Chronique Livresque·fantastique·suspense

Les fantômes du passé par Barbara Laurame

Fiche technique : 

Autoédition – 146 pages – ebook – Surnaturel

Résumé : 

Bridget est une jeune antiquaire passionnée par son métier.
Sortant d’une déception sentimentale, elle se jette à fond dans son activité et achète, aux enchères, un lot de cartons de vaisselles et autres objets provenant de Hardwood Castle, château qui a la réputation d’être hanté.
Bridget s’amuse de ce fait, pourtant, depuis ce jour, elle se sent surveillée et des événements surnaturels s’abattent sur elle.
Qui la surveille et pourquoi ?
Qu’a-t-elle à voir avec les entités qui s’en prennent à elle et à sa mère ?
Et lorsqu’au travers de cette aventure, elle vient à rencontrer l’amour, peut-elle seulement avoir confiance ?

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Mon avis : 

Avant tout, je remercie vivement l’auteure Barbara Laurame, de m’avoir permis de lire son roman en service presse. 

L’histoire commence tranquillement, avec Bridget, une jeune antiquaire, qui déballe les cartons d’objets anciens achetés à la vente aux enchères à laquelle elle vient d’assister. Un sentiment diffus s’installe en elle, comme une sensation d’être épiée mais Bridget mets ça sur le compte de la fatigue. Au fur et à mesure de son déballage, la jeune antiquaire va faire de jolies découvertes dont certaines vont changer irrémédiablement sa vie.

L’auteure nous entraîne dans une histoire où le passé resurgit alors que l’héroïne ne s’y attend pas sous la forme d’un fantôme plutôt agressif. Bridget et sa mère vont devoir y faire face pour comprendre en quoi elles sont concernées par ces entités qui les hantent.

L’idée du roman est très bonne avec des rebondissements, un personnage mystérieux, des révélations qui font avancer l’histoire. Le fait que le format soit plutôt court fait qu’il m’a manqué parfois un peu de détails ou de précisions et notamment sur les sentiments. J’ai eu un peu de mal à m’attacher aux personnages car ils m’ont semblé un peu « froids » surtout la mère à Bridget. Par contre, j’ai beaucoup aimé cet inconnu qui m’a beaucoup amusé et dont on se demande en quoi il est concerné par tout cela.. L’idée d’inclure un chien (appelé Paul !) m’a beaucoup plu car il apporte une touche d’humour et de légèreté au texte.    

Une grande part de cette histoire touche au paranormal avec la présence de fantômes et j’ai trouvé que c’était vraiment bien mené. Barbara Laurame nous rend ces entités plutôt réelles non seulement par ses descriptions mais également par la façon dont elle nous explique leurs histoires personnelles. Chaque apparition est bien amenée et j’ai particulièrement apprécié ces passages. 

Ceci est le premier roman de Barbara Laurame et je suis certaine que ce n’est pas le dernier. Elle fait preuve d’imagination et sa plume est très agréable à lire. Elle maîtrise parfaitement son histoire et sait où elle veut nous mener. Je me suis doutée assez rapidement de certains points mais malgré cela l’auteure réussit à tenir le suspense jusqu’à la toute fin de l’histoire. 

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Malgré un manque de développement, ce roman nous laisse présager de futurs beaux écrits de l’auteure Barbara Laurame. Alors si vous aimez les fantômes et les sombres histoires issues du passé vous trouverez ici de quoi passer un bon moment ! 

Ma note : 7/10

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Chronique Livresque·Drame·Littérature

Défaillances par Marie-Pierre Bardou

Fiche technique :

Éditions Hélène Jacob – 194 pages – ebook ou broché – Littérature

Résumé :

Une petite fête entre amis, un soir d’été caniculaire. May et son mari ont invité leurs proches. Ce qui devrait être un moment agréable, quelques heures de détente et de partage, se transforme rapidement en chaos et en catastrophe… Disparitions, accidents, trahisons, règlements de comptes ponctuent une soirée qui se révèle très pénible, avec, en filigrane, cette question : qui va mourir ? Ou plutôt : qui est mort ? L’amant de sa petite sœur Alice, que May n’a aucune envie de voir chez elle ? Le mari adultère, qui a eu le culot d’inviter sa maîtresse ? Le copain insupportable, qui fait la morale à tous entre deux crackers ? La célibataire qui oublie sa solitude dans des excès de drogue ? Le dragueur impénitent ? Construite en flash-backs, pleine de chausse-trappes et d’impasses, cette histoire est avant tout celle de nos défaillances – d’amis, d’amants, de parents… Nos failles, nos lâchetés, toutes ces petites choses, ces choix que l’on ne fait pas ou que l’on fait mal, ces blessures qu’on inflige sans même le vouloir, parfois…

Nos défaillances qui peuvent nous mener, si l’on n’y prend garde, à notre fin.

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Mon avis :

Avant tout, je remercie les Editions Hélène Jacob pour ce service presse et leur confiance renouvelée.

May et Thomas ont organisé une soirée entre amis. Mais au lieu du moment de détente espéré, les catastrophes s’enchaînent et vont mener inexorablement vers cette finalité dont Chamallow nous explique les détails dès les premières pages.

J’avais découvert la plume de Marie-Pierre Bardou dans un livre écrit à 4 mains « Temps Mort » dont je vous parlais ICI. J’avais vraiment beaucoup aimé cette lecture et j’étais donc ravie de retrouver l’une des deux auteures en solo.

