Chronique Livresque·Science fiction

Le début de la faim par Nil Borny

Fiche technique :

Auto-édition – 452 pages – ebook ou broché – Science-fiction

Résumé :

« C’est la fin du monde ! On va tous y rester et crever dans d’atroces souffrances et… une bombe atomique me kiffe ?! La vie est vraiment fantastique ! »

Un étrange phénomène se propage dans la capitale française et sa banlieue, transformant la majorité de la population en monstres avides de chair humaine. Pour une raison inconnue, certains survivants ne présentent aucun symptômes.
L’épidémie est vécue à travers les yeux de femmes et d’hommes que rien ne prédestinait à se rencontrer.
Mathieu, Natacha et Louis vont se croiser d’une manière bien singulière. Se croyant bien à l’abri, ils apprendront que les hordes de morts-vivants qui sillonnent les rues sont loin d’être leur seul problème.
Malgré eux, ils vont s’immerger jusqu’aux origines du mal.

Le Début de la Faim est également le récit d’une histoire d’amour déguisée en roman apocalyptique.

thriller

Mon avis :

Tout d’abord, je remercie chaleureusement Nil Borny, l’auteur, de m’avoir contacté via mon blog et de m’avoir proposé de lire son roman en service presse. 

Je résiste difficilement à un bon livre rempli de zombies alors je n’ai pas eu à me supplier trop longtemps pour commencer celui ci, d’autant plus que j’avais déjà fait un tour sur le site que l’auteur a consacré à son roman de gare de RER (si vous prenez le métro, je pense que vous pouvez le lire aussi…) Pour faire vos curieux, c’est ICI. Et puis qui résisterait à cette couverture ? Impossible pour moi.. 

Dès les premières pages, le ton est donné : ce livre sera un carnage ou ne sera pas ! J’ai rarement vu un auteur dézinguer ses personnages avec autant d’entrain, d’enthousiasme et d’humour ! Alors un petit conseil : ne vous attachez pas trop la plupart ne sont que de passage. Mathieu prend en métro… Natacha est au travail.. Bernard aussi.. Théo est avec ses potes.. Bouli a faim… Chacun vaque à ses petites occupations jusqu’à ce que le destin (ou la faute à pas de chance) lui fasse croiser des hordes de zombies un peu lents mais voraces. Certains vont passer, d’autres trépasser et pour les quelques chanceux qui ne vont pas se transformer en bestiole sanguinolente et affamée de chair humaine le destin va les réunir. Un petit groupe va se retrouver, sans l’avoir cherché, à plonger dans l’origine de ce mal.

Si je vous dis que ce roman m’a fait passer un très très bon moment vous n’en serez pas étonnés ??  Non seulement l’histoire est prenante parce que justement on ne sait pas trop qui va survivre, comment, pourquoi.. On se pose aussi la question du pourquoi ces zombies, comment en sont-ils arrivés à investir notre belle capitale et sa périphérie ? Qu’a-t-il bien pu se passer pour qu’ils existent ? Les personnages y sont aussi pour beaucoup.. Ceux qui émergent du chaos sont attachants, drôles, parfois décalés ou un peu agaçants, mais on espère qu’ils vont survivre (ou alors mourir sans trop souffrir quand même…).

Et l’amour dans tout ça ? Parce que les zombies qui mangent les gens c’est bien mais un peu de douceur… Eh bien, l’auteur a réussit à faire éclore une histoire d’amour dans tout ce bazar. Elle est sous entendue dans le résumé mais je n’aurais pas parié sur eux !! Ils sont tellement mignons !! Je trouve que…  Vous ne pensiez pas que j’allais vous dire qui ?? Non non va falloir le lire pour savoir !

Je découvre grâce à ce roman la plume de Nil Borny, son écriture, son imagination.. Le roman est très bien écrit, la narration colle parfaitement à l’histoire et surtout aux personnages, c’est fluide, c’est actuel, c’est saignant, c’est drôle. J’ai particulièrement aimé la façon dont l’auteur nous permet de relier les personnages ou les faits entre eux. C’est original comme façon de faire et j’adhère complètement ! Je vais donc attendre avec impatience le tome 2 parce que la fin m’a laissée sur ma faim ! 

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 Un excellent premier tome qui m’a fait beaucoup rire (et pourtant… paix à leurs âmes…) Des zombies, des rebondissements, de l’amitié, de l’amour, des cervelles qui sautent, tout est réuni pour passer un très bon moment de lecture ! 

Ma note : 9/10

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Chronique Livresque·fantastique

Lazare Donatien : Le Kriss Javanais par Virginia Besson Robilliard

Fiche technique :

Iggybook – 44 pages – ebook – Fantastique / Nouvelle

Résumé :

Avez-vous déjà ressenti un certain malaise envers un vieil objet? Quelque chose dont vous avez hérité et dont vous ne savez pas quoi faire la plupart du temps ? De tous temps, les hommes ont cherché à percer les mystères qui se présentent en rencontrant plus ou moins de succès dans leur entreprise. Je ne prétends pas apporter plus de réponses que d’autres à ces nombreuses questions, ce n’est pas mon travail. Mais si d’aventure des évènements bizarres commençaient à se manifester autour de vous de façon impromptue, ce serait alors le moment choisi pour songer à faire appel à moi. Qui suis-je ? Un être étrange, travaillant pour des causes plus étranges encore… je suis le Drockhead !

