Chronique Livresque·polar·Thriller

Ceux qui contemplent l’abîme par Patrick Ferrer

Fiche technique :

Autoédition – 277 pages – ebook – Policier

Résumé :

Un escarpin taché de sang. C’était tout ce qu’on avait retrouvé d’elle ; pas d’indice, pas de cadavre. Pour son mari, Jibril, c’était le début du cauchemar.
Jibril al-Rahib est un homme discret. Au 36 quai des Orfèvres, où il officie en tant que « technicien de surface » après la tombée du jour, c’est à peine si les âmes en peine qui hantent ses longs couloirs le remarquent. Le 36, c’est un peu la seule chose qu’il lui reste d’un passé douloureux, la disparition de sa femme des années plus tôt dans des conditions mystérieuses.
Aussi, lorsque pour rendre service à une jeune Danoise dont l’amie a elle aussi disparu, il doit endosser l’habit d’enquêteur amateur et plonger dans les dossiers de crimes sordides, il n’y va pas de gaîté de cœur. Est-il bien prudent, pour un simple balayeur, de vouloir défier le mal absolu qui rôde entre les pages de ces dossiers, et risquer ainsi de réveiller le spectre qui l’a une fois déjà privé de son âme ? Comme le disait Nietzsche avant de sombrer lui-même dans la folie : lorsqu’on contemple trop longuement l’abîme, l’abîme ne finit-il pas par vous regarder en retour ?

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Tout d’abord, je remercie Patrick Ferrer, l’auteur, de m’avoir permis de lire son roman en service presse via le site Simplement.

Jibril al-Rahib travaille au 36 quai des Orfèvres comme technicien de surface depuis la disparition de son épouse quelques années plus tôt. Une façon comme une autre de garder le lien puisque l’enquête est close et que malheureusement elle n’a pas permit de comprendre ce qui était arrivé à Malika. Pour faire plaisir à sa cousine avec laquelle il vit depuis la tragédie, Jibril va accepter de mener l’enquête sur la disparition d’une jeune danoise, décision qui va bouleverser irrémédiablement le cours de son existence..   

Ce qui m’a tout d’abord frappé dans ce roman, c’est son contexte politique et économique. En effet, on se situe dans une période qui ressemble à la notre mais où une nouvelle Crise a eu lieu et qui a apparemment bouleversé la société entière. La pauvreté y est encore plus présente, les très riches vivent cloitrés entre eux, les inégalités sont flagrantes. L’auteur fait une description très subtile de ce contexte en appuyant sur certaines phrases ou descriptions pour nous faire prendre consciences lentement de la situation.

L’histoire débute dès les premières pages en plongeant directement le lecteur dans la vie du 36 quai des Orfèvres, son organisation, ses enquêteurs, et la routine de Jibril. On est très vite pris par l’ambiance un peu glauque due à la découverte du corps d’une femme, aux tentatives des enquêteurs de mener à bien leurs investigations et également aux ingérences de la hiérarchie. Dans cette société, le personnel est moins nombreux, les heures supplémentaires se multiplient et surtout il est mal venu de s’opposer à son chef lorsqu’il décide qu’une enquête doit être privilégiée au détriment des autres. C’est ainsi que Jibril va se retrouver bombardé à la tête d’une investigation délicate qui va le mener à Copenhague, à la poursuite du mal et de ses conséquences.

Comme pour le contexte, l’auteur décrit de façon très vivante mais également subtile les lieux, les personnages. J’ai tout particulièrement apprécié ses descriptions de Copenhague surtout que la Crise n’y a pas les mêmes conséquences qu’à Paris. J’ai trouvé que le personnage de Jibril connaissait une évolution vraiment intéressante et inattendue. Il me faisait penser à une petite souris au départ, sans caractère ni conviction, il subissait le bon vouloir de chacun. Puis, au fil des pages, il s’affirme, démontre ses capacités, son intelligence et sa force. C’est un personnage qui m’a vraiment plu tout comme Saphir d’ailleurs. La jeune femme m’a de suite séduite grâce à sa façon d’être, si provocante mais également touchante.

Je découvre grâce à ce roman la plume de Patrick Ferrer, l’auteur, et je dois dire que j’ai vraiment aimé sa façon d’écrire. Comme je le disais, j’ai apprécié la finesse de ses descriptions, sans lourdeur. Malgré quelques lenteurs à mon goût le rythme est soutenu et il fait avancer l’histoire de sorte que le lecteur ne s’ennuis pas sans pour autant tomber dans le rocambolesque des rebondissements improbables. Patrick Ferrer a également intégrer une petite pointe de surnaturel bien trouvé et qui rend l’histoire encore plus intéressante.

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Un thriller à l’histoire vraiment prenante au contexte et aux personnages intéressants qui vous fera voyager. A lire pour passer un bon moment !

Ma note : 8/10

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Chronique Livresque·Jeunesse·policier

48 Heures – Disparition par Gabrielle Lord

Fiche technique :

Rageot Editeur – 256 pages – broché – Policier / Jeunesse

Résumé :

Anika, la meilleure amie de Jazz, a mystérieusement disparu. Jazz et Phoenix se lancent à sa recherche. Très vite, ils soupçonnent que sa disparition est liée au journal intime qu’elle a découvert et publié sur son blog. Qui menace-t-il ?

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Mon avis :

Je remercie chaleureusement les Editions Rageot de m’avoir permis de lire ce roman en service presse via le site NetGalley.

Jazz est une jeune fille passionnée par les enquêtes policières alors lorsque sa meilleure amie Anika disparaît elle n’hésite pas à se lancer aux trousses du kidnappeur. Elle entraîne dans cette aventure Phoenix, un camarade de lycée tout aussi passionné qu’elle. Leur point de départ est le blog d’Anika. En effet, celle-ci y diffusait des extraits tirés d’un journal intime qu’elle avait découvert. Jazz est une enquêtrice débutante mais elle a lu suffisamment de livres pour savoir que dans une disparition les 48 premières heures sont essentielles !

