Chronique Livresque·Historique·Romance

Indomptable Aquitaine par Aurélie Depraz

Quelques informations… 

Autoédition – 212 pages – ebook ou papier – Romance historique

Un résumé ? 

France, 1137 – 
Après avoir longtemps guerroyé et fait prospérer l’économie de ses domaines, il est temps pour le comte de Champagne de se trouver une épouse. La belle Héloïse, fille du comte d’Angoulême, lui conviendrait tout à fait : elle est ravissante, racée et s’avère un excellent parti. Mais les mœurs légères de la cour d’Aquitaine, au sein de laquelle la jeune fille a grandi, l’inquiètent. Pour éprouver la vertu et la droiture de sa future, Guillaume convient alors avec le père de la demoiselle d’un arrangement… plus que discutable. Un marché qui pourrait fort bien lui coûter l’amour de la jeune femme…Un jeu entre désir, honneur, passion, amour et rancœur au temps des ducs d’Aquitaine et des comtes de Champagne…
Aurélie Depraz signe là son 3e roman historique et nous transmet sa passion à la fois pour le Moyen-Age et pour sa région d’adoption : l’Aquitaine.

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Mon avis : 

Je remercie chaleureusement Aurélie Depraz, l’auteure, qui, à chaque nouvelle parution me renouvelle sa confiance, mais aussi pour sa disponibilité et sa gentillesse. 

Alors que son amie Aliénor s’apprête à épouser le futur Roi de France, la jeune Héloïse sent que sa vie va prendre un tournant. En effet, elle n’accompagnera pas son amie en tant que suivante comme le veut la tradition, elle devra prendre un époux, choisit par son père. Lorsque Guillaume fait la connaissance d’Héloïse à ce même mariage, il se dit que la jeune fille serait une épouse vraiment parfaite : belle, bien née, elle a toute les qualités qu’il attend de sa future femme. Il va donc mettre en place un stratagème afin de s’assurer que la jeune femme est digne de lui.. et cela risque de ne pas plaire à la demoiselle en question ! 

Il est des auteurs que l’ont aime suivre pour leurs histoires, leurs personnages ou leur plume, pour ma part, si j’aime lire les romans d’Aurélie Depraz c’est pour toutes ces raisons et bien d’autres encore ! Sa capacité à entraîner le lecteur à l’époque voulue, sa rigueur historique, ses histoires d’amour torrides, le vocabulaire travaillé mais aussi pour toutes les découvertes culinaires que je fais au fil de ses histoires ! Que j’aime lorsqu’un banquet est organisé dans son roman, je suis sure de prendre 2 kilos rien qu’en la lisant ! Et « Indomptable Aquitaine » n’a pas dérogé à la règle ! 

Après les Vikings de « L’amour, la mer, le fer et le sang » et les beaux highlanders de « Pour l’amour d’une Sasunnach« , Aurélie Depraz nous emmène en Aquitaine en 1137. Encore une fois, elle installe son histoire dans un contexte historique passionnant dont elle nous décrit les us et coutumes, la vie de l’époque avec brio. 

L’histoire commence très vite, on fait connaissance avec la cour d’Aquitaine, sa joie de vivre, ses mœurs libérés, son soleil et les couleurs la caractérisant. Aliénor va devenir Reine et Héloïse devra se marier selon les souhaits de son père. Guillaume, par son charme et sa prestance séduit la jeune femme qui est bien moins délurée que son amie, la future Reine. J’ai adoré suivre ces deux personnages entre l’Aquitaine et Provins, découvrir les routes du royaume de France. De nombreuses embûches se dressent sur leur chemin, notre jeune auteure ne ménageant pas ses héros. 

Héloïse est une jeune femme attachante par son côté un peu rigoureux mais elle est également drôle et têtue. Guillaume, quant à lui, est le futur époux idéal si ce n’est son esprit légèrement machiavélique puisqu’il met en place un plan retors pour tester sa future épouse. Il est beau, riche mais surtout attentionné, droit et courageux. Les autres personnages, bien que plus effacés, sont tous aussi bien réalisés.

