Chronique Livresque·dystopie

Matriochkas, tome 1 par Christelle Da Cruz

Fiche Technique : 

Editions Dreamcatcher – 366 pages – ebook ou broché – Dystopie

Résumé :

 Depuis près de soixante ans, le pouvoir appartient aux femmes. Une mystérieuse épidémie a lourdement décimé la population masculine et l’isolement des survivants a conduit à une réorganisation totale de la société. Au cœur de la capitale, Gabrielle, chauffeuse de taxi, mène une vie sans histoire entre son boulot et ses amis. Un soir, au détour d’une course réalisée pour une riche cliente, elle va se retrouver plongée dans une intrigue inquiétante. Qui est cet homme, évadé d’un pôle d’enfermement, qui ne cesse de la traquer ? Comment a-t-il pu atteindre la capitale sans être interpellé ? Autant de questions dont les réponses pourraient bouleverser l’ordre établi.

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Mon avis : 

Je remercie chaleureusement les Editions Dreamcatcher de m’avoir permit de lire ce roman en service presse. 

Rebecca Gale s’apprête à prendre en 2023 une décision qui va bouleverser l’ordre établi. Elle n’a aucun doute sur le bien fondé de sa décision et ne permettra que rien ni personne ne se mette en travers de son chemin.. 

En 2081, Gabrielle Janssen conduit un taxi, a une colocataire, Viviane et surtout vit dans un monde de femmes, dirigé par et pour les femmes. Dans ce monde, les hommes ne comptent pour rien, ne servent que de distraction à travers les jeux des Arènes par exemple mais surtout ils n’ont plus aucune liberté. Gabrielle se plaît dans sa petite vie tranquille jusqu’au jour où elle va croiser un homme en liberté. Comment a-t-il fait pour quitter son pôle d’enfermement et surtout que lui veut-il ?  

La dystopie est l’un de mes genres littéraires préférés.. En général, une catastrophe survient et le monde change irrémédiablement. C’est toujours un plaisir de découvrir ce que l’imagination des auteurs fait subir à la population et où cela va les conduire. Christelle Da Cruz a imaginé Antigonia où tout a changé lorsqu’un Virus a disséminé la plus grande partie de la population masculine et où les hommes restants ont été enfermés pour éviter que le Virus ne se propage d’avantage. Il est intéressant d’imaginer ce que serait un monde uniquement dirigé par des femmes… Serait-il meilleur ? 

C’est sans doute ce que pense Gabrielle qui est née et a grandit dans ce monde. Elle y vit, y travaille, s’y amuse sans se préoccuper de ce qu’il advient de l’autre sexe. Elle va, un soir, croiser la route d’une femme mystérieuse mais également celle d’un homme curieusement en liberté, Alexander. Gabrielle va devoir accepter que tout n’est pas parfait dans cette société et voir ses certitudes voler en éclat. 

Christelle Da Cruz m’a tout de suite embarquée dans son monde et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord, l’histoire d’Antigonia et de ses habitants est prenante et addictive. En effet, des révélations sont faites au fur et à mesure de l’avancée de l’intrigue mais elles entraînent de nouvelles questions, de nouvelles actions qui font que l’ont reste accroché au roman pour en connaître la fin. L’action s’enchaîne en laissant peu de répit au lecteur avec malgré tout parfois une petite pause pour souffler.

Le monde créé par l’auteure est vraiment intéressant outre le fait que seules les femmes y évoluent ce sont également les avancées technologiques que j’ai trouvé intéressantes. On ne paye ou ne se soigne plus comme à l’heure actuelle, les amusements sont différents et ces changements apportent un vrai plus dans l’histoire car ils la rendent encore plus futuriste.   

Les personnages sont également l’une des raisons pour lesquelles j’ai particulièrement aimé cette histoire. Gabrielle, l’héroïne, m’a plu avec ses petits défauts et son caractère bien trempé; Alexander m’a beaucoup amusée et surtout touchée car à travers lui on découvre le destin des hommes. Mais j’avoue que celle que j’ai préféré reste Rebecca Gale.. Essayer de la comprendre est un défi, de se mettre à sa place également. Se demander si l’on aurait pu prendre les mêmes décisions et pourquoi.. Chaque personnage a été bien pensé et bien réalisé qu’il ait un rôle important ou pas ils sont tous crédibles, attachants ou détestables mais ils ne laissent pas indifférent.

Et enfin, l’un des points important qui fait de ce roman une très belle lecture c’est l’écriture de l’auteure. Non seulement Christelle Da Cruz possède une très jolie plume fluide et agréable mais elle a, en plus, intégré dans son roman des flash-backs qui  permettent au lecteur d’assembler les pièces, de comprendre et j’aime cette idée. L’auteure écrit de façon dynamique ce qui donne un roman plein de peps et d’énergie. J’ajouterai un mot également sur la beauté du livre entre la couverture qui est très réussie et également l’inclusion de jolies matriochkas à l’intérieur en font un très bel objet. 

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Une dystopie comme je les aime où se mêlent action, révélations, sentiments et héros attachants. Un très bon premier tome que je recommande vivement à tous les fans du genre (et aux autres aussi !!) et pour ma part, je n’ai qu’une question… A quand la suite ???? 

Ma note : 8.5/10

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Chronique Livresque·Drame·Littérature

Défaillances par Marie-Pierre Bardou

Fiche technique :

Éditions Hélène Jacob – 194 pages – ebook ou broché – Littérature

Résumé :

Une petite fête entre amis, un soir d’été caniculaire. May et son mari ont invité leurs proches. Ce qui devrait être un moment agréable, quelques heures de détente et de partage, se transforme rapidement en chaos et en catastrophe… Disparitions, accidents, trahisons, règlements de comptes ponctuent une soirée qui se révèle très pénible, avec, en filigrane, cette question : qui va mourir ? Ou plutôt : qui est mort ? L’amant de sa petite sœur Alice, que May n’a aucune envie de voir chez elle ? Le mari adultère, qui a eu le culot d’inviter sa maîtresse ? Le copain insupportable, qui fait la morale à tous entre deux crackers ? La célibataire qui oublie sa solitude dans des excès de drogue ? Le dragueur impénitent ? Construite en flash-backs, pleine de chausse-trappes et d’impasses, cette histoire est avant tout celle de nos défaillances – d’amis, d’amants, de parents… Nos failles, nos lâchetés, toutes ces petites choses, ces choix que l’on ne fait pas ou que l’on fait mal, ces blessures qu’on inflige sans même le vouloir, parfois…

Nos défaillances qui peuvent nous mener, si l’on n’y prend garde, à notre fin.

