Chronique Livresque·fantastique·suspense

Les fantômes du passé par Barbara Laurame

Fiche technique : 

Autoédition – 146 pages – ebook – Surnaturel

Résumé : 

Bridget est une jeune antiquaire passionnée par son métier.
Sortant d’une déception sentimentale, elle se jette à fond dans son activité et achète, aux enchères, un lot de cartons de vaisselles et autres objets provenant de Hardwood Castle, château qui a la réputation d’être hanté.
Bridget s’amuse de ce fait, pourtant, depuis ce jour, elle se sent surveillée et des événements surnaturels s’abattent sur elle.
Qui la surveille et pourquoi ?
Qu’a-t-elle à voir avec les entités qui s’en prennent à elle et à sa mère ?
Et lorsqu’au travers de cette aventure, elle vient à rencontrer l’amour, peut-elle seulement avoir confiance ?

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Mon avis : 

Avant tout, je remercie vivement l’auteure Barbara Laurame, de m’avoir permis de lire son roman en service presse. 

L’histoire commence tranquillement, avec Bridget, une jeune antiquaire, qui déballe les cartons d’objets anciens achetés à la vente aux enchères à laquelle elle vient d’assister. Un sentiment diffus s’installe en elle, comme une sensation d’être épiée mais Bridget mets ça sur le compte de la fatigue. Au fur et à mesure de son déballage, la jeune antiquaire va faire de jolies découvertes dont certaines vont changer irrémédiablement sa vie.

L’auteure nous entraîne dans une histoire où le passé resurgit alors que l’héroïne ne s’y attend pas sous la forme d’un fantôme plutôt agressif. Bridget et sa mère vont devoir y faire face pour comprendre en quoi elles sont concernées par ces entités qui les hantent.

L’idée du roman est très bonne avec des rebondissements, un personnage mystérieux, des révélations qui font avancer l’histoire. Le fait que le format soit plutôt court fait qu’il m’a manqué parfois un peu de détails ou de précisions et notamment sur les sentiments. J’ai eu un peu de mal à m’attacher aux personnages car ils m’ont semblé un peu « froids » surtout la mère à Bridget. Par contre, j’ai beaucoup aimé cet inconnu qui m’a beaucoup amusé et dont on se demande en quoi il est concerné par tout cela.. L’idée d’inclure un chien (appelé Paul !) m’a beaucoup plu car il apporte une touche d’humour et de légèreté au texte.    

Une grande part de cette histoire touche au paranormal avec la présence de fantômes et j’ai trouvé que c’était vraiment bien mené. Barbara Laurame nous rend ces entités plutôt réelles non seulement par ses descriptions mais également par la façon dont elle nous explique leurs histoires personnelles. Chaque apparition est bien amenée et j’ai particulièrement apprécié ces passages. 

Ceci est le premier roman de Barbara Laurame et je suis certaine que ce n’est pas le dernier. Elle fait preuve d’imagination et sa plume est très agréable à lire. Elle maîtrise parfaitement son histoire et sait où elle veut nous mener. Je me suis doutée assez rapidement de certains points mais malgré cela l’auteure réussit à tenir le suspense jusqu’à la toute fin de l’histoire. 

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Malgré un manque de développement, ce roman nous laisse présager de futurs beaux écrits de l’auteure Barbara Laurame. Alors si vous aimez les fantômes et les sombres histoires issues du passé vous trouverez ici de quoi passer un bon moment ! 

Ma note : 7/10

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Chronique Livresque

Je pleurerai plus tard par Mathieu Bertrand

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Fiche technique :

Editions Librinova – ebook – 227 pages – Thriller

Résumé : 

Ils sont morts. Tous les deux. Ce jour-là, j’ai tout perdu. Mais pire encore… j’ai perdu mon âme.
Couché dans ma cellule, j’observe le mouvement de balancier d’un nœud de pendu. Dans quelques minutes, mon cou s’y brisera. Quand plus rien ne vous raccroche à la vie, la mort devient une échappatoire plutôt acceptable.Huit semaines. Huit putains de semaines qui m’ont fait basculer dans une haine qui dictait mes pensées autant que mes actes.
Impossible de s’extirper de ce carcan que représente l’envie de vengeance. Ça part d’une promesse, ça se transforme en rage et ça s’installe dans votre tête pour n’en sortir que lorsque vous êtes un meurtrier…

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Mon avis : 

Un grand merci à Mathieu Bertrand, l’auteur, de m’avoir confié son roman en service presse. 

