Chronique Livresque·fantastique·Littérature

Une touche de mal par Claire Lebreton

Fiche technique : 

Auto-édition – 257 pages – ebook ou broché – Romance / Fantastique

Résumé : 

La vie est faite de hauts et de bas. Celle de Sélène est actuellement faite de beaucoup de bas. Elle vient de perdre son père et doit maintenant réapprendre à vivre avec une mère catatonique depuis cette terrible tragédie. Un nouveau départ dans une nouvelle ville l’aidera peut-être à avancer mais il lui reste énormément de chemin à parcourir pour se sentir vivre à nouveau ; sans même la garantie de retrouver une vie normale. Heureusement, cette jeune fille qui a tout perdu sera accueillie à bras ouverts par les Flavius. Mais qui sont-ils réellement ? Sélène saura-t-elle percer le mystère qui les entoure ? Le voudra-t-elle seulement, au risque de les perdre ?

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Mon avis : 

C’est le second roman que je lis de Claire Lebreton, et je la remercie pour cette confiance renouvelée. J’avais découvert Claire et sa plume en lisant Tout ce qui compte que j’avais beaucoup aimé, alors c’est avec plaisir que j’ai plongé dans ce livre-ci.. 

Sélène est une jeune fille meurtrie, blessée, à l’existence ravagée. Son père est décédée, sa mère est catatonique alors elle décide de les faire déménager toutes les 2 afin de changer leur cadre de vie. Elles vont s’installer à Madison où l’adolescente va essayer de reprendre sa vie en main.. 

Claire Lebreton nous entraîne avec ce second roman de nouveau dans un monde d’adolescents et ce monde n’est pas simple, bien au contraire.. On aborde ici des thèmes graves comme le manque de confiance en soi, le deuil mais à la différence de son premier livre, ici s’ajoute une pincée de fantastique. 

Il n’est pas simple d’être adolescente mais Sélène découvre qu’il est encore moins simple d’endosser des responsabilités qui vous poussent irrémédiablement vers l’âge l’adulte. La jeune femme doit s’occuper de sa mère tout en gérant le quotidien et en continuant ses études, un rythme difficile mais elle est heureusement soutenue par sa toute nouvelle amie Stella Flavius et sa famille. Une famille plutôt étrange avec laquelle elle va se lier.. Drew, Tullia, Scarlett et Nathaniel vont entrer dans sa vie sans qu’elle ne s’y attende vraiment. 

La romance est très présente dans ce roman sans être étouffante. Sélène est une jeune fille vraiment torturée, sa vie est partie en morceau et elle peine à tenir le cap. Elle craque bien entendu, souvent, mais au vu de son vécu cela semble logique. Même si le personnage peut sembler excessif, j’ai trouvé ses réactions plutôt justes. L’auteure a su montrer les phases de bonheur comme celles de désespoirs, les moments de doute, d’espoir ou d’amour.. Certaines redondances de situations font que l’histoire avance plutôt lentement et le fantastique ne fait qu’une très timide apparition dans ce premier tome mais une quadrilogie étant prévue ce thème a le temps d’être développé. 

Les personnages m’ont, en règle général, beaucoup plu même si certains sont justes survolés. J’aurais aimé en apprendre plus sur leurs histoires, leurs passés mais je pense que nous en saurons plus dans la suite. Ce premier tome est très introductif et met non seulement en place l’histoire, les personnages mais est également très centré sur la romance et la psychologie des personnages principaux que sont Sélène et Nathaniel. 

Claire Lebreton a une écriture vraiment très agréable et adaptée aux thèmes traités. Sa façon de pénétrer le mental de son héroïne est vraiment très réaliste et j’ai beaucoup aimé ce côté. J’ai toutefois relevé quelques petites choses qui m’ont gênée comme par exemple le changement de narrateur au milieu du texte sans annonce, ce qui fait que j’étais parfois perdue et obligée de revenir en arrière. La tendance également à utiliser les initiales pour désigner les personnes ou de donner plusieurs surnoms (je pense à Stella par exemple) m’ont parfois perturbée. Ces quelques petites erreurs n’ont toutefois pas trop entaché ma lecture et j’espère pouvoir lire la suite de leurs aventures très bientôt. 

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Un premier tome introductif qui pose les bases de l’histoire et s’attache à développer la psychologie des deux héros.. 

Ma note : 7/10

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anticipation·Chronique Livresque·young adult

Les Enfants de Pangée, Tome 1 : Naissance par Stéphanie Aten

Fiche technique :

Editions Hélène Jacob – 248 pages – ebook ou broché – Young adult / anticipation

Résumé :

La Terre, de nos jours.
Un mal étrange se répand sur la planète.
Un mal qui s’empare des moins de 20 ans et modifie leur comportement.
Un mal contre lequel ils ne peuvent lutter et qui cherche à les utiliser.
Un mal qui bouleverse leur existence et les transforme en renégats.

