Chronique Livresque·fantastique

La malédiction d’Ariane de Rose P. Katell

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Fiche Technique :

Autoédition – 376 pages – broché – Fantastique

Résumé :

Cassie a un secret. Depuis la mort de ses parents, elle est hantée par un cauchemar. Chaque nuit ou presque, elle voit un homme se jeter sous un train et entend une mystérieuse voix l’implorer de lui venir en aide. Hélas, elle n’y parvient jamais… Jusque-là sans conséquence, ce rêve prend une tout autre réalité quand le train qui amène sa grand-mère, avec qui elle s’est brouillée par le passé, se révèle être celui qui percute cet individu. Les choses se compliquent encore plus quand Cassie réalise qu’elle seule a assisté à l’incident et qu’il n’y en a aucune trace. Incapable d’oublier ce qu’elle a vu, intriguée par sa grand-mère qui semble au courant pour son cauchemar, elle décide d’enquêter. Qui est cet homme ? Pourquoi est-elle la seule à pouvoir le voir ? Et que sait exactement sa grand-mère ? Autant d’énigmes qu’elle va s’efforcer de résoudre.

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Mon avis :

Tout d’abord, je remercie vivement l’auteure, Rose P. Katell, de m’avoir permit de lire son livre en service presse.

Ce qui m’a attirée en premier, je l’avoue, est la magnifique couverture ! En effet, je la trouve mystérieuse et vraiment magnifique.

Cassie est une jeune étudiante de 15 ans qui a perdu ses parents dans un incendie et qui vit depuis avec son grand frère Miguel. Cassie n’est pas très assidue en cours et se laisse facilement distraire. Mais ce qui la préoccupe le plus est le cauchemar récurrent qu’elle fait : un homme se suicide sous ses yeux sans qu’elle ne puisse rien y faire. Mais lorsque la jeune fille assiste à cette scène alors qu’elle est éveillée là elle commence à se poser des questions.

Dès les premières pages, j’ai su que ce livre allait me plaire. En effet, j’ai trouvé que les personnages étaient crédibles car ils sont loin d’être parfaits.. Par exemple, Cassie n’est pas une élève modèle et je trouve rafraîchissant que les héros ne soient pas exemplaires. Elle essaye de faire des efforts mais même si elle sait qu’elle va s’attirer les foudres de son frère elle va agir comme tout ado pourrait le faire.

Les personnages sont tous attachants à leur façon. Cassie parce qu’on ressent de l’empathie pour elle mais aussi parce qu’on aimerait pouvoir l’aider à y voir plus clair. Elle est bougon, introvertie et même parfois franchement désagréable mais j’ai beaucoup aimé son personnage qui malgré les épreuves va s’ouvrir peu à peu. Le personnage de Miguel m’a beaucoup touchée avec sa façon de se battre pour garder sa sœur près de lui, de l’élever. Les camarades de Cassie sont tantôt drôles, parfois agaçants mais toujours présents pour elle et l’amitié joue un rôle primordial dans cette histoire.

Les relations entre les personnages sont souvent conflictuelles avec, par exemple, l’arrivée de leur grand-mère. Ils ont connus des moments difficiles et cela rend l’histoire d’autant plus crédible que les rancœurs ne sont pas oubliées trop facilement. La romance y est aussi présente mais sans monopoliser l’histoire. Différentes histoires d’amour sont racontées au fil des pages qu’elles soient passées ou naissantes elles sont toutes aussi prenantes et émouvantes.

L’auteure nous livre ici une histoire vraiment bien écrite et fluide. Le côté fantastique est bien amené et le lecteur a le temps de bien appréhender toutes les facettes de l’histoire. La malédiction est traitée de façon originale et j’ai aimé suivre Cassie dans ses recherches mais aussi assister à ses rêves. Mon seul bémol est que j’aurais aimé avoir plus de détail sur les dons de Cassie ainsi que de ses ancêtres. En savoir plus sur son ascendance, ce qu’ils sont devenus. Peut-être sa grand-mère aurait-elle pu avoir plus de choses à lui expliquer sur l’histoire de la famille mais aussi sur la façon d’apprendre à développer son Don.

