Chronique Livresque·Science fiction

Le siècle Phénix : L’Odyssée des sœurs fantômes par Thomas Henninot

Fiche technique :

Librinova – 475 pages – ebook ou broché – Science-fiction

Résumé :

En 2172, l’humanité se relève péniblement des cendres de la Grande Terreur, une crise mondiale survenue plusieurs décennies auparavant. À l’origine de ce bouleversement planétaire, une terrible maladie apparue à la fin du siècle précédent, « la Faucheuse ». Ce virus a provoqué des centaines de millions de morts avant d’être endigué, créant ainsi les conditions d’un déséquilibre mondial. La Faucheuse continue ses ravages en France, malgré les efforts de la famille Dernot, qui a découvert le vaccin et bâti sa fortune grâce à son combat acharné contre le fléau. Juliette Dernot, héritière de la multinationale familiale, est une jeune prodige, promise à un brillant avenir. Ambassadrice des campagnes de vaccinations et icône de la Fondation Asclépios, elle est épaulée par Jessica, sa meilleure amie, et par Alex, son compagnon. Mais un terrible accident de train vient bouleverser le destin prometteur de ces trois jeunes. Très vite, la violente explosion à l’origine du déraillement prouve qu’il s’agit d’un attentat dont Juliette est la cible. Qui sont les responsables ? Parviendra-t-elle à leur échapper ? Le capitaine Verrier est dépêché sur les lieux du sinistre. Après avoir recueilli le témoignage de Jessica, blessée lors de l’attaque, il sonne l’alarme et engage les recherches pour retrouver Juliette, qui est parvenue à s’enfuir avec Alex. La course contre la montre est engagée. L’esprit affûté de Juliette et la compétence du capitaine seront-ils des atouts suffisants pour défaire leur formidable ennemi ? Entre thriller et science-fiction, découvrez un récit haletant !

magic-book-4BlurBlog-2

Mon avis :

Tout d’abord, je tiens à remercier chaleureusement l’auteur, Thomas Henninot, de m’avoir adressé son roman en service presse et pour sa gentillesse.

Le lecteur est plongé dans une France du futur post-apocalyptique où la population a été décimée par un virus appelé « La Faucheuse ». Une jeune femme, surnommée La Louve, est confrontée a une triste situation sa sœur Magali est en train de mourir dudit virus. Nous allons donc suivre La Louve dans son désir de vengeance suite à cette perte mais également de nombreux autres personnages qui vont tisser la trame de cette histoire, dont Juliette Dernot. Juliette est l’héritière de la multinationale qui a découvert le vaccin au virus et va être la cible d’un attentat..

Les premiers chapitres mettent en place surtout les personnages. L’auteur, Thomas Henninot, a fait le choix de leur consacrer un chapitre chacun afin de nous les décrire et expliquer leur situation au début de l’intrigue. Même si je trouve que cette façon de faire ralenti le démarrage de l’histoire, elle a le mérite de me permettre d’intégrer plus facilement qui est chacun et son histoire. Nous faisons donc connaissance avec La Louve puis Mélissa et Nicolas, Juliette, Alex et Jessica, le capitaine Verrier et Œil de Pirate entre autres… Chacun a sa petite vie dans cette France où il faut un masque pour sortir en ville et où les communications se font par holocom par exemple. Ces vies vont se trouver bouleversées par diverses causes qui vont amener nos personnages à faire des choix comme tout quitter, s’enfuir ou se sacrifier et irrémédiablement lier leurs destins. L’histoire en elle-même est bien amenée et on ne se perd pas dans la trame. L’intrigue tient le lecteur et il y a de nombreux rebondissements (même si j’ai trouvé qu’ils étaient parfois un peu trop tirés par les cheveux).   

Dès les premières lignes, je me suis attachée à La Louve.. Une héroïne aussi étrange que touchante. Son histoire n’est pas gaie puisqu’elle perd le dernier membre de sa famille, sa sœur Magali. Elle a survécu à la Faucheuse mais cette maladie a causé des conséquences irréversibles et impressionnantes sur la jeune femme. J’ai tout particulièrement aimé ses conversations avec sa défunte sœur ! L’autre personnage que j’ai spécialement aimé est Juliette. C’est une jeune femme courageuse, avec du caractère et surtout une humaniste. Elle rêve d’un monde juste.. Les autres personnages gravitant autours d’elles sont intéressants et ont tous un rôle à jouer dans cette histoire. 

Je découvre grâce à ce roman la plume de Thomas Henninot et je vais le suivre avec beaucoup d’intérêt. J’ai, en effet, pris beaucoup de plaisir à lire même s’il comporte quelques petites coquilles ou fautes. Sa plume est intéressante bien qu’un peu scolaire mais la lecture est fluide et le vocabulaire est varié. J’ai trouvé que le début comportait quelques longueurs mais une fois l’action mise en place plus de souci. Ma seule réelle critique sera sur le manque de descriptions.. En effet, je n’ai pas vraiment réussi à visualiser certains lieux, personnages ou objets utilisés, l’auteur ne donnant pas beaucoup d’explications. Ca ne gêne en aucun cas la lecture c’est juste que j’aime avoir du détail parfois. Malgré ce petit point faible, j’ai beaucoup aimé suivre La Louve, Juliette et leurs compagnons dans ce premier tome et j’attends maintenant avec impatience de connaître la suite de l’aventure…

thBFBJ8D7A

Un premier tome que j’ai apprécié malgré quelques faiblesses, une histoire bien menée et des personnages attachants font que cette lecture fait passer un bon moment !

