cette vague d’émotions qu’une fois le livre fini j’ai serré fort mes enfants dans mes bras et leur ai posé la question : « quel est ton vœux le plus cher que tu aimerais réaliser avec maman ? »

Conclusion

Un coup de cœur pour ce roman lumineux ! Une héroïne vibrante d’amour et d’espoir qui m’a profondément touchée. Et j’avais raison… les mouchoirs sont impératifs !!

Ma note : 9/10

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Chronique Livresque·Littérature

Les secrets par Amélie Antoine

Fiche technique :

Editions Michel Lafon – 391 pages – broché – Littérature française

Résumé :

Et si le mensonge était, parfois, une ultime preuve d’amour ?

Vous l’aimez plus que tout au monde. Vous lui faites aveuglément confiance. Vous ne rêvez que d’une chose : fonder une famille ensemble. Mais rien ne se passe comme prévu. 
Jusqu’où iriez-vous pour éviter de tout perdre ? 
Une histoire racontée à rebours, car il n’y a qu’en démêlant les fils du passé que l’on peut comprendre le présent.

café et arbre

Mon avis :

Je remercie chaleureusement les Editions Michel Lafon de m’avoir confié ce roman en service presse et pour leur confiance.

Lorsque j’ai vu que le dernier roman d’Amélie Antoine était disponible en service presse sur le site NetGalley, je n’ai pas su résister.. Depuis que j’ai lu son premier livre « Fidèle au poste » (à lire d’urgence si ce n’est pas déjà fait !!!) c’est une auteure que je suis avec beaucoup de plaisir.

C’est un roman à la structure atypique puisque chaque chapitre nous fait remonter le temps. Commencer un livre par la fin peut sembler étrange, il n’y a plus de suspense… En fait, pas du tout ! A chaque bond dans le passé une nouvelle découverte, une nouvelle pièce du puzzle, un nouvel élément qui fait que la trame se détisse peu à peu.

On suit en parallèle l’histoire de deux femmes Mathilde et son désir d’enfant et Elodie et sa grossesse non désirée. Le destin de ces deux femmes, leur façon si différente d’aborder la grossesse est vraiment très bien mené par Amélie Antoine qui retranscrit parfaitement les sentiments ressentis. Le désespoir qui s’ancre lorsque l’on ne peut assouvir son envie de maternité, le désespoir qui s’ancre lorsque l’on est jeune et qu’un bébé grandit dans son ventre alors qu’il n’était pas voulu..

J’ai été particulièrement touchée par les personnages de ce roman et surtout par le couple Mathilde / Adrien. J’ai ressenti beaucoup d’empathie pour Mathilde, une femme prête à tout pour avoir un enfant mais aussi pour garder son mari. Mais celui qui m’a le plus émue est Adrien. C’est un homme qui aime sa femme par dessus tout, qui va supporter ses doutes, ses peines, ses crises de désespoir à chaque nouvel échec. C’est un homme surprenant, doux et attentionné, un homme amoureux..

L’histoire, quant à elle, m’a fait penser à un immense puzzle où tout se met en place lorsque l’on démêle la bobine. Un battement d’aile de papillon… On comprend que chaque décision a des conséquences, que chaque acte en amène un autre et qu’il suffit parfois d’un mot de trop pour que les destins changent, basculent. En remontant dans le passé de Mathilde et d’Elodie, on part à la rencontre de l’araignée du destin qui a tissé sa toile..

J’ai retrouvé avec beaucoup de plaisir la plume d’Amélie Antoine. Son écriture est fluide, actuelle et toujours aussi addictive. Encore une fois, elle a réussit à me surprendre et à m’entraîner pleinement dans son histoire, c’est un peu la marque de fabrique d’Amélie Antoine : originalité et addictivité !  

livre et rose rose

Un roman atypique et captivant dont les personnages m’ont touché tant leurs émotions sont criantes de vérité. Encore un sans faute d’Amélie Antoine qui signe ici une nouvelle histoire qui marque !

Ma note : 9/10

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