Dès les premières pages le ton est donné, ce roman est résolument jeunesse avec des héros qui ont dans les 14 ans, des amies qui se disputent, des cours.. Malgré tout, je me suis très rapidement laissée entraîner dans l’enquête en compagnie de Jazz et Phoenix. Ils sont drôles et sympathiques tous les deux (même si je trouve personnellement que leurs parents sont un peu trop coulants à leur égard…). Jazz va pouvoir tester ses talents d’enquêtrice afin de retrouver au plus vite son amie Anika. Nos héros vont devoir faire le lien entre le journal découvert par celle-ci et qu’elle diffusait par épisodes sur internet et sa disparition et cela va les amener à enquêter sur des faits bien plus anciens.

Ce roman devrait passionner les jeunes lecteurs friands d’aventures entre poursuites, embuscades ou disputes l’histoire avance rapidement. Les rebondissements sont nombreux et le suspense est bien ficelé ce qui fait qu’on se laisse prendre au jeu. La lecture est rendue plus ludique encore par l’ajout d’images représentants l’application utilisée par Jazz pour synthétiser son enquête (entre autres..). J’ai trouvé ce petit plus bien pensé et bien réalisé. Il donne au livre un ancrage dans la réalité qui est plutôt chouette et qui plaira sans aucun doute.  

Les personnages sont, comme je le disais plus hauts, sympathiques et drôles. Le duo de jeunes enquêteurs est plein de dynamisme et d’enthousiasme. Ils forment un duo plutôt complémentaire et sont par moment comme chien et chat même si l’on sent leur amitié grandir au fil des pages. L’amitié est d’ailleurs une valeur centrale de ce roman puisqu’ils vont prendre tous les risques pour sauver leur amie. J’ai pris beaucoup de plaisir à lire leurs aventures et la plume de l’auteure y est pour beaucoup. Elle est parfaitement adaptée à un roman pour jeunes lecteurs avec un langage actuel et varié. Jazz et Phoenix sont un couple de jeunes gens que je serais ravie de suivre si l’auteure Gabrielle Lord écrit une suite.

Conclusion

Une lecture jeunesse prenante et bien menée qui vous fera suivre un super duo d’enquêteurs dans leur première aventure !

Ma note : 8/10

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Chronique Livresque·polar·Romance

Chicago Requiem par Carine Foulon

Fiche technique :

Autoédition – 388 pages – ebook ou broché – Roman historique

Résumé :

Chicago, années folles… Sur la scène d’une ville en proie à la corruption, acteurs et gangsters se côtoient. William, issu d’une famille riche et influente, les Henderson, possède un théâtre cerné de speakeasies et de maisons closes. Il aide son épouse, Susan, à reprendre sa carrière d’actrice malgré la corruption et la prohibition. La sœur de William, Meredith, vient de passer cinq ans en prison. Résolue à se venger de son frère et de tous ceux qu’elle pense responsables de son incarcération, elle s’établit à Miami où elle rencontre un certain Al Capone. Le vaudeville peut alors virer au drame, à la scène comme à la ville.

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Mon avis :

Avant tout, je tiens à remercier l’auteure, Carine Foulon, de m’avoir permis de lire son roman en service presse ainsi que pour sa gentillesse.

Chicago Requiem fait parti de ces romans qu’il me tardait de lire pour plusieurs raisons. Tout d’abord, parce que l’auteure fait un très beau travail de communication autour de son livre et qu’en général cela pique ma curiosité. Ensuite, la couverture évidemment m’a attiré l’œil et enfin le résumé et plus particulièrement l’époque abordée. J’adore tout ce qui concerne les années 1920 et plus particulièrement aux Etats-Unis : les gangsters, la prohibition…

La famille Henderson est riche et influente dans le Chicago des années 20. William souhaite aider son épouse Susan à relancer sa carrière d’actrice, il va donc lui offrir un théâtre. Malheureusement l’argent n’achète pas tout et surement pas le bonheur, le jeune couple va se retrouver confronté à des tourments qui pourraient tout remettre en question. Dans un monde où la mafia règne, les pires ennemis ne sont pas forcément ceux qui sont les plus éloignés..

J’ai donc plongé dans l’univers de la famille Henderson avec une légère appréhension car contrairement à mes habitudes j’avais lu des critiques sur ce roman avant de l’entamer. J’avais surtout retenu qu’il était un peu « hors genre » alors je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Eh bien, pour le coup, je suis tout à fait d’accord ! Hors-genre, hors-catégorie, inclassable, une sorte d’OVNI livresque.. Carine Foulon nous fait naviguer entre la romance, le polar, le roman historique avec beaucoup de doigté mais pour ma part, j’y ai surtout vu une sorte de pièce de théâtre. En effet, chaque chapitre correspond à un lieu, des personnages, une date, le lecteur assiste à certains faits, en découvre d’autres à travers les dialogues des personnages. L’auteure intègre également de nombreux flash-backs afin de mieux comprendre ou appréhender certains points de l’histoire.

L’histoire, quant à elle, est prenante et va crescendo. Une première partie qui ressemble à une simple chronique familiale entre le couple Susan et William, leurs amis, leurs cousins. On les suit dans leurs vies de famille avec leurs espoirs et leurs déboires. Cette partie est plutôt lente, elle pose les bases. Puis cela va se transformer au fil des pages en quelque chose de plus noir, de sombre comme une lente descente aux enfers. Et là commence la seconde partie, qui nous entraîne pour de bon dans le Chicago corrompu, dur, où il vaut mieux ne rien voir et ne rien entendre. Carine Foulon ne rechigne pas à maltraiter ses personnages, elle n’a aucun scrupule à les faire souffrir et personnellement j’adore ça. Elle a également intégré à son histoire de très nombreuses références historiques avec par exemple des allusions faites à Al Capone. On sent le très gros travail de recherches fait par l’auteure afin de coller au maximum à la réalité de cette époque. J’ai trouvé que cette histoire était crédible au vu de l’ambiance un peu comme si l’on lisait une histoire tirée de faits réels. Tout y est pour que le lecteur plonge dans l’ambiance de l’époque : les mafieux, la prohibition, les maisons closes même si parfois les choses sont plus suggérées que décrites.