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Mon avis :

Avant tout, je remercie les Editions Hélène Jacob pour ce service presse et leur confiance renouvelée.

May et Thomas ont organisé une soirée entre amis. Mais au lieu du moment de détente espéré, les catastrophes s’enchaînent et vont mener inexorablement vers cette finalité dont Chamallow nous explique les détails dès les premières pages.

J’avais découvert la plume de Marie-Pierre Bardou dans un livre écrit à 4 mains « Temps Mort » dont je vous parlais ICI. J’avais vraiment beaucoup aimé cette lecture et j’étais donc ravie de retrouver l’une des deux auteures en solo.

Ce roman est construit de manière originale puisque chaque chapitre donne lieu à un changement d’époque. Parfois nous allons remonter de quelques heures, d’autres de quelques mois alors il faut faire très attention aux dates et heures afin de bien en comprendre la chronologie. On y fait connaissance avec différents personnages tels que May et son mari Thomas chez qui se déroule la fête mais aussi Alice, la sœur de May, venue avec Volker son amant (et accessoirement homme marié..). Ces 4 personnages sont le socle de l’histoire et autour d’eux gravitent plusieurs personnages secondaires tels que Louise-Berthe, Frankie, Nathalie… Chacun d’eux va faire que cette soirée va virer au drame, que les choses vont imploser sous le regard placide et surtout lucide de Chamallow, le chat.

Les sauts dans le temps ne sont pas la seule originalité de ce roman puisque l’un des narrateurs principaux n’est autre que le fameux Chamallow. En effet, le félin nous livre son point de vue de façon perspicace, amusante et nous permet d’observer les humains sans qu’ils s’en aperçoivent. C’est une façon d’intégrer un peu de légèreté et d’humour dans un texte qui, au fil des pages, devient de plus en plus pesant.

En effet, le roman débute sur l’image d’un corps de femme dans une baignoire. On ne sais ni qui elle est, ni ce qu’elle fait là mais au vu des constatations de Chamallow on comprend rapidement que son immersion est plutôt définitive. Et l’auteure nous entraîne sur diverses pistes, nous donne plusieurs possibilités sur une victime potentielle et c’est en cela que l’ambiance est pesante car le lecteur va chercher à savoir qui ? comment ? pourquoi ? L’histoire est bien amenée puisque même si ‘on en connaît le dénouement l’intrigue reste entière et on assiste, témoin impuissant, à la soirée la plus ratée du monde !

Grâce à « Défaillances » je confirme que j’apprécie tout particulièrement la façon d’écrire de Marie-Pierre Bourdou. C’est tranchant, acéré, surprenant mais avec un côté léger et parfois drôle. Elle réussit à donner à chacun de ses personnages une identité propre non seulement par le caractère mais également par sa façon de s’exprimer comme par exemple Alice et ses jeux de mots. Ce sont de petits détails qui rendent ce récit vivant, prenant et qui donnent l’impression de connaître vraiment ces personnages.

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Après avoir lu ce livre, vous n’assisterez plus jamais à une soirée sans avoir quelque part dans un coin de votre tête cette question : va-t-on retrouver un cadavre dans la baignoire ? Mais aussi, et surtout… que penses donc ce chat qui me regarde ??

Ma note : 8.5/10

Chronique Livresque·fantastique·Romance·Science fiction

Chroniques d’un Saint Exorciste, Tome 2 : La Traque de Cerbère par Dana B. Chalys

Fiche technique :

Autoédition – 242 pages – ebook ou broché – Science Fiction

Résumé :

Le mythique Cerbère, gardien des portes de l’Enfer, a disparu. Sans personne pour retenir les créatures infernales, la barrière entre le monde des vivants et celui des morts est plus fragile que jamais. Satan, craignant un exil des âmes condamnées à le nourrir, a envoyé sur Terre l’un de ses sbires afin de retrouver Cerbère ; un Prince de l’Enfer qui a pris possession d’une personne pour laquelle Nathan éprouve une affection particulière. Le Saint Exorciste n’a pas le choix : pour rétablir l’ordre et protéger ceux qui lui sont chers, il devra se lancer sur la trace du chien à trois têtes quitte à se mettre son Ordre à dos, car le temps lui est désormais plus que compté. De révélations en mauvaises surprises, Nathan apprendra que ses ennemis sont plus nombreux qu’il n’aurait pu l’imaginer, mais que l’aide peut revêtir des formes insoupçonnées.

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Mon avis :

Un grand merci à Dana B. Chalys, l’auteure, de m’avoir permit de lire ce second tome en service presse et pour sa confiance renouvelée.

Quelle joie de retrouver Nathan, Donna et toute la bande !! Je vous avais parlé du tome 1 qui avait été un coup de cœur ICI et j’avais hâte de lire la suite de leurs aventures.. Alors si vous n’avez pas encore lu le premier opus attention ma chronique risque de vous spoiler.

On retrouve donc Donna entourée de ses amis mais qui est sans nouvelle de Nathan depuis la fin de leur aventure. Quant à Mickael, il a énormément changé depuis ces évènements, il a rompu avec sa petite amie, il n’est plu le jeune homme enjoué et Donna se tracasse pour lui. Ce qu’elle ne sait pas c’est qu’il a un problème et que seul Nathan va pouvoir l’aider..

Les bases de l’histoire avaient été posées dans le tome 1 alors maintenant que le lecteur connaît le monde dans lequel évolue Nathan l’action commence plus rapidement. Cerbère, le célèbre chien à 3 têtes gardien des Enfers a disparu et il est urgent de le retrouver avant que toutes les âmes damnées ne s’enfuient et laisser Satan et ses sbires sans nourriture. Nathan va donc devoir résoudre ce problème et il sera épaulé en cela par des personnages assez inattendus.

