Chronique Livresque·Littérature

Profil bleu Obsession pourpre par Séverine Deffay

Fiche technique :

Autoédition – 277 pages – ebook ou broché – Littérature contemporaine

Résumé :

Juliette, 40 ans, plutôt jolie, enferrée dans un conformiste et un sérieux qu’elle assume mal, mène une vie paisible et stable aux côtés de son mari et de ses trois enfants. Face à elle, Jérémy, diamétralement opposé. Un volubile, un affectif, une personnalité affirmée qui sait se rendre visible en société. Sans prévenir, les aléas de la vie vont peu à peu les propulser dans une relation aussi clandestine qu’inattendue, jusqu’à littéralement bouleverser la quintessence de leur individualité respective. A travers une histoire dangereusement passionnelle, Juliette et Jérémy vont aller à la rencontre d’eux-mêmes, de leurs aspirations profondes, en tentant désespérément de repousser les codes de nos sociétés modernes. Mais que trouveront ils aux portes de leur destinée ? Et si la retenue de l’un n’était en réalité qu’une façade ? Et si l’extravagance de l’autre dissimulait des peurs intérieures inavouées ? Cette relation brûlante, mais non-assumée, soulève des questions telles que la loyauté envers les siens, la peur d’assumer ses choix, la fragilité d’un amour passionnel et l’indépendance que l’on choisit de prendre vis-à-vis de son éducation.

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Mon avis :

Tout d’abord je remercie l’auteure, Sèverine Deffay de m’avoir contactée via la plateforme Simplement.Pro afin de me permettre de lire son livre et pour sa gentillesse.

Juliette a la quarantaine, est mariée à Adrien et a trois enfants.  Pour pouvoir accéder au poste qu’elle convoite dans son entreprise, elle se voit contrainte de reprendre des études. Outre les difficultés personnelles que cette situation engendre, elle va se découvrir de nouveaux amis, goûter à la vie d’étudiante et surtout faire la connaissance de Jérémy, un homme attirant mais également marié. Comment Juliette va – t – elle réussir à assumer cette relation adultère ? Son mariage va – t – il y survivre ?

Il est question ici de sentiments.. de beaucoup de sentiments. En effet, Juliette est mariée et heureuse en ménage mais lorsque le destin met sur sa route Jérémy elle commence à se poser de nombreuses questions sur elle, eux, sa vie, son bonheur, sa famille.. L’amour est présent mais également le remord, la culpabilité, la peur du regard des autres, de perdre l’autre ou de se perdre soi-même..

L’histoire est vécue à travers les yeux de Juliette, on vit donc son questionnement de « l’intérieur ». L’auteure livre ici une réflexion profonde sur l’adultère, ses conséquences, ses raisons. La vie « personnelle » des protagonistes est souvent mise au second plan afin de privilégier le côté psychologique. Leur attirance n’a d’égale que leur répugnance à faire du mal à leur proches, à détruire leurs familles. Ils sont face à une situation épineuse qui pourrait faire basculer leur vie mais pas seulement.

J’avoue avoir eu du mal avec les personnages de Juliette et Jérémy qui n’arrivent pas à poser une décision. Bon, cela peu se comprendre, les remords aidant ils vont tenter de résister à cette attirance, toutefois j’ai trouvé les situations parfois un peu redondantes. Ils sont aussi torturés l’un comme l’autre même et ils font leur possible pour mettre un frein à cette situation. Malgré tout, il leur faut accepter que leurs vies personnelles ne soient pas forcément idéales, ce qui est, je pense le plus dur. Accepter que l’amour que l’on ressent pour la personne qui vit à ses côtés a pu s’éroder ne doit pas être facile..

Malgré cela, j’avoue avoir été bluffée par la façon dont l’auteure amène son histoire, c’est criant de vérité. La plume de Séverine Deffay est non seulement fluide mais également poétique. Elle décrit parfaitement les sentiments de ses héros, leurs émotions. Par contre, l’auteure a réussi à me surprendre par sa fin que j’ai trouvé parfaite à mon goût. Cette lecture amène beaucoup de questions comme par exemple « faut-il se tenir à une décision prise et ne pas en dévier » ou « peut-on vouloir changer de cap de vie quelque soit son âge ou sa situation », entre autres bien sur. J’ai trouvé que ce roman faisait vraiment réfléchir..

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Une plongée dans l’esprit d’une femme au carrefour de sa vie qui va tout remettre en question.. Un roman qui pousse à la réflexion et au questionnement, une lecture intéressante malgré que je n’ai pas pu m’attacher aux personnages.

Ma note : 7.5/10

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Chronique Livresque·dystopie·Romance

La loi de Gaia par Caroline Giraud

Fiche technique : 

Bookelis – 400 pages – ebook et broché – Dystopie / Romance

Résumé : 

Article 1 : Les survivants du pays détruit par l’explosion nucléaire sont déchus de leur humanité et doivent porter un tatouage permettant de les identifier. Chaque tatouage représentera un animal symbolisant le crime commis. Un loup pour le meurtre, un lion pour le viol, un renard pour la torture et un tigre pour le rapt d’enfants.

Article 2 : Les tatoués seront distribués aux familles et amis des victimes pour leur permettre de se venger de leurs crimes. Un maître a tous les droits sur son tatoué, excepté celui de le tuer. Il peut le battre, l’exploiter, le revendre, l’enfermer, etc.

Article 3 : Toute atteinte d’un tatoué sur un civil sera punie par un emprisonnement à vie dans un camp de torture.

Paris croule sous les bombes et les fusillades depuis que Kagan Közul est revenu se venger de ceux qui l’ont injustement envoyé en prison cinq ans auparavant. Des trois coupables, il n’en reste plus que deux : Sarah et Milian se haïssent, mais à présent ils doivent survivre, ensemble.

