Chronique Livresque·Littérature

Le baron Miaou par Nico Bally

Fiche technique :

Autoédition – 254 pages – ebook ou broché – Littérature

Résumé :

Rencontrez le fabuleux alchimiste à tête de chat. Suivez la timide adolescente aux mille masques. Admirez les lueurs du dresseur de feux follets. Sauvez l’enfant tombée dans un coma lunaire. Entre carnavals nocturnes et labyrinthes oubliés, tentez le plus impossible des voyages.

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Mon avis :

Ceci est ma dernière chronique pour le Prix des Auteurs Inconnus (du moins pour cette session !!) et je dois dire que j’ai pris beaucoup de plaisir à participer à cette aventure qui m’a permis de découvrir de nouveaux auteurs, de nouveaux styles et de nouveaux amis blogueurs également ! Je remercie donc les organisatrices pour la chance qu’elles m’ont accordé et surtout je leur tire mon chapeau pour l’énorme travail réalisé.

J’ai déjà eu la chance de lire des romans de Nico Bally alors j’ai commencé la lecture de celui-ci sans appréhension, même si les premières pages m’avaient laissée un petit peu sceptique.

Tout d’abord la couverture.. Elle me fait penser à un savant mélange entre le Chat Botté et la Commedia dell’Arte, un peu folle, extravagante.. Elle a un petit côté jeunesse qui donne également le ton de ce que sera ce livre. 

Et comme pour les autres livres de Nico Bally, la magie de ses mots fit son effet sur moi.. Il m’entraîne à la suite du Baron Miaou, cet Alchimiste à tête de chat, et de la jeune Nhadda Cranne dans des aventures rocambolesques. Entre labyrinthes et carnavals, entre amitié et rencontres, ce roman est un conte qui pousse le lecteur à réfléchir, à se questionner sur les réactions, les à-priori que l’on peut avoir sur les apparences par exemple. Comme dans tous les contes, le Bien et le Mal sont présents et il y a une morale mais l’histoire en elle-même n’est pas moralisatrice. L’univers est très bien travaillé et j’ai été entraînée sans aucune difficulté dans cette histoire bien qu’elle soit résolument jeunesse. En tant qu’adulte, je l’ai apprécié et savouré mais elle est destinée à un public plus jeune sans aucun doute. 

J’ai beaucoup aimé les personnages de ce roman, ils sont bien construits et tous différents. J’ai beaucoup aimé le Baron Miaou et sa complexité de caractère mais ma préférée est Nhadda Cranne qui malgré ses 12 ans réalise de magnifiques masques grâce auxquels elle peut se cacher aux yeux des autres. Les autres personnages sont très attachants également, notamment Maria, une fan de thés comme moi, mais qui souffre d’une étrange maladie. Une galerie de personnages vraiment intéressante à découvrir au fil des pages. 

J’avais déjà beaucoup aimé la plume de Nico Bally dans les précédents romans que j’avais lu mais dans celui-ci je l’ai trouvé un brin plus poétique et toujours très adaptée à son public. Le vocabulaire est riche et varié sans rendre la lecture compliquée, au contraire elle coule naturellement. Le langage du Baron Miaou, un poil plus sophistiqué, m’a vraiment charmée et j’ai trouvé qu’il rendait le personnage encore plus original. C’est une très jolie découverte pour clore cette première année du Prix ! 

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Un roman qui m’a fait voyager dans cet univers si particulier du Baron Miaou et de ses compagnons d’aventure. Une lecture agréable et douce pour passer un joli moment.. 

Ma note : 8/10

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Chronique Livresque·Thriller

Sublimation par Bastien Pantalé

Fiche technique : 

 L’Intemporel – 326 pages – ebook ou broché – Thriller

Résumé : 

Bordeaux, place de la Bourse, une oeuvre d’art intrigue les passants. Le meurtre atroce qu’elle dissimule annonce une psychose sans précédent. Dans son atelier parisien, Damian Leisenberg subit les assauts de visions persistantes, des scènes macabres laissant présager le pire. Le controversé Capitaine Bonhoure se lance sur la piste d’un tueur en série pour le moins créatif, mais face à la complexité de l’enquête, ses dons de criminologue ne seront rien sans les avis éclairés du Lieutenant Torrès. Du port de la lune à Paris, le duo d’enquêteurs, impuissant, assiste au décompte des victimes. Dans la lignée de Seven, un thriller psychologique qui changera à jamais votre regard sur l’Art.

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Mon avis :

J’ai lu ce roman dans le cadre du Prix des Auteurs Inconnus et c’est toujours un plaisir de lire un livre de la sélection Imaginaire. 

