Chronique Livresque·Science fiction

La Survivante, L’aube tome 1 par Alice Leveneur

la survivante

Fiche technique : 

Art en Mots Editions – 208 pages – ebook ou broché – Science Fiction

Résumé : 

Le monde est envahi par des monstres sanguinaires. Des contaminés, autrefois des hommes maintenant des tueurs qui ont réduit l’humanité à une poignée de survivants.
C’est parmi eux qu’a survécu seule Alexianne durant un an avant de trouver refuge sur une île où vit une petite communauté sous la protection d’Enzo.
Après l’horreur qu’elle vient de traverser, Alexianne voit en cet endroit un renouveau, un nouveau départ loin d’un passé qui lui échappe.
Sur l’île, elle trouvera espoir et amour auprès d’Enzo.
Mais au fur et à mesure que ses sentiments envers lui se dessinent, elle ressent également une oppression, un tourment. Quelque chose la hante…
Elle comprendra bien trop tard que son passé la rattrape sous les traits d’un Alpha, chef de clan des contaminés, qui fera tout pour l’avoir auprès de lui.

livre et papillons

Mon avis : 

Un très grand merci à Alice Leveneur, l’auteure, qui a eu la gentillesse de me confier son livre en service presse. 

Plusieurs choses m’ont attirée lorsque j’ai vu passer ce roman en proposition de service presse. Tout d’abord, sa couverture que j’ai trouvé non seulement belle, harmonieuse mais intrigante. Puis à la lecture du résumé les mots « contaminés » et « survivants » m’ont fait cliquer sur postuler directement ! J’adore quand ça ressemble à du zombie… Et voilà donc comment j’ai découvert ce tome 1.. 

Les premières pages sont, comme la couverture, plutôt intrigantes. Une femme semble seule sur un bateau, elle n’a apparemment plus envie de vivre sans pour autant « passer à l’acte », laisse glisser quelques allusions sur des hommes contaminés.. Puis tout s’emballe, elle se jette à l’eau et est secourue par Enzo, chef d’une île où se sont réfugiés des centaines de rescapés de la fameuse contamination. Elle va devoir réapprendre à vivre en communauté, s’adapter à la vie sur l’île et se faire accepter des autres. Mais sont-ils vraiment à l’abri ? 

J’ai eu une très belle surprise à la lecture de ce livre tout d’abord pour l’histoire. En effet, elle est originale ce qui n’est pas évident lorsqu’on s’attaque au post-apocalyptique et aux « zombies » (ici contaminés…). C’est souvent le même schéma qui  revient alors que là les contaminés ont des chefs, les Alphas, qui sont un plus étonnant et surtout innovant. L’histoire des rescapés sur l’île est également intéressante, comprendre comment ils sont arrivés là, pourquoi.. Par contre, c’est un tome 1, il manque bien sur beaucoup de réponses aux questions que le lecteur se pose par exemple sur l’origine de la contamination. Mais c’est une très bonne base d’histoire qui est un peu courte mais bien menée.

L’auteure  a réussit à intégrer,  comme une cerise sur le gâteau, une histoire d’amour qui n’est pas gnangnan et qui tient la route. J’ai aimé suivre l’histoire qui débute entre Alexianne et Enzo, voir les doutes, les quiproquos ou les espoirs. Ces deux héros sont attachants parce qu’ils ne sont pas improbables. C’est à dire ? Ben juste que je n’aurais pas compris deux héros qui vivent dans le monde des Bisounours alors que tout s’effondre autour d’eux.. Bien au contraire, ils font preuve de courage, parfois d’entêtement quitte à se faire du mal malgré leurs sentiments mais la survie du groupe est leur priorité.

Ce groupe qui est justement au centre de l’histoire et des préoccupations de chacun. Cette île est comme une oasis où ils ont pu se réfugier et éviter soit de mourir soit d’être transformé en monstre sanguinaire alors tout nouvel arrivant leur semble suspect. Et d’autant plus quand le nouveau leur apporte des informations qu’ils n’avaient pas et qui vont bousculer un peu leurs croyances. Chacun des personnages le composant est intéressant, j’ai particulièrement aimé Malika qui m’a émue avec ses doutes mais également fait rire avec sa façon d’être. Le personnage d’Anna est plus ambigu mais je l’ai trouvé rafraîchissante à s’opposer à Enzo et Alexianne (même si je l’aurai bien assommée parfois !). Du côté des contaminés même si les personnages ne sont pas si « développés » individuellement (et pour cause !), l’auteure a intégré à l’histoire certaines pistes qui demande à être creusées les concernant et j’ai hâte d’avoir des réponses.  