Ma note : 7.5/10

Pour acheter et lire ce livre cliquez ici 

 

Publicités
Chronique Livresque·Horreur·nouvelle

Les enfants de Castlewood par Mickaël Druart

Fiche technique :

Autoédition – 54 pages – ebook ou broché – Nouvelle / Terreur

Résumé :

Cinquante ans après avoir été dévoré par les flammes, le château de l’orphelinat de Castlewood se voit restauré par les soins d’un riche inconnu. Mais tandis que sur le village pèse toujours l’ombre de la tragédie, six citoyens sont invités à partager un repas entre les murs de la lugubre bâtisse. Aucun, pourtant, ne doit sa présence au hasard. Car derrière les portes de l’orphelinat, dont les murs font encore résonner les rires cristallins de leurs victimes, se dissimule le secret bien gardé de la tragédie, et du lien qui l’unit aux six convives, et à leur hôte.

fantome

Mon avis :

Je remercie chaleureusement Mickaël Druart, l’auteur, pour sa confiance renouvelée et sa gentillesse. J’avais eu l’occasion de lire ses « Chroniques de la Faucheuse » que j’avais adoré et j’étais donc ravie de le retrouver cette fois ci pour une Nouvelle.

Comme je l’ai déjà dis, je suis de plus en plus fan de Nouvelles. Ce format me semblait auparavant trop court pour me permettre d’entrer pleinement dans l’histoire mais lorsque j’en lis une comme « Les enfants de Castlewood », je me dis que l’auteur peut parfaitement rendre un récit complet sous ce format.

Jonathan Miller et son fils Colin sont invités à dîner au château de Castlewood. Cet ancien orphelinat ayant brûlé il y a cinquante ans a été intégralement restauré par le nouveau riche propriétaire. Ils sont 6 convives et leurs présences n’est surement pas le fruit du hasard.

L’histoire est, dès le départ, bien posée et surtout captivante. J’ai eu envie de découvrir pourquoi ces 6 personnes en particulier étaient invitées et surtout comment elles allaient pouvoir se sortir de la situation (vous vous doutez bien sur que la-dite invitation n’est pas totalement innocente..). Au cours de la soirée, le lecteur apprendra le quotidien des orphelins et le sort qui leur était réservé mais il sera également fait le récit de la fameuse nuit de l’incendie, une nuit d’horreur.

Les personnages sont intéressants et bien construits bien que la nouvelle soit plutôt courte. On comprend parfaitement les raisons d’air de chacun, ses motivations passés et présentes.

Malgré la petite cinquantaine de pages, j’ai été complètement immergée dans cette histoire et la plume de l’auteur y est pour beaucoup. Mickaël Druart arrive à rendre en quelques mots l’ambiance glauque et angoissante qui règne dans ce village et à Castlewood en particulier. J’avais déjà beaucoup aimé sa façon d’écrire dans les Chroniques de la Faucheuse et ce sentiment se confirme grâce à cette Nouvelle. L’auteur n’a pas besoin de longues descriptions pour nous plonger dans son récit, il sait utiliser les mots et surtout les bons mots.

th56910733

Une excellente nouvelle qui nous fait pénétrer les secrets sombres, effrayants et angoissants de Castlewood…

Ma note : 9/10

Pour acheter et lire ce livre cliquez ici.

Chronique Livresque·Science fiction

Vraiment seul par Damien Klays

Fiche technique :

Editions du saule – 165 pages – ebook ou broché – Science-Fiction

Résumé :

« Dans ce bureau, sombre malgré la lumière des néons, il est seul. Son collègue est allongé par terre, pas encore froid, mais déjà mort. Il est pris de panique, ne comprend pas ce qui se passe, il essaie de le ranimer, mais sans succès. Il se lève et court chercher de l’aide. Il va dans chaque bureau et constate toujours la même chose. Des corps sans vie, partout. Tous ses collègues sont morts. Eux qui étaient encore si bruyants il y a quelques minutes sont maintenant silencieux. »

En l’espace de quelques secondes, l’espèce humaine a disparu.
Comment ? Pourquoi ? Il l’ignore.
Désormais, il va devoir vivre dans ce monde, seul.

livre et rose

Mon avis :

Je remercie les Editions du Saule de m’avoir permis de lire ce livre en service presse via la plateforme Simplement Pro.

Un homme se retrouve seul, vraiment seul uniquement entouré de cadavres. Tous les êtres humains ont été comme foudroyés et sont morts d’un coup, sans raison apparente. Il va donc devoir apprendre à vivre dans cette nouvelle réalité, qui s’annonce bien compliquée et solitaire..

J’ai de suite été attirée par ce roman : le thème (je résiste difficilement au post-apocalyptique..), la couverture (qui est plutôt représentative..) et le résumé qui est juste ce qu’il faut de mystérieux.. C’est donc avec plaisir que j’ai plongé dans ma lecture..

Cet homme se retrouve donc seul.. On ne sait ni pourquoi ni comment les choses se sont déroulées mais la conséquence est qu’il va devoir s’adapter rapidement à la situation. L’idée de base était bonne et j’étais curieuse de voir comment Il allait s’en sortir.. Mais j’ai été plutôt déçue par la suite… En effet, j’ai trouvé qu’Il acceptait la situation plutôt facilement et certaines de ses décisions m’ont laissée sceptique. Avoir toute la Terre pour soi et se compliquer ainsi la vie m’a paru un peu étrange. Sans donner trop de détails pour ne pas vous spoiler : les choix de ses moyens de locomotion, de son lieu final d’habitation m’ont semblé incongrus, décalés voir parfois délirants. J’ai également trouvé que les choses découlaient trop facilement et qu’il avait la solution à ses problèmes bien vite.. Enfin cela n’aurait été que du détail si tout le roman ne consistait pas en une longue description de ses actes…   

J’avoue avoir été étonnée par le choix de l’auteur d’écrire ce roman à la 3ème personne. En effet, le héros étant finalement seul utiliser la 1ère personne aurait été plus judicieux afin de rendre plus facilement ses émotions, son ressenti. La narration « extérieure » rend le récit très impersonnel et froid un peu comme un scénario de film. Le fait également de ne pas connaître le nom du héros fait qu’une profusion de « il » jalonne le récit. Ce manque de sentiment ne m’a finalement pas permis de m’attacher au héros et fait que j’ai trouvé les 3/4 du récit plutôt long. Le dernier quart apporte un peu d’action mais pas suffisamment pour me permettre de revoir mon opinion.