Ce second tome est plus centré sur Nathan, sa vie passée et particulièrement son enfance mais également ses sentiments vis à vis de Mickael. Il se dévoile un peu plus, je l’ai trouvé plus accessible que dans le premier tome mais malgré tout il reste secret et soucieux des autres au point de les empêcher d’entrer réellement dans sa vie. Il ne se laisse par approcher facilement.. Donna est un peu plus en retrait dans cette suite même si elle reste un pilier de l’histoire. J’adore cette fille ! Elle est tellement gentille, enjouée, pétillante.. C’est un déchirement lorsqu’elle est triste et malheureuse. Mais mon chouchou reste Tit bien sur ! Le petite nouvelle, Aprilia, est également un personnage attachant et j’espère en apprendre un peu plus sur elle par la suite..

L’histoire en elle – même est, comme pour le précédent tome, prenante et addictive. On a envie de comprendre comment Cerbère a pu disparaître et surtout savoir où il est mais à cela s’ajoute l’histoire entre Nathan et Mickael compliquée encore un peu plus par la situation particulière de ce dernier. Je les ai trouvé tellement mignons mais entre les démons, les non-dits, le problème de l’acceptation de soi et surtout la non-acceptation par les autres ce n’est pas simple. On découvre ici la famille de Mickael et tout particulièrement sa mère.. On comprend mieux après cela les difficultés qu’a le jeune homme à assumer ce qu’il est vraiment.

Dana B. Chalys a encore une fois su me transporter grâce à son histoire, ses personnages et sa plume. Nathan et ses amis font partis de mes personnages favoris et au vu de la fin de ce second tome je n’ai qu’une hâte.. lire le troisième !!!!

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Une série originale qui, à chaque tome, me conforte dans mon coup de cœur ! Si vous aimez les séries avec des histoires addictives, des personnages au top n’hésitez pas un instant et faites connaissance avec Nathan et Donna !

Ma note : 9.5/10

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Chronique Livresque·Science fiction

La Survivante, L’aube tome 1 par Alice Leveneur

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Fiche technique : 

Art en Mots Editions – 208 pages – ebook ou broché – Science Fiction

Résumé : 

Le monde est envahi par des monstres sanguinaires. Des contaminés, autrefois des hommes maintenant des tueurs qui ont réduit l’humanité à une poignée de survivants.
C’est parmi eux qu’a survécu seule Alexianne durant un an avant de trouver refuge sur une île où vit une petite communauté sous la protection d’Enzo.
Après l’horreur qu’elle vient de traverser, Alexianne voit en cet endroit un renouveau, un nouveau départ loin d’un passé qui lui échappe.
Sur l’île, elle trouvera espoir et amour auprès d’Enzo.
Mais au fur et à mesure que ses sentiments envers lui se dessinent, elle ressent également une oppression, un tourment. Quelque chose la hante…
Elle comprendra bien trop tard que son passé la rattrape sous les traits d’un Alpha, chef de clan des contaminés, qui fera tout pour l’avoir auprès de lui.

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Mon avis : 

Un très grand merci à Alice Leveneur, l’auteure, qui a eu la gentillesse de me confier son livre en service presse. 

Plusieurs choses m’ont attirée lorsque j’ai vu passer ce roman en proposition de service presse. Tout d’abord, sa couverture que j’ai trouvé non seulement belle, harmonieuse mais intrigante. Puis à la lecture du résumé les mots « contaminés » et « survivants » m’ont fait cliquer sur postuler directement ! J’adore quand ça ressemble à du zombie… Et voilà donc comment j’ai découvert ce tome 1.. 

Les premières pages sont, comme la couverture, plutôt intrigantes. Une femme semble seule sur un bateau, elle n’a apparemment plus envie de vivre sans pour autant « passer à l’acte », laisse glisser quelques allusions sur des hommes contaminés.. Puis tout s’emballe, elle se jette à l’eau et est secourue par Enzo, chef d’une île où se sont réfugiés des centaines de rescapés de la fameuse contamination. Elle va devoir réapprendre à vivre en communauté, s’adapter à la vie sur l’île et se faire accepter des autres. Mais sont-ils vraiment à l’abri ? 

J’ai eu une très belle surprise à la lecture de ce livre tout d’abord pour l’histoire. En effet, elle est originale ce qui n’est pas évident lorsqu’on s’attaque au post-apocalyptique et aux « zombies » (ici contaminés…). C’est souvent le même schéma qui  revient alors que là les contaminés ont des chefs, les Alphas, qui sont un plus étonnant et surtout innovant. L’histoire des rescapés sur l’île est également intéressante, comprendre comment ils sont arrivés là, pourquoi.. Par contre, c’est un tome 1, il manque bien sur beaucoup de réponses aux questions que le lecteur se pose par exemple sur l’origine de la contamination. Mais c’est une très bonne base d’histoire qui est un peu courte mais bien menée.

L’auteure  a réussit à intégrer,  comme une cerise sur le gâteau, une histoire d’amour qui n’est pas gnangnan et qui tient la route. J’ai aimé suivre l’histoire qui débute entre Alexianne et Enzo, voir les doutes, les quiproquos ou les espoirs. Ces deux héros sont attachants parce qu’ils ne sont pas improbables. C’est à dire ? Ben juste que je n’aurais pas compris deux héros qui vivent dans le monde des Bisounours alors que tout s’effondre autour d’eux.. Bien au contraire, ils font preuve de courage, parfois d’entêtement quitte à se faire du mal malgré leurs sentiments mais la survie du groupe est leur priorité.

