Chronique Livresque·Science fiction

Le début de la faim par Nil Borny

Fiche technique :

Auto-édition – 452 pages – ebook ou broché – Science-fiction

Résumé :

« C’est la fin du monde ! On va tous y rester et crever dans d’atroces souffrances et… une bombe atomique me kiffe ?! La vie est vraiment fantastique ! »

Un étrange phénomène se propage dans la capitale française et sa banlieue, transformant la majorité de la population en monstres avides de chair humaine. Pour une raison inconnue, certains survivants ne présentent aucun symptômes.
L’épidémie est vécue à travers les yeux de femmes et d’hommes que rien ne prédestinait à se rencontrer.
Mathieu, Natacha et Louis vont se croiser d’une manière bien singulière. Se croyant bien à l’abri, ils apprendront que les hordes de morts-vivants qui sillonnent les rues sont loin d’être leur seul problème.
Malgré eux, ils vont s’immerger jusqu’aux origines du mal.

Le Début de la Faim est également le récit d’une histoire d’amour déguisée en roman apocalyptique.

thriller

Mon avis :

Tout d’abord, je remercie chaleureusement Nil Borny, l’auteur, de m’avoir contacté via mon blog et de m’avoir proposé de lire son roman en service presse. 

Je résiste difficilement à un bon livre rempli de zombies alors je n’ai pas eu à me supplier trop longtemps pour commencer celui ci, d’autant plus que j’avais déjà fait un tour sur le site que l’auteur a consacré à son roman de gare de RER (si vous prenez le métro, je pense que vous pouvez le lire aussi…) Pour faire vos curieux, c’est ICI. Et puis qui résisterait à cette couverture ? Impossible pour moi.. 

Dès les premières pages, le ton est donné : ce livre sera un carnage ou ne sera pas ! J’ai rarement vu un auteur dézinguer ses personnages avec autant d’entrain, d’enthousiasme et d’humour ! Alors un petit conseil : ne vous attachez pas trop la plupart ne sont que de passage. Mathieu prend en métro… Natacha est au travail.. Bernard aussi.. Théo est avec ses potes.. Bouli a faim… Chacun vaque à ses petites occupations jusqu’à ce que le destin (ou la faute à pas de chance) lui fasse croiser des hordes de zombies un peu lents mais voraces. Certains vont passer, d’autres trépasser et pour les quelques chanceux qui ne vont pas se transformer en bestiole sanguinolente et affamée de chair humaine le destin va les réunir. Un petit groupe va se retrouver, sans l’avoir cherché, à plonger dans l’origine de ce mal.

Si je vous dis que ce roman m’a fait passer un très très bon moment vous n’en serez pas étonnés ??  Non seulement l’histoire est prenante parce que justement on ne sait pas trop qui va survivre, comment, pourquoi.. On se pose aussi la question du pourquoi ces zombies, comment en sont-ils arrivés à investir notre belle capitale et sa périphérie ? Qu’a-t-il bien pu se passer pour qu’ils existent ? Les personnages y sont aussi pour beaucoup.. Ceux qui émergent du chaos sont attachants, drôles, parfois décalés ou un peu agaçants, mais on espère qu’ils vont survivre (ou alors mourir sans trop souffrir quand même…).

Et l’amour dans tout ça ? Parce que les zombies qui mangent les gens c’est bien mais un peu de douceur… Eh bien, l’auteur a réussit à faire éclore une histoire d’amour dans tout ce bazar. Elle est sous entendue dans le résumé mais je n’aurais pas parié sur eux !! Ils sont tellement mignons !! Je trouve que…  Vous ne pensiez pas que j’allais vous dire qui ?? Non non va falloir le lire pour savoir !

Je découvre grâce à ce roman la plume de Nil Borny, son écriture, son imagination.. Le roman est très bien écrit, la narration colle parfaitement à l’histoire et surtout aux personnages, c’est fluide, c’est actuel, c’est saignant, c’est drôle. J’ai particulièrement aimé la façon dont l’auteur nous permet de relier les personnages ou les faits entre eux. C’est original comme façon de faire et j’adhère complètement ! Je vais donc attendre avec impatience le tome 2 parce que la fin m’a laissée sur ma faim ! 

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 Un excellent premier tome qui m’a fait beaucoup rire (et pourtant… paix à leurs âmes…) Des zombies, des rebondissements, de l’amitié, de l’amour, des cervelles qui sautent, tout est réuni pour passer un très bon moment de lecture ! 

Ma note : 9/10

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Chronique Livresque·Science fiction

Projet Mémoria par Fabrice Jalwin

Fiche technique : 

Autoédition – 321 pages – ebook ou broché – Science-fiction

Résumé :

 Anthony Lefranc est un homme détruit depuis l’attaque sanglante contre sa femme. Abandonné par la justice, il n’a aucun moyen de retrouver son meurtrier. Son destin est sur le point de changer, lorsqu’un groupe de chercheurs propose de lui venir en aide. Ils travaillent sur une technologie capable de lire dans la mémoire. Maintenue en vie durant l’expérience, Jade ouvre son univers, dans lequel ils devront fouiller pour trouver les preuves cachées. Un fantastique voyage attend Anthony dans un monde de souvenirs agréables, mais aussi cruels. Loin de s’attendre à de terribles révélations, ils vont risquer leur vie au détriment d’une cause juste. Seront-ils prêts pour découvrir la vérité ?

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Mon avis :

Un grand merci à Fabrice Jalwin, l’auteur, de m’avoir permis de lire son roman en service presse. 

