Chronique Livresque

11 Serpents par Philippe Saimbert

Fiche Technique :

Editions Philippe Salamagnou – 300 pages – broché ou ebook

Résumé :

La terrible cousine Abeline, aussi riche qu’originale, convie amis et famille dans son domaine pour leur faire une étrange proposition. Elle leur propose un jeu où les participants devront se montrer drôles et machiavéliques.
Elle cédera la moitié de sa fortune à celui ou celle qui remportera le défi.
11 invités. 11 serpents. Le gagnant sera celui qui mordra le plus fort.
Coups de théâtres, scènes cocasses et parfois cruelles vont s’enchaîner jusqu’à l’incontournable twist final.

Mon avis :

Je remets cette chronique en avant puisque ce roman fait parti de la sélection pour le Prix des Auteurs Inconnus..

Philippe, notre narrateur, est un auteur de seconde zone qui depuis toujours est à la recherche d’un scénario de best-seller. Il vivote difficilement, jusqu’au jour où sa cousine Abeline, riche à millions grâce à la tourte qu’elle commercialise dans le monde entier, convoque famille et amis pour une semaine dans son domaine. Le but ? Désigner qui sera l’heureux bénéficiaire d’une partie de sa fortune.. Et il faut dire que la cousine Abeline est une vieille dame fantasque et pleine de vie qui a décidé que celui qui sera le plus retors envers les autres sera son héritier !

Aahh les réunions de famille ! Déja que sans héritage à la clef, ça peut être gratiné mais lorsque l’on sait que plus on va faire de vacheries aux autres et plus on a de chances de toucher le pactole il y a de quoi attiser les convoitises et faire oublier les liens du sang. Et ça non seulement les participants l’ont bien compris mais en plus ils ont déjà de l’entraînement. Les 11 serpents comme les surnomment Abeline s’installent donc et le grand bal (Rock’N Roll !!) de la méchanceté peut commencer !

Nous assistons ici à un huis clos absolument savoureux, les situations cocasses s’enchaînent sous l’oeil attentif et hilare de la cousine Abeline. Il faut dire que les personnages ont tous un potentiel énorme et une imagination débordante pour pouvoir pourrir la vie des autres. Les personnalités sont toutes différentes les unes des autres ce qui permet une grande variété dans le choix des méchancetés, d’autant plus que chacun étant au faite de la vie de ses colocataires il est plus facile d’appuyer là où ça fait mal..

Je n’ai pas su déterminer quel personnage j’ai le plus aimé ou detesté, ils m’ont tous tellement amusé que je ne saurais en désigner un seul ! Il faut dire que Zoé, Bernadette, Frédo, Eva, Diane, Hubert, Joseph, Josette, Priscillia, M.Dumond et Philippe (pour les participants) sont tous aussi plaisants et bien ficelés quant à Abeline, elle est tantôt drôle ou cruelle. Et la réunion de ces 12 personnalités fera voler en éclat tous les secrets que chacun s’efforcait de garder pour le plus grand bonheur du lecteur. Une cascade de situations comiques marquées par la cupidité qui nous mets face à ce que l’être humain est prêt à faire subir à ses congénères lorsque de l’argent est en jeu.

Une histoire de famille et de gros sous où chacun va tirer la couverture à lui sans regrets ni remords. Une lecture idéale pour passer un très bon moment de lecture entre rire et pitié pour chacun des 11 serpents jusqu’au grand twist final !

Ma note : 8/10

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Chronique Livresque·polar·Romance

Chicago Requiem par Carine Foulon

Fiche technique :

Autoédition – 388 pages – ebook ou broché – Roman historique

Résumé :

Chicago, années folles… Sur la scène d’une ville en proie à la corruption, acteurs et gangsters se côtoient. William, issu d’une famille riche et influente, les Henderson, possède un théâtre cerné de speakeasies et de maisons closes. Il aide son épouse, Susan, à reprendre sa carrière d’actrice malgré la corruption et la prohibition. La sœur de William, Meredith, vient de passer cinq ans en prison. Résolue à se venger de son frère et de tous ceux qu’elle pense responsables de son incarcération, elle s’établit à Miami où elle rencontre un certain Al Capone. Le vaudeville peut alors virer au drame, à la scène comme à la ville.

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Mon avis :

Avant tout, je tiens à remercier l’auteure, Carine Foulon, de m’avoir permis de lire son roman en service presse ainsi que pour sa gentillesse.

Chicago Requiem fait parti de ces romans qu’il me tardait de lire pour plusieurs raisons. Tout d’abord, parce que l’auteure fait un très beau travail de communication autour de son livre et qu’en général cela pique ma curiosité. Ensuite, la couverture évidemment m’a attiré l’œil et enfin le résumé et plus particulièrement l’époque abordée. J’adore tout ce qui concerne les années 1920 et plus particulièrement aux Etats-Unis : les gangsters, la prohibition…

La famille Henderson est riche et influente dans le Chicago des années 20. William souhaite aider son épouse Susan à relancer sa carrière d’actrice, il va donc lui offrir un théâtre. Malheureusement l’argent n’achète pas tout et surement pas le bonheur, le jeune couple va se retrouver confronté à des tourments qui pourraient tout remettre en question. Dans un monde où la mafia règne, les pires ennemis ne sont pas forcément ceux qui sont les plus éloignés..