Comme à chaque roman, Aurélie déploie une palette de sentiments et de situations rendant son histoire captivante. J’ai toutefois trouvé « Indomptable Aquitaine » un peu plus technique pour le côté historique avec de nombreuses explications. Une précision et une rigueur que j’apprécie tout particulièrement chez Aurélie Depraz et qui rendent ses romans encore plus vivants à mes yeux. J’ai trouvé que sa plume s’affirmait encore avec cette nouvelle histoire, qu’elle était plus sure et travaillée. Et comme à chaque nouvelle publication, Aurélie nous réserve de nombreuses surprises sur son BLOG, dans lequel elle détaille le contexte, nous partage cartes et explications ou bonus sur son roman. Une véritable mine d’or !   

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Vous l’aurez compris, j’ai encore une fois adoré un roman de cette jeune auteure tout y est : histoire, personnages, amour, embûches.. De quoi passer de très belles heures de lecture ! Et comme vous êtes gentils, je vous dévoile un petit secret.. Je commence très bientôt le nouveau livre d’Aurélie et je vous en parle bientôt ! 

Ma note : 8.5/10

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Chronique Livresque·Historique·Non classé

De larmes et de lumière par Olivier Guy

Quelques informations…

Editions des Béatitudes – 319 pages – ebook ou broché – Historique

Un résumé ?

Roman de 1944 jusqu’à nos jours.
En décembre 1944, dans un ultime geste de désespoir et de revanche, deux SS prennent en otage cinq femmes dans une église et les tuent sans états d’âme… Mais par la suite, l’un d’eux fait une rencontre qui bouleverse sa vie et retourne son coeur. A-t-il droit à une deQuelquuxième chance? Est-ce que son passé va le rattraper?

Olivier Guy s’empare de l’Histoire et de la folie nazie pour nous conter une conversion fulgurante et la puissance du pardon, et aussi le désir de justice et celui de la vengeance.
Fort, profond et plein de sens sur la nature de l’homme faite de larmes et de lumière.

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Mon avis :

Tout d’abord je remercie chaleureusement les Editions des Béatitudes pour l’envoi de ce service presse et pour leur confiance.

Le roman débute en plein cœur de la Seconde Guerre Mondiale. On passe d’actes tragiques à des destins douloureux, de personnages touchants à des êtres barbares sans cœur ni humanité. L’auteur nous plonge au cœur de cette période sombre de notre histoire et à travers son récit l’on suit les destins de plusieurs personnages. Le prêtre Germain qui se retrouve mis au ban de sa communauté, le petit Moïse, bébé miraculé au destin chaotique, mais également 2 officiers allemands.. Une multitude de destins croisés touchants, effrayants mais dans tous les cas liés à jamais à travers l’horreur humaine.

La lecture de ce roman m’a, au départ, quelque peu déstabilisée. En effet, la plume de l’auteur est très narrative et descriptive. Il donne multitudes de détails qui, parfois, m’ont perdue même s’ils amènent de la profondeur au texte. Mais une fois habituée au style travaillé et fourni d’Olivier Guy, j’avoue m’être laissée emportée par l’histoire.

Ce roman amène le lecteur à se questionner sur des sujets forts et importants comme par exemple le désir de vengeance ou sur la force du pardon. Le lecteur peut se mettre à la place des personnages, se demander ce qu’il aurait fait s’il avait vécu la même situation, le même destin. Il n’est jamais simple de se dire que l’on aurait, aussi, pu basculer dans la folie ou de s’imaginer pardonnant aux bourreaux de sa famille. Olivier Guy apporte grâce aux destins de ses personnages un pierre à l’édifice de la réflexion.

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Une lecture qui fait réfléchir en faisant du lecteur le témoin du destin des personnages de cette histoire. Une plongée dans l’esprit humain qui ne laisse pas indifférent.

Ma note : 7/10

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Chronique Livresque·Historique·Romance

Pour l’amour d’une Sasunnach par Aurélie Depraz

Quelques informations… 

Auto-édition – 200 pages – ebook ou broché – Historique / romance

Un résumé ? 