Dès le début du livre on apprend que le héros est en prison, un livre qui commence par le dénouement c’est original et atypique. Mais pourquoi Patrice Lorenzi est enfermé entre ces quatre murs à contempler un nœud de pendu en ayant une seule pensée : s’y pendre ? Et qui est mort ? Et bien pour le savoir il va falloir remonter le temps.. 8 semaines précisément alors que la vie de Patrice et de sa famille, sans être idyllique, est heureuse. Une femme, un enfant, un bon travail, tout semble sourire à cet homme sans histoire jusqu’au jour où tout bascule, tout sombre, jusqu’à ce jour où leurs vies explosent..

Dès la première page de ce roman, j’ai été comme prisonnière de cette histoire. J’ai d’abord voulu comprendre pourquoi Patrice Lorenzi était incarcéré. Puis au fil des pages, son histoire nous est dévoilée, on apprend qu’il est Directeur de services pénitentiaires et sa femme l’appelle car son fils est souffrant. Sauf que Patrice travaille à Dijon alors que sa famille se trouve à Agen. Même si l’on se doute rapidement de l’identité des deux morts, une question persiste : pourquoi ? J’ai voulu comprendre comment il avait pu atterrir dans cette prison, quelles décisions l’avaient mené à cette fin ? Et j’avoue que bien souvent je me suis mise à la place de Patrice ou de son épouse.. 

Patrice Lorenzi nous narre sa propre histoire, il nous raconte cette descente aux enfers. Huit petites semaines, cela peut paraître court comme laps de temps mais c’est largement suffisant pour qu’un homme perde tout ce qui fait l’essence même de sa vie, voire même son âme. Le fait qu’il soit lui même narrateur permet au lecteur de mieux le comprendre, de mieux appréhender sa façon de voir, ses doutes, ses certitudes. La psychologie des personnages est vraiment très importante dans ce roman et c’est, pour moi, une incroyable réussite pour l’auteur qui a créé des protagonistes à la psychologie parfaitement travaillée et transcrite à travers l’histoire autant pour le héros que pour les personnages secondaires.

A travers ce roman, j’ai pu découvrir un métier fort méconnu et auquel on ne pense pas spécialement. En effet, Patrice Lorenzi est fonctionnaire des  services pénitentiaires et à travers le récit on en apprend plus sur ce monde, son fonctionnement sans que cela pèse sur l’histoire car Mathieu Bertrand dose parfaitement les informations qu’il nous donne.

Je ne vous en dirait pas plus sur cette histoire, il serait dommage de vous dévoiler les raisons qui poussent Patrice à se venger car la découverte fait partie du plaisir de la lecture mais ce que je peux vous en dire c’est que cette histoire est poignante, touchante car elle touche à l’amour d’un homme pour sa famille. Un amour qui va l’entraîner vers la vengeance, qui va lui faire perdre complètement les pédales quitte à tout sacrifier, tout perdre.

C’est le second roman de cet auteur mais je vais le suivre avec beaucoup d’intérêt car j’avoue avoir vraiment adhéré à sa façon d’écrire. Le rythme est vraiment prenant et entraînant tout au long de l’histoire malgré quelques petites longueurs. On ne s’ennuie pas car l’auteur sait faire rebondir son récit. Une pointe de surnaturel est également présente dans cette histoire que j’ai bien appréciée et trouvée intéressante. 

conclusion

Un très bon roman qui fait réfléchir si l’on se met à la place du héros, qu’aurions-nous fait à sa place ? Une histoire poignante qui nous démontre que finalement rien n’est acquis dans la vie et que parfois il suffit d’un petit rien pour que tout bascule.. 

