Chronique Livresque·polar·policier·Thriller

Göteborg par Franck Harbour

Quelques informations : 

Librinova – 304 pages – Thriller

Un résumé ? 

Parisienne, membre actif d’un mouvement féministe, Lydie mène une existence paisible. Ses fantômes de l’enfance ne la hantent que par faibles réminiscences jusqu’au jour où un jeune inconnu frappe à sa porte puis disparaît d’une manière pour le moins étrange. 
Epaulée par Christ, ancien agent de l’US Marine Corps devenu majordome, Lydie va tenter de retrouver ce jeune homme qui ne lui est peut être pas si étranger.
Entre intelligence artificielle et mouvement féministe radical, la vérité de leur quête les éloigne, à chacun de leur pas, de celle véhiculée par les médias. Un étrange archipel suédois ne serait il pas l’épicentre d’une guerre de l’ombre d’un nouveau genre ?

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Mon avis : 

Je remercie chaleureusement Franck Harbour pour l’envoi de ce service presse via le site Simplement.Pro, pour sa gentillesse et sa patience. 

Lorsqu’Oliver part de chez lui, ce matin-là, pour passer un casting et qu’il découvre qu’une très grosse somme d’argent a été virée sur son compte en banque, il pense tout d’abord à une erreur. Mais il est loin de se douter que ce n’est que le début d’une aventure qui va bouleverser sa vie. Sa route va croiser celle de Lydie et à partir de là tout va basculer.. 

Le prologue m’a vraiment semblé difficile à lire. Une jeune fille tenue en laisse au milieu d’hommes prêts à profiter d’elle, ce n’est pas simple. Humiliation, abus, viol, rien ne lui  sera épargné. Puis on comprends au fil de l’histoire l’impact que cette scène, le pourquoi et surtout ce qui en a découlé pour cette jeune fille. 

J’avoue que je ne saurais classer ce roman qui mélange plusieurs genres avec beaucoup de talent. Anticipation, polar, cette histoire nous entraîne sur les traces d’un mouvement féministe existant depuis très longtemps et qui se bat pour le droit des femmes, l’égalité entre les sexes. Mais l’égalité suffit-elle ? Visiblement pas à certains membres des Sœurs de Marie… L’auteur pose de nombreuses questions très intéressantes sur la condition féminine à travers ses personnages, leurs histoires, leurs idées. J’avoue avoir terminé ce livre avec des interrogations plein la tête.. 

L’histoire est très bien menée et l’on suit en parallèle plusieurs personnages. Les principaux sont Lydie et Oliver, chacun se débattant afin de comprendre la situation dans laquelle ils se trouvent. Leurs chemins se croisent et leurs destins se trouvent mêlés grâce à Arto, une sorte de mentor pour Lydie. Les rebondissements et le suspense sont présents à chaque instant et j’ai lu ce roman avec l’impatience d’en connaître le dénouement. J’ai souvent cru l’avoir découvert ou compris et finalement non.. 

Ces deux personnages m’ont beaucoup touchée chacun à leur façon. Lydie par son histoire personnelle, son passé mais également son caractère fort ; Oliver par son passé d’enfant abandonné, par son côté doux et gentil. L’auteur n’hésite pas à maltraiter ses personnages pour leur donner plus de fond et de substance, leur fait connaître la tristesse, la douleur et la cruauté pour les mener là où il le souhaite. 

Franck Harbour a une très belle plume, travaillée et agréable à lire. J’ai pris beaucoup de plaisir à suivre les aventures d’Oliver, Lydie, Christ ou Ange, les aimer ou les détester selon… Je vais suivre cet auteur avec intérêt car j’ai vraiment été conquise par ce livre. 

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Un thriller captivant qui pose de nombreuses questions quant à la condition féminine mais également sur le choix et la façon de chacun de s’engager dans une cause et la défendre. Des personnages bien travaillés et une histoire prenante.. A lire ! 

Ma note : 8.5/10

Chronique Livresque·Historique·polar

Le portrait brisé (une enquête à la Belle epoque, T2) par Alice Quinn

Quelques informations…

City Editions – 336 pages – ebook ou broché – Polar historique 

Un résumé ? 

En cette année 1888, la brillante ville de Cannes est secouée par un scandale immobilier qui entraîne la faillite de nombreux notables. En cette période tourmentée, la jeune courtisane Lola tente de faire son entrée dans le monde tandis que sa gouvernante, Miss Fletcher, lutte contre l’amour qu’elle éprouve pour elle. Le célèbre écrivain, Guy de Maupassant, traverse une phase difficile : son jeune frère, Hervé, semble sombrer peu à peu dans la folie.

C’est alors que survient un drame : la jeune orpheline protégée de Lola, Anna, disparaît tandis que l’homme qui tentait de la séduire, le banquier Henri Cousin, est retrouvé assassiné. Lorsqu’elle refait surface, elle est accusée du meurtre et emprisonnée.

Lola, Miss Fletcher et Maupassant se lancent dans une course contre la montre qui les mènera jusqu’au terrifiant asile d’aliénés de l’île de Lérins. Parviendront-ils à sauver Anna de la guillotine ? Qui est la mystérieuse femme au portrait brisé ?

Suspense, secrets de famille et passé mystérieux sont au rendez-vous de ce nouveau roman d’Alice Quinn.