Rose P. Katell possède une très belle plume qui s’accorde parfaitement à son histoire. Les dialogues sonnent justes et les narrations sont imagées et sans temps mort. 

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Une lecture vraiment très agréable avec une histoire prenante et écrite d’une plume fluide et douce. Un roman qui vous envoûtera comme s’il vous avait lancé un sortilège.. 

Ma note : 8/10

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Chronique Livresque·Thriller

Le miroir du damné de J.B. Leblanc et Frédéric Livyns

Fiche technique :

Séma Editions – 564 pages – ebook ou broché

4ème de couverture :

Au coeur du massif des Maures, le petit village de Tarsac est le cadre de meurtres sauvages qui font ressurgir la peur et la paranoïa. Qui est cet assassin particulièrement retors qui ne laisse aucune trace et semble connaître parfaitement ses victimes ? C’est ce que devront découvrir le lieutenant Courtas du SRPJ de Toulon et Martin Fabre, le chef de la police municipale. Cette enquête les confrontera à des croyances révolues sur fond de sorcellerie et à un étrange miroir qui semble être le coeur de l’énigme. Mais, dans cette cuvette infernale écrasée par la chaleur, les morts se succédent à un rythme effrené, et le temps leur manque…

Mon avis :

Avant tout, je remercie Frédéric Livyns de m’avoir confié ce service presse.

La première chose qui m’ait donné envie de lire ce livre est, il faut bien le dire, la couverture ! Elle est vraiment magnifique et au fil de la lecture on s’aperçoit qu’elle rend parfaitement justice à l’histoire.

Ce thriller écrit à 4 mains nous entraîne dans un petit village, Tarsac, où les habitants vivent en quasi autarcie. La découverte du corps d’un jeune homme à la tête fracassée entame une longue série macabre qui vient troubler le calme de cette bourgade et la replonger dans des souvenirs que chacun s’efforcait d’oublier. En effet, 12 ans auparavant un tueur en série « le réducteur » avait sévit en tuant des enfants du village. Le lieutenant Courtas se retrouve plongé au coeur de cette campagne entre une ribambelle de morts et une chaleur suffocante, à essayer de débrouiller les pistes.

Ouvrir ce roman équivaut à plonger en apnée dans une ambiance lourde, oppressante et anxiogène. Dès les premières pages, on vit au rythme de Tarsac, de sa moiteur, de ses habitants et leurs souvenirs et surtout de ses morts. Plus les pages se tournent et plus on s’aperçoit de l’abandon de ce village. Chaque description nous enfonce un peu plus dans son étouffement aussi bien géographique que moral.

Les personnages sont tous très bien travaillés, pensés, réalisés. J’ai particulièrement aimé le lieutenant Courtas avec son caractère, ses failles et sa pugnacité. Il s’implique totalement dans cette enquête quitte à y laisser une part de lui-même. L’autre personnage que j’ai particulièrement aimé est Tarsac. Le village est à mes yeux l’un des personnages principaux de cette histoire. Son histoire, chaque habitant croisé dans ses rues, chaque maison visitée le rendent plus vivant mais aussi plus stressant.

Mais ce roman n’est pas qu’un thriller, il a une particularité.. Il abrite une sorcière, un démon et un miroir maudit. Le surnaturel se mèle de façon magistrale au thriller et au vue de l’ambiance générale, la présence de sorcellerie ne paraît ni incongrue ni déplacée bien au contraire ! Elle nous ramène aux temps anciens où les sorcières étaient partie intégrante du paysage avec leurs incantations et leurs rituels.

Mon seul petit bémol, concerne les quelques longueurs de style ou le fait que la catégorie professionnelle du personnage soit utilisée plutôt que le prénom mais rien de gênant ni pour l’histoire ni pour la lecture la plume des deux auteurs étant fluide et terriblement efficace.

Un très bon thriller où l’on s’attends à voir le diable surgir à chaque page, une immersion angoissante et glauque qui ne vous laissera pas indemne.

Ma note : 8/10