Chronique Livresque·Historique·surnaturel·Thriller

Les émeraudes de Satan de Mathieu Bertrand

Fiche technique :

Librinova – 283 pages – ebook ou broché – Thriller

Résumé :

1306, Poitiers : Le Grand Maître Jacques de Molay, sentant la fin de l’Ordre des Templiers approcher, informe le Pape Clément V qu’il est  en possession d’une couronne ayant appartenu à Satan lui-même.
Par peur de ne plus pouvoir en assurer la protection, il la confie au Saint-Père qui lui promet de la faire enterrer dans le Temple de Salomon, seul endroit sur Terre en mesure de limiter ses pouvoirs démoniaques.
2013, Rome : Le Pape découvre d’étranges courriers  hérités de ses prédécesseurs. Il sollicite le Père Paul Kaminsky, agent du service des enquêtes spéciales du Vatican afin qu’il se rende en France et retrouve sept émeraudes, ornement d’une couronne ramenée de Terre Sainte au onzième siècle.
Durant cette quête, le prêtre sera épaulé par Elaheh, une mystérieuse Iranienne, membre de la secte des Assassiyine, faction criminelle disparue depuis près de mille ans.
Des châteaux d’Aquitaine aux remparts de Carcassonne, d’un couvent corse aux chapelles du Vatican, l’aventure du prêtre et de la jeune musulmane va se transformer en une union sacrée qui leur permettra de se confronter aux forces du Mal tout en essayant d’échapper aux tueurs du mystérieux Ordre Epsilon.

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Mon avis :

Tout d’abord, je tiens à remercier chaleureusement l’auteur Mathieu Bertrand pour sa confiance renouvelée et sa gentillesse.

J’avais lu le second roman écrit par Mathieu il y a quelques mois « Je pleurerais plus tard » et je l’avais vraiment apprécié. Un très bon livre.. J’étais donc ravie de le retrouver pour ce roman qui est finalement son premier.

Habemus Papam ! Un nouveau Pape vient d’être élu et une lourde tâche s’ouvre à lui en plus d’avoir à diriger l’Eglise Catholique. En effet, Le Très Saint Père va devoir faire en sorte que soient retrouvées les 7 émeraudes qui ornaient la couronne de Satan. Il va pour cela solliciter le père Paul Kaminsky afin qu’il se rende en France en quête des fameuses pierres. Ce dernier va être épaulé par une jeune femme musulmane Elaheh, de la secte des Assassiyine. 

Mathieu Bertrand nous entraîne ici dans un thriller ésotérique vraiment bien ficelé et mené. Il dose parfaitement les différents styles pour nous livrer une histoire qui non seulement tient la route mais qui est en plus très bien écrite. Je saluerais tout d’abord le travail de recherche sur tous les thèmes abordés aussi bien sur l’histoire des Religions, que pour la secte des Assassiyines par exemple. Les explications données sont claires, s’intègrent au texte sans décalage et personnellement m’ont beaucoup appris. J’ai vraiment apprécié la façon dont les différents styles sont dosés, tout en finesse sans exagération. Le fantastique en particulier m’a plu avec les sorcières, démons et autres entités qui vont se dresser sur la route des deux protagonistes. 

L’histoire est très prenante et j’ai de suite été embarquée avec Paul et Elaheh dans cette quête. On voyage grâce aux descriptions faites des différents lieux tout en gardant un œil dans le rétro au cas où les méchants (oui oui il y en a !) nous suivraient. L’histoire se déroule parfaitement et est par moment interrompue par un passage où le Pape s’exprime lui-même. De cette façon nous pouvons suivre l’action directement mais également connaître les sentiments et les pensées de ce tout nouveau Pape sur lequel pèse une grande responsabilité. 

Des thèmes très sérieux sont abordés sans que le récit ne soit moralisateur comme la tolérance, la lutte entre le bien et le mal.. L’union des deux personnages principaux est hautement symbolique au vu de leurs religions différentes affichées. Ils démontrent aux lecteurs que l’union est possible tout en soulignant les points communs entre leurs deux cultes.   

La galerie des personnages est vraiment intéressante et juste même si parfois j’aurais aimé en savoir un peu plus sur eux (incorrigible curieuse que je suis !). Le Père Paul Kaminsky est remarquable de par sa culture, son intelligence et sa gentillesse. Elaheh est mystérieuse, secrète mais elle est également courageuse, intuitive et intelligente. Quant au Pape, j’ai adoré ce personnage qui porte un lourd fardeau sur ses épaules tout en gardant un espoir et une foi à tout épreuve. 

