Chronique Livresque·polar·policier·Thriller

La femme à la mort par Samuel Sutra

Fiche technique : 

Editions Flamant Noir – 198 pages – ebook ou broché – Polar

Résumé : 

LA ROCHELLE. Le commissaire divisionnaire Jacques Verdier, flic au pedigree irréprochable, s’apprête à prendre sa retraite dans six mois. Bien décidé à se la couler douce, il s’occupe des petits dossiers en cours, mais voilà qu’une touriste russe est retrouvée morte dans une chambre d’hôtel du centre-ville. C’est un suicide. Suicide tellement parfait que l’ambassade s’en mêle et classe vite l’affaire. Trop vite peut-être… Mais Verdier est de ceux à qui on ne la fait pas. Qui est cette femme ? Aucune idée. Que faisait-elle dans cet hôtel ? Pas d’information à ce sujet. Pourquoi a-t-elle fait ce voyage ? Les enquêteurs n’en savent rien. Le commissaire aimerait partir l’esprit tranquille. Il décide alors de faire appel à son vieil ami, Stan, un ex-flic aux manières peu orthodoxes. Ensemble, ils reprennent tout à zéro. Seules certitudes : l’enquête a été bâclée et le corps de la touriste est déjà dans un cercueil plombé en route pour Moscou…

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Mon avis : 

Avant tout, je remercie les Editions Flamant Noir de m’avoir permis de lire ce roman vite le site NetGalley. 

Lorsqu’une touriste russe est retrouvée dans sa chambre d’hôtel morte par balle, l’enquête conclue rapidement à un suicide. Peut-être un peu trop rapidement.. C’est ce que crie son instinct à Jacques Verdier, flic à la Rochelle, à 6 mois de la retraite. Pour enquêter en off, il fait appel à son vieil ami Stan, un ex-flic aux méthodes peu orthodoxes. Stan va donc devoir découvrir ce qu’il s’est réellement passé dans cette chambre d’hôtel, fermée à double tour.. 

Dès les premières pages, j’ai accroché à ce roman autant par son histoire que par le style de l’auteur. Et une fois la lecture commencée, je n’ai pas pu le lâcher avant d’en connaître la conclusion.. 

Tout d’abord, le fond.. L’histoire plonge très vite dans le sombre car Stan va creuser la vie de Natasha, la touriste russe. Il va découvrir non seulement son identité mais également son histoire. Il va déterrer des détails troublants, des indices qui vont l’entraîner au fil des hypothèses à douter de plus en plus de la thèse du suicide. Ses méthodes, ses amis, tout indique qu’il n’est plus dans la Police même s’il en garde l’esprit et la logique. L’auteur a un esprit plutôt retors car bien malin celui qui découvrira le fond de l’histoire avant la fin. 

Sur la forme, j’ai également beaucoup aimé ce roman. C’est le premier livre que je lis de Samuel Sutra et j’ai vraiment apprécié sa plume. Son écriture est à la fois légère et travaillée, sombre mais avec des pointes d’humour, il ne se perd pas en descriptions mais donne suffisamment de détails pour que le lecteur imagine chaque scène, chaque pièce, chaque protagoniste. Il mène son intrigue d’une main de maître sans jamais trembler, il pousse le lecteur à se questionner en même temps que son enquêteur et surtout, ses dialogues sont savoureux et sonnent vraiment justes. Samuel Sutra m’a vraiment embarquée grâce à son roman et je le note dans ma liste d’auteurs à lire puisque « La femme à la mort » n’est pas son premier roman. 

L’histoire est captivante et le lecteur va suivre le cheminement de Stan afin de déjouer le casse-tête que Jacques a mis sur sa route. Le personnage de Stan est non seulement intéressant mais également attachant. Il est souvent drôle, tenace, ses méthodes peuvent sembler discutables même si elles donnent des résultats. J’ai vraiment apprécié de suivre cet enquêteur hors norme. Samuel Sutra a réussi à donner de la profondeur à ses personnages, à leur insuffler du caractère qu’ils soient le héros ou un personnage secondaire. Tous sont bien construits et menés. 

Ce roman était déjà paru en 2012 et a été réédité par les Editions Flamant Noir cet été, ce qui est, à mon avis, une très riche idée. De cette façon, les lecteurs vont pouvoir redécouvrir ce très bon thriller que je recommande vraiment. Une lecture qui devrait plaire à tous les fans du genre ! 

N’hésitez pas à me laisser un petit commentaire si vous le lisez que l’on puisse échanger nos points de vue. 

Conclusion

Un très bon polar qui a su me tenir en haleine du début à la fin ! Un très bon moment de lecture passé en compagnie de Stan à essayer de savoir.. Pourquoi ? 

Ma note : 9/10

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Chronique Livresque·policier

Goodbye Money Money par Thibaut Blondel

Fiche technique : 

Autoédition – 208 pages – ebook ou broché – Policier

Résumé : 

EST-IL POSSIBLE DE VOLER TOUT L’ARGENT AU MONDE EN SEULEMENT CINQ JOURS SANS INFORMATIQUE NI LA MOINDRE ARME ? 

Après « Maelström Exotique » et « Royal au Bar », Thibaut BLONDEL revient cette fois avec un polar inspiré de faits réels. 

Une somme dérobée plus importante que dans La Casa De Papel.
Un stratagème plus élégant et ingénieux que dans Thomas Crown ou Inside Man.
Un message plus subversif que dans Fight Club.
Et à la tête de cette enquête hors norme, un détective privé hard-boiled aux faux airs du Dude dans The Big Lebowski.

À la croisée du roman pulp de gare et de celui d’intrigue, Goodbye Money Money nous plonge dans une magistrale partie d’échecs grandeur nature au final éblouissant.

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Mon avis : 

Me revoilà ! Eh oui, il faut dire que j’ai pris le temps de lire pendant mes congés (enfin si ça ne tenait qu’à moi j’y passerais tout mon temps…) alors aujourd’hui je vais vous parler d’un roman policier un peu atypique. 