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Mon avis :

Lazare Donatien est agacé et de mauvaise humeur ! Enfin il faut avouer qu’au vu de la soirée passée il a quelques raisons…

Nous en sommes à la quatrième aventure de mon Drockhead préféré et je ne m’en lasse pas ! C’est toujours un bonheur de retrouver Lazare Donatien, Dimitri et Zeph mais grâce à cet épisode j’ai aussi pu mettre un visage sur un nom qui apparaissait depuis le début de la série : Félicie Pindragon ! Elle va quitter quelques instants ses hautes fonctions dans l’Outremonde pour aider Lazare à gérer ce problème de Kriss Javanais envouté.

Je trouve que plus la série avance et plus l’auteure prend de l’assurance. Ici une sorte de fil rouge se tisse et annonce une continuité pour les épisodes à venir. J’aime beaucoup cette idée d’ennemi récurrent…

Les personnages sont toujours aussi attachants et c’est un vrai bonheur de les retrouver au fil des aventures. Lazare nous gratifie ici de nouvelles tenues extravagantes et Dimitri avance à grands pas dans son apprentissage. On en apprend également plus sur la relation entre Moïra et Lazare, que j’ai trouvé adorable et qui j’espère continuera à évoluer. Mais surtout, on découvre ici Félicie Pindragon ! Elle ne correspond pas du tout à l’idée que je m’en faisais mais c’est encore mieux. C’est un personnage fort, qui inspire du respect.

A chaque nouvel opus, on découvre grâce à un objet envouté l’étendue des pouvoirs du Drockhead. J’aime beaucoup la façon dont Virginia Besson Robilliard nous distille les informations sur cette profession si particulière, un peu au compte goutte.  

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Mon coup de cœur pour cette série se confirme à chaque nouvel épisode. Tout y est addictif et il me tarde de découvrir la suite des aventures de Lazare et de ses compagnons !

Ma note 9/10

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Chronique Livresque·dystopie

Matriochkas, tome 1 par Christelle Da Cruz

Fiche Technique : 

Editions Dreamcatcher – 366 pages – ebook ou broché – Dystopie

Résumé :

 Depuis près de soixante ans, le pouvoir appartient aux femmes. Une mystérieuse épidémie a lourdement décimé la population masculine et l’isolement des survivants a conduit à une réorganisation totale de la société. Au cœur de la capitale, Gabrielle, chauffeuse de taxi, mène une vie sans histoire entre son boulot et ses amis. Un soir, au détour d’une course réalisée pour une riche cliente, elle va se retrouver plongée dans une intrigue inquiétante. Qui est cet homme, évadé d’un pôle d’enfermement, qui ne cesse de la traquer ? Comment a-t-il pu atteindre la capitale sans être interpellé ? Autant de questions dont les réponses pourraient bouleverser l’ordre établi.

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Mon avis : 

Je remercie chaleureusement les Editions Dreamcatcher de m’avoir permit de lire ce roman en service presse. 

Rebecca Gale s’apprête à prendre en 2023 une décision qui va bouleverser l’ordre établi. Elle n’a aucun doute sur le bien fondé de sa décision et ne permettra que rien ni personne ne se mette en travers de son chemin.. 

En 2081, Gabrielle Janssen conduit un taxi, a une colocataire, Viviane et surtout vit dans un monde de femmes, dirigé par et pour les femmes. Dans ce monde, les hommes ne comptent pour rien, ne servent que de distraction à travers les jeux des Arènes par exemple mais surtout ils n’ont plus aucune liberté. Gabrielle se plaît dans sa petite vie tranquille jusqu’au jour où elle va croiser un homme en liberté. Comment a-t-il fait pour quitter son pôle d’enfermement et surtout que lui veut-il ?  

La dystopie est l’un de mes genres littéraires préférés.. En général, une catastrophe survient et le monde change irrémédiablement. C’est toujours un plaisir de découvrir ce que l’imagination des auteurs fait subir à la population et où cela va les conduire. Christelle Da Cruz a imaginé Antigonia où tout a changé lorsqu’un Virus a disséminé la plus grande partie de la population masculine et où les hommes restants ont été enfermés pour éviter que le Virus ne se propage d’avantage. Il est intéressant d’imaginer ce que serait un monde uniquement dirigé par des femmes… Serait-il meilleur ? 

C’est sans doute ce que pense Gabrielle qui est née et a grandit dans ce monde. Elle y vit, y travaille, s’y amuse sans se préoccuper de ce qu’il advient de l’autre sexe. Elle va, un soir, croiser la route d’une femme mystérieuse mais également celle d’un homme curieusement en liberté, Alexander. Gabrielle va devoir accepter que tout n’est pas parfait dans cette société et voir ses certitudes voler en éclat. 

Christelle Da Cruz m’a tout de suite embarquée dans son monde et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord, l’histoire d’Antigonia et de ses habitants est prenante et addictive. En effet, des révélations sont faites au fur et à mesure de l’avancée de l’intrigue mais elles entraînent de nouvelles questions, de nouvelles actions qui font que l’ont reste accroché au roman pour en connaître la fin. L’action s’enchaîne en laissant peu de répit au lecteur avec malgré tout parfois une petite pause pour souffler.

Le monde créé par l’auteure est vraiment intéressant outre le fait que seules les femmes y évoluent ce sont également les avancées technologiques que j’ai trouvé intéressantes. On ne paye ou ne se soigne plus comme à l’heure actuelle, les amusements sont différents et ces changements apportent un vrai plus dans l’histoire car ils la rendent encore plus futuriste.   

