Chronique Livresque·Historique·Littérature·policier

La lettre froissée : une enquête à la Belle-Epoque T1 par Alice Quinn

Fiche technique :

City Edition – 415 pages – ebook ou broché – Polars historiques

Résumé :

Cannes, au printemps 1884. Aristocrate déclassée et ruinée, Miss Gabriella Fletcher n’a plus un sou en poche. Heureusement, elle vient de trouver un travail inespéré de gouvernante dans la villa de Filomena Giglio, une femme aux mœurs plutôt dissolues. Et cette patronne hors du commun n’est pas pour déplaire à Miss Fletcher, loin de là… D’autant que dans sa demeure, on croise des célébrités, comme Guy de Maupassant, l’homme de lettres qui commence à avoir un certain succès. Et quand une jeune femme de chambre est assassinée, Miss Fletcher, sa scandaleuse patronne et le charmant Maupassant décident de mener l’enquête. D’autant que ce meurtre semble laisser les autorités totalement indifférentes. Le trio n’aura de cesse de combattre cette injustice et de découvrir la vérité dans un monde où la fortune et les apparences règnent en maîtres.

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Mon avis :

Je remercie chaleureusement Alice Quinn et Amazon Publishing de m’avoir permis de lire ce roman en avant – première.

Lorsque j’ai vu que le dernier Alice Quinn était disponible à la lecture en service presse sur le site NetGalley, je n’ai pas hésité une demi-seconde ! Tout d’abord parce j’ai déjà eu l’occasion de lire des romans de cette auteure et qu’à chaque fois j’avais beaucoup aimé (rappelez-vous.. « Au pays de Rosie Maldonne T4 : Nom de code Mémé Ruth » et Fanny N). Ensuite parce qu’Alice est une auteure que j’apprécie beaucoup et que le résumé m’a vraiment alléchée. Et enfin.. Non mais vous avez-vu cette couverture ? Une merveille ! Tous les ingrédients étaient réunis pour me faire craquer…

Le roman débute sur la rencontre de Miss Gabriella Fletcher, anglaise de bonne famille déchue et Filomena Giglio, dîtes Lola, jeune femme aux mœurs légères. Miss Fletcher répond à l’annonce de Mademoiselle Lola qui l’engage comme répétitrice. Elle fait la connaissance d’un auteur qui monte Guy de Maupassant et c’est ce trio assez improbable qui va se lancer à la poursuite de l’assassin d’une jeune femme de chambre.

Dès les premières pages, j’ai eu l’impression de faire un saut dans le temps et de me retrouver dans le Cannes de 1884 (et pourtant je n’y ai jamais mis les pieds ! à Cannes hein ? Enfin en 1884 non plus…). On y découvre la Croisette, le faste de la vie des gens fortunés, les Hôtels de prestige mais aussi la dure réalité pour les gens du peuple. La prostitution, les orphelinats, les bas quartiers, le quotidien de ceux qui ne sont pas nés avec une cuillère en argent dans la bouche.. Alice Quinn décrit parfaitement l’ambiance de cette Belle – Epoque où le paraître est d’une importance capitale entre beaux bijoux, chapeaux à la mode et balades en fiacre. Son écriture est toujours aussi fluide avec une pointe d’humour que j’apprécie tout particulièrement.

Ce roman mêle en réalité plusieurs histoires.. Le meurtre de Clara Campo, jeune femme de chambre et amie de Mademoiselle Lola en est la trame de base, le fil conducteur qui va permettre à nos trois héros d’évoluer. L’enquête tarde un peu à démarrer mais est bien menée avec des rebondissements intéressants. Les trois enquêteurs en herbe vont mettre en commun leurs différents talents pour permettre la résolution de cette affaire que la Police délaisse au vu de la condition sociale de la victime.

Un second point essentiel est celui de la condition féminine dans la société du 19ème siècle. On découvre la difficulté pour une femme seule de subvenir à ses besoins autrement qu’en se tuant à la tâche (et encore !). Une femme comme Lola, jeune et belle, assurera plus facilement son avenir en se trouvant un protecteur ou en s’adonnant à la prostitution, choix qui semble toucher toutes les couches de la société. Le lecteur va donc suivre Lola dans sa quête effrénée d’argent pour assurer sa survie. L’auteure a réalisé un formidable travail de recherche et l’on sent à travers ses écrits qu’elle s’est passionnée pour ce thème. Je vous invite à faire un tour sur son blog (ICI) si vous voulez en savoir un peu plus sur la vie d’une courtisane (entre autres) à cette époque.

La présence de Guy de Maupassant est assez déroutante au départ. Glisser un auteur aussi connu dans une fiction est un pari plutôt audacieux qu’Alice Quinn réussit haut la main. J’ai trouvé son personnage particulièrement savoureux entre son humour, sa façon d’être et la manière dont ses écrits sont intégrés à l’histoire. Mais, outre le célèbre Monsieur de Maupassant, tous les personnages sont excellents ! J’ai adoré les deux personnages principaux que sont Lola et Gabriella. Elles ont des caractères diamétralement opposés, elles sont un peu comme les deux faces d’une pièce : elles se complètent. Autant l’une est discrète, posée, calme que l’autre est vive, pétillante et peut sembler frivole. Mais elles font preuves toutes les deux d’une vive intelligence, d’une grande détermination et surtout d’un grand cœur. Les personnages secondaires sont aussi très réussis et j’ai tout spécialement aimé Rosalie et sa gouaille.

