Chronique Livresque·steampunk·Science fiction

Kerys tome 2 : Ceux du dehors par Catherine Loiseau

Quelques informations…

Autoédition – 334 pages – ebook – Steampunk / science-fiction

Un résumé ? 

Plus de six mois ont passé depuis la victoire des humains sur les Abominations et la clôture de toutes les failles.

Kerys goûte la paix retrouvée ; Honoré Rocheclaire et Artémise Bouquet convolent en justes noces. La fête sera courte : le moment est venu de secourir Érika Zhaan, retenue prisonnière dans une faille à proximité de Sainte-Victoire. Au cours de leur incursion en territoire ennemi, les mercuriens découvrent l’ampleur de la menace. Les Abominations n’ont pas décidé de passer leur chemin, au contraire, elles semblent avoir trouvé un appui inattendu chez certains humains : les individualistes. Ces nouveaux alliés semblent avoir pour but d’abattre à la fois le gouvernement et les brigades du mercure.

Face à ces menaces, Honoré, Artémise, Erika et les mercuriens vont devoir rivaliser d’ingéniosité et courage…

Ceux du dehors est le deuxième tome de Kerys, trilogie mariant action, steampunk et ambiance lovecraftienne, le tout sous forme de comédie !

5156185_dca5e

Mon avis : 

Je remercie chaleureusement Catherine Loiseau pour l’envoi de ce service presse et pour sa gentillesse. 

Un roman de Catherine Loiseau, c’est comme un bonbon au caramel, quand je l’ai entre les mains, je me lèche les babines d’avance ! 

« Ceux du dehors » est le tome 2 d’une trilogie Steampunk, je vous ai déjà parlé du tome 1 « Ceux du mercure » que j’ai beaucoup aimé.. Mais attention ma chronique risque de vous spolier le tome 1 si vous ne l’avez pas encore lu. 

L’action reprend environ 6 mois après que Ceux du mercure aient « botté les fesses » des Abominations. Dès la première scène, j’ai replongé dans l’humour que j’apprécie tant de cette auteure. En effet, nous sommes témoins du mariage d’Honoré Rocheclaire et d’Artémise Bouquet et je dois dire que la Mme Rocheclaire mère m’a vraiment fait rire. Pauvre Honoré.. Mais cette petite parenthèse enchantée ne va pas durer; en effet la victoire ne s’est pas faite sans pertes.. Erika a été enlevée par les envahisseurs et il va falloir songer à la tirer de cette situation. 

Ce second tome est parfaitement dans la lignée du 1er : de l’action de l’humour, des rebondissements et toujours des personnages charismatiques. Certains ne sont plus (je dois dire que Maximilien m’a beaucoup manqué) mais d’autres prennent plus d’ampleur sans compter les petits nouveaux que l’on découvre. L’évolution des personnages est toujours aussi intéressantes surtout pour les personnages féminins. En effet, Artémise prend en main sa destinée un peu poussée par Simonet. Le personnage d’Eléonore m’avait déjà beaucoup plu lors du précédent tome et on la voit ici grandir et s’imposer (avec parfois un peu de mal..). Erika et Ripley sont également indispensables à l’histoire et vont changer au fur et à mesure. Le personnage masculin qui m’a le plus plu est Octave Simonet même s’il est un peu différent que dans le premier tome. Son esprit manipulateur me plaît toujours autant et le voir au fil des pages c’est comme assister à une partie d’échecs. 

Ce deuxième opus va également voir l’émergence de nouveaux problèmes pour les kérysiens, des soucis dont on trouvent un étrange échos dans notre société : crise économique, chômage,  etc.. après qu’ils aient vécu un âge d’or particulièrement fleurissant grâce à la Canne Bleue. Tous ces tracas vont faire que l’histoire va évoluer différemment que ce que je pensais. En effet, lorsque la paix sociale n’est plus, les gens se tournent parfois vers des choix discutables. Catherine Loiseau aborde ici des thèmes non seulement très actuels mais qui nous touchent tous. 

J’ai donc passé un excellent moment de lecture encore une fois grâce à Catherine Loiseau et à son roman où se mélangent subtilement Steampunk, science-fiction, humour et amour.. L’écriture de l’auteure est toujours aussi active et prenante. Une plume légère grâce à laquelle on voyage sans mal dans Kérys mais aussi à travers les failles, au gré de l’imagination de cette auteure pleine de talent. Et une mention spéciale pour la couverture, qui est, comme pour chaque livre de Catherine, une véritable réussite !  Il me tarde maintenant de retrouver Honoré, Artémise, Erika et tous les compagnons pour la conclusion de cette trilogie ! 

papillon

Un suite réussie qui prolonge l’aventure des kérysiens et de ceux du mercure, les Abominations n’ont qu’à bien se tenir ! 

Ma note : 9/10

Pour acheter et lire ce livre cliquez ici

Publicités
Chronique Livresque·policier

Nick Carter 12 La pension meublée de madame Durk

Quelques informations…

Editions de Varly – 68 pages – Broché – Policier

Un résumé ? 

Les aventures du grand détectives Nick Carter ont été éditée il y a un siècle aux Etats-Unis puis traduites plus tard en français. C’est plus d’un millier d’histoires de Nick Carter qui ont été ainsi écrites. les éditions De Varly vous présentent la réédition à l’identique des versions françaises parues à partir de 1907.

Lecture-hiver

Mon avis : 

Je remercie chaleureusement les Editions de Varly pour l’envoi de ce service presse. 

