aventure·Chronique Livresque·dystopie

Lebenstunnel, tome 4 : Guerre totale par Oxanna Hope

Quelques informations…

Rebelle Editions – 324 pages – broché – Dystopie

Un résumé ?

Certains feux ne s’éteignent jamais. Ils couvent en silence pendant des siècles. Jusqu’à ce qu’une braise vienne les raviver. Et que le monde s’embrase à nouveau.

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Mon avis :

Avant tout, je tiens à remercier chaleureusement Oxanna Hope, l’auteure, pour m’avoir permis de lire ce roman en service presse. Je la remercie également pour sa gentillesse et sa patience. C’est l’une des choses que j’aime tout particulièrement sur le fait de tenir un blog de chroniques : les magnifiques rencontres que l’ont peut faire et Oxanna en fait partie.

Je suis rarement fan d’une série de livres et même si j’apprécie le premier tome il est rare que je lise entièrement une saga surtout elle fait plus de 3 tomes. Et pourtant j’ai dévoré la trilogie Lebenstunnel dont je vous ai parlé sur le blog.

C’est donc avec joie et délectation que je me suis plongée dans ce tome 4 surprise qui est en fait un bonus. En effet, la trilogie se suffit à elle même avec une vraie fin, c’est un moyen de prolonger un peu le plaisir. J’avais donc hâte de retrouver Krista, Elias et tous leurs camarades pour cette nouvelle aventure qui va se révéler surprenante et inattendue. En effet, la situation à Germania nécessite qu’une alliance se forme; une alliance  contre-nature qui ne se fera pas sans peine ni sang..

Tout d’abord je dois dire que j’ai aimé commencer cette lecture car je ne savais pas du tout à quoi m’attendre.. En effet, Oxanna nous entraîne ici dans une suite où les ennemis de toujours vont devoir faire front commun, des retrouvailles pas forcément heureuses vont se faire et encore une fois les héros vont devoir payer un lourd tribut pour leurs envies de rébellion. Croiser de nouveaux ces aryens sans cœurs est un supplice mais voir la façon dont Krista se bat pour être acceptée au sein de la communauté des Exilés montre que l’être humain reste.. humain !

Le personnage de Krista est toujours très torturé et on le ressent à travers cette nouvelle histoire. En effet, elle n’est toujours pas acceptée par les non-aryens, situation compliquée à vivre pour elle. Cette non-acceptation est aussi un fardeau pour Elias qui se voit tiraillé entre les siens et son amour pour Krista. Ils sont toujours aussi touchants entre leur amour, leur sens du devoir et surtout leur courage. Ces deux personnages font partie de mes couples de héros préférés. On découvre dans ce nouvel opus un nouveau personnage plus en profondeur : Heinrich, le frère de Krista. Celui-ci est représentatif de ce que l’on attend d’un aryen : arrogant, dur mais qui malgré tout est un peu plus complexe que cela.

Ca a été encore un plaisir que de lire un roman d’Oxanna Hope ! Je suis vraiment fan de sa plume et surtout de sa façon de mener l’histoire. Ici, l’alternance des points de vues entre Elias et Krista permet au lecteur de bien comprendre les sentiments de chacun, ses raisons d’agir. Je quitte cette série avec beaucoup de regrets car, pour une fois, j’aurais aimé que ça ne s’arrête jamais !

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Ce tome bonus conclue la série en beauté ! Une lecture qui encore une fois m’a beaucoup plu et confortée dans l’idée qu’Oxanna Hope a beaucoup de talent.

Ma note : 8.5/10

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aventure·Chronique Livresque·dystopie·Jeunesse

Horizons #1 Sombre balade par Lysiah Maro

Quelques informations… 

Inceptio Editions – 326 pages – ebook ou broché – Dystopie

Un résumé ? 

2107.
Deux ans plus tôt, le monde est dévasté de façon brutale et soudaine. Aujourd’hui, il n’en reste que des ruines, de la poussière et des cadavres. Les rares rescapés tentent de subsister, tiraillés entre les milices locales et les grandes organisations qui se disputent les territoires épargnés tels des vautours.
C’est à travers une France hostile et ravagée par la folie des Hommes que Xalyah, une jeune femme solitaire et endurcie, brave tous les dangers pour accomplir son seul et unique objectif : retrouver les siens. Le reste n’a pas d’importance, les autres non plus. Sauf qu’elle réalisera bientôt que pour parvenir à ses fins et survivre, il lui faudra accepter de baisser la garde et faire les bons choix…

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Mon avis :

Avant tout, je remercie Inceptio Editions pour l’envoi de ce service presse et pour leur confiance. Je découvre cette maison d’édition grâce au site Simplement.Pro et je suis ravie ! Leur catalogue compte de nombreux titres qui semblent plus intéressants les uns que les autres.. 

Le monde a basculé dans l’horreur lors de la Rupture. Et c’est dans ce contexte que Xalyah recherche sa famille en jonglant entre éviter les milices et trouver de quoi se nourrir. Lorsque son chemin croise celui d’autres survivants, elle comprend bien que dans ce nouveau monde la solitude n’est pas toujours la solution..

Voilà exactement le genre de livre qui me plaît généralement : une héroïne solitaire, un monde post-apocalyptique.. Alors j’étais ravie de plonger dans ce roman de Lysiah Maro pour voir ce qu’elle avait réservé à notre civilisation. 