Les personnages sont également l’une des raisons pour lesquelles j’ai particulièrement aimé cette histoire. Gabrielle, l’héroïne, m’a plu avec ses petits défauts et son caractère bien trempé; Alexander m’a beaucoup amusée et surtout touchée car à travers lui on découvre le destin des hommes. Mais j’avoue que celle que j’ai préféré reste Rebecca Gale.. Essayer de la comprendre est un défi, de se mettre à sa place également. Se demander si l’on aurait pu prendre les mêmes décisions et pourquoi.. Chaque personnage a été bien pensé et bien réalisé qu’il ait un rôle important ou pas ils sont tous crédibles, attachants ou détestables mais ils ne laissent pas indifférent.

Et enfin, l’un des points important qui fait de ce roman une très belle lecture c’est l’écriture de l’auteure. Non seulement Christelle Da Cruz possède une très jolie plume fluide et agréable mais elle a, en plus, intégré dans son roman des flash-backs qui  permettent au lecteur d’assembler les pièces, de comprendre et j’aime cette idée. L’auteure écrit de façon dynamique ce qui donne un roman plein de peps et d’énergie. J’ajouterai un mot également sur la beauté du livre entre la couverture qui est très réussie et également l’inclusion de jolies matriochkas à l’intérieur en font un très bel objet. 

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Une dystopie comme je les aime où se mêlent action, révélations, sentiments et héros attachants. Un très bon premier tome que je recommande vivement à tous les fans du genre (et aux autres aussi !!) et pour ma part, je n’ai qu’une question… A quand la suite ???? 

Ma note : 8.5/10

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Chronique Livresque·fantastique·Non classé·nouvelle

Des aventures hors du commun par Yannick Giammona 

Fiche technique :

Autoédition – 184 pages – ebook ou broché – Fantastique / Nouvelles

Résumé :

Zoé a huit ans. Elle possède un don. Elle doit apprendre à le gérer. Surtout quand les milliers de voix qu’elle entend se mélangent dans sa tête. Heureusement, Tom va l’aider à enfermer toutes ces voix et à vivre avec ce don.

Diana et Jonathan sont étudiants à Paris. Ils vivent ensemble en appartement. Ils vont apprendre, à leurs dépens, que le miroir qui est dans leur chambre est un objet maléfique…

Pierre est instituteur en Normandie. Sans le savoir, il a des voisines étranges. En effet, sa curiosité va le mener à voir ses deux vieilles dames faire des allées et venues incessantes entre leur cave et leur voiture. Et la curiosité est un bien vilain défaut !

Retrouvez à travers trois nouvelles des aventures hors du commun, où rien ne présage à l’avance ce qu’il va arriver à des personnages qui sont au départ des plus ordinaires.

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Mon avis :

Je remercie chaleureusement l’auteur, Yannick Giammona, de m’avoir proposé de lire son recueil de nouvelles en service presse.

Ce livre regroupe trois nouvelles, toutes totalement indépendantes et très différentes les unes des autres. Au vu du titre et de la couverture, j’avais hâte de découvrir si ces trois histoires étaient vraiment hors du commun..

La première nouvelle nous raconte l’histoire de Zoé, 8 ans, qui a un don très particulier. La petite fille entend les pensées des gens qui l’entoure. Une particularité qui peut sembler être super cool à première vue mais qui se transforme petit à petit en cauchemar. Jusqu’à l’arrivée de Tom qui va guider Zoé dans son apprentissage pour vivre avec ce don.  Zoé est la narratrice de cette nouvelle et ça se ressent dans la façon d’écrire de l’auteur. Son vocabulaire et ses réactions sont, en général, digne d’une enfant de cet âge même si parfois le langage est un peu trop soutenu à mon goût. Cette histoire est plaisante et bien ficelée.

La seconde nouvelle parle d’un jeune couple Diana et Jonathan, et de leur miroir. Diana aime à s’observer très souvent dans cet objet quotidien mais chez eux il va vite s’avérer beaucoup moins banal que chez d’autres personnes. J’ai eu un peu plus de mal avec cette histoire qui est, pour moi, moins ancrée dans le réel que les autres, j’ai donc eu plus de mal à m’identifier aux personnages. Et j’avoue que Diana m’a souvent agacée au fil de l’histoire.. Mais l »idée de base est bonne et plaira aux fans de science-fiction.

La troisième et dernière histoire concerne Pierre, un instituteur en vacances, qui va apprendre à ses dépends que la curiosité n’est pas toujours sans conséquence. Peut-être n’aurait-il pas dû s’intéresser aux va et vient de ses voisines, deux petites vieilles charmantes mais aux occupations un peu bizarres. C’est, des trois, ma nouvelle préférée, car le style est plus horreur/thriller malgré quelques points qui m’ont laissé perplexe. En tout cas après avoir lu cette nouvelle vous ne tenterez plus d’aller voir ce qu’il se passe chez vos voisins !   

Yannick Giammona nous fait découvrir ici des situations surprenantes, des aventures hors du commun qui arrivent à des personnes tout à fait communes. Une enfant, des étudiants, un instituteur, cela aurait pu être n’importe qui.. J’ai aimé la façon dont l’auteur amène ces situations, nous les décrit, chacune dans un style de narration différent. Malgré quelques faiblesses, ce recueil de nouvelles permet de se rendre compte du potentiel de l’auteur autant en imagination qu’en écriture. Je suis certaine que Yannick Giammona n’a pas finit de nous surprendre avec de futures histoires plus étonnantes les unes que les autres.

Conclusion

Un recueil de nouvelles agréable à lire avec des histoires surprenantes et peu communes. Des débuts prometteurs pour ce jeune auteur que je vais suivre avec beaucoup d’intérêt.