Les personnages sont exceptionnels ! Je vous disais que Carine Foulon les maltraitait.. C’est peu de le dire ! Mon goût pour les méchants m’aura fait adorer le personnage de Meredith, la sœur de William. Elle est égocentrique, cruelle, perverse, manipulatrice, retorse, bref une méchante comme je les aime.. Evidemment Susan peut paraître bien pâle à côté de sa belle sœur mais en fait pas du tout.. Elle a une dimension et un rayonnement qui font d’elle une sorte d’héroïne ou une actrice tragique. William, le héros masculin, quant à lui m’a laissé plus perplexe. Il semble faible, sans force de caractère, prêt à sombrer puis la minute suivante il montre une fermeté et une ténacité à tout épreuve. C’est un personnage qui interpelle et laisse une trace lorsque la lecture est finie, ce qui n’est pas toujours le cas.. Carine Foulon a créé des personnages vraiment marquants et surtout à la psychologie remarquable. Pas un seul protagoniste ne m’a semblé stéréotypé, ils sont fins, crédibles, pas parfaits et tellement humains !

J’ai découvert grâce à « Chicago Requiem » la plume de Carine Foulon et j’en suis absolument ravie ! Son écriture est non seulement fluide et agréable mais elle est rigoureuse, pointue, imagée.. Je n’ai pas eu besoin de longues descriptions pour imaginer les personnages, leur environnement. Cela m’a particulièrement frappé concernant (et c’est là que ressort mon amour de cette période) la garde robe de Meredith. Carine décrit à chaque fois ses robes, coiffures avec juste quelques mots mais il ne m’en fallait pas plus  pour la voir apparaître devant mes yeux. C’est également le cas pour tout le roman que cela touche aux mœurs, aux décors tout est dépeint justement sans que le texte ne soit surchargé. Justesse et précision décrivent très bien sa façon d’écrire et je vais la suivre avec beaucoup d’intérêt !

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Une très belle lecture qui nous plonge au cœur des années 20 entre folie, vengeance et amour la famille Henderson n’est pas au bout de ses peines. Le premier tome d’une saga familiale captivante et addictive.  

Ma note : 8.5/10

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Chronique Livresque·Historique·Littérature·policier

La lettre froissée : une enquête à la Belle-Epoque T1 par Alice Quinn

Fiche technique :

City Edition – 415 pages – ebook ou broché – Polars historiques

Résumé :

Cannes, au printemps 1884. Aristocrate déclassée et ruinée, Miss Gabriella Fletcher n’a plus un sou en poche. Heureusement, elle vient de trouver un travail inespéré de gouvernante dans la villa de Filomena Giglio, une femme aux mœurs plutôt dissolues. Et cette patronne hors du commun n’est pas pour déplaire à Miss Fletcher, loin de là… D’autant que dans sa demeure, on croise des célébrités, comme Guy de Maupassant, l’homme de lettres qui commence à avoir un certain succès. Et quand une jeune femme de chambre est assassinée, Miss Fletcher, sa scandaleuse patronne et le charmant Maupassant décident de mener l’enquête. D’autant que ce meurtre semble laisser les autorités totalement indifférentes. Le trio n’aura de cesse de combattre cette injustice et de découvrir la vérité dans un monde où la fortune et les apparences règnent en maîtres.

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Mon avis :

Je remercie chaleureusement Alice Quinn et Amazon Publishing de m’avoir permis de lire ce roman en avant – première.

Lorsque j’ai vu que le dernier Alice Quinn était disponible à la lecture en service presse sur le site NetGalley, je n’ai pas hésité une demi-seconde ! Tout d’abord parce j’ai déjà eu l’occasion de lire des romans de cette auteure et qu’à chaque fois j’avais beaucoup aimé (rappelez-vous.. « Au pays de Rosie Maldonne T4 : Nom de code Mémé Ruth » et Fanny N). Ensuite parce qu’Alice est une auteure que j’apprécie beaucoup et que le résumé m’a vraiment alléchée. Et enfin.. Non mais vous avez-vu cette couverture ? Une merveille ! Tous les ingrédients étaient réunis pour me faire craquer…

Le roman débute sur la rencontre de Miss Gabriella Fletcher, anglaise de bonne famille déchue et Filomena Giglio, dîtes Lola, jeune femme aux mœurs légères. Miss Fletcher répond à l’annonce de Mademoiselle Lola qui l’engage comme répétitrice. Elle fait la connaissance d’un auteur qui monte Guy de Maupassant et c’est ce trio assez improbable qui va se lancer à la poursuite de l’assassin d’une jeune femme de chambre.

Dès les premières pages, j’ai eu l’impression de faire un saut dans le temps et de me retrouver dans le Cannes de 1884 (et pourtant je n’y ai jamais mis les pieds ! à Cannes hein ? Enfin en 1884 non plus…). On y découvre la Croisette, le faste de la vie des gens fortunés, les Hôtels de prestige mais aussi la dure réalité pour les gens du peuple. La prostitution, les orphelinats, les bas quartiers, le quotidien de ceux qui ne sont pas nés avec une cuillère en argent dans la bouche.. Alice Quinn décrit parfaitement l’ambiance de cette Belle – Epoque où le paraître est d’une importance capitale entre beaux bijoux, chapeaux à la mode et balades en fiacre. Son écriture est toujours aussi fluide avec une pointe d’humour que j’apprécie tout particulièrement.