Ecosse, 1374 Pour apaiser les tensions scotto-anglaises de la fin du XIVe s., le roi d’Angleterre Edouard III offre en mariage, avec l’appui du monarque écossais, les trois plus belles filles nobles de son royaume aux trois plus puissants seigneurs d’Ecosse. Ian MacAlistair, seigneur d’Argyll, a le mariage en horreur et ne porte guère les Anglais dans son cœur. Les Highlanders refusent l’idée même de cette alliance et Ian chérit sa liberté plus que tout au monde. Tiraillé entre raisons personnelles et géopolitiques, entre passé et avenir, sa tête et son cœur, Ian doit choisir : céder, et affronter les foudres de ses compatriotes, ou refuser, et déclencher l’ire du roi d’Angleterre. En accueillant la jeune Anglaise aux charmes indéniables sous son toit le temps de discuter de sa décision avec les chefs de clan voisins, Ian rencontre son destin. Une romance à l’écossaise, à la fois historique et teintée d’érotisme, ancrée dans le cadre et l’imaginaire idylliques de l’Ecosse médiévale.

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Mon avis : 

Tout d’abord, je tiens à remercier chaleureusement Aurélie Depraz, l’auteure, pour sa confiance et ce partenariat. Aurélie fait partie des auteurs les plus passionnés que j’ai pu rencontrer et j’apprécie son enthousiasme, sa passion et sa gentillesse. Je vous avais parlé d’un autre roman de cette jeune auteure « L’amour, la mer, le fer et le sang » que j’avais beaucoup aimé alors j’étais ravie et pressée de lire celui-ci. 

Après nous avoir entraînés chez les Vikings, Aurélie nous propose une plongée en Ecosse sur les terres du seigneur d’Argyll, Ian MacAlistair. En effet, le Roi Edouard III a offert en mariage à celui-ci une jeune aristocrate anglaise, Alannah, afin d’apaiser les tensions entre l’Ecosse et l’Angleterre. Les deux jeunes gens n’ont pas vraiment le choix face à ce mariage arrangé par leurs deux monarques mais ce n’est pas pour autant qu’ils doivent l’accepter facilement.. D’autant que les seigneurs et chefs de clans écossais ne sont pas en accord avec cette union et risquent de poser des problèmes au seigneur Ian.. 

Dès les premières lignes Aurélie Depraz m’a embarquée dans cette nouvelle histoire. Ian est un seigneur écossais beau, viril, fort et qui souffle le chaud et le froid ; Lady Alannah ressemble à un petit chaton sans défense et timide mais… La romance n’est, en règle générale, pas mon genre littéraire favori mais, et là je peux le dire, j’ai a-do-ré ! 

Ce roman n’est pas qu’une simple romance.. Encore une fois, cette jeune auteure a su me plonger dans la culture et l’ambiance de la destination choisie grâce à un immense travail de recherches et une restitution des informations impressionnante. Elle nous distille au fil des pages des détails de la vie en Ecosse au XIVème siècle, les us et coutumes, les traditions mais également le langage, la nourriture, et tout ce qui fait la vie courante des personnages principaux ou secondaires grâce à un vocabulaire choisi, pesé et surtout parfaitement raccord. 

Les personnages principaux sont extrêmement attachants.. Alannah m’a touchée par sa douceur, sa gentillesse mais également sa façon de riposter et de ne pas se laisser faire. Elle est seule sur des terres inconnues, au milieu de gens qu’elle ne connait pas et pourtant elle fait face à la situation. J’ai également beaucoup aimé Ian (son physique d’Apollon mis à part…) pour son côté humain, son attachement à ses terres et à ses gens, mais aussi pour son passé. Tous les deux ont un fort caractère qui va entraîner quelques joutes verbales drôles et bien senties. Les autres personnages sont également très bien réalisés. Je pense notamment à Nellie, la suivante d’Alannah, dont on sent l’attachement à sa maîtresse.