La Terre aussi s’agite.
Mais l’Humanité n’y prête aucune attention.
Elle a tort…

Entre fantastique et anticipation, la trilogie Les Enfants de Pangée, dont Naissance est le premier tome, sonne le glas d’une civilisation et place l’avenir du monde entre les mains de la jeune génération.
À l’heure du bouleversement climatique et des choix qui s’imposent, plongez dans une histoire fracassante où l’Humanité va devoir affronter sa planète et sa propre descendance.

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Mon avis :

Avant tout, je tiens à remercier les Editions Hélène Jacob pour leur confiance renouvelée, c’est toujours un plaisir de découvrir un livre de leur catalogue.

Corail, Rive et Lily sont 3 adolescents qui semblent un peu à part.. Violence excessive, angoisses ou du mal à s’intégrer font parti de leur quotidien avec des crises récurrentes. Mais le plus étrange c’est qu’ils ne sont visiblement pas les seuls dans ce cas là, ils vont donc essayer de comprendre chacun de leur façon ce qui leur arrive et étrangement leur sort semble lié à celui de la Terre.

L’auteure aborde ici un thème des plus sérieux à savoir l’écologie et plus précisément le lien entre l’Homme et la planète. Ce sujet est terriblement d’actualité et j’ai trouvé que Stéphanie Aten avait une façon originale d’amener le problème. En effet, certains enfants voient leurs comportements directement liés au sort de la Terre et c’est à eux qu’incombe la difficile tâche de convaincre les adultes de changer leur comportement. Ce premier tome pose les bases de l’histoire, présentent les personnages chacun dans son quotidien et plante le décor. Il n’y a donc pas énormément d’action dans cet opus mais malgré tout, je ne me suis pas ennuyée une seconde. En effet, suivre Corail, Lily et Rive puis Estéban, un camarade qui arrive en cours de route, dans leur cheminement de compréhension respectif est prenant car bien sur cela ne se fera pas facilement.

L’idée est vraiment originale d’autant que l’auteure y intègre d’anciennes croyances, des complots, le rapport à la technologie est également évoqué. La Terre va faire le « ménage », une idée qui ne semble pas si farfelue au final, qui semble même probable.. Mais j’ai apprécié que ce roman ne soit pas moralisateur, il nous donne des pistes qui font réfléchir, qui permettent au lecteur de se remettre en question s’il le souhaite.

Les différents personnages secondaires, les adultes autrement dit, tiennent un rôle important car on décortique grâce à eux notre société actuelle : la surconsommation, le mépris de la Nature, l’exploitation à outrance des ressources mais aussi l’indifférence face à ces phénomènes. Quant aux 4 adolescents que l’on suit, je les ai trouvé touchants et réalistes, ils pourraient être l’un de nos proches sans problème. Ils sont tous différents mais irrémédiablement liés J’ai aimé suivre chacun d’entre eux avec leurs caractères respectifs, leurs vies plus ou moins difficiles, leurs rapports aux adultes mais aussi leur façon de gérer ce qui leur arrive. Une mini romance est présente mais elle est juste ébauchée.

C’est le premier roman que je lis de Stéphanie Aten et bien qu’il soit Young Adult je dois dire que je l’ai dévoré. J’ai beaucoup aimé sa façon d’écrire que j’ai trouvé très imagée. Le texte est fluide, les chapitres se finissent en générale en laissant le lecteur en haleine. A chaque changement de chapitre on suit un des 4 adolescents ce qui permet à l’auteure de distiller les informations au compte goutte et au lecteur de suivre la piste comme un petit Poucet.. J’ai passé un excellent moment en compagnie de Corail, Lily, Rive et Estéban et j’espère avoir la chance de pouvoir lire prochainement la suite de leurs aventures qui s’annoncent passionnantes !

Conclusion

Un roman d’anticipation très réussi qui pose les bases d’une histoire qui s’annonce captivante ! Et si la Terre faisait le ménage ?

Ma note : 8/10

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Chronique Livresque·dystopie·Romance

La loi de Gaia par Caroline Giraud

Fiche technique : 

Bookelis – 400 pages – ebook et broché – Dystopie / Romance

Résumé : 

Article 1 : Les survivants du pays détruit par l’explosion nucléaire sont déchus de leur humanité et doivent porter un tatouage permettant de les identifier. Chaque tatouage représentera un animal symbolisant le crime commis. Un loup pour le meurtre, un lion pour le viol, un renard pour la torture et un tigre pour le rapt d’enfants.

