Chronique Livresque·espionnage·Science fiction·Thriller

La Liturgie des anges, Tome 1 : L’Idiosyncrasie par Alex Parker

Quelques informations…

Auto-édition – 325 pages – ebook ou broché – Espionnage

Un résumé ?

Hacker multimillionnaire sans identité et sans attache, Ted Smith ignore que les données ultrasensibles qu’il vient de dérober vont bouleverser sa vie à jamais. Traqué par les Services de Renseignement, il apprendra bientôt qu’il est porteur d’un effroyable virus semeur de mort. Mais ce n’est là que le début de révélations bien plus extraordinaires… Misanthrope pourtant doué d’empathie, Ted se refuse à excuser le comportement de ses semblables. Il parvenait jusque-là à se dissimuler aux yeux de la société… Qu’en sera-t-il à présent ? Qui est-il vraiment ? Quelle est l’étendue de ses pouvoirs ? Et quel est son véritable rôle ? Découvrez l’histoire d’un homme dont la destinée pourrait bien embraser celle de milliards d’individus, voire de l’humanité tout entière !

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Mon avis…

Tout d’abord, je remercie chaleureusement l’auteur, Alex Parker, pour l’envoi de son roman en service presse.

Ted Smith est un hacker extrêmement doué et très riche. Il se fond dans la masse sans identité et comme il le dit lui même « je ne suis personne ». Sauf que sa vie va basculer et il va être prit dans un engrenage risqué duquel il n’est pas certain de sortir vivant. Lorsqu’il va croiser le chemin de Marcus et qu’il va découvrir qu’il est porteur d’un virus unique et terriblement dangereux il va se trouver à la croisée des chemins..

J’ai tout de suite été attirée par la sublime couverture de ce roman, j’en apprécie le mystère qu’elle recèle. Il faut dire qu’elle a été réalisée par Matthieu Biasotto dont j’adore le travail et qui a un talent immense.

Puis j’ai commencé ma lecture et j’ai suivi Ted Smith dans un café où il essaye de voler des données sensibles à un homme. Pourquoi ? Comment ? A chaque action de nouvelles questions, puis l’histoire démarre réellement et tout se met peu à peu en place. Ce livre est un mélange des genres vraiment bien réalisé entre science-fiction, thriller, espionnage on ne s’ennuit pas. Il faut dire que l’auteur sait amener les rebondissements, les fausses pistes, il sème les indices et les mensonges et il ne ménage pas ses personnages. De courses poursuites en trahisons, il ne faut se fier à personne..

Le personnage de Ted Smith est plutôt difficile à appréhender. Il est très discret voir effacé et énigmatique alors il se dévoile peu. Il est malgré tout attachant car on le sent perdu dans toute cette folie qui l’entoure et dont il ne sait comment se défaire. Au fur et à mesure de la lecture on prend conscience de ses capacités et de ce qu’engendre ce virus dont il est porteur. Les autres personnages sont plutôt nombreux mais celui qui se détache vraiment du lot est Marcus. J’ai également eu du mal  le cerner, à comprendre ses motivations mais il est vraiment bien réalisé.

Au delà d’une histoire palpitante et d’un héros hors du commun, ce qui m’a frappée dans ce roman c’est l’écriture. Alex Parker a visiblement mis 2 ans pour écrire son histoire et je n’en suis pas étonnée tant le texte est travaillé. Un vocabulaire et des tournures de phrases recherchés, un texte riche en description et un gros travail de recherches c’est un régal à lire ! sauf… pour les dialogues. J’avoue que j’aurais apprécié plus de simplicité lors des dialogues car du coup j’ai eu du mal à y adhérer. Malgré ce petit bémol, c’est une très belle lecture et j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir ce premier tome !

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Une lecture prenante au mélange des genres, entre action, poursuites et révélations un très bon moment de lecture !

Ma note : 8/10

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Chronique Livresque·Thriller

Ève par Le Prof de l’être

Quelques informations…

IS Edition – 122 pages – ebook ou broché – Thriller

Un résumé ?

Ève, jeune romancière en devenir, est assassinée exactement comme l’héroïne de son manuscrit. Daniel Merton, son ancien enseignant de collège, décide de se lancer à la recherche du coupable et interroge tour à tour les proches d’Ève.

Mais qui était-elle vraiment ? Faut-il se fier aux versions de ceux qui la connaissaient ? Le professeur va vite s’apercevoir qu’il est difficile de reconstituer ce puzzle.

Entre fiction policière et réflexion sur la célébrité, Ève se jouera de vous et vous apprendra qu’il ne faut se fier à personne dans ce roman.

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Mon avis…

Je remercie vivement IS Editions pour cette nouvelle lecture et leur confiance toujours renouvelée. C’est toujours un régal que de découvrir un roman tiré du catalogue de cette maison d’éditions qui est parmi mes préférées.

Eve était une jeune romancière à l’avenir prometteur.. Etait ? Etait ! Car elle est retrouvée assassinée et étrangement dans les mêmes circonstances que l’héroïne de son livre à paraître.. Daniel Merton, son ancien professeur, va questionner son entourage afin de découvrir le coupable.. Mais à qui va-t-il pouvoir se fier ? Et surtout connaissait-il Eve aussi bien qu’il le pensait ?

Dès le début de ce court roman, j’ai été prise au jeu du « pourquoi ».. Pourquoi Eve a-t-elle été tuée ? Pourquoi le meurtrier s’est-il inspiré de son roman pour ce meurtre ? Mais aussi.. Pourquoi Daniel Merton enquête-t-il ? Et de nombreuses autres questions qui me sont venues au fur et à mesure de ma lecture !

