Chronique Livresque·Littérature·nouvelle

Sans jamais te retourner par Tony Perraut

Fiche technique :

Autoédition – 54 pages – ebook ou broché – Littérature / Nouvelle

Résumé :

Sans jamais te retourner, tu vas vivre cette journée. Tu vas tout donner, tout penser, tout imaginer. C’est dans cette forêt que tu vas comprendre la solitude, C’est dans ce bus que tu vas ouvrir ton ressenti, Mais tu connais l’issue de cette journée, Tu sais que demain tu ne verras pas le soleil se lever. Alors fonce gamin, va mourir.

Sans jamais te retourner est une nouvelle dramatique ayant pour thème le suicide.

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Mon avis :

Je remercie l’auteur, Tony Perraut, de m’avoir permis de lire cette nouvelle en service presse via le site Simplement.Pro.

Cela fait un moment que je guette Tony Perraut (euh.. dis comme ça je ressemble à une psychopathe.. je m’explique…) sur les réseaux sociaux ! En effet, je trouve qu’il fait un travail remarquable en communication et qu’il est en plus d’une grande gentillesse. Du coup, j’étais ravie de pouvoir découvrir ses écrits et commencer par une nouvelle c’est parfait. Ce format permet de voir l’esprit de concision, la plume et l’imagination d’un auteur et ce que j’apprécie vraiment..

L’histoire débute sur la dernière journée d’un homme, il va mourir, il le sait.. Dernières actions du quotidien, dernières pensées, dernières émotions.. Tony Perraut crée autour de son personnage un univers qui pourrait être celui de n’importe qui, n’importe quand. Ce personnage  n’a pas d’identité mais c’est sans importance, ce qui prime c’est sa détresse, son trouble. Il s’exprime tantôt en « tu » tantôt en « je », peut-être nous parle – t – il ? Peut – être pas… Cet état de fait m’a demandé un petit temps d’adaptation dans ma lecture mais au fil des pages les choses s’éclaircissent pour mieux s’assombrir alors que l’on comprend peu à peu son histoire, leur histoire.

Cette nouvelle aborde le thème très dur qu’est le suicide. Pourquoi décider de se donner la mort ? Et une fois la décision prise, comment franchir le cap ? Faire le grand saut ? Ce n’est pas simple et Tony Perraut nous entraîne dans les pensées de ce jeune homme, ses sentiments de façon vraiment poignante. Le personnage nous touche forcément, mais peut-on le comprendre ? Peut-on plonger suffisamment dans son esprit pour saisir le pourquoi ? J’avoue que ce thème me touche tout particulièrement et même si j’ai trouvé cette nouvelle très dure à lire personnellement j’ai également été bluffée par la maturité avec laquelle c’est traité et écrit.

L’histoire se déroule avec une sorte d’urgence que l’on sent à travers le rythme des phrases et des chapitres. Les mots, comme s’ils se bousculaient, percutent le lecteur pour mieux l’imprégner de cette décision, de cet acte. C’est bouleversant, c’est poignant et personnellement je suis ressortie de cette lecture vraiment chamboulée, surtout après le clap de fin. Une chose est certaine j’ai adoré la plume de Tony qui est addictive, fluide, imagée, une écriture vraiment maîtrisée et je vais le suivre avec beaucoup d’interêt.

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Une nouvelle sur le thème du suicide écrite d’une façon poignante. Un jeune auteur prometteur qui traite ce sujet avec beaucoup de sensibilité et d’émotion..

Ma note : 8.5/10

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Chronique Livresque

Je pleurerai plus tard par Mathieu Bertrand

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Fiche technique :

Editions Librinova – ebook – 227 pages – Thriller

Résumé : 

Ils sont morts. Tous les deux. Ce jour-là, j’ai tout perdu. Mais pire encore… j’ai perdu mon âme.
Couché dans ma cellule, j’observe le mouvement de balancier d’un nœud de pendu. Dans quelques minutes, mon cou s’y brisera. Quand plus rien ne vous raccroche à la vie, la mort devient une échappatoire plutôt acceptable.Huit semaines. Huit putains de semaines qui m’ont fait basculer dans une haine qui dictait mes pensées autant que mes actes.
Impossible de s’extirper de ce carcan que représente l’envie de vengeance. Ça part d’une promesse, ça se transforme en rage et ça s’installe dans votre tête pour n’en sortir que lorsque vous êtes un meurtrier…

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Mon avis : 

Un grand merci à Mathieu Bertrand, l’auteur, de m’avoir confié son roman en service presse. 

Dès le début du livre on apprend que le héros est en prison, un livre qui commence par le dénouement c’est original et atypique. Mais pourquoi Patrice Lorenzi est enfermé entre ces quatre murs à contempler un nœud de pendu en ayant une seule pensée : s’y pendre ? Et qui est mort ? Et bien pour le savoir il va falloir remonter le temps.. 8 semaines précisément alors que la vie de Patrice et de sa famille, sans être idyllique, est heureuse. Une femme, un enfant, un bon travail, tout semble sourire à cet homme sans histoire jusqu’au jour où tout bascule, tout sombre, jusqu’à ce jour où leurs vies explosent..