Ma note : 6.5/10

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Chronique Livresque·fantastique·suspense

Les fantômes du passé par Barbara Laurame

Fiche technique : 

Autoédition – 146 pages – ebook – Surnaturel

Résumé : 

Bridget est une jeune antiquaire passionnée par son métier.
Sortant d’une déception sentimentale, elle se jette à fond dans son activité et achète, aux enchères, un lot de cartons de vaisselles et autres objets provenant de Hardwood Castle, château qui a la réputation d’être hanté.
Bridget s’amuse de ce fait, pourtant, depuis ce jour, elle se sent surveillée et des événements surnaturels s’abattent sur elle.
Qui la surveille et pourquoi ?
Qu’a-t-elle à voir avec les entités qui s’en prennent à elle et à sa mère ?
Et lorsqu’au travers de cette aventure, elle vient à rencontrer l’amour, peut-elle seulement avoir confiance ?

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Mon avis : 

Avant tout, je remercie vivement l’auteure Barbara Laurame, de m’avoir permis de lire son roman en service presse. 

L’histoire commence tranquillement, avec Bridget, une jeune antiquaire, qui déballe les cartons d’objets anciens achetés à la vente aux enchères à laquelle elle vient d’assister. Un sentiment diffus s’installe en elle, comme une sensation d’être épiée mais Bridget mets ça sur le compte de la fatigue. Au fur et à mesure de son déballage, la jeune antiquaire va faire de jolies découvertes dont certaines vont changer irrémédiablement sa vie.

L’auteure nous entraîne dans une histoire où le passé resurgit alors que l’héroïne ne s’y attend pas sous la forme d’un fantôme plutôt agressif. Bridget et sa mère vont devoir y faire face pour comprendre en quoi elles sont concernées par ces entités qui les hantent.

L’idée du roman est très bonne avec des rebondissements, un personnage mystérieux, des révélations qui font avancer l’histoire. Le fait que le format soit plutôt court fait qu’il m’a manqué parfois un peu de détails ou de précisions et notamment sur les sentiments. J’ai eu un peu de mal à m’attacher aux personnages car ils m’ont semblé un peu « froids » surtout la mère à Bridget. Par contre, j’ai beaucoup aimé cet inconnu qui m’a beaucoup amusé et dont on se demande en quoi il est concerné par tout cela.. L’idée d’inclure un chien (appelé Paul !) m’a beaucoup plu car il apporte une touche d’humour et de légèreté au texte.    

Une grande part de cette histoire touche au paranormal avec la présence de fantômes et j’ai trouvé que c’était vraiment bien mené. Barbara Laurame nous rend ces entités plutôt réelles non seulement par ses descriptions mais également par la façon dont elle nous explique leurs histoires personnelles. Chaque apparition est bien amenée et j’ai particulièrement apprécié ces passages. 

Ceci est le premier roman de Barbara Laurame et je suis certaine que ce n’est pas le dernier. Elle fait preuve d’imagination et sa plume est très agréable à lire. Elle maîtrise parfaitement son histoire et sait où elle veut nous mener. Je me suis doutée assez rapidement de certains points mais malgré cela l’auteure réussit à tenir le suspense jusqu’à la toute fin de l’histoire. 

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Malgré un manque de développement, ce roman nous laisse présager de futurs beaux écrits de l’auteure Barbara Laurame. Alors si vous aimez les fantômes et les sombres histoires issues du passé vous trouverez ici de quoi passer un bon moment ! 

Ma note : 7/10

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Chronique Livresque·Drame·Littérature

Défaillances par Marie-Pierre Bardou

Fiche technique :

Éditions Hélène Jacob – 194 pages – ebook ou broché – Littérature

Résumé :

Une petite fête entre amis, un soir d’été caniculaire. May et son mari ont invité leurs proches. Ce qui devrait être un moment agréable, quelques heures de détente et de partage, se transforme rapidement en chaos et en catastrophe… Disparitions, accidents, trahisons, règlements de comptes ponctuent une soirée qui se révèle très pénible, avec, en filigrane, cette question : qui va mourir ? Ou plutôt : qui est mort ? L’amant de sa petite sœur Alice, que May n’a aucune envie de voir chez elle ? Le mari adultère, qui a eu le culot d’inviter sa maîtresse ? Le copain insupportable, qui fait la morale à tous entre deux crackers ? La célibataire qui oublie sa solitude dans des excès de drogue ? Le dragueur impénitent ? Construite en flash-backs, pleine de chausse-trappes et d’impasses, cette histoire est avant tout celle de nos défaillances – d’amis, d’amants, de parents… Nos failles, nos lâchetés, toutes ces petites choses, ces choix que l’on ne fait pas ou que l’on fait mal, ces blessures qu’on inflige sans même le vouloir, parfois…

Nos défaillances qui peuvent nous mener, si l’on n’y prend garde, à notre fin.

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Mon avis :

Avant tout, je remercie les Editions Hélène Jacob pour ce service presse et leur confiance renouvelée.

May et Thomas ont organisé une soirée entre amis. Mais au lieu du moment de détente espéré, les catastrophes s’enchaînent et vont mener inexorablement vers cette finalité dont Chamallow nous explique les détails dès les premières pages.

J’avais découvert la plume de Marie-Pierre Bardou dans un livre écrit à 4 mains « Temps Mort » dont je vous parlais ICI. J’avais vraiment beaucoup aimé cette lecture et j’étais donc ravie de retrouver l’une des deux auteures en solo.