Ma note : 8.5/10

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Chronique Livresque·fantastique·humour

Chroniques de la Faucheuse par Mickaël Druart

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Fiche technique :

Editions Boz’dodor – 138 pages – ebook ou broché – Fantastique / Humour noir

Résumé :

Mortelles, Mortels,

Peu avenante, la grande Faucheuse jouit, depuis la nuit des temps, d’une réputation qui ternit, bien injustement, l’énergie d’hommes et de femmes qui s’évertuent, sans relâche, à prodiguer fauchages et agonies de qualité. Aussi, je vous prie de bien vouloir prendre connaissance, au travers du recueil qui suit, de leur quotidien, et des rencontres et péripéties qui le parsèment. Bien à vous, Josiane Smith, Secrétariat de la grande Faucheuse.

PS : Pardonnez le sentimentalisme de ma secrétaire. Ce livre c’est mon best of, point barre. Vénérez-moi. Sa macabre majesté, la Grande Faucheuse.

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Mon avis :

Tout d’abord je remercie Mickaël Druart, l’auteur (officiellement..) pour ce service presse et de sa confiance.

La Grande Faucheuse a décidé d’ouvrir un peu ses archives et de partager avec nous, simples mortels, quelques unes de ses meilleures histoires. En effet, il semble nécessaire de redorer un peu son blason et surtout de remettre les pendules à l’heure.. Par exemple : La Grande Faucheuse ne travaille pas seule mais avec de nombreux faucheurs, plus ou moins doués. C’est donc aidée de sa fidèle assistante Josiane qu’elle nous a concocté ce recueil d’histoires plus savoureuses les unes que les autres.

Le livre ouvre sur une interview exceptionnelle de La Grande Faucheuse en personne ! Et celle-ci a un humour assez décapant même si, la plupart du temps, c’est Josiane qui en fait les frais. Mais voilà qui la rend un peu plus humaine ? Plus abordable ? En tout cas, elle m’a beaucoup fait rire ! Tout comme Josiane d’ailleurs que j’ai trouvé exceptionnelle !  

Puis, le lecteur va plonger dans une série de petites histoires tirées des archives personnelles de la Grande Faucheuse, des histoires concernant la mort bien entendu mais aussi, et surtout, la vie. A travers ces différentes chroniques, nous allons rencontrer de nombreux personnages, souvent très éloignés les uns des autres. Certains m’ont beaucoup touchée, d’autres m’ont fait rire aux éclats et d’autres m’ont émue aux larmes mais aucun ne m’a laissé indifférente. Ils sont tous attachants à leur façon, à travers ce que l’on apprend de leur vie, qu’elle ait été plus ou moins longue, plus ou moins gaie, chacun aura laissé une trace de son passage dans ce monde.

La Grande Faucheuse nous fait prendre conscience que chaque instant est précieux, chaque souvenir est un trésor et qu’il faut chérir les gens que l’on aime tant que l’on peut avant que l’un de ses faucheurs ne passe. Toutes les histoires ne sont pas drôles, certaines sont mêmes plutôt tristes, on navigue un peu à l’aveugle sans savoir ce que nous réserve le prochain récit.

J’ai adoré le personnage de la Grande Faucheuse qui est tantôt drôle, tantôt grave mais souvent très humaine. Enfin, c’est quand même le Big Boss et elle se doit de se faire respecter même si elle n’est pas contre une petite blague un peu potache de temps en temps. Je pense notamment à l’histoire de Carole et d’Annette avec qui j’ai eu un beau fou-rire.

Mickaël Druart, auteur officiel (créé de toutes pièces par Josiane…) nous entraîne à la découverte de tous ces instants, de tous ces individus avec beaucoup de poésie et de finesse. Il ressort de tous ces récits beaucoup de sensibilité et de quiétude qui font, que bien que le sujet abordé ne soit pas des plus gais, j’ai refermé ce livre comme apaisée et sereine avec une pointe de nostalgie de les quitter déjà.