A la découverte d’un corps « statufié » Place de la Bourse à Bordeaux, le crime est tellement odieux que l’enquête est confiée au Capitaine Bonhoure, flic plutôt controversé malgré ses compétences. Il sera toutefois secondé par le Lieutenant Ana Torres, spécialiste en art. Ils vont tout mettre en oeuvre pour arrêter le tueur qui sème les cadavres..

J’étais curieuse de découvrir « Sublimation » pour plusieurs raisons.. Déjà parce que le thriller reste l’un de mes genres préférés en littérature et parce qu’il touche ici le domaine de l’art. Mais également parce qu’il est fait mention dans le résumé de Seven qui reste pour moi LE film.. J’ai donc plongé avec joie dans l’univers de Bastien Pantalé. 

Et malheureusement cette joie fut de courte durée.. Bon pas totalement mais je ressors plutôt mitigée de cette lecture. J’avoue que l’auteur montre une bonne maîtrise de son sujet et fait preuve de beaucoup d’imagination. De plus, on ressent bien les recherches qui ont été faites dans le domaine de l’art ce qui donne au texte de la matière.. Ce sont de bons points mais qui ont été entachés par quelques petits bémols. 

Tout d’abord, j’avoue ne pas avoir adhéré au personnage principal qu’est le Capitaine Bonhoure.. Bon que serait un thriller sans un bon flic ? Et quand ce bon flic est un peu tête brûlée ou borderline en général ça match directement mais là, je l’ai trouvé un poil caricatural et je n’ai pas du tout accroché au personnage. A l’inverse, j’ai beaucoup aimé le personnage du Lieutenant Ana Torres, sa collègue qui m’a semblé plus approfondie et touchante. Je trouvais pourtant  que ce binôme aurait pu être efficace et complémentaire. Le personnage de Damian, un artiste, m’a beaucoup plu. 

L’histoire avance bien malgré des scènes plutôt répétitives qui ont mis un frein à ma lecture. Mais, j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre Bonhoure et Torres entre Bordeaux et Paris à la recherche de ce tueur en série si particulier. Mon petit bémol est que j’ai trouvé la résolution un peu trop tôt ce qui fait qu’une fois le suspense évaporé ça perdait un peu de son attrait. C’est malgré tout une histoire intéressante même si je n’ai pas été vraiment entraînée et que je n’ai pas eu ce petit frisson d’angoisse. 

J’ai trouvé que Bastien Pantalé avait une très belle plume fluide et agréable à lire. Il a fait, comme je l’ai dit, un très gros travail de recherche qui rend ce roman riche et crédible. Le seul point qui m’ait gênée au niveau écriture est la tendance à la répétition. L’auteur cite très souvent les origines des personnages, j’avoue que j’ai trouvé ça un peu lassant. Mais la plume est plutôt aboutie et vraiment agréable ce qui est un gros plus. 

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Un thriller plutôt efficace mais qui ne m’a pas embarquée malgré le très bon travail de recherche de l’auteur. Un suspense trop vite éventé mais un lecture agréable malgré tout. 

Ma note : 6.5/10

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Chronique Livresque·fantasy

Le Porteur de Mort, tome 1 : L’apprenti par Angel Arekin

Fiche technique : 

Editions Plume Blanche – 424 pages – ebook ou broché – Fantasy

Résumé : 

À 17 ans, Seïs Amorgen est nommé pour intégrer la plus grande confrérie du royaume d’Asclépion. S’il accepte, il deviendra l’un des guerriers les plus éminents de la monarchie. S’il refuse, il restera le gamin frivole et arrogant qui fraye avec les bandits de sa ville natale. Alors que l’ombre du Renégat s’étend sur sa terre d’origine, Seïs va devoir prendre la décision qui bouleversera sa vie et, bientôt, il devra faire face à ses propres démons.

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Mon avis : 

J’ai lu ce roman dans le cadre du Prix des Auteurs Inconnus, encore une découverte puisque je ne connaissais pas du tout Angel Arekin. 

Seïs et Naïs sont cousins et grandissent dans la ferme familiale auprès des leurs jusqu’à ce que le jeune homme soit choisis comme apprenti par un ordre de chevalerie. Et toute sa vie va s’en trouver chamboulée.. 

« Le porteur de mort » est le premier tome d’une plutôt longue série (6 tomes) dans le genre Fantasy. Ce n’est pas mon genre de lecture préféré car je le trouve en général plutôt répétitif d’un roman à l’autre, le même schéma revenant souvent. Malgré tout, j’apprécie de temps à autre de plonger dans un bon roman de ce style alors j’avais hâte de découvrir ce que me réservait celui-là.. 