Je dois avouer que j’ai eu un peu de mal au début.. En effet, beaucoup d’informations pas toujours très claires mais au bout de quelques pages, j’étais embarquée dans cette histoire. Xalyah est une jeune femme solitaire et plutôt badasse, elle sait se défendre et s’assumer seule dans ce monde hostile. Elle va malgré tout devoir s’unir à un groupe d’autres survivants même si cela ne lui plaît pas forcément. Elle cherche à retrouver sa famille et ce n’est pas une mince affaire dans ce monde où tout a volé en éclat. Le monde tel que nous le connaissons a basculer dans le chaos et survivre y est très dur. Mais Xalyah fait preuve de courage et de pugnacité et elle est résolue à retrouver sa famille coûte que coûte. 

L’auteure pose dans ce premier tome son histoire. Elle nous explique le monde tel qu’il est devenu, le pourquoi, le comment et surtout le devenir de l’humanité. Se terrer ou faire parti des milices, les choix ne sont pas très vastes.. J’ai beaucoup aimé ce mélange de monde détruit, de quête personnelle et de technologies futuristes. Lysiah Maro nous dévoile au fur et à mesure la difficulté qu’ont les survivants à se loger, se vêtir ou se nourrir. Les biens les plus précieux peuvent être un manteau, des gants ou une arme à feu.. L’histoire avance doucement, les faits s’enchaînent entre scènes de combats et explications. 

L’héroïne, quant à elle, m’a vraiment beaucoup plu (et pourtant ce n’est jamais gagné). Xalyah est endurcie par la vie et par son éducation, c’est une solitaire qui ne veut surtout pas s’attacher aux autres. On en apprend au fil des pages sur sa vie, son passé, son caractère. Elle est forte mais avec son côté tendre (qu’il faut bien chercher !). C’est une héroïne comme je les aime ! Les autres personnages sont tous très secondaires même s’ils font partie intégrante de l’histoire comme Khenzo par exemple. J’ai hâte d’en apprendre plus sur lui..  J’ai également beaucoup aimé le personnage de Jérémy qui m’a souvent fait sourire.. 

Je découvre grâce à « Horizons » la plume de Lysiah Maro et je dois dire que j’ai été conquise. Elle est actuelle, fluide et totalement adaptée à son histoire. Les dialogues sonnent justes, les descriptions ne sont pas trop lourdes et l’histoire tient la route. c’est pour moi une très belle découverte et je vais suivre cette jeune auteure avec beaucoup de plaisir. J’ai maintenant hâte de connaître la suite des aventures de Xalyah ! 

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Une lecture prenante où l’on suit Xalyah dans un monde détruit.  Retrouvera-t-elle sa famille ? Une chose est certaine c’est que sa quête risque d’être compliquée.. 

Ma note : 8/10

Un petit tour sur le site d’Inceptio Editions pour acheter et lire ce livre.. 

aventure·Chronique Livresque·dystopie·Romance

Les Enfants de Vénus (Odyssée) Tome 2 par M.S. Mage

Quelques informations…

Auto-édition – 323 pages – ebook ou broché – Dystopie

Un résumé ?

Dans ce futur forgé par la Révolution de Vénus, où seules les femmes détiennent le pouvoir, la princesse Physalis et son procréateur Lime sont séparés malgré leur amour sincère.
Banni aux Agoras, Lime tente de s’acclimater à sa nouvelle vie. Mais loin du royaume et de Physalis, il doit encore trouver sa place dans ce monde qui ne veut pas de lui.
Pendant ce temps, Physalis et l’équipage de la Téméraire font route sur les eaux glacées du nord afin de retrouver son frère, bien déterminés à le sauver de son exil en prison et à le ramener au palais.
Poursuivant leur quête de justice et de liberté, Physalis et Lime entament un nouveau voyage, semé de troubles et d’incertitudes…

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Mon avis :

Je remercie chaleureusement l’auteure, M.S. Mage de m’avoir renouvelé sa confiance en me permettant de lire ce tome 2. Attention donc, ma chronique peut vous spoiler si vous n’avez pas encore lu le tome 1

J’avais découvert le monde qu’elle avait créé dans le Tome 1 et je l’avais beaucoup apprécié. En effet, après une révolution, les femmes dominent maintenant et gèrent absolument tout. Un monde où les hommes ne sont plus qu’utilisés mais pas non plus un monde parfait.

La descendante de Vénus et héritière du trône de Sàlissa, la princesse Physalis a embarqué à bord de la Téméraire. Son but ? Rejoindre le Grand Nord pour y retrouver son frère Arum avec qui elle souhaite partager le pouvoir. Quant à Lime, le procréateur dont elle était tombée amoureuse, il est banni aux Agoras. L’histoire se déroule donc en parallèle des deux héros chacun ayant pris une route différente (même si leurs pensées..).

J’ai pris beaucoup de plaisir à retrouver les personnages car Physalis, malgré sa douceur est une princesse plutôt téméraire et Lime est toujours aussi attachant. Leur amour perdure malgré la distance et la séparation. Lime va prendre de gros risques afin de se rapprocher de la princesse. Quant à elle, elle remet le système en cause à sa façon, elle n’est pas la petite fille obéissante que l’on aurait aimé qu’elle soit. D’autres personnages prennent de l’ampleur ou de la profondeur dans ce second tome comme Paulo, marin sur la Téméraire ou Dame Rose, amie fidèle de la princesse. Des personnages que j’ai aimé découvrir un peu plus, voir évoluer. 