J’ai donc plongé dans l’univers de la famille Henderson avec une légère appréhension car contrairement à mes habitudes j’avais lu des critiques sur ce roman avant de l’entamer. J’avais surtout retenu qu’il était un peu « hors genre » alors je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Eh bien, pour le coup, je suis tout à fait d’accord ! Hors-genre, hors-catégorie, inclassable, une sorte d’OVNI livresque.. Carine Foulon nous fait naviguer entre la romance, le polar, le roman historique avec beaucoup de doigté mais pour ma part, j’y ai surtout vu une sorte de pièce de théâtre. En effet, chaque chapitre correspond à un lieu, des personnages, une date, le lecteur assiste à certains faits, en découvre d’autres à travers les dialogues des personnages. L’auteure intègre également de nombreux flash-backs afin de mieux comprendre ou appréhender certains points de l’histoire.

L’histoire, quant à elle, est prenante et va crescendo. Une première partie qui ressemble à une simple chronique familiale entre le couple Susan et William, leurs amis, leurs cousins. On les suit dans leurs vies de famille avec leurs espoirs et leurs déboires. Cette partie est plutôt lente, elle pose les bases. Puis cela va se transformer au fil des pages en quelque chose de plus noir, de sombre comme une lente descente aux enfers. Et là commence la seconde partie, qui nous entraîne pour de bon dans le Chicago corrompu, dur, où il vaut mieux ne rien voir et ne rien entendre. Carine Foulon ne rechigne pas à maltraiter ses personnages, elle n’a aucun scrupule à les faire souffrir et personnellement j’adore ça. Elle a également intégré à son histoire de très nombreuses références historiques avec par exemple des allusions faites à Al Capone. On sent le très gros travail de recherches fait par l’auteure afin de coller au maximum à la réalité de cette époque. J’ai trouvé que cette histoire était crédible au vu de l’ambiance un peu comme si l’on lisait une histoire tirée de faits réels. Tout y est pour que le lecteur plonge dans l’ambiance de l’époque : les mafieux, la prohibition, les maisons closes même si parfois les choses sont plus suggérées que décrites.

Les personnages sont exceptionnels ! Je vous disais que Carine Foulon les maltraitait.. C’est peu de le dire ! Mon goût pour les méchants m’aura fait adorer le personnage de Meredith, la sœur de William. Elle est égocentrique, cruelle, perverse, manipulatrice, retorse, bref une méchante comme je les aime.. Evidemment Susan peut paraître bien pâle à côté de sa belle sœur mais en fait pas du tout.. Elle a une dimension et un rayonnement qui font d’elle une sorte d’héroïne ou une actrice tragique. William, le héros masculin, quant à lui m’a laissé plus perplexe. Il semble faible, sans force de caractère, prêt à sombrer puis la minute suivante il montre une fermeté et une ténacité à tout épreuve. C’est un personnage qui interpelle et laisse une trace lorsque la lecture est finie, ce qui n’est pas toujours le cas.. Carine Foulon a créé des personnages vraiment marquants et surtout à la psychologie remarquable. Pas un seul protagoniste ne m’a semblé stéréotypé, ils sont fins, crédibles, pas parfaits et tellement humains !

J’ai découvert grâce à « Chicago Requiem » la plume de Carine Foulon et j’en suis absolument ravie ! Son écriture est non seulement fluide et agréable mais elle est rigoureuse, pointue, imagée.. Je n’ai pas eu besoin de longues descriptions pour imaginer les personnages, leur environnement. Cela m’a particulièrement frappé concernant (et c’est là que ressort mon amour de cette période) la garde robe de Meredith. Carine décrit à chaque fois ses robes, coiffures avec juste quelques mots mais il ne m’en fallait pas plus  pour la voir apparaître devant mes yeux. C’est également le cas pour tout le roman que cela touche aux mœurs, aux décors tout est dépeint justement sans que le texte ne soit surchargé. Justesse et précision décrivent très bien sa façon d’écrire et je vais la suivre avec beaucoup d’intérêt !

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Une très belle lecture qui nous plonge au cœur des années 20 entre folie, vengeance et amour la famille Henderson n’est pas au bout de ses peines. Le premier tome d’une saga familiale captivante et addictive.  

Ma note : 8.5/10

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Chronique Livresque·Littérature

Les gens c’est pire que des personnes par Tristana Erato

Fiche technique : 

Autoédition – 218 pages – ebook ou broché – Littérature

Résumé : 

Parfois, il s’agit de peu de choses pour que des personnes se rencontrent. Il faut souvent du temps, plusieurs essais et un peu de chance… ou de malchance. L’histoire se situe tout près de la Citadelle de Lille. Quatre personnes se rencontrent, ils sont voisins et vont devoir apprendre à se connaître pour s’entraider. Entre Huguette qui perd la tête, Matthieu un peu boulet, Axelle l’insoumise et Mathilde la rigide, une amitié va se construire… autour d’un meurtre.

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Un grand merci à l’auteure, Tristana Erato, de m’avoir permis de lire son roman en service presse via le site Simplement.pro et pour sa confiance. 

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en ouvrant ce livre, surtout que le résumé est plutôt énigmatique et intriguant.. La description des 4 personnages fait que l’on se demande comment ils vont pouvoir vraiment s’entendre et la raison de leur amitié.. un meurtre ? J’étais ferrée… 

Tristana Erato nous plonge directement dans le vif du sujet ou plutôt directement dans la tête de ses héros.. En effet, chacun va prendre la parole à tour de rôle pour nous dévoiler ses pensées. On fait donc la connaissance d’Huguette, une vieille dame et Tommy son chien, de Matthieu un sportif qui aime qu’on le regarde mais apparemment un peu timide, d’Axelle, une jeune femme active qui part faire son jogging et de Mathilde, maman de jumeaux, qui a l’air affairée et pas très aidée. Le décor s’installe… Puis les choses s’accélèrent : une agression, l’un défend l’autre, l’une a tout vu, l’autre veut aider et voilà nos 4 protagonistes liés par un terrible secret : un cadavre les attend sous une bâche dans le jardin d’Huguette ! Comment vont-ils s’en défaire et surtout peuvent-ils se faire confiance ? 