Dès la première page de ce roman, j’ai été comme prisonnière de cette histoire. J’ai d’abord voulu comprendre pourquoi Patrice Lorenzi était incarcéré. Puis au fil des pages, son histoire nous est dévoilée, on apprend qu’il est Directeur de services pénitentiaires et sa femme l’appelle car son fils est souffrant. Sauf que Patrice travaille à Dijon alors que sa famille se trouve à Agen. Même si l’on se doute rapidement de l’identité des deux morts, une question persiste : pourquoi ? J’ai voulu comprendre comment il avait pu atterrir dans cette prison, quelles décisions l’avaient mené à cette fin ? Et j’avoue que bien souvent je me suis mise à la place de Patrice ou de son épouse.. 

Patrice Lorenzi nous narre sa propre histoire, il nous raconte cette descente aux enfers. Huit petites semaines, cela peut paraître court comme laps de temps mais c’est largement suffisant pour qu’un homme perde tout ce qui fait l’essence même de sa vie, voire même son âme. Le fait qu’il soit lui même narrateur permet au lecteur de mieux le comprendre, de mieux appréhender sa façon de voir, ses doutes, ses certitudes. La psychologie des personnages est vraiment très importante dans ce roman et c’est, pour moi, une incroyable réussite pour l’auteur qui a créé des protagonistes à la psychologie parfaitement travaillée et transcrite à travers l’histoire autant pour le héros que pour les personnages secondaires.

A travers ce roman, j’ai pu découvrir un métier fort méconnu et auquel on ne pense pas spécialement. En effet, Patrice Lorenzi est fonctionnaire des  services pénitentiaires et à travers le récit on en apprend plus sur ce monde, son fonctionnement sans que cela pèse sur l’histoire car Mathieu Bertrand dose parfaitement les informations qu’il nous donne.

Je ne vous en dirait pas plus sur cette histoire, il serait dommage de vous dévoiler les raisons qui poussent Patrice à se venger car la découverte fait partie du plaisir de la lecture mais ce que je peux vous en dire c’est que cette histoire est poignante, touchante car elle touche à l’amour d’un homme pour sa famille. Un amour qui va l’entraîner vers la vengeance, qui va lui faire perdre complètement les pédales quitte à tout sacrifier, tout perdre.

C’est le second roman de cet auteur mais je vais le suivre avec beaucoup d’intérêt car j’avoue avoir vraiment adhéré à sa façon d’écrire. Le rythme est vraiment prenant et entraînant tout au long de l’histoire malgré quelques petites longueurs. On ne s’ennuie pas car l’auteur sait faire rebondir son récit. Une pointe de surnaturel est également présente dans cette histoire que j’ai bien appréciée et trouvée intéressante. 

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Un très bon roman qui fait réfléchir si l’on se met à la place du héros, qu’aurions-nous fait à sa place ? Une histoire poignante qui nous démontre que finalement rien n’est acquis dans la vie et que parfois il suffit d’un petit rien pour que tout bascule.. 

Ma note : 8.5/10

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Chronique Livresque·fantastique·humour

Chroniques de la Faucheuse par Mickaël Druart

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Fiche technique :

Editions Boz’dodor – 138 pages – ebook ou broché – Fantastique / Humour noir

Résumé :

Mortelles, Mortels,

Peu avenante, la grande Faucheuse jouit, depuis la nuit des temps, d’une réputation qui ternit, bien injustement, l’énergie d’hommes et de femmes qui s’évertuent, sans relâche, à prodiguer fauchages et agonies de qualité. Aussi, je vous prie de bien vouloir prendre connaissance, au travers du recueil qui suit, de leur quotidien, et des rencontres et péripéties qui le parsèment. Bien à vous, Josiane Smith, Secrétariat de la grande Faucheuse.

PS : Pardonnez le sentimentalisme de ma secrétaire. Ce livre c’est mon best of, point barre. Vénérez-moi. Sa macabre majesté, la Grande Faucheuse.

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Mon avis :

Tout d’abord je remercie Mickaël Druart, l’auteur (officiellement..) pour ce service presse et de sa confiance.

La Grande Faucheuse a décidé d’ouvrir un peu ses archives et de partager avec nous, simples mortels, quelques unes de ses meilleures histoires. En effet, il semble nécessaire de redorer un peu son blason et surtout de remettre les pendules à l’heure.. Par exemple : La Grande Faucheuse ne travaille pas seule mais avec de nombreux faucheurs, plus ou moins doués. C’est donc aidée de sa fidèle assistante Josiane qu’elle nous a concocté ce recueil d’histoires plus savoureuses les unes que les autres.

Le livre ouvre sur une interview exceptionnelle de La Grande Faucheuse en personne ! Et celle-ci a un humour assez décapant même si, la plupart du temps, c’est Josiane qui en fait les frais. Mais voilà qui la rend un peu plus humaine ? Plus abordable ? En tout cas, elle m’a beaucoup fait rire ! Tout comme Josiane d’ailleurs que j’ai trouvé exceptionnelle !  

