Chronique Livresque·Thriller

Le silence des aveux par Amélie De Lima

Fiche technique :

Auto-édition – 420 pages – ebook ou broché – Thriller psychologique

Résumé :

Lille, novembre 2010, le corps sans vie d’une adolescente est retrouvé près de la Deûle enneigée, dans d’étranges conditions. Cheveux scalpés, habillée mais sans sous-vêtements, un billet de vingt euros dans la main, tout prête à croire qu’il s’agit d’un crime sexuel. Véronique De Smet, commissaire chargée de l’affaire semble piétiner, les meurtres s’enchainent et l’enquête est au plus bas. Pourtant, un revirement de situation permettra à Véronique de mettre la main sur le présumé meurtrier, un trentenaire qui semble être le coupable idéal. Mais, l’est-il vraiment ? Aidée de l’inspecteur Bernier, Véronique réalisera un travail de fond, sur l’enquête et sur elle-même, pour démêler cette affaire, où rien ne semble être ce qu’il parait… Ce roman est une introspection sur la question de l’identité, de l’importance de la mémoire, du passé sur nos vies et les conséquences qui en découlent. Il nous balance en pleine figure, ce que les défaillances émotionnelles peuvent nous amener à faire, à détruire l’autre et à nous autodétruire dans un rythme effréné. Personne n’est à l’abri, le mal est partout, même là où l’on ne l’attend pas. Les trois personnages principaux sont analysés tour à tour, afin de découvrir leur rôle dans l’enquête, dans un style abrupte, écorché, où règnent des phrases courtes mais qui martèlent et résonnent dans nos têtes, comme le sifflement d’une étrange mélodie.

livre et feuilles automnes

Mon avis :

Avant tout, je remercie l’auteure, Amélie De Lima, de m’avoir confié son roman en service presse et pour sa gentillesse.

Le corps d’une jeune fille est découvert près de la Deûle, la mise en scène est macabre et tout indique qu’il s’agit d’un crime sexuel. C’est au commissaire Véronique De Smet qu’il va incomber de découvrir son meurtrier et de, si possible, l’empêcher de réitérer son acte.

Ce roman est plus qu’un thriller c’est une plongée dans l’esprit humain. En effet, il est question, ici, de comprendre les conséquences, à l’âge adulte, des mauvais traitements ou traumatismes subits lors de l’enfance. L’auteure fouille l’esprit de ses personnages et révèle aux lecteurs, grâce à des flash-backs, leurs passés, leurs histoires respectives. Le côté psychologique est vraiment très bien mis en avant et réalisé, on sent qu’Amélie De Lima a une très bonne maîtrise du sujet. Elle réussit à faire passer les émotions très aisément et à ancrer ses protagonistes dans la vie réelle grâce à de petites phrases anodines (des volets qui claquent, un plaid sur les genoux..), de petits ajouts qui donnent un côté vrai.  

Les personnages sont d’ailleurs l’un des points forts de ce roman. Ils sont travaillés, pensés, réfléchis et parfaitement crédibles. J’ai trouvé qu’ils étaient particulièrement attachants du fait de leurs souffrances justement, de leurs vécus. Aussi bien Véronique que Benjamin ou Elise sont des écorchés vifs, ils ont été abîmés par la vie, par les autres, par leurs proches. L’auteure distille les informations au compte goutte pour nous permettre de mieux les comprendre un peu comme un puzzle qui se mettrait en place au fil des pages. D’autres personnages gravitent autour d’eau comme Bernier, le collègue de Véronique, Eléonore, une connaissance d’Elise, qui donnent à l’histoire un peu de fraicheur tant celle-ci baigne dans le glauque voir le sordide.

L’enquête est le fil conducteur de ce roman même si j’ai trouvé qu’elle était parfois mise de côté au profit des personnages en eux-mêmes. Malgré tout, le suspens est présent et au delà de savoir qui a tué j’avais surtout envie de comprendre le pourquoi. Pourquoi cette lise en scène ? Pourquoi cette jeune fille, puis les autres ? L’auteure nous entraîne sur différentes pistes, sème les indices et les fausses pistes. J’avoue avoir deviné l’auteur de ces crimes horribles avant la fin (même si Amélie De Lima m’a fait douter..) mais malgré cela j’ai pris beaucoup de plaisir à tenter de comprendre ses motivations.

Ce roman est le premier d’Amélie et je suis bien certaine que ce n’est pas le dernier. Elle a une écriture fluide et vraiment captivante. Elle a réussit à créer une ambiance vraiment sombre parfois étouffante qui n’est pas toujours simple à obtenir. Et son choix de la narration à la 3ème personne est, à mes yeux, vraiment judicieux puisque de cette façon on peut apprécier tous les points de vue, parfois même ceux des victimes aux derniers moments de leurs vies. Une auteure qui va très certainement faire parler d’elle très vite et que je vais suivre avec beaucoup d’intérêt ! 

scene-crime

Un thriller psychologique prenant grâce auquel l’auteure nous entraîne dans les méandres d’esprits traumatisés. Un premier roman réussit et une auteure que je vais suivre avec enthousiasme !

Ma note : 8/10

Pour acheter et lire ce livre cliquez ICI

Publicités
Chronique Livresque·Thriller

Tombent les anges par Marlène Charine

Fiche technique : 

Éditions Numeriklivres – 274 pages – ebook ou broché – Thriller paranormal

Résumé : 

Lors d’une perquisition de routine, Cécile, jeune policière désabusée et limite borderline, vit une expérience hors du commun qui va faire basculer son existence. Audrey, jolie infirmière de vingt-cinq ans, met fin à ses jours dans la salle de bain de son luxueux appartement du XVe arrondissement. Elle ne s’y trouve pas seule. Contactée par le Lieutenant Kermarec, Cécile n’a pas d’autre choix que d’écourter ses vacances forcées. Et après tout, il est bien le seul à ne pas la prendre pour une cinglée…

thriller

Mon avis : 

Tout d’abord, je remercie Les Editions Numériklivres pour leur confiance renouvelée mais également l’auteure Marlène Charine pour sa gentillesse. 