Autant j’ai trouvé plutôt déstabilisante la lecture au départ (pas de descriptions, pas d’explications..), autant je ne l’aurais finalement pas voulue différente ! C’est très original cette façon de passer de l’un à l’autre, de suivre le cheminement de leurs pensées, leurs idées mais également leurs échanges, leurs conversations. On voit les liens se nouer, les affinités se tisser, on sent les sentiments émerger doucement : l’amour, l’amitié, la solidarité, l’attachement.. et finalement le lecteur n’est pas perdu une seconde.

L’histoire est vraiment très bien trouvée et on suit avec beaucoup de tendresse cette amitié qui se forme entre les héros même si celle-ci repose finalement sur un acte horrible qu’est le meurtre. Ils vont s’unir face à l’adversité et chacun va trouver sa place au sein de cette famille aussi bizarre qu’attachante. Ils vont également gérer leur quotidien où l’entraide est désormais possible. Axelle et ses problèmes professionnels, Matthieu et sa trop grande gentillesse, Mathilde et ses problèmes de couple ou Huguette et sa maladie d’Alzheimer.. chacun va retrouver un nouveau souffle grâce aux autres. 

Les personnages sont tous les 4 vraiment attachants, tendres, drôles, vrais, justes.. Ils peuvent nous rappeler un membre de notre entourage sans aucun problème. Leurs histoires personnelles sont suffisamment développées pour qu’on puisse les imaginer autrement que faisant parti de ce groupe. Mais à ces 4 fantastiques vont s’ajouter d’autres personnages que j’ai beaucoup aimé, je pense notamment aux jumeaux Tom et Lucas, deux petits bonhommes attendrissants. 

Ce roman est le premier écrit par Tristana Erato, une jeune auteure à l’imagination plutôt fertile (je ne vous dévoile pas ce que devient le corps…). J’ai trouvé que pour une première, l’ensemble est une jolie réussite malgré quelques coquilles. Elle réussit à donner à chaque personnage un ton juste que j’ai particulièrement apprécié. Son écriture est fluide et douce, très agréable à lire. Je ne peux que noter Tristana sur ma liste des auteurs à suivre car elle a un incontestable talent et j’ai tellement aimé « Les gens, c’est pire que des personnes » que je lirais ses livres suivants, c’est certain ! 

Conclusion

Bien que réunis autour d’un meurtre, les 4 personnages principaux de ce roman sont tellement attachants qu’on ne peut que les aimer.. Un roman qui parle de sentiments, de l’entraide, de la confiance.. de la vie ! 

Ma note : 8/10

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Chronique Livresque·Littérature

L’eau de Rose par Laurence Martin

Fiche technique :

Publishroom – 172 pages – ebook ou broché – Littérature

Résumé :

Elle me pointe un petit carnet qui gît le long du caniveau et murmure : – Dites-leur pour moi que je les aime. Je demande : – A qui ? Elle convulse. Je pleure. – A qui ? Elle est partie. La femme qui sortait du cimetière est venue mourir dans mes bras… Je souffle « Je le leur dirai » comme une promesse indestructible. Rose ne sait pas que cette promesse va bouleverser son existence. Au fil des pages de ce carnet, elle remettra en question sa solitude. Elle ira chercher ses réponses, contestera les lois familiales qui érigent le silence sur sa mère disparue il y a vingt ans. Elle apprendra combien la vie peut être belle et l’amour un nouveau départ. Mais, quand l’adversité s’entête, la peur reprend parfois ses droits et la mort ses prérogatives. Rose trouvera-t-elle sa vérité ? Osera-t-elle enfin le bonheur ?

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Mon avis :

Tout d’abord, je tiens à remercier Laurence Martin, l’auteure, de m’avoir confié son roman en service presse et pour sa gentillesse.

Rose est une jeune femme que la vie n’a pas épargnée. La vie ? Pas seulement… Ce sont surtout les choix faits lorsqu’elle était enfant qui l’ont mené à cette existence solitaire. Rose ne sait pas rire, ne sait pas aimer, ne veut pas s’essayer au bonheur de peur de le perdre. Jusqu’au jour où le destin va mettre sur sa route une femme qui va mourir dans ses bras mais qui va également, peut-être, lui donner la clef de ce bonheur tant convoité..

Laurence Martin a un don. Le don de manier les mots avec douceur, avec tendresse, le don de transmettre des émotions, de les partager, de les faire vivre à travers ses personnages. Et ce don est magique…

Dès les premières lignes, j’ai été happée par la vie de Rose. Un drame a annihilé tout bonheur et tout amour  de son existence mais également de celle de sa sœur et de son père. Ils vivent tels des fantômes jusqu’à ce jour où Rose va devoir lire le carnet de cette femme décédée pour pouvoir remplir sa mission.

Ce récit est le croisement de plusieurs destins, de plusieurs vies, c’est l’histoire de secrets de familles qui détruisent, de silences qui empêchent de grandir.. Les personnages sont, pour la plupart, écorchés, ont subit un deuil qui les a détruit. C’est ce thème de la reconstruction qu’aborde Laurence Martin à travers l’histoire de Rose, des choix que font les adultes pour protéger les enfants, du droit à vivre malgré la douleur et la peine. De ces choix découleront d’autres souffrances comme l’autodestruction, le manque de confiance en soi, en la vie, la fuite, le rejet du bonheur.. Laurence Martin dissèque tous ces sentiments et leurs conséquences à travers un récit très doux et poignant qui m’a profondément touchée.

