Chronique Livresque·Thriller

Lune ou l’autre par Frédérique Hoy

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Fiche technique : 

Yakabooks Editions – 168 pages – Poche – Roman noir

Résumé : 

Pierre-Octave, dit Pierrot-la-lune, « rêveur dé nitif » et nègre littéraire pour célébrités, voit sa vie basculer le jour où, lors d’un banal contrôle de routine dentaire, il rencontre l’intrigante Claire.
Dentiste au cœur meurtri, la jeune femme au regard noir ébène écrème à toute allure ses rendez-vous pour cause de panique incontrôlée. Rapidement elle lui demande d’écrire le livre qui la guérira. De quoi ? Pierrot, le découvrira bien assez vite.
Sous de faux airs de romance poétique,ce roman bascule en quelques lignes dans la noirceur la plus opaque. Ecrit à la première personne du singulier, cet étrange récit emporte le lecteur de surprises en rebondissements.

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Mon avis : 

Avant tout, je remercie chaleureusement les Editions Yakabooks pour leur confiance renouvelée en m’adressant ce service presse. 

Pierre-Octave est un homme un peu lunaire aussi bien physiquement que moralement. Il est « nègre littéraire » ou prête-plume pour des personnalités souhaitant laisser une trace à travers leur biographie et même si cela ne lui plaît pas particulièrement il s’en accommode. Jusqu’au jour où Pierrot va croiser le chemin de Claire, une dentiste un peu spéciale, qui va lui demander de l’aider à se guérir en écrivant sa biographie. Mais guérir de quels maux ? Pierre-Octave n’est pas au bout de ses surprises avec la douce Claire..

J’ai tout d’abord été attirée par la couverture. Je trouvais qu’elle était plutôt étrange pour un livre dont le héros se faisait appeler Pierrot-la-lune. La fin du résumé m’a donné un début d’indice : un roman noir… Et moi qui aime ce genre, je dois dire que j’ai été servie ! Frédérique Hoy nous fait basculer tout doucement d’un début de romance à un roman sombre, glauque, bien loin du conte de fée.

Le résumé ne laisse pas du tout présager dans quelle sorte d’intrigue le héros va se retrouver mêler ce qui est juste parfait. En effet, on découvre doucement Pierre-Octave, sa vie un peu banale, sa famille pas très nombreuse, son travail un peu spécial, il se dévoile au lecteur puisqu’il est le narrateur de ce récit. Puis survient la rencontre avec Claire et son regard sombre qui l’intrigue, le déroute et qu’il veut apprendre à connaître. Alors quand la jeune femme lui propose d’écrire son autobiographie pour elle, Pierre-Octave y voit une façon de devenir proche de la dentiste, de se faire apprécier.. Pas sûre que l’idée soit bonne.. 

Le personnage de Pierre-Octave est plutôt atypique, il est assez naïf, plutôt rêveur, quelque peu déconnecté de la réalité malgré tout il garde les pieds sur terre lorsque la situation l’exige. Je l’ai trouvé vraiment attachant dans sa façon d’être , de penser.. Je le cite :

« … Je n’avais jamais fêté mon anniversaire. Vieillir ne m’effrayait pas ; c’était plutôt devenir vieux qui m’angoissait… »

(j’ai tout particulièrement aimé cette phrase). Il s’exprime de façon assez poétique, un peu aérienne. Et j’ai adoré le voir comprendre peu à peu, anticiper..

Cette façon de s’exprimer m’a plu dès les premières pages et je dois dire que je me suis retrouvée scotchée à l’histoire de Pierre-Octave.. J’avais, moi aussi, envie d’en savoir plus sur la mystérieuse Claire, de comprendre où elle nous menait avec sa biographie. Lire leur histoire c’était un peu comme assister à une danse macabre : intrigante, addictive, surprenante.

Frédérique Hoy a une plume particulière, qui utilise les mots, joue avec eux. Elle donne à cette histoire une tournure dont on ne peut pas se douter, imaginer. Je me suis rendue compte d’avoir lu certains passages en apnée un peu dans l’urgence, découvrant avec délice la folie dans laquelle les héros plongent. 