Je remercie tout d’abord Thibaut Blondel de m’avoir confié son roman via le site Simplement.Pro. Je suis toujours très touchée lorsqu’un auteur me contacte alors merci pour votre confiance ! 

Franck Wings est détective privé depuis qu’une jeune commissaire a décidé que son penchant pour l’alcool n’était pas compatible avec sa fonction. Et c’est à la demande de cette ancienne chef que Franck va se retrouver à enquêter sur Ethan Bendoll. Qui est-il ? Que manigance-t-il ? Mis à part, évidemment, le casse du siècle ? 

Dès les premières lignes, j’ai eu l’impression de plonger dans un film que j’aime tout spécialement mais pas n’importe lequel.. dans « Qui veut la peau de Roger Rabbit ? ». Bon point de lapin hystérique, de grande rousse à forte poitrine mais plutôt une ambiance.. Un détective plutôt miteux vivant dans son bureau (bordélique, bien entendu !), divorcé et n’ayant plus de contact avec sa fille, porté sur la bouteille et la malbouffe. Mais la comparaison s’arrête là puisque le narrateur, Franck Wings lui-même, entame une sorte de partie d’échec géante où chaque partie va placer ses pions jusqu’au dénouement final. 

L’enjeu ? Le casse du siècle, rien de moins ! Ethan Bendoll promet de faire sauter la banque et forcément cela rend les autorités nerveuses, même s’il a des raisons pour cela. Cette menace fait suite à l’arrestation de son grand-père. Franck Wings veut comprendre : Pourquoi ? Comment ? Il va accepter ce job pour payer ses factures et le finir par idéologie. L’histoire est bien ficelée et est non seulement intéressante car on se prend facilement au jeu mais elle est également instructive. En effet, tout au long du roman, Franck Wings partage avec le lecteur les « Mot du jour » de son Hard Times, journal qu’il lit quotidiennement. J’ai trouvé cette idée vraiment sympa d’autant que le nouveau mot donne souvent le ton de l’action en cours. 

Comme je le disais le personnage de Franck Wings m’a replongée dans ce fameux film d’animation datant de 1988 et rappelée le détective Eddy Valiant. Son langage, sa façon d’être en font un détective privé plutôt banal mais à l’esprit ouvert. Au fur et à mesure de l’avancement du roman on le découvre curieux, intelligent, attachant. L’autre personnage qui m’ait marquée est Lana SaintClair. Cette jeune femme idéaliste m’a profondément touchée même si elle est finalement peu développée dans l’histoire. 

Cette lecture aurait pu être vraiment agréable (et l’a été sur le fond !) mais j’ai été vraiment gênée par de trop nombreuses fautes d’orthographe ou de conjugaison. Lorsqu’il n’y a que quelques fautes, en général, je laisse couler (nul n’est parfait même si ce n’est pas plaisant..) mais ici les coquilles sont moins nombreuses que dérangeantes. J’ai tiqué plusieurs fois et j’avoue que j’ai trouvé cela dommage (« dors et déjà » par exemple au lieu de « d’ores et déjà »… ). Ce roman mériterait au vue de sa qualité une bonne correction (euh.. pas une fessée hein ? tout au plus un peu de Tipp-Ex !).

Malgré ce bémol, j’ai beaucoup aimé la façon d’écrire de Thibaut Blondel qui sait tenir son lecteur en haleine en distillant les informations au compte goutte. Sa plume est vraiment agréable à lire, fluide. Il n’y a que le langage de Franck Wings qui soit inégal. Le parler argotique colle parfaitement au personnage mais l’auteur le fait parfois s’exprimer de manière trop soutenue et il y perd son identité. Ce roman reste une lecture sympathique, qui pose de nombreuses questions sur notre société ou sur nous-même. 

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Un roman policier à l’histoire prenante et au personnage principal attachant. Un bon moment de lecture entaché par des fautes mais dont le fond pousse le lecteur à une réflexion sur notre monde.  

Ma note : 6 /10

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Chronique Livresque·polar·Thriller

L’arménien : Nuits Nantaises par Carl Pineau

Fiche technique : 

Librinova – 330 pages – ebook ou broché – Thriller / Polar

Résumé : 

Nantes, 22 décembre 1989. Le cadavre de Luc Kazian, dit l’Arménien, est retrouvé en forêt de Touffou. Deux balles dans la peau, et partiellement calciné. Assassiné. Mais par qui ? Et qui était vraiment l’Arménien ? Un trafiquant de cocaïne notoire, comme le pense l’inspecteur Greg Brandt ? Un copain de virées avec qui écumer les bars et draguer les filles, comme le voit Bertrand, son premier et peut-être unique ami ? Un jeune orphelin perturbé, mais à l’esprit vif et éveillé, comme le pense Françoise de Juignain, sa psychiatre depuis 20 ans ? Rien de tout cela, bien plus encore ? De la place Graslin au Château des ducs de Bretagne, des ruelles pavées du quartier Bouffay aux bars à hôtesses du quai de la Fosse, des pavillons de Rezé aux immeubles de Bellevue, Carl Pineau fait revivre dans ce thriller noir toute l’ambiance du Nantes des années 80.

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Mon avis :

Tout d’abord, je remercie Carl Pineau de m’avoir permis de lire son roman en service presse via le site Simplement.Pro et pour sa gentillesse. 

Lorsque le corps calciné de Luc Kazian, dit l’Arménien, est découvert, de nombreuses questions se posent.. Qui ? Pourquoi ? Mais aussi qui était réellement Luc ? Des personnes qui le côtoyaient comme Bertrand, son ami coiffeur, ou Françoise, sa psychiatre, vont tous essayer de répondre à cette question et à toutes les autres.. Quant à l’inspecteur Greg Brandt celle qu’il se pose est : qui à tué l’Arménien ? 

