Chronique Livresque·Thriller

Lune ou l’autre par Frédérique Hoy

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Fiche technique : 

Yakabooks Editions – 168 pages – Poche – Roman noir

Résumé : 

Pierre-Octave, dit Pierrot-la-lune, « rêveur dé nitif » et nègre littéraire pour célébrités, voit sa vie basculer le jour où, lors d’un banal contrôle de routine dentaire, il rencontre l’intrigante Claire.
Dentiste au cœur meurtri, la jeune femme au regard noir ébène écrème à toute allure ses rendez-vous pour cause de panique incontrôlée. Rapidement elle lui demande d’écrire le livre qui la guérira. De quoi ? Pierrot, le découvrira bien assez vite.
Sous de faux airs de romance poétique,ce roman bascule en quelques lignes dans la noirceur la plus opaque. Ecrit à la première personne du singulier, cet étrange récit emporte le lecteur de surprises en rebondissements.

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Mon avis : 

Avant tout, je remercie chaleureusement les Editions Yakabooks pour leur confiance renouvelée en m’adressant ce service presse. 

Pierre-Octave est un homme un peu lunaire aussi bien physiquement que moralement. Il est « nègre littéraire » ou prête-plume pour des personnalités souhaitant laisser une trace à travers leur biographie et même si cela ne lui plaît pas particulièrement il s’en accommode. Jusqu’au jour où Pierrot va croiser le chemin de Claire, une dentiste un peu spéciale, qui va lui demander de l’aider à se guérir en écrivant sa biographie. Mais guérir de quels maux ? Pierre-Octave n’est pas au bout de ses surprises avec la douce Claire..

J’ai tout d’abord été attirée par la couverture. Je trouvais qu’elle était plutôt étrange pour un livre dont le héros se faisait appeler Pierrot-la-lune. La fin du résumé m’a donné un début d’indice : un roman noir… Et moi qui aime ce genre, je dois dire que j’ai été servie ! Frédérique Hoy nous fait basculer tout doucement d’un début de romance à un roman sombre, glauque, bien loin du conte de fée.

Le résumé ne laisse pas du tout présager dans quelle sorte d’intrigue le héros va se retrouver mêler ce qui est juste parfait. En effet, on découvre doucement Pierre-Octave, sa vie un peu banale, sa famille pas très nombreuse, son travail un peu spécial, il se dévoile au lecteur puisqu’il est le narrateur de ce récit. Puis survient la rencontre avec Claire et son regard sombre qui l’intrigue, le déroute et qu’il veut apprendre à connaître. Alors quand la jeune femme lui propose d’écrire son autobiographie pour elle, Pierre-Octave y voit une façon de devenir proche de la dentiste, de se faire apprécier.. Pas sûre que l’idée soit bonne.. 

Le personnage de Pierre-Octave est plutôt atypique, il est assez naïf, plutôt rêveur, quelque peu déconnecté de la réalité malgré tout il garde les pieds sur terre lorsque la situation l’exige. Je l’ai trouvé vraiment attachant dans sa façon d’être , de penser.. Je le cite :

« … Je n’avais jamais fêté mon anniversaire. Vieillir ne m’effrayait pas ; c’était plutôt devenir vieux qui m’angoissait… »

(j’ai tout particulièrement aimé cette phrase). Il s’exprime de façon assez poétique, un peu aérienne. Et j’ai adoré le voir comprendre peu à peu, anticiper..

Cette façon de s’exprimer m’a plu dès les premières pages et je dois dire que je me suis retrouvée scotchée à l’histoire de Pierre-Octave.. J’avais, moi aussi, envie d’en savoir plus sur la mystérieuse Claire, de comprendre où elle nous menait avec sa biographie. Lire leur histoire c’était un peu comme assister à une danse macabre : intrigante, addictive, surprenante.

Frédérique Hoy a une plume particulière, qui utilise les mots, joue avec eux. Elle donne à cette histoire une tournure dont on ne peut pas se douter, imaginer. Je me suis rendue compte d’avoir lu certains passages en apnée un peu dans l’urgence, découvrant avec délice la folie dans laquelle les héros plongent. 

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Un roman sombre qui bouscule le lecteur tant le contenu est inattendu. Si vous êtes adepte de ce genre n’hésitez pas et si non, n’hésitez pas aussi, une excellente façon de le découvrir. Accompagnez Pierrot-la-lune lors de ses visites à Claire et n’oubliez pas de tout noter, vous aurez besoin de preuves.. 

