On papote avec...

On papote avec #5… Catherine Loiseau

Bonjour tout le monde !

Je suis ravie de vous retrouver pour une nouvelle édition du #onpapoteavec et c’est en compagnie de Catherine Loiseau que nous allons faire la causette aujourd’hui.

J’ai déjà eu l’occasion de vous parler des livres de Catherine, avec par exemple récemment

« Kérys, tome 1 : ceux du mercure » kerys,-tome-1---ceux-du-mercure-1000717-264-432 (le tome 2 vient tout juste de sortir)

mais également une série que j’aime beaucoup « La ligue des Ténèbres » avec ici la

Saison 1      ligue mais il y a 3 saisons de disponibles.

Etant fan de Steampunk, j’avoue que je suis Catherine de près et lorsqu’elle a accepté de répondre à quelques questions, j’étais aux anges !

Alors, on s’installe confortablement, on se sert un p’ti café et on retrouve Catherine pour en apprendre un peu plus sur elle et son univers…

Catherine, dis moi un peu.. Quelles sont tes conditions idéales pour écrire ?
J’ai la chance d’arriver à écrire à peu près n’importe où, pour peu que j’ai un carnet,ou mon téléphone à portée de main. Cela dit, les conditions parfaites pour écrire sont chez moi, dans mon bureau, avec une bonne tasse de thé et la compagnie de mes chats. 
Tes romans sont ancrés dans le genre Steampunk / Fantasy, pourquoi ce choix ? Qu’est ce qui te plaît dans ce style littéraire ?
Je suis venue au steampunk d’abord par le côté vestimentaire : j’adore la mode de la fin du XIXe, et j’ai découvert le mouvement par les costumes. Je me suis ensuite intéressée au côté littéraire. 
J’aime beaucoup les atmosphères XIXe, je trouve que c’est une période fascinante, où il est s’est passé tellement de choses, où l’on a connu tellement de bouleversements… Alors si on rajoute en plus un peu de SF ou un peu de magie, c’est le bonheur pour un écrivain. 
Ce que j’aime particulièrement dans le steampunk, c’est que contrairement à la fantasy ou à la SF, il n’y a pas encore eu d’oeuvre qui a codifié le genre (pas de Tolkien ou de Asimov). Cela laisse donc une très grande liberté créative. 
Comment t’es venue l’envie d’écrire ?
Au lycée, j’écrivais des histoires avec mes amies pour passer le temps. Au départ, c’était juste quelques lignes dans des cahiers ou sur des copies, puis ça a pris de l’ampleur, et j’ai commencé à vraiment m’y mettre. J’ai écrit beaucoup, j’ai lu beaucoup, j’ai écouté des podcasts sur l’écriture… J’ai vite été contaminée par le virus de l’écriture, il faut croire !
Après la série La ligue des Ténèbres, tu sors actuellement le tome 2 de la trilogie « Kerys ». Parles nous un peu de cette série.. ce qui t’a donné envie de l’écrire, comment t’es venue l’idée des Abominations ?   
La série Kerys est née grâce à une chanson : Victorian Vigilante du groupe Abney Park. En l’écoutant, j’ai eu envie de créer une sorte de brigades XIXe, chargée de lutter contre des monstres. Les Abominations contre lesquelles les mercuriens doivent lutter sont très fortement inspirées de l’œuvre de Lovecraft. C’est un auteur que j’aime et qui m’a marquée. 
Pour cet Kerys, j’avais envie de quelque chose de réaliste, j’ai donc fait énormément de recherches sur la fin du XIXe (sur les technologies qui existaient à l’époque, celles qui auraient pu exister, sur l’état de la médecine). Kerys est très clairement inspiré de la France de la Belle Epoque, avec sa ville lumière, ses cafés, ses théâtre et sa vie trépidante.
Et enfin.. Quels sont tes 3 mots favoris ?  

Créativité, persévérance et humour, des choses que j’essayent d’appliquer à mon quotidien !

Un grand merci à Catherine pour le temps qu’elle m’a consacré et pour sa gentillesse. J’espère que vous aurez maintenant envie de vous plonger dans les supers histoires qu’elle écrit où les corsets côtoient des monstres, où pour voyager il vous suffit de monter à bord de la Tedesplen..