Anthony, militaire de métier, est marié à Jade une jeune journaliste qui, au détour d’une conversation téléphonique avec son mari en mission, lui laisse entendre qu’elle est sur un très gros projet. Anthony est convoqué quelques heures plus tard par son supérieur et apprend que Jade a subit une tentative d’assassinat et qu’elle ne vit plus que grâce aux machines qui lui permettent de respirer. Il est donc rapatrié en urgence pour être auprès de celle qu’il aime. Il est contacté après plusieurs mois par un groupe de chercheurs qui souhaitent se servir de Jade comme cobaye à leur projet sur la mémoire humaine. Une opportunité est donnée à Anthony de fouiller la mémoire de son épouse à la recherche du nom de son tueur et des preuves pour faire tomber le commanditaire.. 

Qui n’a jamais rêvé de voyager dans la tête d’autrui ? De pouvoir y découvrir tous ses secrets, de pouvoir revivre certains moments à volonté ? J’avoue que j’ai trouvé, à la lecture du résumé, le thème de ce roman vraiment attrayant et original. Et cette idée ne s’est pas démentie tout au long de ma lecture. Anthony va effectuer des allers-retours dans les souvenirs de son épouse pour y trouver le nom de son assassin et ses commanditaires. Ils vont, avec l’équipe de scientifiques qui l’accompagne, essayer de retrouver les preuves nécessaires pour finir le travail que Jade avait commencé en tant que journaliste et qui implique de nombreuses personnalités. Ce désir de vengeance va, bien entendu, leur attirer de nombreux ennuis.. 

L’histoire est vraiment prenante car l’auteur a très bien pensé ce projet Mémoria, il lui donne une crédibilité vraiment étonnante. De nombreuses barrières se dressent devant ses personnages et notamment lors-qu’Anthony navigue dans la mémoire de Jade. J’ai aimé qu’il ne puisse pas y faire ce qu’il veut et la façon dont les choses se déroulent en font une  bonne lecture. Les personnages ne sont pas épargnés et de nombreux rebondissements rendent ce roman vraiment intéressant. 

Les protagonistes sont bien réalisés et ils ont un bon ancrage dans la réalité. Ils sont crédibles qu’ils soient bons ou mauvais. On imagine très bien des êtres humains agir pour les mêmes motivations (et je ne pense pas que ce soit vraiment de la science-fiction à ce stade, il suffit de regarder autour de nous parfois..). La soif d’argent ou de pouvoir peuvent amener à des comportements horribles et inhumains, ce qu’Anthony et ses compagnons d’aventure vont découvrir à leurs dépens. 

Ce projet soulève de nombreuses questions d’éthique notamment et m’a beaucoup fait réfléchir aux utilisations que l’on pourrait en faire : de nombreuses possibilités bénéfiques pour la société avec la résolution de crimes, l’empêchement d’attentats ou la sauvegarde de la mémoire des personnes souffrantes par exemple mais quid de la liberté de chacun ? Un vaste débat s’ouvre après la lecture de ce livre… 

Autant, j’ai vraiment bien accroché à l’histoire autant j’ai trouvé qu’une bonne relecture s’imposait. En effet, il persiste dans le texte de nombreuses fautes ou coquilles (orthographe, mots utilisés pour d’autres, etc…) qui m’ont un peu gênée dans ma lecture. Ce serait vraiment bénéfique pour ce livre. D’autant que Fabrice Jalwin a une plume fluide et agréable à lire.

Conclusion

Un roman au thème original et qui soulève de nombreuses questions. Sommes nous prêts à accepter de livrer tous nos secrets ? . 

Ma note : 7/10

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Chronique Livresque·Science fiction

Les fils du Destin par Chris Red

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Fiche technique :

Autoédition – 394 pages – ebook ou broché – Science-fiction

Résumé : 

L’équilibre de l’Univers est en péril. Sur la planète Kokeran, les Karmenytes viennent de révéler une prophétie énigmatique. Kelmozar, le plus ancien des Gardiens, comprend que l’un des leurs doit quitter la forêt de Karmenyta. S’il ne retrouve pas l’Élue, le souffle de la Vie pourrait s’éteindre. Vite. Il doit convoquer le Conseil des Sages et découvrir quel est le Gardien désigné par les Tisseuses du Destin. En parallèle, sur Terra IV, Leonida Butrika, une ancienne inspectrice, mène une enquête sur la mystérieuse disparition d’enfants. Son investigation va la forcer à quitter son cocon et à voyager vers Animotopia pour prendre en filature son principal suspect. Téméraire, elle ignore pourtant tout de la nature profonde de son ennemi

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Mon avis : 

Je remercie chaleureusement l’auteur, Chris Red, de m’avoir proposé de lire son roman en service presse. 

Ce roman est assez éloigné de mes lectures habituelles, alors au départ j’avoue que j’y allais un peu avec des pincettes. L’espace, les planètes, les êtres bizarres peuplant d’autres mondes… Puis, je me suis prise au jeu parce qu’en fait Chris Red mélange ici deux styles littéraires la science-fiction avec le côté « guerre des étoiles » et le policier. Et une enquête qui est menée sur plusieurs planètes ce n’est pas banal ! 

Le lecteur va suivre deux histoires parallèles : celle de Leonida, ex-inspectrice, qui enquête sur la disparition de plusieurs enfants et celle d’Esteban qui, accompagné par Spot, va tout faire pour réaliser une prophétie. Bien entendu, ces deux récits vont être amenés à se croiser mais pas tout de suite.. 

J’ai beaucoup aimé la façon dont Chris Red débute son roman, tout doucement. En effet, il prend le temps de nous imprégner des différents personnages car ici ils ne sont pas tous humains, le lecteur sera amené à croiser au fil  des pages des Duplicants, des Canidés, des Dragonneau, etc.. J’ai trouvé intéressant que pour une fois l’humain ne soit pas au centre de tout. Puis, les choses s’emballent, l’action débute réellement et le récit devient de plus en plus captivant.