Outre le choix de la narration, j’ai trouvé la plume de l’auteur beaucoup trop simple et répétitive. J’aime les récits détaillés en principe mais j’ai trouvé qu’ici qu’il y en avait trop.. Malgré tout l’histoire se lit facilement. Par contre, j’avoue m’être posé la question tout au long de la lecture : « que ferais-je à sa place ? »

Conclusion

Je suis déçue de ne pas avoir apprécié ce roman car l’idée était bonne et prometteuse et étant fan du genre je fondais de grands espoirs. Mais Damien Klays est un jeune auteur et il doit persévérer.

Ma note : 10/20

Pour acheter et lire ce livre cliquez ici.

Chronique Livresque·Littérature·young adult

So Long Alice par Constance Dufort

Fiche technique :

Editions Nouvelle Bibliothèque – 125 pages – broché – Contemporain

Résumé :

New York dans les années 2010. Alice cherche son frère dans Manhattan, rivée à son lecteur MP3. Il ne lui reste que cela de sa vie d’avant : la playlist de son frère Jeff. Ça, et l’arrogance de ses 14 ans. Jefferson est ici. Elle le trouvera ! Quitte à dormir dans Central Park au cœur de l’automne. Une rencontre aussi fortuite que désagréable va pourtant bouleverser le déroulement de sa mission. Mais qui est cette vieille harpie endimanchée au chat teigneux, gesticulant devant le chapelier fou de bronze? Et cet étrange majordome qui la talonne, Alice est persuadée de le connaître…

livre et papillons

Mon avis :

Avant tout, je remercie une nouvelle fois Emma des Editions Nobi pour ce service presse et les belles découvertes livresques.

Alice a 14 ans et a fugué de sa petite ville natale pour retrouver son frère dans l’immensité de New-York. Malgré tout elle n’est pas démunie, Jefferson lui a laissé une sorte de carte au trésor, elle va donc patienter le temps qu’il faut jusqu’à ce qu’il apparaisse. Elle élit domicile dans Central Park et va bientôt croiser le chemin de personnes plutôt étranges..  

Dès le début je me suis attachée à Alice. Cette adolescente un peu rebelle ne manque ni de courage ni de culot pour se lancer dans pareille aventure. Elle a un sacré caractère, de la répartie et surtout on s’aperçoit au fil de ses confidences qu’elle n’a pas eu une vie facile. C’est pourquoi retrouver Jefferson, son seul repère finalement, est si important à ses yeux. La vie de SDF à New York va s’avérer compliquée et elle va faire des rencontres qui vont bouleverser sa vie comme Vieille Peau, par exemple, qui a un étrange rituel ou Steed son majordome zélé. 

Ce roman est dans un genre plutôt Young Adult mais j’ai trouvé qu’il était écrit avec beaucoup de poésie, comme un conte moderne. Au début, je me demandais où l’auteure nous emmenait puis une fois l’histoire bien installée j’ai adoré suivre Alice dans ses aventures. On va de découvertes en révélations entouré de personnages attachants et qui ont tous une petite (énorme !) part de mystère. J’avoue que ma préférée est Grace de Montalenvère qui est touchante malgré son caractère exécrable, à la fois drôle et émouvante. 

Comme à chaque fois qu’un roman me plaît et qu’il intègre des lieux ou faits réels, j’ai fait une petite recherche sur internet. Et cette fois, j’ai eu envie de vous partager mes découvertes, tant j’ai aimé ce que j’ai vu.. Voilà les statues d’Alice et du Chapelier dans Central Park. Ne sont elles pas magnifiques ?

alice chapelier

Comme je l’ai dit plus haut, l’écriture est très poétique, fine et délicate. J’ai vraiment apprécié la plume de Constance Dufort qui a su donner une consistance et une profondeur particulière à ses personnages, par petites touches, par petites révélations. J’ai également apprécié les dialogues qui sonnaient justes, ce qui est plutôt rare ainsi que l’ajout de paroles de chansons, Alice étant particulièrement sensible à la musique.

L’auteure aborde des thèmes graves dans ce roman et malgré qu’il soit court  il donne à réfléchir. Pour ma part, j’ai été très émue par la fin et je remercie Constance Dufort pour ce très beau moment de lecture passé en compagnie d’Alice et de ses compagnons. 

th56910733

Une lecture toute en finesse qui m’a beaucoup touchée. Une Alice rebelle, drôle et pugnace qui va vivre une drôle d’aventure même si ici point de lapin et un chat qui se nomme Chewbacca ! 

Ma note : 8/10

Pour acheter et lire ce livre cliquez ici.

 

Chronique Livresque·suspense

Terminus par Jonathan Theroude

Fiche technique :

Editions Nouvelle Bibliothèque – 221 pages – broché – Roman noir

Résumé :

Vincent Kaplan avait tout pour être heureux. Une situation professionnelle, une vie de couple épanouie et une fille merveilleuse. Mais il a tout foiré. Par faiblesse. Ou par vanité. Ou par stupidité peut-être… Une lente descente aux enfers commence.

Mais la vie est faite de rencontres. Parfois salvatrices. Une lente remontée vers la lumière s’opère alors. Non sans difficulté. Non sans doute. Non sans appréhension. Le prix du chemin de la rédemption. Peut-être…
Il renoue, doucement, avec tout ce qu’il a perdu. Et des ténèbres surgit la lumière. D’abord une faible lueur d’espoir. Ensuite, une folle promesse de retrouvailles avec sa fille, Marie, perdue de vue depuis si longtemps.