Le début de ce livre en est aussi sa conclusion : Luc Kazian est retrouvé assassiné.. Et c’est en remontant le fil des souvenirs de ses proches que le lecteur va apprendre à le connaître et peut-être ainsi découvrir les raisons de son meurtre et son assassin. Carl Pineau écrit ici un premier roman que je qualifierais d’exceptionnel ! Dès les premières pages, l’action est lancée et ne s’arrêtera plus. L’auteur choisit de mettre en place une alternance narrative entre plusieurs personnages, une façon d’écrire que j’affectionne tout particulièrement et encore plus dans ce roman tant c’est bien mené. Le langage est approprié à chacun des narrateurs, la gouaille de Bertrand, le sérieux de Françoise de Juignain sont parfaitement rendus. 

Grâce aux souvenirs de Bertrand le lecteur réussit à démêler le fil du passé, à comprendre comment Luc en est arrivé à fréquenter ce monde de la nuit Nantaise où se croisent trafics en tous genres. Françoise, quant à elle, permet de découvrir un Luc plus sensible, marqué à tout jamais par l’assassinat sous ses yeux de ses parents. Et petit à petit le puzzle se reforme, oscillant entre passé et présent, jusqu’à former l’image finale de la mort du jeune homme. 

L’histoire, quant à elle, est vraiment prenante grâce à une plongée dans les années 80 mais également dans un monde sombre et glauque. Ces deux univers se percutent à travers des éléments qui sont distillés comme le sexe sans limite et sans protection, les cigarettes dans les bars ou discothèques.. L’auteur construit un milieu cru, noir où la violence, la drogue et l’alcool sont courants, sans limites.

Outre sa narration et son histoire parfaitement ficelée, le très gros plus de ce roman sont les personnages. En effet, Carl Pineau nous décrit ici une galerie de protagonistes dont la psychologie va s’étoffer au fil des pages. Je n’ai eu aucune difficulté à me les représenter, à les imaginer, les comprendre, parfois même à anticiper leurs réactions. L’auteur n’en laisse aucun sur le bord de la route, chacun trouve sa place et son caractère, son utilité à l’histoire. Le personnage de Luc est bien entendu le plus compliqué à cerner puisqu’on le découvre à travers les yeux des autres, selon leur attachement ou leur sensibilité on le verra de différentes façons. Pour ma part, j’avoue m’être vraiment attachée à lui comme si sa mort annoncée me donnait envie de le découvrir au maximum, d’en savoir toujours plus, comme si par cet attachement pouvoir m’étais donné de changer la fin de l’histoire. 

Comme je le disais, ce roman est le premier de Carl Pineau et j’ai été bluffée par tous ses aspects : la construction, les personnages mais également sa plume. Sa façon d’écrire m’a complètement immergée dans l’histoire, c’est fluide, cru, parfaitement maîtrisé, sans fioriture mais détaillé. En résumé, j’ai été totalement conquise par ce roman ! 

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Un roman bluffant tant par sa narration que par ses personnages et un auteur, Carl Pineau, que je vais suivre avec un énorme intérêt tant j’ai adoré plongé dans la vie (et la mort..) de l’Arménien et des Nuits Nantaises. 

Ma note : 9/10

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Chronique Livresque·Thriller

Sublimation par Bastien Pantalé

Fiche technique : 

 L’Intemporel – 326 pages – ebook ou broché – Thriller

Résumé : 

Bordeaux, place de la Bourse, une oeuvre d’art intrigue les passants. Le meurtre atroce qu’elle dissimule annonce une psychose sans précédent. Dans son atelier parisien, Damian Leisenberg subit les assauts de visions persistantes, des scènes macabres laissant présager le pire. Le controversé Capitaine Bonhoure se lance sur la piste d’un tueur en série pour le moins créatif, mais face à la complexité de l’enquête, ses dons de criminologue ne seront rien sans les avis éclairés du Lieutenant Torrès. Du port de la lune à Paris, le duo d’enquêteurs, impuissant, assiste au décompte des victimes. Dans la lignée de Seven, un thriller psychologique qui changera à jamais votre regard sur l’Art.

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Mon avis :

J’ai lu ce roman dans le cadre du Prix des Auteurs Inconnus et c’est toujours un plaisir de lire un livre de la sélection Imaginaire. 

A la découverte d’un corps « statufié » Place de la Bourse à Bordeaux, le crime est tellement odieux que l’enquête est confiée au Capitaine Bonhoure, flic plutôt controversé malgré ses compétences. Il sera toutefois secondé par le Lieutenant Ana Torres, spécialiste en art. Ils vont tout mettre en oeuvre pour arrêter le tueur qui sème les cadavres..

J’étais curieuse de découvrir « Sublimation » pour plusieurs raisons.. Déjà parce que le thriller reste l’un de mes genres préférés en littérature et parce qu’il touche ici le domaine de l’art. Mais également parce qu’il est fait mention dans le résumé de Seven qui reste pour moi LE film.. J’ai donc plongé avec joie dans l’univers de Bastien Pantalé. 

Et malheureusement cette joie fut de courte durée.. Bon pas totalement mais je ressors plutôt mitigée de cette lecture. J’avoue que l’auteur montre une bonne maîtrise de son sujet et fait preuve de beaucoup d’imagination. De plus, on ressent bien les recherches qui ont été faites dans le domaine de l’art ce qui donne au texte de la matière.. Ce sont de bons points mais qui ont été entachés par quelques petits bémols. 

Tout d’abord, j’avoue ne pas avoir adhéré au personnage principal qu’est le Capitaine Bonhoure.. Bon que serait un thriller sans un bon flic ? Et quand ce bon flic est un peu tête brûlée ou borderline en général ça match directement mais là, je l’ai trouvé un poil caricatural et je n’ai pas du tout accroché au personnage. A l’inverse, j’ai beaucoup aimé le personnage du Lieutenant Ana Torres, sa collègue qui m’a semblé plus approfondie et touchante. Je trouvais pourtant  que ce binôme aurait pu être efficace et complémentaire. Le personnage de Damian, un artiste, m’a beaucoup plu. 