L’auteure a fait le choix de faire de Gabriella la narratrice de ce roman. J’ai trouvé l’idée un peu étrange au départ puisque Miss Fletcher, n’assistant pas à toutes les scènes, est obligée de nous retranscrire ce que ses camarades lui racontent ce qui fait que l’on passe du « je » au « il » au cours du texte. Mais l’idée vous semblera excellente lorsque, comme moi, vous lirez les dernières pages de ce roman. Alice Quinn fait preuve d’une réelle ingéniosité sur ce point, j’ai aimé ce très joli clin d’œil.  

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« La lettre froissée » est le premier tome d’une série qui s’annonce prometteuse ! J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman qui est dépaysant, instructif et dont le trio de personnages principaux est particulièrement attachant. Une très belle lecture que je vous recommande chaudement !

Ma note : 9/10

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Chronique Livresque·Jeunesse·policier

Soupçons de Kirsteen Duval

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Fiche Technique :

Autoédition – 280 pages – ebook ou broché – Thriller

Résumé :

Sybil et sa mère Maureen fuient le compagnon violent de cette dernière et s’installent dans une ville proche de la frontière du Canada. Leur nouvelle vie se met en place très rapidement, l’avenir semble prometteur. Maureen et Sybil ne tardent pas à tisser des liens amoureux. Le shérif Dan tombe sous le charme de Maureen, alors que Sybil n’en revient pas d’avoir éveillé l’intérêt du très beau Tom. Plus le temps passe et plus le comportement de Tom intrigue Sybil, mais l’amour qu’elle lui porte anéantit sans cesse ses soupçons jusqu’au jour où sa vie bascule…

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Mon avis :

Je remercie l’auteure, Kirsteen Duval, de m’avoir permit de lire son roman en service presse et pour sa gentillesse.

Le roman ouvre sur une scène un peu déroutante, pas de nom, pas de lieu mais le lecteur comprend très vite de quoi il s’agit.. Une femme dans un coffre de voiture. Puis, 2 policiers sonnent à une porte après que l’auteure nous ait fait faire un saut dans le temps de plusieurs dizaines d’années. Ils rendent visite à une vieille demoiselle qui va, à leur demande, leur raconter ses souvenirs datant de 1961..

Dès les premières pages, j’ai été prise au jeu de ce récit. En effet, on sait que l’on est dans les souvenirs de Sybil et même si la scène au départ nous oriente quant à l’issue de l’histoire malgré tout le suspense est présent. En effet, cette image reste an arrière fond dans l’esprit du lecteur qui va essayer de deviner :  Comment ? Pourquoi ? Qui ? Kirsteen Duval laisse tomber au fil des pages de petites miettes qui permettent au lecteur de se faire ses idées.

L’histoire tourne donc autour de Sybil, jeune adolescente et de Maureen sa mère. Elles se sont installées précipitamment à Blossom Creek, à la frontière canadienne, alors qu’elles fuient le compagnon violent de Maureen. Elles s’installent plutôt rapidement et bien dans leur nouvelle existence entre travail, études, nouveaux amis et nouveaux amours.. 

Autant, j’ai prit beaucoup de plaisir à suivre l’histoire de Sybil et Maureen autant j’ai eu un peu de mal avec le personnage de la jeune fille. En effet, j’ai trouvé qu’elle était plutôt versatile et (même si c’est plutôt normal pour une adolescente, parait-il… je ne m’en souviens plus !!) j’ai eu du mal du coup à la cerner et surtout à suivre ses sautes d’humeur. Malgré tout, on ressent l’amour et la fierté qu’elle éprouve pour sa mère ce qui représente le moteur de cette histoire.

Les autres personnages m’ont par contre beaucoup plu surtout les personnages masculins. J’ai trouvé le sheriff particulièrement attachant. J’aurai aimé qu’ils soient parfois un peu plus développés mais ils collent tous très bien avec le style de l’auteure, l’essentiel est là, on connaît leurs histoires sans tomber dans le « trop ».

Le rythme de l’histoire est quant à lui très intéressant.. Le tout début est stressant, on sent l’urgence, on sent le drame mais on ne sait pas où cela va nous mener.. Puis on vit l’installation de Sybil et sa mère à Blossom Creek. Tout se fait tranquillement, les nouvelles rencontres, les amitiés qui se créent, les amours qui fleurissent, la saison qui avance.. Malgré tout quelques indices nous laissent présager que les choses vont se gâter.. et là, ça s’accélère ! Le rythme devient plus soutenu, plus oppressant jusqu’à une fin qui vient boucler la boucle. J’ai particulièrement apprécié cette façon d’écrire, d’autant que l’auteure a une plume fluide et directe. Elle nous donne quelques petits détails, nous laisse apprécier le côté bucolique de la nouvelle vie des deux femmes avant de nous plonger dans le sombre. Le côté jeunesse ressort par moment, surtout avec le comportement de l’héroïne mais encore une fois, c’est cohérent.

Mon seul bémol sera sur la date choisie.. J’ai eu un peu de mal au fil des pages  me projeter dans les années 60 aux Etats-Unis. Quelques petits détails m’ont gênée comme le fait que Maureen soit divorcée par exemple. Je ne suis pas spécialiste en sociologie mais je m’imaginais que le divorce à cette époque n’était pas très bien accepté.

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Une très bonne lecture qui m’a tenu au fil des pages jusqu’aux explications finales. Un roman Young Adult qui se transforme peu à peu en policier. 