Ce roman est construit de manière originale puisque chaque chapitre donne lieu à un changement d’époque. Parfois nous allons remonter de quelques heures, d’autres de quelques mois alors il faut faire très attention aux dates et heures afin de bien en comprendre la chronologie. On y fait connaissance avec différents personnages tels que May et son mari Thomas chez qui se déroule la fête mais aussi Alice, la sœur de May, venue avec Volker son amant (et accessoirement homme marié..). Ces 4 personnages sont le socle de l’histoire et autour d’eux gravitent plusieurs personnages secondaires tels que Louise-Berthe, Frankie, Nathalie… Chacun d’eux va faire que cette soirée va virer au drame, que les choses vont imploser sous le regard placide et surtout lucide de Chamallow, le chat.

Les sauts dans le temps ne sont pas la seule originalité de ce roman puisque l’un des narrateurs principaux n’est autre que le fameux Chamallow. En effet, le félin nous livre son point de vue de façon perspicace, amusante et nous permet d’observer les humains sans qu’ils s’en aperçoivent. C’est une façon d’intégrer un peu de légèreté et d’humour dans un texte qui, au fil des pages, devient de plus en plus pesant.

En effet, le roman débute sur l’image d’un corps de femme dans une baignoire. On ne sais ni qui elle est, ni ce qu’elle fait là mais au vu des constatations de Chamallow on comprend rapidement que son immersion est plutôt définitive. Et l’auteure nous entraîne sur diverses pistes, nous donne plusieurs possibilités sur une victime potentielle et c’est en cela que l’ambiance est pesante car le lecteur va chercher à savoir qui ? comment ? pourquoi ? L’histoire est bien amenée puisque même si ‘on en connaît le dénouement l’intrigue reste entière et on assiste, témoin impuissant, à la soirée la plus ratée du monde !

Grâce à « Défaillances » je confirme que j’apprécie tout particulièrement la façon d’écrire de Marie-Pierre Bourdou. C’est tranchant, acéré, surprenant mais avec un côté léger et parfois drôle. Elle réussit à donner à chacun de ses personnages une identité propre non seulement par le caractère mais également par sa façon de s’exprimer comme par exemple Alice et ses jeux de mots. Ce sont de petits détails qui rendent ce récit vivant, prenant et qui donnent l’impression de connaître vraiment ces personnages.

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Après avoir lu ce livre, vous n’assisterez plus jamais à une soirée sans avoir quelque part dans un coin de votre tête cette question : va-t-on retrouver un cadavre dans la baignoire ? Mais aussi, et surtout… que penses donc ce chat qui me regarde ??

Ma note : 8.5/10

Chronique Livresque·humour·Romance

Talons hauts et taches de rousseur, tome 1 par Esther Jules

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Fiche Technique :

Editions Numériklivres – 272 pages – ebook ou broché – Romance / Youngadult

Résumé :

Pomme Lambert est une gentille ado de province qui prépare son bac, sage et tranquille, toujours dans les clous.
Lorsqu’elle croise la route d’Éden, le petit ami de sa sœur, ses certitudes vacillent. Les événements s’enchaînent, sous couvert d’une famille parfaite, entre une sœur égocentrique et manipulatrice, une mère émotionnellement aveugle, et un père limite psychopathe. Même s’il n’y a plus de ligne franche entre le noir et le blanc, Pomme va s’y accrocher. Et grandir.
Éden, tiraillé entre Pomme et sa sœur Jolie, sa peur de les blesser, ses secrets, ses incertitudes, va découvrir qu’on ne s’ennuie jamais avec les sœurs Lambert.
Et on ne s’ennuie jamais, non plus, de l’écriture enjouée d’Esther Jules qui nous propose une nouvelle comédie romantique dans l’air du temps avec des personnages allumés embarqués dans une aventure ô combien captivante.

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Mon avis :

Je remercie en tout premier lieu les Editions Numériklivres de m’avoir confié ce roman en service presse et pour leur confiance renouvelée.

Dès la lecture du résumé je me suis dit « oulala ça va être déjanté ! » parce qu’avec des héros qui s’appellent Jolie, Pomme et Eden je pense que l’auteure a un sacré humour. Et ça n’a pas loupé !

Pomme est une jeune femme de 16 ans (bientôt 17 !) qui prépare son bac et dont le rêve est de devenir vétérinaire. Sérieuse la Pomme hein ? Sauf que la pauvre n’est pas vraiment bien entourée entre une sœur menteuse, nympho et manipulatrice, un père limite dictateur qui sombre peu à peu dans la violence et une mère qui semble aussi concernée par sa fille cadette que par l’élevage de bulots, Pomme ne rêve que d’une chose : partir étudier loin ! Mais sa petite vie « tranquille » va être bouleversée lorsqu’elle fait la connaissance d’Eden, le petit ami de Jolie, sa sœur..

Dès le début je me suis attachée à Pomme, c’est une jeune fille sérieuse, gentille, bucheuse. Elle a un rêve et met tout en œuvre pour le réaliser. Elle forme avec ses amis le groupe des « loosers » mais ça ne semble pas la déranger, finalement Pomme est bien dans ses baskets. Mais lorsque Jolie, sa sœur ainée, vient présenter son petit ami à ses parents tout se gâte ! Pomme a un coup de cœur pour le bel Eden (non mais Pomme et Eden ! Ca m’a fait rire un moment…) et celui-ci va devoir faire un choix entre les deux sœurs Lambert.   