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Un roman sombre qui bouscule le lecteur tant le contenu est inattendu. Si vous êtes adepte de ce genre n’hésitez pas et si non, n’hésitez pas aussi, une excellente façon de le découvrir. Accompagnez Pierrot-la-lune lors de ses visites à Claire et n’oubliez pas de tout noter, vous aurez besoin de preuves.. 

Ma note : 9/10

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Chronique Livresque·suspense

L’intrus par Annabelle Blangier

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Fiche Technique :

Rebelle Editions – 256 pages – ebook ou broché – Suspense

Résumé :

Le Jeu de la Confiance est l’émission télévisée à la mode : six candidats, enfermés, sont filmés en permanence. Leur mission est de découvrir qui, parmi eux, est l’intrus. Celui qui joue contre eux. Celui qui peut tous les faire perdre. La tension et la violence montent peu à peu, sous le regard avide des caméras. Dans un lieu où tout est permis, la paranoïa peut mener à bien des extrêmes.

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Mon avis :

Tout d’abord, je remercie vivement Annabelle Blangier, l’auteure, pour ce service presse et sa gentillesse.

Une télé-réalité, 6 candidats, une maison.. Un enfermement de 3 semaines et un but : démasquer l’intrus pour gagner le pactole de 100.000 € ! Même si cette situation vous parle, dans le Jeu de la Confiance, il n’y a aucune limite, tout est permit pour arriver à ses fins et certains candidats peuvent vouloir gagner à tout prix quelques soient les sacrifices à faire..

J’avoue que ce qui m’a attiré l’œil en premier lieu c’est la couverture. Je l’ai trouvée vraiment belle et intrigante. La lecture du résumé m’a confortée dans l’idée que ce livre allait me plaire, moi qui adore les huis-clos..

Les choses démarrent tranquillement, le lecteur va faire connaissance avec les 6 candidats au Jeu de la Confiance : Derek, Jason, Luke, Malika, Angie et Ellen. Ces 6 personnages vont se dévoiler au fil des pages, nous allons découvrir leurs motivations à participer à ce jeu, leurs caractères, leurs histoires personnelles. Mais nous allons également faire connaissance avec le 7ème personnage de ce huis-clos : les caméras ! En effet, elles ont un rôle extrêmement important dans cette histoire, elles voient tout, elle savent tout, elles influencent les candidats par leur unique présence.

L’histoire est vraiment intéressante, voir évoluer ces 6 personnes enfermées sans aucun contact extérieur est fascinant. On sent arriver le moment où les choses vont déraper, où l’enfermement sera trop dur, on devine (ou pas…) lequel va craquer en premier. On voit les alliances se former ou se défaire, on suit le cheminement de chacun dans la recherche de l’intrus tout en faisant nos propres déductions.. A chaque rebondissement tout est remis en question, et on repart à la chasse aux indices.

Les personnages sont également très bien construits, l’auteure distille au fil des pages des informations concernant chacun des candidats pour nous permettre se reconstituer leurs vies à l’extérieur de la maison. Chacun a une raison plus ou moins bonne d’être là, de participer à ce jeu et surtout de vouloir gagner. J’ai beaucoup aimé les découvrir, chercher à comprendre leurs motivations mais également à essayer de débusquer l’intrus en même temps qu’eux. Certains sont plus attachants que d’autres, certains vont dévoiler des facettes de leurs personnalités effrayantes ou attendrissantes, d’autres vont se montrer implacables, froids ou calculateurs mais une chose est sûre aucun ne sortira indemne de cette maison.

L’auteure a privilégié le côté psychologique de l’histoire, il y a bien entendu de l’action et des rebondissements inattendus mais Annabelle Blangier nous montre à travers cette histoire les extrêmes que l’Homme est capable d’accepter pour parvenir à ses fins mais aussi, et surtout, le machiavélisme dont peut faire preuve La Chaîne pour faire de l’audience. On se rend compte également de la pression que peut représenter le fait d’être filmer sans aucune interruption, de voir chacun de ses gestes ou de ses paroles épiés.