L’histoire est toujours aussi prenante puisque M.S. Mage nous réserve quelques surprises. Je dois dire que j’ai non seulement pris beaucoup de plaisir à lire cette suite mais que, vue la fin, je vais attendre le 3ème tome avec impatience. Rien n’est jamais acquis à Sàlissa… Des déconvenues, de la peine mais aussi des joies, les personnages ne sont pas au bout de leurs aventures ! J’ai trouvé ce second tome un peu plus descriptif et il m’a, du coup, plongée encore plus dans ce monde inventé dans lequel nous retrouvons des touches du notre. L’auteure m’a fait voyager à travers ses descriptions des lieux visités par les personnages, une plongée très agréable dans des endroits parfois chaleureux ou parfois dangereux. 

Cette lecture confirme le fait que j’aime beaucoup la plume de l’auteure qui est très fine et légère. Son texte dépeint les lieux, les gens sans êtres lourd ou redondant, on intègre facilement l’histoire et on lit avec avidité afin de découvrir ce que M.S. Mage nous réserve. C’est une excellente lecture que je recommande ! 

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De l’amour, de l’aventure, des personnages attachants.. un cocktail réussi pour ce second tome ! 

Ma note : 8.5/10

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Matriochkas – Tome 2 : Dissidence par Christelle Da Cruz

Quelques informations… 

Editions Plume du Web – 286 pages – ebook ou broché – Dystopie

Un résumé ? 

Alors que la résistance s’apprête à investir le pôle du lac Sainte-Claire, la révolte gronde. Le destin des hommes est entre les mains de l’opposition, menée par Rose. Tout se jouera au cœur de la capitale, où ils devront rallier le peuple à leur cause et s’unir face au gouvernement. Après soixante années passées dans l’ombre, les hommes vont-ils regagner leur place au sein de la société ? À l’heure où Gabrielle et Alexander sont à un tournant de leur relation, c’est tout leur avenir qui est en jeu…

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Mon avis :

Je tiens, tout d’abord, à remercier l’auteure Christelle Da Cruz ainsi que les Editions Plume du Web de m’avoir permis de ce roman en service presse.

J’ai lu et beaucoup, beaucoup aimé le Tome 1, Révélations alors j’étais ravie d’avoir la possibilité de lire la suite tant attendue des aventures de Gabrielle, Alexander et tous les autres. Mais attention, si vous n’avez pas lu le premier opus (non mais dites donc !! qu’est ce que vous faites !! zou, on se dépêche ! ^-^) ma chronique va vous spoiler. Donc je vous attends…. C’est bon ? Tout le monde veut connaître la suite ? Alors on y va !

L’histoire recommence au moment exact où elle s’était interrompue : Alex, Gaby et leurs compagnons sont dans un train en direction du Pôle. Ils s’y rendent pour libérer un maximum d’hommes retenus prisonniers mais leur tâche va être compliquée et surtout traumatisante. Christelle Da Cruz nous replonge directement dans le vif du sujet d’Antigonia : ce monde où les hommes sont devenus des objets ou des animaux et dans lequel l’opposition fait tout son possible pour rétablir équilibre et justice.

L’auteure a gardé tous les ingrédients qui m’avaient plu dans le tome 1 : les flash-backs, une héroïne de caractère et ce monde à la technologie si avancée. A nouveau s’enchaînent les révélations, les rebondissements et surtout maintenant que la révolution est lancée chacun va devoir faire face à ses choix. L’histoire est toujours aussi captivante avec un rythme soutenu. En effet, Christelle Da Cruz ne ménage pas ses personnages et elle leur fait vivre des situations difficiles et délicates.

Ce second et dernier tome apporte conclusion et explications, pour cela on plonge en flash-backs dans l’adolescence puis l’âge adulte de Rose Gale, fille de la toute puissante Rebecca. On en apprend plus sur cette femme, le passé de la famille Gale et le puzzle se met en place. J’ai vraiment aimé la façon dont l’auteure réussit à faire se réunir passé et présent tout en maintenant l’avancée de l’histoire. L’histoire d’amour entre Gabrielle et Alexander est présente sans prendre toute la place, ce que j’ai particulièrement apprécié.

Ca a été un plaisir que de retrouver les personnages, de voir leur évolution au fil de l’histoire. Concernant Rebecca et Rose Gale, j’ai beaucoup aimé comprendre le cheminement de leurs histoires personnelles, comprendre leurs choix, leurs idées. On apprend également à connaître la nouvelle Chancelière Jehann Lloyd, sa méchanceté n’a d’égale que sa cruauté et elle va donner beaucoup de fil à retordre à l’opposition.

Ce second tome est dans la lignée directe du premier, Christelle Da Cruz y a la même écriture fluide et savoureuse, je l’ai même trouvé un peu plus mûre. Pour ma part, j’ai vraiment apprécié cette lecture qui m’a entraînée entre combats et coups bas dans un monde quasi exclusivement féminin, un monde qui me fait penser que finalement la folie et la soif de pouvoir ne sont pas une question de sexe ! 

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Une dystopie qui tient toutes ses promesses entre action, rebondissements et révélations ce second tome conclus en beauté cette histoire qui m’a fait vibrer !

Ma note : 8.5/10

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Chronique Livresque·nouvelle

L’indé Panda N° 6

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Bonjour à tous !

Vous connaissez maintenant mon attachement aux auteurs indépendants alors lorsque j’ai été contactée par l’équipe de l’Indé Panda pour chroniquer ce 6ème opus j’étais ravie. Déjà parce que je trouve le concept vraiment top mais aussi parce que le sommaire m’a mis l’eau à la bouche !  

Qu’est-ce-que l’Indé Panda ? C’est un magazine entièrement rédigé et réalisé par des bénévoles dédié aux auteurs indépendants. Il regroupe 12 nouvelles de 12 auteurs méticuleusement choisies et à la fin de chacune quelques mots de son auteur.. Une mine d’or !