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Mon avis : 

Tout d’abord, je remercie chaleureusement Alice Quinn et Amazon Publishing pour leur confiance renouvelée. En effet, je suis une fan des romans d’Alice qui a la gentillesse de me les confier en service presse. Vous aviez eu d’ailleurs l’occasion d’en savoir un peu plus sur cette auteure adorable dans le on papote avec #3

Ce roman est le second tome d’une saga de polars historiques se déroulant dans le Cannes de la Belle-Epoque. Je vous avais parlé du premier tome des aventures de Miss Fletcher et de Mademoiselle Lola « La Lettre Froissée« , premier tome que j’avais vraiment beaucoup aimé. 

Quel régal de retrouver Gabriella et Lola pour la suite de leurs aventures ! J’avais hâte de replonger dans ce Cannes mi-frivole mi-hautain, de retrouver ces deux héroïnes si différentes et si complémentaires. L’intrigue débute quelques années après la fin de « La lettre froissée », les deux jeunes femmes vivent toujours dans la jolie maison de Mademoiselle Lola en compagnie d’Anna, sa jeune protégée. Mais le cadre est bien moins idyllique. En effet, une crise immobilière secoue la ville de Cannes et c’est dans ce contexte que Gabriella va croiser de nouveau le chemin de son ex-patronne et amante. 

Nos deux héroïnes vont, une fois de plus, devoir mener l’enquête et cette fois pour venir en aide à quelqu’un qui leur est très proche. Elles seront de nouveaux épaulées par Guy de Maupassant, qui bien qu’un peu moins présent que dans le premier tome, est toujours aussi attaché aux deux jeunes femmes. Elles vont devoir faire preuve de courage et de persévérance pour expliquer le meurtre du célèbre banquier cannois, Henri Cousin, retrouvé assassiné et cela à leurs risques et périls. 

Les personnages sont toujours aussi attachants et on apprend quelques détails sur l’enfance de Lola par exemple ou sur Maupassant. Encore une fois, Alice intègre des faits réels à son roman notamment sur la vie de cet auteur et de sa vie (son frère par exemple..). De nouveaux personnages font leur apparition dans cette histoire, dont (entre autres..) Anna. La jeune fille apparaissait déjà dans le premier tome, elle est maintenant la protégée de Lola et vit avec elle. Elle va faire des découvertes qui vont bouleverser sa vie. J’ai beaucoup aimé Anna pour son caractère et son côté enfant qui m’a beaucoup touchée.

Une nouvelle fois Alice Quinn m’a plongée dans le Cannes du XIXème siècle grâce à son écriture très visuelle. J’ai aimé en apprendre plus encore sur cette époque, me retrouver assise autour d’un chocolat chaud avec Gabriella et Lola mais aussi descendre la Croizette en landau ou visiter cet horrible asile sur l’ile de Lérins. Le rythme de ce second tome est tout aussi bien dosé que pour le premier, les faits et les rebondissements s’enchaînent sans anicroche, et pour ma part j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre les aventures de ce trio que j’apprécie tout particulièrement et j’ai maintenant hâte de lire la suite. 

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Ce second tome m’a tout autant plu que le premier avec un petit « je ne sais quoi » de plus. L’histoire est prenante et toujours aussi bien écrite, c’est toujours un régal de lire un roman d’Alice Quinn !

Ma note : 9/10

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Chronique Livresque·polar·policier·Thriller

La femme à la mort par Samuel Sutra

Fiche technique : 

Editions Flamant Noir – 198 pages – ebook ou broché – Polar

Résumé : 

LA ROCHELLE. Le commissaire divisionnaire Jacques Verdier, flic au pedigree irréprochable, s’apprête à prendre sa retraite dans six mois. Bien décidé à se la couler douce, il s’occupe des petits dossiers en cours, mais voilà qu’une touriste russe est retrouvée morte dans une chambre d’hôtel du centre-ville. C’est un suicide. Suicide tellement parfait que l’ambassade s’en mêle et classe vite l’affaire. Trop vite peut-être… Mais Verdier est de ceux à qui on ne la fait pas. Qui est cette femme ? Aucune idée. Que faisait-elle dans cet hôtel ? Pas d’information à ce sujet. Pourquoi a-t-elle fait ce voyage ? Les enquêteurs n’en savent rien. Le commissaire aimerait partir l’esprit tranquille. Il décide alors de faire appel à son vieil ami, Stan, un ex-flic aux manières peu orthodoxes. Ensemble, ils reprennent tout à zéro. Seules certitudes : l’enquête a été bâclée et le corps de la touriste est déjà dans un cercueil plombé en route pour Moscou…

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Mon avis : 

Avant tout, je remercie les Editions Flamant Noir de m’avoir permis de lire ce roman vite le site NetGalley. 

Lorsqu’une touriste russe est retrouvée dans sa chambre d’hôtel morte par balle, l’enquête conclue rapidement à un suicide. Peut-être un peu trop rapidement.. C’est ce que crie son instinct à Jacques Verdier, flic à la Rochelle, à 6 mois de la retraite. Pour enquêter en off, il fait appel à son vieil ami Stan, un ex-flic aux méthodes peu orthodoxes. Stan va donc devoir découvrir ce qu’il s’est réellement passé dans cette chambre d’hôtel, fermée à double tour.. 

Dès les premières pages, j’ai accroché à ce roman autant par son histoire que par le style de l’auteur. Et une fois la lecture commencée, je n’ai pas pu le lâcher avant d’en connaître la conclusion.. 