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De l’humour, de l’émotion, une lecture touchante et drôle. La Grande Faucheuse nous fait passer un moment de lecture vraiment inoubliable qui poussera surement le lecteur à une petite introspection personnelle mais aussi à profiter pleinement de la vie…

Ma note : 9/10

 

 

 

Chronique Livresque·polar·suspense

John Fade – mAc A dAmes de Grégory Bryon

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Fiche Technique : 

Autoédition – 32 pages – ebook – Policier / Science Fiction – Nouvelle

Résumé : 

John Fade est un détective privé du 23e siècle exerçant à New Boston. Ancien policier, il se sert de son expérience et de ses relations pour retrouver des personnes disparues.

Alors qu’il vient tout juste de clôturer sa dernière affaire, un certain « Triple A » semble s’en prendre aux prostituées. La police ne s’en préoccupant pas, le détective décide de pousser l’enquête, qui l’emmènera dans les endroits les plus sombres de la ville.

***

« John Fade » est une série de nouvelles de polar-SF dont « mAc À dAmes » est le second volume.

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Mon avis : 

Tout d’abord je remercie chaleureusement Grégory Bryon de m’avoir confié ce tome 2 en service presse et pour sa confiance.

Ça a été un régal de retrouver John Fade dans une nouvelle aventure.. En effet, je vous parlais il y a quelques jours du tome 1 (John Fade – L’affaire Johan Jones), qui m’avait fait prendre conscience du potentiel des nouvelles, format qui me plait de plus en plus. 

John Fade, ancien flic devenu détective privé, se remet tranquillement de sa dernière enquête lorsqu’il est abordé en plein dîner par Polak, homme de main du mafieux Jimmy Falcone. John est contraint de le suivre et se voit proposer du travail par Falcone. En effet, ses prostituées disparaissent et il aimerait bien pouvoir mettre la main sur celui qui a l’outrecuidance de le défier. 

Encore une fois la magie du futur a agit sur moi. J’ai adoré retrouver les années 2260 et toutes les nouveautés technologiques.. En effet, dans ce nouvel opus John nous entraîne dans une enquête où il va devoir se servir de son flyster, utiliser son holocom et boire un vin californien visiblement naturel (ouf !). L’auteur m’a, une nouvelle fois, emporté dans ce monde où tout nous est familier mais différent (la description du parc pour enfant est un peu flippante au vu des noms…). Des explications sur les inventions ou la façon de vivre du 23ème siècle sont glissées dans le texte permettant au lecteur d’imaginer sans mal cette époque lointaine où la retraite se prendrait au bout de 30 ans de bons et loyaux services.  

John va, pour cette nouvelle enquête, se frotter à la mafia locale et à Jimmy Falcone en particulier. Il va de nouveau payer de sa personne pour pouvoir mener ses investigations à leur terme. Le personnage de John est de plus en plus attachant au fil des tomes. Je l’avais déjà beaucoup apprécié dans le 1er opus mais ici il nous montre un côté intègre et humain que j’ai particulièrement aimé. Son amour du passé et sa nostalgie du 20ème siècle sont également toujours présents et font partie intégrante de ce personnage. 

L’histoire est tout aussi captivante et bien menée que la première. J’ai même personnellement préféré celle-ci peut-être parce que je l’ai trouvé plus développée, mieux expliquée. En effet, on suit plus facilement le raisonnement de notre héros qui justifie les raisons de ses démarches, la logique de sa pensée au fur et à mesure. Il va devoir utiliser toutes ses ressources afin de mettre la main sur le fameux Triple A qui serait à l’origine des disparitions de prostituées. C’est encore une très bonne histoire policière que nous livre l’auteur, rondement menée. 

Grégory Bryon confirme ici mon coup de cœur pour sa plume. Il entraîne le lecteur dans cette aventure avec une écriture énergique et sans temps mort et bien que le format soit court l’histoire est parfaitement accomplie. 

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Un second opus encore plus entraînant qui permet de nous immerger un peu plus dans le 23ème siècle.. Un 3ème tome étant paru je vous en parlerais très vite mais si vous aimez les héros charismatiques et les enquêtes policières John Fade est fait pour vous ! 

Ma note : 8.5/10