J’ai eu la joie de découvrir Marlène Charine et sa plume grâce à son roman « Le projet Alice » dont je vous avais parlé ICI J’avais eu un coup de cœur pour son héroïne à l’époque et j’ai même retenu ce livre dans mes 10 lectures préférées de 2016, c’est vous dire à quel point j’étais ravie de pouvoir la lire de nouveau et dans un autre genre littéraire. 

Cécile est une jeune gardienne de la paix qui a perdu toute foi en ce qu’elle fait. Après avoir vécu une expérience un peu particulière elle décide de passer quelques jours de vacances auprès de sa famille. Mais elle est rapidement rappelée par le  Lieutenant Kermarec afin qu’elle l’aide sur l’enquête concernant le suicide d’Audrey, une jeune infirmière retrouvée morte dans sa baignoire.. Et Cécile va faire preuve d’étranges talents. 

A quoi sait-on que l’on va aimer un livre ? Pour ma part, si dès les premières pages, je n’arrive pas à quitter les personnages c’est que je suis sur la bonne voie. Et ici, dès les premiers mots, j’ai su que j’avais entre les mains un roman qui allait me tenir. L’histoire débute sur une jeune femme qui n’est apparemment plus seule dans son appartement.. Un homme se fait un plaisir de la torturer moralement et ça ne semble pas être la première fois. Puis, le lecteur est renvoyé sur Cécile Rivère et son collègue Lambert qui partent en patrouille et sont appelés à intervenir sur une dispute conjugale. A partir de là tout va basculer dans la vie de Cécile, elle qui flirte déjà avec la limite va vivre des expériences plus qu’étranges.. voir paranormales ! Mais Cécile qui doute de tout et surtout d’elle même va trouver en la personne du Lieutenant Kermarec un soutien indéfectible face à ses nouveaux dons. 

Et encore une fois, Marlène Charine aura eu raison de mon sommeil ! J’ai été captivée par ce thriller paranormal où tous les ingrédients sont réunis pour que le lecteur passe un très bon moment. On frisonne, on tremble, on ferme les yeux (pas pratique pour lire mais certains passages sont angoissants au possible !), on y trouve aussi un peu de romance pour alléger le tout.. C’est très bien dosé entre les personnages qui sont totalement crédibles et humains entre leurs soucis, leurs emplois et le paranormal qui est amené en douceur et intégré subtilement. L’enquête avance et apporte son lot de rebondissements, d’imprévus et de fausses déductions. Certains points sont prévisibles mais cela ne gâche en rien le plaisir de la lecture. 

Une fois encore, j’ai aimé l’héroïne que Marlène Charine a construit au fil de ses pages. Cécile est une jeune femme attachante, un peu comme une petite sœur à qui l’on mettrait parfois une taloche pour l’empêcher de faire une bêtise mais elle est attachante, elle a un grand cœur et n’est pas parfaite ce que j’ai particulièrement aimé. Le Lieutenant Kermarec m’a fait l’effet d’un phare dans la nuit. Il a la confiance de ses coéquipiers et ressemble un peu à un roc malgré les nombreuses fêlures que l’on découvre au fur et à mesure qu’il se dévoile. 

L’auteure donne un rythme vraiment intéressant à ce roman entre une écriture fluide, addictive, actuelle et des chapitres plus ou moins courts. En effet on alterne entre le présent et l’avancée de l’enquête policière et la vie de la défunte Audrey qui est au centre de leurs préoccupations. Ce parallèle permet à l’histoire de se développer plus aisément, le lecteur a parfois une longueur d’avance sur la Police et se demande comment ils vont parvenir à faire les bonnes déductions. L’histoire est vraiment rythmée et avancent vers une apothéose au final, qui va provoquer un séisme d’émotions. 

scene-crime

Un thriller paranormal qui me fait débuter l’année en beauté et qui surtout me conforte dans l’idée que Marlène Charine est une auteure de grand talent ! Embarquez avec Cécile dans cette aventure où peut-être l’aide ne viendra pas que des vivants… 

Ma note : 9.5/10 

Si vous souhaitez acheter et lire ce roman cliquez ICI

Chronique Livresque·Thriller

Lune ou l’autre par Frédérique Hoy

lune

Fiche technique : 

Yakabooks Editions – 168 pages – Poche – Roman noir

Résumé : 

Pierre-Octave, dit Pierrot-la-lune, « rêveur dé nitif » et nègre littéraire pour célébrités, voit sa vie basculer le jour où, lors d’un banal contrôle de routine dentaire, il rencontre l’intrigante Claire.
Dentiste au cœur meurtri, la jeune femme au regard noir ébène écrème à toute allure ses rendez-vous pour cause de panique incontrôlée. Rapidement elle lui demande d’écrire le livre qui la guérira. De quoi ? Pierrot, le découvrira bien assez vite.
Sous de faux airs de romance poétique,ce roman bascule en quelques lignes dans la noirceur la plus opaque. Ecrit à la première personne du singulier, cet étrange récit emporte le lecteur de surprises en rebondissements.

livrelecteurs

Mon avis : 

Avant tout, je remercie chaleureusement les Editions Yakabooks pour leur confiance renouvelée en m’adressant ce service presse. 

Pierre-Octave est un homme un peu lunaire aussi bien physiquement que moralement. Il est « nègre littéraire » ou prête-plume pour des personnalités souhaitant laisser une trace à travers leur biographie et même si cela ne lui plaît pas particulièrement il s’en accommode. Jusqu’au jour où Pierrot va croiser le chemin de Claire, une dentiste un peu spéciale, qui va lui demander de l’aider à se guérir en écrivant sa biographie. Mais guérir de quels maux ? Pierre-Octave n’est pas au bout de ses surprises avec la douce Claire..