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Mon avis : 

Avant tout, je remercie l’auteure Caroline Giraud de m’avoir permis de lire son livre en service presse et pour sa confiance. 

A la lecture du résumé, j’ai été vraiment intriguée par le monde que dépeignait l’auteure. En effet, visiblement une guerre a eu lieu et les survivants à la bombe nucléaire qui a rasé l’un des camps est asservi par l’autre. Ils sont réduits en esclavage et catégorisés selon leurs crimes. On les tatoue afin de les différencier au premier coup d’œil. Kagan est l’un de ces esclaves, tatoué Lion, il va faire la connaissance de Sarah. Sarah, quant à elle, est jeune fille dont les parents sont les maîtres de Kagan. Elle va comprendre que l’injustice fait partie de ce monde et qui va se retrouver confrontée à de terribles choix..

L’idée de ce roman est vraiment originale : les survivants d’une guerre sont livrés en tant qu’esclaves, exploités, maltraités par le camp des vainqueurs. Il y a de quoi faire réfléchir sur la nature humaine.. Ces esclaves sont tatoués afin qu’on puisse savoir au premier regard les crimes qu’ils ont commis selon la loi de Gaia, à croire que tous les habitants de ce pays n’étaient que des meurtriers, des violeurs.. L’histoire était donc pleine de promesses et de bonnes idées.. L’auteure nous dépeint parfaitement la vie de l’un de ces esclaves Kagan qui est au service de la famille Pérot et où les parents ne se privent pas de le battre à chaque manquement (de leur point de vue bien sur..). Malheureusement, même si l’idée m’a beaucoup plu, j’ai trouvé que l’auteure ne l’exploitait pas assez. J’aurais aimé plus de détails sur la guerre, sur le contexte social, sur la rébellion, sur comment et pourquoi on en est arrivé là même si des détails parsèment le texte.. 

La narration se fait de la manière qui, en général, me plait le plus : l’alternance des points de vue et ici, petite particularité à cela, s’ajoute l’alternance de temps passé / présent et cela donne un côté original au texte. Les narrateurs sont Sarah et Kagan, ils nous livrent les faits et leurs pensées. Le point de vue de Kagan est intéressant car il nous explique son quotidien, son amitié avec Sinan, on ressent ses craintes, ses peurs. J’ai malheureusement eu beaucoup plus de mal avec le point de vue de Sarah car l’auteure la fait s’exprimer en tutoyant les autres protagonistes ce qui est plutôt inhabituel mais surtout déstabilisant. J’avais un peu de mal à comprendre à qui elle s’adressait par moment. C’est dommage car son point de vue était intéressant et apportait quelques réponses. 

Les personnages qui m’ont le plus plu sont Kagan et Sinan, son meilleur ami et esclave également. Ils ont un passé difficile du fait de la guerre et un présent horrible à cause de leur statut. Leurs histoires personnelles sont émouvantes même si l’on manque de détails. J’ai eu plus de mal à comprendre Sarah que je trouve plutôt inconstante et butée, surtout dans le « passé ». La Sarah du présent est plus attachante car elle a beaucoup mûrit même si elle ne semble pas toujours savoir ce qu’elle veut. Quant à Milian il m’a plutôt touchée même si finalement on ne sait pas grand chose de lui comme pour les autres personnages. L’idée de la vengeance de Kagan pimente les relations entre les personnages, complique leurs interactions. 

L’auteure s’est vraiment axée sur la romance au détriment du côté dystopie ce qui m’a un peu déçue tant l’idée de base m’avait plu. La romance est beaucoup trop présente à mon goût ce qui donne un côté répétitif à l’histoire alors que le potentiel était présent pour en faire une histoire vraiment originale. Malgré tout, la lecture reste plaisante et fluide et devrait plaire à tous les fans d’histoires d’amour compliquées pimentées d’un contexte difficile. Caroline Giraud écrit de façon fluide et adaptée au style Young Adult et je la suivrais avec plaisir. 

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Une dystopie qui aurait méritée plus de développement mais un roman qui plaira aux amateurs de romance, d’amours compliquées.

Ma note : 6.5/10

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Chronique Livresque·Littérature

Les gens c’est pire que des personnes par Tristana Erato

Fiche technique : 

Autoédition – 218 pages – ebook ou broché – Littérature

Résumé : 

Parfois, il s’agit de peu de choses pour que des personnes se rencontrent. Il faut souvent du temps, plusieurs essais et un peu de chance… ou de malchance. L’histoire se situe tout près de la Citadelle de Lille. Quatre personnes se rencontrent, ils sont voisins et vont devoir apprendre à se connaître pour s’entraider. Entre Huguette qui perd la tête, Matthieu un peu boulet, Axelle l’insoumise et Mathilde la rigide, une amitié va se construire… autour d’un meurtre.

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Un grand merci à l’auteure, Tristana Erato, de m’avoir permis de lire son roman en service presse via le site Simplement.pro et pour sa confiance. 

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en ouvrant ce livre, surtout que le résumé est plutôt énigmatique et intriguant.. La description des 4 personnages fait que l’on se demande comment ils vont pouvoir vraiment s’entendre et la raison de leur amitié.. un meurtre ? J’étais ferrée… 

Tristana Erato nous plonge directement dans le vif du sujet ou plutôt directement dans la tête de ses héros.. En effet, chacun va prendre la parole à tour de rôle pour nous dévoiler ses pensées. On fait donc la connaissance d’Huguette, une vieille dame et Tommy son chien, de Matthieu un sportif qui aime qu’on le regarde mais apparemment un peu timide, d’Axelle, une jeune femme active qui part faire son jogging et de Mathilde, maman de jumeaux, qui a l’air affairée et pas très aidée. Le décor s’installe… Puis les choses s’accélèrent : une agression, l’un défend l’autre, l’une a tout vu, l’autre veut aider et voilà nos 4 protagonistes liés par un terrible secret : un cadavre les attend sous une bâche dans le jardin d’Huguette ! Comment vont-ils s’en défaire et surtout peuvent-ils se faire confiance ? 