Ma note : 8/10  

 

Chronique Livresque·humour·policier

Brooklyn Paradis Saison 3 par Chris Simon

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Fiche technique :

Éditions du Réalisme Délirant – 166 pages – ebook ou broché – policier / humour

Résumé :

Courtney Burden à tout : un riche et beau mari, Jeb ; deux magnifiques enfants, Cameron et Sawyer ; un métier créatif et une brownstone de trois étages à Brooklyn, New York, là où tout le monde veut vivre. Alors pourquoi chine t-elle dans les rues ? A-t-elle un problème ? Est-elle cinglée ? Non, juste une chineuse compulsive qui adopte les objets pour se rassurer… Avait-elle besoin de ramasser ce canapé au petit matin au bord du fleuve et de le ramener chez elle ? Non, mais elle le croyait abandonné sur ce parking paumé. Sauf qu’il ne l’était pas. Et qu’il appartient à des gars pas cool du tout, qui tiennent à leurs affaires… Et que ces gars, super vénères, vont tout faire pour le récupérer. Et ça, c’est le début de la fin pour Courtney et les siens. Cocaïne, gangsters, argent et sexe : les meilleurs ingrédients pour faire exploser une famille modèle. Il y a une bonne dose d’humour aussi… pour sauver les meubles.

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Mon avis :

Un très grand merci à Chris Simon, l’auteure, pour sa confiance renouvelée ! La Saison 3 était attendue de pied ferme et j’ai été ravie qu’elle me la confie en service presse..

Attention, ma chronique risque de vous spolier si vous n’avez pas lu la saison précédente (ce que je trouve parfaitement inadmissible ! non mais !). Bon… pour rattraper votre retard vous pouvez déjà lire mes chroniques pour la SAISON 1 et la SAISON 2.

Les Burden apprennent le décès de Jason, le fils de leurs amis et camarade de leur fils ainé Cameron. Une situation compliquée à gérer émotionnellement qui va entraîner en plus de la peine des rebondissements inattendus chez notre héroïne avec toujours au cœur du problème le fameux canapé et la cocaïne qu’il contient.

Cette nouvelle saison commence assez tristement : le décès d’un adolescent, la peine de son entourage, le désespoir des ses parents.. Les Burden sont touchés par cette perte et mesurent leur chance que cela n’ait pas été Cameron. Ce dernier, quant à lui, oscille entre culpabilité et désir de côtoyer Sam et ses sbires. La vie de toute la famille est donc perturbée surtout lorsque la police s’en mêle.

J’ai retrouvé avec bonheur tous les protagonistes de cette série vraiment géniale : Courtney et sa passion de la glane, Cameron, Sawyer, Harlan le majordome.. Les personnages sont toujours aussi savoureux avec une pointe d’émotion supplémentaire. Chris Simon réussit à donner à chaque personnage plus de profondeur et à nous montrer leurs travers également. Je pense notamment à Jeb, le mari de Courtney, qui m’a choquée par ses décisions, Courtney qui m’a émue lorsqu’elle s’occupe de son amie Katherine. On en apprend également plus sur Harlan qui me fait toujours autant rire mais que j’ai trouvé touchant. Cameron reste le personnage le plus présent puisqu’il est au centre (avec le canapé !) de toute cette histoire de cocaïne. Et bien entendu, Sam et son langage imagé est toujours aussi méchant et drôle.

L’histoire continue parfaitement dans sa lancée, elle est très bien menée. Elle avance de façon toujours aussi rythmée et chaque épisode est un régal. C’est sans doute ce découpage qui fait qu’il n’y a pas de temps mort. Un virage a été prit avec le décès de Jason qui fait que l’histoire devient bien plus grave. On vit la détresse de ses parents, on entrevoit le choc qu’ils subissent. On suit également les difficultés qu’ont Courtney et Jeb avec leur fils adolescent, le dialogue n’est pas toujours simple. Mais il y a toujours un moment où Chris Simon glisse une petite phrase qui va amuser le lecteur, le faire rire et réussir à détendre l’atmosphère.

La plume de Chris Simon m’a encore une fois embarquée dans les rues de Brooklyn en compagnie de Courtney et de sa famille. Elle est fluide, drôle, grave quand il le faut mais toujours aussi addictive puisque maintenant je n’ai vraiment hâte que.. de lire la saison 4 !            

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Une Saison 3 qui m’a énormément touchée et que j’ai tout autant aimé que les deux premières. Cette série est vraiment savoureuse, elle oscille entre l’humour et le drame et rend le lecteur accro comme l’est Cameron du canapé plein de cocaïne…

Ma note : 9/10

 

Chronique Livresque·policier

Mauvais week-end par Marie Larantec

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Fiche Technique :

Editions Samarkand – 180 pages – ebook ou broché – Policier et suspense

Résumé :

Guillaume a disparu. Son cheval a été retrouvé sans cavalier. Au pays des lavandes et des chênes truffiers, cette disparition ne manque pas d’inquiéter sa famille et ses amis. Son oncle, Morin, débarque de Paris et de sa fraîche retraite pour aider à le retrouver. Rapidement, Morin se retrouve face à un mystère que ses années d’expérience à la P.J. ne lui permettent pas de découvrir : pas de nouvelle petite amie, pas de raison de fuguer, pas d’ennemis. Pas la moindre piste pour comprendre. Entre François, l’ami d’enfance de Guillaume, Raphaël, le copain flambeur, Louise la petite amie amoureuse, les jeunes ont des projets différents de leurs parents, les Jean, Morin, Amélie et Charles. Des projets qui créent un peu de friction et font revivre aux parents leurs jeunes années. En décousant le fil des différentes activités des uns et des autres et la topographie de la région de la Drôme provençale, Morin va-t-il réussir à lever le voile sur ces projets secrets, et surtout, va-t-il enfin retrouver son neveu ? Dans ce policier qui a tout du cosy mystery, Marie Larantec nous invite dans une enquête qui prend ses racines dans le pays de Grignan. Parisienne jusqu’au bout des ongles, Marie Larantec a découvert la région de Grignan il y a une quinzaine d’années et en sillonné les routes, à la recherche des truffes, des routes perdues et des caveaux des templiers. Elle en a rapporté de nombreux mystères à résoudre.