Ici, les bases du genre sont respectées. Tout d’abord l’univers. Angel Arekin inscrit son histoire dans un monde médiéval plutôt typique (tavernes, chevalier, etc…). Le royaume est divisé en contrées et chaque contrée est dirigée par un roi. Un grand ordre chapeaute cette organisation depuis des millénaires et va décider de recruter des apprentis. Ensuite le héros.. Seïs est à la base un jeune homme (ou plutôt un petit con ? ) plutôt insouciant, arrogant.. pas très attachant quoi. Mais, bien sur, ce tome le suivant sur environ 7 ans, il va évoluer et changer. Il va passer du stade de gamin à celui d’homme grâce à son statut d’apprenti. Un schéma typique mais malgré tout bien mené.  

Les personnages sont très nombreux, trop à mon goût et je me suis parfois un peu perdue. Mais l’histoire avance lentement alors on finit par les situer, les connaître entre les frères de Seïs, ses amis, tout ce petit monde trouve sa place. Pour ma part, j’ai vraiment apprécié l’évolution de Seïs qui, bien que prévisible, est bien amenée. J’ai également beaucoup aimé le personnage de Naïs, la jeune fille a un sacré caractère et je l’ai trouvé vraiment attachante. J’ai particulièrement apprécié le fait que l’auteure alterne les points de vue de ces deux personnages, j’ai trouvé que c’était une bonne façon de relancer le récit et de maintenir l’intérêt du lecteur.  

Comme je le disais c’est le premier tome d’une saga plutôt fournie ce qui fait que dans cet opus les choses se mettent en place (histoire, personnages, univers,..) alors la lecture peut sembler parfois un peu longue. Ça a été mon cas et j’ai parfois eu un sentiment d’ennui malgré une histoire intéressante. Par contre, je découvrais ici la plume d’Angel Arekin et je dois dire que j’ai été conquise. Son écriture est vraiment extraordinaire : fluide, imagée, détaillée avec un vocabulaire vraiment varié et riche. Souvent je trouve les livres de Fantasy lourd et répétitif mais là.. juste magique ! Même si j’ai trouvé ce premier tome un peu long, l’auteure a su piquer mon intérêt et je serais ravie de poursuivre ma lecture des aventures de Seïs. 

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Même si je ne l’ai pas trouvé d’une originalité saisissante, j’ai bien aimé cette histoire grâce à laquelle j’ai voyagé au Royaume d’Asclépion. Un roman qui devrait plaire dans aucun doute aux fans du genre et qui pour ma part m’a donné envie de lire la suite. 

Ma note : 7.5/10

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Chronique Livresque·fantasy

Fabuleux Nectar par Vincent Portugal

Fiche technique :

Autoédition – 156 pages – ebook ou broché – Fantasy

Résumé :

Du haut de sa tour du Palais Suspendu, Misha étudie ses grimoires et réchauffe ses alambics. L’alchimiste du roi est un créateur talentueux. Il invente des sortilèges et murmure des poèmes pour transformer la magie en outils insolites.

Son quotidien est bouleversé par la capture de trois rebelles des îles Liberté qui luttent pour leur indépendance. Pourquoi la princesse Séléna s’est-elle livrée à ses ennemis ? L’alchimiste soupçonne la prisonnière de profiter de sa captivité pour leur tendre un piège.

La belle étrangère prétend que son navire contient des trésors dignes des légendes, l’héritage d’un antique peuple des mers. Ses ruses et ses manigances se teintent de mystère, de magie, et d’une alchimie fabuleuse qui pourrait changer le destin du royaume.

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Mon avis :

« Fabuleux Nectar » fait parti de la sélection du Prix des Auteurs Inconnus dans la catégorie Imaginaire pour lequel j’ai la chance de faire partie du jury.

Misha est l’alchimiste du Roi Alexander, une place à responsabilité mais qui amène surtout un grand confort. Alors, lorsqu’il est convoqué afin de rencontrer les prisonniers fait par la flotte du Roi, il sent que quelque chose cloche. En effet, pourquoi la princesse Séléna, des Iles Libertés, a-t-elle quitté son territoire où elle était en sureté ? Que manigance-t-elle ? La présence de cette princesse rebelle au château ne va pas être de tout repos pour l’alchimiste…

Dès les premières pages, Vincent Portugal nous entraîne dans un monde bien particulier où la magie est non seulement très présente mais tient une place prépondérante dans la vie quotidienne. Misha est l’alchimiste du Roi et apprécie à sa juste mesure sa vie au Palais Suspendu et le luxe qui en découle. Mais pour pouvoir en profiter il doit faire fi de certains de ses principes comme par exemple la non-violence et mettre ses talents au profit de la guerre menée par le Roi aux Iles indépendantistes Liberté. Alors que je pensais plonger dans un roman fantasy avec, qui sait (un peu aiguillée par la couverture) des sirènes et peut-être un trésor, j’ai découvert un roman bien plus centré sur la politique où la ruse et les manigances sont légions. J’ai été plutôt surprise car finalement il y a peu d’action pour beaucoup de discussions mais c’est plutôt bien mené. L’histoire est plaisante et tient la route (ou la mer ici…) et j’ai pris plaisir à essayer de deviner où la Princesse Séléna voulait en venir.