J’ai retrouvé avec beaucoup de plaisir la plume d’Aurélie Depraz. Une plume fluide, légère, descriptive sans être pesante. Le travail historique est, comme je le disais précédemment, une merveille. Elle réussit à intégrer à son récit des moments difficiles pour les personnages, à leur faire vivre des situations périlleuses sans jamais tomber dans des détails glauques. Je suis vraiment fan de cette jeune auteure et si vous voulez en savoir plus sur ses romans, je vous invite à faire un petit tour sur son BLOG. Vous y trouverez de nombreux détails sur le contexte, des cartes, etc.. De quoi en apprendre encore plus sur ces romans !   

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Une romance historique qui est un coup de cœur pour moi… Une lecture prenante, des personnages attachants et un contexte historique parfaitement rendu. Aurélie Depraz excelle dans ce style littéraire et j’espère qu’elle continuera encore longtemps à nous régaler de ses histoires..

Ma note : 9/10

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L’amour, la mer, le fer et le sang par Aurélie Depraz

Quelques informations…

Auto-édition – 254 pages – ebook ou broché – Romance historique

Un résumé ?

Côtes danoises, hiver 865 Sven aime la mer. Il aime les raids, il aime les femmes, il aime son peuple et l’aventure mais… depuis peu, il se prend à rêver de semailles et de moissons, de terres et de cultures et, pourquoi pas, d’une femme, d’un foyer, d’une famille. Une grande expédition est prévue au printemps. Les rives anglo-saxonnes. Cela tombe bien ! Il paraît que leurs femmes sont belles et leurs terres fertiles. C’est décidé : il en sera. Une épouse, une ferme, un commerce florissant vers le Jutland, et à lui le bonheur d’une vie nouvelle ! Mais quand on n’est rien d’autre, aux yeux de la femme de ses rêves, qu’un païen, un barbare, un envahisseur aux mœurs cruelles… quand on est l’amant d’une femme jalouse et le sujet d’un roi cupide… l’entreprise s’annonce difficile ! L’histoire d’un amour improbable au temps des grandes invasions vikings.

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Mon avis :

Tout d’abord, je remercie l’auteure, Aurélie Depraz, pour ce partenariat et pour sa confiance.

Sven Thorgeirsson vit sur les côtes danoises où en 865 il fait bon aimer les femmes, les raids et expéditions au loin, voir même le combat. Mais Sven sent qu’il est prêt pour un changement majeur de direction, il souhaite se trouver un coin de terre fertile pour devenir fermier, une femme pour fonder une famille. Pour cela il va prendre part à la campagne qui se prépare, il descendra vers les rives anglos-saxonnes et peut-être que tous ses rêves se réaliseront, même si rien n’est moins sur..

Je ne suis pas très férue de culture Viking alors j’abordais ce roman avec beaucoup de curiosité. En effet, dans mon imaginaire les Vikings sont barbares, cruels et j’avais du mal à imaginer une romance avec l’un des leurs. Mais ça c’est jusqu’à ce que je croise Sven dans ce roman…

J’ai aimé les deux aspects principaux de ce roman : la romance et l’historique.. La romance tout d’abord, parce que les choses ne sont pas simples pour les deux héros, leur attirance ne coule pas de source, ils vont devoir s’apprivoiser, apprendre à connaître la culture de l’autre, à se connaître. Sven vient d’un pays où les femmes sont très différentes d’Aalissia et lui comme elle vont devoir dépasser les préjugés, le choc culturel. J’ai apprécié que l’auteure dresse des embûches sur le parcours des jeunes gens et que ce ne soit pas une romance simple et lisse..

Pour le côté historique, dès les premières lignes Aurélie Depraz nous plonge dans ce monde à part : froid, dur, violent.. On s’immerge rapidement grâce à l’utilisation des termes de la vie courante, on en apprend plus sur leurs mœurs, leurs coutumes au fur et à mesure que les pages défilent. On découvre la géographie de l’époque, le nom des régions, des lieux. Et pour cela je salue l’immense travail de recherche d’Aurélie Depraz. On sent bien qu’elle n’a laissé aucune place à l’improvisation et qu’elle maîtrise parfaitement son sujet. Moi qui ne connaissait pas le « monde Viking », je n’ai qu’une envie maintenant c’est d’en savoir plus encore !

