Chronique Livresque·Thriller

Le silence des aveux par Amélie De Lima

Fiche technique :

Auto-édition – 420 pages – ebook ou broché – Thriller psychologique

Résumé :

Lille, novembre 2010, le corps sans vie d’une adolescente est retrouvé près de la Deûle enneigée, dans d’étranges conditions. Cheveux scalpés, habillée mais sans sous-vêtements, un billet de vingt euros dans la main, tout prête à croire qu’il s’agit d’un crime sexuel. Véronique De Smet, commissaire chargée de l’affaire semble piétiner, les meurtres s’enchainent et l’enquête est au plus bas. Pourtant, un revirement de situation permettra à Véronique de mettre la main sur le présumé meurtrier, un trentenaire qui semble être le coupable idéal. Mais, l’est-il vraiment ? Aidée de l’inspecteur Bernier, Véronique réalisera un travail de fond, sur l’enquête et sur elle-même, pour démêler cette affaire, où rien ne semble être ce qu’il parait… Ce roman est une introspection sur la question de l’identité, de l’importance de la mémoire, du passé sur nos vies et les conséquences qui en découlent. Il nous balance en pleine figure, ce que les défaillances émotionnelles peuvent nous amener à faire, à détruire l’autre et à nous autodétruire dans un rythme effréné. Personne n’est à l’abri, le mal est partout, même là où l’on ne l’attend pas. Les trois personnages principaux sont analysés tour à tour, afin de découvrir leur rôle dans l’enquête, dans un style abrupte, écorché, où règnent des phrases courtes mais qui martèlent et résonnent dans nos têtes, comme le sifflement d’une étrange mélodie.

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Mon avis :

Avant tout, je remercie l’auteure, Amélie De Lima, de m’avoir confié son roman en service presse et pour sa gentillesse.

Le corps d’une jeune fille est découvert près de la Deûle, la mise en scène est macabre et tout indique qu’il s’agit d’un crime sexuel. C’est au commissaire Véronique De Smet qu’il va incomber de découvrir son meurtrier et de, si possible, l’empêcher de réitérer son acte.

Ce roman est plus qu’un thriller c’est une plongée dans l’esprit humain. En effet, il est question, ici, de comprendre les conséquences, à l’âge adulte, des mauvais traitements ou traumatismes subits lors de l’enfance. L’auteure fouille l’esprit de ses personnages et révèle aux lecteurs, grâce à des flash-backs, leurs passés, leurs histoires respectives. Le côté psychologique est vraiment très bien mis en avant et réalisé, on sent qu’Amélie De Lima a une très bonne maîtrise du sujet. Elle réussit à faire passer les émotions très aisément et à ancrer ses protagonistes dans la vie réelle grâce à de petites phrases anodines (des volets qui claquent, un plaid sur les genoux..), de petits ajouts qui donnent un côté vrai.  

Les personnages sont d’ailleurs l’un des points forts de ce roman. Ils sont travaillés, pensés, réfléchis et parfaitement crédibles. J’ai trouvé qu’ils étaient particulièrement attachants du fait de leurs souffrances justement, de leurs vécus. Aussi bien Véronique que Benjamin ou Elise sont des écorchés vifs, ils ont été abîmés par la vie, par les autres, par leurs proches. L’auteure distille les informations au compte goutte pour nous permettre de mieux les comprendre un peu comme un puzzle qui se mettrait en place au fil des pages. D’autres personnages gravitent autour d’eau comme Bernier, le collègue de Véronique, Eléonore, une connaissance d’Elise, qui donnent à l’histoire un peu de fraicheur tant celle-ci baigne dans le glauque voir le sordide.

L’enquête est le fil conducteur de ce roman même si j’ai trouvé qu’elle était parfois mise de côté au profit des personnages en eux-mêmes. Malgré tout, le suspens est présent et au delà de savoir qui a tué j’avais surtout envie de comprendre le pourquoi. Pourquoi cette lise en scène ? Pourquoi cette jeune fille, puis les autres ? L’auteure nous entraîne sur différentes pistes, sème les indices et les fausses pistes. J’avoue avoir deviné l’auteur de ces crimes horribles avant la fin (même si Amélie De Lima m’a fait douter..) mais malgré cela j’ai pris beaucoup de plaisir à tenter de comprendre ses motivations.

Ce roman est le premier d’Amélie et je suis bien certaine que ce n’est pas le dernier. Elle a une écriture fluide et vraiment captivante. Elle a réussit à créer une ambiance vraiment sombre parfois étouffante qui n’est pas toujours simple à obtenir. Et son choix de la narration à la 3ème personne est, à mes yeux, vraiment judicieux puisque de cette façon on peut apprécier tous les points de vue, parfois même ceux des victimes aux derniers moments de leurs vies. Une auteure qui va très certainement faire parler d’elle très vite et que je vais suivre avec beaucoup d’intérêt ! 

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Un thriller psychologique prenant grâce auquel l’auteure nous entraîne dans les méandres d’esprits traumatisés. Un premier roman réussit et une auteure que je vais suivre avec enthousiasme !

Ma note : 8/10

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Chronique Livresque·Thriller

Les pantins marionnettistes, tome 1 : Le château des brasseurs d’air par Samantha Cortenbach

Fiche technique :

Autoédition – 443 pages – ebook ou broché – Thriller psychologique

Résumé : 

Paris, 1952. Prise au piège par Christian Hann, un essayiste reconnu, père de famille et meurtrier en série à ses heures perdues, Andrea se voit proposer un jeu : celui de partager sa vie, d’assister à ses crimes et d’en débusquer la finalité. Suite à un massacre qui tourne en leur défaveur, elle est séparée de lui, mais le jeu continue.