Je vous souhaite une très belle journée et je vous retrouve très bientôt pour de nouvelles lectures !

Emma

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On papote avec...

On papote avec #4… Olivier Tarassot

Bonjour tout le monde ! 

J’espère que vous profitez de ce joli dimanche de printemps pour lire un bon livre, vous détendre… 

Je vous retrouve aujourd’hui pour la 4ème édition de notre rendez-vous #onpapoteavec.. C’est toujours un régal que de discuter avec un auteur et cet après-midi c’est avec Olivier Tarassot que j’ai le bonheur de passer un petit moment. 

Je vous avais parlé il y a quelques semaines d’un très beau roman

« Liberté, je dessine ton visage.. »

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qui m’avait profondément émue et marquée alors je suis ravie de pouvoir en apprendre plus sur celui qui a écrit ce texte si puissant et qui a donné vie à ces personnages qui vivent encore dans ma pensée.. Alors, installez vous confortablement et servez vous un petit café car Olivier Tarassot nous rejoint maintenant.. 

Olivier : 

Je voudrais d’abord te remercier, Emma, de m’accorder cette interview qui permettra aux lecteurs de mieux me connaître, de comprendre le cheminement de mon écriture, le choix du sujet de mon livre. Il est difficile pour un écrivain de pointer le bout de son nez dans cette jungle amazonienne avec un premier roman abordant un sujet terriblement actuel. Merci de permettre à Liberté de tracer son chemin. Je voudrais aussi te remercier pour ton investissement et le soutien que tu apportes aux auteurs à travers tes commentaires, tes chroniques, mais aussi lors de nos échanges. On s’est rencontrés au petit bonheur la chance et je remercie le hasard.

Olivier, dis moi un peu… Quelles sont les conditions de travail lorsque tu écris ? Silence ? Musique ? Café ?

J’écris le plus souvent dans mon bureau, à l’abri du bruit environnant. J’ai besoin de silence et d’un café bien serré. J’écoute parfois de la musique qui sert plutôt à me mettre dans l’ambiance du chapitre que j’écris. Je m’enferme dans ma tour d’ivoire pendant des heures, des nuits parfois. Je me coupe des réseaux sociaux qui constitue souvent une grande distraction.

Comment t’est venue l’envie d’écrire ? Un rêve d’enfant ou une envie plus récente ?

D’aussi loin que je me souvienne, l’envie d’écrire est venue au collège. Je ne me sentais pas à ma place. J’étais un enfant solitaire, fragile. Je me suis isolé du monde. Puis l’adolescence est venue. J’avais l’esprit un peu rebelle. J’étais un jeune homme révolté, écorché. Je passais mes nuits avec Verlaine, Rimbaud, Hugo, Sartre, Camus, Zola et bien d’autres. Durant mon apprentissage, j’ai pris un cahier de brouillon, un stylo plume et j’ai écrit des poèmes qui sont devenus ensuite des textes de chansons. J’ai composé par la suite quelques mélodies avec ma guitare mais j’étais un piètre chanteur. En revanche, j’ai remarqué que mes écrits suscitaient une certaine émotion chez ceux qui me lisaient. J’ai écrit quelques nouvelles, commencé plusieurs manuscrits sans jamais les terminer. Jusqu’à mettre un point final à mon premier roman, ce dont je suis le plus fier.

« Liberté je dessine ton visage » est ton premier roman. Peux-tu nous décrire ton parcours jusqu’à la publication ?