Autant j’ai trouvé plutôt déstabilisante la lecture au départ (pas de descriptions, pas d’explications..), autant je ne l’aurais finalement pas voulue différente ! C’est très original cette façon de passer de l’un à l’autre, de suivre le cheminement de leurs pensées, leurs idées mais également leurs échanges, leurs conversations. On voit les liens se nouer, les affinités se tisser, on sent les sentiments émerger doucement : l’amour, l’amitié, la solidarité, l’attachement.. et finalement le lecteur n’est pas perdu une seconde.

L’histoire est vraiment très bien trouvée et on suit avec beaucoup de tendresse cette amitié qui se forme entre les héros même si celle-ci repose finalement sur un acte horrible qu’est le meurtre. Ils vont s’unir face à l’adversité et chacun va trouver sa place au sein de cette famille aussi bizarre qu’attachante. Ils vont également gérer leur quotidien où l’entraide est désormais possible. Axelle et ses problèmes professionnels, Matthieu et sa trop grande gentillesse, Mathilde et ses problèmes de couple ou Huguette et sa maladie d’Alzheimer.. chacun va retrouver un nouveau souffle grâce aux autres. 

Les personnages sont tous les 4 vraiment attachants, tendres, drôles, vrais, justes.. Ils peuvent nous rappeler un membre de notre entourage sans aucun problème. Leurs histoires personnelles sont suffisamment développées pour qu’on puisse les imaginer autrement que faisant parti de ce groupe. Mais à ces 4 fantastiques vont s’ajouter d’autres personnages que j’ai beaucoup aimé, je pense notamment aux jumeaux Tom et Lucas, deux petits bonhommes attendrissants. 

Ce roman est le premier écrit par Tristana Erato, une jeune auteure à l’imagination plutôt fertile (je ne vous dévoile pas ce que devient le corps…). J’ai trouvé que pour une première, l’ensemble est une jolie réussite malgré quelques coquilles. Elle réussit à donner à chaque personnage un ton juste que j’ai particulièrement apprécié. Son écriture est fluide et douce, très agréable à lire. Je ne peux que noter Tristana sur ma liste des auteurs à suivre car elle a un incontestable talent et j’ai tellement aimé « Les gens, c’est pire que des personnes » que je lirais ses livres suivants, c’est certain ! 

Conclusion

Bien que réunis autour d’un meurtre, les 4 personnages principaux de ce roman sont tellement attachants qu’on ne peut que les aimer.. Un roman qui parle de sentiments, de l’entraide, de la confiance.. de la vie ! 

Ma note : 8/10

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Chronique Livresque·fantastique

Le choix de la gargouille par Dana B. Chalys

Fiche technique :

Autoédition – 350 pages – ebook ou broché – Fantasy

Résumé :

Nous sommes tous uniques à notre manière, pourtant certaines personnes le deviennent plus que les autres. C’est ce qui m’est arrivé au crépuscule de mes 17 ans, un jour à Paris, ville que je visitais pour la première fois avec ma meilleure amie.

Au pied de Notre Dame, j’ai plongé la tête la première dans un univers surnaturel où anges et démons côtoient vampires et sorcières. Un monde dans lequel couve une guerre dont je semble être un pion indispensable placé dans la partie par le Créateur lui-même. Sans savoir s’Il gardera la main ou non. Et s’il la perd, qu’adviendra-t-il de toutes ces vies lorsque’Il ne sera plus le seul à décider ?

Mes seuls choix suffiront-ils à les sauver ? Ou faudra-t-il pour cela la force d’amours incommensurables capables d’effondrer les lois divines ?

Je suis la Gargouille.

Et je ferai plier Dieu.

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Mon avis :

Je remercie chaleureusement Dana B. Chalys de m’avoir permis de lire son roman en service presse et pour sa gentillesse. C’est ce que je préfère avec le fait de chroniquer des livres : découvrir de nouveaux auteurs, les suivre et pouvoir échanger avec eux.

J’ai eu l’occasion de découvrir la plume de Dana et son imagination grâce à sa série des « Chroniques du Saint Exorciste ». Je vous avais parlé du Tome 1 et du Tome 2 et j’attends le 3 de pied ferme tant j’ai aimé les 2 premiers, j’ai hâte de retrouver Nathan et ses compagnons.

Casey est une jeune fille pas vraiment banale : look gothique, bagarreuse… Fraîchement bachelière, elle part en vacances quelques jours avec son amie Dakota pour visiter Paris. Ce voyage va plonger la jeune fille dans un monde dont elle ne soupçonnait pas l’existence et où une guerre se prépare. Sorcières, Vampires, Anges et Démons, Casey va apprendre à ses dépends que tous ces être mythiques existent.. tout comme Dieu !

Encore une fois, Dana B. Chalys a su me plonger au cœur d’un monde étonnant même si la plupart des noms nous sont familiers. Elle réunit ici la plupart des êtres légendaires autour d’une figure que l’on a pas l’habitude de croiser dans les romans : la Gargouille. Celle-ci va devoir faire des choix, va enquêter pour comprendre ce qu’il se trame et surtout savoir si sa mission est juste ou pas. C’est dans cet univers peuplé d’êtres surnaturels que Casey et Dakota sont précipitées et elles devront y prendre des décisions qui influenceront le reste de leur existence et qui pourraient les mener à la mort.