La plume de l’auteure rend ce récit addictif car non seulement l’écriture est très fluide et agréable mais le rythme est vraiment sympa. Alice Leveneur a fait le choix d’écrire des chapitres plutôt courts qui font que l’histoire avance assez vite tout en laissant au lecteur le temps d’intégrer toutes les informations. Même si parfois j’aurais aimé un peu plus de développement cette histoire est parfaitement menée et  j’ai vraiment très très hâte de connaître la suite des aventures d’Alexianne, Enzo et tous leurs camarades mais aussi d’en savoir plus sur les contaminés ! 

Conclusion

Un très bon roman post-apocalyptique qui m’a tenue en haleine jusqu’à la fin. Un tome un réussi où se mêlent monstres sanguinaires, amour, espoir et ce n’est que le début..

Ma note : 8/10 

Publicités
Chronique Livresque·fantastique

Town, Tome 1 : Tueurs d’anges par Rozenn Illiano

town,-tome-1---tueurs-d-anges-980091-264-432

Fiche technique :

Oniro Prods – 252 pages – broché – Fantastique / Post apocalyptique

Résumé :

Un jour de janvier, un cataclysme sans précédent décime la quasi-totalité de l’humanité en quelques secondes. Les survivants doivent affronter par la suite toute l’hostilité de la planète ravagée, les fous dangereux sillonnant les routes… et les hordes d’anges descendus du Ciel pour les exterminer. Le tout sous des coups lancinants frappés à la Grande Horloge de l’Apocalypse. Douze coups, six cents jours, à la fin desquels la réalité telle que nous la connaissons disparaîtra.

À travers le chaos, Ana part à la recherche d’un refuge où se terrer quand la fin viendra. Elle rencontre alors Élias, un clairvoyant qui s’est donné une mission : tuer un maximum d’anges, pour sa propre survie et celle de ses compagnons d’infortune.

livre et feuilles automnes

Mon avis :

Un grand merci à Rozenn Illiano pour la confiance qu’elle me témoigne en me confiant son livre en service presse.

Le monde est mal en point ! Un Cataclysme a ravagé la planète et il reste peu de temps à l’humanité, 600 jours exactement selon le décompte de la Grande Horloge. Les quelques survivants tentent de passer entre les balles des Anges venus les anéantir mais également de groupuscules d’humains qui ont décidé de se mettre de leur côté. Anaëlle, malgré sa résolution de rester seule, va rejoindre un groupe qui s’est donné pour but de tuer un maximum d’anges sous la direction d’Elias, un clairvoyant.

Il m’était impossible de ne pas lire ce livre : j’adore toutes les histoires d’anges ! Sauf qu’ici on est loin du petit Cupidon joufflu avec son arc et ses flèches.. Ici les anges sont beaux, parfaits mais ils dézinguent les humains à tout va ! Et dès le départ j’ai été très intriguée par cet état de fait, pourquoi ? Qu’ont donc fait ces pauvres pécheurs pour que la Justice Divine soit si peu clémente et arme ses anges ?  

J’ai donc découvert avec plaisir ce récit qui se fait en 3 parties avec un changement de narrateur à chaque fois. Anaëlle en est le premier. C’est une jeune femme attachante et qui a un don assez précieux pour qu’il soit nécessaire à ses compagnons. Elle va mettre de côté son besoin de solitude pour rejoindre ce groupe et surtout Elias. Celui-ci est un clairvoyant, c’est à dire qu’il entend des voix, voit des revenants et ce don lui permet d’anticiper le futur. A eux deux, ils vont se donner pour mission de sauver tous ceux qui font parti de leur groupe et se sont placés sous leur protection.

 J’ai trouvé beaucoup de points positifs à ce roman : déjà l’histoire.. C’est du post apocalyptique, genre que j’apprécie particulièrement, mais encore plus noir puisque la fin de l’humanité est programmée. Les protagonistes connaissent dès le départ la date de leur fin. Ce qui permet de se poser des questions comme : attendre ou en finir avant ? Comme c’est un premier tome, l’auteure pose ici les bases de son histoire.

Les personnages sont, à mon sens, peu nombreux à être développés réellement même si beaucoup gravitent autour des héros, mais ils sont tous très bien réalisés. Leurs angoisses, leurs peurs, leurs espoirs sont parfaitement décrits. On vit cette avancée inexorable vers la fin avec eux, ce décompte des jours alors que tous les repères sont effacés. J’avoue une affection particulière pour Anaëlle, qui m’a beaucoup touchée, et également pour Chester, dont l’histoire m’a émue.