L’histoire est très bien menée, elle alterne des passages plus calme à des moments de bagarres sanglantes. Le rythme est soutenu sans être oppressant. J’ai tourné les pages et avancé ma lecture sans m’en rendre compte tant je voulais en savoir plus sur l’histoire de Sven et d’Aalissia mais également sur celles des autres personnages comme Leif par exemple.. J’ai également beaucoup aimé Jake et William que j’ai trouvés attachants et drôles. Bien entendu notre couple de héros est fascinant et intense. Leurs caractères semblent si opposés que l’on se demande comment ils vont pouvoir s’entendre, Aalissia m’a fait pensé à un petit oiseau fragile tandis que Sven ressemblait plus à un immense Roc. Et finalement les apparences sont parfois trompeuses..

Je découvre grâce à ce roman la plume d’Aurélie Depraz. Comme je le disais précédemment elle est juste, fine et travaillée pour le côté historique. Quant à la narration, elle est fluide, agréable et entraînante. L’auteure intègre quelques scènes érotiques à son texte qui y trouvent parfaitement leur place, elle choisit ses mots avec soin. Je vais d’ailleurs suivre Aurélie Depraz de très près dorénavant ! Et si vous souhaitez en savoir plus sur cette jeune auteure et sur ses livres voici le lien de son BLOG.

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J’ai passé un excellent moment avec ce roman entre dépaysement culturel et amour.. Ma rencontre avec Sven m’aurait fait naître une nouvelle passion pour les Vikings et j’espère qu’Aurélie nous fera la joie d’écrire d’autres histoires sur ce peuple !
Ma note : 8.5/10

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Chronique Livresque·polar·Romance

Chicago Requiem par Carine Foulon

Fiche technique :

Autoédition – 388 pages – ebook ou broché – Roman historique

Résumé :

Chicago, années folles… Sur la scène d’une ville en proie à la corruption, acteurs et gangsters se côtoient. William, issu d’une famille riche et influente, les Henderson, possède un théâtre cerné de speakeasies et de maisons closes. Il aide son épouse, Susan, à reprendre sa carrière d’actrice malgré la corruption et la prohibition. La sœur de William, Meredith, vient de passer cinq ans en prison. Résolue à se venger de son frère et de tous ceux qu’elle pense responsables de son incarcération, elle s’établit à Miami où elle rencontre un certain Al Capone. Le vaudeville peut alors virer au drame, à la scène comme à la ville.

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Mon avis :

Avant tout, je tiens à remercier l’auteure, Carine Foulon, de m’avoir permis de lire son roman en service presse ainsi que pour sa gentillesse.

Chicago Requiem fait parti de ces romans qu’il me tardait de lire pour plusieurs raisons. Tout d’abord, parce que l’auteure fait un très beau travail de communication autour de son livre et qu’en général cela pique ma curiosité. Ensuite, la couverture évidemment m’a attiré l’œil et enfin le résumé et plus particulièrement l’époque abordée. J’adore tout ce qui concerne les années 1920 et plus particulièrement aux Etats-Unis : les gangsters, la prohibition…

La famille Henderson est riche et influente dans le Chicago des années 20. William souhaite aider son épouse Susan à relancer sa carrière d’actrice, il va donc lui offrir un théâtre. Malheureusement l’argent n’achète pas tout et surement pas le bonheur, le jeune couple va se retrouver confronté à des tourments qui pourraient tout remettre en question. Dans un monde où la mafia règne, les pires ennemis ne sont pas forcément ceux qui sont les plus éloignés..