Tout d’abord, le fond.. L’histoire plonge très vite dans le sombre car Stan va creuser la vie de Natasha, la touriste russe. Il va découvrir non seulement son identité mais également son histoire. Il va déterrer des détails troublants, des indices qui vont l’entraîner au fil des hypothèses à douter de plus en plus de la thèse du suicide. Ses méthodes, ses amis, tout indique qu’il n’est plus dans la Police même s’il en garde l’esprit et la logique. L’auteur a un esprit plutôt retors car bien malin celui qui découvrira le fond de l’histoire avant la fin. 

Sur la forme, j’ai également beaucoup aimé ce roman. C’est le premier livre que je lis de Samuel Sutra et j’ai vraiment apprécié sa plume. Son écriture est à la fois légère et travaillée, sombre mais avec des pointes d’humour, il ne se perd pas en descriptions mais donne suffisamment de détails pour que le lecteur imagine chaque scène, chaque pièce, chaque protagoniste. Il mène son intrigue d’une main de maître sans jamais trembler, il pousse le lecteur à se questionner en même temps que son enquêteur et surtout, ses dialogues sont savoureux et sonnent vraiment justes. Samuel Sutra m’a vraiment embarquée grâce à son roman et je le note dans ma liste d’auteurs à lire puisque « La femme à la mort » n’est pas son premier roman. 

L’histoire est captivante et le lecteur va suivre le cheminement de Stan afin de déjouer le casse-tête que Jacques a mis sur sa route. Le personnage de Stan est non seulement intéressant mais également attachant. Il est souvent drôle, tenace, ses méthodes peuvent sembler discutables même si elles donnent des résultats. J’ai vraiment apprécié de suivre cet enquêteur hors norme. Samuel Sutra a réussi à donner de la profondeur à ses personnages, à leur insuffler du caractère qu’ils soient le héros ou un personnage secondaire. Tous sont bien construits et menés. 

Ce roman était déjà paru en 2012 et a été réédité par les Editions Flamant Noir cet été, ce qui est, à mon avis, une très riche idée. De cette façon, les lecteurs vont pouvoir redécouvrir ce très bon thriller que je recommande vraiment. Une lecture qui devrait plaire à tous les fans du genre ! 

N’hésitez pas à me laisser un petit commentaire si vous le lisez que l’on puisse échanger nos points de vue. 

Conclusion

Un très bon polar qui a su me tenir en haleine du début à la fin ! Un très bon moment de lecture passé en compagnie de Stan à essayer de savoir.. Pourquoi ? 

Ma note : 9/10

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Chronique Livresque·polar·Thriller

L’arménien : Nuits Nantaises par Carl Pineau

Fiche technique : 

Librinova – 330 pages – ebook ou broché – Thriller / Polar

Résumé : 

Nantes, 22 décembre 1989. Le cadavre de Luc Kazian, dit l’Arménien, est retrouvé en forêt de Touffou. Deux balles dans la peau, et partiellement calciné. Assassiné. Mais par qui ? Et qui était vraiment l’Arménien ? Un trafiquant de cocaïne notoire, comme le pense l’inspecteur Greg Brandt ? Un copain de virées avec qui écumer les bars et draguer les filles, comme le voit Bertrand, son premier et peut-être unique ami ? Un jeune orphelin perturbé, mais à l’esprit vif et éveillé, comme le pense Françoise de Juignain, sa psychiatre depuis 20 ans ? Rien de tout cela, bien plus encore ? De la place Graslin au Château des ducs de Bretagne, des ruelles pavées du quartier Bouffay aux bars à hôtesses du quai de la Fosse, des pavillons de Rezé aux immeubles de Bellevue, Carl Pineau fait revivre dans ce thriller noir toute l’ambiance du Nantes des années 80.

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Mon avis :

Tout d’abord, je remercie Carl Pineau de m’avoir permis de lire son roman en service presse via le site Simplement.Pro et pour sa gentillesse. 

Lorsque le corps calciné de Luc Kazian, dit l’Arménien, est découvert, de nombreuses questions se posent.. Qui ? Pourquoi ? Mais aussi qui était réellement Luc ? Des personnes qui le côtoyaient comme Bertrand, son ami coiffeur, ou Françoise, sa psychiatre, vont tous essayer de répondre à cette question et à toutes les autres.. Quant à l’inspecteur Greg Brandt celle qu’il se pose est : qui à tué l’Arménien ? 

Le début de ce livre en est aussi sa conclusion : Luc Kazian est retrouvé assassiné.. Et c’est en remontant le fil des souvenirs de ses proches que le lecteur va apprendre à le connaître et peut-être ainsi découvrir les raisons de son meurtre et son assassin. Carl Pineau écrit ici un premier roman que je qualifierais d’exceptionnel ! Dès les premières pages, l’action est lancée et ne s’arrêtera plus. L’auteur choisit de mettre en place une alternance narrative entre plusieurs personnages, une façon d’écrire que j’affectionne tout particulièrement et encore plus dans ce roman tant c’est bien mené. Le langage est approprié à chacun des narrateurs, la gouaille de Bertrand, le sérieux de Françoise de Juignain sont parfaitement rendus. 

Grâce aux souvenirs de Bertrand le lecteur réussit à démêler le fil du passé, à comprendre comment Luc en est arrivé à fréquenter ce monde de la nuit Nantaise où se croisent trafics en tous genres. Françoise, quant à elle, permet de découvrir un Luc plus sensible, marqué à tout jamais par l’assassinat sous ses yeux de ses parents. Et petit à petit le puzzle se reforme, oscillant entre passé et présent, jusqu’à former l’image finale de la mort du jeune homme. 