La vie est faite de rencontres. De bonnes et de mauvaises. Au bon moment ou au mauvais moment.

Pour le meilleur et le pire. Pour le meilleur ou le pire.

magischesbuch_500px-breit

Mon avis :

Tout d’abord, je remercie les Editions Nouvelle Bibliothèque et en particulier Emma de m’avoir proposé ce nouveau partenariat et pour leur confiance.

Vincent Kaplan est un homme à la cinquantaine passée, alcoolique et dépressif et pourtant Vincent avait tout pour être heureux dans la vie. Après de brillantes études, il épouse la femme de sa vie, a un bon job.. Mais que s’est-il passé pour qu’il en arrive à une telle déchéance ? Quelle fut son erreur ? Son faux pas ?

Ce roman est centré sur Vincent, ses choix, sa vie.. On le suit entre son présent sordide, sa vie ratée et son passé heureux en compagnie de Babeth. Il avait tout pour être comblé mais il a commis LA faute qui fait tout basculer, qui fait chavirer son existence. L’auteur nous entraîne entre les deux temporalités grâce à des flash-backs, il nous montre comment le plus beau jour d’une vie peut être également celui du pire cauchemar. Plus on en apprend sur Vincent et plus on se rend compte que finalement la vie ne tient pas à grand chose : au mauvais endroit au mauvais moment, une décision hasardeuse, une envie et tout bascule.. Malgré tous ses travers, il va tenter de faire pénitence, de rattraper ses erreurs mais la vie est comme un train lancé à toute vitesse il faut prendre garde au terminus.

Le personnage de Vincent Kaplan est vraiment intéressant. En effet, plus il s’enfonçait et plus je le trouvais attachant. Non pas que je souhaite du mal aux gens mais je le trouvais imbu de lui même, égocentrique mais au fil des pages il se dévoile, se raconte et j’ai fini par vraiment l’apprécier. Finalement Vincent n’est qu’un être humain qui agit selon ses envies, peut faire des erreurs, il n’est pas parfait, ni mieux ni pire que la majorité des gens. Les personnages secondaires prennent également de l’envergure au fur et à mesure qu’on les découvre. L’auteur distille des détails qui nous les rendent complètement humains et crédibles. J’ai été particulièrement touchée par Louis et son histoire.

Ce roman a été une très belle découverte à mes yeux, non seulement pour l’histoire, noire comme je les aime mais également pour la plume de l’auteur. Elle est très actuelle, fluide et aborde des sujets sensibles et graves comme l’alcoolisme, l’acceptation de soi, la dépression. Malgré tout, j’ai trouvé que l’auteur incluait une pointe d’optimisme dans son récit : le désir qu’à Vincent de renouer avec sa fille Marie après tant d’années, son amitié avec Louis, sont des lueurs dans sa vie sans couleur. Et pour une fois, je vous donnerai mon sentiment sur la fin (pas d’inquiétude, je ne spoile pas !!). C’est une fin glaçante mais tellement juste, elle reflète ce qu’est la vie dans toute sa noirceur.

th56910733

Une lecture sombre mais addictive, un véritable page-turner puisqu’une fois commencé je n’ai pas su m’arrêter avant d’avoir lu le dernier mot. Vincent, Marie et les autres resteront dans ma mémoire pour longtemps…

Ma note : 8.5/10

Pour acheter et lire ce livre cliquez ici

 

Chronique Livresque·Jeunesse·policier

48 Heures – Disparition par Gabrielle Lord

Fiche technique :

Rageot Editeur – 256 pages – broché – Policier / Jeunesse

Résumé :

Anika, la meilleure amie de Jazz, a mystérieusement disparu. Jazz et Phoenix se lancent à sa recherche. Très vite, ils soupçonnent que sa disparition est liée au journal intime qu’elle a découvert et publié sur son blog. Qui menace-t-il ?

scene-crime

Mon avis :

Je remercie chaleureusement les Editions Rageot de m’avoir permis de lire ce roman en service presse via le site NetGalley.

Jazz est une jeune fille passionnée par les enquêtes policières alors lorsque sa meilleure amie Anika disparaît elle n’hésite pas à se lancer aux trousses du kidnappeur. Elle entraîne dans cette aventure Phoenix, un camarade de lycée tout aussi passionné qu’elle. Leur point de départ est le blog d’Anika. En effet, celle-ci y diffusait des extraits tirés d’un journal intime qu’elle avait découvert. Jazz est une enquêtrice débutante mais elle a lu suffisamment de livres pour savoir que dans une disparition les 48 premières heures sont essentielles !

Dès les premières pages le ton est donné, ce roman est résolument jeunesse avec des héros qui ont dans les 14 ans, des amies qui se disputent, des cours.. Malgré tout, je me suis très rapidement laissée entraîner dans l’enquête en compagnie de Jazz et Phoenix. Ils sont drôles et sympathiques tous les deux (même si je trouve personnellement que leurs parents sont un peu trop coulants à leur égard…). Jazz va pouvoir tester ses talents d’enquêtrice afin de retrouver au plus vite son amie Anika. Nos héros vont devoir faire le lien entre le journal découvert par celle-ci et qu’elle diffusait par épisodes sur internet et sa disparition et cela va les amener à enquêter sur des faits bien plus anciens.

Ce roman devrait passionner les jeunes lecteurs friands d’aventures entre poursuites, embuscades ou disputes l’histoire avance rapidement. Les rebondissements sont nombreux et le suspense est bien ficelé ce qui fait qu’on se laisse prendre au jeu. La lecture est rendue plus ludique encore par l’ajout d’images représentants l’application utilisée par Jazz pour synthétiser son enquête (entre autres..). J’ai trouvé ce petit plus bien pensé et bien réalisé. Il donne au livre un ancrage dans la réalité qui est plutôt chouette et qui plaira sans aucun doute.  