Annabelle Blangier a une écriture fluide, agréable et directe qui fait que l’on est prit au jeu très rapidement et que l’on a envie de savoir jusqu’où tout cela vous mener les 6 candidats. Elle rend cette histoire addictive et j’espère pouvoir la découvrir rapidement avec d’autres histoires.

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Un roman vraiment réussi qui plaira aux fans de huis-clos. Une histoire prenante qui fera se demander au lecteur jusqu’où il pourrait aller pour gagner…

Ma note : 8.5/10

 

 

Chronique Livresque·Thriller

Secrets Mortels : L’intégrale de Sam Carda

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Fiche Technique :

Autoédition – 524 pages – ebook ou broché – Thriller

Résumé :

Parfois, un secret trop bien gardé peut coûter cher… Qui oserait pénétrer dans le Domaine des Fontaines, prestigieuse résidence de la plus puissante et influente famille de Bordeaux ? Enora Visconti, propriétaire des lieux depuis toujours, met un point d’honneur à sauver la réputation de sa famille et à garder son image de femme froide intacte. Mais lorsque sa gouvernante, Amélie Beaufort, est retrouvée morte dans le jardin, tout bascule. Accident ? Meurtre ? La réputation des Visconti est ternie, leur nom est cité dans tous les journaux, la vente de leur illustre vin diminue. Quentin Marina, jeune journaliste ambitieux, décide de mener l’enquête afin de dévoiler tous leurs secrets. Mais tout ne se passe pas comme prévu. Un secret en cache souvent un autre. La mort frappe à nouveau. Elle est encore plus cruelle, plus inattendue, plus spectaculaire ! Les secrets, n’en ayez aucun, sinon ils vous tueront ! (Cet ouvrage contient l’intégralité des trois saisons de Secrets Mortels)

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Mon avis :

Tout d’abord, je remercie Sam Carda, l’auteur, de m’avoir permit de lire son livre en service presse et pour sa confiance.

Je tiens à féliciter l’auteur pour le choix de la couverture qui est magnifique et tellement représentative de son roman.

Enora Visconti est la propriétaire du fameux Domaine des Fontaines. Elle travaille avec acharnement à garder la réputation de son domaine viticole intacte mais lorsque sa gouvernante, Amélie Beaufort, est retrouvée morte c’est le début d’une descente aux enfers qui commence, surtout pour ceux qui auraient des secrets à cacher…

Dès les premières pages, l’auteur nous plonge au cœur de l’action. Quentin Marina, journaliste, tente de pénétrer le Domaines des Fontaines afin d’y écrire un article qui lancera sa carrière, il faut dire que les Visconti sont très en vue et que tout ce qui à trait à cette famille passionne. Le lecteur est donc de suite prit dans l’action parce qu’entre rebondissements, non-dits, trahisons, secrets et meurtres de l’action il va y en avoir..

Lorsque j’ai commencé à lire ce roman, j’ai de suite remarqué une particularité. Au fil des pages, les secrets se dévoilent. En effet, les personnages ont de très longues conversations et à chaque secret dévoilé un nouveau se met en place. Les dialogues tiennent une part importante du roman, ce qui permet aux protagonistes de mettre les choses au point tout en trahissant ou mentant effrontément. J’avoue que parfois les dialogues m’ont semblé long et j’aurai aimé plus de descriptions pour mieux appréhender l’ambiance ou le contexte.

Je vous parle ici de l’intégrale qui réunit donc les 3 saisons de ce roman. Ce découpage en 3 parties me semble judicieux car au fil des pages il y a beaucoup de secrets qui se dévoilent, d’autres qui sont tus et je pense que tout lire d’un bloc donne une impression de lourdeur à l’intrigue. Ca fait beaucoup à intégrer pour le lecteur, enfin à mon sens..

Mais, pour le coup, on enchaîne les rebondissements et je dois dire que l’auteur a une imagination débordante quand il s’agit de maltraiter ses personnages. On tombe dans le machiavélisme pour certains et Sam Carda n’épargne personne. A chaque page tournée, ou presque, sa révélation.. ce qui m’a donné l’impression au final de lire une « télé-novela », un feuilleton où à chaque épisode l’auteur enfonce un peu plus ses personnages dans les intrigues. 