Puis, le lecteur va plonger dans une série de petites histoires tirées des archives personnelles de la Grande Faucheuse, des histoires concernant la mort bien entendu mais aussi, et surtout, la vie. A travers ces différentes chroniques, nous allons rencontrer de nombreux personnages, souvent très éloignés les uns des autres. Certains m’ont beaucoup touchée, d’autres m’ont fait rire aux éclats et d’autres m’ont émue aux larmes mais aucun ne m’a laissé indifférente. Ils sont tous attachants à leur façon, à travers ce que l’on apprend de leur vie, qu’elle ait été plus ou moins longue, plus ou moins gaie, chacun aura laissé une trace de son passage dans ce monde.

La Grande Faucheuse nous fait prendre conscience que chaque instant est précieux, chaque souvenir est un trésor et qu’il faut chérir les gens que l’on aime tant que l’on peut avant que l’un de ses faucheurs ne passe. Toutes les histoires ne sont pas drôles, certaines sont mêmes plutôt tristes, on navigue un peu à l’aveugle sans savoir ce que nous réserve le prochain récit.

J’ai adoré le personnage de la Grande Faucheuse qui est tantôt drôle, tantôt grave mais souvent très humaine. Enfin, c’est quand même le Big Boss et elle se doit de se faire respecter même si elle n’est pas contre une petite blague un peu potache de temps en temps. Je pense notamment à l’histoire de Carole et d’Annette avec qui j’ai eu un beau fou-rire.

Mickaël Druart, auteur officiel (créé de toutes pièces par Josiane…) nous entraîne à la découverte de tous ces instants, de tous ces individus avec beaucoup de poésie et de finesse. Il ressort de tous ces récits beaucoup de sensibilité et de quiétude qui font, que bien que le sujet abordé ne soit pas des plus gais, j’ai refermé ce livre comme apaisée et sereine avec une pointe de nostalgie de les quitter déjà.

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De l’humour, de l’émotion, une lecture touchante et drôle. La Grande Faucheuse nous fait passer un moment de lecture vraiment inoubliable qui poussera surement le lecteur à une petite introspection personnelle mais aussi à profiter pleinement de la vie…

Ma note : 9/10

 

 

 

Chronique Livresque·Thriller

Timothy Blake : la mort en héritage par Bridget Page

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Fiche Technique :

Autoédition – 412 pages – ebook ou broché – Thriller

Résumé :

Depuis longtemps fasciné par les sociopathes, Gildas Gabin a obtenu un certificat de Sciences Criminologiques avant d’intégrer la Police. Confronté très rapidement à une affaire de meurtres en série, ses connaissances, conjuguées à des capacités sensorielles hors norme, lui ont permis de se bâtir une réputation qui l’amène désormais à intervenir aux quatre coins de l’Europe. C’est dans ce cadre que l’on fait appel à lui pour résoudre une série de meurtres sur La Rochelle, une ville reliée au pire de ses souvenirs et au plus cuisant de ses échecs. Timothy Blake est officiellement infirmier anesthésiste intérimaire. C’est du moins ainsi qu’il apparaît à sa femme, Rachel. Mais la réalité est tout autre. Tim a des besoins très particuliers et un hobby peu commun : il tient de son père un lourd héritage qu’il s’efforce de perpétuer, y travaillant sans relâche depuis bientôt dix ans. Désormais, Tim se sent prêt à voler de ses propres ailes, quitte à se dédouaner des consignes paternelles, à surfer sur les vagues de la décadence, à repousser les limites de la cruauté, mais aussi celles de sa propre jubilation… Timothy Blake nous entraîne au cœur de sa sordide passion, tandis que Gildas Gabin s’efforce de débusquer l’« artiste » et de stopper l’hémorragie. Privé de ses aptitudes si particulières, hanté par un spectre qui obscurcit son jugement, il lui faudra résoudre l’énigme de son passé pour mettre le point final à la série sanglante qui terrorise La Rochelle. Entre haine et fascination, les deux hommes se lancent dans une course-poursuite qui les mènera au plus intime secret de l’autre, les faisant basculer dans un affrontement personnel irréversible dont la mort pourrait s’avérer l’ultime issue.

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Mon avis :

Avant tout, je tiens à remercier chaleureusement Bridget Page pour ce service presse et sa gentillesse.

J’ai lu ce roman en deux fois.. non pas que je n’ai pas aimé la première bien au contraire ! Mais ma première lecture s’est faite sur la plateforme Fyctia puisque Bridget Page participait à un concours via ce site. J’ai donc découvert au fil des jours l’histoire de Timothy et de Gildas mais sans pouvoir en lire la conclusion puisque le concours a prit fin en laissant entier tout le suspense.. Frustration !  

J’étais donc ravie lorsque le livre est enfin sorti et que Bridget me l’a confié en service presse.. Je l’ai relu du début pour ne pas en louper une miette et à cette seconde lecture la magie a opéré de nouveau !

Timothy Blake est, il faut être honnête, un psychopathe comme il y en a peu. Il s’adonne au même passe-temps que son défunt père qui nécessite : un bateau, une femme et tout son art.. Lorsque ses premières victimes sont découvertes, Gildas Gabin, expert en profilage de serial killer dans la Police, est appelé en renfort. Cette enquête va l’entraîner sur une pente savonneuse où le passé et le présent se mêlent, où chaque coup porté est comme une pièce d’échec que l’on bouge.