Ce groupe qui est justement au centre de l’histoire et des préoccupations de chacun. Cette île est comme une oasis où ils ont pu se réfugier et éviter soit de mourir soit d’être transformé en monstre sanguinaire alors tout nouvel arrivant leur semble suspect. Et d’autant plus quand le nouveau leur apporte des informations qu’ils n’avaient pas et qui vont bousculer un peu leurs croyances. Chacun des personnages le composant est intéressant, j’ai particulièrement aimé Malika qui m’a émue avec ses doutes mais également fait rire avec sa façon d’être. Le personnage d’Anna est plus ambigu mais je l’ai trouvé rafraîchissante à s’opposer à Enzo et Alexianne (même si je l’aurai bien assommée parfois !). Du côté des contaminés même si les personnages ne sont pas si « développés » individuellement (et pour cause !), l’auteure a intégré à l’histoire certaines pistes qui demande à être creusées les concernant et j’ai hâte d’avoir des réponses.  

La plume de l’auteure rend ce récit addictif car non seulement l’écriture est très fluide et agréable mais le rythme est vraiment sympa. Alice Leveneur a fait le choix d’écrire des chapitres plutôt courts qui font que l’histoire avance assez vite tout en laissant au lecteur le temps d’intégrer toutes les informations. Même si parfois j’aurais aimé un peu plus de développement cette histoire est parfaitement menée et  j’ai vraiment très très hâte de connaître la suite des aventures d’Alexianne, Enzo et tous leurs camarades mais aussi d’en savoir plus sur les contaminés ! 

Conclusion

Un très bon roman post-apocalyptique qui m’a tenue en haleine jusqu’à la fin. Un tome un réussi où se mêlent monstres sanguinaires, amour, espoir et ce n’est que le début..

Ma note : 8/10 

Chronique Livresque

Je pleurerai plus tard par Mathieu Bertrand

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Fiche technique :

Editions Librinova – ebook – 227 pages – Thriller

Résumé : 

Ils sont morts. Tous les deux. Ce jour-là, j’ai tout perdu. Mais pire encore… j’ai perdu mon âme.
Couché dans ma cellule, j’observe le mouvement de balancier d’un nœud de pendu. Dans quelques minutes, mon cou s’y brisera. Quand plus rien ne vous raccroche à la vie, la mort devient une échappatoire plutôt acceptable.Huit semaines. Huit putains de semaines qui m’ont fait basculer dans une haine qui dictait mes pensées autant que mes actes.
Impossible de s’extirper de ce carcan que représente l’envie de vengeance. Ça part d’une promesse, ça se transforme en rage et ça s’installe dans votre tête pour n’en sortir que lorsque vous êtes un meurtrier…

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Mon avis : 

Un grand merci à Mathieu Bertrand, l’auteur, de m’avoir confié son roman en service presse. 

Dès le début du livre on apprend que le héros est en prison, un livre qui commence par le dénouement c’est original et atypique. Mais pourquoi Patrice Lorenzi est enfermé entre ces quatre murs à contempler un nœud de pendu en ayant une seule pensée : s’y pendre ? Et qui est mort ? Et bien pour le savoir il va falloir remonter le temps.. 8 semaines précisément alors que la vie de Patrice et de sa famille, sans être idyllique, est heureuse. Une femme, un enfant, un bon travail, tout semble sourire à cet homme sans histoire jusqu’au jour où tout bascule, tout sombre, jusqu’à ce jour où leurs vies explosent..

Dès la première page de ce roman, j’ai été comme prisonnière de cette histoire. J’ai d’abord voulu comprendre pourquoi Patrice Lorenzi était incarcéré. Puis au fil des pages, son histoire nous est dévoilée, on apprend qu’il est Directeur de services pénitentiaires et sa femme l’appelle car son fils est souffrant. Sauf que Patrice travaille à Dijon alors que sa famille se trouve à Agen. Même si l’on se doute rapidement de l’identité des deux morts, une question persiste : pourquoi ? J’ai voulu comprendre comment il avait pu atterrir dans cette prison, quelles décisions l’avaient mené à cette fin ? Et j’avoue que bien souvent je me suis mise à la place de Patrice ou de son épouse.. 

Patrice Lorenzi nous narre sa propre histoire, il nous raconte cette descente aux enfers. Huit petites semaines, cela peut paraître court comme laps de temps mais c’est largement suffisant pour qu’un homme perde tout ce qui fait l’essence même de sa vie, voire même son âme. Le fait qu’il soit lui même narrateur permet au lecteur de mieux le comprendre, de mieux appréhender sa façon de voir, ses doutes, ses certitudes. La psychologie des personnages est vraiment très importante dans ce roman et c’est, pour moi, une incroyable réussite pour l’auteur qui a créé des protagonistes à la psychologie parfaitement travaillée et transcrite à travers l’histoire autant pour le héros que pour les personnages secondaires.

A travers ce roman, j’ai pu découvrir un métier fort méconnu et auquel on ne pense pas spécialement. En effet, Patrice Lorenzi est fonctionnaire des  services pénitentiaires et à travers le récit on en apprend plus sur ce monde, son fonctionnement sans que cela pèse sur l’histoire car Mathieu Bertrand dose parfaitement les informations qu’il nous donne.

Je ne vous en dirait pas plus sur cette histoire, il serait dommage de vous dévoiler les raisons qui poussent Patrice à se venger car la découverte fait partie du plaisir de la lecture mais ce que je peux vous en dire c’est que cette histoire est poignante, touchante car elle touche à l’amour d’un homme pour sa famille. Un amour qui va l’entraîner vers la vengeance, qui va lui faire perdre complètement les pédales quitte à tout sacrifier, tout perdre.

C’est le second roman de cet auteur mais je vais le suivre avec beaucoup d’intérêt car j’avoue avoir vraiment adhéré à sa façon d’écrire. Le rythme est vraiment prenant et entraînant tout au long de l’histoire malgré quelques petites longueurs. On ne s’ennuie pas car l’auteur sait faire rebondir son récit. Une pointe de surnaturel est également présente dans cette histoire que j’ai bien appréciée et trouvée intéressante. 

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Un très bon roman qui fait réfléchir si l’on se met à la place du héros, qu’aurions-nous fait à sa place ? Une histoire poignante qui nous démontre que finalement rien n’est acquis dans la vie et que parfois il suffit d’un petit rien pour que tout bascule.. 