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Mon avis :

Avant tout, je remercie les Editions Samarkand de m’avoir fait parvenir ce service presse et pour leur confiance.

Guillaume vit dans la Drôme provençale et plus précisément à Grignan. Il a des parents, Amélie et Charles, des amis dont François son ami d’enfance, une petite amie, Louise, et un projet professionnel secret. Mais, au cours d’une balade à cheval, Guillaume disparaît et son oncle Mathieu Morin revient dans la région alors qu’il a quitté son poste à la P.J afin d’essayer de retrouver son neveu et d’éclaircir ce mystère.

Ce roman débute doucement, par une description des lieux. L’auteure met en place le décor, introduit les personnages peu à peu.. Puis on entre dans le vif du sujet : la disparition de Guillaume et le retour de son cheval, seul. L’histoire va vite tourner autour du projet secret de François et Guillaume sans que l’auteure ne laisse entrevoir s’il y a un lien avec la disparition du jeune homme. Les deux amis avaient de grands projets et Louise était également impliquée mais ils gardent le silence en attendant le retour de leur camarade ce qui renforce l’énigme. Un mystère entoure également Raphaël, ami de Louise dont le train de vie interpelle. Le rythme de l’histoire est plutôt lent, l’auteure prend son temps pour que chaque personnage prenne sa place, s’affirme dans son rôle et surtout que l’intrigue s’installe.

On sent à travers l’écriture de Marie Larantec tout l’attachement qu’elle porte à la région de Grignan. Ses descriptions sont poétiques mais précises, grâce à sa plume elle instaure une sorte de climat de calme autour de cette région et j’ai eu l’impression de m’y promener. On sent à travers les personnages que les habitants s’y sentent bien, qu’ils s’y plaisent. Elle s’exprime avec des phrases courtes sans emphase ni prétention qui font que malgré l’urgence de la situation de la disparition de Guillaume, la lecture semble paisible.

L’histoire est intéressante et dès le départ on a envie d’en savoir plus sur les personnages, leurs histoires respectives et surtout ce qu’il a pu advenir de Guillaume. Est-il encore en vie ? As-t-il été kidnappé ? Tué ? Des secrets ressortent et épaississent le mystère, parfois au détour d’une simple phrase. Toutefois, j’ai trouvé que parfois le récit manquait de détails, d’explications. Tout va plutôt vite une fois l’histoire lancée et j’aurai aimé que les choses se déroulent un peu moins facilement.

Les personnages étant peu nombreux on les cerne assez rapidement bien que le lecteur ne soit pas à l’abri de quelques surprises. Marie Larantec nous les rend tous attachants de par leurs histoires personnelles, leur vécu mais également leur façon d’être. Certains m’ont plu plus que d’autres, j’ai un attachement particulier pour Violette et Emmanuel, les jumeaux amis de Guillaume. A contrario, j’ai trouvé Amélie beaucoup trop froide pour une mère dont le fils (même grand) a disparu. Elle fait sans doute preuve de pudeur mais j’ai eu du mal à m’identifier à elle.

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Un roman policier qui m’a fait penser à un Miss Marple : calme, posé et avec des déductions clairvoyantes. Des personnages sympathiques pour une lecture agréable et qui m’a fait voyager à Grigan.

Ma note : 7.5/10

Chronique Livresque·policier·Romance

Les hommes ne lisent pas de romance de Nico Bally

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Fiche Technique :

Auto-édition – 224 pages – ebook ou broché – Feel-good / Policier

Résumé :

Roméo Galli rêve de devenir journaliste criminel. Mais le seul job qu’il parvient à décrocher est la nécrologie de Lady Myrtille, une célèbre romancière qui a écrit une centaine de romances. Trop macho pour avoir déjà ouvert un livre à l’eau de rose, Roméo va devoir s’y plonger sérieusement, surtout qu’il sent que cette mort prétendument naturelle pourrait bien être un meurtre…

Aidé par la charmante petite-nièce de la romancière, hébergé par son père qu’il n’a pas vu depuis vingt ans, coincé entre une éditrice sulfureuse, un vieux grincheux, des jumelles pâtissières et toute la population farfelue du village le plus paumé du monde, Roméo va devoir gérer une enquête tortueuse, une histoire d’amour maladroite et… un lapin et un chat caractériels.

Entre comédie feel-good, romance légère et enquête littéraire, Les hommes ne lisent pas de romance rend hommage aux livres les plus méprisés et les plus lus de l’histoire de la Littérature : les romans à l’eau de rose.

pile-de-livresMon avis :

Un grand merci à Nico Bally, l’auteur, de m’avoir permit de le lire à nouveau en service presse et pour sa confiance renouvelée.

C’est le second roman que je lis de Nico Bally et encore une fois il a réussi à m’embarquer dans son histoire (pour mémoire, son roman TAUPE est juste excellent, vous trouverez ma chronique ICI).