L’histoire avance bien malgré des scènes plutôt répétitives qui ont mis un frein à ma lecture. Mais, j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre Bonhoure et Torres entre Bordeaux et Paris à la recherche de ce tueur en série si particulier. Mon petit bémol est que j’ai trouvé la résolution un peu trop tôt ce qui fait qu’une fois le suspense évaporé ça perdait un peu de son attrait. C’est malgré tout une histoire intéressante même si je n’ai pas été vraiment entraînée et que je n’ai pas eu ce petit frisson d’angoisse. 

J’ai trouvé que Bastien Pantalé avait une très belle plume fluide et agréable à lire. Il a fait, comme je l’ai dit, un très gros travail de recherche qui rend ce roman riche et crédible. Le seul point qui m’ait gênée au niveau écriture est la tendance à la répétition. L’auteur cite très souvent les origines des personnages, j’avoue que j’ai trouvé ça un peu lassant. Mais la plume est plutôt aboutie et vraiment agréable ce qui est un gros plus. 

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Un thriller plutôt efficace mais qui ne m’a pas embarquée malgré le très bon travail de recherche de l’auteur. Un suspense trop vite éventé mais un lecture agréable malgré tout. 

Ma note : 6.5/10

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Chronique Livresque·Thriller

Je ne t’oublie pas par Sébastien Didier

Fiche technique :

Autoédition – 459 pages – ebook – Thriller / Policier

Résumé :

Un seul SMS aura suffi à faire basculer la vie de Marc Vasseur. Un SMS de rupture. Mais pourquoi sa femme quitterait-t-elle du jour au lendemain une famille et une vie en tous points idylliques ?
L’enquête piétine. Et ce ne sont pas les voisins des Vasseur à Bellevue Park qui la feront avancer. Dans ce luxueux lotissement privé, discrétion et silence ont été érigés en art de vivre.
Trois mois après la disparition de Sandra, Marc reçoit un message accompagné d’une photo. Celle d’une jeune fille qu’il n’a jamais vue mais qui arbore un médaillon. Ce bijou, il le reconnaît, il en est sûr, c’est celui que portait Sandra. Celui qu’elle ne quittait jamais.
Que fait-il au cou de cette inconnue ? A-t-elle un lien avec la disparition de sa femme ?
Marc lance alors ses dernières forces à la recherche de cette fille. Et c’est un voyage au plus profond de la noirceur de l’âme humaine qui l’attend.

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Mon avis :

Avant tout, je remercie Sébastien Didier, l’auteur, de m’avoir permis de lire son roman via le site Simplement.Pro et pour sa confiance.

Marc vit un enfer depuis 3 mois, plus précisément depuis que sa femme, Sandra, lui a envoyé un sms de rupture avant de disparaître sans laisser de trace. Mais, Marc sent que ce sms est un faux et malgré l’avis général il continue de penser qu’il est arrivé quelque chose à son épouse, qu’il ne s’agit pas simplement d’un abandon. Il a donc engagé un privé, Paul Lombardier, pour essayer de découvrir ce qu’il s’est réellement passé et qui sait.. peut-être ramener Sandra auprès des siens dans sa luxueuse maison, située dans ce si beau lotissement.

Le thriller est l’un de mes genres littéraires préférés et je dois dire que ce roman est une très, très belle découverte.. Je dois préciser tout d’abord qu’il s’adresse à un public averti au vu de certaines scènes assez dures.

Cela commence par un banal cas de disparition.. enlèvement ou rupture ? Accident ou abandon ? Marc ne se doute pas qu’en partant à la recherche de son épouse, Sandra, il va plonger dans un monde noir, sombre, cruel, où la vie humaine n’a que peu d’importance. En suivant la piste d’un message reçu il va se rendre compte que finalement on ne connaît pas toujours les gens qui nous entourent, on ne sait pas tout de l’être aimé.

Dès le départ, j’ai été prise par cette histoire. On sent Marc et sa fille Lisa tellement désemparés par la disparition de Sandra qu’on plonge avec eux à la recherche d’indices en espérant comprendre ce qu’il est arrivé à la jeune femme. Chaque avancée apporte de nouvelles questions, chaque indice apporte une nouvelle possibilité, j’avoue que je me suis essayée à de nombreuses théories sans avoir jamais frôlé la bonne.. L’auteur sait maintenir le suspense en dévoilant au compte goutte les informations mais avec également quelques tours de passes plutôt bien trouvés et amenés. L’action va crescendo au fil des pages, un début plutôt calme où les bases sont posées puis une fois lancée plus rien ne l’arrête, le tout avec en toile de fond un lotissement de grand luxe où la protection est optimale mais les voisins pas très loquaces.

L’histoire est vraiment bien ficelée, suffisamment tarabiscotée pour que le lecteur se creuse les méninges et surtout avec des personnages bien développés. Le personnage principal, Marc Vasseur, est un homme détruit par l’absence de sa femme. J’ai aimé la façon dont l’auteur développe ce personnage au fur et à mesure que l’action se déroule. On découvre le véritable Marc, son courage, sa ténacité, son amour pour sa famille qu’il a voulu mettre à l’abri en s’installant dans cette somptueuse villa. Malgré tout, le personnage qui m’a le plus touchée est le privé, Paul Lombardier, un ex-policier au passé trouble. J’ai aimé sa relation aux autres et plus particulièrement avec son assistante Mel. Son humanité, son côté bourru, son histoire personnelle en font un personnage vraiment touchant. Les personnages secondaires sont également très bien réalisés notamment Robert Vasseur ou Lisa. Le personnage de Sandra se découvre par petites touches au gré des révélations et découvertes, on la perçoit différemment selon qui en parle. Mon seul regret est de ne pas en savoir plus sur l’un des personnages essentiels (mais je ne dévoilerais pas son nom…) pour lequel j’aurais aimé avoir plus de détails sur sa vie.