Les personnages sont tous extrêmement émouvants que ce soit Rose mais également Anna sa sœur, leur père Georges, Victoire, Lubi.. Ils ont tous des fêlures, des blessures qui parfois les empêchent d’avancer, parfois les obligent à partir mais je me suis attachée à chacun d’entre d’eux à travers ces pages. L’auteure a su leur donner vie et me faire ressentir leurs émotions grâce à sa plume fluide et poétique. Malgré un récit très court j’ai trouvé que les personnages avaient une grande profondeur, une grande sensibilité. C’est en cela que Laurence Martin a un don, elle utilise les mots si justement qu’ils prennent tout leur sens et font de ce récit une ode à la vie et au bonheur.

Je tenais à vous partager 2 citations qui m’ont marquée même si j’aurais pu en noter de nombreuses autres..

« Le bonheur c’est comme le pompon sur les manèges des fêtes foraines, parfois tu le laisses échapper, parfois tu oses tendre la main, mais quand tu l’as, tu t’y accroche. »

« Il n’y a pas de remise de peine, libération ou compromis avec la mort des gens qu’on aime. »

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Ce roman est un coup de cœur mais aussi un coup au cœur parce que malgré la peine qui le traverse de part en part chaque mot, chaque page est un hymne à l’amour, à la joie, au Bonheur…

Ma note : 10/10

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Chronique Livresque·Littérature·Romance

Une coccinelle dans le cœur par Angie Le Gac

Fiche technique :

Auto-édition – 222 pages – ebook ou broché – Littérature

Résumé :

Elena est jeune. Elena est belle. Elena est malade. Parfois, elle a envie de mourir… Mais la plupart du temps elle veut vivre haut et fort, de plus en plus vite, comme sur un immense manège de fête foraine.
Entre ses séjours en clinique et sa vie professionnelle, elle essaie de se construire jour après jour et de trouver sa propre voie vers le bonheur.
Aidée de Simon, son homme-talisman, elle tutoie les anges. Mais la vie en a décidé autrement. Il lui faudra énormément de courage pour surmonter les épreuves qui émaillent son parcours et retrouver peut-être le chemin de la félicité.
Entre romance et drame, découvrez l’histoire d’Elena

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Mon avis :

Un grand merci à l’auteure, Angie Le Gac, pour m’avoir permis de lire son roman en service presse et pour sa gentillesse.

Le roman ouvre sur une scène difficile.. Une jeune femme est sanglée à une lit, elle a mal, elle crie, elle réclame son bébé.. Puis changement de décor et le lecteur fait connaissance avec Elena. Elena est belle, jeune, elle a la vie devant elle mais Elena souffre d’une maladie qui la détruit par moment. Grâce à Simon, elle va toucher les étoiles du doigt mais le bonheur est-il possible pour Elena ?

J’ai terminé ce roman il y a peu et j’avoue que je n’arrive pour le moment pas à le quitter. Dès la première page, j’ai voulu connaître Elena, en apprendre plus sur elle, sur sa vie.. Elena est diagnostiquée bipolaire après un internement d’office en psychiatrie et va devoir apprendre à vivre avec sa maladie.

Angie Le Gac aborde dans ce livre des thèmes qui sont plutôt durs comme la maladie ou l’injustice entre autres mais elle le fait avec beaucoup de pudeur et de doigté. La construction de ce roman est vraiment originale, un peu comme un journal intime puisque l’on a des indications de dates sauf que le narrateur est extérieur. Ce choix de l’auteure m’a un peu déconcertée au départ car j’aurais aimé parfois que le récit soit plus personnel, que l’on entende les pensées d’Elena directement par exemple. Mais d’un autre côté, ce choix donne à la lecture un petit côté « documentaire » que j’ai vraiment apprécié. 

L’histoire est particulièrement prenante et émouvante. Grâce à Angie Le Gac j’ai pu comprendre ce qu’était la bipolarité. Elle nous décrit cette maladie de façon simple à travers son héroïne et son quotidien, à travers sa vie, ses souffrances ou ses joies. On sent venir la crise et lorsque celle-ci arrive, ce sont des passages très durs car on voit la jeune femme se perdre dans son esprit, on comprend qu’elle n’a plus conscience de la réalité. L’auteure intègre également à son récit d’autres informations qui sont tirés de faits réels mais dont je ne vous parlerais pas pour ne pas spoiler. Par contre, je dois dire que j’ai été scotchée par cette révélation. Scotchée, effarée, triste, en colère… 

Dès le début, j’ai beaucoup aimé le personnage d’Elena. Elle est attachante et j’aurai aimé pouvoir la protéger, la soustraire à cette maladie mais aussi aux coups du sorts. Dans sa quête du bonheur, elle va rencontrer Simon qui sera son homme-boussole. Tout comme pour Elena, j’ai de suite aimé Simon mais lui parce que justement on sent son attachement à la jeune femme mais aussi pour son caractère. Il est charmant, gentil, prévenant.. Les autres personnages sont finalement assez peu présents, ils n’apparaissent que ponctuellement et j’ai beaucoup aimé cette façon de faire. Toujours ce côté journal intime où les gens et les informations ne ressortent que lorsqu’ils ont leur importance.