Certains noms au sommaire de ce N°6 m’étaient familiers d’autres sont une très belle découverte, dans tous les cas j’ai adoré lire ces histoires ! Je vais vous dire quelques mots sur chacune d’elles..

Le procès participatif par Bouffanges

Bouffanges nous livre ici une dystopie où les réseaux sociaux et l’usage que l’on en fait sont au centre de tout. Chacun peut juger ou être jugé via une application, une conception de la justice qui fait froid dans le dos.. Une écriture précise et fluide qui rend cette histoire presque réelle.

Cette nouvelle a inspiré la magnifique couverture de ce N°6.

Dan par Catherine Loiseau

Je suis fan de Catherine Loiseau alors j’étais ravie de lire cette nouvelle ! De la science-fiction pure où le personnage principal, un humanoïde, va apprendre les émotions humaines à ses risques et périls. Une nouvelle vraiment prenante et une plume toujours aussi addictive.

Un caveau sans vitrail par Laurent B

Laurent B écrit ici sur l’enlèvement de Véronique, une jeune fille pleine de ressource qui va tout faire pour se sortir de cette situation. Une nouvelle un peu plus longue que les autres mais dont l’héroïne est vraiment attachante.

Maïa et l’homme en blanc par Céline Saint-Charle

Une nouvelle que j’ai vraiment appréciée, elle nous parle de notre rapport à la Nature, de la beauté de ce qui nous entoure. Les conversations entre Maïa et l’homme en blanc sont belles et intéressantes. Un récit initiatique à la plume très poétique.

L’étrangère qui vit chez moi par Khalysta Farall

Une super nouvelle dans le style thriller vraiment bien construite et menée. J’ai particulièrement apprécié cette histoire qui m’a tenue en haleine et dont j’ai adoré la chute. J’ai également trouvé la plume de Khalysta Farall très maitrisée et fluide.

Maman est une espionne par Nicolas Chevolleau

Nicolas Chevolleau fait d’un petit garçon le narrateur de cette jolie nouvelle. Celui-ci va nous parler de sa maman et j’ai beaucoup aimé ce récit à la fois poétique et impitoyable. L’écriture est fluide et très agréable, une belle découverte.

Tout compte fait par Nathalie Bagadey

Un conte des temps modernes où l’héroïne va être plongée dans ceux de son enfance.. Un joli récit même si j’ai trouvé le déroulé un peu trop prévisible. Une plume agréable et une histoire sympathique !

Dans l’impasse du chat par Marie Havard

Grâce à Marie Havard, le lecteur se glisse dans la peau d’un chat pour vivre cette nouvelle.. Une histoire prenante et touchante que j’ai particulièrement appréciée tant pour le contenu que pour l’écriture. La plume est riche et imagée, une très belle découverte.

Le dernier chant de Cindy par Vincent Ferrique

Faire la connaissance de Cindy peut être la dernière chose que vous ferez.. Cindy est une sociopathe dont le murmure peut être fatal, suivez là dans sa quête macabre. Une nouvelle un peu plus glauque mais captivante menée par une plume fluide, voir poétique.

Le numismate de Patrice Dumas

Une courte nouvelle dans le style fantastique que j’ai particulièrement aimé surtout pour sa fin. L’écriture est fluide et travaillée, l’histoire est prenante. C’est une très jolie découverte !

La dernière danse de Valéry Bonneau

Qu’il doit être difficile de ne pouvoir toucher les autres ou d’être touché.. C’est le handicap que vit Pépino, une vie de solitude s’offre à lui. Une nouvelle à l’histoire originale mais qui ne m’a pas vraiment convaincue. Malgré tout l’écriture est agréable.

Bal du 14 juillet de Zia Odet

Une nouvelle poignante que j’ai particulièrement aimé. Une écriture pleine d’émotion qui m’a fait vibrer. J’ai vraiment apprécié la plume de Zia Odet.

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Voilà ! Vous en savez un peu plus sur ce N° 6 de l’Indé Panda. Ce super magazine paraît, maintenant, tous les semestres alors rendez-vous est pris pour le prochain ! J’ai adoré l’idée de ce magasine, j’ai aimé les nouvelles, j’ai découvert de nouveaux auteurs, pour moi c’est un carton plein ! 
Et cerise sur le gâteau, ce magazine est entièrement gratuit alors précipitez-vous vite pour le télécharger et le lire.
Ma note : 10/10 !!   
Pour le télécharger et lui donner de la visiblité : Indé Panda via Amazon
Chronique Livresque·dystopie·Uchronie

Lebenstunnel Tome 1 : Allégeance par Oxanna Hope

Fiche technique :

Rebelle Editions – 292 pages – ebook ou broché – dystopie / uchronie

Résumé : 

Dans le cadre du Prix des Auteurs Inconnus l’un des sélectionnés est un roman que j’ai déjà lu l’année dernière et que j’avais vraiment aimé.. Je remets donc ma chronique pour qu’elle soit prise en compte pour le prix (et aussi pour le plaisir de vous en reparler !!)  

Et si le dénouement de la Seconde Guerre mondiale n’était pas celui que l’on connaissait ? 200 ans après la victoire d’Hitler, Germania n’est plus un mythe. La race aryenne tant espérée par le Führer domine le monde et toutes les autres ethnies ont été éradiquées de la planète. Krista, jeune Aryenne, travaille dans un Lebensborn. Elle a été élevée dans le culte de la race pure et ne connaît que ce mode de vie, jusqu’au jour où elle suit malgré elle une femme dans les égouts de la ville. Ce qu’elle y découvre va ébranler toutes ses convictions et peut être même remettre en question le fonctionnement du monde dans lequel elle vit.