Ce roman mêle en réalité plusieurs histoires.. Le meurtre de Clara Campo, jeune femme de chambre et amie de Mademoiselle Lola en est la trame de base, le fil conducteur qui va permettre à nos trois héros d’évoluer. L’enquête tarde un peu à démarrer mais est bien menée avec des rebondissements intéressants. Les trois enquêteurs en herbe vont mettre en commun leurs différents talents pour permettre la résolution de cette affaire que la Police délaisse au vu de la condition sociale de la victime.

Un second point essentiel est celui de la condition féminine dans la société du 19ème siècle. On découvre la difficulté pour une femme seule de subvenir à ses besoins autrement qu’en se tuant à la tâche (et encore !). Une femme comme Lola, jeune et belle, assurera plus facilement son avenir en se trouvant un protecteur ou en s’adonnant à la prostitution, choix qui semble toucher toutes les couches de la société. Le lecteur va donc suivre Lola dans sa quête effrénée d’argent pour assurer sa survie. L’auteure a réalisé un formidable travail de recherche et l’on sent à travers ses écrits qu’elle s’est passionnée pour ce thème. Je vous invite à faire un tour sur son blog (ICI) si vous voulez en savoir un peu plus sur la vie d’une courtisane (entre autres) à cette époque.

La présence de Guy de Maupassant est assez déroutante au départ. Glisser un auteur aussi connu dans une fiction est un pari plutôt audacieux qu’Alice Quinn réussit haut la main. J’ai trouvé son personnage particulièrement savoureux entre son humour, sa façon d’être et la manière dont ses écrits sont intégrés à l’histoire. Mais, outre le célèbre Monsieur de Maupassant, tous les personnages sont excellents ! J’ai adoré les deux personnages principaux que sont Lola et Gabriella. Elles ont des caractères diamétralement opposés, elles sont un peu comme les deux faces d’une pièce : elles se complètent. Autant l’une est discrète, posée, calme que l’autre est vive, pétillante et peut sembler frivole. Mais elles font preuves toutes les deux d’une vive intelligence, d’une grande détermination et surtout d’un grand cœur. Les personnages secondaires sont aussi très réussis et j’ai tout spécialement aimé Rosalie et sa gouaille.

L’auteure a fait le choix de faire de Gabriella la narratrice de ce roman. J’ai trouvé l’idée un peu étrange au départ puisque Miss Fletcher, n’assistant pas à toutes les scènes, est obligée de nous retranscrire ce que ses camarades lui racontent ce qui fait que l’on passe du « je » au « il » au cours du texte. Mais l’idée vous semblera excellente lorsque, comme moi, vous lirez les dernières pages de ce roman. Alice Quinn fait preuve d’une réelle ingéniosité sur ce point, j’ai aimé ce très joli clin d’œil.  

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« La lettre froissée » est le premier tome d’une série qui s’annonce prometteuse ! J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman qui est dépaysant, instructif et dont le trio de personnages principaux est particulièrement attachant. Une très belle lecture que je vous recommande chaudement !

Ma note : 9/10

Chronique Livresque·Jeunesse·policier

Soupçons de Kirsteen Duval

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Fiche Technique :

Autoédition – 280 pages – ebook ou broché – Thriller

Résumé :

Sybil et sa mère Maureen fuient le compagnon violent de cette dernière et s’installent dans une ville proche de la frontière du Canada. Leur nouvelle vie se met en place très rapidement, l’avenir semble prometteur. Maureen et Sybil ne tardent pas à tisser des liens amoureux. Le shérif Dan tombe sous le charme de Maureen, alors que Sybil n’en revient pas d’avoir éveillé l’intérêt du très beau Tom. Plus le temps passe et plus le comportement de Tom intrigue Sybil, mais l’amour qu’elle lui porte anéantit sans cesse ses soupçons jusqu’au jour où sa vie bascule…

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Mon avis :

Je remercie l’auteure, Kirsteen Duval, de m’avoir permit de lire son roman en service presse et pour sa gentillesse.

Le roman ouvre sur une scène un peu déroutante, pas de nom, pas de lieu mais le lecteur comprend très vite de quoi il s’agit.. Une femme dans un coffre de voiture. Puis, 2 policiers sonnent à une porte après que l’auteure nous ait fait faire un saut dans le temps de plusieurs dizaines d’années. Ils rendent visite à une vieille demoiselle qui va, à leur demande, leur raconter ses souvenirs datant de 1961..

Dès les premières pages, j’ai été prise au jeu de ce récit. En effet, on sait que l’on est dans les souvenirs de Sybil et même si la scène au départ nous oriente quant à l’issue de l’histoire malgré tout le suspense est présent. En effet, cette image reste an arrière fond dans l’esprit du lecteur qui va essayer de deviner :  Comment ? Pourquoi ? Qui ? Kirsteen Duval laisse tomber au fil des pages de petites miettes qui permettent au lecteur de se faire ses idées.

L’histoire tourne donc autour de Sybil, jeune adolescente et de Maureen sa mère. Elles se sont installées précipitamment à Blossom Creek, à la frontière canadienne, alors qu’elles fuient le compagnon violent de Maureen. Elles s’installent plutôt rapidement et bien dans leur nouvelle existence entre travail, études, nouveaux amis et nouveaux amours.. 

Autant, j’ai prit beaucoup de plaisir à suivre l’histoire de Sybil et Maureen autant j’ai eu un peu de mal avec le personnage de la jeune fille. En effet, j’ai trouvé qu’elle était plutôt versatile et (même si c’est plutôt normal pour une adolescente, parait-il… je ne m’en souviens plus !!) j’ai eu du mal du coup à la cerner et surtout à suivre ses sautes d’humeur. Malgré tout, on ressent l’amour et la fierté qu’elle éprouve pour sa mère ce qui représente le moteur de cette histoire.

