Chronique Livresque·dystopie

Matriochkas, tome 1 par Christelle Da Cruz

Fiche Technique : 

Editions Dreamcatcher – 366 pages – ebook ou broché – Dystopie

Résumé :

 Depuis près de soixante ans, le pouvoir appartient aux femmes. Une mystérieuse épidémie a lourdement décimé la population masculine et l’isolement des survivants a conduit à une réorganisation totale de la société. Au cœur de la capitale, Gabrielle, chauffeuse de taxi, mène une vie sans histoire entre son boulot et ses amis. Un soir, au détour d’une course réalisée pour une riche cliente, elle va se retrouver plongée dans une intrigue inquiétante. Qui est cet homme, évadé d’un pôle d’enfermement, qui ne cesse de la traquer ? Comment a-t-il pu atteindre la capitale sans être interpellé ? Autant de questions dont les réponses pourraient bouleverser l’ordre établi.

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Mon avis : 

Je remercie chaleureusement les Editions Dreamcatcher de m’avoir permit de lire ce roman en service presse. 

Rebecca Gale s’apprête à prendre en 2023 une décision qui va bouleverser l’ordre établi. Elle n’a aucun doute sur le bien fondé de sa décision et ne permettra que rien ni personne ne se mette en travers de son chemin.. 

En 2081, Gabrielle Janssen conduit un taxi, a une colocataire, Viviane et surtout vit dans un monde de femmes, dirigé par et pour les femmes. Dans ce monde, les hommes ne comptent pour rien, ne servent que de distraction à travers les jeux des Arènes par exemple mais surtout ils n’ont plus aucune liberté. Gabrielle se plaît dans sa petite vie tranquille jusqu’au jour où elle va croiser un homme en liberté. Comment a-t-il fait pour quitter son pôle d’enfermement et surtout que lui veut-il ?  

La dystopie est l’un de mes genres littéraires préférés.. En général, une catastrophe survient et le monde change irrémédiablement. C’est toujours un plaisir de découvrir ce que l’imagination des auteurs fait subir à la population et où cela va les conduire. Christelle Da Cruz a imaginé Antigonia où tout a changé lorsqu’un Virus a disséminé la plus grande partie de la population masculine et où les hommes restants ont été enfermés pour éviter que le Virus ne se propage d’avantage. Il est intéressant d’imaginer ce que serait un monde uniquement dirigé par des femmes… Serait-il meilleur ? 

C’est sans doute ce que pense Gabrielle qui est née et a grandit dans ce monde. Elle y vit, y travaille, s’y amuse sans se préoccuper de ce qu’il advient de l’autre sexe. Elle va, un soir, croiser la route d’une femme mystérieuse mais également celle d’un homme curieusement en liberté, Alexander. Gabrielle va devoir accepter que tout n’est pas parfait dans cette société et voir ses certitudes voler en éclat. 

Christelle Da Cruz m’a tout de suite embarquée dans son monde et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord, l’histoire d’Antigonia et de ses habitants est prenante et addictive. En effet, des révélations sont faites au fur et à mesure de l’avancée de l’intrigue mais elles entraînent de nouvelles questions, de nouvelles actions qui font que l’ont reste accroché au roman pour en connaître la fin. L’action s’enchaîne en laissant peu de répit au lecteur avec malgré tout parfois une petite pause pour souffler.

Le monde créé par l’auteure est vraiment intéressant outre le fait que seules les femmes y évoluent ce sont également les avancées technologiques que j’ai trouvé intéressantes. On ne paye ou ne se soigne plus comme à l’heure actuelle, les amusements sont différents et ces changements apportent un vrai plus dans l’histoire car ils la rendent encore plus futuriste.   

Les personnages sont également l’une des raisons pour lesquelles j’ai particulièrement aimé cette histoire. Gabrielle, l’héroïne, m’a plu avec ses petits défauts et son caractère bien trempé; Alexander m’a beaucoup amusée et surtout touchée car à travers lui on découvre le destin des hommes. Mais j’avoue que celle que j’ai préféré reste Rebecca Gale.. Essayer de la comprendre est un défi, de se mettre à sa place également. Se demander si l’on aurait pu prendre les mêmes décisions et pourquoi.. Chaque personnage a été bien pensé et bien réalisé qu’il ait un rôle important ou pas ils sont tous crédibles, attachants ou détestables mais ils ne laissent pas indifférent.

Et enfin, l’un des points important qui fait de ce roman une très belle lecture c’est l’écriture de l’auteure. Non seulement Christelle Da Cruz possède une très jolie plume fluide et agréable mais elle a, en plus, intégré dans son roman des flash-backs qui  permettent au lecteur d’assembler les pièces, de comprendre et j’aime cette idée. L’auteure écrit de façon dynamique ce qui donne un roman plein de peps et d’énergie. J’ajouterai un mot également sur la beauté du livre entre la couverture qui est très réussie et également l’inclusion de jolies matriochkas à l’intérieur en font un très bel objet. 