Bridget Page est une auteure que je lis depuis ses débuts, j’ai adoré ses deux premières séries (que je vous invite à lire !! mais on en reparlera..) alors la promesse d’un thriller m’a alléché. Vous avez du comprendre maintenant ma passion pour les psychopathes en tout genre et en général ceux qui tombent de la plume de Bridget sont gratinés. Eh bien, Timothy ne dérogent en aucun cas à la règle !

Timothy est, d’après ses propres dires, un artiste qui doit faire perdurer l’héritage paternel, continuer à exercer son art, le développer, le sublimer. Malgré, en apparence, une vie rangée il dévoile au fil des pages sa personnalité : froid, dénué d’empathie, égoïste, ne faisant preuve d’aucun remord.. un être charmant vous dis-je ! Mais face à lui se dresse Gildas, un homme qui aurait aimé rester loin de la Rochelle et des souvenirs qu’elle lui inspire. Un homme bon, droit, un père de famille aimant, un mari charmant.. La rencontre entre Timothy et Gildas est un peu l’affrontement du bien contre le mal, une guerre de laquelle aucun des deux ne sortira indemne tant ils vont pousser loin la confrontation.

L’auteure ayant choisi de nous narrer ce roman à travers les yeux des deux principaux protagonistes, l’alternance de narrateur Gildas / Timothy permet au lecteur de pénétrer l’esprit du psychopathe mais également de suivre au plus près les investigations du profiler. De cette façon, leurs pensées les plus intimes nous sont dévoilées, leurs secrets deviennent ceux du lecteur.. On est tantôt complice du tueur, tantôt à vouloir aider le policier à avancer dans son enquête. J’ai autant aimé être dans l’esprit de l’un que de l’autre même si j’ai souvent eu froid dans le dos…

Bridget Page signe ici son premier thriller et c’est un coup de cœur pour moi ! Un thriller comme je les aime où le suspense dure jusqu’à la fin, où l’histoire nous tient en haleine et ne nous laisse que peu de répit, une chasse à l’homme haletante et une fin déchirante mais que je n’imaginais pas autre. Bridget a su me convaincre, bien que ça n’était pas nécessaire, grâce à Timothy de son immense talent de narratrice, de son imagination sans limite et de sa perversité d’auteure qui n’épargne rien ni personne. J’ai aimé retrouver sa plume toujours aussi efficace et fluide et qui est aussi agréable dans ce style littéraire qu’en romance. 

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Un thriller que je vous recommande chaudement ! Faites connaissance avec Timothy et plongez dans son univers vous ne le regretterez pas !

Ma note : 9/10

 

 

 

Chronique Livresque·Thriller

Héritage mortel par Daniel Borgis

Héritage mortel

Fiche Technique :

Rebelle Editions – 166 pages – ebook ou broché – Thriller

Résumé :

Un décès. Un testament. Trois frères. Un meurtre ! Mais qui a été tué ? Qui a tué ? Le mystère reste entier…

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Résumé :

Je remercie chaleureusement les Editions Rebelle de m’avoir adressé ce service presse et pour leur confiance.

Un décès vient de se produire à la Ferme des Grands Prés et visiblement cela n’attriste pas grand monde. Mais cette nouvelle n’est que le début du grand chambardement qui attend la famille Porraz…

Ce qui m’a tout d’abord attiré l’œil c’est la couverture. Je l’ai trouvé vraiment belle, j’aime les couleurs sombres et l’éclairage au dessus de la ferme. Elle illustre parfaitement ce livre et le résumé avec le côté mystérieux.

Dès le départ, le ton est donné. Les frères Porraz, Joseph et Clovis sont antipathiques, violents, alcooliques.. Ils vivent et exploitent la ferme familiale alors que leur frère cadet Rémi vit à Lyon, loin des siens. Un sérieux contentieux semble les opposer les uns aux autres, visiblement ils ne s’apprécient pas des masses..

Lorsque je commence un thriller, j’espère toujours que l’auteur va savoir me surprendre et là, je dois dire, que j’ai été comblée. En effet, les faits s’enchaînent de façon logiques sans incohérence, l’histoire s’emboite parfaitement et le suspense est maintenu jusqu’à la toute fin du livre, un régal !

L’histoire, c’est une histoire de famille.. une famille où le mot amour n’est pas vraiment présent, une famille où la discorde et la haine sont le quotidien de chaque membre. Il faut dire que le père, Gustave, n’a pas été tendre avec ses enfants en particulier avec les deux ainés Joseph et Clovis. Rémi était son petit préféré et n’a jamais eu à suer à la ferme, il a pu faire des études et faire carrière. Leur mère, Alphonsine, n’a jamais prit la défense de ses enfants et tout cela cumulé a entraîné cette famille vers ce climat violent.

J’ai beaucoup apprécié les personnages malgré leurs caractères souvent difficiles. C’est surtout la façon dont l’auteur les a mené qui m’a plu. Rien n’est tout blanc ou tout noir dans ce livre, et surtout pas la psychologie des protagonistes. Effectivement, une enfance malheureuse n’excuse pas tout mais elle peut expliquer.. A contrario, une enfance privilégiée ne mène pas forcément au succès.. Avoir un amant ne fait pas forcément accepter l’infidélité.. Et à la découverte du meurtre (mais le meurtre de qui ??), les gendarmes Granger et Berthaud vont avoir du travail pour démêler les vrais des faux sentiments.

