Chronique Livresque·Thriller

Le silence des aveux par Amélie De Lima

Fiche technique :

Auto-édition – 420 pages – ebook ou broché – Thriller psychologique

Résumé :

Lille, novembre 2010, le corps sans vie d’une adolescente est retrouvé près de la Deûle enneigée, dans d’étranges conditions. Cheveux scalpés, habillée mais sans sous-vêtements, un billet de vingt euros dans la main, tout prête à croire qu’il s’agit d’un crime sexuel. Véronique De Smet, commissaire chargée de l’affaire semble piétiner, les meurtres s’enchainent et l’enquête est au plus bas. Pourtant, un revirement de situation permettra à Véronique de mettre la main sur le présumé meurtrier, un trentenaire qui semble être le coupable idéal. Mais, l’est-il vraiment ? Aidée de l’inspecteur Bernier, Véronique réalisera un travail de fond, sur l’enquête et sur elle-même, pour démêler cette affaire, où rien ne semble être ce qu’il parait… Ce roman est une introspection sur la question de l’identité, de l’importance de la mémoire, du passé sur nos vies et les conséquences qui en découlent. Il nous balance en pleine figure, ce que les défaillances émotionnelles peuvent nous amener à faire, à détruire l’autre et à nous autodétruire dans un rythme effréné. Personne n’est à l’abri, le mal est partout, même là où l’on ne l’attend pas. Les trois personnages principaux sont analysés tour à tour, afin de découvrir leur rôle dans l’enquête, dans un style abrupte, écorché, où règnent des phrases courtes mais qui martèlent et résonnent dans nos têtes, comme le sifflement d’une étrange mélodie.

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Mon avis :

Avant tout, je remercie l’auteure, Amélie De Lima, de m’avoir confié son roman en service presse et pour sa gentillesse.

Le corps d’une jeune fille est découvert près de la Deûle, la mise en scène est macabre et tout indique qu’il s’agit d’un crime sexuel. C’est au commissaire Véronique De Smet qu’il va incomber de découvrir son meurtrier et de, si possible, l’empêcher de réitérer son acte.

Ce roman est plus qu’un thriller c’est une plongée dans l’esprit humain. En effet, il est question, ici, de comprendre les conséquences, à l’âge adulte, des mauvais traitements ou traumatismes subits lors de l’enfance. L’auteure fouille l’esprit de ses personnages et révèle aux lecteurs, grâce à des flash-backs, leurs passés, leurs histoires respectives. Le côté psychologique est vraiment très bien mis en avant et réalisé, on sent qu’Amélie De Lima a une très bonne maîtrise du sujet. Elle réussit à faire passer les émotions très aisément et à ancrer ses protagonistes dans la vie réelle grâce à de petites phrases anodines (des volets qui claquent, un plaid sur les genoux..), de petits ajouts qui donnent un côté vrai.  

Les personnages sont d’ailleurs l’un des points forts de ce roman. Ils sont travaillés, pensés, réfléchis et parfaitement crédibles. J’ai trouvé qu’ils étaient particulièrement attachants du fait de leurs souffrances justement, de leurs vécus. Aussi bien Véronique que Benjamin ou Elise sont des écorchés vifs, ils ont été abîmés par la vie, par les autres, par leurs proches. L’auteure distille les informations au compte goutte pour nous permettre de mieux les comprendre un peu comme un puzzle qui se mettrait en place au fil des pages. D’autres personnages gravitent autour d’eau comme Bernier, le collègue de Véronique, Eléonore, une connaissance d’Elise, qui donnent à l’histoire un peu de fraicheur tant celle-ci baigne dans le glauque voir le sordide.

L’enquête est le fil conducteur de ce roman même si j’ai trouvé qu’elle était parfois mise de côté au profit des personnages en eux-mêmes. Malgré tout, le suspens est présent et au delà de savoir qui a tué j’avais surtout envie de comprendre le pourquoi. Pourquoi cette lise en scène ? Pourquoi cette jeune fille, puis les autres ? L’auteure nous entraîne sur différentes pistes, sème les indices et les fausses pistes. J’avoue avoir deviné l’auteur de ces crimes horribles avant la fin (même si Amélie De Lima m’a fait douter..) mais malgré cela j’ai pris beaucoup de plaisir à tenter de comprendre ses motivations.

Ce roman est le premier d’Amélie et je suis bien certaine que ce n’est pas le dernier. Elle a une écriture fluide et vraiment captivante. Elle a réussit à créer une ambiance vraiment sombre parfois étouffante qui n’est pas toujours simple à obtenir. Et son choix de la narration à la 3ème personne est, à mes yeux, vraiment judicieux puisque de cette façon on peut apprécier tous les points de vue, parfois même ceux des victimes aux derniers moments de leurs vies. Une auteure qui va très certainement faire parler d’elle très vite et que je vais suivre avec beaucoup d’intérêt ! 

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Un thriller psychologique prenant grâce auquel l’auteure nous entraîne dans les méandres d’esprits traumatisés. Un premier roman réussit et une auteure que je vais suivre avec enthousiasme !

Ma note : 8/10

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Chronique Livresque·Historique·Littérature·policier

La lettre froissée : une enquête à la Belle-Epoque T1 par Alice Quinn

Fiche technique :

City Edition – 415 pages – ebook ou broché – Polars historiques

Résumé :

Cannes, au printemps 1884. Aristocrate déclassée et ruinée, Miss Gabriella Fletcher n’a plus un sou en poche. Heureusement, elle vient de trouver un travail inespéré de gouvernante dans la villa de Filomena Giglio, une femme aux mœurs plutôt dissolues. Et cette patronne hors du commun n’est pas pour déplaire à Miss Fletcher, loin de là… D’autant que dans sa demeure, on croise des célébrités, comme Guy de Maupassant, l’homme de lettres qui commence à avoir un certain succès. Et quand une jeune femme de chambre est assassinée, Miss Fletcher, sa scandaleuse patronne et le charmant Maupassant décident de mener l’enquête. D’autant que ce meurtre semble laisser les autorités totalement indifférentes. Le trio n’aura de cesse de combattre cette injustice et de découvrir la vérité dans un monde où la fortune et les apparences règnent en maîtres.