Le point que j’ai particulièrement apprécié dans ce roman c’est la magie… Une magie originale faite de pierres et surtout de poèmes, les deux sont liés et j’ai trouvé cette idée originale et belle. Devoir réciter des vers pour que la magie fonctionne est une très belle façon de mettre les mots, les rimes en avant..  

Concernant les personnages, j’ai beaucoup aimé Misha qui est non seulement un idéaliste mais un être attachant par sa non-perfection. Il a conscience d’aimer un peu trop le luxe par exemple, je l’ai trouvé plutôt attachant. Malheureusement, les personnages sont ici trop peu développés à mon goût. On connaît leurs motivations mais leurs caractères restent trop superficiels pour moi. J’aurais aimé en savoir plus sur eux. La princesse Séléna est celle dont la psychologie est peut-être la mieux détaillée au vu de son rôle. Elle est rusée, calculatrice et surtout elle sait ce qu’elle veut. Malgré tout, il y a ici un panel de protagonistes intéressants.

Vincent Portugal écrit de manière très fluide et poétique, j’ai trouvé sa plume vraiment très agréable à lire. Il rend en quelques mots une description d’un lieu ou d’une personne sans phrases lourdes ou indigestes. Je serais donc ravie de lire la suite des aventures de Misha, de Séléna et de leurs compagnons !

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Un roman fantasy plutôt politique mais où la magie et la poésie sont présentes à chaque instant.. Une jolie découverte !

Ma note : 7.5/10

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Chronique Livresque·fantasy

Les Chroniques des Fleurs d’Opale, tome 1 : La Candeur de la Rose – partie 1 par Ielenna

Fiche technique :

Graphein Editions – 495 pages – ebook – Fantasy

Résumé :

Si seulement j’avais su combien ma vie allait basculer. Comment l’enfer m’aurait enchaînée. Si seulement j’avais pu entrevoir les rouages du destin. Les rencontres comme les pièges, les obstacles comme les révélations. Si j’avais su mieux distinguer bontés et malveillances. Amours, amitiés ou loyautés. Cette histoire serait toute autre. Mon histoire. Preuve que même les Dieux ne peuvent tout savoir.

Rare rescapée du massacre de son village natal, Diphtil, une jeune fille du peuple de l’Air, est sauvée en territoire ennemi grâce au symbole étrange qu’elle porte sur le front. Elle serait la cinquième fille de la Déesse Aveugle. Séquestrée dans un monastère et manipulée par le prêtre Sarïn qui compte la livrer au roi une fois ses pouvoirs éveillés, elle est libérée par son frère, Naid, qui la persuade de partir avec lui. Sauf que les terres de l’Edenor sont semées de dangers et que la cruauté de certaines personnes, hantées par la haine et la guerre, s’oppose à la candeur de Diphtil, avide de découvrir ce monde dont elle a si peu joui. Mais avant tout, elle veut échapper à son destin. Est-ce possible, lorsque l’on est vouée à devenir une Déesse ?

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Mon avis :

J’ai lu ce roman dans le cadre du Prix des Auteurs Inconnus sélectionné dans la catégorie Imaginaire.

Diphtil est une Neltiade et  vit avec sa mère et son petit frère. Un beau jour les humains attaquent leur village et Diphtil est l’une des rares rescapées du massacre. Elle fuit et  est prise en charge par le prêtre Sarïn grâce à qui elle vit un grand pan de sa jeunesse dans un monastère cloitrée. Contrairement aux autres Neltiads, Diphtil n’a pas de marque sur les bras (une des caractéristiques qui les différencient des humains) mais elle en a une sur le front. Cette marque, la rend unique et Sarïn la reconnaît aussitôt.. Diphtil serait une Déesse ! Elle vit une vie d’érudite au monastère jusqu’au jour où son frère, Naïd, la retrouve et l’aide à fuir. Son unique ami Astiran se joint aux deux jeunes gens ne pouvant se résoudre à laisser Diphtil sortir de sa vie. Va commencer pour le petit groupe une longue quête à travers les terres de l’Edenor..