Le livre ouvre sur un monde qui fait froid dans le dos.. Nous sommes en 2145, les allemands ont gagné la 2nde guerre mondiale voilà 200 ans et ont imposé leur vision au monde, la race aryenne domine !

Krista est une jeune fille comme beaucoup sans doute dans cette Germania toute dévouée au culte du grand blond parfait aux yeux bleus, elle mène une vie droite et austère. Elle travaille dans une maternité et obéit aux ordres même si parfois elle doute. Puis, un soir, en revenant du travail, elle tombe sur une jeune femme qui essaye d’ouvrir une bouche d’égout. C’est à partir de là que la vie de Krista va voler en éclat ! Contrainte de suivre cette femme, elle va découvrir que Germania abrite dans ses souterrains bien plus que des rats et toutes ses croyances vont être remises en question.

Oxanna Hope nous entraîne dans un monde haïssable, tout y est carré, droit, froid.. Les bébés ne répondant pas aux normes sont sacrifiés, les habitants sont comme lobotomisés et le culte du Führer y est permanent. La Germania d’après guerre est vraiment très bien décrite sans tomber dans de longues descriptions. On ressent l’ambiance de cette ville, on imagine la vie et l’état d’esprit de ses habitants ou peut être le manque de vie justement.

Dès le départ, on sent que Krista est différente, qu’elle ressent de l’empathie pour ces bébés ou ces mères qu’elle côtoie quotidiennement à la maternité. On perçoit dès les premières lignes qu’elle ne se sent pas forcément à sa place, qu’elle couve comme une petite flamme rebelle. Elle réserve bien des surprises au lecteur mais elle est tellement attachante qu’à aucun moment je n’ai pu la considérer comme une Aryenne froide et sans cœur. 

Mais, ce que j’ai tout particulièrement aimé dans ce livre, c’est qu’au fil des pages, on s’aperçoit que quelque soit le côté où l’on se place, les gens ne sont jamais parfaits, jamais totalement formatés. Dans ce monde de Germania, il n’y a pas les gentils et les méchants (bon si des méchants, soyons honnête, il y en a un paquet !), il y a des êtres humains qui survivent, certains à l’air libre, d’autres sous terre, chacun ayant sa vision du monde, sa haine de l’autre et tentant de sauver sa peau à des degrés différents. Les aryens ne sont pas plus à l’abri que d’autres d’être éliminés, la couleur des yeux qui changent, les cheveux qui foncent et s’en est fini de vous..

La très belle plume d’Oxanna Hope nous mets face aux réactions de l’être humain lorsqu’il est confronté à l’inconnu ou au rejet de l’autre. Sa vision de ce qu’aurait pu être le monde en cas de victoire de la dictature est vraiment pertinente et saisissante. Le lecteur est entraîné entre rebondissements, découvertes et révélations et on ne s’ennuie pas une seule seconde, bien au contraire !

Je recommande ce roman qui m’a fait passé un très bon moment. Il fait prendre conscience de ce à quoi l’humanité a échappé mais aussi pour se souvenir que nous sommes tous libres de penser et responsables de nos actes.

Ma note : 9/10

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Chronique Livresque·dystopie·Romance

La loi de Gaia par Caroline Giraud

Fiche technique : 

Bookelis – 400 pages – ebook et broché – Dystopie / Romance

Résumé : 

Article 1 : Les survivants du pays détruit par l’explosion nucléaire sont déchus de leur humanité et doivent porter un tatouage permettant de les identifier. Chaque tatouage représentera un animal symbolisant le crime commis. Un loup pour le meurtre, un lion pour le viol, un renard pour la torture et un tigre pour le rapt d’enfants.

Article 2 : Les tatoués seront distribués aux familles et amis des victimes pour leur permettre de se venger de leurs crimes. Un maître a tous les droits sur son tatoué, excepté celui de le tuer. Il peut le battre, l’exploiter, le revendre, l’enfermer, etc.

Article 3 : Toute atteinte d’un tatoué sur un civil sera punie par un emprisonnement à vie dans un camp de torture.

Paris croule sous les bombes et les fusillades depuis que Kagan Közul est revenu se venger de ceux qui l’ont injustement envoyé en prison cinq ans auparavant. Des trois coupables, il n’en reste plus que deux : Sarah et Milian se haïssent, mais à présent ils doivent survivre, ensemble.

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Mon avis : 

Avant tout, je remercie l’auteure Caroline Giraud de m’avoir permis de lire son livre en service presse et pour sa confiance. 

A la lecture du résumé, j’ai été vraiment intriguée par le monde que dépeignait l’auteure. En effet, visiblement une guerre a eu lieu et les survivants à la bombe nucléaire qui a rasé l’un des camps est asservi par l’autre. Ils sont réduits en esclavage et catégorisés selon leurs crimes. On les tatoue afin de les différencier au premier coup d’œil. Kagan est l’un de ces esclaves, tatoué Lion, il va faire la connaissance de Sarah. Sarah, quant à elle, est jeune fille dont les parents sont les maîtres de Kagan. Elle va comprendre que l’injustice fait partie de ce monde et qui va se retrouver confrontée à de terribles choix..