J’ai donc plongé dans l’univers de la famille Henderson avec une légère appréhension car contrairement à mes habitudes j’avais lu des critiques sur ce roman avant de l’entamer. J’avais surtout retenu qu’il était un peu « hors genre » alors je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Eh bien, pour le coup, je suis tout à fait d’accord ! Hors-genre, hors-catégorie, inclassable, une sorte d’OVNI livresque.. Carine Foulon nous fait naviguer entre la romance, le polar, le roman historique avec beaucoup de doigté mais pour ma part, j’y ai surtout vu une sorte de pièce de théâtre. En effet, chaque chapitre correspond à un lieu, des personnages, une date, le lecteur assiste à certains faits, en découvre d’autres à travers les dialogues des personnages. L’auteure intègre également de nombreux flash-backs afin de mieux comprendre ou appréhender certains points de l’histoire.

L’histoire, quant à elle, est prenante et va crescendo. Une première partie qui ressemble à une simple chronique familiale entre le couple Susan et William, leurs amis, leurs cousins. On les suit dans leurs vies de famille avec leurs espoirs et leurs déboires. Cette partie est plutôt lente, elle pose les bases. Puis cela va se transformer au fil des pages en quelque chose de plus noir, de sombre comme une lente descente aux enfers. Et là commence la seconde partie, qui nous entraîne pour de bon dans le Chicago corrompu, dur, où il vaut mieux ne rien voir et ne rien entendre. Carine Foulon ne rechigne pas à maltraiter ses personnages, elle n’a aucun scrupule à les faire souffrir et personnellement j’adore ça. Elle a également intégré à son histoire de très nombreuses références historiques avec par exemple des allusions faites à Al Capone. On sent le très gros travail de recherches fait par l’auteure afin de coller au maximum à la réalité de cette époque. J’ai trouvé que cette histoire était crédible au vu de l’ambiance un peu comme si l’on lisait une histoire tirée de faits réels. Tout y est pour que le lecteur plonge dans l’ambiance de l’époque : les mafieux, la prohibition, les maisons closes même si parfois les choses sont plus suggérées que décrites.

Les personnages sont exceptionnels ! Je vous disais que Carine Foulon les maltraitait.. C’est peu de le dire ! Mon goût pour les méchants m’aura fait adorer le personnage de Meredith, la sœur de William. Elle est égocentrique, cruelle, perverse, manipulatrice, retorse, bref une méchante comme je les aime.. Evidemment Susan peut paraître bien pâle à côté de sa belle sœur mais en fait pas du tout.. Elle a une dimension et un rayonnement qui font d’elle une sorte d’héroïne ou une actrice tragique. William, le héros masculin, quant à lui m’a laissé plus perplexe. Il semble faible, sans force de caractère, prêt à sombrer puis la minute suivante il montre une fermeté et une ténacité à tout épreuve. C’est un personnage qui interpelle et laisse une trace lorsque la lecture est finie, ce qui n’est pas toujours le cas.. Carine Foulon a créé des personnages vraiment marquants et surtout à la psychologie remarquable. Pas un seul protagoniste ne m’a semblé stéréotypé, ils sont fins, crédibles, pas parfaits et tellement humains !

J’ai découvert grâce à « Chicago Requiem » la plume de Carine Foulon et j’en suis absolument ravie ! Son écriture est non seulement fluide et agréable mais elle est rigoureuse, pointue, imagée.. Je n’ai pas eu besoin de longues descriptions pour imaginer les personnages, leur environnement. Cela m’a particulièrement frappé concernant (et c’est là que ressort mon amour de cette période) la garde robe de Meredith. Carine décrit à chaque fois ses robes, coiffures avec juste quelques mots mais il ne m’en fallait pas plus  pour la voir apparaître devant mes yeux. C’est également le cas pour tout le roman que cela touche aux mœurs, aux décors tout est dépeint justement sans que le texte ne soit surchargé. Justesse et précision décrivent très bien sa façon d’écrire et je vais la suivre avec beaucoup d’intérêt !

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Une très belle lecture qui nous plonge au cœur des années 20 entre folie, vengeance et amour la famille Henderson n’est pas au bout de ses peines. Le premier tome d’une saga familiale captivante et addictive.  

Ma note : 8.5/10

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