L’histoire est plutôt classique pour de la fantasy. Une héroïne qui découvre ses pouvoirs, des acolytes, une quête, des obstacles. Le schéma typique et une bonne idée de base même si j’ai eu du mal à saisir l’origine du conflit entre les humains et les Neltiads.  Le monde créé par l’auteure est fourni et bien travaillé avec une religion très présente, des Dieux et Déesses, des coutumes.  Dans l’absolu, j’apprécie ce style sauf qu’ici l’histoire s’est perdue en chemin pour dévier vers une romance naïve et beaucoup trop présente à mon goût. Le couple Diphtil / Astiran est vraiment trop dégoulinant de bons sentiments pour moi et même si le couple Naïd / Yasalyn vient relever un peu le niveau j’ai eu du mal à apprécier ma lecture. Les passages romantiques sont non seulement trop nombreux mais trop stéréotypés pour moi. Je ne suis pas réfractaire à la romance, loin de là, et j’apprécie qu’il y ait de l’amour dans les histoires mais là malheureusement j’ai trouvé qu’elle noyait le reste de l’histoire, ce qui est vraiment dommage. La dernière partie du roman a réussi à relancer mon intérêt mais pas suffisamment pour me faire oublier ma déception.

Lors de la sélection j’avais trouvé que l’auteure avait une très jolie plume plutôt poétique et cela s’est confirmé à la  lecture du roman. Ielenna maîtrise avec beaucoup de brio notre langue et le vocabulaire. Par contre, j’ai eu beaucoup de mal avec les dialogues qui m’ont semblé « surjoués » et peu naturels surtout concernant Diphtil. Elle a été élevée dans un monastère et est une érudite ce qui pourrait expliquer sa façon de s’exprimer mais c’est trop peu spontané pour moi.

Autant j’ai trouvé la base du récit bonne et l’écriture vraiment très belle autant les personnages m’ont déçue ! Diphtil est à la limite du supportable pour moi : naïve, candide, précieuse.. je comprends l’idée de l’auteure c’est une jeune fille ayant grandie cloitrée qui découvre finalement le monde mais elle n’est pas née au monastère et même si elle y a vécu 10 ans j’ai du mal à imaginer que ses 11 premières années aient été gommées. Astiran et Naïd ne m’ont pas convaincue également.. Trop clichés, le chevalier servant et le frère surprotecteur qui ne s’entendent pas. La seule qui tire un peu son épingle du jeu est Yasalyn, même si son âge ne colle pas avec son vécu à mes yeux.

Vous l’aurez compris, je suis plutôt mitigée quant à cette lecture. C’est certes une introduction à l’histoire mais la romance a étouffé le côté fantasy pour moi et j’en suis déçue.

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Malgré la très belle plume de l’auteure, je n’ai pas accroché à cette histoire, c’est bien dommage car elle était prometteuse.. Les amoureux de romance seront certainement plus convaincus que moi.

Ma note : 6/10

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Chronique Livresque·Science fiction

Le matin des larmes par Bruno Sanna

Fiche technique :

Agence Francophone pour la Numérotation du Livre – 206 pages – ebook ou broché – Littérature

Résumé :

À son réveil, avec un mal de tête et des courbatures partout, Sophie crut apercevoir son mari sortir de la chambre. L’émotion qui l’avait submergée la veille en regardant les photos devait probablement lui jouer des tours. Cependant, elle trouva qu’il régnait une étrange atmosphère dans la pièce. Pour s’assurer que ce n’était pas le fait de son imagination, elle se leva et ouvrit les volets roulants pour laisser entrer la lumière du jour. Elle fut stupéfaite en découvrant que cette chambre ne correspondait en rien à la sienne. De la décoration au mobilier, tout était différent. Elle resta immobile, seul son regard balayait cette pièce qui lui semblait étrangère. Après une brève réflexion, elle se précipita dans la chambre de sa fille et fut surprise de découvrir une pièce complètement vide. Abasourdie, elle se rendit dans celle de son fils et s’aperçut qu’il s’agissait cette fois d’un bureau… Bruno SANNA est né en 1966 à Belfort, une ville de l’est de la France. Dans ce premier roman, il entraîne les lecteurs dans une aventure où le bien affronte le mal absolu.

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Mon avis :

Ce roman fait parti de la sélection pour le Prix des Auteurs Inconnus dans la catégorie Imaginaire.

Sophie est une femme plutôt épanouie : médecin, mère de deux enfants à l’avenir prometteur, un mari médecin parti en mission humanitaire.. Jusqu’au jour où elle se réveille dans un monde qui a complètement changé et pas en bien. Elle va devoir s’adapter et essayer de comprendre comment tout cela a pu arriver.

