Chronique Livresque·Horreur·nouvelle

Les enfants de Castlewood par Mickaël Druart

Fiche technique :

Autoédition – 54 pages – ebook ou broché – Nouvelle / Terreur

Résumé :

Cinquante ans après avoir été dévoré par les flammes, le château de l’orphelinat de Castlewood se voit restauré par les soins d’un riche inconnu. Mais tandis que sur le village pèse toujours l’ombre de la tragédie, six citoyens sont invités à partager un repas entre les murs de la lugubre bâtisse. Aucun, pourtant, ne doit sa présence au hasard. Car derrière les portes de l’orphelinat, dont les murs font encore résonner les rires cristallins de leurs victimes, se dissimule le secret bien gardé de la tragédie, et du lien qui l’unit aux six convives, et à leur hôte.

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Mon avis :

Je remercie chaleureusement Mickaël Druart, l’auteur, pour sa confiance renouvelée et sa gentillesse. J’avais eu l’occasion de lire ses « Chroniques de la Faucheuse » que j’avais adoré et j’étais donc ravie de le retrouver cette fois ci pour une Nouvelle.

Comme je l’ai déjà dis, je suis de plus en plus fan de Nouvelles. Ce format me semblait auparavant trop court pour me permettre d’entrer pleinement dans l’histoire mais lorsque j’en lis une comme « Les enfants de Castlewood », je me dis que l’auteur peut parfaitement rendre un récit complet sous ce format.

Jonathan Miller et son fils Colin sont invités à dîner au château de Castlewood. Cet ancien orphelinat ayant brûlé il y a cinquante ans a été intégralement restauré par le nouveau riche propriétaire. Ils sont 6 convives et leurs présences n’est surement pas le fruit du hasard.

L’histoire est, dès le départ, bien posée et surtout captivante. J’ai eu envie de découvrir pourquoi ces 6 personnes en particulier étaient invitées et surtout comment elles allaient pouvoir se sortir de la situation (vous vous doutez bien sur que la-dite invitation n’est pas totalement innocente..). Au cours de la soirée, le lecteur apprendra le quotidien des orphelins et le sort qui leur était réservé mais il sera également fait le récit de la fameuse nuit de l’incendie, une nuit d’horreur.

Les personnages sont intéressants et bien construits bien que la nouvelle soit plutôt courte. On comprend parfaitement les raisons d’air de chacun, ses motivations passés et présentes.

Malgré la petite cinquantaine de pages, j’ai été complètement immergée dans cette histoire et la plume de l’auteur y est pour beaucoup. Mickaël Druart arrive à rendre en quelques mots l’ambiance glauque et angoissante qui règne dans ce village et à Castlewood en particulier. J’avais déjà beaucoup aimé sa façon d’écrire dans les Chroniques de la Faucheuse et ce sentiment se confirme grâce à cette Nouvelle. L’auteur n’a pas besoin de longues descriptions pour nous plonger dans son récit, il sait utiliser les mots et surtout les bons mots.

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Une excellente nouvelle qui nous fait pénétrer les secrets sombres, effrayants et angoissants de Castlewood…

Ma note : 9/10

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aventure·Chronique Livresque·fantastique·Jeunesse

Les orphelins de Windrasor T1 Entre les murs de Paul Clément

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Fiche Technique :

Post-Apo Editions – 118 pages – ebook ou broché – Aventure / Jeunesse

Résumé :

« À Windrasor, l’un des orphelinats les plus prestigieux du duché de Morenvagk, le sort des pensionnaires semble joué d’avance. Une adoption peu probable ou un envoi au front, synonyme de mort certaine au service d’une guerre dont plus personne ne semble se souvenir des raisons, sont leurs seules perspectives d’avenir.
Dans ce monde qui a perdu la tête, prisonniers du plateau imprenable sur lequel s’élève le célèbre orphelinat, Spinello et ses amis ne savent pourtant pas que le destin a prévu bien d’autres choses pour eux.
Toutes les grandes aventures ont un point de départ, parfois perdu au milieu de l’immensité d’une forêt entourant un bien étrange établissement. »

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Mon avis :

Tout d’abord, je remercie chaleureusement l’auteur, Paul Clément, de m’avoir confié son livre en service presse et de sa confiance.

Windrasor est un orphelinat où tout semble tomber en ruine mais où règne la loi du plus fort. Spinello est l’un des orphelins y demeurant et c’est aussi une tête brulée, il est impertinent, casse-cou et surtout il ne rêve que d’une chose : quitter cet endroit sordide. Malheureusement leur monde est englué dans une guerre si ancienne que les raisons en ont été oubliées et si les orphelins ne sont pas adoptés à 14 ans ils partent pour le front. Mais Spinello et ses amis se rêvent libres..

J’étais très intriguée par le résumé et j’ai donc commencé à lire en me demandant dans quelle sorte de « livre jeunesse » je plongeais.. Et bien, je dois dire que j’ai été plus qu’agréablement surprise ! Une très belle découverte ! Pour plusieurs raisons..

Tout d’abord l’histoire.. Ce premier tome pose les bases, nous explique le fonctionnement de Windrasor, ses codes. Les orphelins savent bien que leur sort est pratiquement scellé mais la vie entre les murs de l’orphelinat n’est pas des plus simples puisque des rivalités existent entre les différents dortoirs. Chaque bande d’enfants va devoir essayer de s’imposer pour survivre ou, dans le cas de la jeune Iphis, de passer des accords pour être protégée. Malgré tout, l’aventure démarre rapidement et des mystères vont très vite se mettre en place qui vont entraîner le lecteur dans un roman très prenant.

Les personnages sont vraiment très attachants surtout Spinello et sa bande : Placide, son physique ingrat et sa gentillesse que j’ai eu envie de protéger tout au long du livre, Asmodée (entre autres). Les adultes n’ont pas le beau rôle avec les gardiens dont le terrible Octave, ennemi de Spinello qui ne manque pas d’imagination quant aux châtiments ou les adoptants avec le Marquis et son épouse.. On découvre également que des êtres appelés Ignobles vivraient peut-être entre les murs. Les personnages sont bien campés et décrits, on les aime ou on les déteste. Pour ma part, j’ai particulièrement aimé la jeune Iphis, seul point de vue féminin, une orpheline au statut un peu particulier.

L’auteur nous décrit les lieux à la perfection sans que le texte ne soit lourd. J’ai eu l’impression de visiter Windrasor, d’entendre les poutres grincer, de courir dans les couloirs avec les enfants ou de peiner avec Spinello lors de sa mémorable punition.. La plume de Paul Clément est fluide, précise et vive. Ses descriptions permettent au lecteur de vraiment bien imaginer les lieux, les gens. L’alternance de héros à chaque chapitre est une excellente idée et cela permet de voir différentes facettes de l’histoire.

Je suis ravie de cette lecture ! Ce monde, qui se met en place peu à peu, est très intéressant et malgré la dureté de la vie  à Windrasor j’ai hâte de pouvoir lire la suite des aventures de Spinello, Iphis et tous leurs camarades.

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Un excellent roman jeunesse mais qui convient parfaitement aux adultes ! Un premier tome qui laisse présager de nombreuses aventures et mésaventures entre les murs de l’orphelinat de Windrasor…

Ma note : 9/10