J’ai commencé l’écriture le 7 janvier 2015 et pour l’achever en novembre 2015. En décembre de cette même année, j’ai démarché plusieurs éditeurs parisiens. Mais je me suis précipité. Le livre n’était pas totalement abouti. Il n’a pas trouvé sa place en maison d’édition. Logiquement. Le contexte terroriste n’aidant pas. Quelques mois avant la publication, en mars 2017, j’ai participé au MAZARINE BOOK DAY. Un pitch, un texte, deux jurys et 10 minutes pour convaincre. Hélas, le manuscrit n’a pas été retenu. L’expérience fut cependant enrichissante. Las qu’un éditeur accepte mon manuscrit, j’ai donc rencontré via les réseaux sociaux un script doctor et une correctrice professionnelle. Avec eux, j’ai retravaillé le manuscrit, je l’ai réécrit, j’ai gommé les incohérences, les imperfections, les mots et les phrases inutiles. Je l’ai désépaissi. C’est un travail titanesque, pas le plus plaisant pour un auteur, mais il est indispensable si on veut donner une chance à son livre d’exister. Il faut soigner son texte, jusqu’à la perfection, comme il ne faut pas non plus négliger la couverture qui doit attirer le regard du lecteur et le quatrième de couverture qui doit l’inciter à ouvrir le livre. J’ai donc opté pour une publication via Amazon. L’auto-édition autorise une certaine liberté aussi bien dans le contenu que dans le prix du livre dans sa version numérique ou papier. Je voulais simplement que mon livre rencontre ses lecteurs. Après, la différence avec une maison d’édition classique d’une envergure importante, c’est que tu dois tout faire toi-même : promouvoir ton livre sur les réseaux sociaux, rencontrer les libraires et les convaincre d’organiser des séances de dédicaces, démarcher les correspondants des quotidiens locaux pour espérer un article dans leur journal. Cela prend du temps et de l’énergie mais c’est indispensable si tu veux gagner en visibilité. Battre le tambour et faire du tintamarre pour que ton livre existe. Surtout pour un premier roman. Résultat, quelques mois après, près de 2500 lecteurs. J’ai donc naturellement contacté des maisons d’édition en leur proposant un roman abouti.

Ton premier roman aborde des thèmes très forts comme le terrorisme… Pourquoi avoir choisi ces sujets qui touchent à une actualité plutôt « brûlante » ?

Je suis parti d’un thème qui m’a profondément touché et qui a été l’élément déclencheur de mon écriture : l’attentat perpétré contre Charlie Hebdo. Inconsciemment, la liberté d’expression est devenue un combat, une idée à défendre encore plus. Il me fallait comprendre comment on pouvait en arriver là, à l’extrémisme, à la radicalisation, au fanatisme religieux, aux sentiments mauvais. Mais le terrorisme n’est pas le fond du livre. Ce qui m’intéresse, ce sont les personnages, ce qu’ils peuvent ressentir. Comment trouver le courage, la force et l’envie quand on est confronté à des situations extrêmes. Qu’est-ce qui nous pousse à nous surpasser, à passer par-dessus un mur que l’on n’aurait jamais franchi d’ordinaire. Je voulais créer une intimité entre le personnage et le lecteur : permettre au lecteur d’être acteur de l’histoire en entrant dans la peau de chaque protagoniste, en suivant sa trajectoire, en vibrant avec lui, en souffrant, en se révoltant, en résistant, en hurlant, en pleurant, en espérant, en
aimant. Je m’inspire de l’actualité qui permet véritablement à mon écriture qui est engagée et humaniste de s’exprimer. Je peux ainsi lâcher et transmettre mes émotions.

Et enfin, juste tes trois mots préférés ?

Humanisme, empathie, transmettre.

Je remercie chaleureusement Olivier Tarassot pour le temps qu’il m’a accordé mais également, et surtout, pour m’avoir permis de lire ce premier roman. Un livre poignant où se croisent folie humaine et amour, espoir et désolation mais un livre qui nous montre que la vie est toujours celle qui gagne grâce à la Liberté.. 

J’espère que cette interview vous aura donné envie d’en savoir plus sur ce roman et de le lire. Si c’est le cas, n’hésitez pas à me contacter pour que l’on puisse échanger nos impressions, en discuter. 

Je vous souhaite une très belle fin de journée et je vous retrouve très bientôt pour de nouvelles aventures livresques !

Emma

On papote avec...

On papote avec #3 … Alice Quinn

Coucou tout le monde !

J’espère que vous allez tous très bien… Aujourd’hui, c’est la 3ème édition de notre rendez-vous #onpapote avec et c’est toujours une joie !

C’est avec Alice Quinn que j’ai l’immense bonheur de discuter ce soir. Alice est une auteure que j’ai découvert l’année dernière grâce à son roman « Au pays de Rosie Maldonne T4 : Nom de code Mémé Ruth d’Alice Quinn » dont je vous parlais ICI au-pays-de-rosie-maldonne-tome-4---nom-de-code-meme-ruth-942997-264-432 

puis dans le livre totalement différent qu’est « Fanny N » dont la chronique se trouve ICIfanny-n_-937336-264-432

Et comme quand on aime on ne compte pas, plus récemment, j’avais eu la chance de lire son dernier roman sorti le 17/01/18 « La lettre froissée » (pour lire la chronique cliquez ICI) . la-lettre-froissee-1009655-264-432

Vous aurez compris que j’apprécie tout particulièrement les livres d’Alice alors venez vite nous rejoindre sur le canapé et servez-vous un petit thé bien chaud parce qu’Alice arrive..