Côté personnages, j’ai eu du mal à m’attacher à certains surtout Enora qui m’a semblé trop plate et Léa que j’ai trouvé trop naïve. Victor Pontier, l’homme de main d’Evan Visconti, reste mon préféré celui que j’ai trouvé le mieux abouti et le plus « attachant ». De nombreux protagonistes se croisent tout au long de l’histoire, mais malgré tout on ne perd jamais de vue qui est qui.. L’auteur explique bien les liens à travers les différentes révélations et le lecteur suit sans aucun problème.

Un petit bémol toutefois au niveau de coquilles présentes, pas forcément nombreuses mais de celles que l’on remarques (« coup » pour « cou » par exemple). Sans que cela me gâche la lecture j’ai trouvé cela dommage.

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Si vous êtes fan de séries à rebondissements multiples ce livre est fait pour vous ! De la trahison, du chantage, des morts.. Ici les secrets sont une arme que Sam Carda sait manier.

Ma note : 7/10

 

Chronique Livresque·dystopie·suspense

Ruines, Tome 1 Nuit de Sophia Laurent

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Fiche Technique :

Autoédition – 252 pages – ebook ou broché – Dystopie / Aventure

Résumé :

Alex… Quatre lettres qui se débattent pour rester à flot.

C’est tout ce qu’il connaît de lui. Le reste, ce monde dévasté, ces hommes qui veulent sa peau, son corps aussi détérioré que son esprit et cette bande d’adolescents plus sauvages les uns que les autres… Le reste est flou, vague, sombre.

Il va chercher la lumière à travers cette nuit qui lui est tombée dessus. Et rencontrer dangers, aventures, et… amis ?

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Mon avis :

Un grand merci à l’auteure, Sophia Laurent, de m’avoir confié son livre en service presse.

J’avoue que j’ai de suite été attirée par la couverture qui est mystérieuse au possible et lorsque j’ai vu que c’était une dystopie je n’ai pas hésité une seconde, un de mes genres préférés !

Une ruelle sombre, un jeune homme se réveille et s’aperçoit très rapidement qu’il n’a plus aucun souvenir. Sa seule certitude reste son prénom Alex. Sa route va croiser une bande d’adolescents qui survit dans ce monde en ruines et il va devoir se battre pour se faire accepter et essayer de récupérer sa mémoire.

Dès le départ, le lecteur est aussi perdu qu’Alex.. On est à l’affut du moindre détail qui pourrait non seulement nous en apprendre plus sur ce mystérieux adolescent mais également sur le monde qui l’entoure et qui ne semble pas très réjouissant. J’ai beaucoup aimé ce mystère qui oblige le lecteur à s’identifier au personnage, à entrer dans sa peau. L’action commence très vite, à peine les yeux ouverts qu’Alex a déjà des ennuis puis sa route va croiser celle de Maxim, chef d’une bande d’adolescents qui forment une sorte d’armée et se battent pour leur survie. 

L’histoire est vraiment très prenante, on tourne rapidement les pages pour combler les blancs, pour en apprendre plus. Il y a de l’action mais aussi une tension psychologique entre les personnages. En effet, Alex n’est pas forcément accepté de tous et va se faire des ennemis sans compter son passé qui le rattrape peu à peu. Mais également des alliés, voir des amis.. J’ai vraiment apprécié la façon dont l’auteure distille les renseignements, un peu au compte goutte, le suspense reste présent tout au long du roman même lorsqu’un minuscule pan du l’énigme est dévoilée.

Les personnages m’ont beaucoup plu surtout Maxim et Beth. J’ai eu plus de mal à m’accrocher à Alex même si j’ai souvent ressenti de l’empathie pour lui. Son petit côté rebelle et insolent le rende tantôt attachant tantôt tête à claque. Beth et Maxim, sont, quant à eux, attachants chacun pour des raisons différentes. Elle pour sa délicatesse mais aussi sa force de caractère et Maxim pour son engagement auprès des enfants et ados qu’il a sous sa responsabilité et son côté protecteur que j’ai trouvé touchant. Tous les protagonistes sont très bien pensés même si parfois j’aurais aimé que l’auteur développe un peu plus leur caractère ou nous donne plus de détails sur leur passé. Peut être en saurons-nous plus dans le second tome !?