Lorsque j’ai vu la proposition de service presse concernant cet ouvrage, j’ai de suite été emballée : j’adore les romans policiers ! Et lorsque je l’ai reçu j’ai été étonnée par son format et sa présentation. En effet, c’est un ouvrage très mince mais qui a un côté original indéniable grâce à sa présentation intérieure rétro sur 4 colonnes et sa couverture vintage. C’est un très joli livre !  

Cet opus est le N°12 de la série des aventures de  Nick Carter, le grand Détective. Les Editions de Varly ont réédité à l’identique des versions françaises de 1907 et cela se ressent dans l’écriture et le vocabulaire employé. 

Cette aventure va entraîner Patsy, l’un des détectives « Nick Carter », a poursuivre un groupe de malfaiteurs jusqu’à  la pension de Madame Durk. Le jeune homme ne manque ni d’idées ni de ressources ce qui va lui faire prendre de nombreux risques. L’histoire est bien menée et prenante avec des rebondissements et du suspense. On se prend au jeu en suivant le jeune détective et en croisant les doigts pour lui.. Le vocabulaire et le côté un peu rétro y sont également pour beaucoup. Malgré quelques allusions aux aventures précédentes, je n’ai pas été perdue un instant dans cette enquête haletante et elle m’a même donné envie de découvrir le reste de la série.

J’ai trouvé à ce livre un coté assez cinématographique, très visuel. Pourtant les descriptions ne sont pas forcément très développées mais elles sont suffisantes pour permettre au lecteur de s’immerger et de tout imaginer des décors et de l’action.

J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir ce 12ème opus et je pense que la série entière doit valoir le détour. En effet, un fil conducteur semble les mener et je suis curieuse de découvrir l’histoire dans son intégralité.

0002333

Une courte lecture qui embarque le lecteur dans une série policière captivante. Ce fascicule N° 12 est non seulement rythmé et addictif mais il met en bouche et donne envie de tous les lire !

Ma note : 8.5/10

Pour acheter et lire ce livre cliquez ici

aventure·Chronique Livresque·dystopie

Matriochkas – Tome 2 : Dissidence par Christelle Da Cruz

Quelques informations… 

Editions Plume du Web – 286 pages – ebook ou broché – Dystopie

Un résumé ? 

Alors que la résistance s’apprête à investir le pôle du lac Sainte-Claire, la révolte gronde. Le destin des hommes est entre les mains de l’opposition, menée par Rose. Tout se jouera au cœur de la capitale, où ils devront rallier le peuple à leur cause et s’unir face au gouvernement. Après soixante années passées dans l’ombre, les hommes vont-ils regagner leur place au sein de la société ? À l’heure où Gabrielle et Alexander sont à un tournant de leur relation, c’est tout leur avenir qui est en jeu…

livre et rose

Mon avis :

Je tiens, tout d’abord, à remercier l’auteure Christelle Da Cruz ainsi que les Editions Plume du Web de m’avoir permis de ce roman en service presse.

J’ai lu et beaucoup, beaucoup aimé le Tome 1, Révélations alors j’étais ravie d’avoir la possibilité de lire la suite tant attendue des aventures de Gabrielle, Alexander et tous les autres. Mais attention, si vous n’avez pas lu le premier opus (non mais dites donc !! qu’est ce que vous faites !! zou, on se dépêche ! ^-^) ma chronique va vous spoiler. Donc je vous attends…. C’est bon ? Tout le monde veut connaître la suite ? Alors on y va !

L’histoire recommence au moment exact où elle s’était interrompue : Alex, Gaby et leurs compagnons sont dans un train en direction du Pôle. Ils s’y rendent pour libérer un maximum d’hommes retenus prisonniers mais leur tâche va être compliquée et surtout traumatisante. Christelle Da Cruz nous replonge directement dans le vif du sujet d’Antigonia : ce monde où les hommes sont devenus des objets ou des animaux et dans lequel l’opposition fait tout son possible pour rétablir équilibre et justice.

L’auteure a gardé tous les ingrédients qui m’avaient plu dans le tome 1 : les flash-backs, une héroïne de caractère et ce monde à la technologie si avancée. A nouveau s’enchaînent les révélations, les rebondissements et surtout maintenant que la révolution est lancée chacun va devoir faire face à ses choix. L’histoire est toujours aussi captivante avec un rythme soutenu. En effet, Christelle Da Cruz ne ménage pas ses personnages et elle leur fait vivre des situations difficiles et délicates.

Ce second et dernier tome apporte conclusion et explications, pour cela on plonge en flash-backs dans l’adolescence puis l’âge adulte de Rose Gale, fille de la toute puissante Rebecca. On en apprend plus sur cette femme, le passé de la famille Gale et le puzzle se met en place. J’ai vraiment aimé la façon dont l’auteure réussit à faire se réunir passé et présent tout en maintenant l’avancée de l’histoire. L’histoire d’amour entre Gabrielle et Alexander est présente sans prendre toute la place, ce que j’ai particulièrement apprécié.

Ca a été un plaisir que de retrouver les personnages, de voir leur évolution au fil de l’histoire. Concernant Rebecca et Rose Gale, j’ai beaucoup aimé comprendre le cheminement de leurs histoires personnelles, comprendre leurs choix, leurs idées. On apprend également à connaître la nouvelle Chancelière Jehann Lloyd, sa méchanceté n’a d’égale que sa cruauté et elle va donner beaucoup de fil à retordre à l’opposition.