Sur les traces de Christian, elle découvre Braham, une île anglo-normande à l’écart du monde, livrée à la folie de ses habitants. Secouée par les guerres intestines et les miliciens qui en arpentent les galeries souterraines, elle a perdu tout contact avec la réalité, au point de disparaître des cartes officielles. Elle n’a plus rien de l’île qui, à peine quelques années plus tôt, était aussi prospère que Jersey…

Commence alors une longue quête de vérité remontant aux sources de la perdition de Braham, dans l’ombre de la forêt d’Amboise, sous le dôme de verre du château Des Roches où Christian a passé sa jeunesse. Une adolescence marquée par les atrocités d’une secte d’élite, et par sa relation ambiguë et destructrice avec son chef spirituel…

Quel événement central au château Des Roches a planté les jalons d’un tel chaos ? Comment s’est-il propagé vingt ans plus tard sur l’île de Braham ? Comment un seul homme a-t-il pu plonger une île de près de cinquante mille habitants dans la démence ?

Les Pantins Marionnettistes est un thriller psychologique en deux volumes sur le thème de la manipulation des masses, porté d’un bout à l’autre par des personnages hauts en couleurs. De l’homme de lettres assassin à l’aristocrate bipolaire, en passant par le majordome loufoque et les jumeaux incestueux, les pantins vous plongent dans une fresque à mi-chemin entre une version délurée d’Eyes Wide Shut et militaire The Village.

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Mon avis : 

Tout d’abord, je remercie Samantha Cortenbach de m’avoir invitée à lire son roman en service presse. 

Andrea est une jeune femme à la dérive et lorsque son chemin croise celui de Christian Hann, célèbre essayiste et accessoirement tueur en série elle fait un étrange pacte avec lui : elle va partager sa vie et essayer de comprendre ses crimes. C’est cette association qui va l’amener à découvrir l’île de Braham et ses étranges habitants, leurs croyances, leurs coutumes et surtout leur folie.. Cette quête va entraîner le lecteur à la découverte de l’adolescence de Christian passée dans un château abritant une secte sanguinaire dont le chef spirituel Laurent Des Roches entretient avec le jeune homme une relation plus qu’ambiguë.. 

A la lecture du résumé, je n’ai pas réussi à me faire une idée précise de ce qui m’attendait dans ce roman.. Un tueur, une enfance, une jeune femme, un pacte.. Des bases qui m’ont plutôt appâtée et donné envie d’en découvrir plus. Et bien, je dois dire que ces quelques indices sont loin de tout dévoiler.. 

Ce roman se décompose, à mon sens, en deux parties. La rencontre et le pacte entre Andrea et Christian puis les recherches sur l’île de Braham sont déjà une partie dense. On y découvre des personnages plutôt tordus et bizarrement attachants. Je n’ai pas réussi à trouver Christian totalement mauvais malgré l’accumulation d’atrocités qu’il commet.. Andrea, quant à elle, est une jeune femme si perturbée qu’on arrive à comprendre son attachement à son bourreau. Puis l’île de Braham révèle quelques pistes, indique une direction à prendre et cette direction est celle du passé.. 

Dans la seconde partie, on découvre l’adolescence du jeune homme qu’était Christian et son arrivée au château Des Roches où il va vivre sous la houlette de Laurent, maître des lieux et surtout chef spirituel d’une sorte de secte où l’atroce, le burlesque et le barbare se côtoient. Les personnages de cette seconde partie sont totalement barrés, perdus, fous,… Ils vivent dans leur propre monde où Laurent représente l’étoile à suivre, le maître absolu et l’arrivée du jeune Christian (enfin pas encore Christian d’ailleurs..)  va être un véritable chamboulement. 

Ce roman est une surprise énorme. Je suis surprise pas l’ambition de l’auteure qui n’hésite pas à livrer une histoire complexe mais parfaitement maîtrisée, par son style d’écriture que j’ai vraiment apprécié car totalement adaptée au contenu et surtout par l’histoire elle même. C’est captivant, sanguinolent, c’est loufoque, parfois drôle parfois difficile mais c’est surtout une aventure qui fait qu’on ne voit pas le temps passer. A chaque rebondissement, à chaque découverte je n’avais qu’une hâte en découvrir encore un peu plus ! Mon unique bémol sera sur l’écriture qui bien qu’excellente m’aurait encore plus plu avec un tout petit peu plus de simplicité et sur quelques longueurs. 

Je vous ai parlé un peu plus haut des personnages, mais je voulais m’arrêter sur deux en particulier.. Christian, qui malgré sa facilité à tuer, torturer, malgré son esprit tordu, pervers m’a particulièrement touchée. J’ai aimé avoir cette vision d’un tueur de sang froid avant de commencer à soulever le voile du pourquoi… Et Laurent, qui est mon personnage préféré. Vous connaissez déjà mon amour des méchants mais celui-ci.. il est hors catégorie ! Non seulement parce qu’il est atroce dans sa façon d’être, de manipuler, de malmener mais également parce qu’il est doux, beau, charmant, drôle. Ces deux personnages ont tellement de facettes que j’ai hâte de lire la suite pour en savoir encore un peu plus sur eux.. 

Conclusion

Un roman qui plonge dans la folie humaine, dans la perversité et la manipulation sans aucun filtre. C’est souvent dur à lire mais l’erreur serait.. de ne pas le lire ! 

Ma note : 8.5/10

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Chronique Livresque·Historique·Littérature·policier

La lettre froissée : une enquête à la Belle-Epoque T1 par Alice Quinn

Fiche technique :

City Edition – 415 pages – ebook ou broché – Polars historiques

Résumé :

Cannes, au printemps 1884. Aristocrate déclassée et ruinée, Miss Gabriella Fletcher n’a plus un sou en poche. Heureusement, elle vient de trouver un travail inespéré de gouvernante dans la villa de Filomena Giglio, une femme aux mœurs plutôt dissolues. Et cette patronne hors du commun n’est pas pour déplaire à Miss Fletcher, loin de là… D’autant que dans sa demeure, on croise des célébrités, comme Guy de Maupassant, l’homme de lettres qui commence à avoir un certain succès. Et quand une jeune femme de chambre est assassinée, Miss Fletcher, sa scandaleuse patronne et le charmant Maupassant décident de mener l’enquête. D’autant que ce meurtre semble laisser les autorités totalement indifférentes. Le trio n’aura de cesse de combattre cette injustice et de découvrir la vérité dans un monde où la fortune et les apparences règnent en maîtres.