Le rythme est assez rapide sans doute aidé par le fait que l’auteur ait choisi d’écrire des chapitres plus ou moins courts. Et à chaque changement de chapitre, on change d’histoire en passant alternativement d’Esteban à Leonida. De cette façon, les deux récits avancent en parallèle, on est prit autant dans l’un que dans l’autre tout en gardant le suspense intacte. Ces deux histoires avaient pour moi la même saveur, je ne me suis pas prise d’affection plus pour l’une que pour l’autre. Les quêtes de chacun vont les amener à se rejoindre bien entendu mais sans que cela n’arrive comme un cheveu sur la soupe comme c’est souvent le cas. Ici, le déroulé de l’histoire est vraiment bien pensé et logique.  

Les personnages m’ont beaucoup plu, Leonida et Esteban bien sur mais également Momo ! Ils sont très bien réalisés moralement parlant, je regrette juste que Chris Red n’ait pas donné un peu plus de détails sur l’apparence des différentes espèces. Ce manque de détails m’a parfois un peu gênée pour imaginer les personnages même si ça ne gêne en rien l’histoire. C’est juste que mon imagination est loin d’être aussi débordante que celle de l’auteur et que lorsque l’on me sort de ma zone de confort j’ai besoin de plus d’explications.. 

Grâce à ce roman, l’auteur profite, je pense, de l’opportunité pour faire une critique cachée de notre société mais pour également nous rappeler certaines valeurs qui sont indispensables comme la solidarité, l’amitié ou la tolérance. C’est fait de façon subtile, sans être moralisateur grâce à une écriture fluide et agréable. 

Conclusion

Un très bon roman de science-fiction qui vous fera voyager sur différentes planètes en compagnie de personnages étranges mais attachants..

Ma note : 8/10 

 

Chronique Livresque·Science fiction

La Survivante, L’aube tome 1 par Alice Leveneur

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Fiche technique : 

Art en Mots Editions – 208 pages – ebook ou broché – Science Fiction

Résumé : 

Le monde est envahi par des monstres sanguinaires. Des contaminés, autrefois des hommes maintenant des tueurs qui ont réduit l’humanité à une poignée de survivants.
C’est parmi eux qu’a survécu seule Alexianne durant un an avant de trouver refuge sur une île où vit une petite communauté sous la protection d’Enzo.
Après l’horreur qu’elle vient de traverser, Alexianne voit en cet endroit un renouveau, un nouveau départ loin d’un passé qui lui échappe.
Sur l’île, elle trouvera espoir et amour auprès d’Enzo.
Mais au fur et à mesure que ses sentiments envers lui se dessinent, elle ressent également une oppression, un tourment. Quelque chose la hante…
Elle comprendra bien trop tard que son passé la rattrape sous les traits d’un Alpha, chef de clan des contaminés, qui fera tout pour l’avoir auprès de lui.

livre et papillons

Mon avis : 

Un très grand merci à Alice Leveneur, l’auteure, qui a eu la gentillesse de me confier son livre en service presse. 

Plusieurs choses m’ont attirée lorsque j’ai vu passer ce roman en proposition de service presse. Tout d’abord, sa couverture que j’ai trouvé non seulement belle, harmonieuse mais intrigante. Puis à la lecture du résumé les mots « contaminés » et « survivants » m’ont fait cliquer sur postuler directement ! J’adore quand ça ressemble à du zombie… Et voilà donc comment j’ai découvert ce tome 1.. 

Les premières pages sont, comme la couverture, plutôt intrigantes. Une femme semble seule sur un bateau, elle n’a apparemment plus envie de vivre sans pour autant « passer à l’acte », laisse glisser quelques allusions sur des hommes contaminés.. Puis tout s’emballe, elle se jette à l’eau et est secourue par Enzo, chef d’une île où se sont réfugiés des centaines de rescapés de la fameuse contamination. Elle va devoir réapprendre à vivre en communauté, s’adapter à la vie sur l’île et se faire accepter des autres. Mais sont-ils vraiment à l’abri ? 

J’ai eu une très belle surprise à la lecture de ce livre tout d’abord pour l’histoire. En effet, elle est originale ce qui n’est pas évident lorsqu’on s’attaque au post-apocalyptique et aux « zombies » (ici contaminés…). C’est souvent le même schéma qui  revient alors que là les contaminés ont des chefs, les Alphas, qui sont un plus étonnant et surtout innovant. L’histoire des rescapés sur l’île est également intéressante, comprendre comment ils sont arrivés là, pourquoi.. Par contre, c’est un tome 1, il manque bien sur beaucoup de réponses aux questions que le lecteur se pose par exemple sur l’origine de la contamination. Mais c’est une très bonne base d’histoire qui est un peu courte mais bien menée.

L’auteure  a réussit à intégrer,  comme une cerise sur le gâteau, une histoire d’amour qui n’est pas gnangnan et qui tient la route. J’ai aimé suivre l’histoire qui débute entre Alexianne et Enzo, voir les doutes, les quiproquos ou les espoirs. Ces deux héros sont attachants parce qu’ils ne sont pas improbables. C’est à dire ? Ben juste que je n’aurais pas compris deux héros qui vivent dans le monde des Bisounours alors que tout s’effondre autour d’eux.. Bien au contraire, ils font preuve de courage, parfois d’entêtement quitte à se faire du mal malgré leurs sentiments mais la survie du groupe est leur priorité.

Ce groupe qui est justement au centre de l’histoire et des préoccupations de chacun. Cette île est comme une oasis où ils ont pu se réfugier et éviter soit de mourir soit d’être transformé en monstre sanguinaire alors tout nouvel arrivant leur semble suspect. Et d’autant plus quand le nouveau leur apporte des informations qu’ils n’avaient pas et qui vont bousculer un peu leurs croyances. Chacun des personnages le composant est intéressant, j’ai particulièrement aimé Malika qui m’a émue avec ses doutes mais également fait rire avec sa façon d’être. Le personnage d’Anna est plus ambigu mais je l’ai trouvé rafraîchissante à s’opposer à Enzo et Alexianne (même si je l’aurai bien assommée parfois !). Du côté des contaminés même si les personnages ne sont pas si « développés » individuellement (et pour cause !), l’auteure a intégré à l’histoire certaines pistes qui demande à être creusées les concernant et j’ai hâte d’avoir des réponses.  