Angie Le Gac m’a fait passer par une palette d’émotions vraiment intense au fil de la lecture, j’avoue même avoir versé quelques larmes. Certains passages sont calmes, sereins, un peu comme une pause au cœur de la tempête, d’autres sont durs, tristes.. Chaque page tournée a ancré un peu plus ce roman dans ma mémoire en y laissant une trace indélébile.. 

Conclusion

Cette lecture et le personnage d’Elena vont me hanter pendant un long moment.. Et je vais m’accrocher à ce souvenir car je n’ai pas envie que mon esprit laisse s’échapper la Coccinelle..

Ma note : 9/10

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Chronique Livresque·fantastique·suspense

Les fantômes du passé par Barbara Laurame

Fiche technique : 

Autoédition – 146 pages – ebook – Surnaturel

Résumé : 

Bridget est une jeune antiquaire passionnée par son métier.
Sortant d’une déception sentimentale, elle se jette à fond dans son activité et achète, aux enchères, un lot de cartons de vaisselles et autres objets provenant de Hardwood Castle, château qui a la réputation d’être hanté.
Bridget s’amuse de ce fait, pourtant, depuis ce jour, elle se sent surveillée et des événements surnaturels s’abattent sur elle.
Qui la surveille et pourquoi ?
Qu’a-t-elle à voir avec les entités qui s’en prennent à elle et à sa mère ?
Et lorsqu’au travers de cette aventure, elle vient à rencontrer l’amour, peut-elle seulement avoir confiance ?

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Mon avis : 

Avant tout, je remercie vivement l’auteure Barbara Laurame, de m’avoir permis de lire son roman en service presse. 

L’histoire commence tranquillement, avec Bridget, une jeune antiquaire, qui déballe les cartons d’objets anciens achetés à la vente aux enchères à laquelle elle vient d’assister. Un sentiment diffus s’installe en elle, comme une sensation d’être épiée mais Bridget mets ça sur le compte de la fatigue. Au fur et à mesure de son déballage, la jeune antiquaire va faire de jolies découvertes dont certaines vont changer irrémédiablement sa vie.

L’auteure nous entraîne dans une histoire où le passé resurgit alors que l’héroïne ne s’y attend pas sous la forme d’un fantôme plutôt agressif. Bridget et sa mère vont devoir y faire face pour comprendre en quoi elles sont concernées par ces entités qui les hantent.

L’idée du roman est très bonne avec des rebondissements, un personnage mystérieux, des révélations qui font avancer l’histoire. Le fait que le format soit plutôt court fait qu’il m’a manqué parfois un peu de détails ou de précisions et notamment sur les sentiments. J’ai eu un peu de mal à m’attacher aux personnages car ils m’ont semblé un peu « froids » surtout la mère à Bridget. Par contre, j’ai beaucoup aimé cet inconnu qui m’a beaucoup amusé et dont on se demande en quoi il est concerné par tout cela.. L’idée d’inclure un chien (appelé Paul !) m’a beaucoup plu car il apporte une touche d’humour et de légèreté au texte.    

Une grande part de cette histoire touche au paranormal avec la présence de fantômes et j’ai trouvé que c’était vraiment bien mené. Barbara Laurame nous rend ces entités plutôt réelles non seulement par ses descriptions mais également par la façon dont elle nous explique leurs histoires personnelles. Chaque apparition est bien amenée et j’ai particulièrement apprécié ces passages. 

Ceci est le premier roman de Barbara Laurame et je suis certaine que ce n’est pas le dernier. Elle fait preuve d’imagination et sa plume est très agréable à lire. Elle maîtrise parfaitement son histoire et sait où elle veut nous mener. Je me suis doutée assez rapidement de certains points mais malgré cela l’auteure réussit à tenir le suspense jusqu’à la toute fin de l’histoire. 

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Malgré un manque de développement, ce roman nous laisse présager de futurs beaux écrits de l’auteure Barbara Laurame. Alors si vous aimez les fantômes et les sombres histoires issues du passé vous trouverez ici de quoi passer un bon moment ! 

Ma note : 7/10

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Chronique Livresque·Drame·Littérature

Défaillances par Marie-Pierre Bardou

Fiche technique :

Éditions Hélène Jacob – 194 pages – ebook ou broché – Littérature

Résumé :

Une petite fête entre amis, un soir d’été caniculaire. May et son mari ont invité leurs proches. Ce qui devrait être un moment agréable, quelques heures de détente et de partage, se transforme rapidement en chaos et en catastrophe… Disparitions, accidents, trahisons, règlements de comptes ponctuent une soirée qui se révèle très pénible, avec, en filigrane, cette question : qui va mourir ? Ou plutôt : qui est mort ? L’amant de sa petite sœur Alice, que May n’a aucune envie de voir chez elle ? Le mari adultère, qui a eu le culot d’inviter sa maîtresse ? Le copain insupportable, qui fait la morale à tous entre deux crackers ? La célibataire qui oublie sa solitude dans des excès de drogue ? Le dragueur impénitent ? Construite en flash-backs, pleine de chausse-trappes et d’impasses, cette histoire est avant tout celle de nos défaillances – d’amis, d’amants, de parents… Nos failles, nos lâchetés, toutes ces petites choses, ces choix que l’on ne fait pas ou que l’on fait mal, ces blessures qu’on inflige sans même le vouloir, parfois…

Nos défaillances qui peuvent nous mener, si l’on n’y prend garde, à notre fin.

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Mon avis :

Avant tout, je remercie les Editions Hélène Jacob pour ce service presse et leur confiance renouvelée.

May et Thomas ont organisé une soirée entre amis. Mais au lieu du moment de détente espéré, les catastrophes s’enchaînent et vont mener inexorablement vers cette finalité dont Chamallow nous explique les détails dès les premières pages.