Ce second tome est dans la lignée directe du premier, Christelle Da Cruz y a la même écriture fluide et savoureuse, je l’ai même trouvé un peu plus mûre. Pour ma part, j’ai vraiment apprécié cette lecture qui m’a entraînée entre combats et coups bas dans un monde quasi exclusivement féminin, un monde qui me fait penser que finalement la folie et la soif de pouvoir ne sont pas une question de sexe ! 

cool-abstract-city-wallpaper-11039-wallpaper-aws-hd-wallpapers

Une dystopie qui tient toutes ses promesses entre action, rebondissements et révélations ce second tome conclus en beauté cette histoire qui m’a fait vibrer !

Ma note : 8.5/10

Pour acheter et livre ce livre cliquez ici

 

 

Chronique Livresque·Littérature

L’habit ne fait pas le moineau par Zoé Brisby

Quelques informations…

Auto-édition – 558 pages – ebook – Littérature

Un résumé ?

Vous tenez entre les mains l’histoire de Maxine, fausse vieille dame mais vraie sage et d’Alex, faux dépressif mais vrai gentil.
Alors qu’ils feront connaissance lors d’un covoiturage, vous assisterez à ce qu’on appelle communément un retournement de situation.
Vous devrez alors suivre leurs péripéties et rester attentifs aux maximes de Maxine, véritable encyclopédie frelatée des expressions françaises.
Vous apprendre par ailleurs qu’il ne faut jamais se fier aux apparences, mais ça vous le saviez déjà, non?

Lecture-hiver

Mon avis :

Je remercie chaleureusement l’auteure, Zoé Brisby, de m’avoir permis de lire son roman en service presse via le site Simplement.Pro et pour sa gentillesse. 

Alex est un jeune homme dépressif qui décide de partir pour Bruxelles, peut-être y trouvera-t-il une bonne raison de vivre ? Max, ou Maxine, jeune nonagénaire pleine de peps décide, quant à elle, de fuguer de sa maison de retraite. Elle part pour Bruxelles mais elle c’est pour y mourir. C’est ainsi qu’ils vont se lancer dans l’aventure du covoiturage et ce qui devait être un voyage tranquille de quelques heures se change en road-trip drôle et émouvant..

Dès les premières lignes, j’ai su que j’allais passer un excellent moment en compagnie d’Alex.. Ses réflexions et interrogations quant au choix de son futur camarade de voyage m’ont vraiment fait beaucoup rire. Puis, il rencontre Max et là… Je n’ai plus su décrocher de leurs aventures à tous les deux et ce jusqu’à la dernière page ! 

L’énorme point fort de ce roman sont les 2 héros. En effet, ils sont aussi éloignés l’un de l’autre que possible et pourtant la combinaison des deux est détonante et étonnante. Entre un Alex qui ne se remet pas d’un chagrin d’amour mais qui cache beaucoup d’autres fêlures et une Maxine dont la vie a été bien remplie mais pas toujours rose, il n’y a pas un moment de répit. Au fil de leurs échanges, le lecteur en apprend plus sur chacun d’eux, sur leurs vies, leurs passés, leurs attentes.. Alex est un jeune homme effacé, qui ne croit pas en lui.. A l’inverse de Maxine, la truculente grand-mère est expansive, amusante, voir même déjantée mais elle cache de nombreuses blessures au fond de son cœur. 

Idées farfelues, manque de chance, joutes verbales tout y est pour que le lecteur passe un très bon moment. L’histoire est souvent drôle grâce aux échanges entre les personnages et aux situations vécues, mais elle est également attendrissante voir même parfois triste.. Ce qui devait être un voyage tranquille se change en road-trip endiablé, en périple loufoque grâce auquel l’un espère sauver l’autre et inversement. Il faut dire que Maxine ne manque pas d’imagination pour pimenter la route.. Quoi de mieux que du shopping ou un karaoké pour se détendre ? A chaque arrêt de la Twingo (voulu ou pas !) on se demande ce qu’il va bien pouvoir leur arriver.. 

Hormis nos deux protagonistes, il y a plusieurs personnages secondaires et paradoxalement ceux que j’ai le plus aimé ne sont même pas là physiquement. Il faut dire que la disparition de Maxine met toute la maison de retraite en émoi et que Mr Lamoureux ou Marty ne vont pas ménager leurs efforts pour la retrouver ou l’aider. 

Bien qu’ils soient indissociables, j’avoue avoir eu un coup de cœur pour Maxine.. J’ai adoré son sac à main quasi magique, son téléphone portable, sa façon si personnelle de restituer les expressions de la langue française ou de refuser son âge mais aussi sa gentillesse, son histoire personnelle…  Tout en elle m’a attendrie.

L’idée de Zoé Brisby d’intégrer les flash-infos à son histoire m’a également énormément plu. On y retrouve bien la manie de certaines presses de monter en épingle les faits sans preuves. Chaque bulletin d’information a été un franc moment de rigolade ! 

Ce roman est le second de cette jeune auteure plus que prometteuse. J’ai beaucoup aimé sa façon d’écrire : légère, drôle mais également tendre. J’ai adoré chaque moment passé avec Maxine et Alex, j’ai aimé découvrir ce que chacun cachait au fond de lui grâce à Zoé et à ses mots. Une lecture qui fait du bien et une auteure que je vais maintenant suivre avec beaucoup d’intérêt ! 

arbre

Embarquez en compagnie d’Alex et Max dans la Twingo ! Et attachez bien vos ceintures car comme le dirait Maxine « ça démarre sur des chapeaux de clous ! » 

Ma note : 8.5/10

Pour acheter et lire ce livre, cliquez ici. 

aventure·Chronique Livresque·Historique·Romance

L’amour, la mer, le fer et le sang par Aurélie Depraz

Quelques informations…

Auto-édition – 254 pages – ebook ou broché – Romance historique

Un résumé ?