Ma note : 9/10

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Chronique Livresque·polar

Il était une fois la Fée Chabada par Lucie Brasseur

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Fiche Technique :

Editions Yaka Books – 296 pages –  Ebook ou Broché – Suspense

Résumé :

Maryline, prostituée la nuit, écrit le jour des contes pour enfants. Un soir, elle est arrêtée par les Mœurs. En garde à vue, une cartomancienne lui prédit « la rencontre qui changera sa vie ». Incarcérée et accusée de meurtre, elle clame pourtant son innocence. Pour rendre supportable la détention, elle se met à écrire le conte Des Poupées Géantes et de la Poussière de Joie.

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Mon avis :

Avant tout, je remercie vivement Lucie Brasseur et les Editions Yaka Books concernant l’envoi de ce service presse.

Maryline se prostitue la nuit pour assurer le quotidien sous le pseudonyme de Iémanja mais le jour elle écrit sur son blog des contes tous droits sortis de son imagination sous le nom de la Fée Chabada. Jusqu’au jour où elle se fait arrêter et où, pour rendre son enfermement supportable , elle entame l’écriture des aventures des Poupées Géantes, de la Poussière de Joie et de la Fée Chabada que lui dictent ses rêves..

Ce roman est un mélange des genres.. En effet, l’auteure, Lucie Brasseur, mêle habilement polar et conte de fées. Deux histoires se croisent celle de Maryline entre sa vie en prison et l’enquête menée afin de savoir si elle est coupable des meurtres dont on l’accuse et celle de la Fée Chabada à travers les écrit de Maryline. Plonger dans le monde de la Poussière de Joie est  une façon pour Maryline de se détourner de la réalité, de libérer son esprit des turpitudes du monde réel, de continuer à rêver. Elle va malgré la difficulté essayer de prouver son innocence grâce à l’aide de son avocat.  

Malgré une apparence fragile, Maryline va montrer le visage d’une femme forte au fil des pages. Le lecteur en apprendra plus sur son histoire au travers de ses rendez-vous avec la psychologue, elle dévoilera qui elle est et comment elle en est arrivée à la prostitution et aux contes. J’ai particulièrement aimé ce personnage qui est plein de contradiction, d’ambivalence mais qui fait preuve d’une force de caractère admirable.

L’histoire, quant à elle, est très bien menée. La vie réelle et le conte s’entremêlent sans qu’aucun des deux n’étouffe l’autre. J’ai pris autant de plaisir à suivre l’enquête qu’à lire les aventures de la Fée Chabada. Concernant le côté polar, j’ai vraiment apprécié la façon dont Lucie Brasseur amène l’intrigue, les différents personnages jouent parfaitement leurs rôles. J’avoue un attachement particulier pour Norbert Grison, l’avocat, qui évolue de façon fulgurante. Mais chaque personnage se révèle plus complexe que l’on peut l’imaginer ; chacun a sa part de noirceur, d’ombre qui va se révéler au fur et à mesure de l’histoire et surprendre le lecteur. Quant au conte, l’histoire est belle, imagée, délicate ; les différents personnages trouvent un écho dans la réalité de Maryline.

Je découvre grâce à ce roman Lucie Brasseur et sa plume et j’avoue que j’ai été vraiment emballée. Elle fait preuve d’une grande imagination et sa façon d’écrire est vraiment poétique aussi bien pour le conte de la Fée Chabada que pour la vie de Maryline. Elle arrive à décrire la vie d’une prostituée avec des mots crus tout en leur donnant une connotation éthérée voir sensible. Je compte bien découvrir rapidement ses autres livres.

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Une lecture entre polar et conte de fées qui emmène le lecteur en voyage au pays de la Poussière de Joie. Peut-être que la Joie restera parmi les hommes et touchera quelque peu Maryline malgré les barreaux de sa cellule..

Ma note : 8/10

Chronique Livresque·polar

BrabanCIA de Alexis de Saint-Val

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Fiche Technique : 

Les éditions de l’Aspic – 362 pages – ebook ou broché – Polar 

Résumé : 

Lorsque les Présidents de la République se passent le flambeau, deux secrets sont échangés : les codes nucléaires et l’identité de Serpentes, l’homme de l’ombre.