« Je ne t’oublie pas » est le premier roman de Sébastien Didier et pour une première je dois dire qu’il est magistral ! Tant par l’histoire que par l’écriture qui m’a conquise, c’est naturel, actuel, imagé, fluide, une plume exceptionnelle ! J’ai totalement adhéré à sa façon de mener l’histoire en intégrant flash-back et cliffhangers. Ce roman est un véritable page-turner et j’avoue avoir pris plus de temps que nécessaire pour le lire pour en savourer chaque page, chaque mot… Je suis absolument ravie de cette découverte qui m’a fait passer un très, très bon moment de lecture.

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Un très bon thriller qui nous plonge du côté sombre de l’esprit humain dans lequel un homme se bat pour retrouver son épouse sans imaginer un instant ce qu’il va découvrir au bout du chemin…

Ma note : 9/10

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Chronique Livresque·polar·Thriller

Ceux qui contemplent l’abîme par Patrick Ferrer

Fiche technique :

Autoédition – 277 pages – ebook – Policier

Résumé :

Un escarpin taché de sang. C’était tout ce qu’on avait retrouvé d’elle ; pas d’indice, pas de cadavre. Pour son mari, Jibril, c’était le début du cauchemar.
Jibril al-Rahib est un homme discret. Au 36 quai des Orfèvres, où il officie en tant que « technicien de surface » après la tombée du jour, c’est à peine si les âmes en peine qui hantent ses longs couloirs le remarquent. Le 36, c’est un peu la seule chose qu’il lui reste d’un passé douloureux, la disparition de sa femme des années plus tôt dans des conditions mystérieuses.
Aussi, lorsque pour rendre service à une jeune Danoise dont l’amie a elle aussi disparu, il doit endosser l’habit d’enquêteur amateur et plonger dans les dossiers de crimes sordides, il n’y va pas de gaîté de cœur. Est-il bien prudent, pour un simple balayeur, de vouloir défier le mal absolu qui rôde entre les pages de ces dossiers, et risquer ainsi de réveiller le spectre qui l’a une fois déjà privé de son âme ? Comme le disait Nietzsche avant de sombrer lui-même dans la folie : lorsqu’on contemple trop longuement l’abîme, l’abîme ne finit-il pas par vous regarder en retour ?

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Tout d’abord, je remercie Patrick Ferrer, l’auteur, de m’avoir permis de lire son roman en service presse via le site Simplement.

Jibril al-Rahib travaille au 36 quai des Orfèvres comme technicien de surface depuis la disparition de son épouse quelques années plus tôt. Une façon comme une autre de garder le lien puisque l’enquête est close et que malheureusement elle n’a pas permit de comprendre ce qui était arrivé à Malika. Pour faire plaisir à sa cousine avec laquelle il vit depuis la tragédie, Jibril va accepter de mener l’enquête sur la disparition d’une jeune danoise, décision qui va bouleverser irrémédiablement le cours de son existence..   

Ce qui m’a tout d’abord frappé dans ce roman, c’est son contexte politique et économique. En effet, on se situe dans une période qui ressemble à la notre mais où une nouvelle Crise a eu lieu et qui a apparemment bouleversé la société entière. La pauvreté y est encore plus présente, les très riches vivent cloitrés entre eux, les inégalités sont flagrantes. L’auteur fait une description très subtile de ce contexte en appuyant sur certaines phrases ou descriptions pour nous faire prendre consciences lentement de la situation.

L’histoire débute dès les premières pages en plongeant directement le lecteur dans la vie du 36 quai des Orfèvres, son organisation, ses enquêteurs, et la routine de Jibril. On est très vite pris par l’ambiance un peu glauque due à la découverte du corps d’une femme, aux tentatives des enquêteurs de mener à bien leurs investigations et également aux ingérences de la hiérarchie. Dans cette société, le personnel est moins nombreux, les heures supplémentaires se multiplient et surtout il est mal venu de s’opposer à son chef lorsqu’il décide qu’une enquête doit être privilégiée au détriment des autres. C’est ainsi que Jibril va se retrouver bombardé à la tête d’une investigation délicate qui va le mener à Copenhague, à la poursuite du mal et de ses conséquences.

Comme pour le contexte, l’auteur décrit de façon très vivante mais également subtile les lieux, les personnages. J’ai tout particulièrement apprécié ses descriptions de Copenhague surtout que la Crise n’y a pas les mêmes conséquences qu’à Paris. J’ai trouvé que le personnage de Jibril connaissait une évolution vraiment intéressante et inattendue. Il me faisait penser à une petite souris au départ, sans caractère ni conviction, il subissait le bon vouloir de chacun. Puis, au fil des pages, il s’affirme, démontre ses capacités, son intelligence et sa force. C’est un personnage qui m’a vraiment plu tout comme Saphir d’ailleurs. La jeune femme m’a de suite séduite grâce à sa façon d’être, si provocante mais également touchante.

Je découvre grâce à ce roman la plume de Patrick Ferrer, l’auteur, et je dois dire que j’ai vraiment aimé sa façon d’écrire. Comme je le disais, j’ai apprécié la finesse de ses descriptions, sans lourdeur. Malgré quelques lenteurs à mon goût le rythme est soutenu et il fait avancer l’histoire de sorte que le lecteur ne s’ennuis pas sans pour autant tomber dans le rocambolesque des rebondissements improbables. Patrick Ferrer a également intégrer une petite pointe de surnaturel bien trouvé et qui rend l’histoire encore plus intéressante.

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Un thriller à l’histoire vraiment prenante au contexte et aux personnages intéressants qui vous fera voyager. A lire pour passer un bon moment !

Ma note : 8/10

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Chronique Livresque·Jeunesse·policier

48 Heures – Disparition par Gabrielle Lord

Fiche technique :

Rageot Editeur – 256 pages – broché – Policier / Jeunesse

Résumé :

Anika, la meilleure amie de Jazz, a mystérieusement disparu. Jazz et Phoenix se lancent à sa recherche. Très vite, ils soupçonnent que sa disparition est liée au journal intime qu’elle a découvert et publié sur son blog. Qui menace-t-il ?

