Chronique Livresque·Littérature

Un + Un = Cinq… Et plus encore ! par Gwenaelle Delange

Quelques informations…

Autoédition – 341 pages – ebook ou broché – Littérature

Un résumé ?

Sophie, pétillante trentenaire à qui la vie sourit, voit son avenir bouleversé le jour où elle comprend que son désir de maternité ne deviendra jamais réalité. De la lumière, elle glisse dans la noirceur malgré son métier de professeur de français et l’amour de son mari Éric. Ses certitudes deviennent des doutes. Sa joie de vivre s’éteint. Et ses rêves meurent avant même d’avoir vécu. Alors, que faire quand Éric la bouscule avec son projet un peu fou d’ouvrir une boulangerie-pâtisserie au cœur d’un petit village auvergnat à l’agonie ? Et comment réagira-t-elle lorsque sa route croisera celle d’Alexandre, Matis et Ariane, trois enfants écorchés par la vie ? On n’est jamais à l’abri de rencontrer le bonheur… surtout quand il s’additionne !

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Mon avis…

Avant tout, je tiens à remercier chaleureusement l’auteure Gwenaelle Delange de m’avoir proposé de lire son roman en service presse et surtout pour sa gentillesse.

Sophie et Eric sont un couple au bord de la rupture. Ils ne peuvent avoir d’enfants et cela mine leurs vies surtout celle de Sophie qui est en pleine dépression. Jusqu’au jour où ils décident de reprendre une petite boulangerie-pâtisserie dans un village auvergnat. Un projet fou, un pari sur l’avenir.. mais leur avenir risque d’être non seulement bousculé par ce nouveau départ mais également par l’arrivée d’Alexandre, Matis et Ariane dans leurs vies.

Je suis tout d’abord tombée amoureuse de la couverture avant même d’ouvrir le livre.. Je l’ai trouvée non seulement douce et belle mais également symbolique au vu du résumé. Et effectivement au fil de ma lecture, chaque détail prenait son importance.

Puis j’ai fait connaissance de Sophie, une femme en souffrance suite à son impossibilité de tomber enceinte. Une femme détruite par ce désir de maternité si fort que rien ne vient combler malgré l’amour et le soutien d’Eric, son mari. Le couple va, grâce à ce nouveau départ, tenter de se reconstruire une vie à 2 et mettre de côté ce désir d’enfant. Jusqu’au jour où vont débarquer dans leurs vies Alexandre, Matis et Ariane, 3 enfants que la vie n’a pas épargnés. Ils vont bousculer le quotidien de Sophie et Eric parfois avec des câlins d’autres fois avec des bêtises mais une chose est sûre c’est que plus rien ne sera jamais comme avant pour tous les 5.

Gwenaelle Delange nous livre ici un roman d’une sensibilité rare et aux thèmes abordés difficiles. J’ai de suite été touchée par Sophie et ses souffrances, par Eric et sa détresse face à la tristesse de son épouse mais également par l’histoire des 3 enfants Alexandre, Matis et Ariane. A chacun d’eux il manquait quelque chose et ce quelque chose était peut-être pas si loin, peut-être leur suffisait-il d’ouvrir leur cœur ou de tendre la main pour le trouver.

L’auteure réussit à nous décrire de façon profonde et vraie les sentiments des personnages sans trop en faire. Ils sonnent tous juste que ce soit Alexandre et sa colère, Ariane et son besoin d’amour ou Georges et son amitié.. Chacun d’entre eux est une pierre apportée à l’histoire, j’ai ressenti de l’empathie et de l’attachement pour chacun. Le personnage de Sophie est touchant et émouvant, on ne peut que ressentir de l’affection pour la jeune femme.

Au delà de l’histoire que j’ai beaucoup aimée et des personnages qui m’ont émue, j’ai également beaucoup apprécié l’écriture de ce roman. Gwenaelle Delange possède une plume fine et fluide qui font de ce récit une lecture vraiment agréable, mis à part quelques petites maladresses. L’auteure à fait le choix d’alterner les points de vue, technique que j’apprécie tout particulièrement. Cela rend le récit vivant et permet au lecteur d’appréhender les pensées des différents narrateurs, de mieux les comprendre.

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J’ai passé un excellent moment de lecture en compagnie de Sophie et de sa petite tribu, une lecture où malgré de nombreuses difficultés l’auteure nous donne une belle dose d’optimisme et de positivité.