Les personnages sont, comme je le disais plus hauts, sympathiques et drôles. Le duo de jeunes enquêteurs est plein de dynamisme et d’enthousiasme. Ils forment un duo plutôt complémentaire et sont par moment comme chien et chat même si l’on sent leur amitié grandir au fil des pages. L’amitié est d’ailleurs une valeur centrale de ce roman puisqu’ils vont prendre tous les risques pour sauver leur amie. J’ai pris beaucoup de plaisir à lire leurs aventures et la plume de l’auteure y est pour beaucoup. Elle est parfaitement adaptée à un roman pour jeunes lecteurs avec un langage actuel et varié. Jazz et Phoenix sont un couple de jeunes gens que je serais ravie de suivre si l’auteure Gabrielle Lord écrit une suite.

Conclusion

Une lecture jeunesse prenante et bien menée qui vous fera suivre un super duo d’enquêteurs dans leur première aventure !

Ma note : 8/10

Pour acheter et lire ce livre cliquez ici

Chronique Livresque·humour·Littérature

Mon été avec Lucifer par Edith Couture Saint-André 

Fiche technique :

Autoédition – 356 pages -ebook ou broché – Littérature

Résumé :

Il y a trois types de journées : celles où il ne se passe rien, au point où on se demande pourquoi on s’est donné la peine de sortir du lit ; celles qui sont encombrées de complications, dont le seul but est de vous empoisonner l’existence, et puis, il y a celles où un seul événement peut faire basculer votre vie. Aujourd’hui est une journée du troisième type : spectaculaire, inattendue, aux répercussions déterminantes pour moi, pour mes amis, pour mes ennemis. Surtout pour mes ennemis. Lucifer, le saviez-vous ? est une flamboyante rouquine, belle comme une madone botticellienne et gaulée comme une danseuse du Crazy Horse. Aujourd’hui, juchée sur des stilettos vertigineux et moulée dans les cuirs noirs d’un ensemble pantalon-bustier, cette madone sulfureuse me promet la jeunesse éternelle. Que feriez-vous à ma place ? Ce récit, drôle, enlevé et pétillant, est l’histoire de Mathilde, une Québécoise baby-boomer de 60 ans à qui la science et la médecine ont promis, comme à tous les baby-boomers, une santé indéfectible et la jeunesse éternelle, voire : l’immortalité. De toute évidence, la promesse n’a été que partiellement tenue. Mathilde décide de s’adresser à quelqu’un qui a la réputation de tenir ses promesses : Lucifer. Alias Lucy Fériale. Lulu pour les intimes. Lucy est d’accord pour un pacte. Bien naturellement. Mais, en tant que femme d’affaires avisée, patronne d’une Business Unit, elle pose une condition : récupérer des âmes. Normal, c’est dans son job description. Au début, Mathilde a des sursauts de conscience. Ça la chiffonne cette histoire de morts. Elle rechigne. Mais lorsqu’elle voit le résultat : passer de 60 à 45 ans en moins d’une semaine, avec son énergie toute requinquée, sa vitalité qui casse la baraque et une peau de pêche, elle en redemande, établit une liste, donne des noms à Lucifer.

th56910733

Mon avis :

J’ai découvert le personnage de Lucy Fériale lors des sélections pour le Prix des Auteurs Inconnus. En effet, le tome 2 était en lice et je l’avais retenu dans mes 10 préférés. Le roman n’ayant pas passé la sélection, je l’ai choisis comme « coup de cœur » , une lecture bonus à vous faire découvrir en marge du prix. L’auteure a eu la gentillesse de me faire parvenir le tome 1 en service presse (autant commencer par le début, un grand merci !!) et c’est comme ça que j’ai fait la connaissance de Mathilde et son amie Lucifer..

Qui ne craint pas la vieillesse et ses conséquences ? Certainement pas Mathilde.. la soixantaine active, elle sent poindre les changements dus à son âge mais elle l’accepte relativement bien. Mieux que son amie Sandy en tout cas qui, elle, ne jure que par le Botox et la chirurgie esthétique ! Jusqu’au jour où elle fait connaissance avec Lucy Fériale alias Lucifer, visiblement Mathilde l’aurait appelé sans même s’en rendre compte. Un pacte est conclu : Mathilde va rajeunir mais d’autres vont mourir.. A elle de fournir la liste !

Je n’avais lu que 10 pages du tome 2 et j’avoue que j’avais beaucoup ri. C’est donc avec joie que j’ai retrouvé Lucy Fériale : petite nana d’1m50, rouquine pétillante, pailletée, tout en cuir ou en rose selon son humeur.. Lucifer comme vous ne l’avez jamais imaginé ! (et moi non plus mais j’adore l’idée !). Et Lulu sait se rendre indispensable parce que Mathilde va vite prendre goût au rajeunissement, ce qui veut dire que ses ex vont tomber comme des mouches.

L’auteur choisit un thème universel et pas forcément drôle pour écrire une comédie vraiment surprenante et amusante. L’histoire est sympathique et touchera forcément le lecteur. En effet, le vieillissement tout le monde y passe et pas toujours avec le sourire.. Mais à travers ses personnages Edith Couture Saint-André nous fait non seulement rire et passer un bon moment mais également réfléchir. Il faut dire que les personnages sont le point fort de ce roman..

En tête de liste (et ma chouchou !) Lucy Fériale bien sur ! Lucy et son look, Lucy et sa façon de raconter (l’origine, l’Un, Noé, le Patron.. entre autres !), Lucy et son langage.. Allez un petit cadeau, tiré du roman, ici elle parle des conséquences de la mise à la porte d’Adam et Eve par le Big Boss : 

« Un bordel sans nom ! J’avais prévenu le Patron pourtant. Je lui avais dit que de leur laisser le libre arbitre était une connerie… »

N’est-elle pas savoureuse ?? J’ai également beaucoup aimé Mathilde qui est attachante, drôle et a la répartie bien sentie. J’ai aimé sa psychologie fine et bien travaillée mais aussi sa personnalité. L’auteure a su lui donner de la profondeur à travers les anecdotes sur sa vie, son entourage, ses pensées. J’ai adoré ses dialogues avec Lucifer, leurs échanges, leurs discussions sur la religion, elles remettent les choses en perspectives. Elle m’a fait l’impression d’une Bridget Jones sexagénaire entourée d’un groupe d’amis plutôt éclectique où l’on retrouve Philippe par exemple. Ce dernier m’a touchée de par son histoire personnelle même si elle n’est pas très développée dans le roman.