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Mon avis :

Je remercie chaleureusement Alice Quinn et Amazon Publishing de m’avoir permis de lire ce roman en avant – première.

Lorsque j’ai vu que le dernier Alice Quinn était disponible à la lecture en service presse sur le site NetGalley, je n’ai pas hésité une demi-seconde ! Tout d’abord parce j’ai déjà eu l’occasion de lire des romans de cette auteure et qu’à chaque fois j’avais beaucoup aimé (rappelez-vous.. « Au pays de Rosie Maldonne T4 : Nom de code Mémé Ruth » et Fanny N). Ensuite parce qu’Alice est une auteure que j’apprécie beaucoup et que le résumé m’a vraiment alléchée. Et enfin.. Non mais vous avez-vu cette couverture ? Une merveille ! Tous les ingrédients étaient réunis pour me faire craquer…

Le roman débute sur la rencontre de Miss Gabriella Fletcher, anglaise de bonne famille déchue et Filomena Giglio, dîtes Lola, jeune femme aux mœurs légères. Miss Fletcher répond à l’annonce de Mademoiselle Lola qui l’engage comme répétitrice. Elle fait la connaissance d’un auteur qui monte Guy de Maupassant et c’est ce trio assez improbable qui va se lancer à la poursuite de l’assassin d’une jeune femme de chambre.

Dès les premières pages, j’ai eu l’impression de faire un saut dans le temps et de me retrouver dans le Cannes de 1884 (et pourtant je n’y ai jamais mis les pieds ! à Cannes hein ? Enfin en 1884 non plus…). On y découvre la Croisette, le faste de la vie des gens fortunés, les Hôtels de prestige mais aussi la dure réalité pour les gens du peuple. La prostitution, les orphelinats, les bas quartiers, le quotidien de ceux qui ne sont pas nés avec une cuillère en argent dans la bouche.. Alice Quinn décrit parfaitement l’ambiance de cette Belle – Epoque où le paraître est d’une importance capitale entre beaux bijoux, chapeaux à la mode et balades en fiacre. Son écriture est toujours aussi fluide avec une pointe d’humour que j’apprécie tout particulièrement.

Ce roman mêle en réalité plusieurs histoires.. Le meurtre de Clara Campo, jeune femme de chambre et amie de Mademoiselle Lola en est la trame de base, le fil conducteur qui va permettre à nos trois héros d’évoluer. L’enquête tarde un peu à démarrer mais est bien menée avec des rebondissements intéressants. Les trois enquêteurs en herbe vont mettre en commun leurs différents talents pour permettre la résolution de cette affaire que la Police délaisse au vu de la condition sociale de la victime.

Un second point essentiel est celui de la condition féminine dans la société du 19ème siècle. On découvre la difficulté pour une femme seule de subvenir à ses besoins autrement qu’en se tuant à la tâche (et encore !). Une femme comme Lola, jeune et belle, assurera plus facilement son avenir en se trouvant un protecteur ou en s’adonnant à la prostitution, choix qui semble toucher toutes les couches de la société. Le lecteur va donc suivre Lola dans sa quête effrénée d’argent pour assurer sa survie. L’auteure a réalisé un formidable travail de recherche et l’on sent à travers ses écrits qu’elle s’est passionnée pour ce thème. Je vous invite à faire un tour sur son blog (ICI) si vous voulez en savoir un peu plus sur la vie d’une courtisane (entre autres) à cette époque.

La présence de Guy de Maupassant est assez déroutante au départ. Glisser un auteur aussi connu dans une fiction est un pari plutôt audacieux qu’Alice Quinn réussit haut la main. J’ai trouvé son personnage particulièrement savoureux entre son humour, sa façon d’être et la manière dont ses écrits sont intégrés à l’histoire. Mais, outre le célèbre Monsieur de Maupassant, tous les personnages sont excellents ! J’ai adoré les deux personnages principaux que sont Lola et Gabriella. Elles ont des caractères diamétralement opposés, elles sont un peu comme les deux faces d’une pièce : elles se complètent. Autant l’une est discrète, posée, calme que l’autre est vive, pétillante et peut sembler frivole. Mais elles font preuves toutes les deux d’une vive intelligence, d’une grande détermination et surtout d’un grand cœur. Les personnages secondaires sont aussi très réussis et j’ai tout spécialement aimé Rosalie et sa gouaille.

L’auteure a fait le choix de faire de Gabriella la narratrice de ce roman. J’ai trouvé l’idée un peu étrange au départ puisque Miss Fletcher, n’assistant pas à toutes les scènes, est obligée de nous retranscrire ce que ses camarades lui racontent ce qui fait que l’on passe du « je » au « il » au cours du texte. Mais l’idée vous semblera excellente lorsque, comme moi, vous lirez les dernières pages de ce roman. Alice Quinn fait preuve d’une réelle ingéniosité sur ce point, j’ai aimé ce très joli clin d’œil.  

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« La lettre froissée » est le premier tome d’une série qui s’annonce prometteuse ! J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman qui est dépaysant, instructif et dont le trio de personnages principaux est particulièrement attachant. Une très belle lecture que je vous recommande chaudement !

Ma note : 9/10

Chronique Livresque·Thriller

Tombent les anges par Marlène Charine

Fiche technique : 

Éditions Numeriklivres – 274 pages – ebook ou broché – Thriller paranormal

Résumé : 

Lors d’une perquisition de routine, Cécile, jeune policière désabusée et limite borderline, vit une expérience hors du commun qui va faire basculer son existence. Audrey, jolie infirmière de vingt-cinq ans, met fin à ses jours dans la salle de bain de son luxueux appartement du XVe arrondissement. Elle ne s’y trouve pas seule. Contactée par le Lieutenant Kermarec, Cécile n’a pas d’autre choix que d’écourter ses vacances forcées. Et après tout, il est bien le seul à ne pas la prendre pour une cinglée…

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Mon avis : 

Tout d’abord, je remercie Les Editions Numériklivres pour leur confiance renouvelée mais également l’auteure Marlène Charine pour sa gentillesse. 