En tout cas, je suis vraiment ravie de cette lecture et d’avoir découvert la plume de Sophia Laurent qui est précise, fluide et qui m’a mené exactement là où elle le voulait sans que je m’en rende compte. Généralement je ne parle pas des fins mais là j’avoue qu’elle m’a scié ! J’ai d’ailleurs hâte de pouvoir lire la suite !

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Un très bonne dystopie qui ravira les amateurs du genre mais pas que.. une lecture agréable et addictive qui vous fera passer un très bon moment ! Sophia Laurent est une jeune auteure à suivre !

Ma note : 8/10

 

 

 

Chronique Livresque·Thriller

Emma de Sylvia Kunst

Fiche Technique :

Librinova – 25 pages (Nouvelle) – ebook

Résumé :

Emma vit seule dans son chalet niché au coeur d’une forêt immense. Elle s’y consacre pleinement à sa passion première : l’écriture.
Un beau jour, elle tombe sur une trappe la menant au sous-sol de son habitation dans lequel se terre un terrible secret.
Confrontée à l’horreur, Emma parviendra-t-elle à faire montre de sang-froid afin de dénouer ce qui se trame dans sa propre demeure, au risque de perdre pied ?

Mon avis :

Avant tout, je remercie chaleureusement Sylvia Kunst, l’auteure, pour sa gentillesses et sa confiance.

Pour une fois, je vais vous parler d’une nouvelle. J’avoue que ce n’est pas mon format préféré puisqu’en général les nouvelles sont courtes et que du coup, je suis frustrée du manque de détails ou d’explications mais là vu le titre je ne pouvais pas passer à côté !

Emma est une jeune auteure de thrillers qui, pour écrire en paix, vit dans un chalet au coeur d’une immense forêt. Jusqu’au jour où se produisent d’étranges phénomènes qui vont l’obliger à explorer ce qu’il se passe sous une mystérieuse trappe..

Dès les premiers mots, on se rend compte que cette histoire va être prenante.. En effet, le prologue est rédigée par une énigmatique Anja qui nous fait part de la découverte de plusieurs corps au fond d’un puit. Emma semble être à l’origine de cette macabre trouvaille, mais comment ? pourquoi ? qui sont ces cadavres ? Et à partir de là, on ne peut plus lâcher cette nouvelle, on veut savoir et comprendre.

Pour ma part, j’ai lu ces 25 pages d’une traite tant l’histoire d’Emma est passionnante. La disparition d’objets qui réapparaissent inexplicablement, un mot laissé, un passé chargé, ce sont autant de mystères qu’Emma va devoir démêler. Il n’est pas facile de parler de l’histoire sans spolier mais une chose est sûre c’est qu’une fois la lecture commencée vous aurez du mal à la lâcher !

Non seulement le suspense est soutenu et bien dosé mais l’auteure a aussi une écriture fluide et intense qui rend l’histoire captivante. Les mots sont choisis avec soin et chaque détail a son importance. Le personnage d’Emma est aussi très réussi et on s’attache à cette jeune femme qui entre courage et appréhension va découvrir des atrocités qu’elle n’aurait pu concevoir malgré une imagination fertile d’auteure de thriller.

Emma m’oblige à revoir mes a-priori sur les nouvelles. Sylvia Kunst a su faire passer toute l’intensité d’un excellent thriller dans cette histoire. Une lecture que je vous conseille vivement, enfin.. peut être pas si vous êtes dans un chalet au fond d’un bois..