Côtes danoises, hiver 865 Sven aime la mer. Il aime les raids, il aime les femmes, il aime son peuple et l’aventure mais… depuis peu, il se prend à rêver de semailles et de moissons, de terres et de cultures et, pourquoi pas, d’une femme, d’un foyer, d’une famille. Une grande expédition est prévue au printemps. Les rives anglo-saxonnes. Cela tombe bien ! Il paraît que leurs femmes sont belles et leurs terres fertiles. C’est décidé : il en sera. Une épouse, une ferme, un commerce florissant vers le Jutland, et à lui le bonheur d’une vie nouvelle ! Mais quand on n’est rien d’autre, aux yeux de la femme de ses rêves, qu’un païen, un barbare, un envahisseur aux mœurs cruelles… quand on est l’amant d’une femme jalouse et le sujet d’un roi cupide… l’entreprise s’annonce difficile ! L’histoire d’un amour improbable au temps des grandes invasions vikings.

gif livre pieuvre

Mon avis :

Tout d’abord, je remercie l’auteure, Aurélie Depraz, pour ce partenariat et pour sa confiance.

Sven Thorgeirsson vit sur les côtes danoises où en 865 il fait bon aimer les femmes, les raids et expéditions au loin, voir même le combat. Mais Sven sent qu’il est prêt pour un changement majeur de direction, il souhaite se trouver un coin de terre fertile pour devenir fermier, une femme pour fonder une famille. Pour cela il va prendre part à la campagne qui se prépare, il descendra vers les rives anglos-saxonnes et peut-être que tous ses rêves se réaliseront, même si rien n’est moins sur..

Je ne suis pas très férue de culture Viking alors j’abordais ce roman avec beaucoup de curiosité. En effet, dans mon imaginaire les Vikings sont barbares, cruels et j’avais du mal à imaginer une romance avec l’un des leurs. Mais ça c’est jusqu’à ce que je croise Sven dans ce roman…

J’ai aimé les deux aspects principaux de ce roman : la romance et l’historique.. La romance tout d’abord, parce que les choses ne sont pas simples pour les deux héros, leur attirance ne coule pas de source, ils vont devoir s’apprivoiser, apprendre à connaître la culture de l’autre, à se connaître. Sven vient d’un pays où les femmes sont très différentes d’Aalissia et lui comme elle vont devoir dépasser les préjugés, le choc culturel. J’ai apprécié que l’auteure dresse des embûches sur le parcours des jeunes gens et que ce ne soit pas une romance simple et lisse..

Pour le côté historique, dès les premières lignes Aurélie Depraz nous plonge dans ce monde à part : froid, dur, violent.. On s’immerge rapidement grâce à l’utilisation des termes de la vie courante, on en apprend plus sur leurs mœurs, leurs coutumes au fur et à mesure que les pages défilent. On découvre la géographie de l’époque, le nom des régions, des lieux. Et pour cela je salue l’immense travail de recherche d’Aurélie Depraz. On sent bien qu’elle n’a laissé aucune place à l’improvisation et qu’elle maîtrise parfaitement son sujet. Moi qui ne connaissait pas le « monde Viking », je n’ai qu’une envie maintenant c’est d’en savoir plus encore !

L’histoire est très bien menée, elle alterne des passages plus calme à des moments de bagarres sanglantes. Le rythme est soutenu sans être oppressant. J’ai tourné les pages et avancé ma lecture sans m’en rendre compte tant je voulais en savoir plus sur l’histoire de Sven et d’Aalissia mais également sur celles des autres personnages comme Leif par exemple.. J’ai également beaucoup aimé Jake et William que j’ai trouvés attachants et drôles. Bien entendu notre couple de héros est fascinant et intense. Leurs caractères semblent si opposés que l’on se demande comment ils vont pouvoir s’entendre, Aalissia m’a fait pensé à un petit oiseau fragile tandis que Sven ressemblait plus à un immense Roc. Et finalement les apparences sont parfois trompeuses..

Je découvre grâce à ce roman la plume d’Aurélie Depraz. Comme je le disais précédemment elle est juste, fine et travaillée pour le côté historique. Quant à la narration, elle est fluide, agréable et entraînante. L’auteure intègre quelques scènes érotiques à son texte qui y trouvent parfaitement leur place, elle choisit ses mots avec soin. Je vais d’ailleurs suivre Aurélie Depraz de très près dorénavant ! Et si vous souhaitez en savoir plus sur cette jeune auteure et sur ses livres voici le lien de son BLOG.

livre-gifs-animes-3764918
J’ai passé un excellent moment avec ce roman entre dépaysement culturel et amour.. Ma rencontre avec Sven m’aurait fait naître une nouvelle passion pour les Vikings et j’espère qu’Aurélie nous fera la joie d’écrire d’autres histoires sur ce peuple !
Ma note : 8.5/10

Pour acheter et lire ce roman cliquez ici

anticipation·Chronique Livresque·nouvelle

Blouse blanche et 5 nouvelles d’Anticipation par Jean-Baptiste Van Dyck

Quelques informations…

NDB Editions – 190 pages – Broché – Littérature / Anticipation / Nouvelles

Un résumé ? 

Un infirmier, Antoine, est fou amoureux de sa collègue. Il idéalise son désir ardent dans ses pensées et ne voit pas la réalité de son quotidien lui échapper complètement. Une ambiance de service psychiatrique en mode nocturne. Une veillée habituelle, l’accalmie avant la monstruosité. Suivi de 5 nouvelles d’anticipation sociétales et réalistes, ayant pour cadre un monde de demain pas très éloigné de celui dans lequel nous évoluons déjà. Une anticipation violente mais vivante.

livre et papillons

Mon avis : 

Avant tout, je remercie chaleureusement l’auteur Jean-Baptiste Van Dyck ainsi que NDB Editions de m’avoir adressé ce service presse et pour leur gentillesse. 