Rosie, Fanny, Lola… tes héroïnes sont toutes très différentes mais toujours avec une forte personnalité.. Où puises-tu l’inspiration pour les créer, les faire évoluer ?

Nous sommes tous entourés de femmes exceptionnelles. Pour moi, les vrais héros modernes, ce sont les femmes. Et les femmes qui élèvent seules les enfants, encore plus. Ce sont les véritables héroïnes ordinaires de la vie moderne.

Ce que nous ne savons pas toujours, en tant que femme, c’est à quel point nos soi-disant faiblesses sont nos forces. Je l’ai appris très tard. C’est pourquoi j’aime jouer sur cet aspect. Je construis mes héroïnes comme des personnages ordinaires, devant faire face à l’adversité avec les armes données à la fois par leur déterminisme social, par la nature, par leur époque. Et j’essaie de faire en sorte qu’elles s’en sortent, qu’elles foncent, qu’elles ne flanchent pas, quelles n’aient pas trop peur. Fanny N est une exception en ce sens qu’elle ne choisit pas la lumière, ni la générosité pour foncer. Pourtant elle ne manque pas d’empathie. Mais elle est trop cassée. Malgré tout, à sa façon, elle se bat. Et je peux lui pardonner le mal qu’elle fait car elle ne s’en rend pas compte. Elle est trop off de sa propre vie.

2 – Tes romans sont tous de styles très différents. Comment choisis tu vers quel style tu vas te diriger ? (Drame, humour, historique…)

C’est le luxe des auteurs indés. J’écris ce que je veux. En fonction de courants qui me traversent. Je ne suis pas volatile pour autant et je reste moi-même. Mais on est tous faits de plusieurs facettes.

Après une période de comédies avec Rosie Maldonne, période qui a été nécessaire pour me reconstruire, j’ai voulu replonger dans la noirceur avec Fanny N, histoire de m’en exorciser tout à fait.

C’est avec plus de sérénité et une grande jubilation qu’à présent je me plonge dans le passé de ma ville avec La lettre froissée, premier tome d’une trilogie à venir. J’explore l’histoire et la topographie, je fouille dans les milieux sociaux, j’interroge le tournant du siècle, et j’éclaire la place des femmes sous la 3e République, époque fondatrice de ce qui nous est arrivé par la suite… J’essaie de traiter ces thèmes avec légèreté, en abandonnant toutefois la comédie. (mais non l’humour, même s’il est plus ironique et plus caché) La Belle-Époque me force à ce ton. Celui du vaudeville avec une sauce maupassantienne, dans un style proche d’Agatha Christie ou (je l’espère) de Wilkie Collins. Bref, je savoure cette liberté de choix. L’écriture ne m’intéresse que si je peux m’essayer à différents style. De la même façon que je ne veux pas ennuyer le lecteur, je ne veux pas non plus m’ennuyer en écrivant. Hors de question de faire en permanence la même chose au prétexte de ne pas risquer de perdre mon lectorat. La vie est trop courte, et le bonheur d’écrire trop précieux pour que je perde mon temps à des calculs de ce genre.

Comment t’es venue l’envie d’écrire ? Comment as tu décidé de te lancer dans l’écriture ?

C’est passé par le cinéma. Je voulais réaliser des films, et un jour, j’ai transformé un scénario de long métrage en roman, et un éditeur l’a publié… C’est ainsi que ça a commencé.

Peux tu nous décrire tes conditions de travail ? Plutôt au calme ? En musique? Avec une tasse de café pas loin ? Ou une gourmandise sous la main ?

Je travaille dans un fauteuil, dans un canapé ou dans mon lit. J’ai une grande capacité de concentration qui fait que je peux travailler même si toute la maisonnée circule autour de moi. De préférence avec un chat tout près. Là, j’approche du Nirvana.

Tes 3 mots préférés ? 