C’est donc le second roman de Mathieu Bertrand que je lis et je dois dire que bien que différents ils sont tous les deux d’une maturité et d’une qualité littéraire vraiment exceptionnelle. Sa plume est sûre, fluide, sans accroc. Je vais être très attentive aux futures sorties de roman (et en particulier à la suite de celui-ci !) de Mathieu parce que je peux l’avouer : je suis fan ! 

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Une lecture captivante, entraînante qui m’a tenue en haleine jusqu’à la dernière page avec une fin inattendue. J’ai passé un excellent moment en compagnie de tous les personnages et j’ai hâte de pouvoir lire la suite de leurs aventures !   

Ma note : 8.5 / 10

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Chronique Livresque·fantasy

Les Chroniques des Fleurs d’Opale, tome 1 : La Candeur de la Rose – partie 1 par Ielenna

Fiche technique :

Graphein Editions – 495 pages – ebook – Fantasy

Résumé :

Si seulement j’avais su combien ma vie allait basculer. Comment l’enfer m’aurait enchaînée. Si seulement j’avais pu entrevoir les rouages du destin. Les rencontres comme les pièges, les obstacles comme les révélations. Si j’avais su mieux distinguer bontés et malveillances. Amours, amitiés ou loyautés. Cette histoire serait toute autre. Mon histoire. Preuve que même les Dieux ne peuvent tout savoir.

Rare rescapée du massacre de son village natal, Diphtil, une jeune fille du peuple de l’Air, est sauvée en territoire ennemi grâce au symbole étrange qu’elle porte sur le front. Elle serait la cinquième fille de la Déesse Aveugle. Séquestrée dans un monastère et manipulée par le prêtre Sarïn qui compte la livrer au roi une fois ses pouvoirs éveillés, elle est libérée par son frère, Naid, qui la persuade de partir avec lui. Sauf que les terres de l’Edenor sont semées de dangers et que la cruauté de certaines personnes, hantées par la haine et la guerre, s’oppose à la candeur de Diphtil, avide de découvrir ce monde dont elle a si peu joui. Mais avant tout, elle veut échapper à son destin. Est-ce possible, lorsque l’on est vouée à devenir une Déesse ?

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Mon avis :

J’ai lu ce roman dans le cadre du Prix des Auteurs Inconnus sélectionné dans la catégorie Imaginaire.

Diphtil est une Neltiade et  vit avec sa mère et son petit frère. Un beau jour les humains attaquent leur village et Diphtil est l’une des rares rescapées du massacre. Elle fuit et  est prise en charge par le prêtre Sarïn grâce à qui elle vit un grand pan de sa jeunesse dans un monastère cloitrée. Contrairement aux autres Neltiads, Diphtil n’a pas de marque sur les bras (une des caractéristiques qui les différencient des humains) mais elle en a une sur le front. Cette marque, la rend unique et Sarïn la reconnaît aussitôt.. Diphtil serait une Déesse ! Elle vit une vie d’érudite au monastère jusqu’au jour où son frère, Naïd, la retrouve et l’aide à fuir. Son unique ami Astiran se joint aux deux jeunes gens ne pouvant se résoudre à laisser Diphtil sortir de sa vie. Va commencer pour le petit groupe une longue quête à travers les terres de l’Edenor..

L’histoire est plutôt classique pour de la fantasy. Une héroïne qui découvre ses pouvoirs, des acolytes, une quête, des obstacles. Le schéma typique et une bonne idée de base même si j’ai eu du mal à saisir l’origine du conflit entre les humains et les Neltiads.  Le monde créé par l’auteure est fourni et bien travaillé avec une religion très présente, des Dieux et Déesses, des coutumes.  Dans l’absolu, j’apprécie ce style sauf qu’ici l’histoire s’est perdue en chemin pour dévier vers une romance naïve et beaucoup trop présente à mon goût. Le couple Diphtil / Astiran est vraiment trop dégoulinant de bons sentiments pour moi et même si le couple Naïd / Yasalyn vient relever un peu le niveau j’ai eu du mal à apprécier ma lecture. Les passages romantiques sont non seulement trop nombreux mais trop stéréotypés pour moi. Je ne suis pas réfractaire à la romance, loin de là, et j’apprécie qu’il y ait de l’amour dans les histoires mais là malheureusement j’ai trouvé qu’elle noyait le reste de l’histoire, ce qui est vraiment dommage. La dernière partie du roman a réussi à relancer mon intérêt mais pas suffisamment pour me faire oublier ma déception.