J’ai eu la joie de découvrir Marlène Charine et sa plume grâce à son roman « Le projet Alice » dont je vous avais parlé ICI J’avais eu un coup de cœur pour son héroïne à l’époque et j’ai même retenu ce livre dans mes 10 lectures préférées de 2016, c’est vous dire à quel point j’étais ravie de pouvoir la lire de nouveau et dans un autre genre littéraire. 

Cécile est une jeune gardienne de la paix qui a perdu toute foi en ce qu’elle fait. Après avoir vécu une expérience un peu particulière elle décide de passer quelques jours de vacances auprès de sa famille. Mais elle est rapidement rappelée par le  Lieutenant Kermarec afin qu’elle l’aide sur l’enquête concernant le suicide d’Audrey, une jeune infirmière retrouvée morte dans sa baignoire.. Et Cécile va faire preuve d’étranges talents. 

A quoi sait-on que l’on va aimer un livre ? Pour ma part, si dès les premières pages, je n’arrive pas à quitter les personnages c’est que je suis sur la bonne voie. Et ici, dès les premiers mots, j’ai su que j’avais entre les mains un roman qui allait me tenir. L’histoire débute sur une jeune femme qui n’est apparemment plus seule dans son appartement.. Un homme se fait un plaisir de la torturer moralement et ça ne semble pas être la première fois. Puis, le lecteur est renvoyé sur Cécile Rivère et son collègue Lambert qui partent en patrouille et sont appelés à intervenir sur une dispute conjugale. A partir de là tout va basculer dans la vie de Cécile, elle qui flirte déjà avec la limite va vivre des expériences plus qu’étranges.. voir paranormales ! Mais Cécile qui doute de tout et surtout d’elle même va trouver en la personne du Lieutenant Kermarec un soutien indéfectible face à ses nouveaux dons. 

Et encore une fois, Marlène Charine aura eu raison de mon sommeil ! J’ai été captivée par ce thriller paranormal où tous les ingrédients sont réunis pour que le lecteur passe un très bon moment. On frisonne, on tremble, on ferme les yeux (pas pratique pour lire mais certains passages sont angoissants au possible !), on y trouve aussi un peu de romance pour alléger le tout.. C’est très bien dosé entre les personnages qui sont totalement crédibles et humains entre leurs soucis, leurs emplois et le paranormal qui est amené en douceur et intégré subtilement. L’enquête avance et apporte son lot de rebondissements, d’imprévus et de fausses déductions. Certains points sont prévisibles mais cela ne gâche en rien le plaisir de la lecture. 

Une fois encore, j’ai aimé l’héroïne que Marlène Charine a construit au fil de ses pages. Cécile est une jeune femme attachante, un peu comme une petite sœur à qui l’on mettrait parfois une taloche pour l’empêcher de faire une bêtise mais elle est attachante, elle a un grand cœur et n’est pas parfaite ce que j’ai particulièrement aimé. Le Lieutenant Kermarec m’a fait l’effet d’un phare dans la nuit. Il a la confiance de ses coéquipiers et ressemble un peu à un roc malgré les nombreuses fêlures que l’on découvre au fur et à mesure qu’il se dévoile. 

L’auteure donne un rythme vraiment intéressant à ce roman entre une écriture fluide, addictive, actuelle et des chapitres plus ou moins courts. En effet on alterne entre le présent et l’avancée de l’enquête policière et la vie de la défunte Audrey qui est au centre de leurs préoccupations. Ce parallèle permet à l’histoire de se développer plus aisément, le lecteur a parfois une longueur d’avance sur la Police et se demande comment ils vont parvenir à faire les bonnes déductions. L’histoire est vraiment rythmée et avancent vers une apothéose au final, qui va provoquer un séisme d’émotions. 

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Un thriller paranormal qui me fait débuter l’année en beauté et qui surtout me conforte dans l’idée que Marlène Charine est une auteure de grand talent ! Embarquez avec Cécile dans cette aventure où peut-être l’aide ne viendra pas que des vivants… 

Ma note : 9.5/10 

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Chronique Livresque·Science fiction

Les fils du Destin par Chris Red

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Fiche technique :

Autoédition – 394 pages – ebook ou broché – Science-fiction

Résumé : 

L’équilibre de l’Univers est en péril. Sur la planète Kokeran, les Karmenytes viennent de révéler une prophétie énigmatique. Kelmozar, le plus ancien des Gardiens, comprend que l’un des leurs doit quitter la forêt de Karmenyta. S’il ne retrouve pas l’Élue, le souffle de la Vie pourrait s’éteindre. Vite. Il doit convoquer le Conseil des Sages et découvrir quel est le Gardien désigné par les Tisseuses du Destin. En parallèle, sur Terra IV, Leonida Butrika, une ancienne inspectrice, mène une enquête sur la mystérieuse disparition d’enfants. Son investigation va la forcer à quitter son cocon et à voyager vers Animotopia pour prendre en filature son principal suspect. Téméraire, elle ignore pourtant tout de la nature profonde de son ennemi

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Mon avis : 

Je remercie chaleureusement l’auteur, Chris Red, de m’avoir proposé de lire son roman en service presse. 

Ce roman est assez éloigné de mes lectures habituelles, alors au départ j’avoue que j’y allais un peu avec des pincettes. L’espace, les planètes, les êtres bizarres peuplant d’autres mondes… Puis, je me suis prise au jeu parce qu’en fait Chris Red mélange ici deux styles littéraires la science-fiction avec le côté « guerre des étoiles » et le policier. Et une enquête qui est menée sur plusieurs planètes ce n’est pas banal ! 