J’ai tout d’abord été attirée par la couverture. Je trouvais qu’elle était plutôt étrange pour un livre dont le héros se faisait appeler Pierrot-la-lune. La fin du résumé m’a donné un début d’indice : un roman noir… Et moi qui aime ce genre, je dois dire que j’ai été servie ! Frédérique Hoy nous fait basculer tout doucement d’un début de romance à un roman sombre, glauque, bien loin du conte de fée.

Le résumé ne laisse pas du tout présager dans quelle sorte d’intrigue le héros va se retrouver mêler ce qui est juste parfait. En effet, on découvre doucement Pierre-Octave, sa vie un peu banale, sa famille pas très nombreuse, son travail un peu spécial, il se dévoile au lecteur puisqu’il est le narrateur de ce récit. Puis survient la rencontre avec Claire et son regard sombre qui l’intrigue, le déroute et qu’il veut apprendre à connaître. Alors quand la jeune femme lui propose d’écrire son autobiographie pour elle, Pierre-Octave y voit une façon de devenir proche de la dentiste, de se faire apprécier.. Pas sûre que l’idée soit bonne.. 

Le personnage de Pierre-Octave est plutôt atypique, il est assez naïf, plutôt rêveur, quelque peu déconnecté de la réalité malgré tout il garde les pieds sur terre lorsque la situation l’exige. Je l’ai trouvé vraiment attachant dans sa façon d’être , de penser.. Je le cite :

« … Je n’avais jamais fêté mon anniversaire. Vieillir ne m’effrayait pas ; c’était plutôt devenir vieux qui m’angoissait… »

(j’ai tout particulièrement aimé cette phrase). Il s’exprime de façon assez poétique, un peu aérienne. Et j’ai adoré le voir comprendre peu à peu, anticiper..

Cette façon de s’exprimer m’a plu dès les premières pages et je dois dire que je me suis retrouvée scotchée à l’histoire de Pierre-Octave.. J’avais, moi aussi, envie d’en savoir plus sur la mystérieuse Claire, de comprendre où elle nous menait avec sa biographie. Lire leur histoire c’était un peu comme assister à une danse macabre : intrigante, addictive, surprenante.

Frédérique Hoy a une plume particulière, qui utilise les mots, joue avec eux. Elle donne à cette histoire une tournure dont on ne peut pas se douter, imaginer. Je me suis rendue compte d’avoir lu certains passages en apnée un peu dans l’urgence, découvrant avec délice la folie dans laquelle les héros plongent. 

conclusion 6

Un roman sombre qui bouscule le lecteur tant le contenu est inattendu. Si vous êtes adepte de ce genre n’hésitez pas et si non, n’hésitez pas aussi, une excellente façon de le découvrir. Accompagnez Pierrot-la-lune lors de ses visites à Claire et n’oubliez pas de tout noter, vous aurez besoin de preuves.. 

Ma note : 9/10

Vous souhaitez vous procurer ce livre ?  Cliquez ICI

Chronique Livresque

Je pleurerai plus tard par Mathieu Bertrand

je-pleurerai-plus-tard-1008800-264-432

Fiche technique :

Editions Librinova – ebook – 227 pages – Thriller

Résumé : 

Ils sont morts. Tous les deux. Ce jour-là, j’ai tout perdu. Mais pire encore… j’ai perdu mon âme.
Couché dans ma cellule, j’observe le mouvement de balancier d’un nœud de pendu. Dans quelques minutes, mon cou s’y brisera. Quand plus rien ne vous raccroche à la vie, la mort devient une échappatoire plutôt acceptable.Huit semaines. Huit putains de semaines qui m’ont fait basculer dans une haine qui dictait mes pensées autant que mes actes.
Impossible de s’extirper de ce carcan que représente l’envie de vengeance. Ça part d’une promesse, ça se transforme en rage et ça s’installe dans votre tête pour n’en sortir que lorsque vous êtes un meurtrier…

thriller

Mon avis : 

Un grand merci à Mathieu Bertrand, l’auteur, de m’avoir confié son roman en service presse. 

Dès le début du livre on apprend que le héros est en prison, un livre qui commence par le dénouement c’est original et atypique. Mais pourquoi Patrice Lorenzi est enfermé entre ces quatre murs à contempler un nœud de pendu en ayant une seule pensée : s’y pendre ? Et qui est mort ? Et bien pour le savoir il va falloir remonter le temps.. 8 semaines précisément alors que la vie de Patrice et de sa famille, sans être idyllique, est heureuse. Une femme, un enfant, un bon travail, tout semble sourire à cet homme sans histoire jusqu’au jour où tout bascule, tout sombre, jusqu’à ce jour où leurs vies explosent..

Dès la première page de ce roman, j’ai été comme prisonnière de cette histoire. J’ai d’abord voulu comprendre pourquoi Patrice Lorenzi était incarcéré. Puis au fil des pages, son histoire nous est dévoilée, on apprend qu’il est Directeur de services pénitentiaires et sa femme l’appelle car son fils est souffrant. Sauf que Patrice travaille à Dijon alors que sa famille se trouve à Agen. Même si l’on se doute rapidement de l’identité des deux morts, une question persiste : pourquoi ? J’ai voulu comprendre comment il avait pu atterrir dans cette prison, quelles décisions l’avaient mené à cette fin ? Et j’avoue que bien souvent je me suis mise à la place de Patrice ou de son épouse.. 