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Mon avis :

Je remercie chaleureusement Alice Quinn et Amazon Publishing de m’avoir permis de lire ce roman en avant – première.

Lorsque j’ai vu que le dernier Alice Quinn était disponible à la lecture en service presse sur le site NetGalley, je n’ai pas hésité une demi-seconde ! Tout d’abord parce j’ai déjà eu l’occasion de lire des romans de cette auteure et qu’à chaque fois j’avais beaucoup aimé (rappelez-vous.. « Au pays de Rosie Maldonne T4 : Nom de code Mémé Ruth » et Fanny N). Ensuite parce qu’Alice est une auteure que j’apprécie beaucoup et que le résumé m’a vraiment alléchée. Et enfin.. Non mais vous avez-vu cette couverture ? Une merveille ! Tous les ingrédients étaient réunis pour me faire craquer…

Le roman débute sur la rencontre de Miss Gabriella Fletcher, anglaise de bonne famille déchue et Filomena Giglio, dîtes Lola, jeune femme aux mœurs légères. Miss Fletcher répond à l’annonce de Mademoiselle Lola qui l’engage comme répétitrice. Elle fait la connaissance d’un auteur qui monte Guy de Maupassant et c’est ce trio assez improbable qui va se lancer à la poursuite de l’assassin d’une jeune femme de chambre.

Dès les premières pages, j’ai eu l’impression de faire un saut dans le temps et de me retrouver dans le Cannes de 1884 (et pourtant je n’y ai jamais mis les pieds ! à Cannes hein ? Enfin en 1884 non plus…). On y découvre la Croisette, le faste de la vie des gens fortunés, les Hôtels de prestige mais aussi la dure réalité pour les gens du peuple. La prostitution, les orphelinats, les bas quartiers, le quotidien de ceux qui ne sont pas nés avec une cuillère en argent dans la bouche.. Alice Quinn décrit parfaitement l’ambiance de cette Belle – Epoque où le paraître est d’une importance capitale entre beaux bijoux, chapeaux à la mode et balades en fiacre. Son écriture est toujours aussi fluide avec une pointe d’humour que j’apprécie tout particulièrement.

Ce roman mêle en réalité plusieurs histoires.. Le meurtre de Clara Campo, jeune femme de chambre et amie de Mademoiselle Lola en est la trame de base, le fil conducteur qui va permettre à nos trois héros d’évoluer. L’enquête tarde un peu à démarrer mais est bien menée avec des rebondissements intéressants. Les trois enquêteurs en herbe vont mettre en commun leurs différents talents pour permettre la résolution de cette affaire que la Police délaisse au vu de la condition sociale de la victime.

Un second point essentiel est celui de la condition féminine dans la société du 19ème siècle. On découvre la difficulté pour une femme seule de subvenir à ses besoins autrement qu’en se tuant à la tâche (et encore !). Une femme comme Lola, jeune et belle, assurera plus facilement son avenir en se trouvant un protecteur ou en s’adonnant à la prostitution, choix qui semble toucher toutes les couches de la société. Le lecteur va donc suivre Lola dans sa quête effrénée d’argent pour assurer sa survie. L’auteure a réalisé un formidable travail de recherche et l’on sent à travers ses écrits qu’elle s’est passionnée pour ce thème. Je vous invite à faire un tour sur son blog (ICI) si vous voulez en savoir un peu plus sur la vie d’une courtisane (entre autres) à cette époque.

La présence de Guy de Maupassant est assez déroutante au départ. Glisser un auteur aussi connu dans une fiction est un pari plutôt audacieux qu’Alice Quinn réussit haut la main. J’ai trouvé son personnage particulièrement savoureux entre son humour, sa façon d’être et la manière dont ses écrits sont intégrés à l’histoire. Mais, outre le célèbre Monsieur de Maupassant, tous les personnages sont excellents ! J’ai adoré les deux personnages principaux que sont Lola et Gabriella. Elles ont des caractères diamétralement opposés, elles sont un peu comme les deux faces d’une pièce : elles se complètent. Autant l’une est discrète, posée, calme que l’autre est vive, pétillante et peut sembler frivole. Mais elles font preuves toutes les deux d’une vive intelligence, d’une grande détermination et surtout d’un grand cœur. Les personnages secondaires sont aussi très réussis et j’ai tout spécialement aimé Rosalie et sa gouaille.

L’auteure a fait le choix de faire de Gabriella la narratrice de ce roman. J’ai trouvé l’idée un peu étrange au départ puisque Miss Fletcher, n’assistant pas à toutes les scènes, est obligée de nous retranscrire ce que ses camarades lui racontent ce qui fait que l’on passe du « je » au « il » au cours du texte. Mais l’idée vous semblera excellente lorsque, comme moi, vous lirez les dernières pages de ce roman. Alice Quinn fait preuve d’une réelle ingéniosité sur ce point, j’ai aimé ce très joli clin d’œil.  

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« La lettre froissée » est le premier tome d’une série qui s’annonce prometteuse ! J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman qui est dépaysant, instructif et dont le trio de personnages principaux est particulièrement attachant. Une très belle lecture que je vous recommande chaudement !