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Mon avis :

Je remercie chaleureusement les Editions Rageot de m’avoir permis de lire ce roman en service presse via le site NetGalley.

Jazz est une jeune fille passionnée par les enquêtes policières alors lorsque sa meilleure amie Anika disparaît elle n’hésite pas à se lancer aux trousses du kidnappeur. Elle entraîne dans cette aventure Phoenix, un camarade de lycée tout aussi passionné qu’elle. Leur point de départ est le blog d’Anika. En effet, celle-ci y diffusait des extraits tirés d’un journal intime qu’elle avait découvert. Jazz est une enquêtrice débutante mais elle a lu suffisamment de livres pour savoir que dans une disparition les 48 premières heures sont essentielles !

Dès les premières pages le ton est donné, ce roman est résolument jeunesse avec des héros qui ont dans les 14 ans, des amies qui se disputent, des cours.. Malgré tout, je me suis très rapidement laissée entraîner dans l’enquête en compagnie de Jazz et Phoenix. Ils sont drôles et sympathiques tous les deux (même si je trouve personnellement que leurs parents sont un peu trop coulants à leur égard…). Jazz va pouvoir tester ses talents d’enquêtrice afin de retrouver au plus vite son amie Anika. Nos héros vont devoir faire le lien entre le journal découvert par celle-ci et qu’elle diffusait par épisodes sur internet et sa disparition et cela va les amener à enquêter sur des faits bien plus anciens.

Ce roman devrait passionner les jeunes lecteurs friands d’aventures entre poursuites, embuscades ou disputes l’histoire avance rapidement. Les rebondissements sont nombreux et le suspense est bien ficelé ce qui fait qu’on se laisse prendre au jeu. La lecture est rendue plus ludique encore par l’ajout d’images représentants l’application utilisée par Jazz pour synthétiser son enquête (entre autres..). J’ai trouvé ce petit plus bien pensé et bien réalisé. Il donne au livre un ancrage dans la réalité qui est plutôt chouette et qui plaira sans aucun doute.  

Les personnages sont, comme je le disais plus hauts, sympathiques et drôles. Le duo de jeunes enquêteurs est plein de dynamisme et d’enthousiasme. Ils forment un duo plutôt complémentaire et sont par moment comme chien et chat même si l’on sent leur amitié grandir au fil des pages. L’amitié est d’ailleurs une valeur centrale de ce roman puisqu’ils vont prendre tous les risques pour sauver leur amie. J’ai pris beaucoup de plaisir à lire leurs aventures et la plume de l’auteure y est pour beaucoup. Elle est parfaitement adaptée à un roman pour jeunes lecteurs avec un langage actuel et varié. Jazz et Phoenix sont un couple de jeunes gens que je serais ravie de suivre si l’auteure Gabrielle Lord écrit une suite.

Conclusion

Une lecture jeunesse prenante et bien menée qui vous fera suivre un super duo d’enquêteurs dans leur première aventure !

Ma note : 8/10

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Chronique Livresque·fantasy

Les carnets de Lou-Anne, Carnet 1 : La Louve par Isabelle Morot-Sir

Fiche technique : 

Autoédition – 260 pages – ebbok ou broché – Fantasy

Résumé : 

Lou-Anne est une jeune fille forte, indépendante et brillante. Un pas, un seul pas et tout a basculé. En d’autres lieux elle serait élève officier, aujourd’hui cependant elle doit se trouver une vie, s’adapter à un monde étrangement médiéval qui ne lui correspond en rien. Soutenue par Sir Robert, vieux héros d’une guerre lointaine, parviendra-t-elle à comprendre cette société ? À s’y faire une place ? Pourra-t-elle se faire accepter par cette population marquée par d’anciens combats, et forcée de supporter l’occupation des Darvars, peuple rude venu d’îles reculées et glacées ? Quels choix a-t-elle ? Au travers de ses carnets, elle vient confier ses doutes, ses incertitudes… Et surtout ses espoirs.

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Mon avis : 

Je remercie chaleureusement Isabelle Morot-Sir de m’avoir permis de lire son roman en service presse et pour sa gentillesse. 

Le roman ouvre sur une jeune femme alitée qui écrit sur un carnet : Lou-Anne. C’est, en effet, un bon moyen d’exprimer ce qu’elle ressens face à l’aventure qui lui tombe dessus. Lou-Anne a basculé sans trop savoir comment dans une sorte de monde parallèle, un monde médiéval dans lequel ses baskets et son smartphone seraient mal venus. Mais un monde où elle a fait la connaissance de Sir Robert et où toutes sortes d’aventures l’attendent.. 

Lou-Anne plonge dans un milieu tout en paradoxe : Médiéval ou Moyen-Ageux lui donne un côté archaïque, cruel, dur mais avec également un côté beau voir délicat, les personnages sont bourrus ou rudes mais également tendres, gentils, accueillants. Dès le départ, ces contradictions apparaissent et rendent ce récit intéressant et prenant. L’histoire se déroule au fil des pensées et des écrits de Lou-Anne, elle nous transcrit son vécu, ses journées, ses aventures car bien sur Lou-Anne n’est pas la Damoiselle innocente que tous pensent. Dans notre monde elle était gendarme et elle compte bien continuer à se servir de ses aptitudes malgré les difficultés qui se dressent sur son chemin.

Dès le départ j’ai beaucoup aimé Lou-Anne, elle est courageuse, combative et sympathique. Elle s’adapte autant que possible à la situation sans jamais se renier ni oublier qui elle est. Le personnage de Sir Robert est également très attachant avec son côté gros ours.. Mais mon préféré reste Carl de Lame qui est non seulement séduisant mais qui fait preuve de beaucoup de caractère. En réalité, j’ai apprécié la façon dont Isabelle Morot-Sir a construit tous ses personnages à la psychologie fine, ils ne sont pas parfaits et c’est souvent pour leurs défauts qu’on les aime..   