Ce roman m’a vraiment fait passer un très bon moment et m’a surtout beaucoup fait rire.. Entre les prénoms improbables qui forcément amènent des jeux de mots, les scènes mythiques et une histoire qui se complique au fil des pages ce tome 1 est vraiment une jolie découverte. Je vous confie un petit secret, j’ai une longue pause déjeuner le midi qui me permet de beaucoup lire.. sauf que je ne suis pas seule dans le bureau. Eh bien, je pense que mes collègues sont soulagés que cette lecture soit terminée, visiblement trop de rigolades ! L’auteure enchaîne les situations cocasses comme la scène de présentation d’Eden aux parents, les réparties comme le pétage de plomb de Pomme le jour de son anniversaire ou les jeux de mots autour des prénoms ce qui nous donne un roman enjoué, léger, qui fait du bien au moral !

Les personnages oscillent entre loufoques, déjantés, sages, dégoulinants d’amour, mythomanes, mabouls, garces.. bref un panel éclectique que j’ai vraiment beaucoup aimé ! Ils sont tous à leur façon attachants autant la bande d’amis à Pomme avec Jenny et Tutu par exemple mais également Greg (qui reste un de mes chouchous..), Emérence, voir même les parents Lambert.. Ces derniers ont la palme pour moi, ils sont prodigieusement excessifs, j’adore !   

Malgré tout, certains thèmes sérieux sont abordés comme l’adolescence et le fait d’être un ado « à part », les parents qui font des différences entre leurs enfants, l’amour fraternel… Ces situations amènent à réflexion sans entacher un instant la bonne humeur de ce livre.   

Esther Jules a une écriture très actuelle qui s’adapte parfaitement aux situations décrites puisque les héros sont de jeunes adultes. Elle a une plume entraînante, pétillante qui embarque le lecteur. Au début, j’avais un peu peur que ce ne soit « qu’une » romance mais pas du tout.. C’est drôle, c’est frais ! Le début est plutôt sage, les héros apprennent à se connaître puis les choses se compliquent entre quiproquos, mensonges et secrets découverts.. L’auteure a réussi le tour de force de me faire apprécier une romance et d’en redemander en plus ! Vivement le tome 2, parce qu’au vue de la fin de celui-ci il risque d’être savoureux..  

Conclusion

Un premier tome vraiment réussi entre amour et humour.. Si vous décidez d’entrer chez les Lambert pour faire connaissance avec cette famille poussez vite la porte vous ne le regretterez pas.. mais méfiez vous tout de même des yaourts à l’ananas !

Ma note : 9/10

Chronique Livresque·policier

Mauvais week-end par Marie Larantec

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Fiche Technique :

Editions Samarkand – 180 pages – ebook ou broché – Policier et suspense

Résumé :

Guillaume a disparu. Son cheval a été retrouvé sans cavalier. Au pays des lavandes et des chênes truffiers, cette disparition ne manque pas d’inquiéter sa famille et ses amis. Son oncle, Morin, débarque de Paris et de sa fraîche retraite pour aider à le retrouver. Rapidement, Morin se retrouve face à un mystère que ses années d’expérience à la P.J. ne lui permettent pas de découvrir : pas de nouvelle petite amie, pas de raison de fuguer, pas d’ennemis. Pas la moindre piste pour comprendre. Entre François, l’ami d’enfance de Guillaume, Raphaël, le copain flambeur, Louise la petite amie amoureuse, les jeunes ont des projets différents de leurs parents, les Jean, Morin, Amélie et Charles. Des projets qui créent un peu de friction et font revivre aux parents leurs jeunes années. En décousant le fil des différentes activités des uns et des autres et la topographie de la région de la Drôme provençale, Morin va-t-il réussir à lever le voile sur ces projets secrets, et surtout, va-t-il enfin retrouver son neveu ? Dans ce policier qui a tout du cosy mystery, Marie Larantec nous invite dans une enquête qui prend ses racines dans le pays de Grignan. Parisienne jusqu’au bout des ongles, Marie Larantec a découvert la région de Grignan il y a une quinzaine d’années et en sillonné les routes, à la recherche des truffes, des routes perdues et des caveaux des templiers. Elle en a rapporté de nombreux mystères à résoudre.

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Mon avis :

Avant tout, je remercie les Editions Samarkand de m’avoir fait parvenir ce service presse et pour leur confiance.

Guillaume vit dans la Drôme provençale et plus précisément à Grignan. Il a des parents, Amélie et Charles, des amis dont François son ami d’enfance, une petite amie, Louise, et un projet professionnel secret. Mais, au cours d’une balade à cheval, Guillaume disparaît et son oncle Mathieu Morin revient dans la région alors qu’il a quitté son poste à la P.J afin d’essayer de retrouver son neveu et d’éclaircir ce mystère.

Ce roman débute doucement, par une description des lieux. L’auteure met en place le décor, introduit les personnages peu à peu.. Puis on entre dans le vif du sujet : la disparition de Guillaume et le retour de son cheval, seul. L’histoire va vite tourner autour du projet secret de François et Guillaume sans que l’auteure ne laisse entrevoir s’il y a un lien avec la disparition du jeune homme. Les deux amis avaient de grands projets et Louise était également impliquée mais ils gardent le silence en attendant le retour de leur camarade ce qui renforce l’énigme. Un mystère entoure également Raphaël, ami de Louise dont le train de vie interpelle. Le rythme de l’histoire est plutôt lent, l’auteure prend son temps pour que chaque personnage prenne sa place, s’affirme dans son rôle et surtout que l’intrigue s’installe.

On sent à travers l’écriture de Marie Larantec tout l’attachement qu’elle porte à la région de Grignan. Ses descriptions sont poétiques mais précises, grâce à sa plume elle instaure une sorte de climat de calme autour de cette région et j’ai eu l’impression de m’y promener. On sent à travers les personnages que les habitants s’y sentent bien, qu’ils s’y plaisent. Elle s’exprime avec des phrases courtes sans emphase ni prétention qui font que malgré l’urgence de la situation de la disparition de Guillaume, la lecture semble paisible.