Le lecteur va suivre deux histoires parallèles : celle de Leonida, ex-inspectrice, qui enquête sur la disparition de plusieurs enfants et celle d’Esteban qui, accompagné par Spot, va tout faire pour réaliser une prophétie. Bien entendu, ces deux récits vont être amenés à se croiser mais pas tout de suite.. 

J’ai beaucoup aimé la façon dont Chris Red débute son roman, tout doucement. En effet, il prend le temps de nous imprégner des différents personnages car ici ils ne sont pas tous humains, le lecteur sera amené à croiser au fil  des pages des Duplicants, des Canidés, des Dragonneau, etc.. J’ai trouvé intéressant que pour une fois l’humain ne soit pas au centre de tout. Puis, les choses s’emballent, l’action débute réellement et le récit devient de plus en plus captivant.

Le rythme est assez rapide sans doute aidé par le fait que l’auteur ait choisi d’écrire des chapitres plus ou moins courts. Et à chaque changement de chapitre, on change d’histoire en passant alternativement d’Esteban à Leonida. De cette façon, les deux récits avancent en parallèle, on est prit autant dans l’un que dans l’autre tout en gardant le suspense intacte. Ces deux histoires avaient pour moi la même saveur, je ne me suis pas prise d’affection plus pour l’une que pour l’autre. Les quêtes de chacun vont les amener à se rejoindre bien entendu mais sans que cela n’arrive comme un cheveu sur la soupe comme c’est souvent le cas. Ici, le déroulé de l’histoire est vraiment bien pensé et logique.  

Les personnages m’ont beaucoup plu, Leonida et Esteban bien sur mais également Momo ! Ils sont très bien réalisés moralement parlant, je regrette juste que Chris Red n’ait pas donné un peu plus de détails sur l’apparence des différentes espèces. Ce manque de détails m’a parfois un peu gênée pour imaginer les personnages même si ça ne gêne en rien l’histoire. C’est juste que mon imagination est loin d’être aussi débordante que celle de l’auteur et que lorsque l’on me sort de ma zone de confort j’ai besoin de plus d’explications.. 

Grâce à ce roman, l’auteur profite, je pense, de l’opportunité pour faire une critique cachée de notre société mais pour également nous rappeler certaines valeurs qui sont indispensables comme la solidarité, l’amitié ou la tolérance. C’est fait de façon subtile, sans être moralisateur grâce à une écriture fluide et agréable. 

Conclusion

Un très bon roman de science-fiction qui vous fera voyager sur différentes planètes en compagnie de personnages étranges mais attachants..

Ma note : 8/10 

 

Chronique Livresque·Non classé·policier

Renversant : rang vert sang par Thomas Lejeune

entre la Drôme et l’Irlande Renversant

Fiche technique :

Editions Bookelis – 374 pages – ebook ou broché – roman policier

Résumé :

Quand une simple randonnée dans la Drôme tourne au drame, tout bascule. Quand c’est votre conjoint qui vous pousse dans le vide, plus rien n’a de sens. Quand vous apprenez que son corps a disparu, vous êtes détruite. Mais quand celui-ci apparaît sur une photo prise en Irlande, il n’y a plus de logique. Des vies déchirées et des aller-retours entre la France et la mythique terre celtique pour un seul but : découvrir la vérité.

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Mon avis :

Tout d’abord, je remercie l’auteur, Thomas Lejeune, de m’avoir permis de lire son roman en service presse et pour sa gentillesse.

Mon attention a été retenue dès le début par la couverture. La bague attire l’œil mais ce qui m’a le plus plu c’est le titre et son effet miroir. J’ai trouvé cela très intriguant et original.

Valentine et Sacha partent en randonnée malgré des conditions météorologiques défavorables et ils semblent à couteaux tirés. Un regrettable accident survient et les deux amoureux tombent d’une falaise. Valentine s’en sort miraculeusement mais Sacha, lui , est porté disparu et déclaré mort. S’ensuit une longue période difficile pour la jeune femme qui, dans son malheur, rencontre Alexis, un journaliste dont elle devient proche. Jusqu’au jour où Alexis va trouver une bague et qu’il va faire des recherches par pure curiosité. Valentine va reconnaître Sacha sur une photo la poussant à tout mettre en œuvre pour le retrouver..

A la lecture du résumé, j’ai de suite pensé que c’était une lecture très prometteuse qui m’attendait. En effet, l’Irlande est un pays que je trouve fascinant et j’avais hâte de voir comment Thomas Lejeune allait nous le faire découvrir à travers son récit. J’avoue que l’auteur a su m’intriguer avec cette histoire, j’avais envie de savoir ce qu’il s’était réellement passé sur ce chemin de grande randonnée : Sacha avait-il essayé de tuer Valentine ? Etait-ce un accident ? S’il était toujours en vie pourquoi n’avait-il pas donné signe de vie à la jeune femme ? La plume légère et fluide de Thomas Lejeune est un atout qui permet au lecteur d’être prit dans l’histoire. J’ai beaucoup aimé cette chasse à l’homme qui entraîne Alexis et Valentine sur les routes irlandaises, surtout Alexis d’ailleurs. Il va remuer des souvenirs douloureux et essayer de faire parler les anciens de la brasserie où ils supposent que Sacha travaillait et ce ne sera pas simple.

J’ai toutefois eu un peu de mal avec les personnages et notamment avec Valentine. En effet, j’ai trouvé la jeune femme très peu attachante avec une légère manie au caprice. Je l’ai trouvé trop autoritaire surtout vis à vis d’Alexis. Je comprends le traumatisme vécu et surtout l’espoir engendré par la découverte de la photo mais je l’aurais aimé un peu plus douce, plus à l’écoute d’autrui. Le personnage d’Alexis par contre m’a plus touché. Il veut le bonheur de Valentine mais n’est pas non plus tout à fait exempt d’intentions discutables, j’ai aimé cette espèce de dualité dans son caractère. Les personnages secondaires m’ont en règle générale plutôt plu surtout les irlandais comme Niels ou Eoin.