Ma note : 8/10

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Chronique Livresque·Horreur·nouvelle

Les enfants de Castlewood par Mickaël Druart

Fiche technique :

Autoédition – 54 pages – ebook ou broché – Nouvelle / Terreur

Résumé :

Cinquante ans après avoir été dévoré par les flammes, le château de l’orphelinat de Castlewood se voit restauré par les soins d’un riche inconnu. Mais tandis que sur le village pèse toujours l’ombre de la tragédie, six citoyens sont invités à partager un repas entre les murs de la lugubre bâtisse. Aucun, pourtant, ne doit sa présence au hasard. Car derrière les portes de l’orphelinat, dont les murs font encore résonner les rires cristallins de leurs victimes, se dissimule le secret bien gardé de la tragédie, et du lien qui l’unit aux six convives, et à leur hôte.

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Mon avis :

Je remercie chaleureusement Mickaël Druart, l’auteur, pour sa confiance renouvelée et sa gentillesse. J’avais eu l’occasion de lire ses « Chroniques de la Faucheuse » que j’avais adoré et j’étais donc ravie de le retrouver cette fois ci pour une Nouvelle.

Comme je l’ai déjà dis, je suis de plus en plus fan de Nouvelles. Ce format me semblait auparavant trop court pour me permettre d’entrer pleinement dans l’histoire mais lorsque j’en lis une comme « Les enfants de Castlewood », je me dis que l’auteur peut parfaitement rendre un récit complet sous ce format.

Jonathan Miller et son fils Colin sont invités à dîner au château de Castlewood. Cet ancien orphelinat ayant brûlé il y a cinquante ans a été intégralement restauré par le nouveau riche propriétaire. Ils sont 6 convives et leurs présences n’est surement pas le fruit du hasard.

L’histoire est, dès le départ, bien posée et surtout captivante. J’ai eu envie de découvrir pourquoi ces 6 personnes en particulier étaient invitées et surtout comment elles allaient pouvoir se sortir de la situation (vous vous doutez bien sur que la-dite invitation n’est pas totalement innocente..). Au cours de la soirée, le lecteur apprendra le quotidien des orphelins et le sort qui leur était réservé mais il sera également fait le récit de la fameuse nuit de l’incendie, une nuit d’horreur.

Les personnages sont intéressants et bien construits bien que la nouvelle soit plutôt courte. On comprend parfaitement les raisons d’air de chacun, ses motivations passés et présentes.

Malgré la petite cinquantaine de pages, j’ai été complètement immergée dans cette histoire et la plume de l’auteur y est pour beaucoup. Mickaël Druart arrive à rendre en quelques mots l’ambiance glauque et angoissante qui règne dans ce village et à Castlewood en particulier. J’avais déjà beaucoup aimé sa façon d’écrire dans les Chroniques de la Faucheuse et ce sentiment se confirme grâce à cette Nouvelle. L’auteur n’a pas besoin de longues descriptions pour nous plonger dans son récit, il sait utiliser les mots et surtout les bons mots.

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Une excellente nouvelle qui nous fait pénétrer les secrets sombres, effrayants et angoissants de Castlewood…

Ma note : 9/10

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Chronique Livresque

Je pleurerai plus tard par Mathieu Bertrand

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Fiche technique :

Editions Librinova – ebook – 227 pages – Thriller

Résumé : 

Ils sont morts. Tous les deux. Ce jour-là, j’ai tout perdu. Mais pire encore… j’ai perdu mon âme.
Couché dans ma cellule, j’observe le mouvement de balancier d’un nœud de pendu. Dans quelques minutes, mon cou s’y brisera. Quand plus rien ne vous raccroche à la vie, la mort devient une échappatoire plutôt acceptable.Huit semaines. Huit putains de semaines qui m’ont fait basculer dans une haine qui dictait mes pensées autant que mes actes.
Impossible de s’extirper de ce carcan que représente l’envie de vengeance. Ça part d’une promesse, ça se transforme en rage et ça s’installe dans votre tête pour n’en sortir que lorsque vous êtes un meurtrier…

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Mon avis : 

Un grand merci à Mathieu Bertrand, l’auteur, de m’avoir confié son roman en service presse. 