Ma note : 8.5/10

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Chronique Livresque·Jeunesse·policier

Soupçons de Kirsteen Duval

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Fiche Technique :

Autoédition – 280 pages – ebook ou broché – Thriller

Résumé :

Sybil et sa mère Maureen fuient le compagnon violent de cette dernière et s’installent dans une ville proche de la frontière du Canada. Leur nouvelle vie se met en place très rapidement, l’avenir semble prometteur. Maureen et Sybil ne tardent pas à tisser des liens amoureux. Le shérif Dan tombe sous le charme de Maureen, alors que Sybil n’en revient pas d’avoir éveillé l’intérêt du très beau Tom. Plus le temps passe et plus le comportement de Tom intrigue Sybil, mais l’amour qu’elle lui porte anéantit sans cesse ses soupçons jusqu’au jour où sa vie bascule…

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Mon avis :

Je remercie l’auteure, Kirsteen Duval, de m’avoir permit de lire son roman en service presse et pour sa gentillesse.

Le roman ouvre sur une scène un peu déroutante, pas de nom, pas de lieu mais le lecteur comprend très vite de quoi il s’agit.. Une femme dans un coffre de voiture. Puis, 2 policiers sonnent à une porte après que l’auteure nous ait fait faire un saut dans le temps de plusieurs dizaines d’années. Ils rendent visite à une vieille demoiselle qui va, à leur demande, leur raconter ses souvenirs datant de 1961..

Dès les premières pages, j’ai été prise au jeu de ce récit. En effet, on sait que l’on est dans les souvenirs de Sybil et même si la scène au départ nous oriente quant à l’issue de l’histoire malgré tout le suspense est présent. En effet, cette image reste an arrière fond dans l’esprit du lecteur qui va essayer de deviner :  Comment ? Pourquoi ? Qui ? Kirsteen Duval laisse tomber au fil des pages de petites miettes qui permettent au lecteur de se faire ses idées.

L’histoire tourne donc autour de Sybil, jeune adolescente et de Maureen sa mère. Elles se sont installées précipitamment à Blossom Creek, à la frontière canadienne, alors qu’elles fuient le compagnon violent de Maureen. Elles s’installent plutôt rapidement et bien dans leur nouvelle existence entre travail, études, nouveaux amis et nouveaux amours.. 

Autant, j’ai prit beaucoup de plaisir à suivre l’histoire de Sybil et Maureen autant j’ai eu un peu de mal avec le personnage de la jeune fille. En effet, j’ai trouvé qu’elle était plutôt versatile et (même si c’est plutôt normal pour une adolescente, parait-il… je ne m’en souviens plus !!) j’ai eu du mal du coup à la cerner et surtout à suivre ses sautes d’humeur. Malgré tout, on ressent l’amour et la fierté qu’elle éprouve pour sa mère ce qui représente le moteur de cette histoire.

Les autres personnages m’ont par contre beaucoup plu surtout les personnages masculins. J’ai trouvé le sheriff particulièrement attachant. J’aurai aimé qu’ils soient parfois un peu plus développés mais ils collent tous très bien avec le style de l’auteure, l’essentiel est là, on connaît leurs histoires sans tomber dans le « trop ».

Le rythme de l’histoire est quant à lui très intéressant.. Le tout début est stressant, on sent l’urgence, on sent le drame mais on ne sait pas où cela va nous mener.. Puis on vit l’installation de Sybil et sa mère à Blossom Creek. Tout se fait tranquillement, les nouvelles rencontres, les amitiés qui se créent, les amours qui fleurissent, la saison qui avance.. Malgré tout quelques indices nous laissent présager que les choses vont se gâter.. et là, ça s’accélère ! Le rythme devient plus soutenu, plus oppressant jusqu’à une fin qui vient boucler la boucle. J’ai particulièrement apprécié cette façon d’écrire, d’autant que l’auteure a une plume fluide et directe. Elle nous donne quelques petits détails, nous laisse apprécier le côté bucolique de la nouvelle vie des deux femmes avant de nous plonger dans le sombre. Le côté jeunesse ressort par moment, surtout avec le comportement de l’héroïne mais encore une fois, c’est cohérent.

Mon seul bémol sera sur la date choisie.. J’ai eu un peu de mal au fil des pages  me projeter dans les années 60 aux Etats-Unis. Quelques petits détails m’ont gênée comme le fait que Maureen soit divorcée par exemple. Je ne suis pas spécialiste en sociologie mais je m’imaginais que le divorce à cette époque n’était pas très bien accepté.

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Une très bonne lecture qui m’a tenu au fil des pages jusqu’aux explications finales. Un roman Young Adult qui se transforme peu à peu en policier. 

Ma note : 8/10  

 

Chronique Livresque·humour·Romance

Talons hauts et taches de rousseur, tome 1 par Esther Jules

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Fiche Technique :

Editions Numériklivres – 272 pages – ebook ou broché – Romance / Youngadult

Résumé :

Pomme Lambert est une gentille ado de province qui prépare son bac, sage et tranquille, toujours dans les clous.
Lorsqu’elle croise la route d’Éden, le petit ami de sa sœur, ses certitudes vacillent. Les événements s’enchaînent, sous couvert d’une famille parfaite, entre une sœur égocentrique et manipulatrice, une mère émotionnellement aveugle, et un père limite psychopathe. Même s’il n’y a plus de ligne franche entre le noir et le blanc, Pomme va s’y accrocher. Et grandir.
Éden, tiraillé entre Pomme et sa sœur Jolie, sa peur de les blesser, ses secrets, ses incertitudes, va découvrir qu’on ne s’ennuie jamais avec les sœurs Lambert.
Et on ne s’ennuie jamais, non plus, de l’écriture enjouée d’Esther Jules qui nous propose une nouvelle comédie romantique dans l’air du temps avec des personnages allumés embarqués dans une aventure ô combien captivante.

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Mon avis :

Je remercie en tout premier lieu les Editions Numériklivres de m’avoir confié ce roman en service presse et pour leur confiance renouvelée.

Dès la lecture du résumé je me suis dit « oulala ça va être déjanté ! » parce qu’avec des héros qui s’appellent Jolie, Pomme et Eden je pense que l’auteure a un sacré humour. Et ça n’a pas loupé !