Patrice Lorenzi nous narre sa propre histoire, il nous raconte cette descente aux enfers. Huit petites semaines, cela peut paraître court comme laps de temps mais c’est largement suffisant pour qu’un homme perde tout ce qui fait l’essence même de sa vie, voire même son âme. Le fait qu’il soit lui même narrateur permet au lecteur de mieux le comprendre, de mieux appréhender sa façon de voir, ses doutes, ses certitudes. La psychologie des personnages est vraiment très importante dans ce roman et c’est, pour moi, une incroyable réussite pour l’auteur qui a créé des protagonistes à la psychologie parfaitement travaillée et transcrite à travers l’histoire autant pour le héros que pour les personnages secondaires.

A travers ce roman, j’ai pu découvrir un métier fort méconnu et auquel on ne pense pas spécialement. En effet, Patrice Lorenzi est fonctionnaire des  services pénitentiaires et à travers le récit on en apprend plus sur ce monde, son fonctionnement sans que cela pèse sur l’histoire car Mathieu Bertrand dose parfaitement les informations qu’il nous donne.

Je ne vous en dirait pas plus sur cette histoire, il serait dommage de vous dévoiler les raisons qui poussent Patrice à se venger car la découverte fait partie du plaisir de la lecture mais ce que je peux vous en dire c’est que cette histoire est poignante, touchante car elle touche à l’amour d’un homme pour sa famille. Un amour qui va l’entraîner vers la vengeance, qui va lui faire perdre complètement les pédales quitte à tout sacrifier, tout perdre.

C’est le second roman de cet auteur mais je vais le suivre avec beaucoup d’intérêt car j’avoue avoir vraiment adhéré à sa façon d’écrire. Le rythme est vraiment prenant et entraînant tout au long de l’histoire malgré quelques petites longueurs. On ne s’ennuie pas car l’auteur sait faire rebondir son récit. Une pointe de surnaturel est également présente dans cette histoire que j’ai bien appréciée et trouvée intéressante. 

conclusion

Un très bon roman qui fait réfléchir si l’on se met à la place du héros, qu’aurions-nous fait à sa place ? Une histoire poignante qui nous démontre que finalement rien n’est acquis dans la vie et que parfois il suffit d’un petit rien pour que tout bascule.. 

Ma note : 8.5/10

Si vous avez envie de lire ce livre, cliquez ICI pour l’acheter

 

Chronique Livresque·humour·Thriller

Temps mort : Saison 1 par Kathy Dorl et Marie-Pierre Bardou

temps-mort-843838-264-432

Fiche technique :

Éditions Hélène Jacob – 248 pages – ebook ou broché – Thriller / Humour

Résumé :

Que font deux copines d’enfance quand elles se retrouvent, par le biais d’un célèbre réseau social ? Elles papotent ? Ouais… un peu. Elles geignent sur leur existence ? Mmmm… Surtout l’une des deux. Elles se rappellent le bon vieux temps qui était toujours mieux avant que maintenant ? Se prennent le chou façon Godzilla en peluche ? S’envoient de mignons smileys qui rigolent ? Vous êtes loin du compte… Car elles dézinguent. Elles trucident, décanillent, découpent, acidifient, crament, tronçonnent ! Tout oppose Élisabeth, dite Petit Kiwi, l’écolo allergique au foin, et Saule, la « fashion-addict », plus « desperate » que « housewife ». L’une vit aux States et dilapide la pension alimentaire de son ex en minisacs Prada ; l’autre s’est enterrée dans une communauté hippie au fin fond de la Creuse. Qu’est-ce qui les lie, à part une vieille amitié éteinte depuis quinze ans ? Une sombre histoire, un passé qui ressurgit comme un diable de sa boîte et… ben, ça part un peu en vrille, quoi… Flanquées d’un ado boutonneux fasciné par les limaces et d’une bande d’illuminés en sabots pour l’une, d’une nounou qui picole en douce et d’un moutard insupportable pour l’autre, les deux femmes auront fort à faire pour affronter une situation qui dérape. Au programme de ce « serial-thriller-gore » hilarant qui ne laisse aucun temps mort : merguez, cochonnailles, roupettes, macchabée, scie sauteuse et crustacés. Bon, peut-être pas de crustacés, en fin de compte.

scene-crime

Mon avis :

Je remercie vivement les Editions H.J. pour ce service presse et pour leur confiance.

Lorsque j’ai lu le résumé de ce roman et surtout son « classement » je me suis demandé comment un thriller/gore pouvait être humoristique.. Eh bien, je confirme ! Il peut être les trois à la fois !

Saule vit aux Etats-Unis, elle a un petit garçon et un ex-mari encombrant.. PK (ou Petit-Kiwi, enfin.. Elisabeth à la naissance..) vit dans un ashram au milieu de la Creuse avec une communauté assez bigarrée et étrange et son fils « Canard ». Ces deux vieilles amies d’enfance se retrouvent via les réseaux sociaux, papotent, discutent jusqu’au jour où tout dérape et qu’un cadavre, ou plutôt les morceaux d’un cadavre se mettent à traverser l’Atlantique.

Ce roman est composé de plusieurs épisodes un peu à la façon d’une série télévisée mais on entre dans le vif du sujet très rapidement. Au fil des échanges de mails des deux amies, on en apprend plus sur leurs vies, leurs entourages et surtout leurs soucis. Pour l’une c’est une allergie au foin, un ado obsédé par les limaces et de vieux comptes à régler ; pour la seconde c’est une addiction aux achats, une femme de ménage haïtienne un peu fouineuse et portée sur la bouteille et un mort sous son lit.. Chacune ses problèmes dont certains vont très vite devenir communs et qui vont rapprocher nos deux vieilles amies ou du moins les obliger à s’entendre.