L’idée de ce roman est vraiment originale : les survivants d’une guerre sont livrés en tant qu’esclaves, exploités, maltraités par le camp des vainqueurs. Il y a de quoi faire réfléchir sur la nature humaine.. Ces esclaves sont tatoués afin qu’on puisse savoir au premier regard les crimes qu’ils ont commis selon la loi de Gaia, à croire que tous les habitants de ce pays n’étaient que des meurtriers, des violeurs.. L’histoire était donc pleine de promesses et de bonnes idées.. L’auteure nous dépeint parfaitement la vie de l’un de ces esclaves Kagan qui est au service de la famille Pérot et où les parents ne se privent pas de le battre à chaque manquement (de leur point de vue bien sur..). Malheureusement, même si l’idée m’a beaucoup plu, j’ai trouvé que l’auteure ne l’exploitait pas assez. J’aurais aimé plus de détails sur la guerre, sur le contexte social, sur la rébellion, sur comment et pourquoi on en est arrivé là même si des détails parsèment le texte.. 

La narration se fait de la manière qui, en général, me plait le plus : l’alternance des points de vue et ici, petite particularité à cela, s’ajoute l’alternance de temps passé / présent et cela donne un côté original au texte. Les narrateurs sont Sarah et Kagan, ils nous livrent les faits et leurs pensées. Le point de vue de Kagan est intéressant car il nous explique son quotidien, son amitié avec Sinan, on ressent ses craintes, ses peurs. J’ai malheureusement eu beaucoup plus de mal avec le point de vue de Sarah car l’auteure la fait s’exprimer en tutoyant les autres protagonistes ce qui est plutôt inhabituel mais surtout déstabilisant. J’avais un peu de mal à comprendre à qui elle s’adressait par moment. C’est dommage car son point de vue était intéressant et apportait quelques réponses. 

Les personnages qui m’ont le plus plu sont Kagan et Sinan, son meilleur ami et esclave également. Ils ont un passé difficile du fait de la guerre et un présent horrible à cause de leur statut. Leurs histoires personnelles sont émouvantes même si l’on manque de détails. J’ai eu plus de mal à comprendre Sarah que je trouve plutôt inconstante et butée, surtout dans le « passé ». La Sarah du présent est plus attachante car elle a beaucoup mûrit même si elle ne semble pas toujours savoir ce qu’elle veut. Quant à Milian il m’a plutôt touchée même si finalement on ne sait pas grand chose de lui comme pour les autres personnages. L’idée de la vengeance de Kagan pimente les relations entre les personnages, complique leurs interactions. 

L’auteure s’est vraiment axée sur la romance au détriment du côté dystopie ce qui m’a un peu déçue tant l’idée de base m’avait plu. La romance est beaucoup trop présente à mon goût ce qui donne un côté répétitif à l’histoire alors que le potentiel était présent pour en faire une histoire vraiment originale. Malgré tout, la lecture reste plaisante et fluide et devrait plaire à tous les fans d’histoires d’amour compliquées pimentées d’un contexte difficile. Caroline Giraud écrit de façon fluide et adaptée au style Young Adult et je la suivrais avec plaisir. 

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Une dystopie qui aurait méritée plus de développement mais un roman qui plaira aux amateurs de romance, d’amours compliquées.

Ma note : 6.5/10

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Chronique Livresque·dystopie·Uchronie

Lebenstunnel 3 : Pénitence par Oxanna Hope

Fiche technique :

Rebelle Editions – 228 pages – ebook ou broché – Uchronie

Résumé :

Au camp de Niederhagen où l’on déporte les traîtres à la Nation, une seule devise prévaut sur tout le reste  : «  Une génération de forts éliminera les faibles.  Faire pénitence, c’est se sacrifier pour la science.  » Mais Krista n’est pas d accord. Elle ne veut pas faire pénitence. Elle ne veut pas se sacrifier pour la science. Ni maintenant. Ni jamais.

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Mon avis :

Il est des livres que l’on attend avec impatience, que l’on espère, que l’on brûle de lire..  C’est exactement ce que je ressens pour ce roman ! J’avais eu un coup de cœur pour le Tome 1 puis pour le Tome 2  alors j’avais hâte de connaître le dénouement de cette série.

Krista ayant échoué au test de loyauté à la Patrie, elle est transférée au camp de Niederhagen où elle servira de cobaye et fera ainsi pénitence. Mais ce n’est pas envisageable pour la jeune femme qui a prit conscience de la cruauté de son peuple et qui ne veut plus vivre dans un monde où règnent les nazis.

Quelle joie de retrouver Krista ! Bon j’avoue que la fin du tome 2 m’avait sciée et je me demandais comment l’auteure allait pouvoir s’en sortir. Cette chronique s’annonce assez compliquée à écrire car je ne veux rien vous spoiler, ça va être un jeu d’équilibriste..

Krista est emmenée dans un camp où elle doit faire Pénitence.. Elle doit se repentir d’avoir trahit Germania et le Führer mais la Krista 2.0 est née ! Il n’est pas question pour elle ni de s’excuser, ni de faire repentance si elle doit mourir ce sera en essayant de gagner sa liberté.

Oxanna Hope m’avait déjà fait froid dans le dos avec sa description de Germania et de son peuple, elle réitère en décrivant le camp de Niederhagen  et les expérimentations nazies. J’ai souffert avec Krista et ses compagnes de détention car rien ne leur est épargné ni les humiliations, ni les sévices. Comme un goût de déjà vu… Mais vu que Krista est bien décidée à résister, vous imaginez-bien qu’il y a des rebondissements et vu l’imagination de l’auteure ils sont de ceux qu’on ne peut même pas imaginer !