Dès le début du livre on apprend que le héros est en prison, un livre qui commence par le dénouement c’est original et atypique. Mais pourquoi Patrice Lorenzi est enfermé entre ces quatre murs à contempler un nœud de pendu en ayant une seule pensée : s’y pendre ? Et qui est mort ? Et bien pour le savoir il va falloir remonter le temps.. 8 semaines précisément alors que la vie de Patrice et de sa famille, sans être idyllique, est heureuse. Une femme, un enfant, un bon travail, tout semble sourire à cet homme sans histoire jusqu’au jour où tout bascule, tout sombre, jusqu’à ce jour où leurs vies explosent..

Dès la première page de ce roman, j’ai été comme prisonnière de cette histoire. J’ai d’abord voulu comprendre pourquoi Patrice Lorenzi était incarcéré. Puis au fil des pages, son histoire nous est dévoilée, on apprend qu’il est Directeur de services pénitentiaires et sa femme l’appelle car son fils est souffrant. Sauf que Patrice travaille à Dijon alors que sa famille se trouve à Agen. Même si l’on se doute rapidement de l’identité des deux morts, une question persiste : pourquoi ? J’ai voulu comprendre comment il avait pu atterrir dans cette prison, quelles décisions l’avaient mené à cette fin ? Et j’avoue que bien souvent je me suis mise à la place de Patrice ou de son épouse.. 

Patrice Lorenzi nous narre sa propre histoire, il nous raconte cette descente aux enfers. Huit petites semaines, cela peut paraître court comme laps de temps mais c’est largement suffisant pour qu’un homme perde tout ce qui fait l’essence même de sa vie, voire même son âme. Le fait qu’il soit lui même narrateur permet au lecteur de mieux le comprendre, de mieux appréhender sa façon de voir, ses doutes, ses certitudes. La psychologie des personnages est vraiment très importante dans ce roman et c’est, pour moi, une incroyable réussite pour l’auteur qui a créé des protagonistes à la psychologie parfaitement travaillée et transcrite à travers l’histoire autant pour le héros que pour les personnages secondaires.

A travers ce roman, j’ai pu découvrir un métier fort méconnu et auquel on ne pense pas spécialement. En effet, Patrice Lorenzi est fonctionnaire des  services pénitentiaires et à travers le récit on en apprend plus sur ce monde, son fonctionnement sans que cela pèse sur l’histoire car Mathieu Bertrand dose parfaitement les informations qu’il nous donne.

Je ne vous en dirait pas plus sur cette histoire, il serait dommage de vous dévoiler les raisons qui poussent Patrice à se venger car la découverte fait partie du plaisir de la lecture mais ce que je peux vous en dire c’est que cette histoire est poignante, touchante car elle touche à l’amour d’un homme pour sa famille. Un amour qui va l’entraîner vers la vengeance, qui va lui faire perdre complètement les pédales quitte à tout sacrifier, tout perdre.

C’est le second roman de cet auteur mais je vais le suivre avec beaucoup d’intérêt car j’avoue avoir vraiment adhéré à sa façon d’écrire. Le rythme est vraiment prenant et entraînant tout au long de l’histoire malgré quelques petites longueurs. On ne s’ennuie pas car l’auteur sait faire rebondir son récit. Une pointe de surnaturel est également présente dans cette histoire que j’ai bien appréciée et trouvée intéressante. 

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Un très bon roman qui fait réfléchir si l’on se met à la place du héros, qu’aurions-nous fait à sa place ? Une histoire poignante qui nous démontre que finalement rien n’est acquis dans la vie et que parfois il suffit d’un petit rien pour que tout bascule.. 

Ma note : 8.5/10

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Chronique Livresque·Jeunesse

Que va manger le Loup par Elise Carpentier

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Fiche Technique : 

Yakabooks Editions – 12 pages – broché – enfants

Résumé : 

Un loup très gourmand dévore tout ce qu’il trouve … Une pomme, une eur, une botte… et même un éléphant !
Un titre dédié aux tout-petits qui devinent les nuances sans distinguer les couleurs.
Dès 3 mois.

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Mon avis : 

Un très grand merci à Yakabooks pour leur confiance renouvelée et l’envoi de ce service presse un peu « particulier ».. 

Que va manger le Loup ? Apparemment ce Loup est affamé et il mange des choses assez farfelues.. Une pomme, des bottes ou une souris, ce Loup est un gourmand et il a un estomac à toute épreuve !  