Gentillesse, chat et chocolat…

Un immense merci à Alice Quinn pour ses réponses, sa disponibilité et ses réponses. J’espère que vous aurez maintenant envie de très vite découvrir ses romans et n’oubliez pas de me donner vos impressions !

Je vous souhaite une magnifique journée et vous retrouve très bientôt pour de nouvelles aventures livresques !

Emma 

On papote avec...

On papote avec #2 … Rebecca Greenberg

livre et papillons

Bonjour à tous !

J’espère que tout le monde se porte bien… Je vous retrouve aujourd’hui pour la seconde édition de notre rendez vous #onpapoteavec.

Aujourd’hui, j’ai la joie de discuter avec Rebecca Greenberg, l’auteure du génialissime roman Le Fil d’Argent dont je vous parlais dans ma chronique ICI . Alors, on s’installe bien au chaud avec une tasse de bon chocolat, un petit cookie (liste non exhaustive.. faites vous plaisir !) pour papoter un peu avec Rebecca…

Bonjour Rebecca..  Tu es une jeune auteure autoéditée. Peux-tu nous décrire ton parcours ?

Je suis « jeune » dans l’autoédition, il est vrai, car mon premier roman n’a été publié qu’en Septembre dernier. Mais j’ai tout de même 46 ans, et l’on peut donc dire que je m’y suis mise sur le tard…

Pendant des années, j’ai fait le choix de me consacrer à temps plein à mon foyer,  mes enfants.

Lorsqu’ils ont grandi et sont devenus plus autonomes, l’envie de créer (qui existait depuis mon adolescence) s’est réveillée et rapidement des idées ont émergé. Mais il m’a fallu ruser pour trouver le temps de réaliser mon projet d’écriture… Beaucoup de recherches, quelques nuits blanches, et une motivation en béton armé ont été nécessaires. Il m’aura fallu 2 années pour venir à bout du FIL D’ARGENT. Puis encore une année pour les relectures et réécritures. Une 3eme année enfin, à chercher un éditeur. Comme la plupart des jeunes auteurs, j’ai envoyé mes manuscrits, attendu, attendu, attendu… et reçu des réponses négatives. Pourtant, je ne pouvais me résoudre à abandonner ce projet. J’avais entendu parler de l’autoédition sur Amazon et j’ai voulu essayer… Je n’avais pas grand-chose à perdre, en vérité. Sauf que j’étais morte de trouille à l’idée des critiques qui risquaient de me tomber dessus… J’avais beaucoup de doutes quant à la qualité littéraire du roman (les refus des éditeurs y étaient pour beaucoup, je pense), mais j’avais écrit avec mes tripes et j’espérais que les messages passeraient… Je me suis lancée.

Le Fil d’Argent est ton 1er roman je crois.. Quelles sensations as-tu ressenti lors de sa sortie ? 

Juste l’impression de vivre un rêve, et quand les premiers retours sont arrivés, c’était carrément un conte de fée !! Il m’a fallu du temps pour réaliser que tout cela était réel… En même temps, je savais que cela ne durerait qu’un temps et je ne voulais pas trop y perdre la tête. Aussi, j’essaye juste de profiter de l’instant présent et du grand bonheur que me procurent les commentaires enthousiastes des lecteurs. C’est juste merveilleux de savoir que tout cela n’a pas été vain et que le récit touche tant de personnes.

Comment t’es venue l’idée de ce roman ? Pourquoi avoir choisi ces thèmes (seconde guerre mondiale, dons surnaturels) ?

 Je parle de thèmes qui me touchent profondément, de choses auxquelles je crois sans aucune restriction. Que le hasard n’existe pas, que chaque chose a un sens, chaque personne un rôle en ce monde. Des choses qui brûlent en moi et que je devais faire sortir et transmettre. C’était plus une nécessité qu’un choix.

En ce qui concerne l’inspiration pour la trame et les mots, elle s’est imposée à moi. Comme un flux transmis directement d’ « en-haut ». Jusqu’à aujourd’hui, je considère cela comme un cadeau et j’en suis extrêmement reconnaissante.

L’écriture du Fil d’Argent t’as pris plusieurs années. N’est-il pas trop compliqué de quitter des personnages qui t’ont suivi si longtemps ?