Ma note : 9/10

Chronique Livresque·steampunk

Le Rédempteur de Sébastien Tissandier

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Fiche Technique : 

Editions L’ivre Book – 364 pages – Ebook

Résumé : 

Il est damné et rejeté par tous… pourtant le Très-Haut l’a choisi pour accomplir Sa volonté…
Le père Martin est un exorciste atypique : muni de ses deux impressionnants révolvers et de son étrange chapelet lumineux, il purifie les possédés, il est le Rédempteur.
Lorsque le Siège, la congrégation agissant dans l’ombre afin de conjurer les forces du Très-Bas, lui ordonne d’élucider le mystère de la bête d’Angles, Martin est loin de se douter que cette enquête va le précipiter dans les noirceurs de son passé… ainsi que dans celles de sa congrégation, mettant à l’épreuve sa foi.
Un sombre complot visant à renverser le Siège se dessine et Martin semble en être l’élément central. Parviendra-t-il à contrecarrer les plans diaboliques mis à jour ? Martin et sa foi en sortiront-ils indemnes ?
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Mon avis : 
Tout d’abord, je remercie les Editions L’Ivre Book pour ce service presse. Le Steampunk étant rare j’étais ravie de pouvoir découvrir ce livre. 
La première chose qui m’ait plu c’est bien sur la couverture. Elle est somptueuse avec ses couleurs sombres aux touches de rouge, le Père Martin y est magnifiquement représenté et j’ai de suite eu envie de rencontrer ce personnage énigmatique. 
J’avais déjà eu l’occasion de lire Sébastien Tissandier il y a quelques mois et j’avais hâte de le retrouver dans un autre style (à l’époque c’était du jeunesse et j’avais adoré son livre). Et je dois dire que je n’ai pas été déçue un seul instant. 
L’action commence dès les premières pages. Un jeune garçon sauve le Pape d’une attaque démoniaque. Puis un saut dans le temps nous amène au côté du Père Martin, adulte, parti combattre un monstre sans aucun doute damné. Il faut expliquer que Martin est un Rédempteur, autrement dit un exorciseur. Il agit sur les ordres du Siège afin de venir en aide aux populations menacées par les damnés. Armé de ses deux revolvers spéciaux, de son chapeau et de tout son attirail il va affronter d’étranges monstres, rencontrer d’autres personnages qui l’aideront dans son combat et surtout mettre à l’épreuve sa foi et sa croyance en Le Très-Haut. 
Je suis, à la base fan de Steampunk, j’aime toutes ces inventions que ce genre littéraire autorise à imaginer. Sébastien Tissandier nous a particulièrement gâté de ce point de vue !! J’ai découvert avec bonheur et frisson chaque monstre, chaque arme, toutes ces créations qui font de ce livre une petite merveille Steampunk ! 
L’histoire est parfaitement huilée, elle avance au grès de la plume de Sébastien qui écrit de façon fluide et rythmée. Chaque mot a son importance, le style est plutôt épuré et pourtant percutant. Les descriptions sont justes et permettent de bien visualiser les personnages et les lieux sans longueurs ni lenteur. 
Je me suis tout particulièrement attachée au Père Martin que j’ai trouvé touchant. A la lecture du résumé je m’attendais un peu à une sorte d’homme sans cœur (allez savoir pourquoi !) mais en fait pas du tout. Il est vraiment captivant et on a envie de tout apprendre sur lui. Il est extrêmement humain et sensible. Les autres personnages sont aussi très bien travaillés, ils ont tous une histoire à raconter et on apprends au fil des pages quelques bribes de leurs vies respectives comme des pièces de puzzle qui viendraient s’emboîter pour ne former qu’une chronique. 

Bien sur qui dit monstres, dit action, batailles, bagarres !! Et là aussi, ce livre n’en manque pas. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. Les Rédempteurs ont visiblement pas mal de travail dans ce monde créé par l’auteur et le Père Martin, au centre d’un complot pour déstabiliser voir détruire le Siège ne chôme pas ! Malgré tout, ça ne part pas dans tous les sens, ce n’est pas répétitif. Chaque action a ses raisons, les personnages agissent de façon « normale » et non pas en dépit du bon sens. L’action monte en intensité au fur et à mesure que les masques tombent.  J’ai eu l’impression d’être en mouvement tout le long de ma lecture, peu de temps pour souffler mais on en redemande ! 