Une lecture que j’ai trouvée vraiment prenante dès le début pour plusieurs raisons.. Déjà, l’histoire captivante qui fait de ce roman un « page-turner ». En effet, je l’ai lu etrès rapidementtant j’ai été prise du désir de connaître le dénouement, j’ai peiné à le lâcher. La construction du roman y est aussi pour beaucoup ! L’auteur découpe son livre en chapitres, chacun dédié à l’un des personnages (suspects ?) que sont par exemple le père d’Eve, sa mère, son frère, sa meilleure amie ou son nouveau professeur de lettres. On y découvre leurs pensées intimes et leurs rencontres avec Daniel Merton, on en apprend plus sur chacun d’entre eux, leurs relations avec Eve..

Côté personnages, malheureusement, je n’ai pas vraiment réussi à m’y attacher, il m’a manqué du détail sur chacun d’eux pour vraiment les visualiser, les appréhender mis à part Daniel Merton qui est central. Malgré tout, je pense que cela découle d’une volonté de l’auteur au vu de la très surprenante fin. Par contre, j’ai adoré le personnage d’Eve alors qu’elle est finalement la seule à ne pas prendre part activement au récit. Elle m’a fait pensé à une anguille, glissante, changeante selon les points de vue.

Pour un premier roman, Prof de l’être m’a vraiment conquise. Les quelques défauts et maladresses que j’avais noté au cours de ma lecture ont été soufflés par l’histoire étonnante et bien ficelée. J’ai passé un excellent moment en compagnie de Daniel Merton !   

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Une lecture captivante et surprenante, bien que très courte, qui tient toutes ses promesses et permet de passer un très bon moment de lecture.

Ma note : 8/10

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Chronique Livresque·fantastique·Thriller

Blind par Joseph Kochmann

Quelques informations…

Auto-édition – 495 pages – ebook – thriller fantastique

Un résumé :

Suite à l’horrible massacre de six adolescents, Johan, jeune Orshenois de 16 ans, se réveille dans un étrange tribunal dirigé d’une main de fer par Blind, monstrueux aveugle à la peau brûlée.
Le voici à présent obligé de résoudre tous les mystères d’Orshen :
une fille aux cheveux bleus battue puis tuée, un tatou bipède géant meurtrier, un amoureux transi suivi par de sombres nuages…
Johan parviendra-t-il à faire justice dans cette ville où la neige semble ne jamais s’arrêter ?

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Mon avis…

Avant tout, je tiens à remercier l’auteur Joseph Kochmann de m’avoir permis de lire son roman en service presse et pour sa confiance renouvelée.

J’ai découvert la plume de Joseph grâce à Mute le premier opus de cette trilogie. Blind en est le second (en réalité c’est le préquel de Mute) mais chacun peut être lu indépendamment de l’autre.

Orshen est une ville où visiblement la neige tombe en permanence.. Mais les orshenois ont d’autres soucis que les intempéries, 6 adolescents ont été sauvagement assassinés. C’est suite à ce massacre que le jeune Johan se retrouve projeté dans une sorte de tribunal dirigé par Blind, un homme au physique plutôt effrayant et qui n’a visiblement qu’un but : que Justice soit faite !

Dans Mute, j’avais apprécié l’ambiance que l’auteur avait réussi à créer et j’étais ravie de m’apercevoir que cela perdurait dans Blind. Dès le début du roman, j’ai retrouvé ce style gore, sanglant, décalé et original que j’avais tant aimé. En effet, tout y est ici un peu étrange et il faut garder l’esprit ouvert pour plonger dans cette histoire. Le roman se divise en 3 parties, reliées les unes aux autres par un fil conducteur et dans chacune d’elles les jurés vont devoir trouver le coupable d’un crime en suivant les règles édictées par Blind.

De nouveau, je me suis laissée entraîner par la plume de Joseph Kochmann et sa facilité à nous embarquer dans son monde. Je dois même avouer que j’ai une préférence pour ce second tome peut-être parce que j’avais déjà assimilé les codes que l’auteur utilise. Je n’ai pas été dérangée par la violence et les morts (un conseil, ne vous attachez à personne !) au contraire j’attendais de savoir qui serait le suivant et pourquoi.

Blind et Johan sont les 2 personnages « principaux » mais en réalité tous les personnages le sont à leur façon. Ils sont nombreux et malgré cela chacun est unique, original. Qu’il soit vivant ou mort, chacun a un rôle à jouer qui fait tourner la roue, avancer l’histoire. Il faut être attentif aux détails et bien saisir la psychologie de chaque protagoniste ce qui, vue le nombre, est le plus difficile à mon sens mais une fois l’histoire lancée chacun prend sa place. Le personnage de Blind est vraiment intéressant même s’il est souvent effrayant..

Cette fois encore l’auteur aborde à travers sa fiction des thèmes importants et sérieux comme la Justice, l’Amitié. Concernant la Justice, ce roman donne à réfléchir.. Qu’est-ce que la Justice ? Comment est-elle appréhendée par un groupe d’individus devant la rendre ? Les implications et les conséquences ? Ces thèmes sont traités en profondeur sans que cela soit moralisateur. 

Comme je le disais j’ai été ravie de retrouver l’écriture de Joseph Kochmann, sa fluidité et son originalité. Le mélange des genres est toujours présent et toujours aussi addictif ce qui rend cette lecture vraiment prenante. La fin est totalement inattendue et j’avoue être curieuse de découvrir ce que nous prépare l’auteur pour le 3ème et dernier tome..