J’avais découvert la plume de Marie-Pierre Bardou dans un livre écrit à 4 mains « Temps Mort » dont je vous parlais ICI. J’avais vraiment beaucoup aimé cette lecture et j’étais donc ravie de retrouver l’une des deux auteures en solo.

Ce roman est construit de manière originale puisque chaque chapitre donne lieu à un changement d’époque. Parfois nous allons remonter de quelques heures, d’autres de quelques mois alors il faut faire très attention aux dates et heures afin de bien en comprendre la chronologie. On y fait connaissance avec différents personnages tels que May et son mari Thomas chez qui se déroule la fête mais aussi Alice, la sœur de May, venue avec Volker son amant (et accessoirement homme marié..). Ces 4 personnages sont le socle de l’histoire et autour d’eux gravitent plusieurs personnages secondaires tels que Louise-Berthe, Frankie, Nathalie… Chacun d’eux va faire que cette soirée va virer au drame, que les choses vont imploser sous le regard placide et surtout lucide de Chamallow, le chat.

Les sauts dans le temps ne sont pas la seule originalité de ce roman puisque l’un des narrateurs principaux n’est autre que le fameux Chamallow. En effet, le félin nous livre son point de vue de façon perspicace, amusante et nous permet d’observer les humains sans qu’ils s’en aperçoivent. C’est une façon d’intégrer un peu de légèreté et d’humour dans un texte qui, au fil des pages, devient de plus en plus pesant.

En effet, le roman débute sur l’image d’un corps de femme dans une baignoire. On ne sais ni qui elle est, ni ce qu’elle fait là mais au vu des constatations de Chamallow on comprend rapidement que son immersion est plutôt définitive. Et l’auteure nous entraîne sur diverses pistes, nous donne plusieurs possibilités sur une victime potentielle et c’est en cela que l’ambiance est pesante car le lecteur va chercher à savoir qui ? comment ? pourquoi ? L’histoire est bien amenée puisque même si ‘on en connaît le dénouement l’intrigue reste entière et on assiste, témoin impuissant, à la soirée la plus ratée du monde !

Grâce à « Défaillances » je confirme que j’apprécie tout particulièrement la façon d’écrire de Marie-Pierre Bourdou. C’est tranchant, acéré, surprenant mais avec un côté léger et parfois drôle. Elle réussit à donner à chacun de ses personnages une identité propre non seulement par le caractère mais également par sa façon de s’exprimer comme par exemple Alice et ses jeux de mots. Ce sont de petits détails qui rendent ce récit vivant, prenant et qui donnent l’impression de connaître vraiment ces personnages.

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Après avoir lu ce livre, vous n’assisterez plus jamais à une soirée sans avoir quelque part dans un coin de votre tête cette question : va-t-on retrouver un cadavre dans la baignoire ? Mais aussi, et surtout… que penses donc ce chat qui me regarde ??

Ma note : 8.5/10

Chronique Livresque·humour·Romance

Talons hauts et taches de rousseur, tome 1 par Esther Jules

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Fiche Technique :

Editions Numériklivres – 272 pages – ebook ou broché – Romance / Youngadult

Résumé :

Pomme Lambert est une gentille ado de province qui prépare son bac, sage et tranquille, toujours dans les clous.
Lorsqu’elle croise la route d’Éden, le petit ami de sa sœur, ses certitudes vacillent. Les événements s’enchaînent, sous couvert d’une famille parfaite, entre une sœur égocentrique et manipulatrice, une mère émotionnellement aveugle, et un père limite psychopathe. Même s’il n’y a plus de ligne franche entre le noir et le blanc, Pomme va s’y accrocher. Et grandir.
Éden, tiraillé entre Pomme et sa sœur Jolie, sa peur de les blesser, ses secrets, ses incertitudes, va découvrir qu’on ne s’ennuie jamais avec les sœurs Lambert.
Et on ne s’ennuie jamais, non plus, de l’écriture enjouée d’Esther Jules qui nous propose une nouvelle comédie romantique dans l’air du temps avec des personnages allumés embarqués dans une aventure ô combien captivante.

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Mon avis :

Je remercie en tout premier lieu les Editions Numériklivres de m’avoir confié ce roman en service presse et pour leur confiance renouvelée.

Dès la lecture du résumé je me suis dit « oulala ça va être déjanté ! » parce qu’avec des héros qui s’appellent Jolie, Pomme et Eden je pense que l’auteure a un sacré humour. Et ça n’a pas loupé !

Pomme est une jeune femme de 16 ans (bientôt 17 !) qui prépare son bac et dont le rêve est de devenir vétérinaire. Sérieuse la Pomme hein ? Sauf que la pauvre n’est pas vraiment bien entourée entre une sœur menteuse, nympho et manipulatrice, un père limite dictateur qui sombre peu à peu dans la violence et une mère qui semble aussi concernée par sa fille cadette que par l’élevage de bulots, Pomme ne rêve que d’une chose : partir étudier loin ! Mais sa petite vie « tranquille » va être bouleversée lorsqu’elle fait la connaissance d’Eden, le petit ami de Jolie, sa sœur..

Dès le début je me suis attachée à Pomme, c’est une jeune fille sérieuse, gentille, bucheuse. Elle a un rêve et met tout en œuvre pour le réaliser. Elle forme avec ses amis le groupe des « loosers » mais ça ne semble pas la déranger, finalement Pomme est bien dans ses baskets. Mais lorsque Jolie, sa sœur ainée, vient présenter son petit ami à ses parents tout se gâte ! Pomme a un coup de cœur pour le bel Eden (non mais Pomme et Eden ! Ca m’a fait rire un moment…) et celui-ci va devoir faire un choix entre les deux sœurs Lambert.   