 Autant j’ai trouvé que l’histoire était sympathique avec des rebondissements et du suspense autant j’aurai aimé que l’auteur s’attarde un peu plus sur les descriptions des paysages ou des personnages. J’ai eu un peu de mal à m’imaginer les protagonistes physiquement car j’ai trouvé qu’ils étaient somme toute assez peu décrit. Par contre, j’ai beaucoup aimé l’ajout des aurores boréales qui m’a donné envie de les découvrir par moi même. Je déplore malheureusement quelques maladresses de langage et coquilles mais c’est surtout sur la fin que j’ai un bémol. Autant j’ai été prise dans l’histoire au départ autant la fin m’a « laissé sur ma faim » justement. Je l’ai trouvé trop rapide et un peu tirée par les cheveux. Renversant reste malgré tout une lecture agréable pour passer un bon moment.

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Une lecture sympathique à la recherche de réponses qui va entraîner les personnages entre la Drôme et l’Irlande.

Ma note : 7/10

 

Chronique Livresque·policier

Mauvais week-end par Marie Larantec

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Fiche Technique :

Editions Samarkand – 180 pages – ebook ou broché – Policier et suspense

Résumé :

Guillaume a disparu. Son cheval a été retrouvé sans cavalier. Au pays des lavandes et des chênes truffiers, cette disparition ne manque pas d’inquiéter sa famille et ses amis. Son oncle, Morin, débarque de Paris et de sa fraîche retraite pour aider à le retrouver. Rapidement, Morin se retrouve face à un mystère que ses années d’expérience à la P.J. ne lui permettent pas de découvrir : pas de nouvelle petite amie, pas de raison de fuguer, pas d’ennemis. Pas la moindre piste pour comprendre. Entre François, l’ami d’enfance de Guillaume, Raphaël, le copain flambeur, Louise la petite amie amoureuse, les jeunes ont des projets différents de leurs parents, les Jean, Morin, Amélie et Charles. Des projets qui créent un peu de friction et font revivre aux parents leurs jeunes années. En décousant le fil des différentes activités des uns et des autres et la topographie de la région de la Drôme provençale, Morin va-t-il réussir à lever le voile sur ces projets secrets, et surtout, va-t-il enfin retrouver son neveu ? Dans ce policier qui a tout du cosy mystery, Marie Larantec nous invite dans une enquête qui prend ses racines dans le pays de Grignan. Parisienne jusqu’au bout des ongles, Marie Larantec a découvert la région de Grignan il y a une quinzaine d’années et en sillonné les routes, à la recherche des truffes, des routes perdues et des caveaux des templiers. Elle en a rapporté de nombreux mystères à résoudre.

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Mon avis :

Avant tout, je remercie les Editions Samarkand de m’avoir fait parvenir ce service presse et pour leur confiance.

Guillaume vit dans la Drôme provençale et plus précisément à Grignan. Il a des parents, Amélie et Charles, des amis dont François son ami d’enfance, une petite amie, Louise, et un projet professionnel secret. Mais, au cours d’une balade à cheval, Guillaume disparaît et son oncle Mathieu Morin revient dans la région alors qu’il a quitté son poste à la P.J afin d’essayer de retrouver son neveu et d’éclaircir ce mystère.

Ce roman débute doucement, par une description des lieux. L’auteure met en place le décor, introduit les personnages peu à peu.. Puis on entre dans le vif du sujet : la disparition de Guillaume et le retour de son cheval, seul. L’histoire va vite tourner autour du projet secret de François et Guillaume sans que l’auteure ne laisse entrevoir s’il y a un lien avec la disparition du jeune homme. Les deux amis avaient de grands projets et Louise était également impliquée mais ils gardent le silence en attendant le retour de leur camarade ce qui renforce l’énigme. Un mystère entoure également Raphaël, ami de Louise dont le train de vie interpelle. Le rythme de l’histoire est plutôt lent, l’auteure prend son temps pour que chaque personnage prenne sa place, s’affirme dans son rôle et surtout que l’intrigue s’installe.

On sent à travers l’écriture de Marie Larantec tout l’attachement qu’elle porte à la région de Grignan. Ses descriptions sont poétiques mais précises, grâce à sa plume elle instaure une sorte de climat de calme autour de cette région et j’ai eu l’impression de m’y promener. On sent à travers les personnages que les habitants s’y sentent bien, qu’ils s’y plaisent. Elle s’exprime avec des phrases courtes sans emphase ni prétention qui font que malgré l’urgence de la situation de la disparition de Guillaume, la lecture semble paisible.

L’histoire est intéressante et dès le départ on a envie d’en savoir plus sur les personnages, leurs histoires respectives et surtout ce qu’il a pu advenir de Guillaume. Est-il encore en vie ? As-t-il été kidnappé ? Tué ? Des secrets ressortent et épaississent le mystère, parfois au détour d’une simple phrase. Toutefois, j’ai trouvé que parfois le récit manquait de détails, d’explications. Tout va plutôt vite une fois l’histoire lancée et j’aurai aimé que les choses se déroulent un peu moins facilement.

Les personnages étant peu nombreux on les cerne assez rapidement bien que le lecteur ne soit pas à l’abri de quelques surprises. Marie Larantec nous les rend tous attachants de par leurs histoires personnelles, leur vécu mais également leur façon d’être. Certains m’ont plu plus que d’autres, j’ai un attachement particulier pour Violette et Emmanuel, les jumeaux amis de Guillaume. A contrario, j’ai trouvé Amélie beaucoup trop froide pour une mère dont le fils (même grand) a disparu. Elle fait sans doute preuve de pudeur mais j’ai eu du mal à m’identifier à elle.

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Un roman policier qui m’a fait penser à un Miss Marple : calme, posé et avec des déductions clairvoyantes. Des personnages sympathiques pour une lecture agréable et qui m’a fait voyager à Grigan.