Pomme est une jeune femme de 16 ans (bientôt 17 !) qui prépare son bac et dont le rêve est de devenir vétérinaire. Sérieuse la Pomme hein ? Sauf que la pauvre n’est pas vraiment bien entourée entre une sœur menteuse, nympho et manipulatrice, un père limite dictateur qui sombre peu à peu dans la violence et une mère qui semble aussi concernée par sa fille cadette que par l’élevage de bulots, Pomme ne rêve que d’une chose : partir étudier loin ! Mais sa petite vie « tranquille » va être bouleversée lorsqu’elle fait la connaissance d’Eden, le petit ami de Jolie, sa sœur..

Dès le début je me suis attachée à Pomme, c’est une jeune fille sérieuse, gentille, bucheuse. Elle a un rêve et met tout en œuvre pour le réaliser. Elle forme avec ses amis le groupe des « loosers » mais ça ne semble pas la déranger, finalement Pomme est bien dans ses baskets. Mais lorsque Jolie, sa sœur ainée, vient présenter son petit ami à ses parents tout se gâte ! Pomme a un coup de cœur pour le bel Eden (non mais Pomme et Eden ! Ca m’a fait rire un moment…) et celui-ci va devoir faire un choix entre les deux sœurs Lambert.   

Ce roman m’a vraiment fait passer un très bon moment et m’a surtout beaucoup fait rire.. Entre les prénoms improbables qui forcément amènent des jeux de mots, les scènes mythiques et une histoire qui se complique au fil des pages ce tome 1 est vraiment une jolie découverte. Je vous confie un petit secret, j’ai une longue pause déjeuner le midi qui me permet de beaucoup lire.. sauf que je ne suis pas seule dans le bureau. Eh bien, je pense que mes collègues sont soulagés que cette lecture soit terminée, visiblement trop de rigolades ! L’auteure enchaîne les situations cocasses comme la scène de présentation d’Eden aux parents, les réparties comme le pétage de plomb de Pomme le jour de son anniversaire ou les jeux de mots autour des prénoms ce qui nous donne un roman enjoué, léger, qui fait du bien au moral !

Les personnages oscillent entre loufoques, déjantés, sages, dégoulinants d’amour, mythomanes, mabouls, garces.. bref un panel éclectique que j’ai vraiment beaucoup aimé ! Ils sont tous à leur façon attachants autant la bande d’amis à Pomme avec Jenny et Tutu par exemple mais également Greg (qui reste un de mes chouchous..), Emérence, voir même les parents Lambert.. Ces derniers ont la palme pour moi, ils sont prodigieusement excessifs, j’adore !   

Malgré tout, certains thèmes sérieux sont abordés comme l’adolescence et le fait d’être un ado « à part », les parents qui font des différences entre leurs enfants, l’amour fraternel… Ces situations amènent à réflexion sans entacher un instant la bonne humeur de ce livre.   

Esther Jules a une écriture très actuelle qui s’adapte parfaitement aux situations décrites puisque les héros sont de jeunes adultes. Elle a une plume entraînante, pétillante qui embarque le lecteur. Au début, j’avais un peu peur que ce ne soit « qu’une » romance mais pas du tout.. C’est drôle, c’est frais ! Le début est plutôt sage, les héros apprennent à se connaître puis les choses se compliquent entre quiproquos, mensonges et secrets découverts.. L’auteure a réussi le tour de force de me faire apprécier une romance et d’en redemander en plus ! Vivement le tome 2, parce qu’au vue de la fin de celui-ci il risque d’être savoureux..  

Conclusion

Un premier tome vraiment réussi entre amour et humour.. Si vous décidez d’entrer chez les Lambert pour faire connaissance avec cette famille poussez vite la porte vous ne le regretterez pas.. mais méfiez vous tout de même des yaourts à l’ananas !

Ma note : 9/10

Chronique Livresque·Feel - good

Happiness Palace par Blandine P. Martin

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Fiche Technique :

Autoédition – 386 pages – ebook ou broché – Contemporain

Résumé :

Happiness Palace. Deux mots bien étranges, comme tombés du ciel. Amy, 26 ans, n’est plus que l’ombre d’elle même, victime d’un mari violent et spectatrice d’une vie déjà tracée. Alors qu’elle n’aspire plus qu’à quitter ce monde infâme, le destin semble lui tendre la main. Une seconde chance où l’entraide et la solidarité seraient maîtres mots. Un endroit pour les gens « comme elle », ceux dont la société se fiche, ceux qui n’ont plus rien, ni personne. Peut-elle encore faire confiance à qui que ce soit ? Partagée entre une peur viscérale de tomber et l’envie dévorante d’espérer, Amy devra trouver le chemin de la guérison. Le Happiness Palace lui ouvre ses portes.

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Mon avis :

Je remercie vivement Blandine P. Martin de m’avoir permit de lire son roman en service presse et pour sa confiance.

Amy se réveille à l’hôpital où elle a été admise en urgence suite à une chute dans les escaliers. Ce n’est pas une maladresse de la jeune femme.. Amy est une femme battue et il lui reste peu d’espoir pour que les choses (et surtout Cliff, son mari !!) changent, elle craint même pour sa vie. Jusqu’à ce que Zach, un infirmier en poste dans ce même hôpital, lui propose d’intégrer le Happiness Palace, une maison où il accueille des personnes en difficulté. Amy va donc découvrir grâce au Happiness Palace qu’une autre vie est possible..

Ce roman touche à des thèmes qui sont plutôt durs comme la violence conjugale, j’avais donc une légère appréhension en entamant ma lecture, ce sujet étant vraiment sensible. Mais je dois dire que dès les premières pages toutes mes craintes se sont envolées. En effet, les sujets abordés ne sont pas forcément légers mais Blandine P. Martin les amènent vraiment de façon subtile et délicate sans tomber dans le voyeurisme ou le trash.

On suit le combat d’Amy qui veut faire table rase du passé, se créer un avenir meilleur et en cela elle est épaulée par Zach et ses colocataires au Happiness Palace. Dennis, Soko, June, Nate, Marcus ont tous des passés différents mais difficiles et l’entraide et la solidarité sont les bases de leur nouvelle vie commune. Ils ne se jugent pas et malgré leurs caractères différents ils sont là pour se soutenir, s’aider. Chacun va mettre ses talents à contributions pour aider la jeune femme à remonter la pente.