Ce roman m’a vraiment fait passer un très bon moment et m’a surtout beaucoup fait rire.. Entre les prénoms improbables qui forcément amènent des jeux de mots, les scènes mythiques et une histoire qui se complique au fil des pages ce tome 1 est vraiment une jolie découverte. Je vous confie un petit secret, j’ai une longue pause déjeuner le midi qui me permet de beaucoup lire.. sauf que je ne suis pas seule dans le bureau. Eh bien, je pense que mes collègues sont soulagés que cette lecture soit terminée, visiblement trop de rigolades ! L’auteure enchaîne les situations cocasses comme la scène de présentation d’Eden aux parents, les réparties comme le pétage de plomb de Pomme le jour de son anniversaire ou les jeux de mots autour des prénoms ce qui nous donne un roman enjoué, léger, qui fait du bien au moral !

Les personnages oscillent entre loufoques, déjantés, sages, dégoulinants d’amour, mythomanes, mabouls, garces.. bref un panel éclectique que j’ai vraiment beaucoup aimé ! Ils sont tous à leur façon attachants autant la bande d’amis à Pomme avec Jenny et Tutu par exemple mais également Greg (qui reste un de mes chouchous..), Emérence, voir même les parents Lambert.. Ces derniers ont la palme pour moi, ils sont prodigieusement excessifs, j’adore !   

Malgré tout, certains thèmes sérieux sont abordés comme l’adolescence et le fait d’être un ado « à part », les parents qui font des différences entre leurs enfants, l’amour fraternel… Ces situations amènent à réflexion sans entacher un instant la bonne humeur de ce livre.   

Esther Jules a une écriture très actuelle qui s’adapte parfaitement aux situations décrites puisque les héros sont de jeunes adultes. Elle a une plume entraînante, pétillante qui embarque le lecteur. Au début, j’avais un peu peur que ce ne soit « qu’une » romance mais pas du tout.. C’est drôle, c’est frais ! Le début est plutôt sage, les héros apprennent à se connaître puis les choses se compliquent entre quiproquos, mensonges et secrets découverts.. L’auteure a réussi le tour de force de me faire apprécier une romance et d’en redemander en plus ! Vivement le tome 2, parce qu’au vue de la fin de celui-ci il risque d’être savoureux..  

Conclusion

Un premier tome vraiment réussi entre amour et humour.. Si vous décidez d’entrer chez les Lambert pour faire connaissance avec cette famille poussez vite la porte vous ne le regretterez pas.. mais méfiez vous tout de même des yaourts à l’ananas !

Ma note : 9/10

Chronique Livresque·policier

Mauvais week-end par Marie Larantec

mauvais

Fiche Technique :

Editions Samarkand – 180 pages – ebook ou broché – Policier et suspense

Résumé :

Guillaume a disparu. Son cheval a été retrouvé sans cavalier. Au pays des lavandes et des chênes truffiers, cette disparition ne manque pas d’inquiéter sa famille et ses amis. Son oncle, Morin, débarque de Paris et de sa fraîche retraite pour aider à le retrouver. Rapidement, Morin se retrouve face à un mystère que ses années d’expérience à la P.J. ne lui permettent pas de découvrir : pas de nouvelle petite amie, pas de raison de fuguer, pas d’ennemis. Pas la moindre piste pour comprendre. Entre François, l’ami d’enfance de Guillaume, Raphaël, le copain flambeur, Louise la petite amie amoureuse, les jeunes ont des projets différents de leurs parents, les Jean, Morin, Amélie et Charles. Des projets qui créent un peu de friction et font revivre aux parents leurs jeunes années. En décousant le fil des différentes activités des uns et des autres et la topographie de la région de la Drôme provençale, Morin va-t-il réussir à lever le voile sur ces projets secrets, et surtout, va-t-il enfin retrouver son neveu ? Dans ce policier qui a tout du cosy mystery, Marie Larantec nous invite dans une enquête qui prend ses racines dans le pays de Grignan. Parisienne jusqu’au bout des ongles, Marie Larantec a découvert la région de Grignan il y a une quinzaine d’années et en sillonné les routes, à la recherche des truffes, des routes perdues et des caveaux des templiers. Elle en a rapporté de nombreux mystères à résoudre.

café et arbre

Mon avis :

Avant tout, je remercie les Editions Samarkand de m’avoir fait parvenir ce service presse et pour leur confiance.

Guillaume vit dans la Drôme provençale et plus précisément à Grignan. Il a des parents, Amélie et Charles, des amis dont François son ami d’enfance, une petite amie, Louise, et un projet professionnel secret. Mais, au cours d’une balade à cheval, Guillaume disparaît et son oncle Mathieu Morin revient dans la région alors qu’il a quitté son poste à la P.J afin d’essayer de retrouver son neveu et d’éclaircir ce mystère.

Ce roman débute doucement, par une description des lieux. L’auteure met en place le décor, introduit les personnages peu à peu.. Puis on entre dans le vif du sujet : la disparition de Guillaume et le retour de son cheval, seul. L’histoire va vite tourner autour du projet secret de François et Guillaume sans que l’auteure ne laisse entrevoir s’il y a un lien avec la disparition du jeune homme. Les deux amis avaient de grands projets et Louise était également impliquée mais ils gardent le silence en attendant le retour de leur camarade ce qui renforce l’énigme. Un mystère entoure également Raphaël, ami de Louise dont le train de vie interpelle. Le rythme de l’histoire est plutôt lent, l’auteure prend son temps pour que chaque personnage prenne sa place, s’affirme dans son rôle et surtout que l’intrigue s’installe.