Les autres personnages m’ont par contre beaucoup plu surtout les personnages masculins. J’ai trouvé le sheriff particulièrement attachant. J’aurai aimé qu’ils soient parfois un peu plus développés mais ils collent tous très bien avec le style de l’auteure, l’essentiel est là, on connaît leurs histoires sans tomber dans le « trop ».

Le rythme de l’histoire est quant à lui très intéressant.. Le tout début est stressant, on sent l’urgence, on sent le drame mais on ne sait pas où cela va nous mener.. Puis on vit l’installation de Sybil et sa mère à Blossom Creek. Tout se fait tranquillement, les nouvelles rencontres, les amitiés qui se créent, les amours qui fleurissent, la saison qui avance.. Malgré tout quelques indices nous laissent présager que les choses vont se gâter.. et là, ça s’accélère ! Le rythme devient plus soutenu, plus oppressant jusqu’à une fin qui vient boucler la boucle. J’ai particulièrement apprécié cette façon d’écrire, d’autant que l’auteure a une plume fluide et directe. Elle nous donne quelques petits détails, nous laisse apprécier le côté bucolique de la nouvelle vie des deux femmes avant de nous plonger dans le sombre. Le côté jeunesse ressort par moment, surtout avec le comportement de l’héroïne mais encore une fois, c’est cohérent.

Mon seul bémol sera sur la date choisie.. J’ai eu un peu de mal au fil des pages  me projeter dans les années 60 aux Etats-Unis. Quelques petits détails m’ont gênée comme le fait que Maureen soit divorcée par exemple. Je ne suis pas spécialiste en sociologie mais je m’imaginais que le divorce à cette époque n’était pas très bien accepté.

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Une très bonne lecture qui m’a tenu au fil des pages jusqu’aux explications finales. Un roman Young Adult qui se transforme peu à peu en policier. 

Ma note : 8/10  

 

Chronique Livresque·humour·policier

Brooklyn Paradis Saison 3 par Chris Simon

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Fiche technique :

Éditions du Réalisme Délirant – 166 pages – ebook ou broché – policier / humour

Résumé :

Courtney Burden à tout : un riche et beau mari, Jeb ; deux magnifiques enfants, Cameron et Sawyer ; un métier créatif et une brownstone de trois étages à Brooklyn, New York, là où tout le monde veut vivre. Alors pourquoi chine t-elle dans les rues ? A-t-elle un problème ? Est-elle cinglée ? Non, juste une chineuse compulsive qui adopte les objets pour se rassurer… Avait-elle besoin de ramasser ce canapé au petit matin au bord du fleuve et de le ramener chez elle ? Non, mais elle le croyait abandonné sur ce parking paumé. Sauf qu’il ne l’était pas. Et qu’il appartient à des gars pas cool du tout, qui tiennent à leurs affaires… Et que ces gars, super vénères, vont tout faire pour le récupérer. Et ça, c’est le début de la fin pour Courtney et les siens. Cocaïne, gangsters, argent et sexe : les meilleurs ingrédients pour faire exploser une famille modèle. Il y a une bonne dose d’humour aussi… pour sauver les meubles.

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Mon avis :

Un très grand merci à Chris Simon, l’auteure, pour sa confiance renouvelée ! La Saison 3 était attendue de pied ferme et j’ai été ravie qu’elle me la confie en service presse..

Attention, ma chronique risque de vous spolier si vous n’avez pas lu la saison précédente (ce que je trouve parfaitement inadmissible ! non mais !). Bon… pour rattraper votre retard vous pouvez déjà lire mes chroniques pour la SAISON 1 et la SAISON 2.

Les Burden apprennent le décès de Jason, le fils de leurs amis et camarade de leur fils ainé Cameron. Une situation compliquée à gérer émotionnellement qui va entraîner en plus de la peine des rebondissements inattendus chez notre héroïne avec toujours au cœur du problème le fameux canapé et la cocaïne qu’il contient.

Cette nouvelle saison commence assez tristement : le décès d’un adolescent, la peine de son entourage, le désespoir des ses parents.. Les Burden sont touchés par cette perte et mesurent leur chance que cela n’ait pas été Cameron. Ce dernier, quant à lui, oscille entre culpabilité et désir de côtoyer Sam et ses sbires. La vie de toute la famille est donc perturbée surtout lorsque la police s’en mêle.

J’ai retrouvé avec bonheur tous les protagonistes de cette série vraiment géniale : Courtney et sa passion de la glane, Cameron, Sawyer, Harlan le majordome.. Les personnages sont toujours aussi savoureux avec une pointe d’émotion supplémentaire. Chris Simon réussit à donner à chaque personnage plus de profondeur et à nous montrer leurs travers également. Je pense notamment à Jeb, le mari de Courtney, qui m’a choquée par ses décisions, Courtney qui m’a émue lorsqu’elle s’occupe de son amie Katherine. On en apprend également plus sur Harlan qui me fait toujours autant rire mais que j’ai trouvé touchant. Cameron reste le personnage le plus présent puisqu’il est au centre (avec le canapé !) de toute cette histoire de cocaïne. Et bien entendu, Sam et son langage imagé est toujours aussi méchant et drôle.

L’histoire continue parfaitement dans sa lancée, elle est très bien menée. Elle avance de façon toujours aussi rythmée et chaque épisode est un régal. C’est sans doute ce découpage qui fait qu’il n’y a pas de temps mort. Un virage a été prit avec le décès de Jason qui fait que l’histoire devient bien plus grave. On vit la détresse de ses parents, on entrevoit le choc qu’ils subissent. On suit également les difficultés qu’ont Courtney et Jeb avec leur fils adolescent, le dialogue n’est pas toujours simple. Mais il y a toujours un moment où Chris Simon glisse une petite phrase qui va amuser le lecteur, le faire rire et réussir à détendre l’atmosphère.