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Un second tome tout aussi savoureux que le premier, voir plus. Du sang, des morts, une histoire atypique et un roman captivant de quoi passer un excellent moment de lecture !

Ma note : 8/10

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Chronique Livresque·nouvelle

L’indé Panda N° 6

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Bonjour à tous !

Vous connaissez maintenant mon attachement aux auteurs indépendants alors lorsque j’ai été contactée par l’équipe de l’Indé Panda pour chroniquer ce 6ème opus j’étais ravie. Déjà parce que je trouve le concept vraiment top mais aussi parce que le sommaire m’a mis l’eau à la bouche !  

Qu’est-ce-que l’Indé Panda ? C’est un magazine entièrement rédigé et réalisé par des bénévoles dédié aux auteurs indépendants. Il regroupe 12 nouvelles de 12 auteurs méticuleusement choisies et à la fin de chacune quelques mots de son auteur.. Une mine d’or !

Certains noms au sommaire de ce N°6 m’étaient familiers d’autres sont une très belle découverte, dans tous les cas j’ai adoré lire ces histoires ! Je vais vous dire quelques mots sur chacune d’elles..

Le procès participatif par Bouffanges

Bouffanges nous livre ici une dystopie où les réseaux sociaux et l’usage que l’on en fait sont au centre de tout. Chacun peut juger ou être jugé via une application, une conception de la justice qui fait froid dans le dos.. Une écriture précise et fluide qui rend cette histoire presque réelle.

Cette nouvelle a inspiré la magnifique couverture de ce N°6.

Dan par Catherine Loiseau

Je suis fan de Catherine Loiseau alors j’étais ravie de lire cette nouvelle ! De la science-fiction pure où le personnage principal, un humanoïde, va apprendre les émotions humaines à ses risques et périls. Une nouvelle vraiment prenante et une plume toujours aussi addictive.

Un caveau sans vitrail par Laurent B

Laurent B écrit ici sur l’enlèvement de Véronique, une jeune fille pleine de ressource qui va tout faire pour se sortir de cette situation. Une nouvelle un peu plus longue que les autres mais dont l’héroïne est vraiment attachante.

Maïa et l’homme en blanc par Céline Saint-Charle

Une nouvelle que j’ai vraiment appréciée, elle nous parle de notre rapport à la Nature, de la beauté de ce qui nous entoure. Les conversations entre Maïa et l’homme en blanc sont belles et intéressantes. Un récit initiatique à la plume très poétique.

L’étrangère qui vit chez moi par Khalysta Farall

Une super nouvelle dans le style thriller vraiment bien construite et menée. J’ai particulièrement apprécié cette histoire qui m’a tenue en haleine et dont j’ai adoré la chute. J’ai également trouvé la plume de Khalysta Farall très maitrisée et fluide.

Maman est une espionne par Nicolas Chevolleau

Nicolas Chevolleau fait d’un petit garçon le narrateur de cette jolie nouvelle. Celui-ci va nous parler de sa maman et j’ai beaucoup aimé ce récit à la fois poétique et impitoyable. L’écriture est fluide et très agréable, une belle découverte.

Tout compte fait par Nathalie Bagadey

Un conte des temps modernes où l’héroïne va être plongée dans ceux de son enfance.. Un joli récit même si j’ai trouvé le déroulé un peu trop prévisible. Une plume agréable et une histoire sympathique !

Dans l’impasse du chat par Marie Havard

Grâce à Marie Havard, le lecteur se glisse dans la peau d’un chat pour vivre cette nouvelle.. Une histoire prenante et touchante que j’ai particulièrement appréciée tant pour le contenu que pour l’écriture. La plume est riche et imagée, une très belle découverte.

Le dernier chant de Cindy par Vincent Ferrique

Faire la connaissance de Cindy peut être la dernière chose que vous ferez.. Cindy est une sociopathe dont le murmure peut être fatal, suivez là dans sa quête macabre. Une nouvelle un peu plus glauque mais captivante menée par une plume fluide, voir poétique.

Le numismate de Patrice Dumas

Une courte nouvelle dans le style fantastique que j’ai particulièrement aimé surtout pour sa fin. L’écriture est fluide et travaillée, l’histoire est prenante. C’est une très jolie découverte !

La dernière danse de Valéry Bonneau

Qu’il doit être difficile de ne pouvoir toucher les autres ou d’être touché.. C’est le handicap que vit Pépino, une vie de solitude s’offre à lui. Une nouvelle à l’histoire originale mais qui ne m’a pas vraiment convaincue. Malgré tout l’écriture est agréable.

Bal du 14 juillet de Zia Odet

Une nouvelle poignante que j’ai particulièrement aimé. Une écriture pleine d’émotion qui m’a fait vibrer. J’ai vraiment apprécié la plume de Zia Odet.