On suit cette histoire à travers différents points de vue : ceux de Saule et PK via Skype, mais également grâce à JJ Boursin, journaliste envoyé spécial aux Etats-Unis, totalement imbu de sa personne et surtout complètement ridicule. Il y a également des apartés de Bien-aimée, la nounou travaillant pour Saule ou du fils de PK.. J’ai beaucoup aimé ces coupures qui apportent nos seulement des explications quant à l’affaire mais qui souvent relancent un peu le rythme. En effet, il y a finalement très peu de dialogues dans ce livre et cela entraîne parfois quelques longueurs.

Les personnages sont géniaux car tantôt odieux tantôt attachants.. Saule et PK en tête. Elles sont égoïstes, pathétiques, loufoques, déjantées. Elles m’ont émue, agacée, énervée mais je les ai adorées. Quant aux personnages secondaires qui ne sont finalement présents pour la plupart qu’à travers les échanges des deux amies ils sont exceptionnels également. L’ado obsédé est drôle et touchant, tout comme Birdy, Angèle, Dickens, Tatiana, entre autres.. Mon préféré étant JJ Boursin et ses tirades grandiloquentes devant la caméra.

On retrouve le côté thriller / gore grâce aux plumes des deux auteures qui excellent dans l’art du détail et qui trouvent les mots justes pour expliquer la découpe d’un cadavre par exemple. L’histoire est bien menée, elle reste réaliste et surtout originale. Quant au côté humoristique comment dire… j’ai pleuré de rire ! Les deux « amies » sont plus vacharde, méchante et teigne l’une que l’autre, leurs mails regorgent de piques et de méchancetés qui m’ont fait mourir de rire. Les titres de leurs échanges sont savoureux, leurs façons de s’exprimer sont drôles, fourbes avec un côté gouailleur et elles ont des idées plus tordues l’une que l’autre. La cerise sur le gâteau est la citation d’Audiard à l’ouverture de chaque épisode que j’ai adoré lire. Je retiens d’ailleurs quelques unes des expressions de ces dames comme « Cruchonne » par exemple qui fait maintenant partie de la liste de mes insultes préférées !

Vous aurez compris que j’ai adoré cette lecture autant pour le côté thriller et l’histoire du meurtre (mais qui est la coupable ?!) que pour le côté humoristique qui m’a fait passer un très bon moment de lecture. Je n’ai toujours pas réussi à déterminer laquelle des deux était la pire !  Une saison 2 est apparemment sortie et j’espère avoir l’occasion de la lire car PK et Saule sont des héroïnes comme je les aime : horribles mais excellentes !!

conclusion 6

Une lecture délirante, un thriller atypique, des personnages déjantés, un humour décalé : à lire de toute urgence !!

Ma note : 9/10

 

 

 

 

 

Chronique Livresque

Tu vas mourir par Daniel Panizzoli

mourir

Fiche Technique :

IS Edition – 116 pages – ebook ou broché – Thriller

Résumé :

Lorsque vous lisez un bon thriller, vous êtes tellement pris dans l’atmosphère du livre que vous oubliez qu’il existe un auteur derrière l’histoire. Dans « Tu vas mourir », la vérité est toute autre : l’assassin est connu dès le départ puisqu’il s’agit de votre humble narrateur ! Et il se charge de bouleverser votre moralité à la fin de chaque chapitre… Vous croiserez ainsi le dramatique destin de personnages qui pourraient être vos proches – peut-être même vous reconnaîtrez-vous –, et devrez chercher le mobile qui se cache derrière chacun de ses crimes et châtiments diaboliques… Avec « Tu vas mourir », vous n’avez pas fini de vous interroger ! Et au final, peut-être finirez-vous par trouver tous ces châtiments justifiés… « Tu vas mourir » est un petit bijou d’autodérision, subtil et profond, égratignant avec talent nos travers sociétaux.

pile-de-livres

Mon avis :

Avant tout, je remercie chaleureusement IS Edition pour leur confiance toujours renouvelée.

Il est rare de connaître dès les premières lignes le tueur dans un thriller mais ici, on sait de suite que c’est l’Auteur. Et il n’y va pas par 4 chemins l’Auteur vu qu’il prévient ses futures victimes pas un très énigmatique « Tu vas mourir » mis en scène selon la personne puis de le zigouiller avec beaucoup d’imagination. Mais l’Auteur est doué.  

Point de grande histoire ici mais plutôt de petites nouvelles sans relations les unes avec les autres si ce n’est l’Auteur et ses avertissements macabres. Il va nous démontrer l’inutilité, la crapulerie, la méchanceté de certaines personnes dans notre société. Certaines catégories sociaux-professionnelles en prennent pour leur grade. Mais l’Auteur est vengeur.

L’Auteur est finalement le seul personnage auquel on peut s’attacher, les autres étant trop éphémères. Il ne faut parfois que quelques pages à l’Auteur pour le faire passer de vie à trépas.  Et j’avoue que même si je n’irai pas jusqu’à trucider le Père Noël je ne suis pas loin de rejoindre l’Auteur dans certaines de ses réflexions. Je n’ai parfois pas ressenti beaucoup de compassion pour les victimes… Mais l’Auteur est sage.

La lecture a été vraiment plaisante car au delà de la réflexion sur la société actuelle, sur certaines catégories d’êtres humains ou sur l’Homme en général, l’auteur fait preuve de beaucoup d’humour et j’avoue avoir piqué quelques fous rire devant par exemple une publicité bien placée mais également devant un bon mot.. Mais l’Auteur est drôle.

Une lecture complètement atypique puisqu’il n’y a finalement pas qu’une seule histoire mais plusieurs nouvelles qui amènent le lecteur à réfléchir à certaines situations. Situations que l’on va croiser au quotidien, que l’on va vivre parfois soi même alors que souvent on les trouve anormales, abusives. Dès le début de l’histoire on en connaît la chute, pas forcément le déroulé mais l’issue fatale sera la seule certitude du lecteur. Une lecture plaisante grâce à la plume de l’Auteur qui s’exprime clairement, directement, de façon fluide et drôle. Mais l’Auteur est doué.

en-conclusion

Une lecture qui m’a beaucoup amusée mais également donné à penser. Une lecture originale et atypique mais vraiment sympathique. Merci à l’Auteur !