Ce roman est construit de manière originale puisque chaque chapitre donne lieu à un changement d’époque. Parfois nous allons remonter de quelques heures, d’autres de quelques mois alors il faut faire très attention aux dates et heures afin de bien en comprendre la chronologie. On y fait connaissance avec différents personnages tels que May et son mari Thomas chez qui se déroule la fête mais aussi Alice, la sœur de May, venue avec Volker son amant (et accessoirement homme marié..). Ces 4 personnages sont le socle de l’histoire et autour d’eux gravitent plusieurs personnages secondaires tels que Louise-Berthe, Frankie, Nathalie… Chacun d’eux va faire que cette soirée va virer au drame, que les choses vont imploser sous le regard placide et surtout lucide de Chamallow, le chat.

Les sauts dans le temps ne sont pas la seule originalité de ce roman puisque l’un des narrateurs principaux n’est autre que le fameux Chamallow. En effet, le félin nous livre son point de vue de façon perspicace, amusante et nous permet d’observer les humains sans qu’ils s’en aperçoivent. C’est une façon d’intégrer un peu de légèreté et d’humour dans un texte qui, au fil des pages, devient de plus en plus pesant.

En effet, le roman débute sur l’image d’un corps de femme dans une baignoire. On ne sais ni qui elle est, ni ce qu’elle fait là mais au vu des constatations de Chamallow on comprend rapidement que son immersion est plutôt définitive. Et l’auteure nous entraîne sur diverses pistes, nous donne plusieurs possibilités sur une victime potentielle et c’est en cela que l’ambiance est pesante car le lecteur va chercher à savoir qui ? comment ? pourquoi ? L’histoire est bien amenée puisque même si ‘on en connaît le dénouement l’intrigue reste entière et on assiste, témoin impuissant, à la soirée la plus ratée du monde !

Grâce à « Défaillances » je confirme que j’apprécie tout particulièrement la façon d’écrire de Marie-Pierre Bourdou. C’est tranchant, acéré, surprenant mais avec un côté léger et parfois drôle. Elle réussit à donner à chacun de ses personnages une identité propre non seulement par le caractère mais également par sa façon de s’exprimer comme par exemple Alice et ses jeux de mots. Ce sont de petits détails qui rendent ce récit vivant, prenant et qui donnent l’impression de connaître vraiment ces personnages.

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Après avoir lu ce livre, vous n’assisterez plus jamais à une soirée sans avoir quelque part dans un coin de votre tête cette question : va-t-on retrouver un cadavre dans la baignoire ? Mais aussi, et surtout… que penses donc ce chat qui me regarde ??

Ma note : 8.5/10

Chronique Livresque·Feel - good·Romance

Tout va bien se passer par Sylvie Noël

Fiche technique : 

Edition : Librinova – 296 pages – ebook ou broché – Comédie romantique

Résumé : 

Un mariage… En général c’est une bonne nouvelle, non ? Un moment sympa, une fête, une ambiance géniale ? C’est comme ça normalement, non ?
Alors pourquoi celui de Maggy, ma meilleure amie part en vrille dès qu’on avance un peu dans l’organisation ? Et les problèmes, ça se déplace en troupeau ! La liste est longue ! Sans compter ce crétin de William, égocentrique, arrogant et… meilleur ami du marié ! Ce type me donne envie de vomir.
Et où est passé le futur marié ? Disparu, envolé, le jour du mariage.
Si je suis dans un cauchemar, je veux me réveiller tout de suite.
Mais je vais prendre en main tout ça. Je vais sauver le mariage de Maggy, parce qu’elle est géniale et qu’elle mérite d’être heureuse.
Moi ? C’est Cassie. Grande gueule, gaffeuse, mais prête à tout.
Ce mariage aura lieu. Quoi qu’il advienne !

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Mon avis : 

Un très grand merci à Sylvie Noël, l’auteure, de m’avoir confié son roman en service presse. 

Les préparatifs d’un mariage… En général c’est stressant pour les futurs mariés mais également pour leur entourage et Maggy ne déroge pas à la règle. Son mariage arrive à toute allure et tout n’est pas prêt, des contretemps s’accumulent, des soucis se greffent, bref ça sent la catastrophe ! Heureusement que Cassie, la meilleure amie et témoin de Maggy, veille au grain et va tout faire pour que cette journée soit une réussite pour les tourtereaux. 

Que de toutes les mariées de l’assemblée, celles qui n’ont pas eu des moments de découragement (et/ou d’angoisse, stress, envie de tuer tout le monde.. liste non exhaustive) lorsqu’elles préparaient le plus beau jour de leur vie, lèvent la main ! Merci ! Je me sens moins seule… 

Le titre de ce roman pourrait être un mantra utilisé par Cassie pour rassurer Maggy parce que forcément tout ne va pas être simple.. Entre le tulle, les fleurs, les parents, le plan de table, le marié qui disparaît, la robe, le choix du thème tout s’accumule pour faire péter une pile à la mariée et à son amie… Mais bien sur tout commence avec l’enterrement de vie de jeune fille et ses difficultés d’organisation.