Lors de la sélection j’avais trouvé que l’auteure avait une très jolie plume plutôt poétique et cela s’est confirmé à la  lecture du roman. Ielenna maîtrise avec beaucoup de brio notre langue et le vocabulaire. Par contre, j’ai eu beaucoup de mal avec les dialogues qui m’ont semblé « surjoués » et peu naturels surtout concernant Diphtil. Elle a été élevée dans un monastère et est une érudite ce qui pourrait expliquer sa façon de s’exprimer mais c’est trop peu spontané pour moi.

Autant j’ai trouvé la base du récit bonne et l’écriture vraiment très belle autant les personnages m’ont déçue ! Diphtil est à la limite du supportable pour moi : naïve, candide, précieuse.. je comprends l’idée de l’auteure c’est une jeune fille ayant grandie cloitrée qui découvre finalement le monde mais elle n’est pas née au monastère et même si elle y a vécu 10 ans j’ai du mal à imaginer que ses 11 premières années aient été gommées. Astiran et Naïd ne m’ont pas convaincue également.. Trop clichés, le chevalier servant et le frère surprotecteur qui ne s’entendent pas. La seule qui tire un peu son épingle du jeu est Yasalyn, même si son âge ne colle pas avec son vécu à mes yeux.

Vous l’aurez compris, je suis plutôt mitigée quant à cette lecture. C’est certes une introduction à l’histoire mais la romance a étouffé le côté fantasy pour moi et j’en suis déçue.

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Malgré la très belle plume de l’auteure, je n’ai pas accroché à cette histoire, c’est bien dommage car elle était prometteuse.. Les amoureux de romance seront certainement plus convaincus que moi.

Ma note : 6/10

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Chronique Livresque·fantastique·steampunk

Esprits de Corps : I. Napoca par Tim Kesseler

Fiche technique : 

Editions Demdel – 386 pages – broché – Fantastique / Aventure

Résumé : 

Guerre et diplomatie, essor industriel et misère rampante, monde réel et monde spectral, Mydgar sait cultiver ses antagonismes. La plus grande ville du continent vit à l’heure de la machine à vapeur et des césures sociales, mais elle est aussi le siège du vénérable Congrès des Nations. Dans l’anonymat de la vie citadine, elle réunit Will et Ruben, le jeune diplomate et le fugitif. Des salons feutrés du Congrès aux bas-fonds de la ville, de Mydgar au périple en Zeppelin vers Napoca, ils seront ballottés dans les tourments d’une crise qui menace la fragile paix aux frontières. Personne ne se doute de l’invasion silencieuse de la sphère spectrale. Le sort du continent dépend de deux mondes.

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Mon avis : 

Je remercie chaleureusement l’auteur, Tim Kesseler, de m’avoir permis de découvrir son roman en service presse via le site Simplement.pro et pour sa confiance. 

L’auteur nous entraîne dans un monde qui ressemble singulièrement au notre au premier abord : une fédération de pays regroupés, Mydgar la grande capitale détentrice de tous les pouvoirs, le « petit peuple » mécontent.. Ruben est un fugitif, il a quitté sa terre d’origine après un drame et essaye de survivre; William est fils de bonne famille venant à Mydgar afin d’y faire une carrière d’attaché-diplomatique au Congrès. Ces deux personnages que rien ne devaient réunir vont malgré tout se retrouver pris dans une crise qui risque de détruire leur monde tel qu’ils le connaissent.. 

Dès les premières pages, Tim Kesseler nous entraîne dans un monde très riche : des inventions, de la vapeur.. le côté Steampunk est en place à ma grande joie. Puis, les choses sérieuses se mettent en place avec une première interaction entre les deux héros et on devine que ce ne sera pas la seule. En attendant que le destin les réunissent, ils vont, chacun de leur coté, essayer de se faire une place dans cette immense cité. Ruben en tant que travailleur et fugitif va connaître quelques mésaventures quant à Will malgré son statut d’attaché-diplomatique sa vie ne sera pas des plus sereine. En effet, Mydgar est comme un immense panier de crabes où règne les faux-semblants, l’opportunisme et l’égoïsme. Et une fois l’histoire installée et nos héros en place, l’aventure commence… 