J’ai été ravie de retrouver non seulement la plume de Dana B. Chalys mais également son humour et son côté un peu mystique. On retrouve dans ce roman tout ce que j’avais aimé dans la série des Chroniques avec bien sur quelques différences. Tout d’abord, l’histoire… Elle se tient parfaitement malgré le nombre important d’explications. Il n’y a ni temps-mort ni ennui et les scènes d’actions sont bien menées. Dana nous fait visiter aussi bien les Enfers que le Paradis et j’ai trouvé ces moments particulièrement savoureux. On y apprend de nombreuses anecdotes sur les anges, les déchus ou les démons, on rencontre Satan, Lucifer, Belzébuth, Lilith mais également Gabriel, Raphaël.. entre autres !  Le fait qu’il y ait d’autres sortes d’êtres comme les vampires ou les sorcières est un grand plus pour l’histoire car leurs rôles y sont déterminants. 

Les personnages sont vraiment excellents ! Casey, l’héroïne, est terrible entre son sacré caractère, son langage fleuri lorsqu’elle est en colère et sa loyauté envers ses amis. Elle m’a fait rire dans sa façon de s’exprimer et certains de ses dialogues avec les « Êtres » les plus influents sont exceptionnels ! Il lui faut beaucoup de courage et de détermination pour faire face à son destin. Son amie Dakota est touchante et courageuse aussi. J’ai été émue par son histoire, sa façon d’être, ses sentiments. Le seul bémol que j’ai par rapport à ces deux personnages est que je les trouve trop jeune par rapport à leurs réactions, je les aurais imaginé avec quelques années de plus. Nick m’a également beaucoup plu même si j’aurais aimé en savoir encore plus sur lui tant son histoire est touchante.

J’ai adoré côtoyer d’aussi près des Êtres comme Satan, Lilith ou même Dieu.. L’auteure nous montre ici sa grande maîtrise des Mythes et Légendes en intégrant parfaitement chacun à l’histoire sans que celle-ci ne soit alourdie par des explications sans fin. Tout coule, l’histoire est fluide et la plume de Dana B. Chalys est toujours aussi prenante et captivante. On suit la Gargouille dans sa quête de vérité et j’ai eu du mal à me remettre de la fin. Elle est parfaite à mes yeux même si elle m’a tiré quelques larmes.

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Un roman qui vous entraînera entre Paradis et Enfers dans un monde peuplé d’Êtres légendaires.. Un univers atypique et original à découvrir en compagnie de la Gargouille ! 

Ma note : 8/10

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bit lit·Chronique Livresque·fantastique

Aliénor McKanaghan, tome 1 : Litha par Laetitia Constant

Fiche technique :

J’ai Lu Editions – 286 pages – ebook ou broché – Fantastique / Bit – Lit

Résumé :

J’ai toujours trouvé qu’Halloween craignait. Les déguisements, les farces, cela n’a jamais été ma tasse de thé. Je suppose qu’être née durant la fête des morts y est un peu pour quelque chose. Malheureusement pour moi, cela n’a pas été en s’arrangeant. Le soir de mon anniversaire, ma vie a basculé à jamais. Je sais désormais avec certitude que l’on me ment depuis ma naissance et seul le mystérieux Milàn semble avoir les réponses qu’il me manque. Mais qui est-il ? Que me veut-il ? Pourquoi des créatures monstrueuses essayent-elles de me tuer ? Je ne sais pas comment tout ça va se terminer mais mon instinct me dit que ça sent le sapin.

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Mon avis :

Je remercie Laetitia Constant, l’auteure, de m’avoir permis de lire son roman en service presse et pour sa gentillesse.

Aliénor se prépare à fêter ses 18 ans en compagnie de ses amis Morgan et Christopher mais cette année elle veut éviter le thème Halloween.. Enfin pas facile quand on est née le 31 octobre.. Mais pour le coup, c’est Halloween mais version film d’horreur qu’elle va vivre entre faire la « connaissance » de Milàn et découvrir que toute sa vie est basée sur des mensonges c’est un sacré cadeau d’anniversaire qui lui tombe dessus !

On fait la connaissance d’Aliénor, une jeune lycéenne plutôt banale à la vie plutôt normale.. Elle a des amis,  une famille, elle va au lycée, fait partie des pom-pom-girls. Enfin, tout ça c’est pour la galerie ! Parce qu’Aliénor est surentraînée par ses parents et qu’elle est plus en mode super combattante que petite fille modèle. Et vu ce qui lui tombe dessus le soir de ses 18 ans, heureusement qu’elle est prête à affronter le pire ! J’ai vraiment adoré cette héroïne qui mêle un côté adolescente à un côté super-ninja, elle a du caractère (parfois mauvais..), du répondant, elle m’a fait sourire et même rire par moment. Elle n’est pas parfaite et c’est ce que j’ai vraiment apprécié en elle, son côté têtu est parfois un peu trop présent mais au moins elle n’est pas « lisse ». J’aime quand les héros ne sont pas lisses..

L’histoire, quant à elle, est sympathique et bien menée même si elle n’est pas follement originale. Mais c’est du bon urban fantasy et comme c’est un style que j’aime tout spécialement alors j’ai passé un bon moment de lecture. L’auteure a imaginé un monde où démons, sorcières, vampires et autres bêbêtes cohabitent avec les humains et bien entendu une lutte se prépare. Allie va devoir intégrer de nombreuses informations, affronter de nombreux ennemis et surtout composer avec le beau Milàn.. Un petit côté romance est également présent mais elle ne prend pas le dessus sur l’histoire de base ce que j’ai trouvé appréciable.

Les autres personnages sont, en règle générale, plutôt sympathiques. Mes préférées étant Harmony et Destiny même si je trouve que leurs rôles auraient mérités d’être un peu plus développés. Milàn, bien entendu, est beau, sexy et surtout un peu immature pour son âge, ce qui m’a beaucoup amusée. J’ai un peu moins apprécié Morgan qui fait un peu trop cheftaine pour moi.