L’histoire est intéressante et dès le départ on a envie d’en savoir plus sur les personnages, leurs histoires respectives et surtout ce qu’il a pu advenir de Guillaume. Est-il encore en vie ? As-t-il été kidnappé ? Tué ? Des secrets ressortent et épaississent le mystère, parfois au détour d’une simple phrase. Toutefois, j’ai trouvé que parfois le récit manquait de détails, d’explications. Tout va plutôt vite une fois l’histoire lancée et j’aurai aimé que les choses se déroulent un peu moins facilement.

Les personnages étant peu nombreux on les cerne assez rapidement bien que le lecteur ne soit pas à l’abri de quelques surprises. Marie Larantec nous les rend tous attachants de par leurs histoires personnelles, leur vécu mais également leur façon d’être. Certains m’ont plu plus que d’autres, j’ai un attachement particulier pour Violette et Emmanuel, les jumeaux amis de Guillaume. A contrario, j’ai trouvé Amélie beaucoup trop froide pour une mère dont le fils (même grand) a disparu. Elle fait sans doute preuve de pudeur mais j’ai eu du mal à m’identifier à elle.

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Un roman policier qui m’a fait penser à un Miss Marple : calme, posé et avec des déductions clairvoyantes. Des personnages sympathiques pour une lecture agréable et qui m’a fait voyager à Grigan.

Ma note : 7.5/10

Chronique Livresque·Thriller

Héritage mortel par Daniel Borgis

Héritage mortel

Fiche Technique :

Rebelle Editions – 166 pages – ebook ou broché – Thriller

Résumé :

Un décès. Un testament. Trois frères. Un meurtre ! Mais qui a été tué ? Qui a tué ? Le mystère reste entier…

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Résumé :

Je remercie chaleureusement les Editions Rebelle de m’avoir adressé ce service presse et pour leur confiance.

Un décès vient de se produire à la Ferme des Grands Prés et visiblement cela n’attriste pas grand monde. Mais cette nouvelle n’est que le début du grand chambardement qui attend la famille Porraz…

Ce qui m’a tout d’abord attiré l’œil c’est la couverture. Je l’ai trouvé vraiment belle, j’aime les couleurs sombres et l’éclairage au dessus de la ferme. Elle illustre parfaitement ce livre et le résumé avec le côté mystérieux.

Dès le départ, le ton est donné. Les frères Porraz, Joseph et Clovis sont antipathiques, violents, alcooliques.. Ils vivent et exploitent la ferme familiale alors que leur frère cadet Rémi vit à Lyon, loin des siens. Un sérieux contentieux semble les opposer les uns aux autres, visiblement ils ne s’apprécient pas des masses..

Lorsque je commence un thriller, j’espère toujours que l’auteur va savoir me surprendre et là, je dois dire, que j’ai été comblée. En effet, les faits s’enchaînent de façon logiques sans incohérence, l’histoire s’emboite parfaitement et le suspense est maintenu jusqu’à la toute fin du livre, un régal !

L’histoire, c’est une histoire de famille.. une famille où le mot amour n’est pas vraiment présent, une famille où la discorde et la haine sont le quotidien de chaque membre. Il faut dire que le père, Gustave, n’a pas été tendre avec ses enfants en particulier avec les deux ainés Joseph et Clovis. Rémi était son petit préféré et n’a jamais eu à suer à la ferme, il a pu faire des études et faire carrière. Leur mère, Alphonsine, n’a jamais prit la défense de ses enfants et tout cela cumulé a entraîné cette famille vers ce climat violent.

J’ai beaucoup apprécié les personnages malgré leurs caractères souvent difficiles. C’est surtout la façon dont l’auteur les a mené qui m’a plu. Rien n’est tout blanc ou tout noir dans ce livre, et surtout pas la psychologie des protagonistes. Effectivement, une enfance malheureuse n’excuse pas tout mais elle peut expliquer.. A contrario, une enfance privilégiée ne mène pas forcément au succès.. Avoir un amant ne fait pas forcément accepter l’infidélité.. Et à la découverte du meurtre (mais le meurtre de qui ??), les gendarmes Granger et Berthaud vont avoir du travail pour démêler les vrais des faux sentiments.

Concernant ces deux personnages, j’ai beaucoup aimé la façon dont Daniel Borgis les fait avancer dans l’enquête. En effet, le lecteur est témoin de leurs conciliabules, de leurs déductions un peu comme s’il faisait parti de l’équipe. J’ai trouvé cette façon de faire originale.

L’auteur nous livre ici un thriller où le suspens dure jusqu’à la toute fin et qui est très bien écrit. J’ai beaucoup aimé sa plume qui s’adapte parfaitement aux situations et caractères de chaque personnage. Un auteur que je suivrais sans aucun doute.

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Si vous aimez les sombres histoires de famille ce livre devrait vous régaler ! Un thriller prenant où je suis certaine vous serez surpris du dénouement autant que moi !