Article 2 : Les tatoués seront distribués aux familles et amis des victimes pour leur permettre de se venger de leurs crimes. Un maître a tous les droits sur son tatoué, excepté celui de le tuer. Il peut le battre, l’exploiter, le revendre, l’enfermer, etc.

Article 3 : Toute atteinte d’un tatoué sur un civil sera punie par un emprisonnement à vie dans un camp de torture.

Paris croule sous les bombes et les fusillades depuis que Kagan Közul est revenu se venger de ceux qui l’ont injustement envoyé en prison cinq ans auparavant. Des trois coupables, il n’en reste plus que deux : Sarah et Milian se haïssent, mais à présent ils doivent survivre, ensemble.

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Mon avis : 

Avant tout, je remercie l’auteure Caroline Giraud de m’avoir permis de lire son livre en service presse et pour sa confiance. 

A la lecture du résumé, j’ai été vraiment intriguée par le monde que dépeignait l’auteure. En effet, visiblement une guerre a eu lieu et les survivants à la bombe nucléaire qui a rasé l’un des camps est asservi par l’autre. Ils sont réduits en esclavage et catégorisés selon leurs crimes. On les tatoue afin de les différencier au premier coup d’œil. Kagan est l’un de ces esclaves, tatoué Lion, il va faire la connaissance de Sarah. Sarah, quant à elle, est jeune fille dont les parents sont les maîtres de Kagan. Elle va comprendre que l’injustice fait partie de ce monde et qui va se retrouver confrontée à de terribles choix..

L’idée de ce roman est vraiment originale : les survivants d’une guerre sont livrés en tant qu’esclaves, exploités, maltraités par le camp des vainqueurs. Il y a de quoi faire réfléchir sur la nature humaine.. Ces esclaves sont tatoués afin qu’on puisse savoir au premier regard les crimes qu’ils ont commis selon la loi de Gaia, à croire que tous les habitants de ce pays n’étaient que des meurtriers, des violeurs.. L’histoire était donc pleine de promesses et de bonnes idées.. L’auteure nous dépeint parfaitement la vie de l’un de ces esclaves Kagan qui est au service de la famille Pérot et où les parents ne se privent pas de le battre à chaque manquement (de leur point de vue bien sur..). Malheureusement, même si l’idée m’a beaucoup plu, j’ai trouvé que l’auteure ne l’exploitait pas assez. J’aurais aimé plus de détails sur la guerre, sur le contexte social, sur la rébellion, sur comment et pourquoi on en est arrivé là même si des détails parsèment le texte.. 

La narration se fait de la manière qui, en général, me plait le plus : l’alternance des points de vue et ici, petite particularité à cela, s’ajoute l’alternance de temps passé / présent et cela donne un côté original au texte. Les narrateurs sont Sarah et Kagan, ils nous livrent les faits et leurs pensées. Le point de vue de Kagan est intéressant car il nous explique son quotidien, son amitié avec Sinan, on ressent ses craintes, ses peurs. J’ai malheureusement eu beaucoup plus de mal avec le point de vue de Sarah car l’auteure la fait s’exprimer en tutoyant les autres protagonistes ce qui est plutôt inhabituel mais surtout déstabilisant. J’avais un peu de mal à comprendre à qui elle s’adressait par moment. C’est dommage car son point de vue était intéressant et apportait quelques réponses. 

Les personnages qui m’ont le plus plu sont Kagan et Sinan, son meilleur ami et esclave également. Ils ont un passé difficile du fait de la guerre et un présent horrible à cause de leur statut. Leurs histoires personnelles sont émouvantes même si l’on manque de détails. J’ai eu plus de mal à comprendre Sarah que je trouve plutôt inconstante et butée, surtout dans le « passé ». La Sarah du présent est plus attachante car elle a beaucoup mûrit même si elle ne semble pas toujours savoir ce qu’elle veut. Quant à Milian il m’a plutôt touchée même si finalement on ne sait pas grand chose de lui comme pour les autres personnages. L’idée de la vengeance de Kagan pimente les relations entre les personnages, complique leurs interactions. 

L’auteure s’est vraiment axée sur la romance au détriment du côté dystopie ce qui m’a un peu déçue tant l’idée de base m’avait plu. La romance est beaucoup trop présente à mon goût ce qui donne un côté répétitif à l’histoire alors que le potentiel était présent pour en faire une histoire vraiment originale. Malgré tout, la lecture reste plaisante et fluide et devrait plaire à tous les fans d’histoires d’amour compliquées pimentées d’un contexte difficile. Caroline Giraud écrit de façon fluide et adaptée au style Young Adult et je la suivrais avec plaisir. 

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Une dystopie qui aurait méritée plus de développement mais un roman qui plaira aux amateurs de romance, d’amours compliquées.