Novembre 2011, Serpentes est appelé en urgence. Un chantage, visant les plus hautes instances politiques et économiques se trame au Grand-Duché de Luxembourg.

D’anciennes histoires refont surface et entraînent Saint Val dans les aspects méconnus de la guerre froide. Des Tueries du Brabant Wallon à la fausse agence de presse Aginter, une nouvelle réalité se dessine !

Et si, profitant de la chute du mur de Berlin, les réseaux « stay behind » de l’OTAN n’avaient pas été démantelés ? Et si les « gladios » s’étaient convertis au renseignement privé ? Les agents dormants n’ont peut-être dormi que d’un oeil ?

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Mon avis : 

Tout d’abord, je remercie vivement l’auteur, Alexis de Saint-Val, pour l’envoi de ce service presse et pour sa confiance. 

Alors je dois dire que le roman d’espionnage n’est pas forcément un genre que je lis fréquemment, allez savoir pourquoi ! Mais à la lecture du résumé de celui-ci ma curiosité a été piquée.. 

Alexis de Saint-Val (le personnage, pas l’auteur.. enfin peut-être ne font-ils qu’un finalement..) fait parti des hommes de l’ombre. Il opère en toute discrétion sur ordre des plus hautes instances. Et lorsque cette histoire débute, un chantage vise le Grand Duché du Luxembourg d’où l’appel du Président afin de mettre un terme à ces agissements qui menacent un allié. Mais de cette machination vont découler de nombreuses révélations qui vont entraîner notre héros dans les histoires passées et pas forcément classées. Avec ce roman, le lecteur plonge tête la première dans un monde inconnu du grand public où se côtoient hommes puissants, espions, call girl entre autres.. 

Je suis vraiment admirative du travail fourni par l’auteur dans ce livre. Un travail tout d’abord historique puisqu’il mélange vraiment habilement fiction et réalité. Au fil des pages le lecteur trouvera des références à des faits réels comme par exemple la chute du mur de Berlin ou les tueries du Brabant.. Des ancrages dans la réalité qui rendent la lecture plus concrète pour le lecteur. Mais également un travail de recherche quant au monde l’espionnage avec l’utilisation des termes adéquats, des sigles des différentes agences avec toujours des notes explicatives à l’intention du lecteur. 

Le personnage d’Alexis de Saint-Val nous est dévoilé doucement à travers son histoire, son travail mais également grâce à des flash-backs. Ces retours en arrière nous permettent de mieux comprendre, mieux appréhender l’histoire et concernant notre héros de mieux le cerner. J’ai trouvé ce personnage vraiment captivant avec ses blessures à l’âme, son enfance et son implication dans son métier si particulier. 

J’ai lu ce roman un peu comme un documentaire, en gardant en tête que c’est une fiction mais avec toujours l’idée qu’à mon avis on est pas bien loin de la réalité. Les nombreuses explications quant aux techniques utilisées, les armes, l’utilisation de forums internet m’ont vraiment intéressée. 

Un bémol ressort par contre de ma lecture concernant les coquilles, fautes et répétitions. Je trouve dommage que pour un tel roman la correction n’ait pas été plus soignée car certaines m’ont gâché parfois mon plaisir de lecture. J’espère que pour la suite la correction sera à la hauteur.

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 Un polar qui m’a fait sortir de ma zone de confort en m’immergeant totalement dans le monde de l’espionnage.

Ma note 7/10

 

 

Chronique Livresque·humour·polar

Au pays de Rosie Maldonne T4 : Nom de code Mémé Ruth d’Alice Quinn

Fiche Technique :

Editions Alliage – 347 pages – ebook ou broché – Policier / Littérature

Résumé : 

Rosie Maldonne est une jeune mère de famille sexy, grande gueule… et en situation précaire.
Au resto du cœur, elle rencontre une SDF autoritaire qui la charge d’une mission : porter un message au Yacht Club de Monaco. Comme il y a des petits fours gratuits en perspective, Rosie ne se fait pas prier, mais elle ne se doute pas qu’elle va déranger des individus prêts à tout… Qui sont vraiment cette SDF et ce jeune clodo beau comme un Dieu ? Qui est ce couple affairé qui s’intéresse de si près à elle et à son passé ? Quel rapport tout cela peut-il bien avoir avec sa grand-mère ? Plus Rosie avance dans ce dédale, et plus elle réalise qu’il n’y a qu’une seule question à résoudre : quel est le secret de mémé Ruth ?