Ma note 8/10

 

 

 

 

 

Chronique Livresque·Littérature

Tout ce qui compte de Claire Lebreton

tout ce qui compte

Fiche Technique : 

Autoédition – 177 pages – ebook et broché – Littérature 

Résumé : 

Les gens se désintéressent très rapidement de ce qu’ils ne comprennent pas ; et personne ne comprend Melody. Melody et Hayden sont deux lycéens un peu en marge. Ils traversent leur quotidien chacun de leur côté jusqu’à ce qu’un incident les mettent sur le chemin l’un de l’autre. Hayden est solitaire et les élèves le prennent pour un drogué. Melody, elle, est atteinte de troubles obsessionnels compulsifs. Sujet de moqueries, même de la part de sa meilleure amie Max, c’est lorsque les taquineries deviennent persécution que cette différence attire l’attention d’Hayden. Lui, d’ordinaire je-m’en-foutiste et solitaire va découvrir qu’il est capable de curiosité en trouvant en Melody un mystère intriguant et une mission passionnante. Elle est dans son monde et rongée par ses TOCs qu’elle doit respecter scrupuleusement et qui créent un fossé entre elle et le reste du monde. Il essaiera d’entrer dans cet univers fermé pour la comprendre et, à terme, l’aider à se débarrasser de ce qui l’entrave.

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Mon avis : 

Je remercie l’auteure, Claire Lebreton, de m’avoir permit de lire son livre en service presse et pour sa confiance.

Melody est une jeune lycéenne pour qui tout est compliqué sa vie de famille comme sa vie au lycée. Elle est atteinte de TOCs (Troubles Obsessionnels Compulsifs) ce qui lui vaut nombre de moqueries de la part de ses camarades voir même de sa meilleure amie Max. Elle se fait un jour agresser par des élèves du lycée et Hayden, lycéen solitaire, intervient. Il ne sait pas vraiment pourquoi il a agit comme ça lui qui a du mal à s’intéresser réellement aux autres mais cette rencontre va faire exploser la petite bulle dans laquelle chacun d’eux s’enfermait.

A la lecture du résumé, j’ai de suite été séduite par l’idée de ce roman. En effet, Melody et Hayden semblaient être des personnages intéressants et captivants. J’avoue que je ne suis pas tombée loin de la réalité. 

Ce livre est écrit de l’une de mes façons préférées, avec une alternance de narrateur à chaque chapitre. J’aime pouvoir plonger dans les pensées de chaque personnage et ici c’est plus que ça, c’est une introspection de leurs sentiments. En effet, Melody et Hayden prennent la parole à tour de rôle pour non seulement nous raconter leur quotidien ou leurs aventures épisodiques mais ils nous font pénétrer dans leurs pensées intimes, leur façon d’appréhender les autres, leurs sentiments vis à vis de l’autre. 

Melody est une jeune fille attachante et on sent qu’elle souffre de la situation dans laquelle elle vit. En effet, ses nombreux TOCs l’empêche de vivre comme tous les adolescents de sa classe et même si elle ne se plaint pas elle est mise à l’écart par ses camarades mais également sa famille. Peu de gens comprennent la difficulté qu’a Melody d’avoir à se plier à de nombreux rituels journaliers, à l’impossibilié de passer outre sans se sentir mal..  Hayden, quant à lui, est un jeune homme solitaire qui manque cruellement de confiance en lui et dont la famille ne fait rien pour l’aider, bien au contraire puisque ses proches lui répètent sans arrêt qu’il ne fera jamais rien de sa vie. La rencontre de ces deux personnages si différents était hautement improbable mais c’est ce côté incroyable qui rend l’histoire belle. Hayden va tout d’abord considérer Melody comme un sujet d’étude, un peu comme un insecte à disséquer pour le comprendre, avant de se rendre compte que la jeune femme a juste besoin d’une main tendue (tout comme lui..) pour changer les choses. 

J’ai particulièrement aimé ces deux personnages qui sont, à mes yeux, indissociables. Ils sont attachants et émouvants, ils sont si complémentaires que ça en est captivant de les voir évoluer l’un avec l’autre, de voir comment chacun va réussir à surmonter ses difficultés pour permettre à l’autre d’entrer un peu plus dans son univers mais également de voir l’ingéniosité avec laquelle ils vont réussir à démonter les murs que chacun avait monter autour de lui. 

Ce roman, par contre, est très psychologique. En effet, ce sont les deux narrateurs qui expliquent leurs actions il y a donc peu de dialogues et beaucoup de descriptions surtout concernant leurs ressentis. Ça ne m’a pas dérangé pour ma part car j’ai aimé pouvoir les comprendre en profondeur mais ça peut déranger certains lecteurs qui aiment les rythmes d’action plus intenses. L’auteure a utilisé un langage soutenu qui ne colle pas vraiment au côté adolescent mais qui donne une certaine profondeur au texte. 

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Un rythme doux, une écriture profonde, une plongée dans les pensées de deux personnages touchants, autant de points qui m’auront fait aimer ce roman malgré quelques longueurs. 

Ma note : 7,5/10

Chronique Livresque·fantastique

La malédiction d’Ariane de Rose P. Katell

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Fiche Technique :

Autoédition – 376 pages – broché – Fantastique

Résumé :

Cassie a un secret. Depuis la mort de ses parents, elle est hantée par un cauchemar. Chaque nuit ou presque, elle voit un homme se jeter sous un train et entend une mystérieuse voix l’implorer de lui venir en aide. Hélas, elle n’y parvient jamais… Jusque-là sans conséquence, ce rêve prend une tout autre réalité quand le train qui amène sa grand-mère, avec qui elle s’est brouillée par le passé, se révèle être celui qui percute cet individu. Les choses se compliquent encore plus quand Cassie réalise qu’elle seule a assisté à l’incident et qu’il n’y en a aucune trace. Incapable d’oublier ce qu’elle a vu, intriguée par sa grand-mère qui semble au courant pour son cauchemar, elle décide d’enquêter. Qui est cet homme ? Pourquoi est-elle la seule à pouvoir le voir ? Et que sait exactement sa grand-mère ? Autant d’énigmes qu’elle va s’efforcer de résoudre.