Le format « nouvelle » est un exercice difficile, je vous en ai parlé déjà à plusieurs reprises. Développer une histoire, des personnages en si peu de pages n’est pas la chose la plus simple à faire. Et c’est sans doute pour cela que pendant longtemps j’ai fuit face à ce format. Mais après plusieurs bonnes surprises, j’y ai pris goût et ce n’est pas Jean-Baptiste Van Dyck qui va m’en détourner, bien au contraire ! 

En effet, ce recueil regroupe 6 nouvelles et contrairement à la couverture qui semble « proprette » et lumineuse, les histoires dans lesquelles nous plonge l’auteur sont sombres, glauques, sanglantes, dérangeantes… 

La première nouvelle nous fait découvrir Antoine.. Antoine est infirmier de nuit en hôpital psychiatrique mais il est aussi artiste et surtout timide maladif. Il ne s’intègre pas aux équipes et lorsqu’il entame un binôme avec la jolie Clarisse, il sait qu’ils sont fait l’un pour l’autre, il le sent. Cette première nouvelle nous précipite dans une ambiance particulière plutôt pesante où le lecteur partage les pensées d’Antoine, ses désirs, ses envies sans qu’ils ne deviennent forcément réalité..

Avec «Le cul de sac de Douglas» on pénètre dans une salle d’opération où tout ne se passe pas forcément bien (les petits morceaux de cadavres en attestent !). C’est déjà glauque mais lorsque l’on comprend le pourquoi c’est encore pire.. 

Dans « Cortex » des jumeaux médecins aussi barrés l’un que l’autre nous entraînent dans leur folie, leurs ambitions.. Jusqu’où iront-ils pour les satisfaire ?!

«Fortune macabre pour Jacques Athanée» nous laisse entrevoir dans un avenir plus ou moins proche dans lequel l’être humain frôle l’immortalité, au grand désespoir de certains..

Une nouvelle dans le thème de la gastronomie cette fois avec «Fourmillements dans l’assiette», où les cartes du restaurant vous feront saliver.. si vous aimez les insectes !

Et enfin la dernière nouvelle «Le monde en blanc» est à mon sens la plus futuriste du recueil. On y découvre un monde où il a fallu que l’être humain trouve des solutions pour survivre.. mais où la solution est devenue l’obligation. On y découvre la mort des libertés individuelles, du libre arbitre.. Mais elle laisse entrevoir malgré tout un espoir et il est agréable de finir sur une note un brin positive.  

Chacune de ces nouvelles donne à réfléchir sur des thèmes importants, sérieux et actuels comme l’écologie, le pouvoir, sur notre monde en général et l’être humain en particulier. Elles nous plongent dans un monde à la fois effrayant, pas si éloigné du notre, possible ou probable, et que, personnellement, j’espère ne jamais connaître. 

Grâce à sa plume précise et fluide J.B Van Dyck insuffle à ses histoires un rythme que j’ai particulièrement apprécié. On a le temps de s’imprégner de chacune d’elle, de la comprendre, la visualiser et d’en garder le goût en bouche avant de plonger dans la suivante. 

5156185_dca5e

Si vous souhaitez plonger dans la folie humaine ce recueil de nouvelles est fait pour vous ! La folie à tous les étages qu’elle soit individuelle ou collective, qu’elle soit ancrée ou décidée chacune de ces histoires vous fera naviguer dans ce que l’humain peut avoir d’effrayant ou de pire en lui… 

Ma note : 8/10

Pour acheter et lire ce livre cliquez ici

Chronique Livresque·Littérature

Victoire par Bridget Page

Quelques informations…

Autoédition – 322 pages – ebook ou broché – Littérature contemporaine

Un résumé ?

Victoire le sait : son temps sur terre est compté. Au seuil de la majorité, elle aspire à explorer le monde, sortir de la bulle protectrice dans laquelle son état et ses parents la confinent et s’offrir une échappée belle.En rencontrant Nathaniel, archétype du motard bagarreur et tatoué, elle ne se doute pas que les apparences peuvent se révéler trompeuses et découvre bientôt que son nouvel ami incarne tout ce qu’elle rejette, l’univers de dix-huit années de souffrance. Pour Nath, Victoire est un don du ciel, un cas d’école comme on en rencontre une seule fois dans sa carrière et, contre l’avis de ses pairs, il s’entêtera à la « réparer». Pourtant, ces deux-là devront apprendre une leçon essentielle : l’existence ne correspond pas toujours à celle que l’on s’est rêvée. Aussi faut-il en savourer chaque seconde comme si c’était la dernière. Car Jodie veille, depuis toujours, et elle entend bien avoir le dernier mot.

papillon

Mon avis :

Je remercie chaleureusement Bridget Page pour l’envoi de ce service presse et surtout pour son infinie gentillesse.

Bridget Page est une auteure française que je suis depuis son premier roman, je guette chaque sortie d’un nouveau livre avec impatience et fébrilité. Alors lorsque j’ai appris que « Victoire » allait paraître j’étais comme une gamine dans un magasin de bonbons !