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Voilà ! Vous en savez un peu plus sur ce N° 6 de l’Indé Panda. Ce super magazine paraît, maintenant, tous les semestres alors rendez-vous est pris pour le prochain ! J’ai adoré l’idée de ce magasine, j’ai aimé les nouvelles, j’ai découvert de nouveaux auteurs, pour moi c’est un carton plein ! 
Et cerise sur le gâteau, ce magazine est entièrement gratuit alors précipitez-vous vite pour le télécharger et le lire.
Ma note : 10/10 !!   
Pour le télécharger et lui donner de la visiblité : Indé Panda via Amazon
Chronique Livresque·Historique·Thriller

La Source S par Philippe Raxhon

Fiche technique :

Librinova – 398 pages – ebook ou broché – Thriller

Résumé :

Quel est le point commun entre le philosophe romain Sénèque, l’écrivain Oscar Wilde et l’empereur Napoléon Ier ? La Source S. Qu’est-ce qui relie Paris, Palerme, Dublin, Tel Aviv, Rome, Waterloo, Sainte-Hélène, et les chemins de la mémoire ? La Source S. Qu’est-ce qui pourrait bouleverser notre vision historique du monde ? La Source S. Qu’est-ce qui peut réunir un historien renommé, professeur à la Sorbonne, jouisseur, gourmand et amateur de grands vins sans modération et une jeune chercheuse sicilienne ambitieuse, instable et sensuelle à tomber par terre ? La Source S. Qu’est-ce qui peut tuer ou inviter à tuer dans un raffinement de cruauté ? La Source S. Qu’est-ce qui constitue une énigme insoluble, et le restera peut-être, même à la dernière page ? La Source S. Qu’est-ce qui est authentique dans cette histoire ? L’impact de la Source S. La Source S, un thriller à ne pas lire si vous êtes satisfait de vos certitudes.

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Mon avis :

Avant tout, je remercie chaleureusement l’auteur Philippe Raxhon, pour l’envoi de ce service presse et pour sa confiance.

Lorsque j’ai lu le résumé de ce roman sur le site Simplement.Pro, j’avoue que j’ai été intriguée. Un roman qui bousculerait nos certitudes ? Dans quel domaine ? Comment ? Et surtout qu’est-ce donc que cette fameuse Source S ? C’est ce que nous n’allons pas tardé à découvrir lorsque la jeune et brillante chercheuse Laura Zante demande de l’aide à François Lapierre, éminent Professeur de la Sorbonne. Une enquête qui va bouleverser leurs certitudes et leurs vies.

Je diviserais ce roman en deux parties.. Dans la première partie, l’auteur pose les bases historiques et présente ses deux héros. François Lapierre et Laura Zante vont être amené à collaborer sur la fameuse source S ce qui va les entraîner dans une sorte de chasse au trésor. J’ai trouvé cette partie plutôt « calme » mais nécessaire puisque l’auteur nous explique ici tous les points importants à travers de longues conversations entre Laura et François. On suit leur cheminement sans aucun mal, le fil de leurs trouvailles et de leurs pensées étant parfaitement rendu par l’auteur. Le lecteur va découvrir de nombreux détails sur la vie et la mort d’illustres personnages historiques comme Napoléon 1er ou Sénèque grâce à une sorte de puzzle géant dans lequel l’auteur nous entraîne.

Puis dans la seconde partie, les choses plus sérieuses commencent. En effet, ils vont devoir étayer leurs théories sur la Source S, prouver au monde entier qu’ils ont raison.. ou tort ! Va alors débuter pour nos deux comparses une longue cavalcade entre Palerme et Dublin, entre Rome et Paris en passant par Sainte Hélène. Et à tous ces voyages il faudra ajouter la présence de la Mafia sicilienne, du Mossad et du Vatican, leur chemin sera parsemé de morts, d’embûches et de sentiments contradictoires. J’ai eu une préférence pour cette seconde partie dont le rythme est plus soutenu et dont les références historiques sont tout aussi intéressantes que nombreuses. Le côté thriller s’y développe un peu plus même si je n’ai pas ressenti le frisson habituel face au danger malgré des coups de feu et des courses poursuites. Il m’a manqué un soupçon d’angoisse ou de stress..

Je me dois de saluer la précision et le travail historique de Philippe Raxhon qui m’a entraînée dans cette histoire sans mal. Sa plume est rigoureuse, travaillée et le langage souvent soutenu. Le rythme est comme je le disais plus lent au départ mais les chapitres souvent courts permettent d’avancer rapidement dans l’histoire. J’ai également apprécié en plus du voyage historique, le voyage culinaire et œnologique dans lequel nous suivons nos deux héros. En effet, Laura Zante et François Lapierre sont deux bons vivants aimant la bonne chair et les bons vins et il m’est arrivé de saliver en lisant les menus de leurs repas.

Mon seul bémol concerne le développement des personnages et plus précisément des personnages secondaires. François et Laura sont bien construits et développés, on connaît suffisamment leurs passés, pensées et caractères pour les trouver attachants ou pas. Pour ma part, j’avoue avoir apprécié François Lapierre sur le tard mais pour Laura mon attachement fut quasi immédiat. Par contre, j’aurais aimé un peu plus de profondeur pour des personnages comme le zio Luigi qui malgré quelques confidences reste bien mystérieux ou Mme Zante mère. Alberto m’a également beaucoup intriguée et j’ai été frustrée de ne pas en savoir un peu plus sur lui. Malgré tout, cela reste de l’anecdotique car l’histoire n’en souffre pas du tout.

Ce roman est le premier de Philippe Raxhon et sa fin ouverte me laisse espérer qu’une suite est prévue aux aventures de nos deux héros ! En tout cas je l’espère parce que ça a été un très bon moment de lecture passé en leur compagnie !

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Une intrigue qui entraîne le lecteur sur les pas de Grands Hommes à la recherche de vérités.. Entre recherches historiques, gastronomie et amour ce roman vous fera passer un très bon moment, à lire sans modération !