 Oui et non. Ils laisseront toujours une trace en moi, c’est évident. Mais d’un autre côté, coucher leur histoire sur le papier (ou dans un fichier…) m’a justement permis de les extérioriser et donc de les « quitter »… Ils font maintenant leur vie, suivent leur propre parcours auprès des lecteurs.

Peux-tu nous décrire tes conditions de travail ?

 Ah ah, rien de plus simple !

Tout le monde debout, y’a du boulot !! Bisous bisous, bye bye. Un paragraphe, un repas à mijoter, une phrase, la machine à étendre, une fin de chapitre, le salon à ranger, une page entière (oh ! miracle !), le petit dernier à aller chercher… Zut, j’ai zappé le rendez-vous chez le doc’ !! Vite vite, les devoirs de maths à expliquer… Zou, tout le monde au dodo, ouf, il est temps d’avancer… Quoi ? Déjà 3h du mat ??? J’ai intérêt à aller me coucher… Allez, je finis juste cette scène et j’y vais…

Et enfin.. donnes nous tes 3 mots favoris…

ABSOLU – FAMILLE – ETERNITE

Je remercie chaleureusement Rebecca Greenberg pour ses réponses et sa gentillesse. J’espère que cette interview vous aura donné envie de découvrir ce magnifique roman qu’est Le Fil d’Argent

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Si vous souhaitez vous le procurer cliquez ICI sans hésitation !

En attendant, je vous souhaite une très belle journée, à bientôt pour de nouvelles lectures !

Emma

On papote avec...

On papote avec #1 … Carène Ponte

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Bonjour à tous !

Je vous propose de découvrir un nouveau rendez-vous sur le blog : On papote avec…

Un petite interview d’un(e) auteur(e) pour en savoir un peu plus sur ceux qui nous font rêver au quotidien grâce à leur imagination, leur travail et leurs mots.

C’est Carène Ponte qui ouvre le bal pour ce premier rendez-vous. Elle a eu la gentillesse de répondre à ces quelques questions, alors installez-vous confortablement, prenez une bonne tasse de thé bien chaud et parfumé (un café fera aussi l’affaire pour ceux qui préfèrent..), une petite gourmandise et on va papoter quelques minutes avec Carène..

 

Ton dernier roman « Tu as promis que tu vivrais pour moi » (Michel Lafon – 01/06/17) a été un coup de cœur pour moi.. Molly m’a beaucoup touchée mais également le personnage de Marie qui au delà de la mort va permettre à son amie de faire son deuil. Peux-tu nous expliquer d’où t’es venue cette idée d’amitié plus forte que tout ?

C’est assez difficile à expliquer… Un matin j’ai lu un tweet de quelqu’un qui parlait de la perte d’un ami. J’ai pensé que perdre un ami avant quarante ans ça devait être incroyablement dur. Et là, j’ai vu la scène de Molly qui dévale les escaliers de l’Eglise après l’enterrement de Marie, lui promettant de vivre pour elle. C’était juste une scène, mais elle était très nette. Je suis partie de là. Quelques mois plus tard, alors que j’étais à la plage, j’ai eu l’idée des lettres qu’elle pourrait lui adresser.

Pourrais-tu nous décrire un peu ton parcours dans le monde de l’édition ? Editée chez Michel Lafon, je pense que beaucoup en rêve mais comment cela s’est-il passé pour toi ?

Oui c’est vrai que c’est un rêve éveillé. Je suis consciente que j’ai beaucoup de chance. Mon premier roman Un merci de trop a d’abord été auto-édité via Librinova en mars 2015. Il a démarré timidement puis en juin 2015, grâce à une mise en avant sur Amazon, les ventes ont explosé. J’ai donc bénéficié du concept « En route vers le papier » mis en place par Librinova (à partir de 1000 ventes, elles deviennent agent littéraire et démarchent des éditeurs). Laure et Charlotte (les fondatrices de Librinova) ont croisé Elsa Lafon lors d’une soirée, elles lui ont parlé de mon roman. Elsa a demandé a le recevoir et elle l’a aimé. Le 4 novembre 2015 (je m’en souviens comme si c’était hier), j’étais dans les locaux de Michel LAFON, il y avait Elsa, Florian Lafani et Cécile Majorel (l’éditrice avec qui j’ai retravaillé le texte par la suite), on a parlé du roman, de la date de parution, et voilà, l’aventure était lancée. Un merci de trop a eu une deuxième vie en juin 2016 grâce à Michel Lafon. Puis j’ai écrit Tu as promis que tu vivrais pour moi, paru en juin 2017. Un merci de trop a une troisième vie depuis juin 2017 grâce à Pocket, et j’en suis très heureuse et fière.