L’histoire, quant à elle, est vraiment prenante grâce à une plongée dans les années 80 mais également dans un monde sombre et glauque. Ces deux univers se percutent à travers des éléments qui sont distillés comme le sexe sans limite et sans protection, les cigarettes dans les bars ou discothèques.. L’auteur construit un milieu cru, noir où la violence, la drogue et l’alcool sont courants, sans limites.

Outre sa narration et son histoire parfaitement ficelée, le très gros plus de ce roman sont les personnages. En effet, Carl Pineau nous décrit ici une galerie de protagonistes dont la psychologie va s’étoffer au fil des pages. Je n’ai eu aucune difficulté à me les représenter, à les imaginer, les comprendre, parfois même à anticiper leurs réactions. L’auteur n’en laisse aucun sur le bord de la route, chacun trouve sa place et son caractère, son utilité à l’histoire. Le personnage de Luc est bien entendu le plus compliqué à cerner puisqu’on le découvre à travers les yeux des autres, selon leur attachement ou leur sensibilité on le verra de différentes façons. Pour ma part, j’avoue m’être vraiment attachée à lui comme si sa mort annoncée me donnait envie de le découvrir au maximum, d’en savoir toujours plus, comme si par cet attachement pouvoir m’étais donné de changer la fin de l’histoire. 

Comme je le disais, ce roman est le premier de Carl Pineau et j’ai été bluffée par tous ses aspects : la construction, les personnages mais également sa plume. Sa façon d’écrire m’a complètement immergée dans l’histoire, c’est fluide, cru, parfaitement maîtrisé, sans fioriture mais détaillé. En résumé, j’ai été totalement conquise par ce roman ! 

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Un roman bluffant tant par sa narration que par ses personnages et un auteur, Carl Pineau, que je vais suivre avec un énorme intérêt tant j’ai adoré plongé dans la vie (et la mort..) de l’Arménien et des Nuits Nantaises. 

Ma note : 9/10

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Chronique Livresque·polar·Romance

Chicago Requiem par Carine Foulon

Fiche technique :

Autoédition – 388 pages – ebook ou broché – Roman historique

Résumé :

Chicago, années folles… Sur la scène d’une ville en proie à la corruption, acteurs et gangsters se côtoient. William, issu d’une famille riche et influente, les Henderson, possède un théâtre cerné de speakeasies et de maisons closes. Il aide son épouse, Susan, à reprendre sa carrière d’actrice malgré la corruption et la prohibition. La sœur de William, Meredith, vient de passer cinq ans en prison. Résolue à se venger de son frère et de tous ceux qu’elle pense responsables de son incarcération, elle s’établit à Miami où elle rencontre un certain Al Capone. Le vaudeville peut alors virer au drame, à la scène comme à la ville.

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Mon avis :

Avant tout, je tiens à remercier l’auteure, Carine Foulon, de m’avoir permis de lire son roman en service presse ainsi que pour sa gentillesse.

Chicago Requiem fait parti de ces romans qu’il me tardait de lire pour plusieurs raisons. Tout d’abord, parce que l’auteure fait un très beau travail de communication autour de son livre et qu’en général cela pique ma curiosité. Ensuite, la couverture évidemment m’a attiré l’œil et enfin le résumé et plus particulièrement l’époque abordée. J’adore tout ce qui concerne les années 1920 et plus particulièrement aux Etats-Unis : les gangsters, la prohibition…

La famille Henderson est riche et influente dans le Chicago des années 20. William souhaite aider son épouse Susan à relancer sa carrière d’actrice, il va donc lui offrir un théâtre. Malheureusement l’argent n’achète pas tout et surement pas le bonheur, le jeune couple va se retrouver confronté à des tourments qui pourraient tout remettre en question. Dans un monde où la mafia règne, les pires ennemis ne sont pas forcément ceux qui sont les plus éloignés..

J’ai donc plongé dans l’univers de la famille Henderson avec une légère appréhension car contrairement à mes habitudes j’avais lu des critiques sur ce roman avant de l’entamer. J’avais surtout retenu qu’il était un peu « hors genre » alors je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Eh bien, pour le coup, je suis tout à fait d’accord ! Hors-genre, hors-catégorie, inclassable, une sorte d’OVNI livresque.. Carine Foulon nous fait naviguer entre la romance, le polar, le roman historique avec beaucoup de doigté mais pour ma part, j’y ai surtout vu une sorte de pièce de théâtre. En effet, chaque chapitre correspond à un lieu, des personnages, une date, le lecteur assiste à certains faits, en découvre d’autres à travers les dialogues des personnages. L’auteure intègre également de nombreux flash-backs afin de mieux comprendre ou appréhender certains points de l’histoire.

L’histoire, quant à elle, est prenante et va crescendo. Une première partie qui ressemble à une simple chronique familiale entre le couple Susan et William, leurs amis, leurs cousins. On les suit dans leurs vies de famille avec leurs espoirs et leurs déboires. Cette partie est plutôt lente, elle pose les bases. Puis cela va se transformer au fil des pages en quelque chose de plus noir, de sombre comme une lente descente aux enfers. Et là commence la seconde partie, qui nous entraîne pour de bon dans le Chicago corrompu, dur, où il vaut mieux ne rien voir et ne rien entendre. Carine Foulon ne rechigne pas à maltraiter ses personnages, elle n’a aucun scrupule à les faire souffrir et personnellement j’adore ça. Elle a également intégré à son histoire de très nombreuses références historiques avec par exemple des allusions faites à Al Capone. On sent le très gros travail de recherches fait par l’auteure afin de coller au maximum à la réalité de cette époque. J’ai trouvé que cette histoire était crédible au vu de l’ambiance un peu comme si l’on lisait une histoire tirée de faits réels. Tout y est pour que le lecteur plonge dans l’ambiance de l’époque : les mafieux, la prohibition, les maisons closes même si parfois les choses sont plus suggérées que décrites.