J’ai trouvé que ce livre pour très jeunes enfants étaient vraiment très sympathique et bien fait. L’histoire est drôle et amusera sans aucun doute les enfants un peu plus grands. 

Ce livre peut être lu pour des bébés à partir de 3 mois. En effet, il est réalisé tout en contraste avec ses dessins en 3 couleurs noir, blanc et rouge ce qui permet aux bébés de distinguer les formes. Ensuite, les dessins sont simples mais facilement reconnaissables ce qui peut amener les plus grands à participer à la lecture en nommant les objets, en devinant ce que va manger le Loup ensuite. L’ajout du rouge attire l’œil sur certaines parties du dessin et apporte de la gaieté à l’ensemble.

Personnellement, je l’ai « testé » sur le plus jeune que j’avais à portée de main : mon fils de 7 ans. Il a lu le texte (c’est toujours une bonne chose ! surtout pendant les vacances.. hop mine de rien, un peu de lecture !) et je lui ai demandé son opinion… Alors en résumé : Le livre est cool ! Il est sympa ! Et le Loup est un peu foufou de manger tout ça ! (C’est du Alexis dans le texte là…) 

On pourrait également imaginer faire lire ce texte par un grand frère ou une grande sœur à un enfant plus jeune avec, en ajout un peu ludique, lire en imitant le loup… 

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Une multitude de possibilités s’offrent aux parents qui auront la bonne idée d’ajouter ce très joli livre dans la bibliothèque de leurs chères têtes blondes.. mais faîtes attention ! ne laissez rien traîner ou le Loup va le manger ! 

Ma note : 10/10

Chronique Livresque·Thriller

Elise par Luca Tahtieazym

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Fiche Technique :

Editions CZY – 338 pages – ebook ou broché – Thriller

Résumé :

Quatre murs ont été érigés autour d’elle par son geôlier. Tout ce que connaît Élise, elle le tire de ses nombreuses lectures.
Et l’épilogue est proche.
Voici l’histoire de celle qui voyageait avec les mots.

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Mon avis :

Tout d’abord, un grand merci à Luca Tahtieazym d’avoir pensé à moi pour ce service presse et pour sa confiance renouvelée.

J’avais eu le plaisir de découvrir cet auteur grâce à son roman précédent « Versus » dont je vous parlais ICI et qui avait été un coup de cœur.

J’ai donc ouvert « Elise » en anticipant le plaisir de retrouver la plume de Luca.. Et quel régal cela a été !

Elise vit dans le Refuge, cabane rudimentaire, avec pour seule compagnie Mama Sim et son papa qui ne viennent pratiquement que pour la nourrir ou vider ses seaux. Mama Sim lui fait un cadeau qui va changer son existence : elle lui apprend à lire. Elle n’a pas le droit de sortir alors pour combler le vide, le temps qui passe elle lit, elle lit beaucoup..

Dès les premières pages, j’ai été happée par cette histoire. J’ai voulu tout savoir tout comprendre d’Elise, de sa vie. Elle vit cloitrée dans 20 m² mais elle s’est créée sa fenêtre sur le monde, son échappatoire grâce à la lecture. C’est une liseuse compulsive qui, malgré son très jeune âge, va découvrir un monde qu’elle ne connaît pas grâce à Stendhal, Stevenson ou Frédéric Dard. Les livres sont sa canne, son soutien, ils lui permettent de voyager sans bouger de sa prison, de se construire. Elise est une enfant touchante que l’on a envie de prendre dans ses bras pour la protéger de ses geôliers. Elle m’a profondément bouleversée par sa maturité, sa pureté, sa force et son courage.

Et puis il y a éLISE.. qui est également prisonnière du Refuge, qui va essayer de survivre à cet enfermement, à cette torture physique et mentale. éLISE est tout aussi émouvante mais elle a également un côté troublant, dérangeant. 

Ce roman est construit en différentes parties qui vont s’emboîter et construire petit à petit une histoire, seule et unique de celles que l’on oublie pas, de celles qui vous touchent, vous prennent aux tripes et vous laissent une marque indélébile un peu comme un livre corné qui gardera cette trace pour toujours.  A chaque page tournée, à chaque gifle, chaque coup je me suis attachée à Elise et à éLISE et à chaque fois que la porte du refuge s’ouvrait je détestais, haïssais un peu plus ces matons. Jusqu’à une fin que j’ai trouvé absolument parfaite !