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Mon avis :

Tout d’abord, je remercie vivement l’auteure, Rose P. Katell, de m’avoir permit de lire son livre en service presse.

Ce qui m’a attirée en premier, je l’avoue, est la magnifique couverture ! En effet, je la trouve mystérieuse et vraiment magnifique.

Cassie est une jeune étudiante de 15 ans qui a perdu ses parents dans un incendie et qui vit depuis avec son grand frère Miguel. Cassie n’est pas très assidue en cours et se laisse facilement distraire. Mais ce qui la préoccupe le plus est le cauchemar récurrent qu’elle fait : un homme se suicide sous ses yeux sans qu’elle ne puisse rien y faire. Mais lorsque la jeune fille assiste à cette scène alors qu’elle est éveillée là elle commence à se poser des questions.

Dès les premières pages, j’ai su que ce livre allait me plaire. En effet, j’ai trouvé que les personnages étaient crédibles car ils sont loin d’être parfaits.. Par exemple, Cassie n’est pas une élève modèle et je trouve rafraîchissant que les héros ne soient pas exemplaires. Elle essaye de faire des efforts mais même si elle sait qu’elle va s’attirer les foudres de son frère elle va agir comme tout ado pourrait le faire.

Les personnages sont tous attachants à leur façon. Cassie parce qu’on ressent de l’empathie pour elle mais aussi parce qu’on aimerait pouvoir l’aider à y voir plus clair. Elle est bougon, introvertie et même parfois franchement désagréable mais j’ai beaucoup aimé son personnage qui malgré les épreuves va s’ouvrir peu à peu. Le personnage de Miguel m’a beaucoup touchée avec sa façon de se battre pour garder sa sœur près de lui, de l’élever. Les camarades de Cassie sont tantôt drôles, parfois agaçants mais toujours présents pour elle et l’amitié joue un rôle primordial dans cette histoire.

Les relations entre les personnages sont souvent conflictuelles avec, par exemple, l’arrivée de leur grand-mère. Ils ont connus des moments difficiles et cela rend l’histoire d’autant plus crédible que les rancœurs ne sont pas oubliées trop facilement. La romance y est aussi présente mais sans monopoliser l’histoire. Différentes histoires d’amour sont racontées au fil des pages qu’elles soient passées ou naissantes elles sont toutes aussi prenantes et émouvantes.

L’auteure nous livre ici une histoire vraiment bien écrite et fluide. Le côté fantastique est bien amené et le lecteur a le temps de bien appréhender toutes les facettes de l’histoire. La malédiction est traitée de façon originale et j’ai aimé suivre Cassie dans ses recherches mais aussi assister à ses rêves. Mon seul bémol est que j’aurais aimé avoir plus de détail sur les dons de Cassie ainsi que de ses ancêtres. En savoir plus sur son ascendance, ce qu’ils sont devenus. Peut-être sa grand-mère aurait-elle pu avoir plus de choses à lui expliquer sur l’histoire de la famille mais aussi sur la façon d’apprendre à développer son Don.

Rose P. Katell possède une très belle plume qui s’accorde parfaitement à son histoire. Les dialogues sonnent justes et les narrations sont imagées et sans temps mort. 

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Une lecture vraiment très agréable avec une histoire prenante et écrite d’une plume fluide et douce. Un roman qui vous envoûtera comme s’il vous avait lancé un sortilège.. 

Ma note : 8/10

Chronique Livresque·Littérature·suspense

La perfidie d’un ange de Evelyne Sants

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Fiche Technique :

Auto-édition – 252 pages – ebook ou broché – Suspense

Résumé :

Sarah est une jeune fille dotée d’une intelligence hors norme. Elle a la chance d’être entourée par des parents amoureux et bienveillants, mais ce cadre idyllique ne lui convient pas forcément. Sarah se met en quête d’un destin exceptionnel, qu’elle choisira elle-même et qui sera à la hauteur de son intelligence, mais pour accomplir ce destin elle n’aura aucun état d’âme, aucun scrupule. Ses capacités intellectuelles lui serviront d’arme pour évincer tous ceux qui entraveront son chemin. Sa force mentale et sa froideur lui donneront le pouvoir de ne pas vaciller face à l’amour des autres. Existe-t-il quelqu’un d’assez puissant pour contrarier son narcissisme débridé ? Existe-t-il quelqu’un d’assez généreux pour lui pardonner l’impardonnable ?

pile-de-livresMon avis :

Tout d’abord, je remercie chaleureusement Evelyne Sants, l’auteure, pour l’envoi de ce service presse.

Sarah est une jeune fille qui a tout pour être heureuse : des parents aimants, une vie posée et surtout une intelligence qui la place au dessus de la moyenne. Mais Sarah a de grandes ambitions pour elle-même et surtout elle ne tolère ni qu’on la contrarie ni qu’on se mette sur son chemin. Elle va donc tout faire pour obtenir la vie dont elle rêve mais surtout qu’elle estime mériter..

La première chose qui m’ait plu c’est la couverture. Je l’ai trouvé vraiment très belle et harmonieuse.