Ma note : 7.5/10

 

Chronique Livresque·fantastique·Historique·Thriller

Le Fil d’argent par Rebecca Greenberg

le-fil-d-argent-968754-264-432

Fiche Technique :

Autoédition – 473 pages – ebook ou broché – Thriller fantastique

Résumé :

Thomas Gordon, journaliste d’investigation au New-York Daily News, voit son existence basculer un jour de blizzard. Et rien ne l’avait préparé à ça. Comment reprendre le cours de sa vie lorsque l’on se retrouve soudain doté de dons paranormaux ? Comment rester les pieds sur terre lorsque l’on peut désormais sortir de son corps et dépasser les limites de l’Espace et du Temps ? Bientôt les coïncidences s’accumulent et un puzzle hallucinant prend forme… Pour ne pas devenir fou, Tom devra s’engager corps et âme dans l’enquête la plus incroyable de sa vie, où Passé et Présent se trouvent étroitement liés. Et si rien n’était dû au hasard ?

pile-de-livres

Mon avis :

Tout d’abord, je remercie chaleureusement Rebecca Greenberg, l’auteure pour ce service presse, sa confiance et surtout sa gentillesse.

J’ai eu la chance de faire la connaissance de Rebecca via Facebook et de la suivre dans la dernière ligne droite avant la publication de son roman. J’avais donc hâte de pouvoir lire ce livre au résumé plus que prometteur, à l’auteure drôle et sympathique et à la couverture sublime réalisée par un certain Matthieu Biasotto (auteur aux multiples talents que j’admire beaucoup).

Tom voit sa vie basculer un soir de blizzard où un accident le plonge dans le coma pendant 3 mois. A son réveil, il tente de reprendre le cours normal de sa vie mais comment pourrait-il espérer rester le même alors qu’il découvre qu’il a des dons paranormaux ?

Le lecteur va suivre ici deux histoires en parallèle : celle de Tom qui va apprendre à maitriser ses dons, à les comprendre mais également celle de Simon. Simon est un jeune homme juif vivant en 1940 dans le Paris occupé et va nous faire vivre toutes les atrocités commises à cette période à travers son histoire et celle de ses proches. Comment ces deux histoires vont – elles se rejoindre ? Par un récit extrêmement bien ficelé, par une narration absolument époustouflante et par une maîtrise incontestable des mots et du sujet..

Dès les premières lignes, Rebecca Greenberg m’a prise dans les filets de son histoire. J’avais envie de savoir comment Tom allait pouvoir se servir de ses dons, pourquoi ceux-ci lui étaient « tombés dessus ». Tom et ses proches sont une famille attachante, ils sont proches les uns des autres malgré l’adversité et les difficultés que la vie dresse sur leur chemin. Cette partie du récit est prenante car elle intègre un côté surnaturel vraiment plaisant et bien amené. Les choses ne vont pas trop vite, se déroulent à un rythme crédible et sans temps mort.

La seconde histoire, qui s’alterne selon les chapitres, nous emmène dans le Paris de 1940, sous occupation allemande et va nous faire revivre des moments sombres de notre histoire. Les rafles, les déportations, la délation.. heureusement l’auteure s’attache également à nous expliquer comment s’organisait la Résistance, l’aide dont elle pouvait bénéficier. Les personnages de cette période m’ont plus que touchée ou émue, je les ai aimé comme s’ils étaient proches de moi, j’ai souffert avec eux, pleuré ou rit en leur compagnie. Chaque perte a été un coup de poignard, chaque vie sauvée une joie..

Je ne veux pas trop en dévoiler, cela vous gâcherait le plaisir de la lecture et de la découverte, mais si vous vous laissez tenter et que vous lisez ce roman n’hésitez pas à me contacter via le blog ou sur Facebook que nous puissions comparer nos ressentis.

Ce roman est le premier pour Rebecca Greenberg et je dois dire que j’ai été bluffée ? épatée ? ahurie ? Je ne sais trop quel mot choisir pour exprimer ce que ce livre m’a fait ressentir. Rebecca a une écriture fluide, captivante et a su rendre l’ambiance de chaque époque. A tel point que lorsqu’un allemand s’exprimait j’avais l’impression d’entendre l’accent germanique dans ma tête !

L’auteure a fait un travail absolument remarquable de recherches afin de restituer à son texte une authenticité comme peu savent le faire. Les sources citées à la fin du roman nous montrent l’énorme enquête qu’elle a mené sur tous les sujets abordés dans ce texte aussi bien la décorporation que la musique sous le IIIème Reich ou le texte exact que les policiers sous Vichy devaient réciter aux familles raflées.

Ce premier roman (car c’est un premier roman !) est une réussite vous l’aurez compris et il met la barre très haut pour les suivants. En effet, j’espère que Rebecca Greenberg ne tardera pas à nous livrer un autre livre où l’on pourra de nouveau retrouver tout son talent.

en-conclusion

Un coup de cœur pour ce roman qui m’a fait vibrer à chaque page.. Un roman entre passé et présent qui nous fait réfléchir aux conséquences de nos actes.

Ma note : 10/10

 

Chronique Livresque·Thriller

Elise par Luca Tahtieazym

elise-961193-264-432

Fiche Technique :

Editions CZY – 338 pages – ebook ou broché – Thriller

Résumé :

Quatre murs ont été érigés autour d’elle par son geôlier. Tout ce que connaît Élise, elle le tire de ses nombreuses lectures.
Et l’épilogue est proche.
Voici l’histoire de celle qui voyageait avec les mots.

pile-de-livres

Mon avis :

Tout d’abord, un grand merci à Luca Tahtieazym d’avoir pensé à moi pour ce service presse et pour sa confiance renouvelée.