L’écriture de Laetitia Constant est fluide et adaptée à ses personnages. Les dialogues auraient peut-être mérités d’être un peu plus étoffés tout comme certaines parties de l’histoire, je pense notamment aux archivistes sur lesquels j’aurai voulu en savoir plus mais malgré ce petit bémol j’ai passé un très bon moment en compagnie d’Allie et de Milàn et j’ai hâte de découvrir la suite de leurs aventures !

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Un roman d’urban fantasy qui ne manque pas de rebondissements et à l’héroïne au caractère bien trempé ! Une histoire prenante pour ce premier tome, la suite promet d’être mouvementée et j’ai hâte de la découvrir !

Ma note : 7.5/10

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Chronique Livresque·Littérature

Les secrets par Amélie Antoine

Fiche technique :

Editions Michel Lafon – 391 pages – broché – Littérature française

Résumé :

Et si le mensonge était, parfois, une ultime preuve d’amour ?

Vous l’aimez plus que tout au monde. Vous lui faites aveuglément confiance. Vous ne rêvez que d’une chose : fonder une famille ensemble. Mais rien ne se passe comme prévu. 
Jusqu’où iriez-vous pour éviter de tout perdre ? 
Une histoire racontée à rebours, car il n’y a qu’en démêlant les fils du passé que l’on peut comprendre le présent.

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Mon avis :

Je remercie chaleureusement les Editions Michel Lafon de m’avoir confié ce roman en service presse et pour leur confiance.

Lorsque j’ai vu que le dernier roman d’Amélie Antoine était disponible en service presse sur le site NetGalley, je n’ai pas su résister.. Depuis que j’ai lu son premier livre « Fidèle au poste » (à lire d’urgence si ce n’est pas déjà fait !!!) c’est une auteure que je suis avec beaucoup de plaisir.

C’est un roman à la structure atypique puisque chaque chapitre nous fait remonter le temps. Commencer un livre par la fin peut sembler étrange, il n’y a plus de suspense… En fait, pas du tout ! A chaque bond dans le passé une nouvelle découverte, une nouvelle pièce du puzzle, un nouvel élément qui fait que la trame se détisse peu à peu.

On suit en parallèle l’histoire de deux femmes Mathilde et son désir d’enfant et Elodie et sa grossesse non désirée. Le destin de ces deux femmes, leur façon si différente d’aborder la grossesse est vraiment très bien mené par Amélie Antoine qui retranscrit parfaitement les sentiments ressentis. Le désespoir qui s’ancre lorsque l’on ne peut assouvir son envie de maternité, le désespoir qui s’ancre lorsque l’on est jeune et qu’un bébé grandit dans son ventre alors qu’il n’était pas voulu..

J’ai été particulièrement touchée par les personnages de ce roman et surtout par le couple Mathilde / Adrien. J’ai ressenti beaucoup d’empathie pour Mathilde, une femme prête à tout pour avoir un enfant mais aussi pour garder son mari. Mais celui qui m’a le plus émue est Adrien. C’est un homme qui aime sa femme par dessus tout, qui va supporter ses doutes, ses peines, ses crises de désespoir à chaque nouvel échec. C’est un homme surprenant, doux et attentionné, un homme amoureux..

L’histoire, quant à elle, m’a fait penser à un immense puzzle où tout se met en place lorsque l’on démêle la bobine. Un battement d’aile de papillon… On comprend que chaque décision a des conséquences, que chaque acte en amène un autre et qu’il suffit parfois d’un mot de trop pour que les destins changent, basculent. En remontant dans le passé de Mathilde et d’Elodie, on part à la rencontre de l’araignée du destin qui a tissé sa toile..

J’ai retrouvé avec beaucoup de plaisir la plume d’Amélie Antoine. Son écriture est fluide, actuelle et toujours aussi addictive. Encore une fois, elle a réussit à me surprendre et à m’entraîner pleinement dans son histoire, c’est un peu la marque de fabrique d’Amélie Antoine : originalité et addictivité !  

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Un roman atypique et captivant dont les personnages m’ont touché tant leurs émotions sont criantes de vérité. Encore un sans faute d’Amélie Antoine qui signe ici une nouvelle histoire qui marque !

Ma note : 9/10

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Chronique Livresque·Littérature

L’eau de Rose par Laurence Martin

Fiche technique :

Publishroom – 172 pages – ebook ou broché – Littérature

Résumé :

Elle me pointe un petit carnet qui gît le long du caniveau et murmure : – Dites-leur pour moi que je les aime. Je demande : – A qui ? Elle convulse. Je pleure. – A qui ? Elle est partie. La femme qui sortait du cimetière est venue mourir dans mes bras… Je souffle « Je le leur dirai » comme une promesse indestructible. Rose ne sait pas que cette promesse va bouleverser son existence. Au fil des pages de ce carnet, elle remettra en question sa solitude. Elle ira chercher ses réponses, contestera les lois familiales qui érigent le silence sur sa mère disparue il y a vingt ans. Elle apprendra combien la vie peut être belle et l’amour un nouveau départ. Mais, quand l’adversité s’entête, la peur reprend parfois ses droits et la mort ses prérogatives. Rose trouvera-t-elle sa vérité ? Osera-t-elle enfin le bonheur ?

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Mon avis :

Tout d’abord, je tiens à remercier Laurence Martin, l’auteure, de m’avoir confié son roman en service presse et pour sa gentillesse.