Cette histoire est fraîche, un peu déjantée, drôle, addictive et j’ai passé un excellent moment avec Lucy, Mathilde, Sandy et tous les autres. Edith Couture Saint-André a su créer une ambiance vraiment plaisante et j’ai eu l’impression de me balader dans les rues de Montréal avec les protagonistes. Elle écrit d’une plume fluide et légère, très imagée malgré quelques longueurs. C’est plein d’humour, de bon sens et d’idées farfelues : tout ce que j’aime ! Edith étant canadienne certaines expressions m’étaient inconnues mais j’ai beaucoup aimé ce dépaysement. La fin m’a surprise et beaucoup plu car elle laisse ouvert le champs des possibles.. Vivement la suite ! Je vous en parle sans doute bientôt…

Conclusion

Un lecture non seulement amusante mais qui donne à réfléchir.. Accepteriez de tuer (même par procuration..) afin de rester jeune ? Qui sacrifieriez vous ? Commencez à réfléchir, on ne sait jamais peut être que Lucy et son t-shirt à paillettes se baladent pas très loin et entendront votre appel…

Ma note : 8/10

Pour acheter et lire ce livre cliquez ici

Chronique Livresque·nouvelle·surnaturel

Plus forte que l’éternité par D. F Novel 

Fiche technique :

Autoédition – 60 pages – ebook – Nouvelle / Paranormal

Résumé :

– Un jeune couple aux prises au pire des tourments
– La perspective d’une nouvelle vie pour conjurer le sort macabre
– Un lieu chargé d’histoire

Quel terrible secret va découvrir la jeune femme?
La découverte de la vérité fera-t-elle écho à la vie du jeune couple?
Faut-il réveiller les fantômes du passé?

Dans ce nouveau livre de D-F Novel, vous retrouvez les ingrédients d’une histoire fantastique et d’une enquête mystérieuse aux portes de l’au-delà. Un livre pour les amateurs d’histoires surnaturelles et de frissons…

livre et papillons

Mon avis :

Avant tout, je remercie l’auteur D.F. Novel de m’avoir permis de lire cette histoire en service presse via le site Simplement.Pro.

Laura et Sébastien prennent un nouveau départ après qu’un drame soit survenu dans leur vie. Tout quitter et recommencer ailleurs.. Ils vont donc s’installer dans leur nouvelle demeure, un manoir ancien et inhabité depuis de nombreuses années. Mais cette grande maison vide recèle bien des secrets et Laura va se mettre en tête de les découvrir..  

Ce récit est une nouvelle d’une soixantaine de pages, l’auteur entre donc rapidement dans le vif du sujet. Laura et Sébastien s’installent dans leur beau mais un peu lugubre manoir et la jeune femme va très vite prendre conscience que quelque chose cloche. Elle va donc chercher à comprendre qui étaient les anciens propriétaires et connaître leur destin. L’auteur nous plonge dans un récit plutôt sombre non seulement dû à l’ambiance qui règne dans cette grande maison mais également dans ce village : les commérages, les on-dit y sont maîtres ! La souffrance est omniprésente dans cette histoire : celle de Laura et son mari, celle du fantôme hantant les lieux, elle est un peu comme le fil conducteur qui nous mènera vers une fin plus optimiste.

Le format court ne permet pas de trop développer les personnages et c’est dommage, je ne me suis donc pas vraiment attachée à eux mais plus à l’histoire du manoir qui est, à mes yeux , l’un des protagonistes de ce récit. J’ai tout de même ressenti de l’empathie pour Laura qui traverse une terrible épreuve. Tout comme son mari d’ailleurs, mais lui ne m’a pas fait ressentir la même chose, je l’ai trouvé plus détaché, froid.  

D.F. Novel traite au travers de cette nouvelle paranormale de sujets difficiles  tels que le deuil par exemple mais également la dépression. Sa plume est fluide et permet une lecture facile du texte mais il m’a manqué un peu de « sentiments ». Je suivrais néanmoins cet auteur avec plaisir.

livre magie

Un nouvelle sympathique et agréable à lire même si l’histoire reste plutôt classique pour une histoire de fantôme. A lire le soir dans un manoir isolé…

Ma note : 6.5/10

Pour acheter et lire ce livre cliquez ici

Chronique Livresque·Science fiction

Agents Virtu’elles, Tome 1 : Disparitions à Versailles par Virginie Platel

Fiche technique : 

Mxm Bookmark – 356 pages – ebook ou broché – Science Fiction / Romance F/F

Résumé : 

Alors qu’elle travaille au Louvre, Elfi découvre que l’un des plus célèbres tableaux d’Élisabeth Vigée Le Brun, portraitiste de Marie Antoinette, a disparu. Et personne ne semble se rappeler de son existence !

Aidée par un ami scientifique, Elfi va remonter le temps jusqu’au XVIIIe siècle pour tenter de percer des mystères dont dépendent à la fois son destin et sa survie. Elle pourra toutefois compter sur la mystérieuse Inès pour la seconder dans cette mission. Prises au jeu des énigmes et du turbulent Paris de l’époque, fréquentant même Élisabeth Vigée Le Brun et Marie Antoinette en personnes, le duo devra déjouer les pièges de la cour. Ensemble, elles tenteront d’éviter les multiples dangers qui jalonneront leur chemin. Mais pourront-elles sortir indemnes de cette obscure machination ? Et surtout, une fois les pièces du puzzle assemblées, Elfi et Inès pourront-elles accepter une vérité qui défie l’imagination ?