Les personnages sont exceptionnels ! Je vous disais que Carine Foulon les maltraitait.. C’est peu de le dire ! Mon goût pour les méchants m’aura fait adorer le personnage de Meredith, la sœur de William. Elle est égocentrique, cruelle, perverse, manipulatrice, retorse, bref une méchante comme je les aime.. Evidemment Susan peut paraître bien pâle à côté de sa belle sœur mais en fait pas du tout.. Elle a une dimension et un rayonnement qui font d’elle une sorte d’héroïne ou une actrice tragique. William, le héros masculin, quant à lui m’a laissé plus perplexe. Il semble faible, sans force de caractère, prêt à sombrer puis la minute suivante il montre une fermeté et une ténacité à tout épreuve. C’est un personnage qui interpelle et laisse une trace lorsque la lecture est finie, ce qui n’est pas toujours le cas.. Carine Foulon a créé des personnages vraiment marquants et surtout à la psychologie remarquable. Pas un seul protagoniste ne m’a semblé stéréotypé, ils sont fins, crédibles, pas parfaits et tellement humains !

J’ai découvert grâce à « Chicago Requiem » la plume de Carine Foulon et j’en suis absolument ravie ! Son écriture est non seulement fluide et agréable mais elle est rigoureuse, pointue, imagée.. Je n’ai pas eu besoin de longues descriptions pour imaginer les personnages, leur environnement. Cela m’a particulièrement frappé concernant (et c’est là que ressort mon amour de cette période) la garde robe de Meredith. Carine décrit à chaque fois ses robes, coiffures avec juste quelques mots mais il ne m’en fallait pas plus  pour la voir apparaître devant mes yeux. C’est également le cas pour tout le roman que cela touche aux mœurs, aux décors tout est dépeint justement sans que le texte ne soit surchargé. Justesse et précision décrivent très bien sa façon d’écrire et je vais la suivre avec beaucoup d’intérêt !

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Une très belle lecture qui nous plonge au cœur des années 20 entre folie, vengeance et amour la famille Henderson n’est pas au bout de ses peines. Le premier tome d’une saga familiale captivante et addictive.  

Ma note : 8.5/10

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Chronique Livresque·Thriller

Lune ou l’autre par Frédérique Hoy

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Fiche technique : 

Yakabooks Editions – 168 pages – Poche – Roman noir

Résumé : 

Pierre-Octave, dit Pierrot-la-lune, « rêveur dé nitif » et nègre littéraire pour célébrités, voit sa vie basculer le jour où, lors d’un banal contrôle de routine dentaire, il rencontre l’intrigante Claire.
Dentiste au cœur meurtri, la jeune femme au regard noir ébène écrème à toute allure ses rendez-vous pour cause de panique incontrôlée. Rapidement elle lui demande d’écrire le livre qui la guérira. De quoi ? Pierrot, le découvrira bien assez vite.
Sous de faux airs de romance poétique,ce roman bascule en quelques lignes dans la noirceur la plus opaque. Ecrit à la première personne du singulier, cet étrange récit emporte le lecteur de surprises en rebondissements.

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Mon avis : 

Avant tout, je remercie chaleureusement les Editions Yakabooks pour leur confiance renouvelée en m’adressant ce service presse. 

Pierre-Octave est un homme un peu lunaire aussi bien physiquement que moralement. Il est « nègre littéraire » ou prête-plume pour des personnalités souhaitant laisser une trace à travers leur biographie et même si cela ne lui plaît pas particulièrement il s’en accommode. Jusqu’au jour où Pierrot va croiser le chemin de Claire, une dentiste un peu spéciale, qui va lui demander de l’aider à se guérir en écrivant sa biographie. Mais guérir de quels maux ? Pierre-Octave n’est pas au bout de ses surprises avec la douce Claire..

J’ai tout d’abord été attirée par la couverture. Je trouvais qu’elle était plutôt étrange pour un livre dont le héros se faisait appeler Pierrot-la-lune. La fin du résumé m’a donné un début d’indice : un roman noir… Et moi qui aime ce genre, je dois dire que j’ai été servie ! Frédérique Hoy nous fait basculer tout doucement d’un début de romance à un roman sombre, glauque, bien loin du conte de fée.

Le résumé ne laisse pas du tout présager dans quelle sorte d’intrigue le héros va se retrouver mêler ce qui est juste parfait. En effet, on découvre doucement Pierre-Octave, sa vie un peu banale, sa famille pas très nombreuse, son travail un peu spécial, il se dévoile au lecteur puisqu’il est le narrateur de ce récit. Puis survient la rencontre avec Claire et son regard sombre qui l’intrigue, le déroute et qu’il veut apprendre à connaître. Alors quand la jeune femme lui propose d’écrire son autobiographie pour elle, Pierre-Octave y voit une façon de devenir proche de la dentiste, de se faire apprécier.. Pas sûre que l’idée soit bonne.. 

Le personnage de Pierre-Octave est plutôt atypique, il est assez naïf, plutôt rêveur, quelque peu déconnecté de la réalité malgré tout il garde les pieds sur terre lorsque la situation l’exige. Je l’ai trouvé vraiment attachant dans sa façon d’être , de penser.. Je le cite :

« … Je n’avais jamais fêté mon anniversaire. Vieillir ne m’effrayait pas ; c’était plutôt devenir vieux qui m’angoissait… »

(j’ai tout particulièrement aimé cette phrase). Il s’exprime de façon assez poétique, un peu aérienne. Et j’ai adoré le voir comprendre peu à peu, anticiper..