Ma note : 9/10

Chronique Livresque·humour·Thriller

Temps mort : Saison 1 par Kathy Dorl et Marie-Pierre Bardou

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Fiche technique :

Éditions Hélène Jacob – 248 pages – ebook ou broché – Thriller / Humour

Résumé :

Que font deux copines d’enfance quand elles se retrouvent, par le biais d’un célèbre réseau social ? Elles papotent ? Ouais… un peu. Elles geignent sur leur existence ? Mmmm… Surtout l’une des deux. Elles se rappellent le bon vieux temps qui était toujours mieux avant que maintenant ? Se prennent le chou façon Godzilla en peluche ? S’envoient de mignons smileys qui rigolent ? Vous êtes loin du compte… Car elles dézinguent. Elles trucident, décanillent, découpent, acidifient, crament, tronçonnent ! Tout oppose Élisabeth, dite Petit Kiwi, l’écolo allergique au foin, et Saule, la « fashion-addict », plus « desperate » que « housewife ». L’une vit aux States et dilapide la pension alimentaire de son ex en minisacs Prada ; l’autre s’est enterrée dans une communauté hippie au fin fond de la Creuse. Qu’est-ce qui les lie, à part une vieille amitié éteinte depuis quinze ans ? Une sombre histoire, un passé qui ressurgit comme un diable de sa boîte et… ben, ça part un peu en vrille, quoi… Flanquées d’un ado boutonneux fasciné par les limaces et d’une bande d’illuminés en sabots pour l’une, d’une nounou qui picole en douce et d’un moutard insupportable pour l’autre, les deux femmes auront fort à faire pour affronter une situation qui dérape. Au programme de ce « serial-thriller-gore » hilarant qui ne laisse aucun temps mort : merguez, cochonnailles, roupettes, macchabée, scie sauteuse et crustacés. Bon, peut-être pas de crustacés, en fin de compte.

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Mon avis :

Je remercie vivement les Editions H.J. pour ce service presse et pour leur confiance.

Lorsque j’ai lu le résumé de ce roman et surtout son « classement » je me suis demandé comment un thriller/gore pouvait être humoristique.. Eh bien, je confirme ! Il peut être les trois à la fois !

Saule vit aux Etats-Unis, elle a un petit garçon et un ex-mari encombrant.. PK (ou Petit-Kiwi, enfin.. Elisabeth à la naissance..) vit dans un ashram au milieu de la Creuse avec une communauté assez bigarrée et étrange et son fils « Canard ». Ces deux vieilles amies d’enfance se retrouvent via les réseaux sociaux, papotent, discutent jusqu’au jour où tout dérape et qu’un cadavre, ou plutôt les morceaux d’un cadavre se mettent à traverser l’Atlantique.

Ce roman est composé de plusieurs épisodes un peu à la façon d’une série télévisée mais on entre dans le vif du sujet très rapidement. Au fil des échanges de mails des deux amies, on en apprend plus sur leurs vies, leurs entourages et surtout leurs soucis. Pour l’une c’est une allergie au foin, un ado obsédé par les limaces et de vieux comptes à régler ; pour la seconde c’est une addiction aux achats, une femme de ménage haïtienne un peu fouineuse et portée sur la bouteille et un mort sous son lit.. Chacune ses problèmes dont certains vont très vite devenir communs et qui vont rapprocher nos deux vieilles amies ou du moins les obliger à s’entendre.

On suit cette histoire à travers différents points de vue : ceux de Saule et PK via Skype, mais également grâce à JJ Boursin, journaliste envoyé spécial aux Etats-Unis, totalement imbu de sa personne et surtout complètement ridicule. Il y a également des apartés de Bien-aimée, la nounou travaillant pour Saule ou du fils de PK.. J’ai beaucoup aimé ces coupures qui apportent nos seulement des explications quant à l’affaire mais qui souvent relancent un peu le rythme. En effet, il y a finalement très peu de dialogues dans ce livre et cela entraîne parfois quelques longueurs.

Les personnages sont géniaux car tantôt odieux tantôt attachants.. Saule et PK en tête. Elles sont égoïstes, pathétiques, loufoques, déjantées. Elles m’ont émue, agacée, énervée mais je les ai adorées. Quant aux personnages secondaires qui ne sont finalement présents pour la plupart qu’à travers les échanges des deux amies ils sont exceptionnels également. L’ado obsédé est drôle et touchant, tout comme Birdy, Angèle, Dickens, Tatiana, entre autres.. Mon préféré étant JJ Boursin et ses tirades grandiloquentes devant la caméra.

On retrouve le côté thriller / gore grâce aux plumes des deux auteures qui excellent dans l’art du détail et qui trouvent les mots justes pour expliquer la découpe d’un cadavre par exemple. L’histoire est bien menée, elle reste réaliste et surtout originale. Quant au côté humoristique comment dire… j’ai pleuré de rire ! Les deux « amies » sont plus vacharde, méchante et teigne l’une que l’autre, leurs mails regorgent de piques et de méchancetés qui m’ont fait mourir de rire. Les titres de leurs échanges sont savoureux, leurs façons de s’exprimer sont drôles, fourbes avec un côté gouailleur et elles ont des idées plus tordues l’une que l’autre. La cerise sur le gâteau est la citation d’Audiard à l’ouverture de chaque épisode que j’ai adoré lire. Je retiens d’ailleurs quelques unes des expressions de ces dames comme « Cruchonne » par exemple qui fait maintenant partie de la liste de mes insultes préférées !

Vous aurez compris que j’ai adoré cette lecture autant pour le côté thriller et l’histoire du meurtre (mais qui est la coupable ?!) que pour le côté humoristique qui m’a fait passer un très bon moment de lecture. Je n’ai toujours pas réussi à déterminer laquelle des deux était la pire !  Une saison 2 est apparemment sortie et j’espère avoir l’occasion de la lire car PK et Saule sont des héroïnes comme je les aime : horribles mais excellentes !!

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Une lecture délirante, un thriller atypique, des personnages déjantés, un humour décalé : à lire de toute urgence !!

Ma note : 9/10

 

 

 

 

 

Chronique Livresque·Historique·nouvelle

Du sang sur les blés par Loïc Dossèbre

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Fiche technique :

Autoédition – 20 pages – ebook – Nouvelle

Résumé :

Lorsqu’un prêtre s’éprend d’une jeune fille, les paroissiens restent silencieux. Et l’horreur se glisse dans ce petit village du XIXe siècle, jusqu’à ce que survienne l’inéluctable, jusqu’à ce que le sang coule.

Cette nouvelle fait office d’introduction à une série de romans à venir, lesquels auront pour théâtre les dernières années de l’époque victorienne. On y traquera un meurtrier, meurtrier dont ce récit narre le premier crime.