Concernant ces deux personnages, j’ai beaucoup aimé la façon dont Daniel Borgis les fait avancer dans l’enquête. En effet, le lecteur est témoin de leurs conciliabules, de leurs déductions un peu comme s’il faisait parti de l’équipe. J’ai trouvé cette façon de faire originale.

L’auteur nous livre ici un thriller où le suspens dure jusqu’à la toute fin et qui est très bien écrit. J’ai beaucoup aimé sa plume qui s’adapte parfaitement aux situations et caractères de chaque personnage. Un auteur que je suivrais sans aucun doute.

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Si vous aimez les sombres histoires de famille ce livre devrait vous régaler ! Un thriller prenant où je suis certaine vous serez surpris du dénouement autant que moi !

Ma note 8/10

 

 

 

 

 

Chronique Livresque·fantastique

Des morts des vivants par Frédéric Soulier

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Fiche Technique :

Autoédition – 306 pages – ebook ou broché – Fantastique

Résumé :

Dans un futur que l’on n’espère pas trop proche, la guerre de civilisations et de religions a eu lieu. La troisième guerre mondiale a fait de l’Europe un vaste champ de ruines, et la bombe d’un nouveau genre qui a ravagé l’Irlande a lâché sur le vieux continent un nuage toxique. Partout où la particule Z est retombée, les morts se relèvent. En Sicile, dans le camp de réfugiés d’Agira, Pip et sa famille tentent de survivre dans des conditions précaires et attendent de pouvoir passer en Tunisie. ———————————————————————————————————————————————————— Avertissement : si vous estimez que la langue française est une douairière respectable qui ne doit pas être froissée, vous ne devriez probablement pas lire ce livre. Si au contraire vous êtes de ceux qui pensent que la langue est en perpétuel mouvement, que l’on peut la violer du moment qu’on fait jouir, alors ce livre est fait pour vous.

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Mon avis :

Je remercie chaleureusement Frédéric Soulier, l’auteur, de m’avoir confié son livre en service presse.

Philippe Lacroix, Pip pour les intimes, est un jeune garçon de 14 ans. Il est handicapé, maigre, sale, affamé.. il vit au Cratère, un camp de refugiés en Sicile dans l’espoir de pouvoir passer e Tunisie. Pip fait parti des rescapés de la 3ème guerre mondiale qui a ravagé la population du nord de l’Europe et qui a surtout vu la particule Z faire son apparition et avec elle les morts se relèvent..

J’avoue qu’au départ je pensais avoir en main un énième remake d’un film de zombies et j’ai été plus qu’agréablement surprise de m’apercevoir de mon erreur. En effet, ce livre est vraiment original et unique.

Unique, déjà, par le langage utilisé par l’auteur. Frédéric Soulier fait parler ici Pip et celui-ci utilise l’argot, les mots raccourcis, les mots transformés ou rudoyés mais les mots sont faits pour s’adapter à la situation et celle de Pip n’est pas simple. J’ai eu quelques difficultés sur les premières pages à lire de façon fluide mais une fois le pli prit, j’ai vraiment beaucoup aimé cette originalité.

Et malgré cette liberté prise sur notre belle langue française, l’auteur possède un style imagé qui colle parfaitement à l’histoire. Son écriture est familière, particulière mais tellement fluide et bien construite qu’on à l’impression d’entendre Pip nous raconter sa vie..

Et quelle vie ! Une 3ème guerre mondiale, une guerre de civilisation, de religions.. une bombe qui détruit l’Irlande.. des morts qui se relèvent.. Mais comme je le disais ce n’est pas ici une banale histoire de zombies qui ne chercheraient qu’à dévaster les restes d’une humanité déjà malmenée. Que nenni !! Dans ce roman, le lecteur va suivre l’histoire de Pip et sa famille dans ce camp de réfugiés, il va rire et souffrir avec eux mais il va surtout découvrir à quel point la nature humaine peut-être cruelle, indigne ou belle et réconfortante. Une palette de sentiments se déploye au fil des pages : la haine, la joie, l’amusement, le désespoir mais surtout l’amour. L’amour est présent tout au long de ce livre, par petites touches.. l’amour paternel, vrai et indéfectible, l’amour de jeunesse, l’amour qui fait garder espoir face à la mort.

J’ai été particulièrement touchée par les personnages de cette histoire. Pip bien sur qui se livre à travers Simone, sa fille, qui lui sert de scribe en transposant fidèlement ses souvenirs; Lucie, sa petite sœur, une enfant qui n’aura connu que la guerre et la famine; mais également toute la brochette d’amis dont Pip est entouré et qui sont loyaux et fidèles. Des personnages qui parfois ne font que passer tels une étoile filante mais dont on se souvient avec tendresse.

L’auteur s’inspire de la sombre actualité et l’amplifie pour nous dépeindre un monde effrayant mais tristement plausible. Bien entendu la particule Z reste de la science-fiction mais sait-on jamais.. Ce roman traite des vivants et des morts et non pas des morts-vivants.. Effectivement les morts se relèvent mais au vue de la situation mondiale générale cela ne semble même pas être le problème principal. Il s’agit ici de comprendre l’âme humaine, ses travers, vers où nous entraîne la folie de certains.