La plume de l’auteure rend ce récit addictif car non seulement l’écriture est très fluide et agréable mais le rythme est vraiment sympa. Alice Leveneur a fait le choix d’écrire des chapitres plutôt courts qui font que l’histoire avance assez vite tout en laissant au lecteur le temps d’intégrer toutes les informations. Même si parfois j’aurais aimé un peu plus de développement cette histoire est parfaitement menée et  j’ai vraiment très très hâte de connaître la suite des aventures d’Alexianne, Enzo et tous leurs camarades mais aussi d’en savoir plus sur les contaminés ! 

Conclusion

Un très bon roman post-apocalyptique qui m’a tenue en haleine jusqu’à la fin. Un tome un réussi où se mêlent monstres sanguinaires, amour, espoir et ce n’est que le début..

Ma note : 8/10 

Chronique Livresque·fantastique

Town, Tome 1 : Tueurs d’anges par Rozenn Illiano

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Fiche technique :

Oniro Prods – 252 pages – broché – Fantastique / Post apocalyptique

Résumé :

Un jour de janvier, un cataclysme sans précédent décime la quasi-totalité de l’humanité en quelques secondes. Les survivants doivent affronter par la suite toute l’hostilité de la planète ravagée, les fous dangereux sillonnant les routes… et les hordes d’anges descendus du Ciel pour les exterminer. Le tout sous des coups lancinants frappés à la Grande Horloge de l’Apocalypse. Douze coups, six cents jours, à la fin desquels la réalité telle que nous la connaissons disparaîtra.

À travers le chaos, Ana part à la recherche d’un refuge où se terrer quand la fin viendra. Elle rencontre alors Élias, un clairvoyant qui s’est donné une mission : tuer un maximum d’anges, pour sa propre survie et celle de ses compagnons d’infortune.

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Mon avis :

Un grand merci à Rozenn Illiano pour la confiance qu’elle me témoigne en me confiant son livre en service presse.

Le monde est mal en point ! Un Cataclysme a ravagé la planète et il reste peu de temps à l’humanité, 600 jours exactement selon le décompte de la Grande Horloge. Les quelques survivants tentent de passer entre les balles des Anges venus les anéantir mais également de groupuscules d’humains qui ont décidé de se mettre de leur côté. Anaëlle, malgré sa résolution de rester seule, va rejoindre un groupe qui s’est donné pour but de tuer un maximum d’anges sous la direction d’Elias, un clairvoyant.

Il m’était impossible de ne pas lire ce livre : j’adore toutes les histoires d’anges ! Sauf qu’ici on est loin du petit Cupidon joufflu avec son arc et ses flèches.. Ici les anges sont beaux, parfaits mais ils dézinguent les humains à tout va ! Et dès le départ j’ai été très intriguée par cet état de fait, pourquoi ? Qu’ont donc fait ces pauvres pécheurs pour que la Justice Divine soit si peu clémente et arme ses anges ?  

J’ai donc découvert avec plaisir ce récit qui se fait en 3 parties avec un changement de narrateur à chaque fois. Anaëlle en est le premier. C’est une jeune femme attachante et qui a un don assez précieux pour qu’il soit nécessaire à ses compagnons. Elle va mettre de côté son besoin de solitude pour rejoindre ce groupe et surtout Elias. Celui-ci est un clairvoyant, c’est à dire qu’il entend des voix, voit des revenants et ce don lui permet d’anticiper le futur. A eux deux, ils vont se donner pour mission de sauver tous ceux qui font parti de leur groupe et se sont placés sous leur protection.

 J’ai trouvé beaucoup de points positifs à ce roman : déjà l’histoire.. C’est du post apocalyptique, genre que j’apprécie particulièrement, mais encore plus noir puisque la fin de l’humanité est programmée. Les protagonistes connaissent dès le départ la date de leur fin. Ce qui permet de se poser des questions comme : attendre ou en finir avant ? Comme c’est un premier tome, l’auteure pose ici les bases de son histoire.

Les personnages sont, à mon sens, peu nombreux à être développés réellement même si beaucoup gravitent autour des héros, mais ils sont tous très bien réalisés. Leurs angoisses, leurs peurs, leurs espoirs sont parfaitement décrits. On vit cette avancée inexorable vers la fin avec eux, ce décompte des jours alors que tous les repères sont effacés. J’avoue une affection particulière pour Anaëlle, qui m’a beaucoup touchée, et également pour Chester, dont l’histoire m’a émue.

La façon d’écrire est également un bon point ! En effet, Rozenn Illiano a une plume très fluide mais également très actuelle. Elle utilise parfois dans les dialogues des expressions courantes voir familières qui donnent aux personnages un ancrage dans notre quotidien assez puissant. Pas de phrasé compliqué ni de dialogues improbables, j’ai vraiment apprécié ce point.

Mon seul et unique petit, minuscule bémol est que j’ai trouvé certains passages un peu « creux » voir redondants. J’aurais aimé parfois plus d’action et moins de pensées.. quelques passages se ressemblent un peu trop à mon goût mais malgré tout ne nuisent pas au récit.

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Une histoire d’anges comme je les aime avec une histoire vraiment prenante et qui laisse présager une suite tout aussi apocalyptique !