La façon d’écrire est également un bon point ! En effet, Rozenn Illiano a une plume très fluide mais également très actuelle. Elle utilise parfois dans les dialogues des expressions courantes voir familières qui donnent aux personnages un ancrage dans notre quotidien assez puissant. Pas de phrasé compliqué ni de dialogues improbables, j’ai vraiment apprécié ce point.

Mon seul et unique petit, minuscule bémol est que j’ai trouvé certains passages un peu « creux » voir redondants. J’aurais aimé parfois plus d’action et moins de pensées.. quelques passages se ressemblent un peu trop à mon goût mais malgré tout ne nuisent pas au récit.

conclusion 6

Une histoire d’anges comme je les aime avec une histoire vraiment prenante et qui laisse présager une suite tout aussi apocalyptique !

Ma note : 8/10

 

 

Chronique Livresque·dystopie·suspense

Ruines, Tome 1 Nuit de Sophia Laurent

Ruines

Fiche Technique :

Autoédition – 252 pages – ebook ou broché – Dystopie / Aventure

Résumé :

Alex… Quatre lettres qui se débattent pour rester à flot.

C’est tout ce qu’il connaît de lui. Le reste, ce monde dévasté, ces hommes qui veulent sa peau, son corps aussi détérioré que son esprit et cette bande d’adolescents plus sauvages les uns que les autres… Le reste est flou, vague, sombre.

Il va chercher la lumière à travers cette nuit qui lui est tombée dessus. Et rencontrer dangers, aventures, et… amis ?

pile-de-livres

Mon avis :

Un grand merci à l’auteure, Sophia Laurent, de m’avoir confié son livre en service presse.

J’avoue que j’ai de suite été attirée par la couverture qui est mystérieuse au possible et lorsque j’ai vu que c’était une dystopie je n’ai pas hésité une seconde, un de mes genres préférés !

Une ruelle sombre, un jeune homme se réveille et s’aperçoit très rapidement qu’il n’a plus aucun souvenir. Sa seule certitude reste son prénom Alex. Sa route va croiser une bande d’adolescents qui survit dans ce monde en ruines et il va devoir se battre pour se faire accepter et essayer de récupérer sa mémoire.

Dès le départ, le lecteur est aussi perdu qu’Alex.. On est à l’affut du moindre détail qui pourrait non seulement nous en apprendre plus sur ce mystérieux adolescent mais également sur le monde qui l’entoure et qui ne semble pas très réjouissant. J’ai beaucoup aimé ce mystère qui oblige le lecteur à s’identifier au personnage, à entrer dans sa peau. L’action commence très vite, à peine les yeux ouverts qu’Alex a déjà des ennuis puis sa route va croiser celle de Maxim, chef d’une bande d’adolescents qui forment une sorte d’armée et se battent pour leur survie. 

L’histoire est vraiment très prenante, on tourne rapidement les pages pour combler les blancs, pour en apprendre plus. Il y a de l’action mais aussi une tension psychologique entre les personnages. En effet, Alex n’est pas forcément accepté de tous et va se faire des ennemis sans compter son passé qui le rattrape peu à peu. Mais également des alliés, voir des amis.. J’ai vraiment apprécié la façon dont l’auteure distille les renseignements, un peu au compte goutte, le suspense reste présent tout au long du roman même lorsqu’un minuscule pan du l’énigme est dévoilée.

Les personnages m’ont beaucoup plu surtout Maxim et Beth. J’ai eu plus de mal à m’accrocher à Alex même si j’ai souvent ressenti de l’empathie pour lui. Son petit côté rebelle et insolent le rende tantôt attachant tantôt tête à claque. Beth et Maxim, sont, quant à eux, attachants chacun pour des raisons différentes. Elle pour sa délicatesse mais aussi sa force de caractère et Maxim pour son engagement auprès des enfants et ados qu’il a sous sa responsabilité et son côté protecteur que j’ai trouvé touchant. Tous les protagonistes sont très bien pensés même si parfois j’aurais aimé que l’auteur développe un peu plus leur caractère ou nous donne plus de détails sur leur passé. Peut être en saurons-nous plus dans le second tome !?

En tout cas, je suis vraiment ravie de cette lecture et d’avoir découvert la plume de Sophia Laurent qui est précise, fluide et qui m’a mené exactement là où elle le voulait sans que je m’en rende compte. Généralement je ne parle pas des fins mais là j’avoue qu’elle m’a scié ! J’ai d’ailleurs hâte de pouvoir lire la suite !

en-conclusion

Un très bonne dystopie qui ravira les amateurs du genre mais pas que.. une lecture agréable et addictive qui vous fera passer un très bon moment ! Sophia Laurent est une jeune auteure à suivre !

Ma note : 8/10