Cassie est une jeune femme qu’on voudrait tous avoir pour amie. Elle est dynamique, gaie, dévouée, elle se donne à fond pour faire plaisir à la future mariée. La seule chose qu’elle n’arrive pas c’est à supporter Will le témoin du marié. Alors forcément cette situation va ajouter encore plus de difficultés parce qu’ils ne vont pas pouvoir s’ignorer très longtemps… Surtout que le dit Will est plutôt canon malgré son arrogance ! Les deux futurs mariés et leurs témoins sont entourés d’un groupe d’amis soudés qui sont tous attachants ou touchants. Agnès ou Caro par exemple m’ont beaucoup amusée. Maggy et David sont un couple vraiment mignon même si Maggy a une légère tendance à se transformer en furie hystérique par moment.. Mais la situation l’exige alors on lui pardonne ! 

C’est un roman qui se lit très rapidement et qui est plein de peps ! L’auteure a su lui donner un rythme agréable grâce à sa plume très actuelle et à des personnages de notre temps. L’histoire est plutôt prévisible bien qu’il y ait quelques rebondissements surprenants et j’aurais aimé que les personnages soient un peu plus fouillés, travaillés notamment Cassie pour laquelle il y a encore matière à découvrir. Mais malgré tout ce roman rempli parfaitement le job : il est divertissant, amusant et délassant !  Le genre de livre dans lequel j’aime me plonger pour oublier les infos déprimantes, la pluie ou le boulot de la semaine.. 

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Une lecture qui vous fera oublier la morosité ambiante et passer un bon moment. Elle rappellera des souvenirs à tous ceux qui ont, un jour, approché de près ou de loin une future mariée ! 

Ma note : 7.5/10

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Chronique Livresque·Horreur

La fille à la peau pâle et frêle par Jennifer Del Pino 

Fiche technique :

IS Edition – 160 pages – ebook ou broché – Thriller

Résumé :

Je suis jeune et belle, mais unique. Une bonne citoyenne qui se fond dans la foule, mais n’obéit qu’à ses propres règles, avançant masquée. Je ne ressens aucune des émotions qui habitent généralement les humains : pas de sentiment, pas de compassion, pas de générosité, pas d’amour ni d’affection pour mes parents, ni pour personne d’ailleurs. Ma première victime ? Le chat de ma mère. J’avais huit ans… Mon caractère colérique et mes crises de paranoïa m’ont conduite très jeune chez le psychiatre. Je l’ai vaincu par mon silence. Je perçois les gens comme des êtres maléfiques. Ma mère, psychorigide, ne m’a jamais manifesté son affection. Mon père était indifférent. Déçus par leur fille, qu’ils sentaient différente, ils me frappaient et me punissaient durement. Je ne veux pas vous effrayer, juste vous faire comprendre. Servez-vous de ces mots pour vous évader, pour vivre ce que vous n’oserez jamais faire, pour vous projeter dans un monde que vous ne connaissez pas. Le temps d’un livre, continuez l’expérience… Mon expérience.

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Mon avis :

Tout d’abord, je remercie IS Edition pour ce service presse et leur confiance toujours renouvelée.

Ce roman est plutôt atypique dans sa façon d’être et surtout original quant à son héroïne. En effet, la narratrice est une jeune femme qui a fait un choix de vie plutôt effrayant : elle ne se refuse rien et surtout pas l’assouvissement de ses fantasmes. Elle torture et tue ses cobayes sans aucun scrupule ni remord. Elle va même jusqu’à consigner ses actes dans de petits carnets.

Le roman est composé de trois parties bien distinctes même si elles se rejoignent par moment. Elles sont également entrecoupées par l’intervention de l’une des victimes d’Elisa.

La première partie est une sorte de présentation d’Elisa, notre narratrice, par elle-même. C’est une psychopathe et elle le revendique. Elle assume totalement sa façon d’être, ses pulsions, ses envies. J’ai trouvé original de pénétrer dans l’esprit d’une serial-killeuse pour une fois plutôt que dans celui d’un homme. On découvre ici la personnalité d’Elisa qui est glaçante, effrayante, dérangée mais n’éprouve aucune culpabilité.

Dans la seconde partie, Elisa nous livre quelques exemples triés sur le volet de ses expérimentations. Homme, femme, enfant, elle ne fait aucune distinction dans ses victimes. Personne n’est vraiment pur à ses yeux qu’il s’agisse d’un homme marié, d’un enfant handicapé ou d’une jeune femme, nul ne trouve grâce à ses yeux, surtout pas quand l’envie de tuer est présente et trop forte.

Et enfin, dans la troisième partie de son histoire, le lecteur pourra découvrir quelques extraits des carnets d’Elisa. Elisa enfant, Elisa plus âgée, Elisa tantôt victime tantôt bourreau, ces carnets nous révèlent quelques secrets qui ont très certainement menés la jeune femme à devenir l’être inhumain, dénué de sentiments et flippant qu’elle est devenue. Ces extraits choisis sont comme une serrure par laquelle le lecteur regarderait pour comprendre. L’auteure y ajoute des croquis qui renforce ce sentiment de carnet intime.  

Ce roman se lit très vite, l’écriture est fluide et Jennifer Del Pino ne fait pas dans la dentelle : c’est cru, sanglant, gore. On a l’impression de plonger réellement dans l’esprit d’Elisa d’autant plus qu’au fil des pages celle-ci interpelle le lecteur, s’adresse à lui directement. C’est très percutant comme façon de faire et j’ai vraiment apprécié la façon dont l’auteure écrit.  

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Un roman qui plaira aux fans d’horreur mais à déconseiller aux âmes sensibles. Une héroïne dont on n’aimerait pas croiser le chemin..