Encore une fois Luca Tahtieazym m’a embarquée dans son histoire grâce à son talent.. Son écriture est incisive, juste, addictive. Il utilise les mots de façon magistrale en leur donnant tout leur sens. Il sait appuyer là où ça fait mal pour que le lecteur souffre avec ses personnages, s’identifie, se sente prisonnier du Refuge. La psychologie des personnages est parfaitement travaillée, décrite à tel point que j’ai, par moment, ressenti de l’empathie pour les bourreaux d’Elise même si cela n’a duré que quelques instants.

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Encore un coup de cœur pour l’un des roman de Luca Tahtieazym ! Une lecture qui m’a marquée et un personnage, Elise, qui va m’accompagner pendant un bon bout de chemin..

Ma note : 9/10

 

Chronique Livresque·Jeunesse

Ma maman à moi de Laureen Mathure, Constance Garrido et de Florence Jacquet (Artsflorence)

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Fiche Technique : 

Editions Edilivre – 45 pages – Broché 

Résumé : 

Ma maman à moi est un livre qui traite, pour la première fois, du handicap d’une maman vu par son enfant, simplement. Une petite fille raconte son quotidien avec sa maman qui fait face à une maladie, son handicap et ses hospitalisations. Plusieurs scènes de leur vie sont présentées par l’enfant, avec les réponses données par sa maman pour l’aider à mieux comprendre ce quotidien différent qui parfois l’effraie. Avec amour et tendresse, ce tandem mère-fille répond aux questions que peuvent se poser les enfants.

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Mon avis : 

Tout d’abord, je remercie chaleureusement Florence Jacquet de m’avoir proposé ce très beau livre en service presse. 

Etant maman je sais à quel point il est parfois difficile d’aborder certains sujets avec les enfants. Il faut savoir trouver les mots justes qui expliquent sans apeurer ni dramatiser. Ce n’est pas un exercice simple et il m’arrive de me servir de livres pour éclaircir ma pensée..  

Ici, c’est une petite fille qui nous parle. Une petite fille dont la maman est malade et doit subir tout un tas de contraintes comme les médicaments, l’hôpital, les béquilles.. Cette enfant nous explique leur quotidien avec ses mots. On s’immerge dans sa pensée afin de percevoir ce qu’elle comprend, ce qu’elle interprète mais également la façon dont sa maman choisit de lui expliquer sa maladie. Elles ont une relation mère / fille très touchante, pleine d’amour.

Le texte est très beau et poétique, les mots utilisés sont simples et peuvent être compris par les enfants plutôt jeunes (à partir 6/7 ans, je pense..). A chaque page correspond une action, une pensée ce qui permet d’expliquer aux plus jeunes si l’histoire est contée et si elle est lue d’assimiler chaque étape. La maladie, qui n’est pas nommée, est décrite simplement de cette façon les auteures permettent à chacun d’utiliser ce très beau livre en l’adaptant à son cas personnel. 

Le texte traite également de sujets importants qui sont associés à la maladie comme le regard des autres, l’amour, les sentiments.. Encore une fois à chaque page son information, sa question. Un rythme idéal pour que chaque jeune lecteur assimile ce qu’il a lu.. 

Pour chaque page de texte est réalisée une illustration. Et quelle illustration ! J’ai vraiment adoré les images, les couleurs.. L’illustratrice Florence Jacquet a su rendre toute la poésie du texte grâce à ses dessins qui sont juste sublimes. La représentation des personnages mère / fille navigue entre rêve et réalité. Une partie du dessin a des traits très « vrais » souvent les yeux, et le reste du corps est représenté de façon plus enfantine. J’ai été soufflée par son talent ! 

Ce livre comporte également deux particularités que j’ai trouvé originales et sympathiques. En effet, le texte est écrit en français mais également en anglais.. Une bonne façon d’apprendre ou de réviser puisqu’en général les enfants commencent l’apprentissage de cette langue tôt. Le second ajout qui m’a également beaucoup plu est un jeu de questions / réponses à la fin permettant à l’enfant de donner son propre point de vue. 

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Un livre que je trouve parfait tout autant du point de vue de la pédagogie et des explications que pour ses illustrations. Un livre qui devrait être dans toutes les classes et bibliothèques ! 

Ma note : 10/10

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