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Une lecture qui prend aux tripes et dont j’ai du mal à me défaire. Ancrée dans notre actualité, je garde précieusement le souvenir de Pip en espérant que la folie humaine ne nous entraînera pas vers un monde peuplé de nirlandais..

Ma note : 8.5/10

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Chronique Livresque·fantastique

La malédiction d’Ariane de Rose P. Katell

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Fiche Technique :

Autoédition – 376 pages – broché – Fantastique

Résumé :

Cassie a un secret. Depuis la mort de ses parents, elle est hantée par un cauchemar. Chaque nuit ou presque, elle voit un homme se jeter sous un train et entend une mystérieuse voix l’implorer de lui venir en aide. Hélas, elle n’y parvient jamais… Jusque-là sans conséquence, ce rêve prend une tout autre réalité quand le train qui amène sa grand-mère, avec qui elle s’est brouillée par le passé, se révèle être celui qui percute cet individu. Les choses se compliquent encore plus quand Cassie réalise qu’elle seule a assisté à l’incident et qu’il n’y en a aucune trace. Incapable d’oublier ce qu’elle a vu, intriguée par sa grand-mère qui semble au courant pour son cauchemar, elle décide d’enquêter. Qui est cet homme ? Pourquoi est-elle la seule à pouvoir le voir ? Et que sait exactement sa grand-mère ? Autant d’énigmes qu’elle va s’efforcer de résoudre.

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Mon avis :

Tout d’abord, je remercie vivement l’auteure, Rose P. Katell, de m’avoir permit de lire son livre en service presse.

Ce qui m’a attirée en premier, je l’avoue, est la magnifique couverture ! En effet, je la trouve mystérieuse et vraiment magnifique.

Cassie est une jeune étudiante de 15 ans qui a perdu ses parents dans un incendie et qui vit depuis avec son grand frère Miguel. Cassie n’est pas très assidue en cours et se laisse facilement distraire. Mais ce qui la préoccupe le plus est le cauchemar récurrent qu’elle fait : un homme se suicide sous ses yeux sans qu’elle ne puisse rien y faire. Mais lorsque la jeune fille assiste à cette scène alors qu’elle est éveillée là elle commence à se poser des questions.

Dès les premières pages, j’ai su que ce livre allait me plaire. En effet, j’ai trouvé que les personnages étaient crédibles car ils sont loin d’être parfaits.. Par exemple, Cassie n’est pas une élève modèle et je trouve rafraîchissant que les héros ne soient pas exemplaires. Elle essaye de faire des efforts mais même si elle sait qu’elle va s’attirer les foudres de son frère elle va agir comme tout ado pourrait le faire.

Les personnages sont tous attachants à leur façon. Cassie parce qu’on ressent de l’empathie pour elle mais aussi parce qu’on aimerait pouvoir l’aider à y voir plus clair. Elle est bougon, introvertie et même parfois franchement désagréable mais j’ai beaucoup aimé son personnage qui malgré les épreuves va s’ouvrir peu à peu. Le personnage de Miguel m’a beaucoup touchée avec sa façon de se battre pour garder sa sœur près de lui, de l’élever. Les camarades de Cassie sont tantôt drôles, parfois agaçants mais toujours présents pour elle et l’amitié joue un rôle primordial dans cette histoire.

Les relations entre les personnages sont souvent conflictuelles avec, par exemple, l’arrivée de leur grand-mère. Ils ont connus des moments difficiles et cela rend l’histoire d’autant plus crédible que les rancœurs ne sont pas oubliées trop facilement. La romance y est aussi présente mais sans monopoliser l’histoire. Différentes histoires d’amour sont racontées au fil des pages qu’elles soient passées ou naissantes elles sont toutes aussi prenantes et émouvantes.

L’auteure nous livre ici une histoire vraiment bien écrite et fluide. Le côté fantastique est bien amené et le lecteur a le temps de bien appréhender toutes les facettes de l’histoire. La malédiction est traitée de façon originale et j’ai aimé suivre Cassie dans ses recherches mais aussi assister à ses rêves. Mon seul bémol est que j’aurais aimé avoir plus de détail sur les dons de Cassie ainsi que de ses ancêtres. En savoir plus sur son ascendance, ce qu’ils sont devenus. Peut-être sa grand-mère aurait-elle pu avoir plus de choses à lui expliquer sur l’histoire de la famille mais aussi sur la façon d’apprendre à développer son Don.

Rose P. Katell possède une très belle plume qui s’accorde parfaitement à son histoire. Les dialogues sonnent justes et les narrations sont imagées et sans temps mort. 

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Une lecture vraiment très agréable avec une histoire prenante et écrite d’une plume fluide et douce. Un roman qui vous envoûtera comme s’il vous avait lancé un sortilège.. 