Ma note : 7.5/10  

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Chronique Livresque·Littérature

Liberté je dessine ton visage par Olivier Tarassot

Fiche technique :

Autoédition – 392 pages – ebook ou broché – Littérature contemporaine

Résumé :

Charlie est journaliste, en reportage au cœur de la Syrie. Julie, sa compagne, est urgentiste à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière. Leur destin bascule quand Charlie est enlevé par l’ État Islamique. De Paris à Alep, en passant par la Turquie, des vies se croisent, se bousculent, s’abîment et ricochent comme autant d’existences projetées dans le fracas d’un monde où des hommes et des femmes ordinaires deviennent les résistants de la Liberté.

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Mon avis :

Je remercie chaleureusement Olivier Tarassot, l’auteur, de m’avoir confié son roman en service presse et pour sa gentillesse.

Charlie et Pablo sont journalistes de guerre, ils ont été enlevés et sont maintenus en captivité en Syrie. Julie est la compagne de Charlie. Elle est urgentiste et essaye de vivre malgré la douleur de son absence. Leur histoire mais aussi les histoires d’autres personnages vont se télescoper, se croiser, entre Paris et Alep, entre Raqqa et la Turquie où chacun devient un résistant de la Liberté.

Je dois avouer que j’avais une certaine appréhension à débuter ce roman, le sujet étant terriblement actuel et souvent douloureux j’avais un peu peur de la façon dont l’auteur allait le traiter. Et c’est non seulement une magnifique découverte mais également un roman qui va laisser des traces pendant longtemps.

Ici, se croisent quatre personnages principaux : Charlie et Julie bien sur mais également Lola et Simon. Lola est une jeune femme qui suit un homme par amour, qui va embrasser sa religion, sa pensée. Simon est son père, il refuse d’admettre que sa fille est perdue et qu’il ne la reverra plus jamais vivante. Il va tenter de se battre pour la récupérer. Ces quatre personnages ont un point commun : la folie humaine. Ils sont prit dans le tourbillon qu’engendre la guerre, la peur, la mort, l’intolérance, le fanatisme. Mais à ces personnages s’ajoutent d’autres protagonistes.. Parfois éphémères, ils sont tous d’une importance capitale dans l’histoire comme chacun l’est dans la vie. Qu’ils soient bons ou mauvais, qu’ils soient croyants, athées, fanatiques, ils font vivre ce roman, lui donne vie et surtout nous font réfléchir. Je pense notamment à Pablo ou Salahudine, à l’urgentiste du SMUR ou à la maman de Lola.

C’est un texte très puissant et très bien écrit que nous livre ici Olivier Tarassot. Chaque personnage prend la parole à son tour pour nous faire vivre son quotidien mais aussi, et surtout pour nous livrer ses pensées, et il n’est pas toujours simple de se retrouver dans la tête de quelqu’un qui souffre. Chaque chapitre est une sorte d’introspection où chacun va essayer de comprendre ce qui lui arrive, de décortiquer sa vie mais c’est également un partage avec les absents, un dialogue à sens unique qui leur permet de garder la tête hors de l’eau.

Le thème n’est pas facile à traiter mais Olivier Tarassot s’en sort de façon magistrale. Il ne juge pas, ne condamne pas, il explique. A travers Charlie, le lecteur va tenter de comprendre les raisons de cette guerre, faire connaissance avec des acteurs de ce fanatisme, de cette folie destructrice mais il va également découvrir certains aspect de notre République. Avec Julie, c’est l’amour qui est mit à l’honneur, l’amour pour un homme, l’amour qui embellit mais peut aussi détruire, l’attente qui parfois grignote de l’intérieur, fait douter. Lola, quant à elle, va permettre de s’apercevoir de la fragilité de la jeunesse actuelle, la facilité avec laquelle elle est appâtée, embrigadée  mais aussi l’influence des réseaux sociaux, leur poids dans le recrutement. Et enfin, Simon qui lui nous montre que la révolte est possible, que l’acceptation n’est pas une fatalité et que l’amour peut parfois donner des ailes. Enfin, et surtout le personnage principal de ce roman est la Liberté. Une Liberté chérie, aimée, désirée, espérée.. Liberté est l’espoir de voir renaître un monde tolérant et humain.

La plume d’Olivier Tarassot est non seulement fluide mais également poétique et sans concession. Le travail de recherche, les informations livrées sont d’une grande qualité et donnent un ancrage impressionnant dans le réel. Mais ce que j’ai préféré dans son écriture est cette façon d’effleurer les sentiments, j’ai ressenti beaucoup de pudeur dans la façon dont l’auteur nous livre ses personnages même si tout est clair et bien décrit. Leur psychologie est très bien travaillée, dosée sans être poussée dans le voyeurisme ou la caricature. Et comme on est entre nous, je peux vous l’avouer : lire en pleurant ce n’est vraiment pas évident. J’ai eu une boule dans la gorge pendant de longues pages jusqu’à ce que les vannes lâchent et que je partage totalement les sentiments de chacun de ces personnages..

conclusion

Un texte fort et puissant qui m’a profondément touchée. Des personnages qui au fil des pages entrent dans nos vies pour ne plus la quitter.. Et surtout un livre au goût de Liberté..

Ma note : 9/10

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Chronique Livresque·Thriller

Les pantins marionnettistes, tome 1 : Le château des brasseurs d’air par Samantha Cortenbach

Fiche technique :

Autoédition – 443 pages – ebook ou broché – Thriller psychologique

Résumé : 

Paris, 1952. Prise au piège par Christian Hann, un essayiste reconnu, père de famille et meurtrier en série à ses heures perdues, Andrea se voit proposer un jeu : celui de partager sa vie, d’assister à ses crimes et d’en débusquer la finalité. Suite à un massacre qui tourne en leur défaveur, elle est séparée de lui, mais le jeu continue.