La première chose qui m’ait étonnée lorsque j’ai commencé ce livre c’est la vitesse à laquelle l’action se déroule. En effet, en à peine quelques pages le décor est planté et l’action commence. En principe, je ne m’en plaindrais pas je ne suis pas fan des intrigues qui tardent à débuter mais là, c’était plutôt rapide. Le fait que ce roman soit plutôt court explique en partie cette rapidité mais pas seulement..

L’idée de base est plutôt bonne, une femme se réveille un matin et tout a changé autour d’elle : sa famille, son destin, son monde. Elle est projetée dans une réalité qui n’a rien de plaisant puisque les nazis ont remporté la seconde guerre mondiale et dirigent l’Europe. Malheureusement, j’ai été déçue par ce roman qui selon moi n’est vraiment pas assez développé. L’auteur nous projette dans ce monde mené par les nazis mais j’ai eu une impression de huis-clos. Les choses ne sont pas suffisamment expliquées et pour ma part j’ai eu du mal à visualiser ce monde cruel si ce n’est par quelques phrases posées ça et là. J’aurais aimé savoir comment fonctionnait cette Europe par exemple car tout semble couler de source.

Les personnages souffrent également de ce manque de développement. J’ai trouvé leur psychologie superficielle car juste effleurée pourtant il y avait matière. Trop caricaturaux et stéréotypés à mon goût, je n’ai réussi à m’attacher à aucun d’eux malheureusement. J’ai trouvé qu’ils étaient peu crédibles surtout Christian Dufour que j’ai eu du mal à imaginer en dictateur. Pourtant certains étaient vraiment intéressant, Sophie notamment mais également Carole.  

Ce roman est le premier de Bruno Sanna et c’est ce que je garde en mémoire. L’écriture m’a semblé un peu sèche, quelques fautes flagrantes m’ont gênée mais son idée de base est bonne. Finalement il ne manque pas grand chose pour que ce roman devienne vraiment prenant : une pincée de détails, un zeste de développement, une écriture un peu moins rigide et ce sera impeccable !         

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Un lecture qui m’a laissé un goût de trop peu pourtant l’idée m’a plu. Un récit trop simple à mon goût mais qui peu, sans aucun doute, trouver son public.

Ma note : 5/10

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Chronique Livresque

11 Serpents par Philippe Saimbert

Fiche Technique :

Editions Philippe Salamagnou – 300 pages – broché ou ebook

Résumé :

La terrible cousine Abeline, aussi riche qu’originale, convie amis et famille dans son domaine pour leur faire une étrange proposition. Elle leur propose un jeu où les participants devront se montrer drôles et machiavéliques.
Elle cédera la moitié de sa fortune à celui ou celle qui remportera le défi.
11 invités. 11 serpents. Le gagnant sera celui qui mordra le plus fort.
Coups de théâtres, scènes cocasses et parfois cruelles vont s’enchaîner jusqu’à l’incontournable twist final.

Mon avis :

Je remets cette chronique en avant puisque ce roman fait parti de la sélection pour le Prix des Auteurs Inconnus..

Philippe, notre narrateur, est un auteur de seconde zone qui depuis toujours est à la recherche d’un scénario de best-seller. Il vivote difficilement, jusqu’au jour où sa cousine Abeline, riche à millions grâce à la tourte qu’elle commercialise dans le monde entier, convoque famille et amis pour une semaine dans son domaine. Le but ? Désigner qui sera l’heureux bénéficiaire d’une partie de sa fortune.. Et il faut dire que la cousine Abeline est une vieille dame fantasque et pleine de vie qui a décidé que celui qui sera le plus retors envers les autres sera son héritier !

Aahh les réunions de famille ! Déja que sans héritage à la clef, ça peut être gratiné mais lorsque l’on sait que plus on va faire de vacheries aux autres et plus on a de chances de toucher le pactole il y a de quoi attiser les convoitises et faire oublier les liens du sang. Et ça non seulement les participants l’ont bien compris mais en plus ils ont déjà de l’entraînement. Les 11 serpents comme les surnomment Abeline s’installent donc et le grand bal (Rock’N Roll !!) de la méchanceté peut commencer !

Nous assistons ici à un huis clos absolument savoureux, les situations cocasses s’enchaînent sous l’oeil attentif et hilare de la cousine Abeline. Il faut dire que les personnages ont tous un potentiel énorme et une imagination débordante pour pouvoir pourrir la vie des autres. Les personnalités sont toutes différentes les unes des autres ce qui permet une grande variété dans le choix des méchancetés, d’autant plus que chacun étant au faite de la vie de ses colocataires il est plus facile d’appuyer là où ça fait mal..