 

Mon avis :

Tout d’abord, je tiens à remercier Alice Quinn, l’auteure, de m’avoir permis de lire son livre en service presse et pour sa gentillesse.

Lorsque j’ai lu le résumé de ce livre, j’ai pensé qu’il était plus que prometteur mais que commencer par un tome 4 n’était pas forcément la chose la plus intelligente à faire. Alice Quinn, l’auteure, m’a assuré qu’on pouvait lire les livres sans forcément en suivre la chronologie et il est vrai que je n’ai pas été perdue une seule seconde. Quelques allusions à des aventures précédentes mais rien qui pourrait gêner un lecteur qui commencerait par ce tome.

Rosie Maldonne (Cricri elle préfère !) est une jeune femme dynamique avec 3 enfants à charge, qui vit dans une caravane et a une situation financière précaire. Elle accepte de rendre service à une SDF rencontrée aux Restos du Coeur en portant un message à une personne au Yacht Club de Monaco. Elle va se trouver mêlée bien malgré elle à plusieurs morts mystérieuses, à un défilé de mode improbable mais aussi à la quête du trésor de sa Mémé Ruth. Tout un programme en perspective !

Si vous aimez les héroïnes déjantées, les personnages loufouques et les enquêtes ce livre est fait pour vous ! Pour ma part, j’ai non seulement beaucoup aimé l’histoire ou plutôt les histoires puisqu’il y a plusieurs enquêtes qui s’entremèlent mais, et surtout, j’ai adoré les personnages. Rosie est super attachante et drôle. Elle est excessive, exhubérante et m’a fait pensé à un Titi Parisien avec sa façon de parler. Sa manie de changer les expressions m’a fait rire aux éclats plus d’une fois ! Entre ses tenues improbables, son rythme de marche et l’amour qu’elle porte à ses enfants, je l’ai trouvé tout simplement géniale. Elle est entouré d’un groupe d’amis tout aussi abracadrant qu’elle : Ismène, par exemple mais aussi Gaston que j’ai trouvé touchant, Tony et sa loyauté. Quant à ses filles, elles sont rigolotes et attendrissantes en même temps.

Les enquêtes sont vraiment bien ficelées. La quête du trésor de sa mémé Ruth va l’amener à découvrir un pan du passé de son aïeule qu’elle ne connaissait pas et sa rencontre avec Simone, la SDF, va l’entraîner dans une enquête à rebondissements. Mais Rosie bénéficie d’aide pour mener de front tous ces mystères : ses amis bien sur, sa maman décédée qui chaque jour lui envoit une chanson en rêve pour la guider et l’inspecteur Borelli qui malgré son air bougon l’apprécie, j’en suis sûre !

L’auteure a réussit un savant mélange entre humour et policier, elle nous emmène grâce à son écriture rythmée dans le monde de Rosie Maldonne où tout est un peu fou mais qui, surtout, déborde d’amour et d’amitié.

Une lecture vraiment divertissante qui m’a donné envie de découvrir toute la série des aventures de Rosie Maldonne.. dites plutôt Cricri !

Ma note : 8/10

Chronique Livresque·Jeunesse·polar

I invade you de Sarah Turoche-Dromery et Nils Barrellon

Fiche technique :

Editeur : Thierry Magnier – 246 pages – ebook ou broché

Résumé  :

Les Space-Invaders colonisent les murs de Paris pour qui sait lever la tête. Des corps sont retrouvés au pied des mosaïques. Jalousie, vengeance, cupidité, quels sont les mobiles de ces meurtres ? Une balade urbaine et une occasion de découvrir un Paris insolite.

Mon avis :

Avant tout, je tiens à remercier Les Editions Thierry Magnier pour l’envoi de ce service presse.

J’étais curieuse de lire ce livre, un polar jeunesse voilà qui semblait intéressant… et encore plus lorsque je me suis rendue compte que j’avais déjà « croisé » des Space Invaders lors de balades dans Paris ! A l’époque j’en avais apprécié l’esthétique sans trop me poser de questions, je me suis donc dépêchée de plonger dans cette histoire pour en apprendre un peu plus..