Sur les traces de Christian, elle découvre Braham, une île anglo-normande à l’écart du monde, livrée à la folie de ses habitants. Secouée par les guerres intestines et les miliciens qui en arpentent les galeries souterraines, elle a perdu tout contact avec la réalité, au point de disparaître des cartes officielles. Elle n’a plus rien de l’île qui, à peine quelques années plus tôt, était aussi prospère que Jersey…

Commence alors une longue quête de vérité remontant aux sources de la perdition de Braham, dans l’ombre de la forêt d’Amboise, sous le dôme de verre du château Des Roches où Christian a passé sa jeunesse. Une adolescence marquée par les atrocités d’une secte d’élite, et par sa relation ambiguë et destructrice avec son chef spirituel…

Quel événement central au château Des Roches a planté les jalons d’un tel chaos ? Comment s’est-il propagé vingt ans plus tard sur l’île de Braham ? Comment un seul homme a-t-il pu plonger une île de près de cinquante mille habitants dans la démence ?

Les Pantins Marionnettistes est un thriller psychologique en deux volumes sur le thème de la manipulation des masses, porté d’un bout à l’autre par des personnages hauts en couleurs. De l’homme de lettres assassin à l’aristocrate bipolaire, en passant par le majordome loufoque et les jumeaux incestueux, les pantins vous plongent dans une fresque à mi-chemin entre une version délurée d’Eyes Wide Shut et militaire The Village.

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Mon avis : 

Tout d’abord, je remercie Samantha Cortenbach de m’avoir invitée à lire son roman en service presse. 

Andrea est une jeune femme à la dérive et lorsque son chemin croise celui de Christian Hann, célèbre essayiste et accessoirement tueur en série elle fait un étrange pacte avec lui : elle va partager sa vie et essayer de comprendre ses crimes. C’est cette association qui va l’amener à découvrir l’île de Braham et ses étranges habitants, leurs croyances, leurs coutumes et surtout leur folie.. Cette quête va entraîner le lecteur à la découverte de l’adolescence de Christian passée dans un château abritant une secte sanguinaire dont le chef spirituel Laurent Des Roches entretient avec le jeune homme une relation plus qu’ambiguë.. 

A la lecture du résumé, je n’ai pas réussi à me faire une idée précise de ce qui m’attendait dans ce roman.. Un tueur, une enfance, une jeune femme, un pacte.. Des bases qui m’ont plutôt appâtée et donné envie d’en découvrir plus. Et bien, je dois dire que ces quelques indices sont loin de tout dévoiler.. 

Ce roman se décompose, à mon sens, en deux parties. La rencontre et le pacte entre Andrea et Christian puis les recherches sur l’île de Braham sont déjà une partie dense. On y découvre des personnages plutôt tordus et bizarrement attachants. Je n’ai pas réussi à trouver Christian totalement mauvais malgré l’accumulation d’atrocités qu’il commet.. Andrea, quant à elle, est une jeune femme si perturbée qu’on arrive à comprendre son attachement à son bourreau. Puis l’île de Braham révèle quelques pistes, indique une direction à prendre et cette direction est celle du passé.. 

Dans la seconde partie, on découvre l’adolescence du jeune homme qu’était Christian et son arrivée au château Des Roches où il va vivre sous la houlette de Laurent, maître des lieux et surtout chef spirituel d’une sorte de secte où l’atroce, le burlesque et le barbare se côtoient. Les personnages de cette seconde partie sont totalement barrés, perdus, fous,… Ils vivent dans leur propre monde où Laurent représente l’étoile à suivre, le maître absolu et l’arrivée du jeune Christian (enfin pas encore Christian d’ailleurs..)  va être un véritable chamboulement. 

Ce roman est une surprise énorme. Je suis surprise pas l’ambition de l’auteure qui n’hésite pas à livrer une histoire complexe mais parfaitement maîtrisée, par son style d’écriture que j’ai vraiment apprécié car totalement adaptée au contenu et surtout par l’histoire elle même. C’est captivant, sanguinolent, c’est loufoque, parfois drôle parfois difficile mais c’est surtout une aventure qui fait qu’on ne voit pas le temps passer. A chaque rebondissement, à chaque découverte je n’avais qu’une hâte en découvrir encore un peu plus ! Mon unique bémol sera sur l’écriture qui bien qu’excellente m’aurait encore plus plu avec un tout petit peu plus de simplicité et sur quelques longueurs. 

Je vous ai parlé un peu plus haut des personnages, mais je voulais m’arrêter sur deux en particulier.. Christian, qui malgré sa facilité à tuer, torturer, malgré son esprit tordu, pervers m’a particulièrement touchée. J’ai aimé avoir cette vision d’un tueur de sang froid avant de commencer à soulever le voile du pourquoi… Et Laurent, qui est mon personnage préféré. Vous connaissez déjà mon amour des méchants mais celui-ci.. il est hors catégorie ! Non seulement parce qu’il est atroce dans sa façon d’être, de manipuler, de malmener mais également parce qu’il est doux, beau, charmant, drôle. Ces deux personnages ont tellement de facettes que j’ai hâte de lire la suite pour en savoir encore un peu plus sur eux.. 

Conclusion

Un roman qui plonge dans la folie humaine, dans la perversité et la manipulation sans aucun filtre. C’est souvent dur à lire mais l’erreur serait.. de ne pas le lire ! 

Ma note : 8.5/10

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