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Vous aurez sans doute compris que j’ai été plus que conquise par ce très bon livre et que je vous le recommande sans aucune réserve ! Si vous voulez de l’action, de l’aventure et des personnages charismatiques n’hésitez pas une seconde à plonger dans l’univers du Rédempteur. 
Ma note : 9/10
Chronique Livresque·Romance·suspense

Dans une autre vie peut-être de Fanny Rieubon

Fiche Technique :

Editions : L’ivre Book – 277 pages – Suspense (sorti le 7 mai 2016)

Résumé :

Une malédiction peut-elle durer éternellement ?

Suite à un accident de voiture, Lucy sombre dans le coma. Elle en sort trois mois plus tard, totalement amnésique. Pour essayer de retrouver sa mémoire perdue et guérir des mystérieuses crises de somnambulisme dont elle est victime depuis sa sortie de l’hôpital, elle a recours à l’hypnose.

Contre toute attente, ces séances la poussent sur la trace de vies antérieures.

À travers ses retours en arrière, d’abord dans l’Irlande celtique, puis pendant la Seconde Guerre mondiale, elle comprend qu’elle fait l’objet d’une persécution multiséculaire qui se poursuit dans le présent. Le meurtre en héritage !

À la lumière du passé, elle va essayer de déjouer le mortel schéma dont elle est prisonnière. Lucy parviendra-t-elle à échapper à la route sanglante que le destin lui a tracée et à pouvoir enfin vivre son amour avec Alexis ? Ou la sinistre fatalité l’emportera-t-elle une fois encore ?

Mon avis :

Avant tout, je remercie Fanny Rieubon de m’avoir proposé son livre en service presse, une démarche qui m’a beaucoup touchée.

Lucy est une jeune femme dévastée qui vient de vivre une rupture amoureuse. Un soir de tempête alors qu’elle circule en voiture elle est victime d’un accident, sombre dans le coma puis se réveille amnésique. Dans l’espoir de retrouver la mémoire, elle effectue des séances d’hypnose qui plutôt que de lui réveler son passé immédiat vont l’entraîner à la découverte de ses vies antérieures.

A la lecture du résumé, j’ai été très attirée par cette histoire. Qui n’a jamais pensé avoir été une grande Reine ou un grand chef de clan dans une vie antérieure ? Cléopâtre, Napoléon ou Marie-Antoinette ? Des destins tragiques mais toujours auréolés de gloire, d’amour ou de mystère. Cette histoire me semblait vraiment prometteuse et originale.. Et j’avoue que je n’ai pas été déçue !

J’ai particulièrement aimé la façon dont Fanny Reubion a mené cette intrigue. On alterne les chapitres entre le présent et le passé, on voit les personnages de Lucy, Alexis et Roman évoluer selon les époques. Chaque période est extrèmement bien documentée et décrite, on sent que l’auteur maîtrise vraiment bien son sujet tant son écriture est précise.

Sa plume est vraiment riche, mon seul petit bémol est que j’ai trouvé parfois quelques lourdeurs dans le style mais ça ne gâche absolument rien au plaisir de cette lecture. J’ai tourné les pages sans même m’en apercevoir tant j’avais hâte de savoir comment ce trio allait se sortir de cette situation. Si le cycle infernal de la malédiction allait être rompu..

Les personnages sont aussi très bien construit et ce dans chaque vie. Mon préféré étant étrangement Serge Dunier, le détective privé. Le personnage de Lucy m’a aussi beaucoup touché de par son courage et sa tenacité. Elle n’hésite pas à se mettre en danger pour l’homme qu’elle aime, elle est entière et fidèle.

Ce livre nous offre une très belle romance à travers le temps et l’espace. Des âmes-soeurs qui se cherchent et toujours se trouvent malgré les obstacles, la cruauté ou la folie. Un message d’amour et d’espoir porté par ce roman qui fait du bien et qui laisse ouverte une très belle possibilité : et si tout ne s’arrêtait pas le jour de notre mort ?