Esther est une jeune fille de 16 ans qui essaye de se remettre d’une rupture amoureuse douloureuse en chassant les Space Invaders, ces mosaïques représentant des personnages pixellisés disséminés dans les rues de Paris. Le créateur, Invader, accompagné de son assistant Orbi les posent sur les murs de grandes villes, un street art très apprécié des chasseurs de Spaces qui les traquent grâce à une application sur leur smartphone mais un peu moins d’un tueur qui lui assassine sous ces mosaïques.

J’ai apprécié ce livre pour diverses raisons. Tout d’abord pour ses personnages.. En effet, j’ai aimé que les adolescents soient de vrais ados avec leurs problèmes, leur langage et surtout les réactions de leur âge. Pas de super-héros de 15 ans sauvant la veuve et l’orphelin, juste une jeune fille un peu perdue, un jeune geek amoureux qui jouent à chasser les Spaces et se cherchent. Je me suis attachée à eux au fil des pages tout comme à Lila qui va enquêter sur les meurtres.

Ensuite, j’ai tout particulièrement aimé apprendre à connaître l’artiste Invader. Son approche de l’art est vraiment intéressante, sortir l’art des musées est une idée géniale. Chaque balade peut se transformer en découverte et chaque détour de rue peut cacher une nouvelle oeuvre puisqu’il se renouvelle grâce à des invasions régulières. J’adorerais pouvoir arpenter les rues à la recherche de Spaces et pouvoir les photographier afin d m’en faire une galerie personnelle.. Si un jour l’invasion commence dans l’Oise prévenez moi !!

Ce livre a été écrit à 4 mains par Nils Barrellon, auteur de polars et Sarah Turoche-Dromery auteure et monteuse pour le cinéma. Une histoire fluide qui pousse le lecteur à tourner chaque page rapidement afin de découvrir le fin mot de l’histoire. Le polar est bien adapté à un lectorat jeune mais ravira aussi les amateurs plus âgés.

Et enfin, je dois dire que j’ai adoré l’esthétique du livre. La couverture est très réussie et ça a été un véritable régal de découvrir de petits Spaces éparpillés dans les pages, une vraie chasse à domicile !

Ce livre est un coup de coeur pour moi autant pour son histoire captivante que pour la balade qu’il m’a emmené faire dans Paris à la recherche des Spaces. Et je remercie chaleureusement Nils Barrellon et Sarah Turoche-Dromery  de m’avoir permis de m’intéresser au Street-art !

Ma note : 9/10

 

 

 

 

Bande dessinée·Chronique Livresque·Jeunesse

Les enquêtes polar de Philippine Lomar, Tome 1 : Scélérats qui rackettent de Dominique Zay, Greg Blondin et Dawid

Fiche Technique :

Editions : Editions de la Gouttière (24 juin 2016) – 48 pages – Bande dessinée

Résumé :

Mon nom c’est Lomar, Philippine Lomar. J’ai treize ans et demi et ce que je veux faire plus tard, je le fais déjà : je suis détective privée. J’écrabouille les embrouilles. Cette fois. L’affaire à laquelle j’étais confrontée sentait vraiment mauvais. Une histoire de racket et le racket a une odeur. Une sale odeur de terreur. Les frappes qui voulaient extorquer de l’argent à ma jeune cliente avaient même essaye de m’intimider, les boulets ! Mais ils venaient de faire une grave erreur : ils m’avaient énervée.

Mon avis :

Philippine est une jeune fille de 13 ans 1/2 et son dada est de mener des enquêtes. Elle est sollicitée par une jeune fille qui est rackettée par une bande d’affreux, et voilà donc Philippine qui plonge tête la première dans ce sac d’embrouilles..

Je lis rarement des B.D. mais je dois dire que je ne regrette d’avoir découvert celle-ci. J’ai tout d’abord été attirée par la couverture. J’ai trouvé les dessins très attractifs et le mot Polar écrit dessus a fini de me convaincre de l’ouvrir.

Je me suis donc laissée absorber par les aventures de Philippine et on se prends très vite au jeu, d’autant que dès la première planche on entre dans le vif de l’action. C’est un premier tome donc on apprends au fil des pages la vie de la jeune fille. Des thèmes comme le handicap, la mort d’un proche y sont abordés. J’ai trouvé que c’était une bonne façon de traiter de ces sujets de façon un peu plus légère avec les enfants, d’amorcer la discussion.

Les dessins et la mise en couleur sont particulièrement réussis à mon goût. Les dessins sont fins, sans se perdre dans le détail. Ils sont parfaitement adaptés pour un jeune public à partir de 9/10 ans.