Ma note : 8/10

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Chronique Livresque·Thriller

La forêt par Luca Tahtieazym

 

 

Fiche technique :

Editions CZY – 433 pages – ebook ou broché – Thriller

Résumé :

N’ENTREZ PAS DANS CETTE FORÊT, VOUS POURRIEZ NE JAMAIS EN SORTIR

1958. Lors d’une sortie scolaire, sept enfants s’égarent en forêt et se réfugient dans une cabane abandonnée, au centre d’une clairière. Très vite, ils réalisent que toute tentative de fuite les ramène systématiquement à leur point de départ. Un constat s’impose : ils sont prisonniers. Et le pire n’est peut-être pas cette Chose qui rôde la nuit ; le pire, pour un survivant, ce sont parfois les autres survivants…

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Mon avis :

Luca Tahtieazym fait parti de ces auteurs dont j’attends les nouvelles sorties avec toujours une grande impatience. Après avoir lu Versus et Elise deux de ses précédents romans que j’avais adoré j’étais ravie de découvrir cette nouvelle histoire qui s’annonçait plutôt sombre..

En 1958, lors d’une sortie scolaire, 7 enfants se perdent en forêt, c’est ce que l’on gagne à lambiner à l’arrière du groupe ! Voilà qui est embêtant, surtout que leur institutrice, la mère Lambert, n’est pas commode.. Mais lorsqu’ils se rendent compte que chaque tentative d’en partir les ramènent inexorablement à cette clairière une seule idée s’impose à eux : ils sont prisonniers..

Dès les premières pages, j’ai adoré ce petit groupe de gamins.. Ils ont entre 11 et 13 ans, sont si différents les uns des autres, parlent l’argot, friment devant les filles, se donnent des surnoms. Louis Buddy, est le narrateur de cette histoire, c’est à travers ses mots et sa gouaille que le lecteur va pénétrer cette étrange forêt. Nagib, Louis, Achille, Elise, Claire, Romain, Simon vont devoir composer avec un environnement hostile, une Bête qui les persécute mais également avec le caractère de chacun d’entre eux. La vie en communauté n’est pas toujours chose aisée mais à leurs âges elle va s’avérer vraiment compliquée.

L’histoire est très prenante et l’auteur intègre de nombreux rebondissements qui la rendent captivante même si l’effet répétition lui donne un côté angoissant. L’ambiance est sombre, parfois glauque et la Forêt n’est pas toujours la fautive. L’auteur a su utiliser tout le vocabulaire de la nuit pour rendre son histoire oppressante. Pourquoi ? Comment ? Quelle est cette Bête ? De nombreuses questions dont certaines ne trouveront pas leur réponse trottent dans la tête du lecteur (et des héros !) jusqu’à épuisement. Bien entendu, ils vont devoir s’organiser et mis à part une pauvre petite cabane et quelques accessoires ils vont improviser. Chacun va devenir un rouage de la survie du groupe, chaque idée, chaque innovation va leur permettre de grappiller un peu de confort ou leur éviter de mourir de faim. Mais, comme je le disais, vivre en communauté n’est pas simple, il faut composer avec chacun et parfois certains ne sont vraiment pas fait pour ça..

Il faut garder à l’esprit que ces personnages sont de jeunes ados car au départ on peut être étonné de leurs discussions plutôt légères, de leur façon d’être ou de faire un peu désinvolte. Au fil des pages qui tournent et du temps qui passe, le lecteur notera leur évolution qui reste parfaitement cohérente.  J’ai aimé l’évolution des personnages passant de la désinvolture au stresse, de la peur à la résignation tout en explorant un panel de sentiments qui tous sonnent juste. J’ai aimé chaque personnage même Achille dit La Teigne pour leur façon d’être, d’affronter cette situation. Mon préféré reste Louis-Buddy sans doute parce qu’il nous accompagne du début à la fin de l’histoire, parce qu’il se livre plus que les autres.

J’ai retrouvé avec plaisir dans ce 3ème roman que je lis de Luca Tahtieazym l’un des points que j’avais le plus aimé précédemment : l’implication du lecteur. En effet, Louis-Buddy interpelle le lecteur, lui parle, lui cause. Le lecteur est associé activement à cette aventure, un peu comme s’il était le 8ème homme vivant dans cette Forêt. Et je persiste et signe quant à mon avis sur Luca Tahtieazym : un très grand auteur !

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Entrez dans la Forêt en compagnie des 7 enfants perdus et voyez si vous pouvez y survivre.. Mais attention à ne pas tourner le dos à certains ils pourraient en profiter pour faire un peu de place !

Ma note : 8.5/10

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Chronique Livresque·polar·policier·Thriller

La femme à la mort par Samuel Sutra

Fiche technique : 

Editions Flamant Noir – 198 pages – ebook ou broché – Polar

Résumé : 

LA ROCHELLE. Le commissaire divisionnaire Jacques Verdier, flic au pedigree irréprochable, s’apprête à prendre sa retraite dans six mois. Bien décidé à se la couler douce, il s’occupe des petits dossiers en cours, mais voilà qu’une touriste russe est retrouvée morte dans une chambre d’hôtel du centre-ville. C’est un suicide. Suicide tellement parfait que l’ambassade s’en mêle et classe vite l’affaire. Trop vite peut-être… Mais Verdier est de ceux à qui on ne la fait pas. Qui est cette femme ? Aucune idée. Que faisait-elle dans cet hôtel ? Pas d’information à ce sujet. Pourquoi a-t-elle fait ce voyage ? Les enquêteurs n’en savent rien. Le commissaire aimerait partir l’esprit tranquille. Il décide alors de faire appel à son vieil ami, Stan, un ex-flic aux manières peu orthodoxes. Ensemble, ils reprennent tout à zéro. Seules certitudes : l’enquête a été bâclée et le corps de la touriste est déjà dans un cercueil plombé en route pour Moscou…

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Mon avis : 

Avant tout, je remercie les Editions Flamant Noir de m’avoir permis de lire ce roman vite le site NetGalley. 