La plume de Chris Simon m’a encore une fois embarquée dans les rues de Brooklyn en compagnie de Courtney et de sa famille. Elle est fluide, drôle, grave quand il le faut mais toujours aussi addictive puisque maintenant je n’ai vraiment hâte que.. de lire la saison 4 !            

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Une Saison 3 qui m’a énormément touchée et que j’ai tout autant aimé que les deux premières. Cette série est vraiment savoureuse, elle oscille entre l’humour et le drame et rend le lecteur accro comme l’est Cameron du canapé plein de cocaïne…

Ma note : 9/10

 

Chronique Livresque·policier

Mauvais week-end par Marie Larantec

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Fiche Technique :

Editions Samarkand – 180 pages – ebook ou broché – Policier et suspense

Résumé :

Guillaume a disparu. Son cheval a été retrouvé sans cavalier. Au pays des lavandes et des chênes truffiers, cette disparition ne manque pas d’inquiéter sa famille et ses amis. Son oncle, Morin, débarque de Paris et de sa fraîche retraite pour aider à le retrouver. Rapidement, Morin se retrouve face à un mystère que ses années d’expérience à la P.J. ne lui permettent pas de découvrir : pas de nouvelle petite amie, pas de raison de fuguer, pas d’ennemis. Pas la moindre piste pour comprendre. Entre François, l’ami d’enfance de Guillaume, Raphaël, le copain flambeur, Louise la petite amie amoureuse, les jeunes ont des projets différents de leurs parents, les Jean, Morin, Amélie et Charles. Des projets qui créent un peu de friction et font revivre aux parents leurs jeunes années. En décousant le fil des différentes activités des uns et des autres et la topographie de la région de la Drôme provençale, Morin va-t-il réussir à lever le voile sur ces projets secrets, et surtout, va-t-il enfin retrouver son neveu ? Dans ce policier qui a tout du cosy mystery, Marie Larantec nous invite dans une enquête qui prend ses racines dans le pays de Grignan. Parisienne jusqu’au bout des ongles, Marie Larantec a découvert la région de Grignan il y a une quinzaine d’années et en sillonné les routes, à la recherche des truffes, des routes perdues et des caveaux des templiers. Elle en a rapporté de nombreux mystères à résoudre.

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Mon avis :

Avant tout, je remercie les Editions Samarkand de m’avoir fait parvenir ce service presse et pour leur confiance.

Guillaume vit dans la Drôme provençale et plus précisément à Grignan. Il a des parents, Amélie et Charles, des amis dont François son ami d’enfance, une petite amie, Louise, et un projet professionnel secret. Mais, au cours d’une balade à cheval, Guillaume disparaît et son oncle Mathieu Morin revient dans la région alors qu’il a quitté son poste à la P.J afin d’essayer de retrouver son neveu et d’éclaircir ce mystère.

Ce roman débute doucement, par une description des lieux. L’auteure met en place le décor, introduit les personnages peu à peu.. Puis on entre dans le vif du sujet : la disparition de Guillaume et le retour de son cheval, seul. L’histoire va vite tourner autour du projet secret de François et Guillaume sans que l’auteure ne laisse entrevoir s’il y a un lien avec la disparition du jeune homme. Les deux amis avaient de grands projets et Louise était également impliquée mais ils gardent le silence en attendant le retour de leur camarade ce qui renforce l’énigme. Un mystère entoure également Raphaël, ami de Louise dont le train de vie interpelle. Le rythme de l’histoire est plutôt lent, l’auteure prend son temps pour que chaque personnage prenne sa place, s’affirme dans son rôle et surtout que l’intrigue s’installe.

On sent à travers l’écriture de Marie Larantec tout l’attachement qu’elle porte à la région de Grignan. Ses descriptions sont poétiques mais précises, grâce à sa plume elle instaure une sorte de climat de calme autour de cette région et j’ai eu l’impression de m’y promener. On sent à travers les personnages que les habitants s’y sentent bien, qu’ils s’y plaisent. Elle s’exprime avec des phrases courtes sans emphase ni prétention qui font que malgré l’urgence de la situation de la disparition de Guillaume, la lecture semble paisible.

L’histoire est intéressante et dès le départ on a envie d’en savoir plus sur les personnages, leurs histoires respectives et surtout ce qu’il a pu advenir de Guillaume. Est-il encore en vie ? As-t-il été kidnappé ? Tué ? Des secrets ressortent et épaississent le mystère, parfois au détour d’une simple phrase. Toutefois, j’ai trouvé que parfois le récit manquait de détails, d’explications. Tout va plutôt vite une fois l’histoire lancée et j’aurai aimé que les choses se déroulent un peu moins facilement.

Les personnages étant peu nombreux on les cerne assez rapidement bien que le lecteur ne soit pas à l’abri de quelques surprises. Marie Larantec nous les rend tous attachants de par leurs histoires personnelles, leur vécu mais également leur façon d’être. Certains m’ont plu plus que d’autres, j’ai un attachement particulier pour Violette et Emmanuel, les jumeaux amis de Guillaume. A contrario, j’ai trouvé Amélie beaucoup trop froide pour une mère dont le fils (même grand) a disparu. Elle fait sans doute preuve de pudeur mais j’ai eu du mal à m’identifier à elle.

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Un roman policier qui m’a fait penser à un Miss Marple : calme, posé et avec des déductions clairvoyantes. Des personnages sympathiques pour une lecture agréable et qui m’a fait voyager à Grigan.