Une chose m’a néanmoins beaucoup surprise, c’est le côté « ordinaire » de ce roman. En effet, nous sommes ici face à un roman de Fantasy et j’avais un peu peur d’être confrontée à une sorte de Jeanne d’Arc que rien n’arrête. En fait pas du tout ! L’auteure nous plonge dans un Fantasy un peu spécial où l’héroïne va chercher sa place dans une société plutôt compliquée depuis qu’une guerre a placé les Duchés aux mains des envahisseurs Darvars. Point de batailles épiques, ni de dragons à combattre mais bien une chronique de vie avec une protagoniste qui accepte son sort sans renoncer à être utile. 

Isabelle Morot-Sir écrit ce roman d’une plume fluide parfois même poétique et surtout adaptée au monde qu’elle met en place. C’est un tome 1 alors elle installe ici cette société et ses codes, sa population, ses traditions et elle le fait de façon subtile car sans grandes descriptions. On découvre à travers les yeux de Lou-Anne et cela suffit pour nous faire imaginer aisément cet univers. Je déplore juste un manque de détails concernant le comment ce « passage » a pu se faire mais j’imagine que nous en saurons plus par la suite.. J’ai lu ce premier tome avec beaucoup de plaisir et je guetterais la suite car j’ai hâte de connaître la suite des aventures de Lou-Anne.   

Conclusion

Un premier tome vraiment prenant qui laisse présager une suite passionnante. J’ai hâte de pouvoir connaître la suite des aventures de Lou-Anne et de ses compagnons..

Ma note : 7.5/10

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Chronique Livresque·Historique·Littérature

Les espionnes du Salève : L’envers du miroir par Mark Zellweger

Fiche technique :

Eaux Troubles Editions – 320 pages – ebook ou broché – Policier

Résumé :

Le 14 juin 1940, l’armée allemande rentre dans Paris et les années sombres recouvrent la France. Aussitôt, le service de renseignement suisse, le SR, s’active aux frontières. En même temps, la communauté internationale du renseignement basée à Genève depuis 1936 se mobilise sous la férule du vice-consul anglais Victor Farrell. Peu à peu des filières de passage entre la France et la Suisse romande se mettent en place, la résistance s’organise entre Genève et Lyon en concertation avec les espions installés à Genève. Hannah Leibowitz, échappée de justesse du ghetto de Lodz, arrive à Genève en juin 1940 avec son fils Avram. Elle prend la tête d’un groupe de femmes de toutes nationalités et résolument décidées à lutter contre la barbarie nazie. On les dénomme : Les Espionnes du Salève. Le 1er juin 1941, Armand jeune lycéen de Gex en zone interdite, est capturé par la Gestapo alors qu’il entre en Suisse au nord de Genève. Une certitude s’impose : on l’a dénoncé. Qui est le traître ? Les espionnes et leurs contacts mènent leur enquête. Elles seront confrontées à des collaborateurs sournois prêts à les dénoncer, à des agents allemands déterminés et agissant en Suisse sous couverture et à des trafiquants en tout genre. Une série d’intrigues toutes aussi palpitantes nous mènent entre 1940 et 1942 dans Genève, « nid d’espions ».

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Mon avis :

Tout d’abord, je remercie l’auteur, Mark Zellweger, de m’avoir permis de lire son roman en service presse et pour sa confiance.

1940, année charnière de la Seconde Guerre Mondiale : la Pologne est envahie, la France a signé l’Armistice.. Alors que le pays est coupé en deux zones plus ou moins libres, la Suisse, pays neutre, abrite de nombreux services de renseignements qui mettent tout en œuvre pour lutter contre les nazis. Des filières se mettent en place afin d’aider les réfugiés et les résistants et c’est ainsi que naît l’idée de constituer un groupe d’espionnes qui œuvrera partout en Europe : les espionnes du Salève.

Lorsque j’ai lu le résumé de ce roman, j’ai trouvé l’idée vraiment originale.. En effet, traiter de ce conflit en mettant en avant des femmes et la Suisse n’est pas banal car ce ne sont pas les thèmes les plus développés dans les romans traitant de ce sujet. C’est pourquoi j’avais hâte d’attaquer ma lecture. 

J’ai été plutôt déstabilisée dans un premier temps.. En effet, la première partie du livre met en place l’action donc l’auteur nous livre de très nombreuses informations historiques mais aussi des noms, les fonctions des personnages..  ce qui m’a donné plus l’impression de lire un documentaire qu’un roman. J’ai eu un peu de mal à tout intégrer car dans cette première partie il y a finalement très peu d’action ou d’histoire à proprement parler. On fait connaissance avec un personnage on en apprend un peu sur lui puis on passe au suivant.  

La seconde partie du roman s’est avérée bien plus captivante car l’histoire des espionnes commencent réellement avec leurs premières missions. A partir de là j’ai beaucoup aimé l’histoire car on découvre vraiment les difficultés, les pièges qui se dressent devant Hannah Leibowitz et ses compagnes. Elles font leur possible pour aider les réfugiés mais également pour obtenir des renseignements vitaux malgré les dangers encourus. Elles font preuve de beaucoup de courage et de détermination. Le rôle de la Suisse est mis en avant, il est expliqué surtout pour le côté « plaque-tournante » des informations et prise en charge des personnes en danger. L’histoire est plutôt rythmée grâce à des chapitres courts où l’on passe d’une intrigue à l’autre. On va suivre les espionnes à Paris mais aussi un nazi voleur d’œuvres d’art ou des jeunes gens qui aident des réfugiés à passer en Suisse le tout sur fond de trahison.   