A la lecture du résumé j’étais très intriguée par le personnage de Sarah et je dois dire que je le suis toujours.. J’ai rarement vu une héroïne si peu attachante, mais je pense que l’auteure l’a voulu ainsi.  En effet, Sarah est froide, imbue d’elle-même, elle n’aime rien ni personne et surtout pas ses proches. Elle pense sa mère faible, son père docile, sa tante parfaite (la seule qui trouve grâce à ses yeux..). Les êtres humains ne sont apparemment sur Terre que pour la glorifier. Mais du coup, c’est ce qui donne le côté intéressant du livre, comment Sarah va – t – elle pouvoir imposer sa volonté à tous ces êtres faibles et si peu intelligents ? J’avoue que ce côté perfide, mauvais de la jeune femme lui donne un côté fascinant, donne envie au lecteur d’en savoir plus sur elle.

C’est un livre où le côté psychologique est très présent, les pensées, les dialogues entre personnages prennent beaucoup de place. Il y a également de l’action surtout lorsque Sarah entre en scène et décide que telle ou telle personne ne lui est plus d’aucune utilité. Le développement des personnages est très intéressants et leur évolution plutôt juste même si j’aurai aimé qu’il soit parfois plus poussé. En tout cas, les quelques années que couvrent ce roman sont très intenses au niveau des sentiments des protagonistes, un peu comme un grand huit émotionnel.

Autant, je n’ai pas pu m’attacher une seule seconde à l’héroïne, malgré mon attirance pour elle, autant j’ai beaucoup aimé Emily, sa cousine. Celle-ci est gentille, agréable et j’ai aimé son ingéniosité pour tenter de révéler la vérité sur Sarah. Emily, comme les autres personnages a un côté bon et attachant qui nous fait ressentir de l’empathie à leur égard. Cette gentillesse est à l’extrême opposé du caractère de Sarah, bien qu’elle soit bonne actrice et il est intéressant de voir ces contraires évoluer ensemble et la façon dont Sarah va évincer ceux qui gênent son ascension.

Il faut reconnaître en qualité à la jeune fille une très grande volonté et une force de caractère à toute épreuve. Elle décide et exécute ses envies sans aucun état d’âme, ce qui la rend, je dois l’avouer, fascinante. Mon seul bémol est que je n’ai pas assez ressenti son « intelligence » même si celle-ci nous est décrite et expliquée. Elle est certes sans scrupule mais j’aurai aimé la voir évoluer dans une autre sphère que le milieu familial pour que sa supériorité intellectuelle nous soit « prouvée » et non pas uniquement martelée par Sarah ou ses proches.

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Une lecture qui va plonger le lecteur dans la vie d’une héroïne atypique mais que l’on a envie de suivre afin de savoir jusqu’où elle peut aller.

 

Ma note : 7/10

 

 

Chronique Livresque·humour

Le Psy, le Caniche… et Moi d’Elisabeth Nihous

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Fiche Technique :

Auto-édition – 424 pages – ebook ou broché – Littérature humoristique

Résumé :

UN MARI PSY QUI LA TROMPE… nie farouchement l’évidence et n’applique aucun des principes qu’il conseille à ses patients UN FILS ADO MALADE DE LA PROPRETÉ… dont la consommation d’eau et de savon rivalisent ceux d’une blanchisserie. UNE VIEILLE TANTE DÉJANTÉE… sur le point d’être chassée de sa maison de convalescence pour cause de soirées karaokés. ÉGALENT : une Charlotte bien décidée à surmonter les embûches… par le RIRE. Avec le soutien de deux amies et celui, inattendu, d’un vieux client qui confond retraite avec nouvelle jeunesse. Entre assassinat de smartphone, pancakes aux myrtilles et course-poursuite dans un palace s’ensuit une comédie gaie, vitaminée, aux personnages attachants en proie à de multiples rebondissements. UN ROMAN DÉBORDANT D’OPTIMISME ET D’HUMOUR. Un antidépresseur à consommer sans modération ! UNE COMÉDIE FAMILIALE IRRÉSISTIBLE !

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Mon avis :

En premier lieu, je remercie chaleureusement l’auteure, Elisabeth Nihous, pour ce service presse.

Lorsque Charlotte découvre que Marc, son psy de mari, la trompe elle est anéantie. Comment peut-il lui faire ça ? Mais Charlotte ne veut pas laisser détruire presque 20 ans de bonheur conjugal, elle décide donc de se battre pour garder son mariage à flot. Elle n’a pourtant pas que ça à penser entre son travail, Max et ses TOCs, Sidonie et sa maladie, ses amies Clémentine et Victoire.. Un planning chargé en perspective !

Lorsque j’ai commencé à lire ce roman, une comparaison m’est venue assez vite à l’esprit : Bridget Jones ! Non pas pour l’histoire mais plus pour la forme.. A chaque début de mois, Charlotte nous fait un petit point sur ses vêtements, le temps passé par Max (son fils atteint d’un TOC de la propreté) sous la douche ou le nombre de lingettes utilisées par exemple. Ensuite, le récit se fait un peu sous forme de journal avec date et heure. J’ai bien apprécié cette façon de présenter.

Cette histoire est une tranche de vie d’un couple comme il en existe tant avec ses problèmes et ses joies et autour duquel gravitent des amis, de la famille parfois aidants parfois sangsues mais toujours aimants. De nombreuses histoires viennent se greffer à la principale comme celle de la pétulante tante Sidonie et sa convalescence, celle de Victoire et de son amour pour la cuisine ou de Zazou, l’amie de Max délaissée par sa mère. Toutes se croisent, s’entrecroisent et donnent du piquant à l’histoire.