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Mon avis :

Tout d’abord je remercie chaleureusement l’auteur, Loïc Dossèbre, de m’avoir confié sa nouvelle en service presse et pour sa confiance.

Ismérie est une jeune femme vivant dans un petit village au XIXè siècle qui, à son grand désarroi, devient l’obsession du père Maxence. Ce prêtre qui de par son charisme et le pouvoir qu’il exerce sur ses ouailles réussit à obtenir tout ce qu’il souhaite. Malheureusement, il laisse Ismérie indifférente à son grand damne, il va donc essayer de forcer le destin.

Dès les premières lignes de cette nouvelle le ton est donné. Le père Maxence n’est pas un prêtre bon ou pieu, il utilise la religion et son poste pour asseoir son pouvoir sur la population locale, pour en tirer profit et surtout obtenir les faveurs de ces dames. On le sent orgueilleux, imbu de sa personne, n’ayant que peu (ou pas) de scrupules. Ismérie est la seule jeune femme à lui résister et surtout à ne pas succomber à ses charmes. Cela va d’ailleurs entraîner le père Maxence a des extrémités assez effrayantes qui feront couler le sang..

Malgré un récit très court puisque c’est une nouvelle, j’ai beaucoup aimé les personnages. Le père Maxence est parfaitement décrit, il est détestable au possible, il réunit quasiment tous les péchés capitaux: luxure, orgueil, l’envie ce qui est le comble au vu de sa fonction. Ismérie, quant à elle,  est attachante, gentille et l’on ressent son attachement pour sa famille que ce soit sa mère ou ses frères. Et cette affection est réciproque, c’est certain au vu des sacrifices consentis. Les personnages secondaires comme Mme Bonnefoy, la mère de la jeune femme, sont également bien campés.

Je découvre ici la plume de Loïc Dossèbre que j’ai trouvé vraiment addictive. En effet, chaque mot est utilisé à bon escient, il ne fait pas de fioriture tout en décrivant parfaitement les scènes. Le texte est léger et l’écriture fluide malgré une ambiance pesante. J’ai vraiment pris beaucoup de plaisir à lire ce récit qui donne envie d’en découvrir encore plus.

Cette courte nouvelle est l’introduction a une série de romans dont le personnage central fait ici une brève apparition (mais pas des moindres.. je vous laisse le découvrir..) et se situeront pendant l’ère victorienne. Si Loïc Dossèbre conserve le même ton et façon d’écrire, je suis certaine que ces romans seront un régal à lire.

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Une nouvelle où se mêlent désir, obsession, peur et un personnage mystérieux.. Une future série prometteuse grâce à cette introduction vraiment bien écrite et prenante.

Ma note : 8.5/10

Chronique Livresque·policier·Romance

Les hommes ne lisent pas de romance de Nico Bally

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Fiche Technique :

Auto-édition – 224 pages – ebook ou broché – Feel-good / Policier

Résumé :

Roméo Galli rêve de devenir journaliste criminel. Mais le seul job qu’il parvient à décrocher est la nécrologie de Lady Myrtille, une célèbre romancière qui a écrit une centaine de romances. Trop macho pour avoir déjà ouvert un livre à l’eau de rose, Roméo va devoir s’y plonger sérieusement, surtout qu’il sent que cette mort prétendument naturelle pourrait bien être un meurtre…

Aidé par la charmante petite-nièce de la romancière, hébergé par son père qu’il n’a pas vu depuis vingt ans, coincé entre une éditrice sulfureuse, un vieux grincheux, des jumelles pâtissières et toute la population farfelue du village le plus paumé du monde, Roméo va devoir gérer une enquête tortueuse, une histoire d’amour maladroite et… un lapin et un chat caractériels.

Entre comédie feel-good, romance légère et enquête littéraire, Les hommes ne lisent pas de romance rend hommage aux livres les plus méprisés et les plus lus de l’histoire de la Littérature : les romans à l’eau de rose.

pile-de-livresMon avis :

Un grand merci à Nico Bally, l’auteur, de m’avoir permit de le lire à nouveau en service presse et pour sa confiance renouvelée.

C’est le second roman que je lis de Nico Bally et encore une fois il a réussi à m’embarquer dans son histoire (pour mémoire, son roman TAUPE est juste excellent, vous trouverez ma chronique ICI).

Roméo Galli est un journaliste qui rêve d’enquêtes criminelles.. mais il revient à Croquignole, village de son enfance, contraint et forcé par les aléas de la vie. Il décroche un job pour la Gazette locale : écrire la nécrologie de Lady Myrtille, célèbre romancière tout juste décédée. Et c’est à partir de là que l’aventure commence pour Roméo entre la lecture de romances, les Croquignolais et Croquignolaises, Mister Darcy et Lizzy, ses journées ne vont pas être de tout repos.. sans compter cette odeur persistante de noix de coco..

C’est en compagnie de Roméo que le lecteur va visiter le charmant village de Croquignole, faire connaissance avec ses habitants, apprendre à connaître leurs traditions.. Et il faut dire que malgré son isolement, Croquignole n’est pas le village le plus calme du monde ! Personnellement j’en ai adoré l’ambiance ! C’est un petit bourg très vivant où vous trouverez des commerçants enjoués ou murmurants, où les fêtes et autres réunions se succèdent et où vous pourrez trouver dans toutes les maisons les romances de la célébrité locale : Lady Myrtille.

L’histoire se déroule donc dans ce charmant village et Roméo Galli va s’atteler à interroger les voisins de Lady Myrtille afin d’écrire la nécrologie demandée. Il va très vite soupçonner que le décès de la vieille dame n’est pas si naturel qu’il en à l’air et va mener son enquête. Il va également commencer à lire les romances écrites par Lady Myrtille, qui sait un indice s’y cache peut-être…

J’ai adoré chacun des personnages présents dans cette histoire.. Entre Meg-la-touffe, le docteur Zoé, le vieux Hart ou Mr Galli Père, ils sont drôles, farfelus, touchants.. L’auteur leur a donné une véritable identité une histoire, ils sont bien construits, pensés. Quant au personnage principal, Roméo même s’il arrive à Croquignole plein de préjugés : les campagnards, les romances, il va vivre une aventure personnelle vraiment intéressante. Au delà du fait qu’il mène l’enquête sur la mort de Lady Myrtille, c’est surtout lui-même qu’il va découvrir. Il va devoir se mettre à nu pour vraiment comprendre si sa véritable attente est l’aventure comme il le pense. Et puis.. qu’est ce que l’aventure ?!