Plongez dans une histoire fascinante à travers le temps et l’espace et suivez Elfi et Inès dans une aventure trépidante au cœur de Versailles.

magischesbuch_500px-breit

Je remercie les Editions MxM Bookmark de m’avoir permis de lire ce roman en service presse via le site NetGalley. 

Plusieurs points ont attirés mon attention sur ce roman.. Tout d’abord sa couverture : je la trouve vraiment magnifique et vous connaissez maintenant mon amour pour les beaux livres. Ensuite le thème.. Non seulement un voyage dans le temps mais ici à une période qui me fascine : le XVIIIème siècle, le siècle des Lumières et de la Reine Marie – Antoinette. Et enfin le résumé qui laissait présager de l’action et de l’aventure. Il n’en fallait pas plus pour que je me laisse tenter.. 

Elfi a quitté son travail au Louvre afin de suivre son mari dans le sud de la France sauf qu’elle ne trouve pas de poste correspondant à ses compétences. Une nuit, elle rêve qu’un célèbre tableau d’Elisabeth Vigée Le Brun a disparu et lorsque le lendemain son ex-collègue Mike la contacte pour lui proposer le plus fou des jobs, et accessoirement  avoir une chance de retrouver le fameux tableau et remettre l’Histoire en ordre, Elfi n’hésite pas et fonce au rendez-vous. Elle va rencontrer Inès qui sera son binôme dans cette aventure qui va les mener dans le Paris du XVIIIème siècle, à la rencontre de la célèbre portraitiste de la Reine Marie-Antoinette. 

L’histoire ne se fait pas attendre et dès les premières pages le lecteur fait la connaissance d’Elfi. La jeune femme se voit proposer un poste qui pourrait faire rêver beaucoup de monde : voyager dans le temps ! Elle va donc partir au XVIIIème siècle avec Inès, jeune femme plutôt énigmatique et va avoir la possibilité, en plus de la mission fixée par son nouvel employeur, de découvrir pourquoi le tableau d’Elisabeth Vigée Le Brun n’apparait plus nul part. Les deux femmes vont donc atterrir dans le Paris de 1783 et se lancer têtes baissées dans l’aventure. On ne s’ennuie pas un instant car non seulement elles vont vivre des situations tantôt drôles tantôt périlleuses mais elles vont également nous faire visiter les rues de Paris de l’époque et même Versailles ! 

J’avais, au départ, une petite crainte sur deux points : le comment du voyage dans le temps (la DeLorean ayant déjà été utilisée..) et la façon dont serait traité le « séjour » des deux protagonistes en 1783. Et mes deux petites peurs ont fondu comme neige au soleil au fil des pages.. L’auteure a trouvé une façon originale de permettre ce voyage et de l’expliquer qui m’a non seulement plu mais que je ne trouve pas si « farfelue » que ça.. Quant à la façon dont le séjour est réalisé, je dirais que l’on frôle la perfection. L’auteure maîtrise totalement son sujet et j’ai vraiment eu l’impression de me balader dans les rues parisiennes en compagnie d’Elfi et Inès. Il est très drôle de voir le décalage parfois entre les deux jeunes femmes venant du futur et les habitants de l’époque (le langage, le comportement..). J’ai apprécié qu’elles ne soient pas parfaites et qu’elles commettent quelques bourdes qui sont amusantes et donnent un petit côté décalé à certains dialogues.

Un autre point qui m’a fait apprécier ce roman est les deux héroïnes. Elles sont bien différentes l’une de l’autre et finalement complémentaires. Elfi est bavarde, drôle, très calée dans son domaine. Inès, quant à elle, est plus réservée bien qu’elle sache aussi se faire remarquer. Elle a souvent un bon mot ou une réaction qui va amuser le lecteur. J’ai également beaucoup aimé le personnage d’Elisabeth Vigée Le Brun et ce roman m’a donné envie d’aller en apprendre plus sur cette illustre peintre. J’ai également beaucoup aimé la façon dont l’auteure intègre des personnages historiques réels à son récit avec un grand souci du détail qui les rendent vivants.

Comme je le disais, j’ai trouvé que l’auteure avait une très bonne maîtrise concernant le côté historique / culturel mais elle a également une jolie plume très fluide et agréable. Elle réussit à décrire les lieux et les gens d’une manière fine, sans lourdeur. Mais c’est surtout la façon dont elle mène son histoire que j’ai trouvé la plus intéressante. Elle mêle intrigues et rebondissements sans se perdre ni oublier le but. La romance ne fait ici qu’une très courte apparition mais c’est un tome 1 alors il fallait laisser les choses s’installer. Je n’ai maintenant qu’une envie : pouvoir découvrir la suite des aventures d’Elfi et Inès !   

th56910733

Une super lecture entre aventure rocambolesque et balade historique qui m’a fait voyager dans le temps en compagnie de deux jeunes femmes vraiment drôles et attachantes. Vivement la suite !

Ma note : 8.5/10

Pour acheter et lire ce livre cliquez ici.

Chronique Livresque·Drame

Les larmes de Potap par Nadège Mazery

Fiche technique :

Autoédition – 333 pages – ebook ou broché – Roman noir / Drame

Résumé :

Je m’appelle Potap. Potap Kerenski pour être précis. Je suis né à Tcheboksary, en Tchouvachie, sur les bords de la Volga, à 600 km à l’est de Moscou. Aujourd’hui, entouré de ma famille et de mes rares amis, je célèbre mes 18 ans. Un âge où, juridiquement, je deviens pleinement responsable de mes actes. Quels qu’ils soient. Pour ma part, j’assume totalement les miens. En conséquence, n’en déplaise à mon frère, ceci est mon dernier anniversaire.

thBFBJ8D7A

Mon avis :

Avant tout, je remercie chaleureusement Nadège Mazery pour l’envoi de ce service presse.