Ma note : 7.5/10

Chronique Livresque·polar

Il était une fois la Fée Chabada par Lucie Brasseur

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Fiche Technique :

Editions Yaka Books – 296 pages –  Ebook ou Broché – Suspense

Résumé :

Maryline, prostituée la nuit, écrit le jour des contes pour enfants. Un soir, elle est arrêtée par les Mœurs. En garde à vue, une cartomancienne lui prédit « la rencontre qui changera sa vie ». Incarcérée et accusée de meurtre, elle clame pourtant son innocence. Pour rendre supportable la détention, elle se met à écrire le conte Des Poupées Géantes et de la Poussière de Joie.

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Mon avis :

Avant tout, je remercie vivement Lucie Brasseur et les Editions Yaka Books concernant l’envoi de ce service presse.

Maryline se prostitue la nuit pour assurer le quotidien sous le pseudonyme de Iémanja mais le jour elle écrit sur son blog des contes tous droits sortis de son imagination sous le nom de la Fée Chabada. Jusqu’au jour où elle se fait arrêter et où, pour rendre son enfermement supportable , elle entame l’écriture des aventures des Poupées Géantes, de la Poussière de Joie et de la Fée Chabada que lui dictent ses rêves..

Ce roman est un mélange des genres.. En effet, l’auteure, Lucie Brasseur, mêle habilement polar et conte de fées. Deux histoires se croisent celle de Maryline entre sa vie en prison et l’enquête menée afin de savoir si elle est coupable des meurtres dont on l’accuse et celle de la Fée Chabada à travers les écrit de Maryline. Plonger dans le monde de la Poussière de Joie est  une façon pour Maryline de se détourner de la réalité, de libérer son esprit des turpitudes du monde réel, de continuer à rêver. Elle va malgré la difficulté essayer de prouver son innocence grâce à l’aide de son avocat.  

Malgré une apparence fragile, Maryline va montrer le visage d’une femme forte au fil des pages. Le lecteur en apprendra plus sur son histoire au travers de ses rendez-vous avec la psychologue, elle dévoilera qui elle est et comment elle en est arrivée à la prostitution et aux contes. J’ai particulièrement aimé ce personnage qui est plein de contradiction, d’ambivalence mais qui fait preuve d’une force de caractère admirable.

L’histoire, quant à elle, est très bien menée. La vie réelle et le conte s’entremêlent sans qu’aucun des deux n’étouffe l’autre. J’ai pris autant de plaisir à suivre l’enquête qu’à lire les aventures de la Fée Chabada. Concernant le côté polar, j’ai vraiment apprécié la façon dont Lucie Brasseur amène l’intrigue, les différents personnages jouent parfaitement leurs rôles. J’avoue un attachement particulier pour Norbert Grison, l’avocat, qui évolue de façon fulgurante. Mais chaque personnage se révèle plus complexe que l’on peut l’imaginer ; chacun a sa part de noirceur, d’ombre qui va se révéler au fur et à mesure de l’histoire et surprendre le lecteur. Quant au conte, l’histoire est belle, imagée, délicate ; les différents personnages trouvent un écho dans la réalité de Maryline.

Je découvre grâce à ce roman Lucie Brasseur et sa plume et j’avoue que j’ai été vraiment emballée. Elle fait preuve d’une grande imagination et sa façon d’écrire est vraiment poétique aussi bien pour le conte de la Fée Chabada que pour la vie de Maryline. Elle arrive à décrire la vie d’une prostituée avec des mots crus tout en leur donnant une connotation éthérée voir sensible. Je compte bien découvrir rapidement ses autres livres.

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Une lecture entre polar et conte de fées qui emmène le lecteur en voyage au pays de la Poussière de Joie. Peut-être que la Joie restera parmi les hommes et touchera quelque peu Maryline malgré les barreaux de sa cellule..

Ma note : 8/10

Chronique Livresque·policier·Romance

Les hommes ne lisent pas de romance de Nico Bally

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Fiche Technique :

Auto-édition – 224 pages – ebook ou broché – Feel-good / Policier

Résumé :

Roméo Galli rêve de devenir journaliste criminel. Mais le seul job qu’il parvient à décrocher est la nécrologie de Lady Myrtille, une célèbre romancière qui a écrit une centaine de romances. Trop macho pour avoir déjà ouvert un livre à l’eau de rose, Roméo va devoir s’y plonger sérieusement, surtout qu’il sent que cette mort prétendument naturelle pourrait bien être un meurtre…

Aidé par la charmante petite-nièce de la romancière, hébergé par son père qu’il n’a pas vu depuis vingt ans, coincé entre une éditrice sulfureuse, un vieux grincheux, des jumelles pâtissières et toute la population farfelue du village le plus paumé du monde, Roméo va devoir gérer une enquête tortueuse, une histoire d’amour maladroite et… un lapin et un chat caractériels.

Entre comédie feel-good, romance légère et enquête littéraire, Les hommes ne lisent pas de romance rend hommage aux livres les plus méprisés et les plus lus de l’histoire de la Littérature : les romans à l’eau de rose.

pile-de-livresMon avis :

Un grand merci à Nico Bally, l’auteur, de m’avoir permit de le lire à nouveau en service presse et pour sa confiance renouvelée.

C’est le second roman que je lis de Nico Bally et encore une fois il a réussi à m’embarquer dans son histoire (pour mémoire, son roman TAUPE est juste excellent, vous trouverez ma chronique ICI).

Roméo Galli est un journaliste qui rêve d’enquêtes criminelles.. mais il revient à Croquignole, village de son enfance, contraint et forcé par les aléas de la vie. Il décroche un job pour la Gazette locale : écrire la nécrologie de Lady Myrtille, célèbre romancière tout juste décédée. Et c’est à partir de là que l’aventure commence pour Roméo entre la lecture de romances, les Croquignolais et Croquignolaises, Mister Darcy et Lizzy, ses journées ne vont pas être de tout repos.. sans compter cette odeur persistante de noix de coco..