Mon espionne favorite est Sev qui non seulement est intrépide voir même téméraire mais c’est celle qui est le mieux développée à mon sens et qui m’a le plus touchée. Hannah est également intéressante au vu de son histoire personnelle et de sa fonction mais je l’ai trouvé trop peu détaillée. J’aurai aimé avoir plus d’informations sur les personnages principaux même si l’on connaît les grands lignes de leurs vies et comment ils sont arrivés là. Il reste encore beaucoup à découvrir sur ces héroïnes mais ce n’est que le premier tome d’une trilogie alors l’auteur a encore de quoi nous surprendre. Grâce aux espionnes on se rend compte du rôle primordial de la politique et de l’importance d’avoir les bons renseignements dans ce conflit.   

Tout au long du roman on sent l’énorme travail de recherche réalisé par Mark Zellweger, il fait preuve d’une maitrise remarquable de son sujet. Son écriture est précise, pointue quasi chirurgicale mais est trop dépouillée à mon goût. Il m’a manqué des descriptions des lieux ou des gens mais également des sentiments. Les faits sont livrés, décortiqués, expliqués mais on en apprend finalement peu sur le ressenti des personnages. C’est cette façon d’écrire qui me faisait parler de documentaire pour une partie du livre. Les choses s’arrangent (à mon goût) lorsque les personnages entrent en action.

pile-de-livresEn conclusion, un roman très bien documenté et qui traite de façon original de ce conflit si destructeur. Un premier tome qui situe l’action et met en place les personnages et dans lequel les espionnes du Salève vont débuter leur carrière.

Ma note : 7/10

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Chronique Livresque·Thriller

Le couple d’à côté par Shari Lapena

Fiche technique :

Presse de la cité – 336 pages – ebook ou broché – Thriller

Résumé :

Ne vous fiez pas au bonheur de façade…Anne et Marco sont invités à dîner chez leurs voisins. Au dernier moment, la baby-sitter leur fait faux bond. Qu’à cela ne tienne : ils emportent avec eux le babyphone et passeront toutes les demi-heures surveiller le bébé. La soirée s’étire. La dernière fois qu’ils sont allés la voir, Cora dormait à poings fermés. Mais de retour tard dans la nuit, l’impensable s’est produit : le berceau est vide.
Pour la première fois, ce couple apparemment sans histoire voit débarquer la police chez lui. Or, la police ne s’arrête pas aux apparences… Qu’est-ce que l’enquête va bien pouvoir mettre au jour ?

pile-de-livresMon avis :

Tout d’abord, je remercie Les Presses de la Cité et le site NetGalley de m’avoir permis de lire ce roman en service presse.

Dès la lecture du résumé, j’ai de suite eu envie de lire ce roman. J’adore les thrillers et celui-ci me semblait vraiment prometteur. Tout commence par un dîner entre amis. Anne et Marco dînent chez leurs voisins malgré le désistement de leur baby-sitter. Ils se sont résolus à laisser leur petite Cora de 6 mois à leur domicile sous surveillance du baby phone qu’ils ont emporté et en la visitant toutes les demies heures. Mais en dépit de toutes ces précautions, à leur retour, Cora a disparu ! A partir de là s’engage une course contre la montre pour retrouver la petite.

Même si le thème n’est pas des plus original, l’auteure nous plonge, dès les premières pages, dans un suspense angoissant : où donc est passé ce bébé ?! Il est crucial que l’enquête avance vite mais le manque d’indices la fait piétiner malgré la bonne volonté de l’inspecteur Rasbach. Anne, la mère, dont la santé est déjà fragilisée par une dépression post-natale sombre peu à peu; Marco, le père, essaye de garder le cap et d’aider son épouse mais la peine et l’angoisse prennent le dessus.

La première partie du roman est une sorte de huis-clos tournant autour du sentiment de culpabilité des parents, de leur anxiété. Puis, peu à peu les révélations se font, les secrets se dévoilent et l’histoire avance. J’ai trouvé surprenant que l’auteure nous révèle si tôt dans l’histoire l’instigateur de l’enlèvement, j’avoue que ça m’a même quelque peu refroidie. J’ai, malgré tout, continué ma lecture parce que j’avais envie de savoir le fin mot de l’histoire et surtout ce qu’il advenait de Cora. Dans la seconde partie, les pièces du puzzle prennent leur place grâce à des révélations ou des découvertes. Certaines informations viennent éclairer l’affaire sous un autre angle et ça relance le récit. 

Les personnages sont plutôt bien réalisés même si certains m’ont semblé un peu stéréotypés. Anne m’a beaucoup touchée non seulement parce que c’est une maman qui perd son bébé et en souffre mais également à cause de sa dépression post-natale. J’ai trouvé que l’auteure accordait une place importante à ce problème ce qui est plutôt rare. J’ai moins accroché avec Marco qui lui m’a semblé plus superficiel dans la forme. On ressent sa tristesse mais j’ai eu du mal à m’attacher à lui. Les parents d’Anne, Mr et Mme Dries sont le parfait cliché des riches parents qui estiment que nul n’est trop bien pour leur fille, ils sont froids, arrogants.. Mais celui que j’ai le plus apprécié reste l’inspecteur Rasbach dont j’ai aimé le pragmatisme, la lucidité et surtout sa façon d’être direct, sans fioritures malgré les circonstances difficiles.

L’auteure, Shari Lapena, a fait le choix d’écrire son roman au présent. L’idée est bonne puisque de cette façon le lecteur est prit directement dans le récit, tout se déroule sous ses yeux, la tension est immédiate. Mais j’avoue que personnellement je ne suis pas fan des récits au présent, il n’y a justement pas de recul, les descriptions comme les sentiments manquent du coup de perspective. Malgré cela, la plume est fluide et agréable avec des phrases plutôt courtes qui s’adaptent parfaitement au stresse ambiant. Pour un premier roman, j’ai plutôt bien aimé même si j’ai trouvé que quelques longueurs et répétitions alourdissaient l’histoire.  

Conclusion

Un thriller qui se lit rapidement et qui permet de passer un bon moment à la recherche d’indice pour retrouver la petite Cora.

Ma note : 7/10

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