Ma note : 8/10

Chronique Livresque·Littérature·suspense

La perfidie d’un ange de Evelyne Sants

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Fiche Technique :

Auto-édition – 252 pages – ebook ou broché – Suspense

Résumé :

Sarah est une jeune fille dotée d’une intelligence hors norme. Elle a la chance d’être entourée par des parents amoureux et bienveillants, mais ce cadre idyllique ne lui convient pas forcément. Sarah se met en quête d’un destin exceptionnel, qu’elle choisira elle-même et qui sera à la hauteur de son intelligence, mais pour accomplir ce destin elle n’aura aucun état d’âme, aucun scrupule. Ses capacités intellectuelles lui serviront d’arme pour évincer tous ceux qui entraveront son chemin. Sa force mentale et sa froideur lui donneront le pouvoir de ne pas vaciller face à l’amour des autres. Existe-t-il quelqu’un d’assez puissant pour contrarier son narcissisme débridé ? Existe-t-il quelqu’un d’assez généreux pour lui pardonner l’impardonnable ?

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Tout d’abord, je remercie chaleureusement Evelyne Sants, l’auteure, pour l’envoi de ce service presse.

Sarah est une jeune fille qui a tout pour être heureuse : des parents aimants, une vie posée et surtout une intelligence qui la place au dessus de la moyenne. Mais Sarah a de grandes ambitions pour elle-même et surtout elle ne tolère ni qu’on la contrarie ni qu’on se mette sur son chemin. Elle va donc tout faire pour obtenir la vie dont elle rêve mais surtout qu’elle estime mériter..

La première chose qui m’ait plu c’est la couverture. Je l’ai trouvé vraiment très belle et harmonieuse.

A la lecture du résumé j’étais très intriguée par le personnage de Sarah et je dois dire que je le suis toujours.. J’ai rarement vu une héroïne si peu attachante, mais je pense que l’auteure l’a voulu ainsi.  En effet, Sarah est froide, imbue d’elle-même, elle n’aime rien ni personne et surtout pas ses proches. Elle pense sa mère faible, son père docile, sa tante parfaite (la seule qui trouve grâce à ses yeux..). Les êtres humains ne sont apparemment sur Terre que pour la glorifier. Mais du coup, c’est ce qui donne le côté intéressant du livre, comment Sarah va – t – elle pouvoir imposer sa volonté à tous ces êtres faibles et si peu intelligents ? J’avoue que ce côté perfide, mauvais de la jeune femme lui donne un côté fascinant, donne envie au lecteur d’en savoir plus sur elle.

C’est un livre où le côté psychologique est très présent, les pensées, les dialogues entre personnages prennent beaucoup de place. Il y a également de l’action surtout lorsque Sarah entre en scène et décide que telle ou telle personne ne lui est plus d’aucune utilité. Le développement des personnages est très intéressants et leur évolution plutôt juste même si j’aurai aimé qu’il soit parfois plus poussé. En tout cas, les quelques années que couvrent ce roman sont très intenses au niveau des sentiments des protagonistes, un peu comme un grand huit émotionnel.

Autant, je n’ai pas pu m’attacher une seule seconde à l’héroïne, malgré mon attirance pour elle, autant j’ai beaucoup aimé Emily, sa cousine. Celle-ci est gentille, agréable et j’ai aimé son ingéniosité pour tenter de révéler la vérité sur Sarah. Emily, comme les autres personnages a un côté bon et attachant qui nous fait ressentir de l’empathie à leur égard. Cette gentillesse est à l’extrême opposé du caractère de Sarah, bien qu’elle soit bonne actrice et il est intéressant de voir ces contraires évoluer ensemble et la façon dont Sarah va évincer ceux qui gênent son ascension.

Il faut reconnaître en qualité à la jeune fille une très grande volonté et une force de caractère à toute épreuve. Elle décide et exécute ses envies sans aucun état d’âme, ce qui la rend, je dois l’avouer, fascinante. Mon seul bémol est que je n’ai pas assez ressenti son « intelligence » même si celle-ci nous est décrite et expliquée. Elle est certes sans scrupule mais j’aurai aimé la voir évoluer dans une autre sphère que le milieu familial pour que sa supériorité intellectuelle nous soit « prouvée » et non pas uniquement martelée par Sarah ou ses proches.

en-conclusion

Une lecture qui va plonger le lecteur dans la vie d’une héroïne atypique mais que l’on a envie de suivre afin de savoir jusqu’où elle peut aller.

 

Ma note : 7/10

 

 

Chronique Livresque·Thriller

Le miroir du damné de J.B. Leblanc et Frédéric Livyns

Fiche technique :

Séma Editions – 564 pages – ebook ou broché

4ème de couverture :

Au coeur du massif des Maures, le petit village de Tarsac est le cadre de meurtres sauvages qui font ressurgir la peur et la paranoïa. Qui est cet assassin particulièrement retors qui ne laisse aucune trace et semble connaître parfaitement ses victimes ? C’est ce que devront découvrir le lieutenant Courtas du SRPJ de Toulon et Martin Fabre, le chef de la police municipale. Cette enquête les confrontera à des croyances révolues sur fond de sorcellerie et à un étrange miroir qui semble être le coeur de l’énigme. Mais, dans cette cuvette infernale écrasée par la chaleur, les morts se succédent à un rythme effrené, et le temps leur manque…

Mon avis :

Avant tout, je remercie Frédéric Livyns de m’avoir confié ce service presse.