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Une dystopie comme je les aime où se mêlent action, révélations, sentiments et héros attachants. Un très bon premier tome que je recommande vivement à tous les fans du genre (et aux autres aussi !!) et pour ma part, je n’ai qu’une question… A quand la suite ???? 

Ma note : 8.5/10

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Chronique Livresque·Littérature

LE Secret de Sandriana Grey

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Fiche Technique :

Autoédition – 324 pages – ebook ou broché – Littérature

Résumé :

Avignon, une rue déserte, ou presque. Dans cette rue, une prison ; une prison devant laquelle se trouve une femme totalement désemparée et rongée par la douleur. Comment trouver le courage de passer cette porte grise et glacée pour aller rendre visite à son fils unique. Et si le remède à sa souffrance se trouvait ailleurs dans cette ville. Au détour d’une de ses rues pittoresques ? Ou bien là où elle s’y attend le moins grâce à … un vieillard atypique sorti d’on ne sait où ?

Lorsque Laure, lycéenne de seize ans et fille de paysans, vivant à Châteauneuf-du-Pape, a le coup de foudre pour le séduisant Samuel, étudiant en droit à Paris venu découvrir ce village de Provence, elle est loin de s’imaginer que l’idylle amoureuse que tous les deux vont vivre, et durant laquelle elle découvrira les sentiments amoureux et l’amour charnel pour la première fois, va bouleverser sa vie à jamais.

Quand après le départ de « son bel inconnu » Laure apprend qu’elle est enceinte, malgré les lettres envoyées à Samuel pour l’informer de sa grossesse restées sans réponse, malgré son jeune âge, et malgré le regard pesant des autres, elle décide de ne pas avorter et d’élever seule son fils qu’elle pense être heureux. Philippe est pourtant habité depuis toujours par la souffrance de l’absence de son père. Laure ne soupçonne pas que vingt et un an après avoir vu Samuel pour la dernière fois, la vie de son fils et celle de cet homme, le seul homme qu’elle ait jamais aimé, vont bientôt basculer… basculer au même endroit, en même temps. La vérité est-elle vraiment celle que l’on pense toujours ? Il suffit parfois d’un seul secret pour bouleverser plusieurs vies …

 

pile-de-livresMon avis :

Avant tout, je remercie l’auteure, Sandriana Grey, de m’avoir confié son livre en service presse et pour sa confiance..

Laure est une jeune femme, perdue, anéantie par la douleur. Elle attend devant la porte de la prison d’Avignon de pouvoir rendre visite à son fils qui y est incarcéré. Mais elle doute, elle se sent coupable et après quelques instants devant les portes elle va partir dans les rues et faire une rencontre inattendue. Un vieil homme va lui prêter une oreille attentive et Laure va lui dévoiler ses secrets..

Laure est une jeune femme qui est tombée amoureuse à 16 ans et de cette relation est né Philippe, son fils unique, mais son « bel inconnu » n’a pas assumé son rôle de père et Laure a dû élever son enfant seule. Ce livre raconte l’histoire de Laure, de sa rencontre, de son amour pour cet homme puis pour son fils. C’est Laure, elle même, qui nous raconte son histoire, 20 ans après sa rencontre avec l’homme qui aura changé sa vie.  

Le personnage de Laure est vraiment attachant, touchant.. On la sent entière et forte, elle donne son amour de façon inconditionnelle surtout à son fils qu’elle chérit plus que tout. Elle est très proche de sa famille et aime passionnément son village, sa région. Sa rencontre avec ce vieil homme, dans les rues d’Avignon, va lui permettre de libérer sa parole, d’exprimer tout ce qu’elle a enfouit en elle depuis des années, peut être même de faire en quelque sorte son mea culpa.

J’ai trouvé que ce roman était d’une douceur exceptionnelle. La plume de l’auteure est fluide et surtout très poétique. Elle narre cette histoire comme un conte, un recueil de souvenirs précieux. De vraies questions sont posées et font réfléchir le lecteur.. Faut-il cacher à un enfant l’histoire de son père si celui-ci est absent de sa vie ? Vaut – il mieux lui asséner une vérité cruelle ou le laisser l’imaginer, la fantasmer ? Autant d’interrogations que Laure va se poser et auxquelles elle va confronter sa conscience.

Son histoire est somme toute banale, une jeune fille qui tombe enceinte et se retrouve seule pour assumer. Mais là où les choses ne le sont plus c’est que les deux hommes de sa vie vont se « percuter » à un moment et entraîner la destruction de son petit univers. C’est ainsi que Laure va se retrouver devant cette porte de prison à essayer de puiser la force de voir son fils incarcéré et d’assumer les conséquences de ses choix.

Mon seul bémol concernant ce roman sera les trop nombreuses digressions faites par l’auteure à travers la narration de Laure en descriptions de l’histoire de la ville ou en réflexions philosophiques qui m’ont parfois cassés le rythme de ma lecture même si elles sont vraiment intéressantes et montre une grande maîtrise du sujet.

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Un récit doux et poétique où une jeune femme nous livre l’histoire de sa vie grâce à une rencontre inattendue et sans doute un peu magique..

Ma note : 7/10