Cette façon de s’exprimer m’a plu dès les premières pages et je dois dire que je me suis retrouvée scotchée à l’histoire de Pierre-Octave.. J’avais, moi aussi, envie d’en savoir plus sur la mystérieuse Claire, de comprendre où elle nous menait avec sa biographie. Lire leur histoire c’était un peu comme assister à une danse macabre : intrigante, addictive, surprenante.

Frédérique Hoy a une plume particulière, qui utilise les mots, joue avec eux. Elle donne à cette histoire une tournure dont on ne peut pas se douter, imaginer. Je me suis rendue compte d’avoir lu certains passages en apnée un peu dans l’urgence, découvrant avec délice la folie dans laquelle les héros plongent. 

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Un roman sombre qui bouscule le lecteur tant le contenu est inattendu. Si vous êtes adepte de ce genre n’hésitez pas et si non, n’hésitez pas aussi, une excellente façon de le découvrir. Accompagnez Pierrot-la-lune lors de ses visites à Claire et n’oubliez pas de tout noter, vous aurez besoin de preuves.. 

Ma note : 9/10

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Chronique Livresque·polar

Il était une fois la Fée Chabada par Lucie Brasseur

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Fiche Technique :

Editions Yaka Books – 296 pages –  Ebook ou Broché – Suspense

Résumé :

Maryline, prostituée la nuit, écrit le jour des contes pour enfants. Un soir, elle est arrêtée par les Mœurs. En garde à vue, une cartomancienne lui prédit « la rencontre qui changera sa vie ». Incarcérée et accusée de meurtre, elle clame pourtant son innocence. Pour rendre supportable la détention, elle se met à écrire le conte Des Poupées Géantes et de la Poussière de Joie.

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Mon avis :

Avant tout, je remercie vivement Lucie Brasseur et les Editions Yaka Books concernant l’envoi de ce service presse.

Maryline se prostitue la nuit pour assurer le quotidien sous le pseudonyme de Iémanja mais le jour elle écrit sur son blog des contes tous droits sortis de son imagination sous le nom de la Fée Chabada. Jusqu’au jour où elle se fait arrêter et où, pour rendre son enfermement supportable , elle entame l’écriture des aventures des Poupées Géantes, de la Poussière de Joie et de la Fée Chabada que lui dictent ses rêves..

Ce roman est un mélange des genres.. En effet, l’auteure, Lucie Brasseur, mêle habilement polar et conte de fées. Deux histoires se croisent celle de Maryline entre sa vie en prison et l’enquête menée afin de savoir si elle est coupable des meurtres dont on l’accuse et celle de la Fée Chabada à travers les écrit de Maryline. Plonger dans le monde de la Poussière de Joie est  une façon pour Maryline de se détourner de la réalité, de libérer son esprit des turpitudes du monde réel, de continuer à rêver. Elle va malgré la difficulté essayer de prouver son innocence grâce à l’aide de son avocat.  

Malgré une apparence fragile, Maryline va montrer le visage d’une femme forte au fil des pages. Le lecteur en apprendra plus sur son histoire au travers de ses rendez-vous avec la psychologue, elle dévoilera qui elle est et comment elle en est arrivée à la prostitution et aux contes. J’ai particulièrement aimé ce personnage qui est plein de contradiction, d’ambivalence mais qui fait preuve d’une force de caractère admirable.

L’histoire, quant à elle, est très bien menée. La vie réelle et le conte s’entremêlent sans qu’aucun des deux n’étouffe l’autre. J’ai pris autant de plaisir à suivre l’enquête qu’à lire les aventures de la Fée Chabada. Concernant le côté polar, j’ai vraiment apprécié la façon dont Lucie Brasseur amène l’intrigue, les différents personnages jouent parfaitement leurs rôles. J’avoue un attachement particulier pour Norbert Grison, l’avocat, qui évolue de façon fulgurante. Mais chaque personnage se révèle plus complexe que l’on peut l’imaginer ; chacun a sa part de noirceur, d’ombre qui va se révéler au fur et à mesure de l’histoire et surprendre le lecteur. Quant au conte, l’histoire est belle, imagée, délicate ; les différents personnages trouvent un écho dans la réalité de Maryline.

Je découvre grâce à ce roman Lucie Brasseur et sa plume et j’avoue que j’ai été vraiment emballée. Elle fait preuve d’une grande imagination et sa façon d’écrire est vraiment poétique aussi bien pour le conte de la Fée Chabada que pour la vie de Maryline. Elle arrive à décrire la vie d’une prostituée avec des mots crus tout en leur donnant une connotation éthérée voir sensible. Je compte bien découvrir rapidement ses autres livres.

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Une lecture entre polar et conte de fées qui emmène le lecteur en voyage au pays de la Poussière de Joie. Peut-être que la Joie restera parmi les hommes et touchera quelque peu Maryline malgré les barreaux de sa cellule..

Ma note : 8/10

Chronique Livresque·polar

BrabanCIA de Alexis de Saint-Val

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Fiche Technique : 

Les éditions de l’Aspic – 362 pages – ebook ou broché – Polar 

Résumé : 

Lorsque les Présidents de la République se passent le flambeau, deux secrets sont échangés : les codes nucléaires et l’identité de Serpentes, l’homme de l’ombre.