Ma note : 7.5/10

Chronique Livresque·policier·Romance

Les hommes ne lisent pas de romance de Nico Bally

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Fiche Technique :

Auto-édition – 224 pages – ebook ou broché – Feel-good / Policier

Résumé :

Roméo Galli rêve de devenir journaliste criminel. Mais le seul job qu’il parvient à décrocher est la nécrologie de Lady Myrtille, une célèbre romancière qui a écrit une centaine de romances. Trop macho pour avoir déjà ouvert un livre à l’eau de rose, Roméo va devoir s’y plonger sérieusement, surtout qu’il sent que cette mort prétendument naturelle pourrait bien être un meurtre…

Aidé par la charmante petite-nièce de la romancière, hébergé par son père qu’il n’a pas vu depuis vingt ans, coincé entre une éditrice sulfureuse, un vieux grincheux, des jumelles pâtissières et toute la population farfelue du village le plus paumé du monde, Roméo va devoir gérer une enquête tortueuse, une histoire d’amour maladroite et… un lapin et un chat caractériels.

Entre comédie feel-good, romance légère et enquête littéraire, Les hommes ne lisent pas de romance rend hommage aux livres les plus méprisés et les plus lus de l’histoire de la Littérature : les romans à l’eau de rose.

pile-de-livresMon avis :

Un grand merci à Nico Bally, l’auteur, de m’avoir permit de le lire à nouveau en service presse et pour sa confiance renouvelée.

C’est le second roman que je lis de Nico Bally et encore une fois il a réussi à m’embarquer dans son histoire (pour mémoire, son roman TAUPE est juste excellent, vous trouverez ma chronique ICI).

Roméo Galli est un journaliste qui rêve d’enquêtes criminelles.. mais il revient à Croquignole, village de son enfance, contraint et forcé par les aléas de la vie. Il décroche un job pour la Gazette locale : écrire la nécrologie de Lady Myrtille, célèbre romancière tout juste décédée. Et c’est à partir de là que l’aventure commence pour Roméo entre la lecture de romances, les Croquignolais et Croquignolaises, Mister Darcy et Lizzy, ses journées ne vont pas être de tout repos.. sans compter cette odeur persistante de noix de coco..

C’est en compagnie de Roméo que le lecteur va visiter le charmant village de Croquignole, faire connaissance avec ses habitants, apprendre à connaître leurs traditions.. Et il faut dire que malgré son isolement, Croquignole n’est pas le village le plus calme du monde ! Personnellement j’en ai adoré l’ambiance ! C’est un petit bourg très vivant où vous trouverez des commerçants enjoués ou murmurants, où les fêtes et autres réunions se succèdent et où vous pourrez trouver dans toutes les maisons les romances de la célébrité locale : Lady Myrtille.

L’histoire se déroule donc dans ce charmant village et Roméo Galli va s’atteler à interroger les voisins de Lady Myrtille afin d’écrire la nécrologie demandée. Il va très vite soupçonner que le décès de la vieille dame n’est pas si naturel qu’il en à l’air et va mener son enquête. Il va également commencer à lire les romances écrites par Lady Myrtille, qui sait un indice s’y cache peut-être…

J’ai adoré chacun des personnages présents dans cette histoire.. Entre Meg-la-touffe, le docteur Zoé, le vieux Hart ou Mr Galli Père, ils sont drôles, farfelus, touchants.. L’auteur leur a donné une véritable identité une histoire, ils sont bien construits, pensés. Quant au personnage principal, Roméo même s’il arrive à Croquignole plein de préjugés : les campagnards, les romances, il va vivre une aventure personnelle vraiment intéressante. Au delà du fait qu’il mène l’enquête sur la mort de Lady Myrtille, c’est surtout lui-même qu’il va découvrir. Il va devoir se mettre à nu pour vraiment comprendre si sa véritable attente est l’aventure comme il le pense. Et puis.. qu’est ce que l’aventure ?!

Et la myrtille sur le muffin sont tous les extraits des romances qui entament chaque chapitre, j’ai adoré le clin d’œil. Ca m’a même donné envie de lire des romances…  

Nico Bally nous montre ici une autre facette de son talent. Après le Steampunk pour lequel j’avais eu un coup de cœur, le voilà dans un style romance – policier où sa plume est tout aussi efficace ! C’est une lecture fraîche, légère, drôle, sympa, bien écrite . Pour ma part, j’ai passé un excellent moment, j’ai beaucoup ri et je n’ai pas pu le lâcher avant de connaître le fin mot de l’histoire.

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Un roman qui ressemble à un gros cupcake ! Une douceur qui donne le sourire et vous laisse un goût de sucre tout doux dans la bouche..

Ma note : 8,5 / 10

 

Chronique Livresque·polar·suspense

John Fade – mAc A dAmes de Grégory Bryon

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Fiche Technique : 

Autoédition – 32 pages – ebook – Policier / Science Fiction – Nouvelle

Résumé : 

John Fade est un détective privé du 23e siècle exerçant à New Boston. Ancien policier, il se sert de son expérience et de ses relations pour retrouver des personnes disparues.

Alors qu’il vient tout juste de clôturer sa dernière affaire, un certain « Triple A » semble s’en prendre aux prostituées. La police ne s’en préoccupant pas, le détective décide de pousser l’enquête, qui l’emmènera dans les endroits les plus sombres de la ville.

***

« John Fade » est une série de nouvelles de polar-SF dont « mAc À dAmes » est le second volume.

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Mon avis : 

Tout d’abord je remercie chaleureusement Grégory Bryon de m’avoir confié ce tome 2 en service presse et pour sa confiance.

Ça a été un régal de retrouver John Fade dans une nouvelle aventure.. En effet, je vous parlais il y a quelques jours du tome 1 (John Fade – L’affaire Johan Jones), qui m’avait fait prendre conscience du potentiel des nouvelles, format qui me plait de plus en plus. 