La première chose qui m’ait donné envie de lire ce livre est, il faut bien le dire, la couverture ! Elle est vraiment magnifique et au fil de la lecture on s’aperçoit qu’elle rend parfaitement justice à l’histoire.

Ce thriller écrit à 4 mains nous entraîne dans un petit village, Tarsac, où les habitants vivent en quasi autarcie. La découverte du corps d’un jeune homme à la tête fracassée entame une longue série macabre qui vient troubler le calme de cette bourgade et la replonger dans des souvenirs que chacun s’efforcait d’oublier. En effet, 12 ans auparavant un tueur en série « le réducteur » avait sévit en tuant des enfants du village. Le lieutenant Courtas se retrouve plongé au coeur de cette campagne entre une ribambelle de morts et une chaleur suffocante, à essayer de débrouiller les pistes.

Ouvrir ce roman équivaut à plonger en apnée dans une ambiance lourde, oppressante et anxiogène. Dès les premières pages, on vit au rythme de Tarsac, de sa moiteur, de ses habitants et leurs souvenirs et surtout de ses morts. Plus les pages se tournent et plus on s’aperçoit de l’abandon de ce village. Chaque description nous enfonce un peu plus dans son étouffement aussi bien géographique que moral.

Les personnages sont tous très bien travaillés, pensés, réalisés. J’ai particulièrement aimé le lieutenant Courtas avec son caractère, ses failles et sa pugnacité. Il s’implique totalement dans cette enquête quitte à y laisser une part de lui-même. L’autre personnage que j’ai particulièrement aimé est Tarsac. Le village est à mes yeux l’un des personnages principaux de cette histoire. Son histoire, chaque habitant croisé dans ses rues, chaque maison visitée le rendent plus vivant mais aussi plus stressant.

Mais ce roman n’est pas qu’un thriller, il a une particularité.. Il abrite une sorcière, un démon et un miroir maudit. Le surnaturel se mèle de façon magistrale au thriller et au vue de l’ambiance générale, la présence de sorcellerie ne paraît ni incongrue ni déplacée bien au contraire ! Elle nous ramène aux temps anciens où les sorcières étaient partie intégrante du paysage avec leurs incantations et leurs rituels.

Mon seul petit bémol, concerne les quelques longueurs de style ou le fait que la catégorie professionnelle du personnage soit utilisée plutôt que le prénom mais rien de gênant ni pour l’histoire ni pour la lecture la plume des deux auteurs étant fluide et terriblement efficace.

Un très bon thriller où l’on s’attends à voir le diable surgir à chaque page, une immersion angoissante et glauque qui ne vous laissera pas indemne.

Ma note : 8/10

 

 

 

 

Chronique Livresque·Non classé

Ponos de William Buzy

Fiche technique :

IS Editions – 194 pages – Broché ou ebook

4ème de couverture :

Ponos : douleur, peine. Dieu de la mythologie grecque représentant le dur labeur.

Joseph, un jeune homme installé à Paris, mène une vie triste et sans saveur, entre impuissance et lâcheté. Désabusé et misanthrope, il regarde la vie et ses contemporains avec un recul teinté d’indifférence. Lorsqu’il apprend qu’il est atteint d’une maladie incurable, il quitte tout et navigue à travers l’Europe au gré de ses rencontres. Hors des chemins péremptoires du travail, il découvre alors que d’autres voies existent…

Mon avis :

Tout d’abord, je remercie chaleureusement IS Editions pour ce service presse et leur confiance.

Joseph est un jeune homme qui vit non seulement une vie banale mais surtout une vie sans joie. Il partage son temps entre le travail et l’attente du travail, son budget ne lui permettant ni sorties ni extravagances. Jusqu’au jour où il apprend qu’il est atteint d’une grave maladie et là tout va changer pour lui. Il plaque tout : appartement, travail, boulanger du bout de la rue pour se laisser enfin la possibilité de vivre.

Joseph est le narrateur exclusif de ce roman. C’est un personnage cynique à l’esprit grinçant mais vraiment très attachant. Il porte sur notre société un regard à la fois lucide et perçant mais toujours avec une pointe d’humour.

Le fait de se savoir malade va en quelque sorte le libérer du carcan de la société et lui faire prendre des chemins qu’il n’aurait pas envisagés sans cela. Prendre un avion sur un coup de tête pour célébrer une fête dont il ne sait rien, suivre un étranger, ne plus avoir d’attaches, il laisse enfin la vie prendre le dessus en attendant sa mort.

Ce livre est une sorte d’ode à l’espoir, au désir de vivre sans laisser les obligations écraser notre humanité. J’ai aimé chaque personnage croisé au fil de ces pages chacun apportant sa pierre à l’édifice par un acte ou une histoire. Certains ne seront là que quelques instants, d’autres pour un bout de chemin plus long mais chacun a son importance et chacune de ces rencontres changeront Joseph un peu plus intensément au fil de ce Road-trip.

Ce roman est profond et troublant car il remet en cause nos valeurs tout en restant léger grâce à la plume talentueuse de l’auteur et surtout à l’humour qu’il distille si justement.

Une lecture légère mais intense qui nous oblige à nous questionner sur notre propre existence. Une très belle découverte autant dans le style que sur le fond !

Ma note : 8/10