Victoire est une toute jeune femme de 18 ans atteinte d’une pathologie aussi grave que rare. Elle sait que sa vie peut s’interrompre à n’importe quel moment et c’est pour cela qu’elle est aux anges lorsque ses parents lui annoncent qu’ils vont monter à Paris pour un week-end en famille : enfin elle sort de sa bulle et va pouvoir explorer (un peu) le monde. Mais c’est sans compter les caprices du destin qui va lui faire croiser la route du beau Nathaniel Paris. Celui-ci pense qu’il peut la sauver et il ne reculera pas pour convaincre Victoire qu’il faut tout tenter. Sauf que pour Victoire son salut ne passe pas forcément par la guérison, et puis Jodie ne la laissera peut-être pas faire.

Cette nouvelle histoire nous plonge dans la vie de Victoire, une vie rythmée par cette maladie qui l’empêche de vivre, une maladie qui la menace de mort avant même d’avoir appris ce qu’était la vraie vie. L’histoire est belle et horrible à la fois. Belle car on voit Victoire s’ouvrir au monde et s’épanouir au fil des pages mais elle est également terrible car on se demande ce que nous réserve chaque page tournée, si la fin tant redoutée n’est pas à la suivante. Sa rencontre avec Nathaniel va bousculer son quotidien, elle va l’entraîner bien plus loin qu’elle ne l’aurait jamais imaginé dans la découverte des sentiments et du partage. J’ai aimé ce roman qui m’a fait sentir l’urgence, le désir de vivre, mais aussi l’acceptation de la mort. L’histoire avance alors que j’aurais voulu freiner des quatre fers et arrêter le temps. Suivre Victoire dans ses choix et ses décisions, c’est un peu comme monter dans un grand huit..

Le personnage de Victoire va me suivre longtemps je pense. Je me suis attachée à la jeune femme comme à peu d’héroïnes. Elle est touchante, drôle, caractérielle, elle m’a fait rire et pleurer. J’ai eu parfois envie de la bercer comme un bébé et parfois envie de lui hurler dessus. Nathaniel m’a également beaucoup plu pour son courage, sa façon d’être, ses contradictions. Je me suis attachée à quasiment tous les personnages de ce roman, que ce soit Gaëlle, les parents de Victoire et même Alex que l’on ne croise finalement que brièvement. Chacun apporte des sentiments, un petit morceau de lui qui contribue à rendre cette histoire inoubliable.

J’ai été, de nouveau, emportée par le plume de Bridget Page, son écriture est légère, fluide, imaginative mais aussi cruellement juste et pointue. Je n’ai eu aucun mal à imaginer les scènes, on sent son expérience dans le domaine médical  et j’avoue avoir pleuré sur ce roman. Le sujet abordé est très difficile et dur mais l’histoire est belle, poignante bien que douloureuse. Je vais avoir du mal à quitter Victoire, à la laisser dans ma bibliothèque, les quelques heures passées en sa compagnie ont été intenses en émotions. C’est encore une réussite pour cette auteure que j’apprécie tant et de laquelle je vous reparlerais d’ici peu…

Lecture-hiver

Une lecture qui m’a touchée en plein cœur, des héros qui m’ont marquée.. Victoire est un hymne à la vie, un cri d’amour et surtout un roman qui nous rappelle que chaque moment est précieux et qu’il faut profiter de tous ces instants.

Ma note : 9/10

Pour acheter et lire ce livre cliquez ici

Chronique Livresque·Horreur·nouvelle

La Damnée de Castlewood par Mickaël Druart

Quelques informations… 

Auto-édition – 86 pages – ebook ou broché – Nouvelle / Horreur

Un résumé ? 

Sourde aux sombres rumeurs entourant le lieu que l’on prétend maudit, Abigail Brown accepte un poste de gouvernante au sein de l’orphelinat de Castlewood.

Mais tandis que dans le regard brisé des enfants s’abat l’effroyable vérité dissimulée entre les murs du château, Abigail se voit délivrer un funeste présage.

Toutes les gouvernantes, avant elle, se sont indignées du sinistre traitement infligé aux orphelins de Castlewood.

Toutes, finalement, y ont pris part. 

Après avoir cédé à la folie.

Après avoir cédé à la Damnée.

magischesbuch_500px-breit

Mon avis… 

Une fois encore je remercie Mickaël Druart.. En effet, je suis devenue une fan inconditionnelle de ce jeune auteur qui m’a fait rire et pleurer avec Les chroniques de la Faucheuse  et qui m’a fait trembler d’effroi avec Les enfants de Castlewood.  J’étais donc ravie lorsqu’il m’a confié cette nouvelle en service presse. 

Cette Nouvelle est en réalité le Préquel des Enfants de Castlewood, l’action se situe alors que l’orphelinat est toujours en place et qu’il accueille des enfants. La jeune Abigail Brown vient y travailler afin d’aider sa mère financièrement et ce malgré toutes les rumeurs qui auraient dû la faire fuir. Abigail ne se doute pas de l’horreur qu’abritent ces murs gris ni du destin qui sera le sien si elle ne s’enfuit pas au plus vite. 

Une nouvelle fois, dès les premières lignes, Mickaël Druart nous plonge dans un univers angoissant et glauque. En effet, l’orphelinat de Castlewood est loin d’être accueillant et il ne faut que quelques mots à l’auteur pour nous faire comprendre que nous n’en ressortiront pas indemne. Les enfants ressemblent à des zombies effrayés, les gouvernantes à des tortionnaires et Abigail se débat au milieu de tous ces gens afin de garder son intégrité mentale. 