Novembre 2011, Serpentes est appelé en urgence. Un chantage, visant les plus hautes instances politiques et économiques se trame au Grand-Duché de Luxembourg.

D’anciennes histoires refont surface et entraînent Saint Val dans les aspects méconnus de la guerre froide. Des Tueries du Brabant Wallon à la fausse agence de presse Aginter, une nouvelle réalité se dessine !

Et si, profitant de la chute du mur de Berlin, les réseaux « stay behind » de l’OTAN n’avaient pas été démantelés ? Et si les « gladios » s’étaient convertis au renseignement privé ? Les agents dormants n’ont peut-être dormi que d’un oeil ?

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Mon avis : 

Tout d’abord, je remercie vivement l’auteur, Alexis de Saint-Val, pour l’envoi de ce service presse et pour sa confiance. 

Alors je dois dire que le roman d’espionnage n’est pas forcément un genre que je lis fréquemment, allez savoir pourquoi ! Mais à la lecture du résumé de celui-ci ma curiosité a été piquée.. 

Alexis de Saint-Val (le personnage, pas l’auteur.. enfin peut-être ne font-ils qu’un finalement..) fait parti des hommes de l’ombre. Il opère en toute discrétion sur ordre des plus hautes instances. Et lorsque cette histoire débute, un chantage vise le Grand Duché du Luxembourg d’où l’appel du Président afin de mettre un terme à ces agissements qui menacent un allié. Mais de cette machination vont découler de nombreuses révélations qui vont entraîner notre héros dans les histoires passées et pas forcément classées. Avec ce roman, le lecteur plonge tête la première dans un monde inconnu du grand public où se côtoient hommes puissants, espions, call girl entre autres.. 

Je suis vraiment admirative du travail fourni par l’auteur dans ce livre. Un travail tout d’abord historique puisqu’il mélange vraiment habilement fiction et réalité. Au fil des pages le lecteur trouvera des références à des faits réels comme par exemple la chute du mur de Berlin ou les tueries du Brabant.. Des ancrages dans la réalité qui rendent la lecture plus concrète pour le lecteur. Mais également un travail de recherche quant au monde l’espionnage avec l’utilisation des termes adéquats, des sigles des différentes agences avec toujours des notes explicatives à l’intention du lecteur. 

Le personnage d’Alexis de Saint-Val nous est dévoilé doucement à travers son histoire, son travail mais également grâce à des flash-backs. Ces retours en arrière nous permettent de mieux comprendre, mieux appréhender l’histoire et concernant notre héros de mieux le cerner. J’ai trouvé ce personnage vraiment captivant avec ses blessures à l’âme, son enfance et son implication dans son métier si particulier. 

J’ai lu ce roman un peu comme un documentaire, en gardant en tête que c’est une fiction mais avec toujours l’idée qu’à mon avis on est pas bien loin de la réalité. Les nombreuses explications quant aux techniques utilisées, les armes, l’utilisation de forums internet m’ont vraiment intéressée. 

Un bémol ressort par contre de ma lecture concernant les coquilles, fautes et répétitions. Je trouve dommage que pour un tel roman la correction n’ait pas été plus soignée car certaines m’ont gâché parfois mon plaisir de lecture. J’espère que pour la suite la correction sera à la hauteur.

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 Un polar qui m’a fait sortir de ma zone de confort en m’immergeant totalement dans le monde de l’espionnage.

Ma note 7/10

 

 

Chronique Livresque·humour·polar

Au pays de Rosie Maldonne T4 : Nom de code Mémé Ruth d’Alice Quinn

Fiche Technique :

Editions Alliage – 347 pages – ebook ou broché – Policier / Littérature

Résumé : 

Rosie Maldonne est une jeune mère de famille sexy, grande gueule… et en situation précaire.
Au resto du cœur, elle rencontre une SDF autoritaire qui la charge d’une mission : porter un message au Yacht Club de Monaco. Comme il y a des petits fours gratuits en perspective, Rosie ne se fait pas prier, mais elle ne se doute pas qu’elle va déranger des individus prêts à tout… Qui sont vraiment cette SDF et ce jeune clodo beau comme un Dieu ? Qui est ce couple affairé qui s’intéresse de si près à elle et à son passé ? Quel rapport tout cela peut-il bien avoir avec sa grand-mère ? Plus Rosie avance dans ce dédale, et plus elle réalise qu’il n’y a qu’une seule question à résoudre : quel est le secret de mémé Ruth ?

 

Mon avis :

Tout d’abord, je tiens à remercier Alice Quinn, l’auteure, de m’avoir permis de lire son livre en service presse et pour sa gentillesse.

Lorsque j’ai lu le résumé de ce livre, j’ai pensé qu’il était plus que prometteur mais que commencer par un tome 4 n’était pas forcément la chose la plus intelligente à faire. Alice Quinn, l’auteure, m’a assuré qu’on pouvait lire les livres sans forcément en suivre la chronologie et il est vrai que je n’ai pas été perdue une seule seconde. Quelques allusions à des aventures précédentes mais rien qui pourrait gêner un lecteur qui commencerait par ce tome.

Rosie Maldonne (Cricri elle préfère !) est une jeune femme dynamique avec 3 enfants à charge, qui vit dans une caravane et a une situation financière précaire. Elle accepte de rendre service à une SDF rencontrée aux Restos du Coeur en portant un message à une personne au Yacht Club de Monaco. Elle va se trouver mêlée bien malgré elle à plusieurs morts mystérieuses, à un défilé de mode improbable mais aussi à la quête du trésor de sa Mémé Ruth. Tout un programme en perspective !