Rose est une jeune femme que la vie n’a pas épargnée. La vie ? Pas seulement… Ce sont surtout les choix faits lorsqu’elle était enfant qui l’ont mené à cette existence solitaire. Rose ne sait pas rire, ne sait pas aimer, ne veut pas s’essayer au bonheur de peur de le perdre. Jusqu’au jour où le destin va mettre sur sa route une femme qui va mourir dans ses bras mais qui va également, peut-être, lui donner la clef de ce bonheur tant convoité..

Laurence Martin a un don. Le don de manier les mots avec douceur, avec tendresse, le don de transmettre des émotions, de les partager, de les faire vivre à travers ses personnages. Et ce don est magique…

Dès les premières lignes, j’ai été happée par la vie de Rose. Un drame a annihilé tout bonheur et tout amour  de son existence mais également de celle de sa sœur et de son père. Ils vivent tels des fantômes jusqu’à ce jour où Rose va devoir lire le carnet de cette femme décédée pour pouvoir remplir sa mission.

Ce récit est le croisement de plusieurs destins, de plusieurs vies, c’est l’histoire de secrets de familles qui détruisent, de silences qui empêchent de grandir.. Les personnages sont, pour la plupart, écorchés, ont subit un deuil qui les a détruit. C’est ce thème de la reconstruction qu’aborde Laurence Martin à travers l’histoire de Rose, des choix que font les adultes pour protéger les enfants, du droit à vivre malgré la douleur et la peine. De ces choix découleront d’autres souffrances comme l’autodestruction, le manque de confiance en soi, en la vie, la fuite, le rejet du bonheur.. Laurence Martin dissèque tous ces sentiments et leurs conséquences à travers un récit très doux et poignant qui m’a profondément touchée.

Les personnages sont tous extrêmement émouvants que ce soit Rose mais également Anna sa sœur, leur père Georges, Victoire, Lubi.. Ils ont tous des fêlures, des blessures qui parfois les empêchent d’avancer, parfois les obligent à partir mais je me suis attachée à chacun d’entre d’eux à travers ces pages. L’auteure a su leur donner vie et me faire ressentir leurs émotions grâce à sa plume fluide et poétique. Malgré un récit très court j’ai trouvé que les personnages avaient une grande profondeur, une grande sensibilité. C’est en cela que Laurence Martin a un don, elle utilise les mots si justement qu’ils prennent tout leur sens et font de ce récit une ode à la vie et au bonheur.

Je tenais à vous partager 2 citations qui m’ont marquée même si j’aurais pu en noter de nombreuses autres..

« Le bonheur c’est comme le pompon sur les manèges des fêtes foraines, parfois tu le laisses échapper, parfois tu oses tendre la main, mais quand tu l’as, tu t’y accroche. »

« Il n’y a pas de remise de peine, libération ou compromis avec la mort des gens qu’on aime. »

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Ce roman est un coup de cœur mais aussi un coup au cœur parce que malgré la peine qui le traverse de part en part chaque mot, chaque page est un hymne à l’amour, à la joie, au Bonheur…

Ma note : 10/10

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Chronique Livresque·Littérature·Romance

Une coccinelle dans le cœur par Angie Le Gac

Fiche technique :

Auto-édition – 222 pages – ebook ou broché – Littérature

Résumé :

Elena est jeune. Elena est belle. Elena est malade. Parfois, elle a envie de mourir… Mais la plupart du temps elle veut vivre haut et fort, de plus en plus vite, comme sur un immense manège de fête foraine.
Entre ses séjours en clinique et sa vie professionnelle, elle essaie de se construire jour après jour et de trouver sa propre voie vers le bonheur.
Aidée de Simon, son homme-talisman, elle tutoie les anges. Mais la vie en a décidé autrement. Il lui faudra énormément de courage pour surmonter les épreuves qui émaillent son parcours et retrouver peut-être le chemin de la félicité.
Entre romance et drame, découvrez l’histoire d’Elena

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Mon avis :

Un grand merci à l’auteure, Angie Le Gac, pour m’avoir permis de lire son roman en service presse et pour sa gentillesse.

Le roman ouvre sur une scène difficile.. Une jeune femme est sanglée à une lit, elle a mal, elle crie, elle réclame son bébé.. Puis changement de décor et le lecteur fait connaissance avec Elena. Elena est belle, jeune, elle a la vie devant elle mais Elena souffre d’une maladie qui la détruit par moment. Grâce à Simon, elle va toucher les étoiles du doigt mais le bonheur est-il possible pour Elena ?

J’ai terminé ce roman il y a peu et j’avoue que je n’arrive pour le moment pas à le quitter. Dès la première page, j’ai voulu connaître Elena, en apprendre plus sur elle, sur sa vie.. Elena est diagnostiquée bipolaire après un internement d’office en psychiatrie et va devoir apprendre à vivre avec sa maladie.

Angie Le Gac aborde dans ce livre des thèmes qui sont plutôt durs comme la maladie ou l’injustice entre autres mais elle le fait avec beaucoup de pudeur et de doigté. La construction de ce roman est vraiment originale, un peu comme un journal intime puisque l’on a des indications de dates sauf que le narrateur est extérieur. Ce choix de l’auteure m’a un peu déconcertée au départ car j’aurais aimé parfois que le récit soit plus personnel, que l’on entende les pensées d’Elena directement par exemple. Mais d’un autre côté, ce choix donne à la lecture un petit côté « documentaire » que j’ai vraiment apprécié. 