Ma note : 8/10

 

 

Chronique Livresque·dystopie·Science fiction

Les enfants de Vénus par M.S. Mage

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Fiche technique :

Autoédition – 332 pages – ebook ou broché – Science Fiction

Résumé :

Quelques centaines d’années après la Révolution de Vénus qui a permis l’avènement d’une ère matriarcale, Physalis, princesse de Sàlissa et descendante de Vénus, est en âge d’enfanter une héritière pour le trône. Au mépris du protocole, elle refuse la méthode d’insémination et fait appel à un procréateur. Mais dans un futur où les hommes sont considérés par la plupart comme des êtres inférieurs, ce choix ne s’avère pourtant pas si simple… Les deux jeunes gens que tout oppose commencent à devenir proches et cette intimité inédite remet en cause l’ordre établi. Face à la pression du conseil du royaume et aux interdits qui planent sur cette relation, Physalis va devoir faire un choix entre ses responsabilités d’héritière et ses convictions… Les Enfants de Vénus est un roman d’anticipation, mêlant romance, aventure et science-fiction. L’auteur vous invite à plonger dans son univers futuriste insolite, ode à l’espoir, à l’égalité et à la nature. Laissez-vous emporter par la délicatesse des sentiments et les rebondissements palpitants de cette histoire d’amour impossible !

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Mon avis :

Avant tout, je remercie chaleureusement M.S. Mage, l’auteure, pour ce service presse et pour sa gentillesse.

La dystopie étant l’un de mes genres préférés j’étais ravie de pouvoir plonger dans ce monde où la femme semble tout dominer pour voir si l’imagination de l’auteure lui a fait créer un monde meilleur ou pas..

Physalis est la princesse héritière du royaume de Sàlissa et descendante directe de Vénus, grâce à qui le monde est tel qu’il est. En effet, une révolution a eut lieu alors que le monde était proche de l’anéantissement ce qui a permit l’avènement de cette ère matriarcale où les hommes ne sont plus considérés que comme des serviteurs. Mais Physalis n’est pas une princesse comme les autres et sa décision d’utiliser un procréateur afin de donner une héritière à la Couronne ne va pas être sans conséquence.

M.S. Ange crée dans ce roman un monde vraiment étrange, très loin de ce que l’on connaît. En effet, ici, la Femme domine tout : elle est Reine, conseillère, garde, elle dirige des maisons de plaisir où d’autres femmes viennent utiliser les hommes pour la procréation. J’ai trouvé ça assez déstabilisant au départ puis au fil de ma lecture  j’ai trouvé ce monde vraiment cohérent et bien imaginé. Le fait que les hommes n’aient plus la main sur les décisions n’empêche ni les tensions ni les conflits et j’ai aimé que ce monde ne soit pas parfait. L’auteure réussit à le rendre suffisamment crédible pour que l’on s’y projette pendant la lecture et a répondu à bon nombre de question que l’on peut se poser telle que : que fait-on des bébés garçons ? Pour ma part, j’ai vraiment apprécié..

L’histoire tourne, bien sur, autour de la Princesse Physalis et de sa décision d’utiliser un procréateur. Elle choisit donc Lime et bien que ce ne soit pas du tout la coutume va vouloir faire plus ample connaissance. Nous suivons donc l’évolution des sentiments de Physalis pour cet homme et les conséquences qu’engendrent ses choix.. J’aurai aimé qu’il y ait plus de suspense et d’action surtout dans la première partie du roman car j’ai trouvé quelques passages un peu longs. La romance naissante occupe tout l’espace et laisse peu de place au réel suspense bien que certaines décisions de Physalis fassent rebondir le récit. La seconde partie est plus mouvementée et j’ai beaucoup aimé la fin qui laisse présager une suite vraiment intéressante.

L’un des gros point fort de ce roman sont les personnages. En effet, je les ai tous vraiment apprécié Physalis comme Lime ou la Reine, la conseillère Cyclamen même Achillea ou Dame Oliva. Chacun des personnages est bien réalisé, bien amené. J’ai trouvé leurs caractères, leurs façons d’être très réalistes. Physalis, par exemple, fait preuve de naïveté mais également de caractère quand c’est nécessaire, elle va contre les usages mais on la sent également très attachée à sa mère malgré leurs différents. Lime est plus compliqué à cerner car il est comme  endoctriné par le monde dans lequel il vit mais on assiste à son évolution tout au long de l’histoire. Les personnages secondaires m’ont également beaucoup plu particulièrement la Reine qui peut être  froide, dure mais qui démontre à quel point elle aime sa fille.

L’auteure a donc, pour moi, bien réussi ce premier tome grâce à l’histoire, aux personnages mais également grâce à sa jolie plume. En effet, M.S. Mage possède une écriture très fluide, très agréable à lire. Elle m’a donné d’en savoir plus sur ce qu’il peut advenir des personnages et j’espère avoir la possibilité de lire la suite de cette histoire très bientôt.

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Une lecture très agréable et sympathique avec des personnages bien réalisés. J’espère juste un peu plus d’action dans le second tome qui semble être prometteur et que j’ai hâte de découvrir pour retrouver Physalis.

Ma note : 7.5/10 

 

 

Chronique Livresque·Science fiction

Chronique d’un Saint Exorciste T1 : La marque des cinq par Dana B. Chalys

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Fiche Technique : 

Autoédition – 272 pages – ebook ou broché – Science-Fiction

Résumé : 

Depuis des siècles, dans le secret le plus total, une branche occulte de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem combat les forces démoniaques avec l’aide de ses chevaliers exorcistes. À seulement vingt-six ans, Nathan est le plus puissant d’entre eux, le Saint Exorciste, celui que l’Enfer craint par-dessus tout à cause de sa particularité unique : sa main droite manipule les forces divines tandis que sa gauche maîtrise les infernales. Mais que cache véritablement son pouvoir ? Et pourquoi les lieux de ses derniers exorcismes semblent former le début d’un immense pentagramme en plein cœur de Toulouse ? Se pourrait-il que les deux soient liés ? Comme si les ennuis n’étaient déjà pas assez nombreux, le Destin décide de mettre sur sa route une étudiante qui ne possède aucun don sinon une chance insolente. Détail qui pourrait bien lui sauver la vie à l’heure où les démons se font plus menaçants que jamais.