J’ai vraiment pris beaucoup de plaisir à lire ce roman qui est très riche et développé. L’histoire est prenante et captivante, de la politique, de la diplomatie, de la trahison, tous les ingrédients sont présents pour que le lecteur passe un très bon moment. L’histoire est bien menée et liée sans être indigeste, on comprend parfaitement les rôles de chacun, l’évolution du récit. J’avoue ne pas être une grande fan des romans où il est question de politique (au sens large) mais ici tout est vraiment bien expliqué : négociations, trahisons, alliances font de ce roman une sorte de grand échiquier où chacun tente de placer son pion. L’ajout de fantastique à cette histoire grâce à la religion est non seulement une très bonne idée mais est aussi très bien réalisé. J’ai vraiment apprécié cette part de l’histoire qui amène de la magie (attention pas de magie avec sorts et potions..) au récit. 

Les personnages sont très bien faits avec une mention spéciale pour William. En effet, j’ai vraiment aimé l’évolution de ce personnage au fil des pages. Son rôle s’étoffe et il prend une ampleur exceptionnelle. Le personnage de Ruben est, quant à lui, attachant car on sent sa fêlure et la culpabilité qu’il traîne derrière lui est un boulet dont il ne peut se défaire. Il m’a beaucoup émue. 

Tim Kesseler nous livre ici un premier tome non seulement bien mené mais également bien écrit malgré quelques répétitions. Il utilise un langage adapté aux situations et aux personnages ce qui est appréciable car on évite de cette façon les dialogues ampoulés ou décalés. Une lecture vraiment agréable et intéressante ! 

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Un premier roman vraiment réussi avec une intrigue captivante et des héros touchants. Une touche de fantastique, un peu de Steampunk, de la politique et surtout de l’aventure font de ce premier tome une très bonne lecture ! 

Ma note : 8/10

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Chronique Livresque·Littérature

Liberté je dessine ton visage par Olivier Tarassot

Fiche technique :

Autoédition – 392 pages – ebook ou broché – Littérature contemporaine

Résumé :

Charlie est journaliste, en reportage au cœur de la Syrie. Julie, sa compagne, est urgentiste à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière. Leur destin bascule quand Charlie est enlevé par l’ État Islamique. De Paris à Alep, en passant par la Turquie, des vies se croisent, se bousculent, s’abîment et ricochent comme autant d’existences projetées dans le fracas d’un monde où des hommes et des femmes ordinaires deviennent les résistants de la Liberté.

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Mon avis :

Je remercie chaleureusement Olivier Tarassot, l’auteur, de m’avoir confié son roman en service presse et pour sa gentillesse.

Charlie et Pablo sont journalistes de guerre, ils ont été enlevés et sont maintenus en captivité en Syrie. Julie est la compagne de Charlie. Elle est urgentiste et essaye de vivre malgré la douleur de son absence. Leur histoire mais aussi les histoires d’autres personnages vont se télescoper, se croiser, entre Paris et Alep, entre Raqqa et la Turquie où chacun devient un résistant de la Liberté.

Je dois avouer que j’avais une certaine appréhension à débuter ce roman, le sujet étant terriblement actuel et souvent douloureux j’avais un peu peur de la façon dont l’auteur allait le traiter. Et c’est non seulement une magnifique découverte mais également un roman qui va laisser des traces pendant longtemps.

Ici, se croisent quatre personnages principaux : Charlie et Julie bien sur mais également Lola et Simon. Lola est une jeune femme qui suit un homme par amour, qui va embrasser sa religion, sa pensée. Simon est son père, il refuse d’admettre que sa fille est perdue et qu’il ne la reverra plus jamais vivante. Il va tenter de se battre pour la récupérer. Ces quatre personnages ont un point commun : la folie humaine. Ils sont prit dans le tourbillon qu’engendre la guerre, la peur, la mort, l’intolérance, le fanatisme. Mais à ces personnages s’ajoutent d’autres protagonistes.. Parfois éphémères, ils sont tous d’une importance capitale dans l’histoire comme chacun l’est dans la vie. Qu’ils soient bons ou mauvais, qu’ils soient croyants, athées, fanatiques, ils font vivre ce roman, lui donne vie et surtout nous font réfléchir. Je pense notamment à Pablo ou Salahudine, à l’urgentiste du SMUR ou à la maman de Lola.