Les personnages sont très sympathiques et attachants, j’avoue ma préférence pour Archibald, l’un de client de Charlotte, si doux. J’ai ressenti beaucoup de peine pour Max qui se débat avec ses problèmes de TOCs même si parfois il m’a fait rire avec ses contradictions (plus c’est sale et moins je me lave…). J’ai aussi particulièrement apprécié l’amitié entre Charlotte, Victoire et Clem, elles se connaissent depuis l’adolescence et on ressent leur attachement. Par contre, j’avoue n’avoir ressenti aucune attirance pour Marc ! Je l’ai trouvé à la limite du détestable par moment.. Outre la tromperie, j’ai trouvé singulièrement déplaisante cette façon de se rapprocher de sa femme au fil des kilos perdus. Il est superficiel, sans implication dans la vie de son épouse et pratiquement pas non plus dans celle de son fils.

Et dans tout ça.. quid du Caniche ? Alors j’avoue que c’est l’une de mes scènes préférées du livre ! Je ne révèlerais rien sur le sujet pour garder la surprise aux futurs lecteurs mais j’ai trouvé ce passage particulièrement savoureux…

L’auteure nous livre ici un premier roman très agréable, bien écrit et humoristique. Quelques situations paraissent un peu « grosses » ou répétitives mais j’ai beaucoup ri. La morale que j’ai tiré de cette histoire est qu’il faut vivre pour soi, se faire plaisir avant tout et ne pas essayer de ne vivre que pour l’autre. Etre épanouie et bien dans ses baskets reste essentiel !

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Une lecture agréable qui vous fera passer un bon moment. Je lirais la suite avec plaisir surtout pour retrouver les personnages auxquels je me suis attachée.

Ma note : 7.5/10

 

 

 

Chronique Livresque·humour·polar

Au pays de Rosie Maldonne T4 : Nom de code Mémé Ruth d’Alice Quinn

Fiche Technique :

Editions Alliage – 347 pages – ebook ou broché – Policier / Littérature

Résumé : 

Rosie Maldonne est une jeune mère de famille sexy, grande gueule… et en situation précaire.
Au resto du cœur, elle rencontre une SDF autoritaire qui la charge d’une mission : porter un message au Yacht Club de Monaco. Comme il y a des petits fours gratuits en perspective, Rosie ne se fait pas prier, mais elle ne se doute pas qu’elle va déranger des individus prêts à tout… Qui sont vraiment cette SDF et ce jeune clodo beau comme un Dieu ? Qui est ce couple affairé qui s’intéresse de si près à elle et à son passé ? Quel rapport tout cela peut-il bien avoir avec sa grand-mère ? Plus Rosie avance dans ce dédale, et plus elle réalise qu’il n’y a qu’une seule question à résoudre : quel est le secret de mémé Ruth ?

 

Mon avis :

Tout d’abord, je tiens à remercier Alice Quinn, l’auteure, de m’avoir permis de lire son livre en service presse et pour sa gentillesse.

Lorsque j’ai lu le résumé de ce livre, j’ai pensé qu’il était plus que prometteur mais que commencer par un tome 4 n’était pas forcément la chose la plus intelligente à faire. Alice Quinn, l’auteure, m’a assuré qu’on pouvait lire les livres sans forcément en suivre la chronologie et il est vrai que je n’ai pas été perdue une seule seconde. Quelques allusions à des aventures précédentes mais rien qui pourrait gêner un lecteur qui commencerait par ce tome.

Rosie Maldonne (Cricri elle préfère !) est une jeune femme dynamique avec 3 enfants à charge, qui vit dans une caravane et a une situation financière précaire. Elle accepte de rendre service à une SDF rencontrée aux Restos du Coeur en portant un message à une personne au Yacht Club de Monaco. Elle va se trouver mêlée bien malgré elle à plusieurs morts mystérieuses, à un défilé de mode improbable mais aussi à la quête du trésor de sa Mémé Ruth. Tout un programme en perspective !

Si vous aimez les héroïnes déjantées, les personnages loufouques et les enquêtes ce livre est fait pour vous ! Pour ma part, j’ai non seulement beaucoup aimé l’histoire ou plutôt les histoires puisqu’il y a plusieurs enquêtes qui s’entremèlent mais, et surtout, j’ai adoré les personnages. Rosie est super attachante et drôle. Elle est excessive, exhubérante et m’a fait pensé à un Titi Parisien avec sa façon de parler. Sa manie de changer les expressions m’a fait rire aux éclats plus d’une fois ! Entre ses tenues improbables, son rythme de marche et l’amour qu’elle porte à ses enfants, je l’ai trouvé tout simplement géniale. Elle est entouré d’un groupe d’amis tout aussi abracadrant qu’elle : Ismène, par exemple mais aussi Gaston que j’ai trouvé touchant, Tony et sa loyauté. Quant à ses filles, elles sont rigolotes et attendrissantes en même temps.

Les enquêtes sont vraiment bien ficelées. La quête du trésor de sa mémé Ruth va l’amener à découvrir un pan du passé de son aïeule qu’elle ne connaissait pas et sa rencontre avec Simone, la SDF, va l’entraîner dans une enquête à rebondissements. Mais Rosie bénéficie d’aide pour mener de front tous ces mystères : ses amis bien sur, sa maman décédée qui chaque jour lui envoit une chanson en rêve pour la guider et l’inspecteur Borelli qui malgré son air bougon l’apprécie, j’en suis sûre !

L’auteure a réussit un savant mélange entre humour et policier, elle nous emmène grâce à son écriture rythmée dans le monde de Rosie Maldonne où tout est un peu fou mais qui, surtout, déborde d’amour et d’amitié.

Une lecture vraiment divertissante qui m’a donné envie de découvrir toute la série des aventures de Rosie Maldonne.. dites plutôt Cricri !

Ma note : 8/10