C’est en compagnie de Roméo que le lecteur va visiter le charmant village de Croquignole, faire connaissance avec ses habitants, apprendre à connaître leurs traditions.. Et il faut dire que malgré son isolement, Croquignole n’est pas le village le plus calme du monde ! Personnellement j’en ai adoré l’ambiance ! C’est un petit bourg très vivant où vous trouverez des commerçants enjoués ou murmurants, où les fêtes et autres réunions se succèdent et où vous pourrez trouver dans toutes les maisons les romances de la célébrité locale : Lady Myrtille.

L’histoire se déroule donc dans ce charmant village et Roméo Galli va s’atteler à interroger les voisins de Lady Myrtille afin d’écrire la nécrologie demandée. Il va très vite soupçonner que le décès de la vieille dame n’est pas si naturel qu’il en à l’air et va mener son enquête. Il va également commencer à lire les romances écrites par Lady Myrtille, qui sait un indice s’y cache peut-être…

J’ai adoré chacun des personnages présents dans cette histoire.. Entre Meg-la-touffe, le docteur Zoé, le vieux Hart ou Mr Galli Père, ils sont drôles, farfelus, touchants.. L’auteur leur a donné une véritable identité une histoire, ils sont bien construits, pensés. Quant au personnage principal, Roméo même s’il arrive à Croquignole plein de préjugés : les campagnards, les romances, il va vivre une aventure personnelle vraiment intéressante. Au delà du fait qu’il mène l’enquête sur la mort de Lady Myrtille, c’est surtout lui-même qu’il va découvrir. Il va devoir se mettre à nu pour vraiment comprendre si sa véritable attente est l’aventure comme il le pense. Et puis.. qu’est ce que l’aventure ?!

Et la myrtille sur le muffin sont tous les extraits des romances qui entament chaque chapitre, j’ai adoré le clin d’œil. Ca m’a même donné envie de lire des romances…  

Nico Bally nous montre ici une autre facette de son talent. Après le Steampunk pour lequel j’avais eu un coup de cœur, le voilà dans un style romance – policier où sa plume est tout aussi efficace ! C’est une lecture fraîche, légère, drôle, sympa, bien écrite . Pour ma part, j’ai passé un excellent moment, j’ai beaucoup ri et je n’ai pas pu le lâcher avant de connaître le fin mot de l’histoire.

en-conclusion

Un roman qui ressemble à un gros cupcake ! Une douceur qui donne le sourire et vous laisse un goût de sucre tout doux dans la bouche..

Ma note : 8,5 / 10

 

Chronique Livresque·fantastique·Thriller

Les enquêtes de William Carson : Les créances de sang par Anthony Stefano

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Fiche Technique :

Auto-édition – 143 pages – ebook ou broché – Thriller fantastique

Résumé :

Londres 1889, William Carson, détective privé, est envoyé par le directeur de la Royal Mail sur la piste de disparitions de fiacres reliant Londres à Brighton. Lors d’un accident sur cette route, quelque part en pleine forêt, William découvre un vieux manoir le long d’une ancienne voie pavée qui n’est plus utilisée. Habité par un homme sombre et mystérieux. Aidé par ses nouveaux amis, William percera-t-il les terribles secrets que renferme cette demeure et son étrange occupant ? Ce manoir a t-il un lien avec les récentes disparitions ?

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Mon avis :

Je remercie Anthony Stefano, l’auteur, de m’avoir fait parvenir ce service presse et pour sa confiance.

William Carson est un détective privé qui se voit confier une mission assez mystérieuse. En effet, des fiacres disparaissent sur la route reliant Londres à Brighton et alors qu’il effectue le trajet pour les besoins de l’enquête un accident l’oblige à s’arrêter dans un drôle de manoir avec ses compagnons d’infortune..

Voilà un roman très court mais vraiment intéressant..

Tout d’abord, j’ai particulièrement aimé cette histoire. En effet, l’auteur nous livre une histoire avec un mélange d’enquête policière, de fantastique voir d’occulte qui est vraiment captivante. L’enquête démarre très vite et l’auteur y glisse quelques allusions qui font références à Jack L’éventreur que j’ai particulièrement apprécié car tout y est cohérent. L’auteur s’est très bien documenté sur ces fait et même si Jack n’est pas le sujet principal de ce livre, il tient une part importante  dans la vie du héros. Le Londres Victorien a toujours été une de mes périodes préférées en littérature et l’auteur réussit à rendre l’ambiance sombre et glauque que l’on s’attend à trouver dans un roman parlant de cette époque.

Ici la recherche des fiacres va mener le héros sur des chemins dont il ne se doutait pas et le lecteur non plus.. William Carson va non seulement s’embarquer dans cette enquête périlleuse mais il va également faire connaissance avec d’autres voyageurs qui vont l’accompagner dans sa quête.

J’ai également beaucoup aimé le personnage principal, William Carson est vraiment très bien travaillé et réussi. On apprend au fil des pages un peu de son passé, son implication dans l’enquête sur Jack L’Eventreur. Mais on voit également un homme blessé par ses souvenirs, désireux de réussir cette enquête et surtout courageux et intelligent. Je l’ai trouvé particulièrement attachant et j’espère pouvoir lire rapidement la suite de ses aventures.

Les autres personnages sont également très intéressants. Je pense notamment au propriétaire du manoir, mystérieux à souhait. Un personnage « non humain » mais également au cœur de l’action est cette vieille demeure et notre héros va découvrir qu’elle recèle bien des secrets. Elle est comme son propriétaire sombre, glaçante et effrayante. J’ai eu froid dans le dos à chacune de leurs « apparitions ».

Ce roman est le premier d’Anthony Stefano et je compte bien suivre ses prochaines sorties car « Les enquêtes de William Carson » m’a permit de découvrir sa plume. Même si j’aurai aimé un peu plus de développements et de détails au fil de l’histoire j’ai vraiment apprécié cette écriture fluide, agréable et juste. Une très belle découverte !