C’est un texte très puissant et très bien écrit que nous livre ici Olivier Tarassot. Chaque personnage prend la parole à son tour pour nous faire vivre son quotidien mais aussi, et surtout pour nous livrer ses pensées, et il n’est pas toujours simple de se retrouver dans la tête de quelqu’un qui souffre. Chaque chapitre est une sorte d’introspection où chacun va essayer de comprendre ce qui lui arrive, de décortiquer sa vie mais c’est également un partage avec les absents, un dialogue à sens unique qui leur permet de garder la tête hors de l’eau.

Le thème n’est pas facile à traiter mais Olivier Tarassot s’en sort de façon magistrale. Il ne juge pas, ne condamne pas, il explique. A travers Charlie, le lecteur va tenter de comprendre les raisons de cette guerre, faire connaissance avec des acteurs de ce fanatisme, de cette folie destructrice mais il va également découvrir certains aspect de notre République. Avec Julie, c’est l’amour qui est mit à l’honneur, l’amour pour un homme, l’amour qui embellit mais peut aussi détruire, l’attente qui parfois grignote de l’intérieur, fait douter. Lola, quant à elle, va permettre de s’apercevoir de la fragilité de la jeunesse actuelle, la facilité avec laquelle elle est appâtée, embrigadée  mais aussi l’influence des réseaux sociaux, leur poids dans le recrutement. Et enfin, Simon qui lui nous montre que la révolte est possible, que l’acceptation n’est pas une fatalité et que l’amour peut parfois donner des ailes. Enfin, et surtout le personnage principal de ce roman est la Liberté. Une Liberté chérie, aimée, désirée, espérée.. Liberté est l’espoir de voir renaître un monde tolérant et humain.

La plume d’Olivier Tarassot est non seulement fluide mais également poétique et sans concession. Le travail de recherche, les informations livrées sont d’une grande qualité et donnent un ancrage impressionnant dans le réel. Mais ce que j’ai préféré dans son écriture est cette façon d’effleurer les sentiments, j’ai ressenti beaucoup de pudeur dans la façon dont l’auteur nous livre ses personnages même si tout est clair et bien décrit. Leur psychologie est très bien travaillée, dosée sans être poussée dans le voyeurisme ou la caricature. Et comme on est entre nous, je peux vous l’avouer : lire en pleurant ce n’est vraiment pas évident. J’ai eu une boule dans la gorge pendant de longues pages jusqu’à ce que les vannes lâchent et que je partage totalement les sentiments de chacun de ces personnages..

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Un texte fort et puissant qui m’a profondément touchée. Des personnages qui au fil des pages entrent dans nos vies pour ne plus la quitter.. Et surtout un livre au goût de Liberté..

Ma note : 9/10

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Chronique Livresque·Science fiction

Chronique d’un Saint Exorciste T1 : La marque des cinq par Dana B. Chalys

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Fiche Technique : 

Autoédition – 272 pages – ebook ou broché – Science-Fiction

Résumé : 

Depuis des siècles, dans le secret le plus total, une branche occulte de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem combat les forces démoniaques avec l’aide de ses chevaliers exorcistes. À seulement vingt-six ans, Nathan est le plus puissant d’entre eux, le Saint Exorciste, celui que l’Enfer craint par-dessus tout à cause de sa particularité unique : sa main droite manipule les forces divines tandis que sa gauche maîtrise les infernales. Mais que cache véritablement son pouvoir ? Et pourquoi les lieux de ses derniers exorcismes semblent former le début d’un immense pentagramme en plein cœur de Toulouse ? Se pourrait-il que les deux soient liés ? Comme si les ennuis n’étaient déjà pas assez nombreux, le Destin décide de mettre sur sa route une étudiante qui ne possède aucun don sinon une chance insolente. Détail qui pourrait bien lui sauver la vie à l’heure où les démons se font plus menaçants que jamais.

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Mon avis : 

Je remercie vivement Dana B. Chalys, l’auteure, de m’avoir confié son roman en service presse et pour sa confiance. 