Roméo Galli est un journaliste qui rêve d’enquêtes criminelles.. mais il revient à Croquignole, village de son enfance, contraint et forcé par les aléas de la vie. Il décroche un job pour la Gazette locale : écrire la nécrologie de Lady Myrtille, célèbre romancière tout juste décédée. Et c’est à partir de là que l’aventure commence pour Roméo entre la lecture de romances, les Croquignolais et Croquignolaises, Mister Darcy et Lizzy, ses journées ne vont pas être de tout repos.. sans compter cette odeur persistante de noix de coco..

C’est en compagnie de Roméo que le lecteur va visiter le charmant village de Croquignole, faire connaissance avec ses habitants, apprendre à connaître leurs traditions.. Et il faut dire que malgré son isolement, Croquignole n’est pas le village le plus calme du monde ! Personnellement j’en ai adoré l’ambiance ! C’est un petit bourg très vivant où vous trouverez des commerçants enjoués ou murmurants, où les fêtes et autres réunions se succèdent et où vous pourrez trouver dans toutes les maisons les romances de la célébrité locale : Lady Myrtille.

L’histoire se déroule donc dans ce charmant village et Roméo Galli va s’atteler à interroger les voisins de Lady Myrtille afin d’écrire la nécrologie demandée. Il va très vite soupçonner que le décès de la vieille dame n’est pas si naturel qu’il en à l’air et va mener son enquête. Il va également commencer à lire les romances écrites par Lady Myrtille, qui sait un indice s’y cache peut-être…

J’ai adoré chacun des personnages présents dans cette histoire.. Entre Meg-la-touffe, le docteur Zoé, le vieux Hart ou Mr Galli Père, ils sont drôles, farfelus, touchants.. L’auteur leur a donné une véritable identité une histoire, ils sont bien construits, pensés. Quant au personnage principal, Roméo même s’il arrive à Croquignole plein de préjugés : les campagnards, les romances, il va vivre une aventure personnelle vraiment intéressante. Au delà du fait qu’il mène l’enquête sur la mort de Lady Myrtille, c’est surtout lui-même qu’il va découvrir. Il va devoir se mettre à nu pour vraiment comprendre si sa véritable attente est l’aventure comme il le pense. Et puis.. qu’est ce que l’aventure ?!

Et la myrtille sur le muffin sont tous les extraits des romances qui entament chaque chapitre, j’ai adoré le clin d’œil. Ca m’a même donné envie de lire des romances…  

Nico Bally nous montre ici une autre facette de son talent. Après le Steampunk pour lequel j’avais eu un coup de cœur, le voilà dans un style romance – policier où sa plume est tout aussi efficace ! C’est une lecture fraîche, légère, drôle, sympa, bien écrite . Pour ma part, j’ai passé un excellent moment, j’ai beaucoup ri et je n’ai pas pu le lâcher avant de connaître le fin mot de l’histoire.

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Un roman qui ressemble à un gros cupcake ! Une douceur qui donne le sourire et vous laisse un goût de sucre tout doux dans la bouche..

Ma note : 8,5 / 10

 

Chronique Livresque·polar·suspense

John Fade – mAc A dAmes de Grégory Bryon

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Fiche Technique : 

Autoédition – 32 pages – ebook – Policier / Science Fiction – Nouvelle

Résumé : 

John Fade est un détective privé du 23e siècle exerçant à New Boston. Ancien policier, il se sert de son expérience et de ses relations pour retrouver des personnes disparues.

Alors qu’il vient tout juste de clôturer sa dernière affaire, un certain « Triple A » semble s’en prendre aux prostituées. La police ne s’en préoccupant pas, le détective décide de pousser l’enquête, qui l’emmènera dans les endroits les plus sombres de la ville.

***

« John Fade » est une série de nouvelles de polar-SF dont « mAc À dAmes » est le second volume.

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Mon avis : 

Tout d’abord je remercie chaleureusement Grégory Bryon de m’avoir confié ce tome 2 en service presse et pour sa confiance.

Ça a été un régal de retrouver John Fade dans une nouvelle aventure.. En effet, je vous parlais il y a quelques jours du tome 1 (John Fade – L’affaire Johan Jones), qui m’avait fait prendre conscience du potentiel des nouvelles, format qui me plait de plus en plus. 

John Fade, ancien flic devenu détective privé, se remet tranquillement de sa dernière enquête lorsqu’il est abordé en plein dîner par Polak, homme de main du mafieux Jimmy Falcone. John est contraint de le suivre et se voit proposer du travail par Falcone. En effet, ses prostituées disparaissent et il aimerait bien pouvoir mettre la main sur celui qui a l’outrecuidance de le défier. 

Encore une fois la magie du futur a agit sur moi. J’ai adoré retrouver les années 2260 et toutes les nouveautés technologiques.. En effet, dans ce nouvel opus John nous entraîne dans une enquête où il va devoir se servir de son flyster, utiliser son holocom et boire un vin californien visiblement naturel (ouf !). L’auteur m’a, une nouvelle fois, emporté dans ce monde où tout nous est familier mais différent (la description du parc pour enfant est un peu flippante au vu des noms…). Des explications sur les inventions ou la façon de vivre du 23ème siècle sont glissées dans le texte permettant au lecteur d’imaginer sans mal cette époque lointaine où la retraite se prendrait au bout de 30 ans de bons et loyaux services.  