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Si vous aimez les thrillers fantastique où l’occulte occupe une bonne place n’hésitez pas à lire ce roman. Pour ma part, je suis montée avec William Carson dans un fiacre et je ne le regrette pas !

Ma note : 8/10

 

 

 

 

 

Chronique Livresque·Thriller

Timothy Blake : la mort en héritage par Bridget Page

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Fiche Technique :

Autoédition – 412 pages – ebook ou broché – Thriller

Résumé :

Depuis longtemps fasciné par les sociopathes, Gildas Gabin a obtenu un certificat de Sciences Criminologiques avant d’intégrer la Police. Confronté très rapidement à une affaire de meurtres en série, ses connaissances, conjuguées à des capacités sensorielles hors norme, lui ont permis de se bâtir une réputation qui l’amène désormais à intervenir aux quatre coins de l’Europe. C’est dans ce cadre que l’on fait appel à lui pour résoudre une série de meurtres sur La Rochelle, une ville reliée au pire de ses souvenirs et au plus cuisant de ses échecs. Timothy Blake est officiellement infirmier anesthésiste intérimaire. C’est du moins ainsi qu’il apparaît à sa femme, Rachel. Mais la réalité est tout autre. Tim a des besoins très particuliers et un hobby peu commun : il tient de son père un lourd héritage qu’il s’efforce de perpétuer, y travaillant sans relâche depuis bientôt dix ans. Désormais, Tim se sent prêt à voler de ses propres ailes, quitte à se dédouaner des consignes paternelles, à surfer sur les vagues de la décadence, à repousser les limites de la cruauté, mais aussi celles de sa propre jubilation… Timothy Blake nous entraîne au cœur de sa sordide passion, tandis que Gildas Gabin s’efforce de débusquer l’« artiste » et de stopper l’hémorragie. Privé de ses aptitudes si particulières, hanté par un spectre qui obscurcit son jugement, il lui faudra résoudre l’énigme de son passé pour mettre le point final à la série sanglante qui terrorise La Rochelle. Entre haine et fascination, les deux hommes se lancent dans une course-poursuite qui les mènera au plus intime secret de l’autre, les faisant basculer dans un affrontement personnel irréversible dont la mort pourrait s’avérer l’ultime issue.

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Mon avis :

Avant tout, je tiens à remercier chaleureusement Bridget Page pour ce service presse et sa gentillesse.

J’ai lu ce roman en deux fois.. non pas que je n’ai pas aimé la première bien au contraire ! Mais ma première lecture s’est faite sur la plateforme Fyctia puisque Bridget Page participait à un concours via ce site. J’ai donc découvert au fil des jours l’histoire de Timothy et de Gildas mais sans pouvoir en lire la conclusion puisque le concours a prit fin en laissant entier tout le suspense.. Frustration !  

J’étais donc ravie lorsque le livre est enfin sorti et que Bridget me l’a confié en service presse.. Je l’ai relu du début pour ne pas en louper une miette et à cette seconde lecture la magie a opéré de nouveau !

Timothy Blake est, il faut être honnête, un psychopathe comme il y en a peu. Il s’adonne au même passe-temps que son défunt père qui nécessite : un bateau, une femme et tout son art.. Lorsque ses premières victimes sont découvertes, Gildas Gabin, expert en profilage de serial killer dans la Police, est appelé en renfort. Cette enquête va l’entraîner sur une pente savonneuse où le passé et le présent se mêlent, où chaque coup porté est comme une pièce d’échec que l’on bouge.

Bridget Page est une auteure que je lis depuis ses débuts, j’ai adoré ses deux premières séries (que je vous invite à lire !! mais on en reparlera..) alors la promesse d’un thriller m’a alléché. Vous avez du comprendre maintenant ma passion pour les psychopathes en tout genre et en général ceux qui tombent de la plume de Bridget sont gratinés. Eh bien, Timothy ne dérogent en aucun cas à la règle !

Timothy est, d’après ses propres dires, un artiste qui doit faire perdurer l’héritage paternel, continuer à exercer son art, le développer, le sublimer. Malgré, en apparence, une vie rangée il dévoile au fil des pages sa personnalité : froid, dénué d’empathie, égoïste, ne faisant preuve d’aucun remord.. un être charmant vous dis-je ! Mais face à lui se dresse Gildas, un homme qui aurait aimé rester loin de la Rochelle et des souvenirs qu’elle lui inspire. Un homme bon, droit, un père de famille aimant, un mari charmant.. La rencontre entre Timothy et Gildas est un peu l’affrontement du bien contre le mal, une guerre de laquelle aucun des deux ne sortira indemne tant ils vont pousser loin la confrontation.

L’auteure ayant choisi de nous narrer ce roman à travers les yeux des deux principaux protagonistes, l’alternance de narrateur Gildas / Timothy permet au lecteur de pénétrer l’esprit du psychopathe mais également de suivre au plus près les investigations du profiler. De cette façon, leurs pensées les plus intimes nous sont dévoilées, leurs secrets deviennent ceux du lecteur.. On est tantôt complice du tueur, tantôt à vouloir aider le policier à avancer dans son enquête. J’ai autant aimé être dans l’esprit de l’un que de l’autre même si j’ai souvent eu froid dans le dos…

Bridget Page signe ici son premier thriller et c’est un coup de cœur pour moi ! Un thriller comme je les aime où le suspense dure jusqu’à la fin, où l’histoire nous tient en haleine et ne nous laisse que peu de répit, une chasse à l’homme haletante et une fin déchirante mais que je n’imaginais pas autre. Bridget a su me convaincre, bien que ça n’était pas nécessaire, grâce à Timothy de son immense talent de narratrice, de son imagination sans limite et de sa perversité d’auteure qui n’épargne rien ni personne. J’ai aimé retrouver sa plume toujours aussi efficace et fluide et qui est aussi agréable dans ce style littéraire qu’en romance. 

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Un thriller que je vous recommande chaudement ! Faites connaissance avec Timothy et plongez dans son univers vous ne le regretterez pas !

Ma note : 9/10