J’avais eu le plaisir de découvrir cet auteur grâce à son roman précédent « Versus » dont je vous parlais ICI et qui avait été un coup de cœur.

J’ai donc ouvert « Elise » en anticipant le plaisir de retrouver la plume de Luca.. Et quel régal cela a été !

Elise vit dans le Refuge, cabane rudimentaire, avec pour seule compagnie Mama Sim et son papa qui ne viennent pratiquement que pour la nourrir ou vider ses seaux. Mama Sim lui fait un cadeau qui va changer son existence : elle lui apprend à lire. Elle n’a pas le droit de sortir alors pour combler le vide, le temps qui passe elle lit, elle lit beaucoup..

Dès les premières pages, j’ai été happée par cette histoire. J’ai voulu tout savoir tout comprendre d’Elise, de sa vie. Elle vit cloitrée dans 20 m² mais elle s’est créée sa fenêtre sur le monde, son échappatoire grâce à la lecture. C’est une liseuse compulsive qui, malgré son très jeune âge, va découvrir un monde qu’elle ne connaît pas grâce à Stendhal, Stevenson ou Frédéric Dard. Les livres sont sa canne, son soutien, ils lui permettent de voyager sans bouger de sa prison, de se construire. Elise est une enfant touchante que l’on a envie de prendre dans ses bras pour la protéger de ses geôliers. Elle m’a profondément bouleversée par sa maturité, sa pureté, sa force et son courage.

Et puis il y a éLISE.. qui est également prisonnière du Refuge, qui va essayer de survivre à cet enfermement, à cette torture physique et mentale. éLISE est tout aussi émouvante mais elle a également un côté troublant, dérangeant. 

Ce roman est construit en différentes parties qui vont s’emboîter et construire petit à petit une histoire, seule et unique de celles que l’on oublie pas, de celles qui vous touchent, vous prennent aux tripes et vous laissent une marque indélébile un peu comme un livre corné qui gardera cette trace pour toujours.  A chaque page tournée, à chaque gifle, chaque coup je me suis attachée à Elise et à éLISE et à chaque fois que la porte du refuge s’ouvrait je détestais, haïssais un peu plus ces matons. Jusqu’à une fin que j’ai trouvé absolument parfaite !

Encore une fois Luca Tahtieazym m’a embarquée dans son histoire grâce à son talent.. Son écriture est incisive, juste, addictive. Il utilise les mots de façon magistrale en leur donnant tout leur sens. Il sait appuyer là où ça fait mal pour que le lecteur souffre avec ses personnages, s’identifie, se sente prisonnier du Refuge. La psychologie des personnages est parfaitement travaillée, décrite à tel point que j’ai, par moment, ressenti de l’empathie pour les bourreaux d’Elise même si cela n’a duré que quelques instants.

en-conclusion

Encore un coup de cœur pour l’un des roman de Luca Tahtieazym ! Une lecture qui m’a marquée et un personnage, Elise, qui va m’accompagner pendant un bon bout de chemin..

Ma note : 9/10

 

Chronique Livresque·Thriller

Reconstitution par Thierry Moral

reconstitution

Fiche Technique :

IS Editions – 136 pages – ebook ou broché – Thriller

Résumé :

Le 15 aout 2008, à la veille de l’explosion de la Tour B dans la cité des Hérons, le boss organise son grand jeu.

Cinq jeunes sont guidés par Rudy, le meneur. Cinq plus un : JL, l’invité surprise. Le boss ne l’avait pas prévu au programme, mais JL est une balance… Il assistera donc au grand jeu et devra vivre avec sans pouvoir en parler, sous peine de lourdes représailles.

Après plusieurs années de troubles, de malaises et d’isolement, JL se décide enfin à raconter l’histoire sur scène, sous la forme d’une « reconstitution ».

Le boss, psychopathe patenté, laissera-t-il passer ce faux pas ?

Avec « Reconstitution », Thierry Moral nous entraîne dans un univers glaçant et hypnotique, où la violence psychologique prend le dessus sur la violence physique pour nous faire découvrir les plus bas-fonds de l’humanité…

pile-de-livres

Mon avis :

Tout d’abord, je remercie IS Editions pour ce service presse et pour leur confiance renouvelée.

C’est l’histoire d’une Tour.. Une Tour qui va bientôt être détruite mais où, en attendant, certains ont prit leurs aises. Un peu de trafic, un peu de jeux dangereux, un peu de discussion, la Tour B continue à survivre grâce à ces visites. Un jour, Rudy va y entraîner 5 jeunes à la demande du Boss, mais un 6ème s’incruste, JL la balance. Ce 6ème n’étant pas prévu dans les plans du Boss, il va devoir assister au destin de ses 5 compagnons et taire ce secret sinon le Boss le retrouvera. Jusqu’au jour, quelques années plus tard, il en fait le script d’un spectacle…

J’ai été très surprise par ce roman. Tout d’abord sur sa forme.. En effet, le tout premier narrateur de cette histoire est la Tour B, elle même ! J’ai trouvé cela surprenant et génial à la fois. Humaniser de cette façon un lieu afin de lui faire raconter son histoire est vraiment original. Mais la Tour B cède ensuite sa place à différents autres conteurs puisque différents personnages vont se succéder pour expliquer au lecteur cette histoire.. 

J’ai également été surprise sur son fond.. Le résumé nous explique qu’un jeu organisé par le Boss a eu lieu et que le témoin doit se taire faute de représailles mais qu’il balançait à travers un spectacle malgré tout. Je me suis donc imaginée un thriller où JL allait finir par craquer et où le Boss allait lui courir après.. Mais c’est bien plus complexe que cela. En effet, on apprend assez rapidement ce qui est arrivé dans cette fameuse Tour mais la suite diffère de ce que mon cerveau avait pu imaginer. Malgré des scènes un peu trash, ce thriller se place au niveau psychologique..