Comment sait-on qu’un livre est un coup de cœur ? Pour ma part, il faut que plusieurs points soient réunis : que la lecture m’ait tellement captivée que j’en oublie tout ce qui m’entoure (et avec 2 enfants c’est loin d’être gagné..), que la lecture m’ait tellement captivée que j’en oublie de dormir (je vous épargne une photo de ma tête ce matin..) et enfin que la lecture m’ait tellement captivée que les personnages et leur histoire restent dans ma mémoire pour longtemps.. Et là, je dois dire que « Les larmes de Potap » réunit non seulement toutes ces conditions mais en a ajouté bien d’autres…

Dès les premières pages, j’ai été fascinée par cette histoire.. Potap fête ses 18 ans mais lorsqu’il annonce au lecteur que cet anniversaire est le dernier il y a de quoi soulever bon nombre d’interrogations : est-il malade ? est-il suicidaire ? est-il voyant ? Bref, il me fallait savoir pourquoi.. Et le pourquoi arrive très vite.. Potap se drogue, il prend du Krokodil, une drogue maison qui fait des ravages en Russie. Cette histoire est la sienne, la leur, celle de tous ces jeunes qui pour oublier un peu leurs problèmes ou leurs souffrances plongent dans cet enfer sans grand espoir de retour..

Potap n’est pas heureux dans sa Tchouvachie natale : il fait froid, il s’ennuie, ses études ne le passionnent pas, l’avenir s’annonce sombre. Alors Potap et ses deux amis Chadek et Ivan se sont lancés dans la cuisine maison : ils fabriquent leur propre drogue, du Krokodil, bien moins onéreuse que les drogues « traditionnelles » mais beaucoup plus destructrice. Maksimiliam, demi-frère ainé de Potap, va s’apercevoir de la déchéance du jeune homme et va essayer de le sortir de cette situation. Ses méthodes sont fortes, violentes, bouleversantes.. Il va être épaulé par leur dedouchka, leur grand-père, Luka qui aime ses petits enfants et qui malgré la misère ambiante ne veut que leur bonheur et en particulier celui de Potap.  Entre désintoxication et conséquences dues au Krokodil, commence alors une longue traversée du désert pour le jeune drogué qui va devoir décider si oui ou non la vie vaut la peine d’être vécue.

Ce roman m’a non seulement passionnée mais également beaucoup touchée. En effet, l’auteure nous décrit parfaitement les tourments dus à la consommation de Krokodil mais également ceux de la jeunesse russe vivant loin de la capitale avec peu de moyens. Elle nous plonge dans la neige et le froid, dans l’ennui et le manque de repères mais aussi dans l’amitié et l’amour grâce à une galerie de personnages tous plus attachants et émouvants les uns que les autres. Potap tout d’abord qui n’attend plus rien de la vie à 18 ans à peine. J’ai ressenti chaque larme versée par le jeune homme comme un coup de poignard.. n’avoir aucun rêve, aucun espoir à son âge c’est si triste. Maksimiliam m’a également frappée au cœur (heureusement ce n’est pas une des nombreuses gifles qu’il distribue si facilement..) car il va faire tout son possible pour aider ce petit frère qu’il connaît si peu. Il m’a fait rire et sourire, je l’ai détesté par moment mais à aucun moment je n’ai douté de ses sentiments envers Potap. Luka, leur dedouchka, Ivan, Chadek, Vassili, Tomas, Synthia, Anna, chaque personnage a laissé une trace et je garderais longtemps le souvenir de leur courage, de leur peine, de leur sourire comme un instantané volé où l’espoir peine à trouver sa place tant les obstacles sont grands.

Je disais que ce roman avait ajouté des conditions à ma liste d’entrée pour les coups de cœur, la prise de conscience de notre environnement étant l’un d’eux pour ce livre (et pourtant je ne suis pas naïve..). Au fur et à mesure de ma lecture, j’ai fait des recherches via le net. En effet, je voulais savoir si c’était totalement romancé ou si une part de vérité se cachait dans cette histoire. Il s’avère que cette drogue existe belle et bien et qu’effectivement ses ravages sont monstrueux, j’en ai eu les larmes aux yeux de voir ces photos. Les nombreuses explications historiques et géopolitiques placées dans le texte sont également vraies et m’ont permis de m’interroger sur ce grand pays qu’est la Russie. Je m’aperçois que peu de mes lectures m’entraînent vers cette région et je pense y remédier rapidement.  

L’auteure, Nadège Mazery m’a donc émue, bouleversée, j’ai adoré la lire tout en pleurant à chaudes larmes. Je la découvrais à travers ce récit et j’ai vraiment aimé son style direct, sa plume fluide, l’espoir qu’elle insuffle, l’amour qu’elle distille au fil des pages sans se voiler la face sur le monde qui nous entoure. J’ai aimé en apprendre plus sur la Russie et son histoire, sur les traditions orthodoxes comme ça, mine de rien, au détour d’une conversation entre les deux frères ou un enterrement..  Je vais la suivre, la lire et surtout la remercier pour ce magnifique coup de cœur qu’elle vient de m’offrir..

Je finirais en citant Potap :

« Il me faudra plus de 48 heures pour trouver une idée car en 18 ans je n’en ai jamais eu »

et enfin Maksimiliam à travers les mots empruntés à Nicolas Berdiaev (philosophe russe) :

« La liberté n’est pas un droit mais une obligation. »

coups-de-coeur-1

Une lecture poignante mais également instructive, des héros qui vont vivre dans mes pensées pendant longtemps.. Un coup de cœur pour ce roman où l’amour et plus particulièrement l’amour fraternel est au cœur de tout.

Ma note : 10/10

Pour acheter et lire ce roman cliquez ici