Lorsqu’une touriste russe est retrouvée dans sa chambre d’hôtel morte par balle, l’enquête conclue rapidement à un suicide. Peut-être un peu trop rapidement.. C’est ce que crie son instinct à Jacques Verdier, flic à la Rochelle, à 6 mois de la retraite. Pour enquêter en off, il fait appel à son vieil ami Stan, un ex-flic aux méthodes peu orthodoxes. Stan va donc devoir découvrir ce qu’il s’est réellement passé dans cette chambre d’hôtel, fermée à double tour.. 

Dès les premières pages, j’ai accroché à ce roman autant par son histoire que par le style de l’auteur. Et une fois la lecture commencée, je n’ai pas pu le lâcher avant d’en connaître la conclusion.. 

Tout d’abord, le fond.. L’histoire plonge très vite dans le sombre car Stan va creuser la vie de Natasha, la touriste russe. Il va découvrir non seulement son identité mais également son histoire. Il va déterrer des détails troublants, des indices qui vont l’entraîner au fil des hypothèses à douter de plus en plus de la thèse du suicide. Ses méthodes, ses amis, tout indique qu’il n’est plus dans la Police même s’il en garde l’esprit et la logique. L’auteur a un esprit plutôt retors car bien malin celui qui découvrira le fond de l’histoire avant la fin. 

Sur la forme, j’ai également beaucoup aimé ce roman. C’est le premier livre que je lis de Samuel Sutra et j’ai vraiment apprécié sa plume. Son écriture est à la fois légère et travaillée, sombre mais avec des pointes d’humour, il ne se perd pas en descriptions mais donne suffisamment de détails pour que le lecteur imagine chaque scène, chaque pièce, chaque protagoniste. Il mène son intrigue d’une main de maître sans jamais trembler, il pousse le lecteur à se questionner en même temps que son enquêteur et surtout, ses dialogues sont savoureux et sonnent vraiment justes. Samuel Sutra m’a vraiment embarquée grâce à son roman et je le note dans ma liste d’auteurs à lire puisque « La femme à la mort » n’est pas son premier roman. 

L’histoire est captivante et le lecteur va suivre le cheminement de Stan afin de déjouer le casse-tête que Jacques a mis sur sa route. Le personnage de Stan est non seulement intéressant mais également attachant. Il est souvent drôle, tenace, ses méthodes peuvent sembler discutables même si elles donnent des résultats. J’ai vraiment apprécié de suivre cet enquêteur hors norme. Samuel Sutra a réussi à donner de la profondeur à ses personnages, à leur insuffler du caractère qu’ils soient le héros ou un personnage secondaire. Tous sont bien construits et menés. 

Ce roman était déjà paru en 2012 et a été réédité par les Editions Flamant Noir cet été, ce qui est, à mon avis, une très riche idée. De cette façon, les lecteurs vont pouvoir redécouvrir ce très bon thriller que je recommande vraiment. Une lecture qui devrait plaire à tous les fans du genre ! 

N’hésitez pas à me laisser un petit commentaire si vous le lisez que l’on puisse échanger nos points de vue. 

Conclusion

Un très bon polar qui a su me tenir en haleine du début à la fin ! Un très bon moment de lecture passé en compagnie de Stan à essayer de savoir.. Pourquoi ? 

Ma note : 9/10

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Chronique Livresque·Thriller

Sublimation par Bastien Pantalé

Fiche technique : 

 L’Intemporel – 326 pages – ebook ou broché – Thriller

Résumé : 

Bordeaux, place de la Bourse, une oeuvre d’art intrigue les passants. Le meurtre atroce qu’elle dissimule annonce une psychose sans précédent. Dans son atelier parisien, Damian Leisenberg subit les assauts de visions persistantes, des scènes macabres laissant présager le pire. Le controversé Capitaine Bonhoure se lance sur la piste d’un tueur en série pour le moins créatif, mais face à la complexité de l’enquête, ses dons de criminologue ne seront rien sans les avis éclairés du Lieutenant Torrès. Du port de la lune à Paris, le duo d’enquêteurs, impuissant, assiste au décompte des victimes. Dans la lignée de Seven, un thriller psychologique qui changera à jamais votre regard sur l’Art.

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Mon avis :

J’ai lu ce roman dans le cadre du Prix des Auteurs Inconnus et c’est toujours un plaisir de lire un livre de la sélection Imaginaire. 

A la découverte d’un corps « statufié » Place de la Bourse à Bordeaux, le crime est tellement odieux que l’enquête est confiée au Capitaine Bonhoure, flic plutôt controversé malgré ses compétences. Il sera toutefois secondé par le Lieutenant Ana Torres, spécialiste en art. Ils vont tout mettre en oeuvre pour arrêter le tueur qui sème les cadavres..

J’étais curieuse de découvrir « Sublimation » pour plusieurs raisons.. Déjà parce que le thriller reste l’un de mes genres préférés en littérature et parce qu’il touche ici le domaine de l’art. Mais également parce qu’il est fait mention dans le résumé de Seven qui reste pour moi LE film.. J’ai donc plongé avec joie dans l’univers de Bastien Pantalé. 

Et malheureusement cette joie fut de courte durée.. Bon pas totalement mais je ressors plutôt mitigée de cette lecture. J’avoue que l’auteur montre une bonne maîtrise de son sujet et fait preuve de beaucoup d’imagination. De plus, on ressent bien les recherches qui ont été faites dans le domaine de l’art ce qui donne au texte de la matière.. Ce sont de bons points mais qui ont été entachés par quelques petits bémols. 