John va, pour cette nouvelle enquête, se frotter à la mafia locale et à Jimmy Falcone en particulier. Il va de nouveau payer de sa personne pour pouvoir mener ses investigations à leur terme. Le personnage de John est de plus en plus attachant au fil des tomes. Je l’avais déjà beaucoup apprécié dans le 1er opus mais ici il nous montre un côté intègre et humain que j’ai particulièrement aimé. Son amour du passé et sa nostalgie du 20ème siècle sont également toujours présents et font partie intégrante de ce personnage. 

L’histoire est tout aussi captivante et bien menée que la première. J’ai même personnellement préféré celle-ci peut-être parce que je l’ai trouvé plus développée, mieux expliquée. En effet, on suit plus facilement le raisonnement de notre héros qui justifie les raisons de ses démarches, la logique de sa pensée au fur et à mesure. Il va devoir utiliser toutes ses ressources afin de mettre la main sur le fameux Triple A qui serait à l’origine des disparitions de prostituées. C’est encore une très bonne histoire policière que nous livre l’auteur, rondement menée. 

Grégory Bryon confirme ici mon coup de cœur pour sa plume. Il entraîne le lecteur dans cette aventure avec une écriture énergique et sans temps mort et bien que le format soit court l’histoire est parfaitement accomplie. 

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Un second opus encore plus entraînant qui permet de nous immerger un peu plus dans le 23ème siècle.. Un 3ème tome étant paru je vous en parlerais très vite mais si vous aimez les héros charismatiques et les enquêtes policières John Fade est fait pour vous ! 

Ma note : 8.5/10

 

Chronique Livresque·Science fiction

John Fade – L’affaire Johan Jones par Grégory Bryon

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Fiche Technique :

Autoédition – 34 pages – Ebook – Science-Fiction / Policier

Résumé :

John Fade est un détective privé du 23e siècle exerçant à New Boston. Ancien policier, il se sert de son expérience et de ses relations pour retrouver des personnes disparues.

Alors qu’il est à la recherche d’un écrivain, son ancienne amie Johan refait surface dans sa vie, mais pas de la manière dont il aurait souhaité. Arrivera-t-il à résoudre le mystère qui plane autour d’elle ?

***

« John Fade » est une série de nouvelles de polar-SF dont « L’affaire Johan Jones » est le premier volume.

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Mon avis :

Un grand merci à Grégory Bryon, l’auteur, de m’avoir confié sa nouvelle en service presse.

Soyez les bienvenus en 2260 ! John Fade est un ancien policier à la retraite devenu détective privé. Il reçoit la visite d’une jeune femme dont le mari, un écrivain célèbre, a disparu. Mais très vite son enquête va le mener à recroiser le chemin d’une amie perdue de vue, Johan, et quand je dis chemin..

J’avoue que je prends goût aux nouvelles ! J’ai été longue à m’y mettre mais des découvertes comme celle-ci me font regretter de ne pas en avoir lu plus tôt. Le format court me dérange moins et je le trouve même vraiment plaisant.

John Fade est donc un détective privé dans le New Boston des années 2260 : les voitures volent, la viande est une denrée rare et le bourbon est bio-régénéré. John va accepter une affaire de disparition plutôt banale mais qui va vite se transformer en enquête bien plus compliquée.

J’ai beaucoup aimé le personnage de John avec sa nostalgie du 20ème siècle et son côté un peu cliché. Il nous fait découvrir son époque à travers ses petites habitudes mais aussi ce qui n’existe plus. L’auteur a une vision du future qui me fait froid dans le dos.. plus de stylos ni de papier ??!! John est un peu rétro et j’ai trouvé que ça apportait un côté humain à l’histoire. Au vu de son comportement, je suis bien certaine qu’il nous cache de petits secrets qui j’espère nous serons révélés lors de ses futures aventures.

L’histoire en elle – même est bien pensée et amenée. L’auteur distille les indices et plante bien le décor. Même si le texte est court, tout y est bien expliqué et installé, on assimile l’utilité des nouvelles inventions telles que l’holocom. On se familiarise avec cette société future ses habitudes, sa législation. Mon seul bémol concerne la résolution que j’ai trouvé un peu rapide et vite bouclée. J’aurai aimé avoir plus de détails, plus d’explications malgré cela l’enquête est intéressante à suivre.

Grâce à cette lecture, j’ai découvert la plume de Grégory Bryon que j’ai beaucoup aimé. Il a une écriture entraînante et fluide mais également une pointe d’humour vraiment agréable et sympathique.

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Une jolie découverte et un premier tome prometteur pour ce détective du futur dont je lirai les prochaines enquêtes avec grand plaisir !

Ma note : 8/10

Chronique Livresque·Thriller

Vegan psycho de Freeric Huginn

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Fiche Technique :

Auto-édition – 306 pages – Ebook ou broché – Thriller

Résumé :

Peut-on tuer par amour ? Chacun aura sa propre réponse. Mais dans tous les cas, cela semble être la croyance de ce psychopathe en apparence grand défenseur animaux. Néanmoins, jamais Vanessa n’aurait pensé que cette affaire allait autant chambouler sa vie. Quant à Valmont, quelle mouche l’avait piqué de faire appel à ce médium ? D’accord, ce tueur jouait depuis un moment avec leurs nerfs, à semer des cadavres partout dans la région sans laisser de traces, mais était-ce vraiment une raison valable ? Car même si un homme sage a dit un jour : Soyez le changement que vous voulez voir dans ce monde ; entre une population ulcérée à deux doigts de se faire justice elle-même, des politiques et des journalistes motivés à faire choux gras sur leur dos, pouvaient ils se permettre de tout sacrifier sur l’autel d’un idéal ? Ce même idéal qui peut-être les avait déjà trahis…   

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Mon avis :

Avant tout, je remercie vivement l’auteur, Freeric Huggin, de m’avoir permit de lire son roman en service presse. J’avais craqué sur la couverture qui est, je trouve, géniale alors ça a été un plaisir de pouvoir le lire.