Si vous aimez les histoires d’amour compliquées et à suspense, si vous aimez les personnages torturés, l’amour fou ce roman est fait pour vous. Pour ma part, j’ai pris beaucoup de plaisir à le lire, à découvrir chaque époque et à espérer que l’amour soit plus fort que tout..

Ma note : 8/10

Chronique Livresque·Thriller

Un sac de Solène Bakowski

 

Résumé :

En pleine nuit, une jeune femme attend face au Panthéon, seule, un petit sac dans les bras qu’elle serre comme un étau. Cette femme, c’est Anna-Marie Caravelle, l’abominable, l’Affreuse Rouquine, la marginale.
Vingt-quatre ans plus tôt, Anna-Marie, fille d’un suicidé et d’une folle à lier, a été prise en charge en secret, à l’insu du reste du monde, par la vieille Monique Bonneuil, qui ne s’imaginait pas qu’elle abritait un monstre sous son toit. Un monstre que, lentement, elle a fabriqué. Car la petite fille, poussée par ses démons, hantée par son histoire, incapable de distance, se met à tuer. Tuer, sacrifier pour régler ses comptes, tout simplement.
Mais que fait-elle là, Anna-Marie, désormais jeune femme, agenouillée en plein Paris au milieu de la nuit ? Et que contient ce mystérieux sac qu’elle serre dans ses bras ?

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Mon avis :

J’ai commencé ce livre sans aucune idée de ce qui m’attendait hormis le fait que le résumé m’attirait et que la couverture m’intriguait.

Le livre s’ouvre sur une femme, seule, accroupie, serrant un sac dans ses bras. Que contient ce sac pour qu’elle si accroche comme si sa vie en dépendait ? Et là, on plonge la tête la première dans la vie d’Anna-Marie Caravelle qui entame sa narration alors qu’elle n’est qu’à l’état d’embryon.

Anna-Marie commence son existence entre le suicide de son père et la folie que cela à provoqué chez sa mère, Elise. Celle-ci la rejette et c’est Moni, la voisine, qui va l’élever dans le secret de son petit appartement, sans contact avec l’extérieur.

Ce livre nous plonge dans l’esprit torturé d’Anna-Marie, à qui la notion de bien et de mal n’a pas été inculqué et qui s’est créé ses propres règles. Elle punit le mal par le mal mais à une échelle bien supérieure. Elle est victime et bourreau et n’hésite pas à administrer la sentence elle même. Son besoin d’amour, sa haine de l’amour, son besoin de solitude sans être jamais seule, elle n’est que paradoxes et contradictions. Elle est attachante mais repoussante à la seconde suivante, elle tue tout en faisant de la peine. Anna-Marie est comme possédée par son passé et entraînée par ses pulsions sur lesquelles elle n’a aucun contrôle.

Généralement j’aime ou je n’aime pas un personnage, au pire il m’indiffère mais Anna-Marie est un OVNI et je ne sais toujours où j’en suis avec elle, mais une chose est sûre elle m’a fascinée du début à la fin. Suivre Anna-Marie au fil de ces pages a été comme monter dans un grand huit pour en redescendre groggy, chamboulé et malgré tout triste.

J’ai dévoré ce livre et non seulement j’ai eu un coup de coeur pour cette histoire mais j’ai aussi adoré la plume de l’auteur ! Solène Bakowski manie les mots et les utilisent comme peu le font. De descriptions glauques en sentiments amoureux, de morts en rayons de soleil, son écriture accérée ne laisse aucun moment de répit au lecteur et découpe au scalpel chaque émotion ressentie. Je lirais sans aucun doute ses autres livres !

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Je dirais que ce livre m’a marqué et restera toujours dans un coin de ma mémoire. Anne-Marie rejoint mon Panthéon des héroïnes et je vous recommande chaudement ce livre à condition que vous ne soyez pas trop sensible ou trop bisounours dans l’âme. Je finirais par une phrase d’Anna-Marie qui m’a particulièrement marquée  : « Elle se demande si ceux qui n’accompliront jamais rien par manque de temps, de chance ou d’occasion valent moins que les autres ».

Ma note : 9.5 / 10