Même si, lorsqu’on a lu la nouvelle précédente, on sait à quoi s’attendre et vers quel destin funeste l’auteur entraîne les habitants de ces lieux maudits, je n’ai pas su lâcher cette histoire avant la fin. Tout y est : le stress, l’appréhension puis la peur et la terreur. On accompagne Abigail dans sa quête de la vérité tout en sentant la présence de la Damnée au dessus de notre épaule.. Et j’avoue que cette sensation est largement aidée par la superbe couverture, flippante à souhait ! 

Les personnages sont encore une fois très complets même si le peu de pages qu’accorde une nouvelle ne permet pas de les développer vraiment. Abigail est bien entendu au centre de tout surtout que certains passages sont « tirés » de son journal.. On y ressent tous les sentiments de la jeune femme, ses espoirs, ses craintes.. 

J’ai aimé découvrir qui avait invoqué la Damnée et pourquoi, j’ai aimé espérer voir Abigail s’en sortir, j’ai aimé retrouver les enfants de cet orphelinat même s’ils sont telles des ombres très peu présents. Et enfin… j’ai aimé cette nouvelle si bien écrite et pensée qui m’a plongée une nouvelle fois dans l’horreur et la laideur de Castlewood. 

Mickaël Druart manie les mots et les ambiances de façon magistrale et j’avoue avoir hâte de lire une nouvelle histoire tirée de son imagination ! En attendant si vous n’avez pas peur qu’elle ne vous visite la nuit, plongez dans l’histoire de la Damnée !

conclusion-gif-9

Il faut beaucoup de courage pour pousser les portes de l’orphelinat de Castlewood.. du courage ou de la folie ? Peut-être que l’un mène à l’autre et peut-être réussirez-vous à quitter ces lieux sans que la Damnée ne vous prenne dans ses filets… 

Ma note : 9/10

Pour acheter et lire cette nouvelle cliquez ici

Chronique Livresque·fantastique

Ténégria, Tome 2 : La Voleuse par Séverine Silbert

Quelques informations…

Autoédition – 426 pages – ebook ou broché – Fantastique

Un résumé ? 

L’espoir commence à renaître dans le cœur des habitants de Ténégria depuis la réapparition d’une Gardienne. Cependant, cet espoir reste fragile. Alicia et Louis doivent chaque jour faire face aux manigances de leurs ennemis qui se dévoilent enfin. De son côté, Melchior a quitté l’Angleterre pour la France afin de partir en quête de l’un des Veilleurs. Il y voit là un moyen de prouver sa loyauté et peut-être, de guérir son âme. Son voyage ne se fera pas sans encombre. Sur sa route, il va croiser une voleuse qui rendra ses investigations beaucoup plus tumultueuses et enrichissantes que prévu. Dans ce deuxième volet, retrouvez les frères Matharel et leurs alliés pour une aventure empreinte de danger, de passion et de chagrin.

c472ea14

Mon avis : 

C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai retrouvé les jumeaux Matharel pour la suite de leurs aventures. Le premier tome « Ténégria, La Gardienne » , dont je vous avais parlé m’avait bien plu et j’avais hâte de savoir ce qu’il allait advenir d’Alicia, Louis et tous leurs compagnons. Je remercie l’auteure, Séverine Silbert, de m’avoir permis de le lire en service presse. Un mention spéciale pour la couverture qui est tout aussi belle et harmonieuse que celle du premier tome. 

Melchior est parti pour la France en compagnie de Lucas en laissant l’Angleterre, son frère Louis et la Gardienne Alicia derrière lui. Il débute ce périple afin de découvrir où se cache l’un des Veilleurs qui posséderait une partie de la relique permettant de sauver le royaume de Ténégria. Il va croiser le chemin d’une jeune femme plutôt déconcertante mais qui, peut-être, réussira à toucher son âme si torturée. 

J’étais ravie de voir que ce second opus était plus centré sur Melchior, le jumeau taciturne et énigmatique. Après avoir subit le traumatisme de la mort de son père, Melchior s’est renfermé et il ne laisse personne pénétrer sa carapace. Mais c’était avant que son chemin croise celui de Léandra, voleuse de bonne famille. Leur rencontre va produire des étincelles au vu de leurs forts caractères ce qui n’était pas pour me déplaire. 

L’histoire est toujours aussi agréable à suivre entre la Ligue, l’Ordre, les loups-garous et surtout la Prima, Laura. Le camp des « méchants » est un peu plus développé dans ce tome même si j’aurais aimé en savoir toujours plus. On apprend des détails sur Laura ou sur Ludwig, sur leurs plans. J’ai trouvé cette seconde partie un peu plus lente mais l’intrigue se pose, s’installe et une fois lancée elle ne s’arrête plus. La quête dans laquelle se lancent Melchior et ses amis va les entraîner bien plus loin dans la souffrance qu’ils ne l’escomptaient. Et pendant ce temps là, Alicia et Louis vont faire face à des meurtres qui mettent en danger Ténégria et le secret de l’existence des Surnaturels. 

Les personnages m’ont tout autant plu ici que dans le tome précédent. On en apprend un peu plus sur Melchior (ce qui m’avait manqué, je suis ravie !) qui reste mon préféré des frères Matharel. Léandra Belair est, quant à elle, une jeune femme attachante tant par son caractère que par son histoire personnelle. Sa vie est compliquée et difficile et elle fait preuve de beaucoup de courage pour essayer de s’offrir une existence loin de la souffrance que lui inflige son frère. J’ai également été ravie de retrouver les autres personnages et plus particulièrement Charlotte, la cousine des jumeaux que j’ai trouvé vraiment touchante. 