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Mon avis : 

Je remercie vivement Dana B. Chalys, l’auteure, de m’avoir confié son roman en service presse et pour sa confiance. 

Entre la lecture du résumé et la très belle couverture, je n’ai pas su résister devant ce livre. Moi qui adore tout ce qui touche au thème « démons, possessions, religion » j’étais certaine d’y trouver mon compte. Et bien je dois dire que pour le coup, j’ai dû bénéficier d’un peu de la chance de Donna… 

Ce roman ouvre sur une séance d’exorcisme qui n’est pas loin de rappeler la scène mythique d’un vieux film.. Nathan prie, psalmodie et réussit à renvoyer le démon qui avait pris possession du corps d’une jeune adolescente en Enfer. Il faut dire que Nathan n’est pas n’importe qui, il est LE Saint Exorciste. Sa main droite va lui permettre de manipuler les forces divines et la gauche celles des Enfers, cette particularité lui vaut d’ailleurs l’inimitié voir la haine de certains de ses confrères. Enfin ça et le secret de son bracelet également… Puis, le lecteur va faire connaissance avec Donna, une jeune femme plutôt à l’aise dans ses baskets. Elle suit des études en audio-visuel, fréquente ses amies. Le seul hic est son incapacité à rencontrer l’amour.. Jusqu’au jour où elle va croiser, par hasard, la route de Nathan et le photographier; le devoir demandé par son professeur vient de trouver son sujet ! Sauf que cette photo va entraîner Donna dans le monde de Nathan et ça ne va pas être de tout repos.. 

Je n’irai pas par quatre chemins… Cette lecture est un coup de cœur pour moi ! 

Tout d’abord, j’ai vraiment beaucoup aimé l’histoire. Elle est bien construite et menée, les faits avancent à un bon rythme et elle est parfaitement cohérente. Les narrateurs s’alternent puisque nous vivons l’histoire tantôt du point de vue de Nathan et tantôt de celui de Donna. Les titres des chapitres dont Donna est la narratrice nous indiquent son humeur et j’ai adoré ce détail ! Le rythme insufflé par l’auteure est bien dosé et mesuré. On débute avec un contexte plutôt guilleret pour Donna alors que tout est déjà sombre dans le monde de Nathan. Ce contraste entre leurs deux vies est saisissant. Dana B. Chalys distille les révélations sans précipitations ainsi le lecteur a le temps d’intégrer l’histoire sans jamais s’ennuyer. Tout est bien expliqué, détaillé mais sans longueurs ni répétitions. L’histoire de la marque des cinq à travers ce Pentacle qui se forme est bien trouvée et on suit les difficultés de Nathan face à l’escalade de difficultés qu’entraînent ces exorcismes à répétitions sur lui.

L’amour est également très présent dans ce roman. L’auteure traite du sujet à travers diverses histoires d’amour en mêlant romance hétérosexuelle et homosexuelle mais également l’amour que l’on peux ressentir pour des personnes que l’on ne connait pas à travers l’esprit de sacrifice. L’amour maternel est également présent et ce court passage m’a beaucoup émue. De très beaux sentiments qui trouvent naturellement leur place dans cette histoire.

J’ai souvent du mal avec les personnages féminins mais Donna est une héroïne comme je les aime : drôle, touchante, indépendante, courageuse… Elle accepte les événements mais a besoin d’explications, elle sait s’imposer mais également rester en retrait lorsque c’est nécessaire. Elle m’a souvent fait rire et amusée mais a également su me toucher. Nathan est, quant à lui, captivant à cause de sa fonction si particulière mais également à cause de son histoire personnelle. Il est bourru, solitaire, généreux, altruiste. Les personnages secondaires sont également tous bien construits et parfaitement intégrés à l’histoire. J’avoue ma petite préférence pour Tit et son langage à la limite du compréhensible mais tellement drôle et attachant. 

C’est le premier roman que je lis de Dana B. Chalys mais j’ai trouvé qu’elle avait une plume limpide, agréable, fluide. Elle a su me prendre dans son histoire, m’entraîner dans ce monde où l’exorcisme, les démons, les sorciers côtoient les étudiants et les familles dans le centre de Toulouse. La pointe d’humour présente et le langage très actuel utilisé rendent ce livre encore plus plaisant à lire. Mon seul bémol ? Qu’il soit fini trop vite !! Il va me falloir lire la suite très, très vite ! D’autant qu’à la fin du roman, l’auteure a la gentillesse (ou le machiavélisme…) de nous dévoiler les premiers chapitres du tome 2. Et ils mettent l’eau à la bouche !

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 Un coup de cœur pour cette histoire, ses personnages et la plume de l’auteure.. J’ai hâte de lire la suite des aventures de

Nathan – Saint Exorciste Chevalier de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem

Par Dana B. Chalys – une auteure exceptionnellement inspirée

Ma note : 9.5/10

 

Chronique Livresque·Science fiction

Sans issue, épisode 1 : Le silence de Svetlana Kirilina

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Fiche Technique :

Auto-édition – 227 pages – ebook ou broché – Science fiction

Résumé :

La guerre a laissé des traces. Des traces qu’on a tenté d’effacer. Des traces qu’on a tenté de camoufler. Avec succès. La vie est devenue meilleure. La vie est devenue simple.

Mais tout le monde ne semble pas de cet avis.

pile-de-livresMon avis :

Un immense merci à Svetlana Kirilina qui m’a confié ce premier épisode en service presse et pour sa confiance renouvelée. C’est toujours un plaisir d’ouvrir l’un de ses livres…

J’ai eu la chance de lire déjà 2 livres de cette auteure : Comment j’ai tué sept personnes avec une agrafeuse et Les pâtes froides pour lequel j’avais eu un gros coup de cœur. C’est donc avec plaisir que je me suis lancée dans cette nouvelle lecture.