Les choses sérieuses commencent dès la première page. Un homme se rend compte qu’il est victime d’un kidnapping.. Il n’a aucun souvenir de son enlèvement  et va vite s’apercevoir qu’il a peu de chance de s’en sortir vivant. L’enquête va échoir à Vanessa et Valmont, deux policiers qui vont tenter le tout pour le tout pour résoudre cette affaire en utilisant les dons d’un médium.. Il faut dire que l’assassin ne s’est pas arrêté à ce premier meurtre et qu’il sème des cadavres un peu partout.

L’auteur nous entraîne en compagnie de ces deux policiers et de Marco, leur Bleu, à la recherche d’un tueur en série qui semble être motivé par la défense de la cause animale. Pour cela, Freeric Huginn emmène le lecteur dans un monde qui ne lui est pas forcément familier comme celui des abattoirs ou des laboratoires. Les informations sont distillées au fil des pages, intégrées dans l’histoire mais on en apprend beaucoup sur la façon dont les animaux sont traités.

L’histoire est bien menée et se met en place à fur et à mesure que le tueur enlève ses victimes. Les enquêteurs sont plutôt malmenés par cet assassin qui ne laisse aucun indice et vont naviguer en eaux troubles avec pour seule aide celle du médium. Malgré une enquête qui piétine le récit avance, l’auteur alterne entre scènes gores et dialogues plus légers. Malgré un langage familier voir parfois crus, les scènes décrites ne tombent pas dans l’excès. Les descriptions sont juste ce qu’il faut de choquantes pour marquer le lecteur sans tomber dans le voyeurisme.

Les personnages sont plutôt bien campés et j’ai beaucoup aimé le trio d’enquêteurs. Ils sont plutôt attachants et drôles avec leurs réparties. J’aurai aimé parfois en savoir plus sur eux, avoir un peu plus de détails sur leurs passés ou leurs pensées mais tout est très centrée sur l’enquête avec peu de place pour le reste finalement. Le « divis » est également un personnage que j’ai apprécié notamment ses réflexions sur le court de sa vie que j’ai trouvé touchantes et justes.

Au-delà de l’histoire, l’auteur réussit à nous faire réfléchir sur la cause animale sans tomber dans un ton moralisateur. Grâce à sa plume fluide mais également acide et acérée, il nous montre jusqu’où peuvent aller des êtres humains pour défendre leurs idées qu’ils soient végans ou non. Par petites touches, par quelques mots de-ci de-là au fil des pages, Freeric Huginn démontre au lecteur, si besoin est, que l’être humain est la plupart du temps intolérant face à ce qu’il n’apprécie pas, voir ne comprend pas.

Mon seul bémol concernant ce livre sera pour la fin… En effet, j’attendais vraiment celle-ci pour avoir toutes les explications mais j’ai trouvé que les choses allaient trop vite et je suis restée un peu sur ma faim..

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Un thriller bien mené et construit qui vous fera passer un bon moment .. Mais si j’étais vous j’éviterais de le lire en mangeant vous risqueriez de ne plus regarder votre assiette de la même façon !

Ma note : 7.5/10

 

Chronique Livresque·humour·polar

Au pays de Rosie Maldonne T4 : Nom de code Mémé Ruth d’Alice Quinn

Fiche Technique :

Editions Alliage – 347 pages – ebook ou broché – Policier / Littérature

Résumé : 

Rosie Maldonne est une jeune mère de famille sexy, grande gueule… et en situation précaire.
Au resto du cœur, elle rencontre une SDF autoritaire qui la charge d’une mission : porter un message au Yacht Club de Monaco. Comme il y a des petits fours gratuits en perspective, Rosie ne se fait pas prier, mais elle ne se doute pas qu’elle va déranger des individus prêts à tout… Qui sont vraiment cette SDF et ce jeune clodo beau comme un Dieu ? Qui est ce couple affairé qui s’intéresse de si près à elle et à son passé ? Quel rapport tout cela peut-il bien avoir avec sa grand-mère ? Plus Rosie avance dans ce dédale, et plus elle réalise qu’il n’y a qu’une seule question à résoudre : quel est le secret de mémé Ruth ?

 

Mon avis :

Tout d’abord, je tiens à remercier Alice Quinn, l’auteure, de m’avoir permis de lire son livre en service presse et pour sa gentillesse.

Lorsque j’ai lu le résumé de ce livre, j’ai pensé qu’il était plus que prometteur mais que commencer par un tome 4 n’était pas forcément la chose la plus intelligente à faire. Alice Quinn, l’auteure, m’a assuré qu’on pouvait lire les livres sans forcément en suivre la chronologie et il est vrai que je n’ai pas été perdue une seule seconde. Quelques allusions à des aventures précédentes mais rien qui pourrait gêner un lecteur qui commencerait par ce tome.