Et la myrtille sur le muffin sont tous les extraits des romances qui entament chaque chapitre, j’ai adoré le clin d’œil. Ca m’a même donné envie de lire des romances…  

Nico Bally nous montre ici une autre facette de son talent. Après le Steampunk pour lequel j’avais eu un coup de cœur, le voilà dans un style romance – policier où sa plume est tout aussi efficace ! C’est une lecture fraîche, légère, drôle, sympa, bien écrite . Pour ma part, j’ai passé un excellent moment, j’ai beaucoup ri et je n’ai pas pu le lâcher avant de connaître le fin mot de l’histoire.

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Un roman qui ressemble à un gros cupcake ! Une douceur qui donne le sourire et vous laisse un goût de sucre tout doux dans la bouche..

Ma note : 8,5 / 10

 

Chronique Livresque·Thriller

Secrets Mortels : L’intégrale de Sam Carda

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Fiche Technique :

Autoédition – 524 pages – ebook ou broché – Thriller

Résumé :

Parfois, un secret trop bien gardé peut coûter cher… Qui oserait pénétrer dans le Domaine des Fontaines, prestigieuse résidence de la plus puissante et influente famille de Bordeaux ? Enora Visconti, propriétaire des lieux depuis toujours, met un point d’honneur à sauver la réputation de sa famille et à garder son image de femme froide intacte. Mais lorsque sa gouvernante, Amélie Beaufort, est retrouvée morte dans le jardin, tout bascule. Accident ? Meurtre ? La réputation des Visconti est ternie, leur nom est cité dans tous les journaux, la vente de leur illustre vin diminue. Quentin Marina, jeune journaliste ambitieux, décide de mener l’enquête afin de dévoiler tous leurs secrets. Mais tout ne se passe pas comme prévu. Un secret en cache souvent un autre. La mort frappe à nouveau. Elle est encore plus cruelle, plus inattendue, plus spectaculaire ! Les secrets, n’en ayez aucun, sinon ils vous tueront ! (Cet ouvrage contient l’intégralité des trois saisons de Secrets Mortels)

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Mon avis :

Tout d’abord, je remercie Sam Carda, l’auteur, de m’avoir permit de lire son livre en service presse et pour sa confiance.

Je tiens à féliciter l’auteur pour le choix de la couverture qui est magnifique et tellement représentative de son roman.

Enora Visconti est la propriétaire du fameux Domaine des Fontaines. Elle travaille avec acharnement à garder la réputation de son domaine viticole intacte mais lorsque sa gouvernante, Amélie Beaufort, est retrouvée morte c’est le début d’une descente aux enfers qui commence, surtout pour ceux qui auraient des secrets à cacher…

Dès les premières pages, l’auteur nous plonge au cœur de l’action. Quentin Marina, journaliste, tente de pénétrer le Domaines des Fontaines afin d’y écrire un article qui lancera sa carrière, il faut dire que les Visconti sont très en vue et que tout ce qui à trait à cette famille passionne. Le lecteur est donc de suite prit dans l’action parce qu’entre rebondissements, non-dits, trahisons, secrets et meurtres de l’action il va y en avoir..

Lorsque j’ai commencé à lire ce roman, j’ai de suite remarqué une particularité. Au fil des pages, les secrets se dévoilent. En effet, les personnages ont de très longues conversations et à chaque secret dévoilé un nouveau se met en place. Les dialogues tiennent une part importante du roman, ce qui permet aux protagonistes de mettre les choses au point tout en trahissant ou mentant effrontément. J’avoue que parfois les dialogues m’ont semblé long et j’aurai aimé plus de descriptions pour mieux appréhender l’ambiance ou le contexte.

Je vous parle ici de l’intégrale qui réunit donc les 3 saisons de ce roman. Ce découpage en 3 parties me semble judicieux car au fil des pages il y a beaucoup de secrets qui se dévoilent, d’autres qui sont tus et je pense que tout lire d’un bloc donne une impression de lourdeur à l’intrigue. Ca fait beaucoup à intégrer pour le lecteur, enfin à mon sens..

Mais, pour le coup, on enchaîne les rebondissements et je dois dire que l’auteur a une imagination débordante quand il s’agit de maltraiter ses personnages. On tombe dans le machiavélisme pour certains et Sam Carda n’épargne personne. A chaque page tournée, ou presque, sa révélation.. ce qui m’a donné l’impression au final de lire une « télé-novela », un feuilleton où à chaque épisode l’auteur enfonce un peu plus ses personnages dans les intrigues. 

Côté personnages, j’ai eu du mal à m’attacher à certains surtout Enora qui m’a semblé trop plate et Léa que j’ai trouvé trop naïve. Victor Pontier, l’homme de main d’Evan Visconti, reste mon préféré celui que j’ai trouvé le mieux abouti et le plus « attachant ». De nombreux protagonistes se croisent tout au long de l’histoire, mais malgré tout on ne perd jamais de vue qui est qui.. L’auteur explique bien les liens à travers les différentes révélations et le lecteur suit sans aucun problème.

Un petit bémol toutefois au niveau de coquilles présentes, pas forcément nombreuses mais de celles que l’on remarques (« coup » pour « cou » par exemple). Sans que cela me gâche la lecture j’ai trouvé cela dommage.

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Si vous êtes fan de séries à rebondissements multiples ce livre est fait pour vous ! De la trahison, du chantage, des morts.. Ici les secrets sont une arme que Sam Carda sait manier.