Nous découvrons de nouveaux personnages dans ce 3ème opus dont Manuela et Dina, deux détenues comme Krista. Elles sont totalement différentes l’une de l’autre mais elles sont également attachantes malgré la façon d’être de Dina. Elles permettent de comprendre que, peut-être, chacun fait face au danger comme il le peut. Je les ai trouvées très humaines et réelles. Krista, quant à elle, est toujours aussi touchante car elle prend conscience que toute son éducation est basée sur une abomination et est assez forte pour décider de changer.

Ce tome 3 est une parfaite conclusion à cette trilogie qui non seulement m’aura permis de découvrir Oxanna Hope mais qui est un coup de cœur pour moi. J’ai aimé l’histoire (même si elle est effrayante !), j’ai aimé les personnages, j’ai aimé la plume de l’auteure qui est fluide, rythmée et prenante, j’ai aimé l’imagination d’Oxanna qui maltraite autant ses personnages que ses lecteurs. Je remercie chaleureusement Oxanna Hope pour ces heures de lectures passionnantes et qui me resteront en mémoire pendant longtemps.

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Un tome 3 qui conclue de façon magistrale cette trilogie. Un coup de cœur à chaque tome, c’est carton plein pour Oxanna Hope qui m’a régalée malgré la noirceur du monde dans lequel elle nous entraîne.

Ma note : 9/10

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Chronique Livresque·dystopie

Matriochkas, tome 1 par Christelle Da Cruz

Fiche Technique : 

Editions Dreamcatcher – 366 pages – ebook ou broché – Dystopie

Résumé :

 Depuis près de soixante ans, le pouvoir appartient aux femmes. Une mystérieuse épidémie a lourdement décimé la population masculine et l’isolement des survivants a conduit à une réorganisation totale de la société. Au cœur de la capitale, Gabrielle, chauffeuse de taxi, mène une vie sans histoire entre son boulot et ses amis. Un soir, au détour d’une course réalisée pour une riche cliente, elle va se retrouver plongée dans une intrigue inquiétante. Qui est cet homme, évadé d’un pôle d’enfermement, qui ne cesse de la traquer ? Comment a-t-il pu atteindre la capitale sans être interpellé ? Autant de questions dont les réponses pourraient bouleverser l’ordre établi.

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Mon avis : 

Je remercie chaleureusement les Editions Dreamcatcher de m’avoir permit de lire ce roman en service presse. 

Rebecca Gale s’apprête à prendre en 2023 une décision qui va bouleverser l’ordre établi. Elle n’a aucun doute sur le bien fondé de sa décision et ne permettra que rien ni personne ne se mette en travers de son chemin.. 

En 2081, Gabrielle Janssen conduit un taxi, a une colocataire, Viviane et surtout vit dans un monde de femmes, dirigé par et pour les femmes. Dans ce monde, les hommes ne comptent pour rien, ne servent que de distraction à travers les jeux des Arènes par exemple mais surtout ils n’ont plus aucune liberté. Gabrielle se plaît dans sa petite vie tranquille jusqu’au jour où elle va croiser un homme en liberté. Comment a-t-il fait pour quitter son pôle d’enfermement et surtout que lui veut-il ?  

La dystopie est l’un de mes genres littéraires préférés.. En général, une catastrophe survient et le monde change irrémédiablement. C’est toujours un plaisir de découvrir ce que l’imagination des auteurs fait subir à la population et où cela va les conduire. Christelle Da Cruz a imaginé Antigonia où tout a changé lorsqu’un Virus a disséminé la plus grande partie de la population masculine et où les hommes restants ont été enfermés pour éviter que le Virus ne se propage d’avantage. Il est intéressant d’imaginer ce que serait un monde uniquement dirigé par des femmes… Serait-il meilleur ? 

C’est sans doute ce que pense Gabrielle qui est née et a grandit dans ce monde. Elle y vit, y travaille, s’y amuse sans se préoccuper de ce qu’il advient de l’autre sexe. Elle va, un soir, croiser la route d’une femme mystérieuse mais également celle d’un homme curieusement en liberté, Alexander. Gabrielle va devoir accepter que tout n’est pas parfait dans cette société et voir ses certitudes voler en éclat. 

Christelle Da Cruz m’a tout de suite embarquée dans son monde et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord, l’histoire d’Antigonia et de ses habitants est prenante et addictive. En effet, des révélations sont faites au fur et à mesure de l’avancée de l’intrigue mais elles entraînent de nouvelles questions, de nouvelles actions qui font que l’ont reste accroché au roman pour en connaître la fin. L’action s’enchaîne en laissant peu de répit au lecteur avec malgré tout parfois une petite pause pour souffler.

Le monde créé par l’auteure est vraiment intéressant outre le fait que seules les femmes y évoluent ce sont également les avancées technologiques que j’ai trouvé intéressantes. On ne paye ou ne se soigne plus comme à l’heure actuelle, les amusements sont différents et ces changements apportent un vrai plus dans l’histoire car ils la rendent encore plus futuriste.   

Les personnages sont également l’une des raisons pour lesquelles j’ai particulièrement aimé cette histoire. Gabrielle, l’héroïne, m’a plu avec ses petits défauts et son caractère bien trempé; Alexander m’a beaucoup amusée et surtout touchée car à travers lui on découvre le destin des hommes. Mais j’avoue que celle que j’ai préféré reste Rebecca Gale.. Essayer de la comprendre est un défi, de se mettre à sa place également. Se demander si l’on aurait pu prendre les mêmes décisions et pourquoi.. Chaque personnage a été bien pensé et bien réalisé qu’il ait un rôle important ou pas ils sont tous crédibles, attachants ou détestables mais ils ne laissent pas indifférent.