Ce second tome continue parfaitement la lancée du premier en développant l’intrigue et en incluant du suspense, des rebondissements et de l’inattendu. Les « intrusions » de la Reine Victoria donnent un peu de piquant supplémentaire puisqu’elle met la pression sur La Gardienne. L’écriture est toujours aussi agréable et fluide, elle est dans le ton du siècle choisi ce qui la rend encore plus appréciable. Séverine Silbert m’a entraîné dans son histoire sans aucun mal et j’ai maintenant hâte de retrouver Melchior, Louis et tous leurs amis !

0002333

J’ai passé un très bon moment de lecture en compagnie de la Voleuse et du Vampire et j’avoue qu’à la lecture de l’extrait du troisième tome donné à la fin je n’ai qu’une hâte.. connaître le dénouement de cette histoire ! 

Ma note : 8/10

Pour acheter et lire ce livre cliquez ici

Chronique Livresque·surnaturel·Thriller

Le rêve des ombres par François Avisse

Quelques informations…

Autoédition – 357 pages – ebook ou broché – Thriller

Un résumé ?

1349. La peste noire fait des ravages en Europe. Six parchemins sont transcrits dans l’urgence sur la demande d’un médecin français. Ils devront être dispersés aux confins des terres parfois inconnues afin d’éviter l’extinction de l’humanité.De nos jours. Damaris, jeune Kényane, se trouve mystérieusement attirée vers les ruines de l’antique cité de Gedi. Là, elle rencontrera ce que la Terre a engendré de plus sombre… Dans les grottes de Leang Leang en Indonésie, Lachlan recherche la toute première peinture rupestre. Ce qu’il découvrira ira bien au-delà de ses espérances et de ses pires cauchemars…Zakaria, 12 ans, est injustement condamné à être enfermé dans une prison turque. Subissant d’atroces sévices, il trouvera un étrange allié dissimulé dans les sous-sols des cachots…Tous vont inexorablement interférer avec Clara Villiers. La jeune médecin légiste au destin tourmenté va poursuivre d’une terrible manière sa descente aux enfers…

livre magie

Mon avis..

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteur, François Avisse, de m’avoir confié son livre en service presse.

Quel est le point commun entre Damaris une jeune kenyane, Lachlan un spéléologue face à des peintures rupestres et Zakaria un enfant de 12 ans injustement condamné à la prison ? Leurs chemins vont croiser le Mal… Quant à Clara, ex-membre de la CIA et médecin légiste sa vie est déjà un énorme chaos et ce n’est pas près de s’arranger…

L’auteur nous plonge dès le début dans un roman vraiment très sombre, parfois glauque. En effet, un parasite tente de prendre le contrôle sur l’espèce humaine et a été, fort heureusement, mis hors d’état de nuire par nos ancêtres. Malheureusement, cela n’a pas suffit à le faire disparaître, la chose n’ayant été « que » disloquée et enfermée. Clara a déjà été confrontée à cette ombre dans un premier tome et ici débute la suite de ses aventures.

En effet, ce roman est un tome 2; j’avoue qu’au début j’appréhendais un peu de commencer la lecture sans avoir lu le 1 mais finalement l’auteur, même s’il fait beaucoup de références l’opus précédent à travers Clara, nous donne suffisamment d’informations pour que le lecteur intègre bien l’histoire et je n’ai pas été perdue un instant.

L’histoire se met très rapidement en place et l’on comprend très vite que l’humanité entière est menacée. Le parasite peut être partout et il est vital de ne pas le laisser se « reformer ». La trame du roman oscille entre le présent et les années 1300 alors que la peste noire s’abattait sur l’Europe. La lecture est très rapide tant on veut savoir comment les choses vont évoluer pour Clara, Alexandre et les autres personnages. L’ambiance devient au fil des pages de plus en plus oppressante alors que l’étau se resserre et que l’on sent la fin arriver.

La découpe du livre en 4 parties fait que l’ambiance angoissante monte lentement jusqu’à atteindre son paroxysme. Chaque partie correspond à une étape dans la progression du Mal, on suit le cheminement des ombres, comment elles arrivent à se réunir. Finalement les choses semblent simples pour ce parasite, c’est pour les humains qui croisent sa route que c’est plus compliqué.    

Par contre, autant j’ai trouvé l’histoire prenante autant j’ai eu du mal à ressentir de l’empathie et de l’affection pour les personnages. En effet, peut-être est-ce dû au fait que je prenne « le train en route » mais il m’a manqué beaucoup d’informations sur chacun d’entre eux et je n’ai pas réussis à m’attacher vraiment. Clara est la seule sur laquelle on en sache suffisamment pour la cerner un peu mais même des protagonistes qui ne font leur apparition que dans ce tome (comme Alexandre ou Winston je suppose) ne sont à mon goût pas assez développés.

L’auteur a une plume très directe, sans fioriture. Pour un roman tel que celui-ci c’est, à mon sens, idéal car on ne se perd pas en descriptions inutiles et ça permet de maintenir cette ambiance particulière. Mon seul bémol sur la forme sera l’utilisation de parenthèses pour donner des explications  ou traductions qui m’ont parfois un peu cassé mon rythme de lecture. Par contre, j’ai beaucoup aimé les notes de fin, et savoir comment est « né » le monstre du Loch Ness m’a bien fait sourire… Ma lecture a donc été vraiment agréable et je conseille à tous ceux qui voudraient se laisser tenter de prolonger le plaisir en commençant par le tome 1 qui doit être passionnant aussi ! 

ob_15cc9e_f64ed5a1

Un thriller avec une pointe de fantastique qui m’a embarquée, une histoire prenante et bien trouvée pour laquelle j’ai hâte de connaître la conclusion !

Ma note : 7.5/10

Pour acheter et lire ce livre cliquez ici