Cette chronique ne va concerner que l’épisode 1 car « Sans Issu » est une série de novellas ayant pour thème la dictature où chaque histoire est indépendante l’une de l’autre.

Ce premier opus ouvre sur Gul qui se réveille comme chaque matin au son de la radio. Une radio qui semble assez envahissante dans la vie quotidienne mais qui tranquillise Gul puisqu’elle émet sans discontinuer depuis que la guerre a prit fin. C’est une compagne rassurante, fidèle qui rythme ses journées. Puis, il y a Jo, qui arpente les allées d’un parc et qui semble nerveuse, elle a une mission à accomplir. Elle fait partie (sans le savoir encore..) de la rébellion avec son ami Tal.

Svetlana Kirilina nous décrit, une fois encore, un monde qui fait froid dans le dos. La guerre a laissé des traces et les autorités ont créé un monde où  la vie est simple, facile et surtout sans liberté. La radio est justement là pour guider, orienter voir commander aux citoyens leurs actes (il va pleuvoir, prenez un parapluie !). Mais le jour où la radio arrête d’émettre, c’est le grand vide. Gul est perdu, isolé sans cette voix qui lui parle toute la journée, il se sent seul et déboussolé. Mais dans un autre quartier de cette ville, là où vivent les employés de l’industrie on fête, on célèbre ce Silence. La liberté n’a pas perdu tous ses adeptes..

Ce récit est très court, environ une quarantaine de pages mais j’ai trouvé que tout y était. Les bases de l’histoire sont bien posées, les personnages sont bien expliqués et les sentiments bien décrits. On ressent la détresse de ceux qui espèrent le retour de la radio, on ressent la joie de ceux qui espèrent qu’elle n’émettra plus jamais.. Et surtout on se dit que ce monde pourrait être le notre…

Encore une fois Svetlana Kirilina m’a emportée dans son histoire dès les premières lignes. Sa vision de l’avenir de l’humanité est toujours aussi effrayante et sombre mais elle fait réfléchir, espérer que ce n’est pas ce qui nous attend. En tout cas, personnellement, je n’ai pas très envie de vivre comme un robot lobotomisé.. J’ai été ravie de retrouver la plume de Svetlana qui est toujours aussi directe, addictive, rythmée.. A la fin de ce premier épisode, je n’avais qu’une envie : lire les suivants !

en-conclusion

Un premier épisode que j’ai lu d’une traite, sans pouvoir m’arrêter tant l’histoire est prenante. Comme toujours avec cette auteure un très bon moment de science-fiction, en espérant que ça le reste !

Ma note : 8/10

 

anticipation·Chronique Livresque·Thriller

Le Projet Alice par Marlène Charine

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Fiche Technique :

Editions Numériklivres – 410 pages – ebook ou broché – thriller espionnage / anticipation

Résumé :

Dans un futur très proche, au nord-est des États-Unis, un commando exfiltre une jeune femme d’une base appartenant à l’Agence, une organisation scientifico-militaire. À peine a-t-elle eu le temps de s’affubler du nom d’Ellie Kay qu’une course-poursuite commence. Traquée d’un côté par l’Agence qui cherche à la récupérer, manipulée de l’autre par ceux qui prétendent l’avoir sauvée, Ellie découvre les premiers aspects de sa personnalité : un naturel impatient, d’incroyables aptitudes au tir et au combat rapproché, mais aussi un talent remarquable au violoncelle. Chargé de la remettre en forme, Sean, un membre de l’équipe, la pousse à ses limites, de manière parfois brutale. Une rudesse qui n’est rien en comparaison avec les révélations qui l’attendent au détour d’un voyage en Europe… Nous avons tous de nombreuses facettes… et nous nous passerions volontiers de certaines d’entre elles. Est-il possible de choisir qui nous sommes ?

pile-de-livresMon avis :

Tout d’abord, je remercie les Editions Numériklivres de m’avoir confié ce roman en service presse et pour leur confiance.

Ellie Kay est une jeune femme qui se réveille dans un hôpital et s’aperçoit, à son grand désarroi, qu’elle est amnésique. Elle reçoit la visite d’une jeune femme un peu étrange qui lui demande de se choisir un nom et à partir de là Ellie va aller de courses-poursuites en révélations sans s’imaginer un seul instant que ce qu’elle va découvrir va bouleverses son existence au-delà de l’imaginable.

Dès les premières lignes, nous sommes plongés avec Ellie dans l’action. En effet, dès son réveil elle va devoir fuir l’hôpital pour éviter que les hommes de main de l’Agence ne la capture. Petit bémol : elle ne reconnaît absolument personne, pas même ceux qui sont là pour l’aider. Ce qui n’aide pas à la confiance..

Et je dois avouer que dès les premières pages, j’ai plongé complètement et absolument dans cette histoire. Ici se mêlent complot politique, science, clonage, romance, amitié le tout raconté très simplement et surtout très bien ficelé. L’auteur ne se perd pas dans des explications à n’en plus finir, elle va droit à l’essentiel et il en découle un récit fluide et addictif. Le rythme est soutenu avec des moments plus calmes qui permettent au lecteur d’intégrer totalement l’histoire. On découvre au fur et à mesure qui est l’Agence, le but de ce groupe scientifico-militaire et les conséquences pour les populations mais également qui sont les anges gardiens venus aider Ellie (pour peu qu’ils en soient…), leurs motivations…

L’histoire est vraiment bien menée, j’ai aimé la façon dont l’auteure traite le sujet du clonage. L’idée est originale et pas forcément farfelue, elle fait même un peu froid dans le dos tant cela semble possible. On traite ici de sujets aussi importants que « le bien de tous », l’individualité, la morale dans la science…

Ellie est la seule narratrice de cette histoire, cela nous permet de pénétrer ses pensées, de mieux la comprendre. J’avoue avoir eu un coup de cœur pour ce personnage que j’ai trouvé attachante malgré sa rudesse, touchante malgré sa violence et profondément humaine. Son évolution est vraiment intéressante et j’ai adoré la suivre qu’elle soit en fuite ou cachée, qu’elle parte à l’assaut ou se défende face aux avances d’un Don Juan de pacotille.