On sent à travers l’écriture de Marie Larantec tout l’attachement qu’elle porte à la région de Grignan. Ses descriptions sont poétiques mais précises, grâce à sa plume elle instaure une sorte de climat de calme autour de cette région et j’ai eu l’impression de m’y promener. On sent à travers les personnages que les habitants s’y sentent bien, qu’ils s’y plaisent. Elle s’exprime avec des phrases courtes sans emphase ni prétention qui font que malgré l’urgence de la situation de la disparition de Guillaume, la lecture semble paisible.

L’histoire est intéressante et dès le départ on a envie d’en savoir plus sur les personnages, leurs histoires respectives et surtout ce qu’il a pu advenir de Guillaume. Est-il encore en vie ? As-t-il été kidnappé ? Tué ? Des secrets ressortent et épaississent le mystère, parfois au détour d’une simple phrase. Toutefois, j’ai trouvé que parfois le récit manquait de détails, d’explications. Tout va plutôt vite une fois l’histoire lancée et j’aurai aimé que les choses se déroulent un peu moins facilement.

Les personnages étant peu nombreux on les cerne assez rapidement bien que le lecteur ne soit pas à l’abri de quelques surprises. Marie Larantec nous les rend tous attachants de par leurs histoires personnelles, leur vécu mais également leur façon d’être. Certains m’ont plu plus que d’autres, j’ai un attachement particulier pour Violette et Emmanuel, les jumeaux amis de Guillaume. A contrario, j’ai trouvé Amélie beaucoup trop froide pour une mère dont le fils (même grand) a disparu. Elle fait sans doute preuve de pudeur mais j’ai eu du mal à m’identifier à elle.

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Un roman policier qui m’a fait penser à un Miss Marple : calme, posé et avec des déductions clairvoyantes. Des personnages sympathiques pour une lecture agréable et qui m’a fait voyager à Grigan.

Ma note : 7.5/10

Chronique Livresque·Thriller

Héritage mortel par Daniel Borgis

Héritage mortel

Fiche Technique :

Rebelle Editions – 166 pages – ebook ou broché – Thriller

Résumé :

Un décès. Un testament. Trois frères. Un meurtre ! Mais qui a été tué ? Qui a tué ? Le mystère reste entier…

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Résumé :

Je remercie chaleureusement les Editions Rebelle de m’avoir adressé ce service presse et pour leur confiance.

Un décès vient de se produire à la Ferme des Grands Prés et visiblement cela n’attriste pas grand monde. Mais cette nouvelle n’est que le début du grand chambardement qui attend la famille Porraz…

Ce qui m’a tout d’abord attiré l’œil c’est la couverture. Je l’ai trouvé vraiment belle, j’aime les couleurs sombres et l’éclairage au dessus de la ferme. Elle illustre parfaitement ce livre et le résumé avec le côté mystérieux.

Dès le départ, le ton est donné. Les frères Porraz, Joseph et Clovis sont antipathiques, violents, alcooliques.. Ils vivent et exploitent la ferme familiale alors que leur frère cadet Rémi vit à Lyon, loin des siens. Un sérieux contentieux semble les opposer les uns aux autres, visiblement ils ne s’apprécient pas des masses..

Lorsque je commence un thriller, j’espère toujours que l’auteur va savoir me surprendre et là, je dois dire, que j’ai été comblée. En effet, les faits s’enchaînent de façon logiques sans incohérence, l’histoire s’emboite parfaitement et le suspense est maintenu jusqu’à la toute fin du livre, un régal !

L’histoire, c’est une histoire de famille.. une famille où le mot amour n’est pas vraiment présent, une famille où la discorde et la haine sont le quotidien de chaque membre. Il faut dire que le père, Gustave, n’a pas été tendre avec ses enfants en particulier avec les deux ainés Joseph et Clovis. Rémi était son petit préféré et n’a jamais eu à suer à la ferme, il a pu faire des études et faire carrière. Leur mère, Alphonsine, n’a jamais prit la défense de ses enfants et tout cela cumulé a entraîné cette famille vers ce climat violent.

J’ai beaucoup apprécié les personnages malgré leurs caractères souvent difficiles. C’est surtout la façon dont l’auteur les a mené qui m’a plu. Rien n’est tout blanc ou tout noir dans ce livre, et surtout pas la psychologie des protagonistes. Effectivement, une enfance malheureuse n’excuse pas tout mais elle peut expliquer.. A contrario, une enfance privilégiée ne mène pas forcément au succès.. Avoir un amant ne fait pas forcément accepter l’infidélité.. Et à la découverte du meurtre (mais le meurtre de qui ??), les gendarmes Granger et Berthaud vont avoir du travail pour démêler les vrais des faux sentiments.

Concernant ces deux personnages, j’ai beaucoup aimé la façon dont Daniel Borgis les fait avancer dans l’enquête. En effet, le lecteur est témoin de leurs conciliabules, de leurs déductions un peu comme s’il faisait parti de l’équipe. J’ai trouvé cette façon de faire originale.

L’auteur nous livre ici un thriller où le suspens dure jusqu’à la toute fin et qui est très bien écrit. J’ai beaucoup aimé sa plume qui s’adapte parfaitement aux situations et caractères de chaque personnage. Un auteur que je suivrais sans aucun doute.

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Si vous aimez les sombres histoires de famille ce livre devrait vous régaler ! Un thriller prenant où je suis certaine vous serez surpris du dénouement autant que moi !

Ma note 8/10