Entre la lecture du résumé et la très belle couverture, je n’ai pas su résister devant ce livre. Moi qui adore tout ce qui touche au thème « démons, possessions, religion » j’étais certaine d’y trouver mon compte. Et bien je dois dire que pour le coup, j’ai dû bénéficier d’un peu de la chance de Donna… 

Ce roman ouvre sur une séance d’exorcisme qui n’est pas loin de rappeler la scène mythique d’un vieux film.. Nathan prie, psalmodie et réussit à renvoyer le démon qui avait pris possession du corps d’une jeune adolescente en Enfer. Il faut dire que Nathan n’est pas n’importe qui, il est LE Saint Exorciste. Sa main droite va lui permettre de manipuler les forces divines et la gauche celles des Enfers, cette particularité lui vaut d’ailleurs l’inimitié voir la haine de certains de ses confrères. Enfin ça et le secret de son bracelet également… Puis, le lecteur va faire connaissance avec Donna, une jeune femme plutôt à l’aise dans ses baskets. Elle suit des études en audio-visuel, fréquente ses amies. Le seul hic est son incapacité à rencontrer l’amour.. Jusqu’au jour où elle va croiser, par hasard, la route de Nathan et le photographier; le devoir demandé par son professeur vient de trouver son sujet ! Sauf que cette photo va entraîner Donna dans le monde de Nathan et ça ne va pas être de tout repos.. 

Je n’irai pas par quatre chemins… Cette lecture est un coup de cœur pour moi ! 

Tout d’abord, j’ai vraiment beaucoup aimé l’histoire. Elle est bien construite et menée, les faits avancent à un bon rythme et elle est parfaitement cohérente. Les narrateurs s’alternent puisque nous vivons l’histoire tantôt du point de vue de Nathan et tantôt de celui de Donna. Les titres des chapitres dont Donna est la narratrice nous indiquent son humeur et j’ai adoré ce détail ! Le rythme insufflé par l’auteure est bien dosé et mesuré. On débute avec un contexte plutôt guilleret pour Donna alors que tout est déjà sombre dans le monde de Nathan. Ce contraste entre leurs deux vies est saisissant. Dana B. Chalys distille les révélations sans précipitations ainsi le lecteur a le temps d’intégrer l’histoire sans jamais s’ennuyer. Tout est bien expliqué, détaillé mais sans longueurs ni répétitions. L’histoire de la marque des cinq à travers ce Pentacle qui se forme est bien trouvée et on suit les difficultés de Nathan face à l’escalade de difficultés qu’entraînent ces exorcismes à répétitions sur lui.

L’amour est également très présent dans ce roman. L’auteure traite du sujet à travers diverses histoires d’amour en mêlant romance hétérosexuelle et homosexuelle mais également l’amour que l’on peux ressentir pour des personnes que l’on ne connait pas à travers l’esprit de sacrifice. L’amour maternel est également présent et ce court passage m’a beaucoup émue. De très beaux sentiments qui trouvent naturellement leur place dans cette histoire.

J’ai souvent du mal avec les personnages féminins mais Donna est une héroïne comme je les aime : drôle, touchante, indépendante, courageuse… Elle accepte les événements mais a besoin d’explications, elle sait s’imposer mais également rester en retrait lorsque c’est nécessaire. Elle m’a souvent fait rire et amusée mais a également su me toucher. Nathan est, quant à lui, captivant à cause de sa fonction si particulière mais également à cause de son histoire personnelle. Il est bourru, solitaire, généreux, altruiste. Les personnages secondaires sont également tous bien construits et parfaitement intégrés à l’histoire. J’avoue ma petite préférence pour Tit et son langage à la limite du compréhensible mais tellement drôle et attachant. 

C’est le premier roman que je lis de Dana B. Chalys mais j’ai trouvé qu’elle avait une plume limpide, agréable, fluide. Elle a su me prendre dans son histoire, m’entraîner dans ce monde où l’exorcisme, les démons, les sorciers côtoient les étudiants et les familles dans le centre de Toulouse. La pointe d’humour présente et le langage très actuel utilisé rendent ce livre encore plus plaisant à lire. Mon seul bémol ? Qu’il soit fini trop vite !! Il va me falloir lire la suite très, très vite ! D’autant qu’à la fin du roman, l’auteure a la gentillesse (ou le machiavélisme…) de nous dévoiler les premiers chapitres du tome 2. Et ils mettent l’eau à la bouche !

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 Un coup de cœur pour cette histoire, ses personnages et la plume de l’auteure.. J’ai hâte de lire la suite des aventures de

Nathan – Saint Exorciste Chevalier de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem

Par Dana B. Chalys – une auteure exceptionnellement inspirée

Ma note : 9.5/10