Tout d’abord, j’avoue ne pas avoir adhéré au personnage principal qu’est le Capitaine Bonhoure.. Bon que serait un thriller sans un bon flic ? Et quand ce bon flic est un peu tête brûlée ou borderline en général ça match directement mais là, je l’ai trouvé un poil caricatural et je n’ai pas du tout accroché au personnage. A l’inverse, j’ai beaucoup aimé le personnage du Lieutenant Ana Torres, sa collègue qui m’a semblé plus approfondie et touchante. Je trouvais pourtant  que ce binôme aurait pu être efficace et complémentaire. Le personnage de Damian, un artiste, m’a beaucoup plu. 

L’histoire avance bien malgré des scènes plutôt répétitives qui ont mis un frein à ma lecture. Mais, j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre Bonhoure et Torres entre Bordeaux et Paris à la recherche de ce tueur en série si particulier. Mon petit bémol est que j’ai trouvé la résolution un peu trop tôt ce qui fait qu’une fois le suspense évaporé ça perdait un peu de son attrait. C’est malgré tout une histoire intéressante même si je n’ai pas été vraiment entraînée et que je n’ai pas eu ce petit frisson d’angoisse. 

J’ai trouvé que Bastien Pantalé avait une très belle plume fluide et agréable à lire. Il a fait, comme je l’ai dit, un très gros travail de recherche qui rend ce roman riche et crédible. Le seul point qui m’ait gênée au niveau écriture est la tendance à la répétition. L’auteur cite très souvent les origines des personnages, j’avoue que j’ai trouvé ça un peu lassant. Mais la plume est plutôt aboutie et vraiment agréable ce qui est un gros plus. 

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Un thriller plutôt efficace mais qui ne m’a pas embarquée malgré le très bon travail de recherche de l’auteur. Un suspense trop vite éventé mais un lecture agréable malgré tout. 

Ma note : 6.5/10

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Chronique Livresque·Thriller

Je ne t’oublie pas par Sébastien Didier

Fiche technique :

Autoédition – 459 pages – ebook – Thriller / Policier

Résumé :

Un seul SMS aura suffi à faire basculer la vie de Marc Vasseur. Un SMS de rupture. Mais pourquoi sa femme quitterait-t-elle du jour au lendemain une famille et une vie en tous points idylliques ?
L’enquête piétine. Et ce ne sont pas les voisins des Vasseur à Bellevue Park qui la feront avancer. Dans ce luxueux lotissement privé, discrétion et silence ont été érigés en art de vivre.
Trois mois après la disparition de Sandra, Marc reçoit un message accompagné d’une photo. Celle d’une jeune fille qu’il n’a jamais vue mais qui arbore un médaillon. Ce bijou, il le reconnaît, il en est sûr, c’est celui que portait Sandra. Celui qu’elle ne quittait jamais.
Que fait-il au cou de cette inconnue ? A-t-elle un lien avec la disparition de sa femme ?
Marc lance alors ses dernières forces à la recherche de cette fille. Et c’est un voyage au plus profond de la noirceur de l’âme humaine qui l’attend.

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Mon avis :

Avant tout, je remercie Sébastien Didier, l’auteur, de m’avoir permis de lire son roman via le site Simplement.Pro et pour sa confiance.

Marc vit un enfer depuis 3 mois, plus précisément depuis que sa femme, Sandra, lui a envoyé un sms de rupture avant de disparaître sans laisser de trace. Mais, Marc sent que ce sms est un faux et malgré l’avis général il continue de penser qu’il est arrivé quelque chose à son épouse, qu’il ne s’agit pas simplement d’un abandon. Il a donc engagé un privé, Paul Lombardier, pour essayer de découvrir ce qu’il s’est réellement passé et qui sait.. peut-être ramener Sandra auprès des siens dans sa luxueuse maison, située dans ce si beau lotissement.

Le thriller est l’un de mes genres littéraires préférés et je dois dire que ce roman est une très, très belle découverte.. Je dois préciser tout d’abord qu’il s’adresse à un public averti au vu de certaines scènes assez dures.

Cela commence par un banal cas de disparition.. enlèvement ou rupture ? Accident ou abandon ? Marc ne se doute pas qu’en partant à la recherche de son épouse, Sandra, il va plonger dans un monde noir, sombre, cruel, où la vie humaine n’a que peu d’importance. En suivant la piste d’un message reçu il va se rendre compte que finalement on ne connaît pas toujours les gens qui nous entourent, on ne sait pas tout de l’être aimé.

Dès le départ, j’ai été prise par cette histoire. On sent Marc et sa fille Lisa tellement désemparés par la disparition de Sandra qu’on plonge avec eux à la recherche d’indices en espérant comprendre ce qu’il est arrivé à la jeune femme. Chaque avancée apporte de nouvelles questions, chaque indice apporte une nouvelle possibilité, j’avoue que je me suis essayée à de nombreuses théories sans avoir jamais frôlé la bonne.. L’auteur sait maintenir le suspense en dévoilant au compte goutte les informations mais avec également quelques tours de passes plutôt bien trouvés et amenés. L’action va crescendo au fil des pages, un début plutôt calme où les bases sont posées puis une fois lancée plus rien ne l’arrête, le tout avec en toile de fond un lotissement de grand luxe où la protection est optimale mais les voisins pas très loquaces.