Les personnages de ce thriller sont tous très bien réalisés. Ils sont cohérents, justes, leurs réactions sont pertinentes et leur psychologie, leur rôle dans l’histoire sont bien menés et collent parfaitement. J’aurais juste peut-être aimé en savoir un peu plus sur les « méchants » de l’histoire. Mais Ellie et ses compagnons vont me rester longtemps en mémoire tant j’ai aimé leurs aventures et j’ai eu du mal à les quitter.

Marlène Charine nous livre ici un premier roman vraiment bluffant tant par sa forme que par son fond. Elle gère parfaitement l’histoire qui est addictive, elle fait preuve d’une maîtrise étonnante et met la barre très haut pour les suivants ! Quelques petites fautes d’orthographes sont présentes mais rien de gênant dans la lecture. Je suis certaine que ce premier roman sera suivi de nombreux autres tant son talent semble évident et sa façon d’écrire est agréable, fluide et prenante.   

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Un roman d’aventure et d’action où l’amitié et l’amour tiennent une place importante. Un thriller d’anticipation très bien écrit avec pour ma part un coup de cœur pour Ellie Kay qui est devenue au fil des pages comme une amie, une petite sœur.. A lire !!

Ma note : 9/10

 

 

 

Chronique Livresque·fantastique·Science fiction

La nuit des cannibales par Gabriel Katz

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Fiche Technique :

Pygmalion – 374 pages – ebook ou broché – Fantastique

Résumé :

 » Le réveil, déjà… Il est sept heures. Bizarre, j’aurais juré l’avoir réglé sur huit. Sous ma main, la table de nuit est plus basse que d’habitude La radio gueule un truc qui ressemble à Madonna, ou Lady Gaga bref, ce n’est pas France Info. Je me lève dans le noir et me demande d’où vient cette infâme odeur de pieds. Je n’ai jamais senti des pieds de ma vie, et même si j’ai assez bu pour me réveiller dans un lit qui n’est pas le mie, ça n’a jamais fait puer personne. L’interrupteur, enfin, me tombe sous les doigts. J’allume. Je regarde mon bras… qui n’est pas mon bras. Mon nez me paraît pointu, mes pommettes aussi. Putain, je ne suis pas moi. »

Lorsque Maxime de Retz, homme d’affaires de 43 ans, se réveille dans le corps d’un ado, la situation est pour le moins embarrassante. Mais, quand on essaie de l’assassiner, là, tout part carrément en vrille.

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Mon avis :

Aujourd’hui, je vais vous parler d’une lecture perso. Ce livre était dans ma PAL depuis quelques mois déjà.. plus précisément depuis « Lire à Limoges » (petit résumé de ce fabuleux week-end ICI) et j’ai enfin prit le temps de le découvrir.. pour mon plus grand bonheur !

Dès les premières lignes j’ai su que ce roman allait me plaire ! Je ne vous expliquerais pas le pourquoi des « Cannibales » mais je rassure toutes les âmes sensibles aucun repas à base de chaire humaine ici bien que ces Cannibales ci ne soient pas très tendre non plus.

L’histoire commence doucement avec la découverte de son nouveau corps par Maxime et de toutes les difficultés en découlant mais une fois l’histoire lancée elle est passionnante ! De nombreux rebondissements font que j’ai eu du mal à le lâcher. J’ai adoré le concept développé dans ce roman, c’est original, bien amené et surtout bien écrit. Suivre Maxime, homme de 43 ans, dans le corps d’un ado de 15 a été un régal tant ses réactions et réflexions sont drôles et justes. Bon il faut s’imaginer se réveiller dans un corps étranger, dans une maison étrangère et devoir gérer une famille qui n’est pas la sienne. Pas simple… Et pourtant Maxime va plutôt bien s’en tirer je trouve et de là commence la grande aventure : comprendre ce qu’il lui arrive !

J’ai beaucoup aimé le personnage de Maxime qui, malgré les difficultés, ne perd pas son humour. Il fait preuve d’ingéniosité et d’intelligence pour s’adapter à son nouveau corps mais surtout à sa nouvelle condition parce que sa vie est loin d’être un long fleuve tranquille.. Il va croiser les routes de nombreux autres personnes qui vont tantôt vouloir l’aider, tantôt vouloir le trucider.

Quant à la fin.. Je la trouve juste parfaite ! Je l’ai relu trois fois tant j’ai trouvé que c’était bien trouvé ! Une fin comme je les aime..

Il est difficile de parler de l’histoire sans trop en dire je ne voudrais pas vous gâcher le plaisir de la découverte mais sachez que ce roman est un coup de cœur pour moi autant pour l’histoire que pour l’écriture..

Je découvre grâce à ce livre la plume de Gabriel Katz. Je l’apprécie autant pour son écriture que pour ses dessins… Je ne résiste pas à vous montrer le « Bisounours – dédicace » qui a accompagné ma lecture

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Gabriel Katz avait trouvé que notre choix de Bisounours (le mien étant le 3ème d’une trilogie) était judicieux et une fois le livre lu, j’ai trouvé aussi que ce choix était parfait ! Y aurait-il des bisounours dans cette histoire ? Je n’en dis pas plus…

En tout cas, l’auteur a une écriture vraiment addictive, drôle et qui m’a donné envie de découvrir ses autres livres. J’ai beaucoup ri au fil des pages, l’humour est vraiment présent et j’ai passé un excellent moment de lecture.

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Une lecture géniale, drôle, addictive que je recommande vivement ! N’hésitez pas à vous lancer à la rencontre de Maxime et des Cannibales vous en le regretterez pas.

Ma note : 9.5/10