Ce roman est une plongée dans l’esprit humain, dans les esprits peuplant cette histoire.. L’auteur y dissèque les intentions, la volonté, l’influence de chacun et surtout du Boss mais aussi d’un policier, d’une mère, d’une balance, d’un jeune… Avec JL on essaye de comprendre comment vivre avec un si lourd secret sur la conscience auquel on ajoute les conséquences d’avoir tout raconté ; avec le Boss on tente de comprendre ses motivations, sa psychologie.. J’ai été déroutée, dérangée, bouleversée, troublée par cette lecture mais je pense que c’était le but de l’auteur : marquer le lecteur.

Concernant les personnages, j’avoue que je ne me suis pas du tout sentie proche d’eux même si j’ai souffert avec JL.. J’ai lu ce livre et suivi ces personnages un peu comme si je l’avais disséqué, j’ai voulu les comprendre, intégrer leurs actes et leurs pensées mais pas forcément les aimer. C’est très déroutant, un peu comme si je les observait dans un bocal et ça m’a beaucoup plu contre toute attente. En même temps je n’avais pas forcément envie de me sentir proche du Boss..

J’ai aussi beaucoup apprécié la façon dont l’auteur intègre à ce très bon récit des phases dans un style plus télégraphique comme par exemple la pièce de théâtre ou la lecture des carnets. C’est une façon vraiment atypique de faire avancer le récit sans se lancer dans de longues descriptions.  Le roman est plutôt court et même si parfois j’aurais aimé plus de développement j’ai trouvé que c’était une lecture rythmée, haletante et surtout addictive.

Je découvre grâce à « Reconstitution » la plume de Thierry Moral mais je l’ai vraiment appréciée et je ne tarderais pas à découvrir ses autres titres.

en-conclusion

Un thriller psychologique particulièrement réussi ! Une lecture prenante, haletante et qui ne laissera aucun lecteur indifférent..

Ma note : 8.5/10

Chronique Livresque·fantastique·Thriller

Les enquêtes de William Carson : Les créances de sang par Anthony Stefano

les-enquetes-de-william-carson,les-creances-de-sang-582460-264-432

Fiche Technique :

Auto-édition – 143 pages – ebook ou broché – Thriller fantastique

Résumé :

Londres 1889, William Carson, détective privé, est envoyé par le directeur de la Royal Mail sur la piste de disparitions de fiacres reliant Londres à Brighton. Lors d’un accident sur cette route, quelque part en pleine forêt, William découvre un vieux manoir le long d’une ancienne voie pavée qui n’est plus utilisée. Habité par un homme sombre et mystérieux. Aidé par ses nouveaux amis, William percera-t-il les terribles secrets que renferme cette demeure et son étrange occupant ? Ce manoir a t-il un lien avec les récentes disparitions ?

pile-de-livres

Mon avis :

Je remercie Anthony Stefano, l’auteur, de m’avoir fait parvenir ce service presse et pour sa confiance.

William Carson est un détective privé qui se voit confier une mission assez mystérieuse. En effet, des fiacres disparaissent sur la route reliant Londres à Brighton et alors qu’il effectue le trajet pour les besoins de l’enquête un accident l’oblige à s’arrêter dans un drôle de manoir avec ses compagnons d’infortune..

Voilà un roman très court mais vraiment intéressant..

Tout d’abord, j’ai particulièrement aimé cette histoire. En effet, l’auteur nous livre une histoire avec un mélange d’enquête policière, de fantastique voir d’occulte qui est vraiment captivante. L’enquête démarre très vite et l’auteur y glisse quelques allusions qui font références à Jack L’éventreur que j’ai particulièrement apprécié car tout y est cohérent. L’auteur s’est très bien documenté sur ces fait et même si Jack n’est pas le sujet principal de ce livre, il tient une part importante  dans la vie du héros. Le Londres Victorien a toujours été une de mes périodes préférées en littérature et l’auteur réussit à rendre l’ambiance sombre et glauque que l’on s’attend à trouver dans un roman parlant de cette époque.

Ici la recherche des fiacres va mener le héros sur des chemins dont il ne se doutait pas et le lecteur non plus.. William Carson va non seulement s’embarquer dans cette enquête périlleuse mais il va également faire connaissance avec d’autres voyageurs qui vont l’accompagner dans sa quête.

J’ai également beaucoup aimé le personnage principal, William Carson est vraiment très bien travaillé et réussi. On apprend au fil des pages un peu de son passé, son implication dans l’enquête sur Jack L’Eventreur. Mais on voit également un homme blessé par ses souvenirs, désireux de réussir cette enquête et surtout courageux et intelligent. Je l’ai trouvé particulièrement attachant et j’espère pouvoir lire rapidement la suite de ses aventures.

Les autres personnages sont également très intéressants. Je pense notamment au propriétaire du manoir, mystérieux à souhait. Un personnage « non humain » mais également au cœur de l’action est cette vieille demeure et notre héros va découvrir qu’elle recèle bien des secrets. Elle est comme son propriétaire sombre, glaçante et effrayante. J’ai eu froid dans le dos à chacune de leurs « apparitions ».

Ce roman est le premier d’Anthony Stefano et je compte bien suivre ses prochaines sorties car « Les enquêtes de William Carson » m’a permit de découvrir sa plume. Même si j’aurai aimé un peu plus de développements et de détails au fil de l’histoire j’ai vraiment apprécié cette écriture fluide, agréable et juste. Une très belle découverte !

en-conclusion

Si vous aimez les thrillers fantastique où l’occulte occupe une bonne place n’hésitez pas à lire ce roman. Pour ma part, je suis montée avec William Carson dans un fiacre et je ne le regrette pas !

Ma note : 8/10