J’aimerais que l’on parle de tes conditions de travail lorsque tu écris.. As-tu besoin de conditions particulières ? Silence ? Musique ? Le jour ? La nuit ? Une tasse de café pas loin ?

Quand j’écris… Je mange… Voilà c’est dit. Il faut croire que mon cerveau fonctionne mieux pendant que je mastique quelque chose. De préférence des trucs au chocolat… 😉

Sinon, je peux écrire à n’importe quel moment de la journée, c’est plutôt l’inspiration qui décide. Parfois je me dis, allez, je me mets devant mon ordi et j’écris et l’inspiration, elle, a décidé que non, ce n’était pas le moment. Alors, je laisse tomber et je reviens plus tard.

J’ai du mal à écrire en musique parce qu’en fait quand il y a de la musique, je chante. Et ce n’est pas simple de se concentrer sur ce que l’on écrit lorsqu’en même temps on chante (faux et fort) un tube des années 80. Oui, je n’écoute que de la variété française.

Ton tout premier rêve d’enfant était-il d’être auteure ? Ou alors princesse ou peut-être astronaute ? A quel âge t’es venue l’envie d’écrire ?

En primaire, j’écrivais sur les petits papiers de rentrée que je voulais devenir écrivain… Donc le rêve remonte à loin en effet. Je lisais beaucoup (et c’est toujours le cas) et j’étais fascinée par ces gens qui réussissaient à écrire les histoires que je dévorais. Je voulais faire pareil. Et puis, je me suis dit qu’il fallait du talent et que je n’en avais pas. Alors j’ai fini par changer de voie. J’ai voulu devenir avocate, j’ai fait les études de droit pour. J’ai fait une spécialité en droit de la santé que j’enseigne encore aujourd’hui. Je ne suis pas devenue avocate mais depuis presque trois ans, je crois bien que j’ai atteint l’objectif fixé par la gamine que j’étais à 10 ans.

Je sais que tu es une lectrice passionnée.. Quels sont tes derniers coups de cœur littéraire ?

Oui, je lis énormément. Encore plus d’ailleurs depuis que j’écris. Je lis de tout, sauf les livres qui font peur car je suis une grande trouillarde. Pas simple de ne choisir que quelques livres…

J’ai adoré Les derniers jours de Rabbit Hayes, d’Anna Mcpartlin, premier livre à m’avoir fait pleurer à chaudes larmes. Inséparables de Sarah Crossan m’a bouleversée. J’ai une admiration sans borne pour Joël Dicker : la vérité sur l’affaire Harry Quebert, Le livre des Baltimore. Je suis aussi une très grande amatrice de feel good : J’adore Lori Nelson Spielman (Demain est un autre jour, Un si doux parfum), Jeny Colgan (l petite boulangerie du bout du monde et les deux tomes suivants) mais également de Chick litt et je ne peux que recommander les romans de Sophie Kinsella ou encore ceux de Marie Vareille

Et enfin.. Si tu devais donner un conseil à un jeune auteur qui souhaite se lancer quel serait-il ?

D’écrire, d’écrire et d’écrire encore. Plus on écrit et plus on progresse, plus cela vient facilement. De ne pas se poser de question. D’être sincère. Les lecteurs recherchent la sincérité dans les écrits. De se lancer car on ne risque rien, si ce n’est d’avoir la chance de réaliser un rêve de gamine

 

Un très grand merci à Carène pour toutes ces réponses et j’espère que vous aurez envie de découvrir cette auteure adorable ! Voici donc les deux romans évoqués :

un-merci-de-trop-932981-264-432 qui est actuellement dans ma PAL…

et

carene qui est l’un de mes coups de cœur dont je vous parlais ICI

J’espère que ce nouveau rendez-vous vous aura plu.. N’hésitez pas à me laisser un petit commentaire pour me le dire, j’adore les lire et vous répondre !

Je vous souhaite une très belle journée et vous dit à très bientôt pour de nouvelles lectures !

Emma