L’histoire est particulièrement prenante et émouvante. Grâce à Angie Le Gac j’ai pu comprendre ce qu’était la bipolarité. Elle nous décrit cette maladie de façon simple à travers son héroïne et son quotidien, à travers sa vie, ses souffrances ou ses joies. On sent venir la crise et lorsque celle-ci arrive, ce sont des passages très durs car on voit la jeune femme se perdre dans son esprit, on comprend qu’elle n’a plus conscience de la réalité. L’auteure intègre également à son récit d’autres informations qui sont tirés de faits réels mais dont je ne vous parlerais pas pour ne pas spoiler. Par contre, je dois dire que j’ai été scotchée par cette révélation. Scotchée, effarée, triste, en colère… 

Dès le début, j’ai beaucoup aimé le personnage d’Elena. Elle est attachante et j’aurai aimé pouvoir la protéger, la soustraire à cette maladie mais aussi aux coups du sorts. Dans sa quête du bonheur, elle va rencontrer Simon qui sera son homme-boussole. Tout comme pour Elena, j’ai de suite aimé Simon mais lui parce que justement on sent son attachement à la jeune femme mais aussi pour son caractère. Il est charmant, gentil, prévenant.. Les autres personnages sont finalement assez peu présents, ils n’apparaissent que ponctuellement et j’ai beaucoup aimé cette façon de faire. Toujours ce côté journal intime où les gens et les informations ne ressortent que lorsqu’ils ont leur importance.

Angie Le Gac m’a fait passer par une palette d’émotions vraiment intense au fil de la lecture, j’avoue même avoir versé quelques larmes. Certains passages sont calmes, sereins, un peu comme une pause au cœur de la tempête, d’autres sont durs, tristes.. Chaque page tournée a ancré un peu plus ce roman dans ma mémoire en y laissant une trace indélébile.. 

Conclusion

Cette lecture et le personnage d’Elena vont me hanter pendant un long moment.. Et je vais m’accrocher à ce souvenir car je n’ai pas envie que mon esprit laisse s’échapper la Coccinelle..

Ma note : 9/10

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Chronique Livresque·dystopie

Matriochkas, tome 1 par Christelle Da Cruz

Fiche Technique : 

Editions Dreamcatcher – 366 pages – ebook ou broché – Dystopie

Résumé :

 Depuis près de soixante ans, le pouvoir appartient aux femmes. Une mystérieuse épidémie a lourdement décimé la population masculine et l’isolement des survivants a conduit à une réorganisation totale de la société. Au cœur de la capitale, Gabrielle, chauffeuse de taxi, mène une vie sans histoire entre son boulot et ses amis. Un soir, au détour d’une course réalisée pour une riche cliente, elle va se retrouver plongée dans une intrigue inquiétante. Qui est cet homme, évadé d’un pôle d’enfermement, qui ne cesse de la traquer ? Comment a-t-il pu atteindre la capitale sans être interpellé ? Autant de questions dont les réponses pourraient bouleverser l’ordre établi.

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Mon avis : 

Je remercie chaleureusement les Editions Dreamcatcher de m’avoir permit de lire ce roman en service presse. 

Rebecca Gale s’apprête à prendre en 2023 une décision qui va bouleverser l’ordre établi. Elle n’a aucun doute sur le bien fondé de sa décision et ne permettra que rien ni personne ne se mette en travers de son chemin.. 

En 2081, Gabrielle Janssen conduit un taxi, a une colocataire, Viviane et surtout vit dans un monde de femmes, dirigé par et pour les femmes. Dans ce monde, les hommes ne comptent pour rien, ne servent que de distraction à travers les jeux des Arènes par exemple mais surtout ils n’ont plus aucune liberté. Gabrielle se plaît dans sa petite vie tranquille jusqu’au jour où elle va croiser un homme en liberté. Comment a-t-il fait pour quitter son pôle d’enfermement et surtout que lui veut-il ?  

La dystopie est l’un de mes genres littéraires préférés.. En général, une catastrophe survient et le monde change irrémédiablement. C’est toujours un plaisir de découvrir ce que l’imagination des auteurs fait subir à la population et où cela va les conduire. Christelle Da Cruz a imaginé Antigonia où tout a changé lorsqu’un Virus a disséminé la plus grande partie de la population masculine et où les hommes restants ont été enfermés pour éviter que le Virus ne se propage d’avantage. Il est intéressant d’imaginer ce que serait un monde uniquement dirigé par des femmes… Serait-il meilleur ? 

C’est sans doute ce que pense Gabrielle qui est née et a grandit dans ce monde. Elle y vit, y travaille, s’y amuse sans se préoccuper de ce qu’il advient de l’autre sexe. Elle va, un soir, croiser la route d’une femme mystérieuse mais également celle d’un homme curieusement en liberté, Alexander. Gabrielle va devoir accepter que tout n’est pas parfait dans cette société et voir ses certitudes voler en éclat. 

Christelle Da Cruz m’a tout de suite embarquée dans son monde et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord, l’histoire d’Antigonia et de ses habitants est prenante et addictive. En effet, des révélations sont faites au fur et à mesure de l’avancée de l’intrigue mais elles entraînent de nouvelles questions, de nouvelles actions qui font que l’ont reste accroché au roman pour en connaître la fin. L’action s’enchaîne en laissant peu de répit au lecteur avec malgré tout parfois une petite pause pour souffler.

Le monde créé par l’auteure est vraiment intéressant outre le fait que seules les femmes y évoluent ce sont également les avancées technologiques que j’ai trouvé intéressantes. On ne paye ou ne se soigne plus comme à l’heure actuelle, les amusements sont différents et ces changements apportent un vrai plus dans l’histoire car ils la rendent encore plus futuriste.   

Les personnages sont également l’une des raisons pour lesquelles j’ai particulièrement aimé cette histoire. Gabrielle, l’héroïne, m’a plu avec ses petits défauts et son caractère bien trempé; Alexander m’a beaucoup amusée et surtout touchée car à travers lui on découvre le destin des hommes. Mais j’avoue que celle que j’ai préféré reste Rebecca Gale.. Essayer de la comprendre est un défi, de se mettre à sa place également. Se demander si l’on aurait pu prendre les mêmes décisions et pourquoi.. Chaque personnage a été bien pensé et bien réalisé qu’il ait un rôle important ou pas ils sont tous crédibles, attachants ou détestables mais ils ne laissent pas indifférent.