L’histoire est vraiment sympa et bien menée. Philippine a un sacré caractère et est souvent très drôle. Elle a beaucoup de cran pour son âge mais c’est normal pour une future détective privée !! Les personnages secondaires sont aussi très bien réalisés et plaisant. Certains ont, sans aucun doute, vocation à devenir récurrents dans la série et ce sera un plaisir de les retrouver.

Une très jolie découverte et une franche réussite pour ce premier tome ! C’est une très bonne façon pour les jeunes lecteurs d’appréhender le polar. Je souhaite une longue vie à cette série que je suivrais avec beaucoup de plaisir !

Ma note : 9/10

Chronique Livresque·polar

Code 93 d’Olivier Norek

Fiche Technique :

Editions Pocket – 360 pages – Polar

Résumé :

Un cadavre, émasculé, qui rouvre les yeux sur la table d’autopsie. Un portable qui se met à sonner dans le corps d’un jeune toxico, mort de brûlures inexplicables. Malgré quinze ans de terrain en Seine-Saint-Denis, Victor Coste, capitaine de police, se prépare au pire.
Et que penser de ces lettres anonymes qui dessinent une première piste : celle d’un mystérieux dossier, le  » Code 93  » ?
Une piste qui, des cercles huppés parisiens aux quartiers déshérités, fera franchir à Coste les limites du périphérique, et de la raison…

Mon avis :

Samedi dernier, je me suis rendue à une séance de dédicaces au magasin Cultura à Creil (60) dans le cadre du mois du polar. Olivier Norek était présent et je n’ai pas résisté à lui demander quelques informations sur les livres posés devant lui. Après une discussion très sympathique, je suis donc repartie avec les deux premiers tomes de sa trilogie sous le bras et je dois dire que je ne le regrette absolument pas ! (Et le 3ème tome dois m’attendre bien sagement dans ma boite aux lettres ce soir !)

Sitôt achetés, sitôt le tome 1 commencé ! De retour à la maison, je plonge tête première dans le Code 93. Un corps découvert dans un squat et salement amoché trône dans une salle d’autopsie, on rencontre peu après le capitaine Victor Coste et son équipe, on navigue entre les caves d’une cité du 93 et un manoir dans les beaux quartiers du 92. Un tueur semble prendre plaisir à semer des cadavres mis en scène de façon macabre et c’est à Coste et ses acolytes qu’il incombe de l’arrêter..

Et là, je me suis dit « enfin ! » Enfin, un polar français digne des plus grands ! Enfin un polar qui se passe en France et non pas à Manhattan, à Boston ou à Trucmucheland ! Enfin un auteur qui écrit et décrit la réalité de terrain, les situations, les lieux tels que les gens les connaissent et les subissent !

J’ai été bluffé par la plume d’Olivier Norek, pour un premier roman on est emporté par ses descriptions, les dialogues sonnent justes, pour ma part j’ai été totalement embarquée, prise au jeu. Les personnages sont extrèmement bien travaillés, le côté psychologique de chacun d’eux est parfaitement ressenti par le lecteur ce qui m’a permi de m’attacher à chaque protagoniste.

Le capitaine Victor Coste, bien sur, avec son mal-être, son intégrité et sa sensibilité; Johanna qui est balancée dans cette équipe et doit faire ses preuves malgré ses épaules de camionneur, Ronan et Sam fidèles et souvent drôles. Je me suis même attachée au tueur c’est dire ! (non en vrai j’adore les méchants !!!)

L’intrigue, quant à elle, est bien ficelée, bien menée et il n’y a pas de temps mort. Je ne me suis pas ennuyée une minute, je n’ai pas eu la tentation une seule fois de sauter un paragraphe en me disant « pff là ça sert à rien ! ». Tout est fluide et s’emboite parfaitement le Code 93 tient la route et nous entraîne avec lui au fil des pages.

Vous aurez compris que Code 93 est pour moi un gros coup de coeur. Ce livre est à lire absolument si l’on aime le polar, le sombre. Pour ma part une chose est sûre, je ne tarderais pas à lire la suite !!

Ma note : 10/10

Nouveautés

Quelques nouveautés en Février

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Que ceux qui ne font pas ça me jette la pierre ! Malgré une PAL immense et pas assez de deux yeux pour tout lire, je continue à regarder les nouveautés et à me dire : « oulala celui je le veux ! (variante : celui là il me le faut absolument ! je meurs si celui là n’arrive pas dans ma bibliohtèque, etc etc etc… )

Et donc, pourquoi garder toutes ces bonnes idées lectures pour moi, je compte bien vous les faire partager et, qui sait, vous faire craquer avec moi !