J’ai trouvé que ce texte était une ode à l’espoir, la démonstration que même lorsque tout semble nous échapper il est possible qu’une main tendue aide à se sortir des pires situations. Parfois un coup de pouce va faire basculer un destin qui semblait sombre. C’est ce que Zach Widmore représente pour les habitants du Happiness Palace : un coup de pouce, une aide inespérée.. Il aide ses compagnons financièrement en les accueillant bien sur, mais également moralement car il sait être à l’écoute de chacun. Il est comme un socle sur lequel chacun peut s’appuyer, peut compter. Il va leur permettre de reprendre goût en l’existence, de se reconstruire et chacun aura ensuite à cœur d’aider à son tour les autres personnes qui se présenteront au Happiness Palace.

Chacun des personnages m’a touché par sa façon d’être mais également par son histoire personnelle. Ils ont tous un côté fragile qui est émouvant et malgré toutes les épreuves ils gardent une foi indéfectible en la vie, en l’amour. June, qui a subit le même passé violent qu’Amy sera un soutien précieux pour la jeune femme mais tous les autres également en lui apportant une aide morale, de l’humour, de l’amitié, toutes ces choses qui rendent la vie tellement plus belle.

Ce roman de Blandine P. Martin m’a fait pensé à un gros doudou (un peu comme le nounours en couverture) que l’on serrerait dans nos bras pour se sentir meiux.. Un livre qui redonne le sourire et que l’on quitte à regret pour son histoire et ses personnages, un goût de trop peu une fois la dernière page tournée. J’ai toutefois regretté quelques maladresses ou fautes dans le texte mais l’écriture est vraiment fluide et légère, l’auteure a une plume vraiment très agréable à lire. La très jolie couverture ajoute, je trouve, à ce sentiment de douceur qui envahit après avoir lu ce livre.

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Une histoire touchante, des personnages attachants, un cocktail qui rend cette lecture vraiment plaisante et captivante. Si vous aimez les romans feel-good, je vous conseille de vous installer bien confortablement, de vous faire un bon chocolat chaud et de pousser la porte du Happiness Palace en compagnie d’Amy..

Ma note : 8/10

 

 

Chronique Livresque·fantastique

Emulsion, Au delà du visible par Vanaly Nomain

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Fiche technique :

Autoédition – 373 pages – ebook ou broché – Fantastique / Spiritualité

Résumé :

Deux mondes. Deux amours. Un Choix impossible.
Une quête de soi qui transporte Maïa dans un voyage mystique et quantique, mêlant Orient et Occident, illusion et réalité, au coeur de l’amour éternel.
Emulsion, ce sont des âmes qui se cherchent et ne se trouvent pas.
Le visible et l’invisible, unis dans une émulsion alchimique. Du Laos à la France, dans l’esprit de la jeune fille de quinze ans, tout se mêle, se chevauche, se lie.
Mais la rencontre avec un étrange garçon bascule sa vie
et lui impose de faire le choix d’un destin dans un monde en perdition.

Ce livre est un croisement de genres: fantastique, dystopie, spiritualité et ésotérisme.

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Mon avis :

Lorsque j’ai commencé à préparer cet article, j’ai séché un moment sur la catégorie dans laquelle je voulais classer ce roman tant j’ai trouvé que c’était un L.G.N.I (Livre au Genre Non Identifié !).

L’histoire  débute avec Maïa enfant de 10 ans et son grand-père au Laos qui vivent en parfaite osmose avec la nature. J’avoue que cette partie m’a semblé un peu longue à se mettre en marche mais je l’ai trouvé en même temps extrêmement poétique. Les descriptions sont magnifiques et les mots choisis par l’auteure sonnent vraiment juste. J’ai eu un peu de mal à accrocher à Maïa enfant, peut-être à cause de sa façon de s’exprimer qui semble un peu décalée comparé à son âge.  

Puis lorsqu’on retrouve Maïa chez son père en compagnie de ses frères les pages ont tournées toutes seules (c’est une image hein ? J’ai choisi « spiritualité » en genre pas magie !). A partir de là on s’attache réellement à la jeune fille que l’on sent vraiment pas en phase avec ce qui l’entoure. On découvre sa famille : un père haïssable qui visiblement ne sait pas faire la différence entre enfants et larbins, des frères attachants et drôles mais très peu d’amis. Maïa est effacée, timide, soumise, elle a du mal à créer un lien social avec les autres élèves de son lycée malgré le fait qu’elle soit brillante dans ses études. Mais tout va prendre une autre dimension lorsqu’un mystérieux élève fait son apparition et l’attire irrésistiblement.

Ce roman est un condensé de sentiments : l’amour à travers la relation de Maïa et de son grand-père, la tristesse également, la recherche de ses origines, les premiers émois d’adolescent, l’amour fraternel et la protection qu’il engendre.. L’Amour avec un grand A est également présent, on le devine, le soupçonne en même temps que Maïa le découvre. On traverse toutes ces émotions grâce au regard si particulier de la jeune fille. Ces émotions sont magnifiquement retranscrites par Vanaly Nomain dont l’écriture est tout en légèreté ; elle est délicate, poétique, imagée. Je suis bluffée par cette maturité dans l’écriture de l’auteure. Elle passe avec une facilité déconcertante d’un style littéraire à l’autre : tantôt du Young-adult, puis du drame en passant par du fantastique et de l’ésotérique pour revenir dans  du post-apocalyptique.

Je ne veux pas trop en dévoiler mais j’aimerais malgré tout m’attarder sur cet « autre » monde où Maya suit Aël, cet élève étrange. J’ai particulièrement apprécié ce monde « miroir », ce monde qui est le reflet du notre et où Maïa fait des découvertes essentielles quant à sa nature. J’ai trouvé l’image très belle.