Ma note : 7/10

 

Chronique Livresque·Thriller

Héritage mortel par Daniel Borgis

Héritage mortel

Fiche Technique :

Rebelle Editions – 166 pages – ebook ou broché – Thriller

Résumé :

Un décès. Un testament. Trois frères. Un meurtre ! Mais qui a été tué ? Qui a tué ? Le mystère reste entier…

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Résumé :

Je remercie chaleureusement les Editions Rebelle de m’avoir adressé ce service presse et pour leur confiance.

Un décès vient de se produire à la Ferme des Grands Prés et visiblement cela n’attriste pas grand monde. Mais cette nouvelle n’est que le début du grand chambardement qui attend la famille Porraz…

Ce qui m’a tout d’abord attiré l’œil c’est la couverture. Je l’ai trouvé vraiment belle, j’aime les couleurs sombres et l’éclairage au dessus de la ferme. Elle illustre parfaitement ce livre et le résumé avec le côté mystérieux.

Dès le départ, le ton est donné. Les frères Porraz, Joseph et Clovis sont antipathiques, violents, alcooliques.. Ils vivent et exploitent la ferme familiale alors que leur frère cadet Rémi vit à Lyon, loin des siens. Un sérieux contentieux semble les opposer les uns aux autres, visiblement ils ne s’apprécient pas des masses..

Lorsque je commence un thriller, j’espère toujours que l’auteur va savoir me surprendre et là, je dois dire, que j’ai été comblée. En effet, les faits s’enchaînent de façon logiques sans incohérence, l’histoire s’emboite parfaitement et le suspense est maintenu jusqu’à la toute fin du livre, un régal !

L’histoire, c’est une histoire de famille.. une famille où le mot amour n’est pas vraiment présent, une famille où la discorde et la haine sont le quotidien de chaque membre. Il faut dire que le père, Gustave, n’a pas été tendre avec ses enfants en particulier avec les deux ainés Joseph et Clovis. Rémi était son petit préféré et n’a jamais eu à suer à la ferme, il a pu faire des études et faire carrière. Leur mère, Alphonsine, n’a jamais prit la défense de ses enfants et tout cela cumulé a entraîné cette famille vers ce climat violent.

J’ai beaucoup apprécié les personnages malgré leurs caractères souvent difficiles. C’est surtout la façon dont l’auteur les a mené qui m’a plu. Rien n’est tout blanc ou tout noir dans ce livre, et surtout pas la psychologie des protagonistes. Effectivement, une enfance malheureuse n’excuse pas tout mais elle peut expliquer.. A contrario, une enfance privilégiée ne mène pas forcément au succès.. Avoir un amant ne fait pas forcément accepter l’infidélité.. Et à la découverte du meurtre (mais le meurtre de qui ??), les gendarmes Granger et Berthaud vont avoir du travail pour démêler les vrais des faux sentiments.

Concernant ces deux personnages, j’ai beaucoup aimé la façon dont Daniel Borgis les fait avancer dans l’enquête. En effet, le lecteur est témoin de leurs conciliabules, de leurs déductions un peu comme s’il faisait parti de l’équipe. J’ai trouvé cette façon de faire originale.

L’auteur nous livre ici un thriller où le suspens dure jusqu’à la toute fin et qui est très bien écrit. J’ai beaucoup aimé sa plume qui s’adapte parfaitement aux situations et caractères de chaque personnage. Un auteur que je suivrais sans aucun doute.

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Si vous aimez les sombres histoires de famille ce livre devrait vous régaler ! Un thriller prenant où je suis certaine vous serez surpris du dénouement autant que moi !

Ma note 8/10

 

 

 

 

 

Chronique Livresque·fantastique·Thriller

28 allée des Ormeaux de Tiffany Schneuwly

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Fiche Technique :

Lune Ecarlate Editions – 118 pages – ebook ou broché – Thriller / Suspense

Résumé :

À 27 ans, il est grand temps pour Liam de prendre son envol. Lorsque le jeune homme se voit offrir une promotion qui l’enverra bien loin de la maison familiale, il n’hésite pas et se met en quête de son premier appartement. Sise au « 28, allée des Ormeaux », sa nouvelle demeure lui paraît idéale. Jusqu’à ce qu’il se rende compte que ses voisins ont un sérieux penchant pour le suicide. Est-ce une coïncidence ? Quel mystère plane sur le « 28, allée des Ormeaux » ?

pile-de-livresMon avis :

Tout d’abord, je tiens à remercie Tiffany Schneuwly, l’auteure, de m’avoir confié son roman en service presse et pour sa gentillesse.

Liam est un jeune homme de 27 ans qui, boulot oblige, va quitter le nid familial. Il trouve un appartement qui peut lui convenir au « 28, allée des Ormeaux » et après une arrivée en fanfare qui va le mettre de suite dans l’ambiance, il apprend que son immeuble semble être un repaire de suicidaires en puissance. Mais Liam a du mal à croire aux coïncidences..

L’auteure plante le décor dès le début.. Stress et angoisse vont être les fidèles compagnons du lecteur au fil des pages. Il faut dire que l’immeuble du 28 allée des Ormeaux réuni toutes les caractéristiques pour cela : un passé chargé, un futur imprévisible et des locataires qui tombent comme des mouches ! J’avoue que personnellement je n’y aurai même pas déposé mon premier carton que j’aurai fuit à toutes jambes, Liam est bien courageux..

Ce roman est très court mais malgré cela, Tiffany réussit à nous livrer une histoire où tous les éléments s’enchaînent parfaitement et où toutes les réponses sont données. De petits détails mettent le lecteur sur la voie, un peu comme les miettes du Petit Poucet, mais le final reste surprenant. Le côté fantastique est très présent et bien distillé dans l’histoire pour rester crédible et cohérent. J’ai trouvé que les révélations arrivaient au bon moment pour permettre au lecteur de souffler entre deux scènes un peu stressantes.