Je n’ai pas su déterminer quel personnage j’ai le plus aimé ou detesté, ils m’ont tous tellement amusé que je ne saurais en désigner un seul ! Il faut dire que Zoé, Bernadette, Frédo, Eva, Diane, Hubert, Joseph, Josette, Priscillia, M.Dumond et Philippe (pour les participants) sont tous aussi plaisants et bien ficelés quant à Abeline, elle est tantôt drôle ou cruelle. Et la réunion de ces 12 personnalités fera voler en éclat tous les secrets que chacun s’efforcait de garder pour le plus grand bonheur du lecteur. Une cascade de situations comiques marquées par la cupidité qui nous mets face à ce que l’être humain est prêt à faire subir à ses congénères lorsque de l’argent est en jeu.

Une histoire de famille et de gros sous où chacun va tirer la couverture à lui sans regrets ni remords. Une lecture idéale pour passer un très bon moment de lecture entre rire et pitié pour chacun des 11 serpents jusqu’au grand twist final !

Ma note : 8/10

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Chronique Livresque·dystopie·Uchronie

Lebenstunnel Tome 1 : Allégeance par Oxanna Hope

Fiche technique :

Rebelle Editions – 292 pages – ebook ou broché – dystopie / uchronie

Résumé : 

Dans le cadre du Prix des Auteurs Inconnus l’un des sélectionnés est un roman que j’ai déjà lu l’année dernière et que j’avais vraiment aimé.. Je remets donc ma chronique pour qu’elle soit prise en compte pour le prix (et aussi pour le plaisir de vous en reparler !!)  

Et si le dénouement de la Seconde Guerre mondiale n’était pas celui que l’on connaissait ? 200 ans après la victoire d’Hitler, Germania n’est plus un mythe. La race aryenne tant espérée par le Führer domine le monde et toutes les autres ethnies ont été éradiquées de la planète. Krista, jeune Aryenne, travaille dans un Lebensborn. Elle a été élevée dans le culte de la race pure et ne connaît que ce mode de vie, jusqu’au jour où elle suit malgré elle une femme dans les égouts de la ville. Ce qu’elle y découvre va ébranler toutes ses convictions et peut être même remettre en question le fonctionnement du monde dans lequel elle vit.

Le livre ouvre sur un monde qui fait froid dans le dos.. Nous sommes en 2145, les allemands ont gagné la 2nde guerre mondiale voilà 200 ans et ont imposé leur vision au monde, la race aryenne domine !

Krista est une jeune fille comme beaucoup sans doute dans cette Germania toute dévouée au culte du grand blond parfait aux yeux bleus, elle mène une vie droite et austère. Elle travaille dans une maternité et obéit aux ordres même si parfois elle doute. Puis, un soir, en revenant du travail, elle tombe sur une jeune femme qui essaye d’ouvrir une bouche d’égout. C’est à partir de là que la vie de Krista va voler en éclat ! Contrainte de suivre cette femme, elle va découvrir que Germania abrite dans ses souterrains bien plus que des rats et toutes ses croyances vont être remises en question.

Oxanna Hope nous entraîne dans un monde haïssable, tout y est carré, droit, froid.. Les bébés ne répondant pas aux normes sont sacrifiés, les habitants sont comme lobotomisés et le culte du Führer y est permanent. La Germania d’après guerre est vraiment très bien décrite sans tomber dans de longues descriptions. On ressent l’ambiance de cette ville, on imagine la vie et l’état d’esprit de ses habitants ou peut être le manque de vie justement.

Dès le départ, on sent que Krista est différente, qu’elle ressent de l’empathie pour ces bébés ou ces mères qu’elle côtoie quotidiennement à la maternité. On perçoit dès les premières lignes qu’elle ne se sent pas forcément à sa place, qu’elle couve comme une petite flamme rebelle. Elle réserve bien des surprises au lecteur mais elle est tellement attachante qu’à aucun moment je n’ai pu la considérer comme une Aryenne froide et sans cœur. 

Mais, ce que j’ai tout particulièrement aimé dans ce livre, c’est qu’au fil des pages, on s’aperçoit que quelque soit le côté où l’on se place, les gens ne sont jamais parfaits, jamais totalement formatés. Dans ce monde de Germania, il n’y a pas les gentils et les méchants (bon si des méchants, soyons honnête, il y en a un paquet !), il y a des êtres humains qui survivent, certains à l’air libre, d’autres sous terre, chacun ayant sa vision du monde, sa haine de l’autre et tentant de sauver sa peau à des degrés différents. Les aryens ne sont pas plus à l’abri que d’autres d’être éliminés, la couleur des yeux qui changent, les cheveux qui foncent et s’en est fini de vous..