Les personnages gravitant autour de Maïa ont également une très belle dimension. Je pense notamment à Tanh, qui est mon préféré des trois frères, mais également à Arnaud ou Kevin qui m’ont vraiment touchée. J’ai aimé leurs sensibilités, leurs caractères, leurs histoires.. Ils aideront tous à leur façon Maïa à faire les choix qui s’imposent à elle, à choisir entre notre monde et le monde onirique vers lequel son corps tend.

Et bien sur, je ne peux pas conclure cette chronique sans parler de la magnifique couverture de ce livre. Elle est si représentative de l’histoire que je l’ai visualisé à la lecture d’un passage important. C’est encore une fois l’œuvre de Matthieu Biasotto qui a vraiment de l’or dans les doigts.

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 Emulsion est un roman captivant autant pour l’histoire que pour la poésie que distille Vanaly Nolain par sa plume. Une lecture tout en douceur..

Ma note : 8.5/10

 

 

Chronique Livresque·Historique

Le Rocher par Elisa Sebbel

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Fiche technique :

Autoédition – 179 pages – ebook et broché – Historique

Résumé :

5 mai 1809, cinq mille soldats de l’armée napoléonienne sont déposés sur l’île déserte de Cabréra. Parmi eux, vingt et une femmes, dont une jeune cantinière de dix-huit ans qui vient juste de perdre son mari. Sur tous les visages, la même question : les a-t-on abandonnés à leur propre sort sur ce rocher aride ?
Le lecteur vivra avec Angélique ce drame oublié de notre histoire. Il partagera son quotidien, ses émotions, ses moments de joie, de tristesse, de peur, de doute, d’espoir et de désespoir. Il expérimentera la faim, la soif, le froid, la violence mais aussi des instants de bonheur immense, un amour qui emportera la raison et tous les sens et redonnera une raison de lutter, des moments exceptionnels d’amitié, de tendresse, de bonté humaine, il découvrira les ressources inattendues de l’humain quand tout semble perdu… Attrapée entre deux hommes, Angélique l’emportera dans le tourbillon de sa vie. Inspiré de faits réels, ce roman est troublant de vérité.

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Mon avis :

Tout d’abord, je remercie chaleureusement Elisa Sebbel de m’avoir confié son roman en service presse mais également pour sa gentillesse.

Le roman ouvre sur une introduction de quelques pages expliquant le contexte historique du livre. J’ai trouvé que l’idée était bonne car c’est une période, bien que plutôt récente, assez méconnue. L’auteure nous explique donc les bases historiques ayant amené à cette tragédie humaine.

Angélique est une toute jeune femme ayant suivi son mari à la guerre en tant que vivandière et qui, malheureusement, se retrouve veuve. Elle est, avec ses compagnons d’infortune, faite prisonnière et emmenée sur une île qui s’apparente plus à un rocher qu’à un Paradis. Elle va devoir survivre dans ce milieu hostile, affronter la nature peu clémente, la faim et la soif, les hommes et leurs plus bas instincts.

Angélique est la narratrice de ce roman, c’est donc son histoire que le lecteur va suivre. Elle est l’une des vingt et une femmes emprisonnées en compagnie de cinq milles hommes sur une île espagnole, totalement livrés aux mains de leurs ennemis. Ce roman m’a donné l’impression d’un journal où Angélique nous fait partager son dur quotidien, ses peines, ses drames, ses joies. Elle nous livre ses pensées les plus intimes au fil des jours qui s’étirent toujours plus durs sur ce Rocher où la vie est le dernier bien auquel on se raccroche. J’ai aimé son courage, sa pugnacité mais également son dévouement envers les autres. J’ai trouvé chaque personnage intéressant qu’il soit bon ou mauvais car personne ne peut dire comment il réagirait dans la même situation. 

L’histoire est vraiment très prenante, outre le côté romancé concernant Angélique, le fait de savoir que tout ce qui concerne la vie sur le Rocher est réel rend cette histoire poignante. Imaginer les conditions de vie des prisonniers, le manque de tout, les blessés, les morts est touchant, triste. Ces hommes et femmes étaient parqués sur ce bout de terre inhospitalier un peu comme des animaux et ne devaient leur survie qu’au bon vouloir de leurs geôliers. L’un des passages qui m’a le plus touché est celui où, pour se venger d’une insubordination, les espagnols laissent les prisonniers sans nourriture ni eau durant plusieurs jours. La jeune femme nous décrit la torture que cela représente et les conséquences..

Malgré la difficulté de la vie dans cette prison en plein air, l’amour est également présent. Une histoire d’amour se dessine, s’ébauche. Plusieurs même.. L’amour d’hommes pour des femmes, l’amour de femmes pour des hommes mais également l’amour maternel. Le personnage de Marie, la camarade d’Angélique, et maman de jumeaux encore nourrissons nés en captivité m’a vraiment touchée. Elle est si courageuse, si attentionnée à s’en oublier. Et pourtant, il fallait une grande force mentale pour réussir à survivre sur cette île en tant que femme. Leurs conditions de vie déjà difficiles, équivalentes à celles des hommes sont rendues encore pire par leurs propres compagnons, elles sont pour la plupart une marchandise monnayable qu’offre cette île. Heureusement qu’une part de beau perdure grâce à la partie romancée de cette histoire où l’on découvre l’entraide, la solidarité entre les prisonniers.

Je remercie vraiment Elisa Sebbel de m’avoir fait découvrir ce pan de notre histoire qui m’était totalement inconnu. J’ai apprécié tout le travail de recherche qui a été fait autour de ce sujet par l’auteure qui est extraordinaire. Il est d’ailleurs sublimé par les documents reproduits à la fin du roman et qui sont vraiment intéressants. Elisa Sebbel nous narre cette histoire d’une plume poétique, juste, fluide. Elle sème au fil des pages des images terribles, dures parfois cruelles mais qui sonnent toujours très juste, et qui malgré la dureté de l’histoire permettent au lecteur d’accompagner Angélique en gardant, comme elle, toujours une lueur d’espoir.

conclusion 6

Un très beau premier roman qui nous fait découvrir un morceau de l’histoire et du sort de milliers de prisonniers lors des guerres Napoléoniennes. Un livre où l’espoir partage la vedette avec la mort, la famine et même l’amour..

Ma note : 9/10