L’histoire est vraiment bien ficelée, suffisamment tarabiscotée pour que le lecteur se creuse les méninges et surtout avec des personnages bien développés. Le personnage principal, Marc Vasseur, est un homme détruit par l’absence de sa femme. J’ai aimé la façon dont l’auteur développe ce personnage au fur et à mesure que l’action se déroule. On découvre le véritable Marc, son courage, sa ténacité, son amour pour sa famille qu’il a voulu mettre à l’abri en s’installant dans cette somptueuse villa. Malgré tout, le personnage qui m’a le plus touchée est le privé, Paul Lombardier, un ex-policier au passé trouble. J’ai aimé sa relation aux autres et plus particulièrement avec son assistante Mel. Son humanité, son côté bourru, son histoire personnelle en font un personnage vraiment touchant. Les personnages secondaires sont également très bien réalisés notamment Robert Vasseur ou Lisa. Le personnage de Sandra se découvre par petites touches au gré des révélations et découvertes, on la perçoit différemment selon qui en parle. Mon seul regret est de ne pas en savoir plus sur l’un des personnages essentiels (mais je ne dévoilerais pas son nom…) pour lequel j’aurais aimé avoir plus de détails sur sa vie.

« Je ne t’oublie pas » est le premier roman de Sébastien Didier et pour une première je dois dire qu’il est magistral ! Tant par l’histoire que par l’écriture qui m’a conquise, c’est naturel, actuel, imagé, fluide, une plume exceptionnelle ! J’ai totalement adhéré à sa façon de mener l’histoire en intégrant flash-back et cliffhangers. Ce roman est un véritable page-turner et j’avoue avoir pris plus de temps que nécessaire pour le lire pour en savourer chaque page, chaque mot… Je suis absolument ravie de cette découverte qui m’a fait passer un très, très bon moment de lecture.

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Un très bon thriller qui nous plonge du côté sombre de l’esprit humain dans lequel un homme se bat pour retrouver son épouse sans imaginer un instant ce qu’il va découvrir au bout du chemin…

Ma note : 9/10

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Chronique Livresque·policier·Thriller

Vents mauvais par Claire Rivieccio

Fiche technique :

Editions Plumes Solidaires – 228 pages – ebook ou broché – Thriller

Résumé :

C’était parti pour ressembler à une croisière de rêve et c’est devenu très vite le pire de ses cauchemars. Jamais Mimi n’aurait imaginé se retrouver dans une situation aussi effroyable.

Où trouvera-t-elle la force de survivre ?

Tandis qu’elle entend des hurlements sur le pont, elle se demande une dernière fois pourquoi elle a mis les pieds sur ce bateau maudit.

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Mon avis :

Tout d’abord, je remercie les Editions Plumes Solidaires de m’avoir permis de lire ce roman en service presse via le site Simplement.Pro.

Lorsque Mimi et son compagnon Cyprien embarquent à bord du Narval, ils pensent faire un périple en direction du Sénégal en tant qu’équipiers. Ils n’imaginent pas une minute ce qui les attend à bord de ce bateau maudit.. 

Il est des livres que l’on commence sans trop savoir où l’on met les pieds (enfin les yeux..) et celui-ci en fait parti. Je trouvais le résumé plutôt énigmatique (ce n’est pas un mal, c’est pénible les résumés qui en dévoilent trop) alors je me suis dit « Allez hop j’embarque ! » (malgré mon mal de mer chronique) et là.. oh joie ! oh la bonne surprise !

Claire Rivieccio, auteure que je découvre grâce à ce roman, nous livre ici un thriller non seulement bien ficelé mais également rythmé et fluide. Le lecteur est embarqué dans deux aventures parallèles mais liées. Tout d’abord celle de Mimi, Cyprien et leurs compagnons d’infortune à bord du fameux bateau mais également celle de Délfrédo, un privé, engagé par la soeur de Mimi, inquiète de ne plus avoir de nouvelles de cette dernière. Il faut dire que ce qui devait être une croisière romantique se transforme peu à peu en calvaire et en cela l’auteure fait preuve d’une grande imagination. 

Ce thriller passe facilement du huis-clos au sein d’un navire en pleine tempête à une fiesta déjantée ou à un village de pécheurs sans jamais perdre en harmonie. Les scènes sont parfaitement décrites et dépaysantes surtout les scènes sur le bateau grâce au vocabulaire employé.    

J’ai non seulement beaucoup aimé l’histoire mais j’ai aussi apprécié les personnages . J’ai trouvé que certains étaient particulièrement bien travaillés et comme le couple Wilfried / Ghetty. Ce sont les propriétaires du Narval, ils sont non seulement spéciaux (évidemment que je ne vais pas vous dire en quoi !!) et leurs caractères sont à la fois effrayants et bizarrement fascinants grâce à leur attachement réciproque. Le personnage de Double-Zéro, marin sénégalais embarqué avec son ami Bijou, m’a beaucoup touché avec son caractère doux et réservé. J’aurais parfois aimé que l’auteure creuse un peu plus certains personnages comme Mimi par exemple mais ils sont malgré tout bien construits et cohérents.

L’histoire est donc bien menée et j’avoue avoir tout particulièrement apprécié la fin. L’auteure fait preuve d’une imagination débordante (et plutôt effrayante…) avec une belle maîtrise du suspense puisque tout au long du livre je me suis demandé comment tout cela allait finir. Son écriture est plutôt classique mais agréable, fluide et imagée ce qui était essentiel dans ce roman. Claire Rivieccio est une belle surprise et son roman aussi.. Une auteure à suivre ! 

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Malgré la folie ambiante j’ai passé un très bon moment sur le Narval alors si vous n’avez pas peur de ce que vous réserve comme surprise le Capitaine, embarquez vite à son bord ! 

Ma note : 7.5/10 

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