Le rythme de l’histoire est très efficace malgré un petit manque de détails à mon goût. J’aurai aimé plus de développements pour certaines scènes, en savoir plus sur certains personnages pour assouvir ma curiosité naturelle de lectrice. Malgré ce petit bémol, j’ai trouvé que l’histoire était vraiment addictive et parfaitement menée. Le suspense va crescendo avec des scènes parfois plus dures ou gores que l’auteure a su parfaitement décrire sans tomber dans la caricature mais qui font prendre consciences au lecteur l’ambiance du 28 allée des Ormeaux.

Je me suis dit pour certains passages « non ! elle ne va pas oser ! » mais si.. Tiffany ose et fait bien, car elle nous montre à travers ce roman sa maitrise du fantastique voir de l’horreur.

Les personnages sont pour la plupart très attachants. J’avoue mon penchant pour Marie et Nathalie, deux personnages que j’ai particulièrement appréciés. Liam est un très bon personnage principal même s’il lui manque un petit quelque chose, peut être plus de sentiments. Il semble parfois survoler un peu la situation mais il fait bien de ne pas trop s’attacher à ses nouveaux voisins….

J’ai découvert la plume de Tiffany Schneuwly grâce à ce livre et une chose est certaine : je ne vais pas m’arrêter là ! Son écriture est fluide, sombre dans ce cas là, et très efficace. Elle trouve les mots justes et le ton qui vont embarquer le lecteur dans son histoire et j’ai trouvé sa façon d’écrire vraiment addictive. Una jeune auteure à suivre !!

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Une lecture fantastique vraiment prenante et agréable, à ne pas lire le soir dans le silence d’une vieille maison, vous pourriez vous faire peur…

Ma note : 8/10

Chronique Livresque·Thriller

Vegan psycho de Freeric Huginn

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Fiche Technique :

Auto-édition – 306 pages – Ebook ou broché – Thriller

Résumé :

Peut-on tuer par amour ? Chacun aura sa propre réponse. Mais dans tous les cas, cela semble être la croyance de ce psychopathe en apparence grand défenseur animaux. Néanmoins, jamais Vanessa n’aurait pensé que cette affaire allait autant chambouler sa vie. Quant à Valmont, quelle mouche l’avait piqué de faire appel à ce médium ? D’accord, ce tueur jouait depuis un moment avec leurs nerfs, à semer des cadavres partout dans la région sans laisser de traces, mais était-ce vraiment une raison valable ? Car même si un homme sage a dit un jour : Soyez le changement que vous voulez voir dans ce monde ; entre une population ulcérée à deux doigts de se faire justice elle-même, des politiques et des journalistes motivés à faire choux gras sur leur dos, pouvaient ils se permettre de tout sacrifier sur l’autel d’un idéal ? Ce même idéal qui peut-être les avait déjà trahis…   

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Mon avis :

Avant tout, je remercie vivement l’auteur, Freeric Huggin, de m’avoir permit de lire son roman en service presse. J’avais craqué sur la couverture qui est, je trouve, géniale alors ça a été un plaisir de pouvoir le lire.

Les choses sérieuses commencent dès la première page. Un homme se rend compte qu’il est victime d’un kidnapping.. Il n’a aucun souvenir de son enlèvement  et va vite s’apercevoir qu’il a peu de chance de s’en sortir vivant. L’enquête va échoir à Vanessa et Valmont, deux policiers qui vont tenter le tout pour le tout pour résoudre cette affaire en utilisant les dons d’un médium.. Il faut dire que l’assassin ne s’est pas arrêté à ce premier meurtre et qu’il sème des cadavres un peu partout.

L’auteur nous entraîne en compagnie de ces deux policiers et de Marco, leur Bleu, à la recherche d’un tueur en série qui semble être motivé par la défense de la cause animale. Pour cela, Freeric Huginn emmène le lecteur dans un monde qui ne lui est pas forcément familier comme celui des abattoirs ou des laboratoires. Les informations sont distillées au fil des pages, intégrées dans l’histoire mais on en apprend beaucoup sur la façon dont les animaux sont traités.

L’histoire est bien menée et se met en place à fur et à mesure que le tueur enlève ses victimes. Les enquêteurs sont plutôt malmenés par cet assassin qui ne laisse aucun indice et vont naviguer en eaux troubles avec pour seule aide celle du médium. Malgré une enquête qui piétine le récit avance, l’auteur alterne entre scènes gores et dialogues plus légers. Malgré un langage familier voir parfois crus, les scènes décrites ne tombent pas dans l’excès. Les descriptions sont juste ce qu’il faut de choquantes pour marquer le lecteur sans tomber dans le voyeurisme.

Les personnages sont plutôt bien campés et j’ai beaucoup aimé le trio d’enquêteurs. Ils sont plutôt attachants et drôles avec leurs réparties. J’aurai aimé parfois en savoir plus sur eux, avoir un peu plus de détails sur leurs passés ou leurs pensées mais tout est très centrée sur l’enquête avec peu de place pour le reste finalement. Le « divis » est également un personnage que j’ai apprécié notamment ses réflexions sur le court de sa vie que j’ai trouvé touchantes et justes.

Au-delà de l’histoire, l’auteur réussit à nous faire réfléchir sur la cause animale sans tomber dans un ton moralisateur. Grâce à sa plume fluide mais également acide et acérée, il nous montre jusqu’où peuvent aller des êtres humains pour défendre leurs idées qu’ils soient végans ou non. Par petites touches, par quelques mots de-ci de-là au fil des pages, Freeric Huginn démontre au lecteur, si besoin est, que l’être humain est la plupart du temps intolérant face à ce qu’il n’apprécie pas, voir ne comprend pas.

Mon seul bémol concernant ce livre sera pour la fin… En effet, j’attendais vraiment celle-ci pour avoir toutes les explications mais j’ai trouvé que les choses allaient trop vite et je suis restée un peu sur ma faim..

en-conclusion

Un thriller bien mené et construit qui vous fera passer un bon moment .. Mais si j’étais vous j’éviterais de le lire en mangeant vous risqueriez de ne plus regarder votre assiette de la même façon !

Ma note : 7.5/10