La très belle plume d’Oxanna Hope nous mets face aux réactions de l’être humain lorsqu’il est confronté à l’inconnu ou au rejet de l’autre. Sa vision de ce qu’aurait pu être le monde en cas de victoire de la dictature est vraiment pertinente et saisissante. Le lecteur est entraîné entre rebondissements, découvertes et révélations et on ne s’ennuie pas une seule seconde, bien au contraire !

Je recommande ce roman qui m’a fait passé un très bon moment. Il fait prendre conscience de ce à quoi l’humanité a échappé mais aussi pour se souvenir que nous sommes tous libres de penser et responsables de nos actes.

Ma note : 9/10

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Chronique Livresque·fantastique

Sorceraid, Tome 1 : Décadence, le fantôme de Waterlow par Léna Lucily 

Fiche technique :

Autoédition – 148 pages – ebook ou broché – Fantastique

Résumé :

Nora est une jeune diplômée, blogueuse mode à ses heures, qui vit à Londres et cherche du travail ! Lorsqu’elle découvre cette alléchante offre d’emploi sur Internet, elle ne se pose pas de question : elle fonce… Droit dans un bus ! Accident dont elle ressort sans une égratignure. Cet exploit lui vaut d’être embauchée chez Sorceraid, société de conseil en solutions magiques. Nora passe donc ses journées à fournir à des sorciers décadents (ayant utilisé l’intégralité de leurs ressources en magie) les solutions aux problèmes existentiels de leur quotidien, tels que la résurrection d’Elvis Presley pour un anniversaire ou la traque d’un fantôme inopportun. Bienvenue chez Sorceraid !

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Mon avis :

Je ne vous en avait pas encore parlé mais j’ai eu la chance d’être sollicitée pour faire parti des chroniqueurs / jury au Prix des auteurs inconnus (n’hésitez pas à aller consulter le site en cliquant ICI ), j’ai donc lu mon 1er roman sélectionné dans la catégorie Imaginaire.

Nora est fraîchement diplômée et recherche activement un emploi. Elle se rend donc à un entretien mais alors qu’elle a un doute sur l’adresse elle se fait renverser par un bus. Accident dont elle se relève sans aucun dommage, ce qui apparemment vaux pour embauche chez Sorceraid puisqu’elle est embauchée sur le moment. Nora va donc découvrir une facette de notre monde qu’elle ignorait : le monde des sorciers ! La magie existe et Sorceraid est là pour apporter des solutions aux sorciers, qui ont, parfois de bien étranges demandes..

L’histoire est un très bon mélange de fantastique que l’on découvre grâce à Sorceraid et ses clients et de monde réel puisque Nora est une héroïne bien ancrée dans son siècle : téléphone portable, blog,.. J’ai particulièrement aimé la finesse dont fait preuve l’auteure pour mélanger ces deux mondes, faire qu’ils cohabitent de façon crédible. Elle est bien construite, sans temps mort, j’ai même trouvé qu’elle était trop courte tant j’ai pris plaisir à la lire. Entre l’arrivée de Nora à son nouveau poste et les aventures qui en découlent, je ne me suis pas ennuyée une seconde. Car, bien sur, comme l’indique le titre il y a une histoire de fantôme..

Nora est une héroïne qui donne du peps à  l’histoire, elle est drôle, un peu tête brûlée et surtout elle n’y connaît rien à la magie alors lorsqu’elle est propulsée commerciale chez Sorceraid. Elle se retrouve à travailler avec Christine, sa lyconthropie et son fichu caractère cela donne des scènes vraiment amusantes. Tous les personnages de ce premier tome sont vraiment attachants, j’avoue un petit faible pour George et ses chapeaux.. Que ce soit les « humains » amis de Nora comme Charlotte ou Jeff ou les sorciers comme Ying ou Ellie, je les ai tous appréciés (même les méchants !).

Lors des pré-sélections, j’avais déjà beaucoup apprécié le style de l’auteure et mon impression s’est confirmée à la lecture du roman. Léna Lucily écrit de façon très légère, actuelle et ça donne un récit fluide et qui se lit très bien. Elle a choisit d’écrire cette série en épisodes, et j’avoue être de plus en plus fan de ce format. C’est plutôt court (et parfois frustrant), rapide à lire mais de cette façon on retrouve plus souvent des héros que l’on apprécie. J’ai tout spécialement aimé la façon dont SMS et mails étaient intégrés au récit. Ca apporte un petit côté moderne très sympa..  

Conclusion

Grâce au Prix des Auteurs Inconnus, j’ajoute le nom de Léna Lucily à ma liste d’auteurs à suivre.. J’ai vraiment aimé faire la connaissance de Nora et pénétrer dans le monde de Sorceraid..

Ma note : 8.5/10

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