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Scents of Orient de Marianne Stern aux Editions du Chat Noir

Résumé : 1916, Surat, Raj britannique Le gouverneur Lord Nelson mène depuis cinq ans les affaires de la British East India d’une main de maître, quand il reçoit une nuit la visite du capitaine Clive. La Couronne britannique est à la recherche d’une vieille connaissance du gouverneur, un Allemand du nom de Herr Maxwell, et Clive pense que Nelson possède des informations susceptibles de le trouver. Dès lors, Surat se change en nid d’intrigues. Très vite, il apparaît que les Anglais ne sont pas les seuls sur les traces de l’Allemand : la tyrannique duchesse Elzebeth, ainsi que ce séduisant Français sont eux-aussi derrière lui. Nelson se croyait en-dehors de ces histoires, jusqu’au jour où Maxwell en personne le contacte, pour lui demander de l’aide. Entre complots, aérostats, orfèvrerie et gros diamants, la petite existence tranquille de Lord Nelson s’apprête à être complètement bouleversée…

Pourquoi : Outre une couverture absolument magnifique, l’histoire semble des plus prometteuses…

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The Curse de Marie Rutkoski aux Editions Lumen

Résumé : Fille du plus célèbre général d’un empire conquérant, Kestrel n’a que deux choix devant elle : s’enrôler dans l’armée ou se marier. Mais à dix-sept ans à peine, elle n’est pas prête à se fermer ainsi tous les horizons. Un jour, au marché, elle cède à une impulsion et acquiert pour une petite fortune un esclave rebelle à qui elle espère éviter la mort. Bientôt, toute la ville ne parle plus que de son coup de folie. Kestrel vient de succomber à la  » malédiction du vainqueur  » : celui qui remporte une enchère achète forcément pour un prix trop élevé l’objet de sa convoitise. 
Elle ignore encore qu’elle est loin, bien loin, d’avoir fini de payer son geste. Joueuse hors pair, stratège confirmée, elle a la réputation de toujours savoir quand on lui ment. Elle croit donc deviner une partie du passé tourmenté de l’esclave, Arin, et comprend qu’il n’est pas qui il paraît… Mais ce qu’elle soupçonne n’est qu’une infime partie de la vérité, une vérité qui pourrait bien lui coûter la vie, à elle et à tout son entourage. 
Gagner sera-t-il pour elle la pire des malédictions ? Jeux de pouvoir, coups de bluff et pièges insidieux : dans un monde nouveau, né de l’imagination d’une auteure unanimement saluée pour son talent, deux jeunes gens que tout oppose se livrent à une partie de poker menteur qui pourrait bien décider de la destinée de tout un peuple.

Pourquoi : Typiquement le genre de livre qui me plaît, une héroïne qui semble n’avoir pas froid aux yeux mais qui va sans doute rencontrer beaucoup d’obstacles sur sa route. Et bien sur la couverture est sublime ce qui ne gache rien !

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Dans le labyrinte de Sigge Eklund aux Editions Piranha

Résumé : Un soir de mai, dans une banlieue cossue de Stockholm, Magda, une fillette de onze ans, disparaît mystérieusement de sa chambre. Après plusieurs jours d’investigations, la police en vient à soupçonner le père, Martin.
Quatre proches de la victime se mettent à la recherche d’indices qui permettraient de la retrouver : Åsa, sa mère, brillante psychologue qui s’enfonce dans une profonde dépression ; Martin, l’éditeur talentueux à la double vie ; Tom, son loyal collaborateur à l’ambition dévorante ; et Katja, l’infirmière scolaire qui a découvert ce que cachait la petite fille. Ces quatre voix entraînent le lecteur dans un labyrinthe de confessions troublantes.
Un roman noir d’atmosphère, dense et redoutablement efficace.

Pourquoi : Parce que le polar reste l’un de mes genres de prédiléctions et qu’en ce moment ceux se déroulant dans les pays nordiques retiennent toute mon attention !

Voilà ! Quelques idées qui j’espère vous inspirerons et si vous lisez ou avez lu l’un de ces ouvrages n’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez.

Bonne lecture à tous !