Si vous aimez les héroïnes déjantées, les personnages loufouques et les enquêtes ce livre est fait pour vous ! Pour ma part, j’ai non seulement beaucoup aimé l’histoire ou plutôt les histoires puisqu’il y a plusieurs enquêtes qui s’entremèlent mais, et surtout, j’ai adoré les personnages. Rosie est super attachante et drôle. Elle est excessive, exhubérante et m’a fait pensé à un Titi Parisien avec sa façon de parler. Sa manie de changer les expressions m’a fait rire aux éclats plus d’une fois ! Entre ses tenues improbables, son rythme de marche et l’amour qu’elle porte à ses enfants, je l’ai trouvé tout simplement géniale. Elle est entouré d’un groupe d’amis tout aussi abracadrant qu’elle : Ismène, par exemple mais aussi Gaston que j’ai trouvé touchant, Tony et sa loyauté. Quant à ses filles, elles sont rigolotes et attendrissantes en même temps.

Les enquêtes sont vraiment bien ficelées. La quête du trésor de sa mémé Ruth va l’amener à découvrir un pan du passé de son aïeule qu’elle ne connaissait pas et sa rencontre avec Simone, la SDF, va l’entraîner dans une enquête à rebondissements. Mais Rosie bénéficie d’aide pour mener de front tous ces mystères : ses amis bien sur, sa maman décédée qui chaque jour lui envoit une chanson en rêve pour la guider et l’inspecteur Borelli qui malgré son air bougon l’apprécie, j’en suis sûre !

L’auteure a réussit un savant mélange entre humour et policier, elle nous emmène grâce à son écriture rythmée dans le monde de Rosie Maldonne où tout est un peu fou mais qui, surtout, déborde d’amour et d’amitié.

Une lecture vraiment divertissante qui m’a donné envie de découvrir toute la série des aventures de Rosie Maldonne.. dites plutôt Cricri !

Ma note : 8/10

Chronique Livresque·Jeunesse·polar

I invade you de Sarah Turoche-Dromery et Nils Barrellon

Fiche technique :

Editeur : Thierry Magnier – 246 pages – ebook ou broché

Résumé  :

Les Space-Invaders colonisent les murs de Paris pour qui sait lever la tête. Des corps sont retrouvés au pied des mosaïques. Jalousie, vengeance, cupidité, quels sont les mobiles de ces meurtres ? Une balade urbaine et une occasion de découvrir un Paris insolite.

Mon avis :

Avant tout, je tiens à remercier Les Editions Thierry Magnier pour l’envoi de ce service presse.

J’étais curieuse de lire ce livre, un polar jeunesse voilà qui semblait intéressant… et encore plus lorsque je me suis rendue compte que j’avais déjà « croisé » des Space Invaders lors de balades dans Paris ! A l’époque j’en avais apprécié l’esthétique sans trop me poser de questions, je me suis donc dépêchée de plonger dans cette histoire pour en apprendre un peu plus..

Esther est une jeune fille de 16 ans qui essaye de se remettre d’une rupture amoureuse douloureuse en chassant les Space Invaders, ces mosaïques représentant des personnages pixellisés disséminés dans les rues de Paris. Le créateur, Invader, accompagné de son assistant Orbi les posent sur les murs de grandes villes, un street art très apprécié des chasseurs de Spaces qui les traquent grâce à une application sur leur smartphone mais un peu moins d’un tueur qui lui assassine sous ces mosaïques.

J’ai apprécié ce livre pour diverses raisons. Tout d’abord pour ses personnages.. En effet, j’ai aimé que les adolescents soient de vrais ados avec leurs problèmes, leur langage et surtout les réactions de leur âge. Pas de super-héros de 15 ans sauvant la veuve et l’orphelin, juste une jeune fille un peu perdue, un jeune geek amoureux qui jouent à chasser les Spaces et se cherchent. Je me suis attachée à eux au fil des pages tout comme à Lila qui va enquêter sur les meurtres.

Ensuite, j’ai tout particulièrement aimé apprendre à connaître l’artiste Invader. Son approche de l’art est vraiment intéressante, sortir l’art des musées est une idée géniale. Chaque balade peut se transformer en découverte et chaque détour de rue peut cacher une nouvelle oeuvre puisqu’il se renouvelle grâce à des invasions régulières. J’adorerais pouvoir arpenter les rues à la recherche de Spaces et pouvoir les photographier afin d m’en faire une galerie personnelle.. Si un jour l’invasion commence dans l’Oise prévenez moi !!

Ce livre a été écrit à 4 mains par Nils Barrellon, auteur de polars et Sarah Turoche-Dromery auteure et monteuse pour le cinéma. Une histoire fluide qui pousse le lecteur à tourner chaque page rapidement afin de découvrir le fin mot de l’histoire. Le polar est bien adapté à un lectorat jeune mais ravira aussi les amateurs plus âgés.

Et enfin, je dois dire que j’ai adoré l’esthétique du livre. La couverture est très réussie et ça a été un véritable régal de découvrir de petits Spaces éparpillés dans les pages, une vraie chasse à domicile !

Ce livre est un coup de coeur pour moi autant pour son histoire captivante que pour la balade qu’il m’a emmené faire dans Paris à la recherche des Spaces. Et je remercie chaleureusement Nils Barrellon et Sarah Turoche-Dromery  de m’avoir permis de m’intéresser au Street-art !

Ma note : 9/10