Rosie Maldonne (Cricri elle préfère !) est une jeune femme dynamique avec 3 enfants à charge, qui vit dans une caravane et a une situation financière précaire. Elle accepte de rendre service à une SDF rencontrée aux Restos du Coeur en portant un message à une personne au Yacht Club de Monaco. Elle va se trouver mêlée bien malgré elle à plusieurs morts mystérieuses, à un défilé de mode improbable mais aussi à la quête du trésor de sa Mémé Ruth. Tout un programme en perspective !

Si vous aimez les héroïnes déjantées, les personnages loufouques et les enquêtes ce livre est fait pour vous ! Pour ma part, j’ai non seulement beaucoup aimé l’histoire ou plutôt les histoires puisqu’il y a plusieurs enquêtes qui s’entremèlent mais, et surtout, j’ai adoré les personnages. Rosie est super attachante et drôle. Elle est excessive, exhubérante et m’a fait pensé à un Titi Parisien avec sa façon de parler. Sa manie de changer les expressions m’a fait rire aux éclats plus d’une fois ! Entre ses tenues improbables, son rythme de marche et l’amour qu’elle porte à ses enfants, je l’ai trouvé tout simplement géniale. Elle est entouré d’un groupe d’amis tout aussi abracadrant qu’elle : Ismène, par exemple mais aussi Gaston que j’ai trouvé touchant, Tony et sa loyauté. Quant à ses filles, elles sont rigolotes et attendrissantes en même temps.

Les enquêtes sont vraiment bien ficelées. La quête du trésor de sa mémé Ruth va l’amener à découvrir un pan du passé de son aïeule qu’elle ne connaissait pas et sa rencontre avec Simone, la SDF, va l’entraîner dans une enquête à rebondissements. Mais Rosie bénéficie d’aide pour mener de front tous ces mystères : ses amis bien sur, sa maman décédée qui chaque jour lui envoit une chanson en rêve pour la guider et l’inspecteur Borelli qui malgré son air bougon l’apprécie, j’en suis sûre !

L’auteure a réussit un savant mélange entre humour et policier, elle nous emmène grâce à son écriture rythmée dans le monde de Rosie Maldonne où tout est un peu fou mais qui, surtout, déborde d’amour et d’amitié.

Une lecture vraiment divertissante qui m’a donné envie de découvrir toute la série des aventures de Rosie Maldonne.. dites plutôt Cricri !

Ma note : 8/10

Chronique Livresque·Drame·polar

La belle assise de Brice Milan

Fiche Technique :

Auto-édition – 147 pages – ebook – Policier / drame

Résumé :

Jean-Yves tombe amoureux d’une jeune fille paraplégique, Emma chaperonnée par sa tante. La mère de Jean-Yves, veuve, s’oppose à sa liaison… A tort ou à raison ?

Mon avis :

Avant tout, je souhaite remercie Brice Milan l’auteur de m’avoir confié son livre en service presse et de sa confiance.

Jean-Yves est une jeune homme vivant des rentes léguées par son père. Il coule une petite vie paisible entre un peu de course à pied et une mère un brin envahissante. Jusqu’au jour où il croise Emma, jeune femme paraplégique pour laquelle son coeur s’emballe. Mais souvent les choses ne sont pas ce qu’elles semblent être et Jean-Yves va le découvrir rapidement à ses dépends..

Ce roman commence assez doucement, un petit côté romance avec un Jean-Yves fleur bleue qui s’enflamme sur sa belle assise. Puis tout s’emballe entre secrets et non-dits, Jean-Yves va devoir affronter des situations auxquelles il ne s’attendait pas (et le lecteur non plus !). Une enquête policière va prendre le pas rapidement sur l’histoire d’amour naissante et faire plonger notre héros dans les secrets bien gardés de son passé. Le personnage de Jean-Yves peut paraître un peu caricatural mais pour ma part, je l’ai beaucoup apprécié. Je trouve son évolution au fil des pages vraiment intéressante. Au départ, il ressemble à un gran ado que la vie aurait favorisé puisqu’il n’a pas besoin de travailler pour vivre décemment, qu’il semble en bonne santé et heureux de sa condition. Mais au fur et à mesure que des pans de sa vie s’effondre, il est confronté à des choix qui vont le faire mûrir inexorablement. Emma m’a donné plus de mal même si je l’ai trouvé attachante à certains moments. Je pense qu’il m’aurait fallu plus de détails ou d’explications sur leurs vies, leurs choix pour pouvoir vraiment les comprendre et les apprécier pleinement.

J’ai particulièrement aimé le rythme de ce roman, les chapitres sont très courts mais donnent une cadence à l’histoire très rapide. Brice Milan, l’auteur, a une très belle plume, très fluide qui fait que la lecture est très aisée. Jean-Yves étant issu du milieu bourgeois, l’auteur a choisi un langage assez soutenu ce qui m’a parfois un peu fait tiquer mais sans me gâcher le plaisir de la lecture un seul instant. Chaque révélation entraîne de nouvelles questions et fait s’accélérer un peu plus l’histoire, obligeant le lecteur à imaginer un dénouement qui ne sera de toute façon pas le bon.

Les romans courts ont souvent pour moi un petit côté frustrant car je trouve que ça manque de détails mais pas pour « La belle assise » dont l’intrigue débute très rapidement et pour laquelle nous avons toutes les réponses attendues. Mon seul bémol étant pour les personnages comme je l’ai dit plus haut pour lesquels j’aurais aimé plus d’explications pour mieux les appréhender. Ce format court est donc une réussite.

Un roman policier bien ficelé avec une intrigue prenante et bien pensée. Une lecture agréable et étonnante jusqu’à la conclusion finale surprenante.

Ma note : 8/10