John Fade, ancien flic devenu détective privé, se remet tranquillement de sa dernière enquête lorsqu’il est abordé en plein dîner par Polak, homme de main du mafieux Jimmy Falcone. John est contraint de le suivre et se voit proposer du travail par Falcone. En effet, ses prostituées disparaissent et il aimerait bien pouvoir mettre la main sur celui qui a l’outrecuidance de le défier. 

Encore une fois la magie du futur a agit sur moi. J’ai adoré retrouver les années 2260 et toutes les nouveautés technologiques.. En effet, dans ce nouvel opus John nous entraîne dans une enquête où il va devoir se servir de son flyster, utiliser son holocom et boire un vin californien visiblement naturel (ouf !). L’auteur m’a, une nouvelle fois, emporté dans ce monde où tout nous est familier mais différent (la description du parc pour enfant est un peu flippante au vu des noms…). Des explications sur les inventions ou la façon de vivre du 23ème siècle sont glissées dans le texte permettant au lecteur d’imaginer sans mal cette époque lointaine où la retraite se prendrait au bout de 30 ans de bons et loyaux services.  

John va, pour cette nouvelle enquête, se frotter à la mafia locale et à Jimmy Falcone en particulier. Il va de nouveau payer de sa personne pour pouvoir mener ses investigations à leur terme. Le personnage de John est de plus en plus attachant au fil des tomes. Je l’avais déjà beaucoup apprécié dans le 1er opus mais ici il nous montre un côté intègre et humain que j’ai particulièrement aimé. Son amour du passé et sa nostalgie du 20ème siècle sont également toujours présents et font partie intégrante de ce personnage. 

L’histoire est tout aussi captivante et bien menée que la première. J’ai même personnellement préféré celle-ci peut-être parce que je l’ai trouvé plus développée, mieux expliquée. En effet, on suit plus facilement le raisonnement de notre héros qui justifie les raisons de ses démarches, la logique de sa pensée au fur et à mesure. Il va devoir utiliser toutes ses ressources afin de mettre la main sur le fameux Triple A qui serait à l’origine des disparitions de prostituées. C’est encore une très bonne histoire policière que nous livre l’auteur, rondement menée. 

Grégory Bryon confirme ici mon coup de cœur pour sa plume. Il entraîne le lecteur dans cette aventure avec une écriture énergique et sans temps mort et bien que le format soit court l’histoire est parfaitement accomplie. 

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Un second opus encore plus entraînant qui permet de nous immerger un peu plus dans le 23ème siècle.. Un 3ème tome étant paru je vous en parlerais très vite mais si vous aimez les héros charismatiques et les enquêtes policières John Fade est fait pour vous ! 

Ma note : 8.5/10

 

Chronique Livresque·Science fiction

John Fade – L’affaire Johan Jones par Grégory Bryon

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Fiche Technique :

Autoédition – 34 pages – Ebook – Science-Fiction / Policier

Résumé :

John Fade est un détective privé du 23e siècle exerçant à New Boston. Ancien policier, il se sert de son expérience et de ses relations pour retrouver des personnes disparues.

Alors qu’il est à la recherche d’un écrivain, son ancienne amie Johan refait surface dans sa vie, mais pas de la manière dont il aurait souhaité. Arrivera-t-il à résoudre le mystère qui plane autour d’elle ?

***

« John Fade » est une série de nouvelles de polar-SF dont « L’affaire Johan Jones » est le premier volume.

pile-de-livres

Mon avis :

Un grand merci à Grégory Bryon, l’auteur, de m’avoir confié sa nouvelle en service presse.

Soyez les bienvenus en 2260 ! John Fade est un ancien policier à la retraite devenu détective privé. Il reçoit la visite d’une jeune femme dont le mari, un écrivain célèbre, a disparu. Mais très vite son enquête va le mener à recroiser le chemin d’une amie perdue de vue, Johan, et quand je dis chemin..

J’avoue que je prends goût aux nouvelles ! J’ai été longue à m’y mettre mais des découvertes comme celle-ci me font regretter de ne pas en avoir lu plus tôt. Le format court me dérange moins et je le trouve même vraiment plaisant.

John Fade est donc un détective privé dans le New Boston des années 2260 : les voitures volent, la viande est une denrée rare et le bourbon est bio-régénéré. John va accepter une affaire de disparition plutôt banale mais qui va vite se transformer en enquête bien plus compliquée.

J’ai beaucoup aimé le personnage de John avec sa nostalgie du 20ème siècle et son côté un peu cliché. Il nous fait découvrir son époque à travers ses petites habitudes mais aussi ce qui n’existe plus. L’auteur a une vision du future qui me fait froid dans le dos.. plus de stylos ni de papier ??!! John est un peu rétro et j’ai trouvé que ça apportait un côté humain à l’histoire. Au vu de son comportement, je suis bien certaine qu’il nous cache de petits secrets qui j’espère nous serons révélés lors de ses futures aventures.

L’histoire en elle – même est bien pensée et amenée. L’auteur distille les indices et plante bien le décor. Même si le texte est court, tout y est bien expliqué et installé, on assimile l’utilité des nouvelles inventions telles que l’holocom. On se familiarise avec cette société future ses habitudes, sa législation. Mon seul bémol concerne la résolution que j’ai trouvé un peu rapide et vite bouclée. J’aurai aimé avoir plus de détails, plus d’explications malgré cela l’enquête est intéressante à suivre.

Grâce à cette lecture, j’ai découvert la plume de Grégory Bryon que j’ai beaucoup aimé. Il a une écriture entraînante et fluide mais également une pointe d’humour vraiment agréable et sympathique.

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Une jolie découverte et un premier tome prometteur pour ce détective du futur dont je lirai les prochaines enquêtes avec grand plaisir !

Ma note : 8/10