Et enfin, l’un des points important qui fait de ce roman une très belle lecture c’est l’écriture de l’auteure. Non seulement Christelle Da Cruz possède une très jolie plume fluide et agréable mais elle a, en plus, intégré dans son roman des flash-backs qui  permettent au lecteur d’assembler les pièces, de comprendre et j’aime cette idée. L’auteure écrit de façon dynamique ce qui donne un roman plein de peps et d’énergie. J’ajouterai un mot également sur la beauté du livre entre la couverture qui est très réussie et également l’inclusion de jolies matriochkas à l’intérieur en font un très bel objet. 

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Une dystopie comme je les aime où se mêlent action, révélations, sentiments et héros attachants. Un très bon premier tome que je recommande vivement à tous les fans du genre (et aux autres aussi !!) et pour ma part, je n’ai qu’une question… A quand la suite ???? 

Ma note : 8.5/10

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Chronique Livresque·Drame·Littérature

Défaillances par Marie-Pierre Bardou

Fiche technique :

Éditions Hélène Jacob – 194 pages – ebook ou broché – Littérature

Résumé :

Une petite fête entre amis, un soir d’été caniculaire. May et son mari ont invité leurs proches. Ce qui devrait être un moment agréable, quelques heures de détente et de partage, se transforme rapidement en chaos et en catastrophe… Disparitions, accidents, trahisons, règlements de comptes ponctuent une soirée qui se révèle très pénible, avec, en filigrane, cette question : qui va mourir ? Ou plutôt : qui est mort ? L’amant de sa petite sœur Alice, que May n’a aucune envie de voir chez elle ? Le mari adultère, qui a eu le culot d’inviter sa maîtresse ? Le copain insupportable, qui fait la morale à tous entre deux crackers ? La célibataire qui oublie sa solitude dans des excès de drogue ? Le dragueur impénitent ? Construite en flash-backs, pleine de chausse-trappes et d’impasses, cette histoire est avant tout celle de nos défaillances – d’amis, d’amants, de parents… Nos failles, nos lâchetés, toutes ces petites choses, ces choix que l’on ne fait pas ou que l’on fait mal, ces blessures qu’on inflige sans même le vouloir, parfois…

Nos défaillances qui peuvent nous mener, si l’on n’y prend garde, à notre fin.

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Mon avis :

Avant tout, je remercie les Editions Hélène Jacob pour ce service presse et leur confiance renouvelée.

May et Thomas ont organisé une soirée entre amis. Mais au lieu du moment de détente espéré, les catastrophes s’enchaînent et vont mener inexorablement vers cette finalité dont Chamallow nous explique les détails dès les premières pages.

J’avais découvert la plume de Marie-Pierre Bardou dans un livre écrit à 4 mains « Temps Mort » dont je vous parlais ICI. J’avais vraiment beaucoup aimé cette lecture et j’étais donc ravie de retrouver l’une des deux auteures en solo.

Ce roman est construit de manière originale puisque chaque chapitre donne lieu à un changement d’époque. Parfois nous allons remonter de quelques heures, d’autres de quelques mois alors il faut faire très attention aux dates et heures afin de bien en comprendre la chronologie. On y fait connaissance avec différents personnages tels que May et son mari Thomas chez qui se déroule la fête mais aussi Alice, la sœur de May, venue avec Volker son amant (et accessoirement homme marié..). Ces 4 personnages sont le socle de l’histoire et autour d’eux gravitent plusieurs personnages secondaires tels que Louise-Berthe, Frankie, Nathalie… Chacun d’eux va faire que cette soirée va virer au drame, que les choses vont imploser sous le regard placide et surtout lucide de Chamallow, le chat.

Les sauts dans le temps ne sont pas la seule originalité de ce roman puisque l’un des narrateurs principaux n’est autre que le fameux Chamallow. En effet, le félin nous livre son point de vue de façon perspicace, amusante et nous permet d’observer les humains sans qu’ils s’en aperçoivent. C’est une façon d’intégrer un peu de légèreté et d’humour dans un texte qui, au fil des pages, devient de plus en plus pesant.

En effet, le roman débute sur l’image d’un corps de femme dans une baignoire. On ne sais ni qui elle est, ni ce qu’elle fait là mais au vu des constatations de Chamallow on comprend rapidement que son immersion est plutôt définitive. Et l’auteure nous entraîne sur diverses pistes, nous donne plusieurs possibilités sur une victime potentielle et c’est en cela que l’ambiance est pesante car le lecteur va chercher à savoir qui ? comment ? pourquoi ? L’histoire est bien amenée puisque même si ‘on en connaît le dénouement l’intrigue reste entière et on assiste, témoin impuissant, à la soirée la plus ratée du monde !

Grâce à « Défaillances » je confirme que j’apprécie tout particulièrement la façon d’écrire de Marie-Pierre Bourdou. C’est tranchant, acéré, surprenant mais avec un côté léger et parfois drôle. Elle réussit à donner à chacun de ses personnages une identité propre non seulement par le caractère mais également par sa façon de s’exprimer comme par exemple Alice et ses jeux de mots. Ce sont de petits détails qui rendent ce récit vivant, prenant et qui donnent l’impression de connaître vraiment ces personnages.

conclusion

Après avoir lu ce livre, vous n’assisterez plus jamais à une soirée sans avoir quelque part dans un coin de votre tête cette question : va-t-on retrouver un cadavre dans la baignoire ? Mais aussi, et surtout… que penses donc ce chat qui me regarde ??

Ma note : 8.5/10