Et enfin, l’un des points important qui fait de ce roman une très belle lecture c’est l’écriture de l’auteure. Non seulement Christelle Da Cruz possède une très jolie plume fluide et agréable mais elle a, en plus, intégré dans son roman des flash-backs qui  permettent au lecteur d’assembler les pièces, de comprendre et j’aime cette idée. L’auteure écrit de façon dynamique ce qui donne un roman plein de peps et d’énergie. J’ajouterai un mot également sur la beauté du livre entre la couverture qui est très réussie et également l’inclusion de jolies matriochkas à l’intérieur en font un très bel objet. 

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Une dystopie comme je les aime où se mêlent action, révélations, sentiments et héros attachants. Un très bon premier tome que je recommande vivement à tous les fans du genre (et aux autres aussi !!) et pour ma part, je n’ai qu’une question… A quand la suite ???? 

Ma note : 8.5/10

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Chronique Livresque·fantastique

Emulsion, Au delà du visible par Vanaly Nomain

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Fiche technique :

Autoédition – 373 pages – ebook ou broché – Fantastique / Spiritualité

Résumé :

Deux mondes. Deux amours. Un Choix impossible.
Une quête de soi qui transporte Maïa dans un voyage mystique et quantique, mêlant Orient et Occident, illusion et réalité, au coeur de l’amour éternel.
Emulsion, ce sont des âmes qui se cherchent et ne se trouvent pas.
Le visible et l’invisible, unis dans une émulsion alchimique. Du Laos à la France, dans l’esprit de la jeune fille de quinze ans, tout se mêle, se chevauche, se lie.
Mais la rencontre avec un étrange garçon bascule sa vie
et lui impose de faire le choix d’un destin dans un monde en perdition.

Ce livre est un croisement de genres: fantastique, dystopie, spiritualité et ésotérisme.

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Mon avis :

Lorsque j’ai commencé à préparer cet article, j’ai séché un moment sur la catégorie dans laquelle je voulais classer ce roman tant j’ai trouvé que c’était un L.G.N.I (Livre au Genre Non Identifié !).

L’histoire  débute avec Maïa enfant de 10 ans et son grand-père au Laos qui vivent en parfaite osmose avec la nature. J’avoue que cette partie m’a semblé un peu longue à se mettre en marche mais je l’ai trouvé en même temps extrêmement poétique. Les descriptions sont magnifiques et les mots choisis par l’auteure sonnent vraiment juste. J’ai eu un peu de mal à accrocher à Maïa enfant, peut-être à cause de sa façon de s’exprimer qui semble un peu décalée comparé à son âge.  

Puis lorsqu’on retrouve Maïa chez son père en compagnie de ses frères les pages ont tournées toutes seules (c’est une image hein ? J’ai choisi « spiritualité » en genre pas magie !). A partir de là on s’attache réellement à la jeune fille que l’on sent vraiment pas en phase avec ce qui l’entoure. On découvre sa famille : un père haïssable qui visiblement ne sait pas faire la différence entre enfants et larbins, des frères attachants et drôles mais très peu d’amis. Maïa est effacée, timide, soumise, elle a du mal à créer un lien social avec les autres élèves de son lycée malgré le fait qu’elle soit brillante dans ses études. Mais tout va prendre une autre dimension lorsqu’un mystérieux élève fait son apparition et l’attire irrésistiblement.

Ce roman est un condensé de sentiments : l’amour à travers la relation de Maïa et de son grand-père, la tristesse également, la recherche de ses origines, les premiers émois d’adolescent, l’amour fraternel et la protection qu’il engendre.. L’Amour avec un grand A est également présent, on le devine, le soupçonne en même temps que Maïa le découvre. On traverse toutes ces émotions grâce au regard si particulier de la jeune fille. Ces émotions sont magnifiquement retranscrites par Vanaly Nomain dont l’écriture est tout en légèreté ; elle est délicate, poétique, imagée. Je suis bluffée par cette maturité dans l’écriture de l’auteure. Elle passe avec une facilité déconcertante d’un style littéraire à l’autre : tantôt du Young-adult, puis du drame en passant par du fantastique et de l’ésotérique pour revenir dans  du post-apocalyptique.

Je ne veux pas trop en dévoiler mais j’aimerais malgré tout m’attarder sur cet « autre » monde où Maya suit Aël, cet élève étrange. J’ai particulièrement apprécié ce monde « miroir », ce monde qui est le reflet du notre et où Maïa fait des découvertes essentielles quant à sa nature. J’ai trouvé l’image très belle.

Les personnages gravitant autour de Maïa ont également une très belle dimension. Je pense notamment à Tanh, qui est mon préféré des trois frères, mais également à Arnaud ou Kevin qui m’ont vraiment touchée. J’ai aimé leurs sensibilités, leurs caractères, leurs histoires.. Ils aideront tous à leur façon Maïa à faire les choix qui s’imposent à elle, à choisir entre notre monde et le monde onirique vers lequel son corps tend.

Et bien sur, je ne peux pas conclure cette chronique sans parler de la magnifique couverture de ce livre. Elle est si représentative de l’histoire que je l’ai visualisé à la lecture d’un passage important. C’est encore une fois l’œuvre de Matthieu Biasotto qui a vraiment de l’or dans les doigts.

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 Emulsion est un roman captivant autant pour l’histoire que pour la poésie que distille Vanaly Nolain par sa plume. Une lecture tout en douceur..

Ma note : 8.5/10