Ma note : 6.5/10

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Chronique Livresque·humour·Romance

Talons hauts et taches de rousseur, tome 1 par Esther Jules

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Fiche Technique :

Editions Numériklivres – 272 pages – ebook ou broché – Romance / Youngadult

Résumé :

Pomme Lambert est une gentille ado de province qui prépare son bac, sage et tranquille, toujours dans les clous.
Lorsqu’elle croise la route d’Éden, le petit ami de sa sœur, ses certitudes vacillent. Les événements s’enchaînent, sous couvert d’une famille parfaite, entre une sœur égocentrique et manipulatrice, une mère émotionnellement aveugle, et un père limite psychopathe. Même s’il n’y a plus de ligne franche entre le noir et le blanc, Pomme va s’y accrocher. Et grandir.
Éden, tiraillé entre Pomme et sa sœur Jolie, sa peur de les blesser, ses secrets, ses incertitudes, va découvrir qu’on ne s’ennuie jamais avec les sœurs Lambert.
Et on ne s’ennuie jamais, non plus, de l’écriture enjouée d’Esther Jules qui nous propose une nouvelle comédie romantique dans l’air du temps avec des personnages allumés embarqués dans une aventure ô combien captivante.

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Mon avis :

Je remercie en tout premier lieu les Editions Numériklivres de m’avoir confié ce roman en service presse et pour leur confiance renouvelée.

Dès la lecture du résumé je me suis dit « oulala ça va être déjanté ! » parce qu’avec des héros qui s’appellent Jolie, Pomme et Eden je pense que l’auteure a un sacré humour. Et ça n’a pas loupé !

Pomme est une jeune femme de 16 ans (bientôt 17 !) qui prépare son bac et dont le rêve est de devenir vétérinaire. Sérieuse la Pomme hein ? Sauf que la pauvre n’est pas vraiment bien entourée entre une sœur menteuse, nympho et manipulatrice, un père limite dictateur qui sombre peu à peu dans la violence et une mère qui semble aussi concernée par sa fille cadette que par l’élevage de bulots, Pomme ne rêve que d’une chose : partir étudier loin ! Mais sa petite vie « tranquille » va être bouleversée lorsqu’elle fait la connaissance d’Eden, le petit ami de Jolie, sa sœur..

Dès le début je me suis attachée à Pomme, c’est une jeune fille sérieuse, gentille, bucheuse. Elle a un rêve et met tout en œuvre pour le réaliser. Elle forme avec ses amis le groupe des « loosers » mais ça ne semble pas la déranger, finalement Pomme est bien dans ses baskets. Mais lorsque Jolie, sa sœur ainée, vient présenter son petit ami à ses parents tout se gâte ! Pomme a un coup de cœur pour le bel Eden (non mais Pomme et Eden ! Ca m’a fait rire un moment…) et celui-ci va devoir faire un choix entre les deux sœurs Lambert.   

Ce roman m’a vraiment fait passer un très bon moment et m’a surtout beaucoup fait rire.. Entre les prénoms improbables qui forcément amènent des jeux de mots, les scènes mythiques et une histoire qui se complique au fil des pages ce tome 1 est vraiment une jolie découverte. Je vous confie un petit secret, j’ai une longue pause déjeuner le midi qui me permet de beaucoup lire.. sauf que je ne suis pas seule dans le bureau. Eh bien, je pense que mes collègues sont soulagés que cette lecture soit terminée, visiblement trop de rigolades ! L’auteure enchaîne les situations cocasses comme la scène de présentation d’Eden aux parents, les réparties comme le pétage de plomb de Pomme le jour de son anniversaire ou les jeux de mots autour des prénoms ce qui nous donne un roman enjoué, léger, qui fait du bien au moral !

Les personnages oscillent entre loufoques, déjantés, sages, dégoulinants d’amour, mythomanes, mabouls, garces.. bref un panel éclectique que j’ai vraiment beaucoup aimé ! Ils sont tous à leur façon attachants autant la bande d’amis à Pomme avec Jenny et Tutu par exemple mais également Greg (qui reste un de mes chouchous..), Emérence, voir même les parents Lambert.. Ces derniers ont la palme pour moi, ils sont prodigieusement excessifs, j’adore !   

Malgré tout, certains thèmes sérieux sont abordés comme l’adolescence et le fait d’être un ado « à part », les parents qui font des différences entre leurs enfants, l’amour fraternel… Ces situations amènent à réflexion sans entacher un instant la bonne humeur de ce livre.   

Esther Jules a une écriture très actuelle qui s’adapte parfaitement aux situations décrites puisque les héros sont de jeunes adultes. Elle a une plume entraînante, pétillante qui embarque le lecteur. Au début, j’avais un peu peur que ce ne soit « qu’une » romance mais pas du tout.. C’est drôle, c’est frais ! Le début est plutôt sage, les héros apprennent à se connaître puis les choses se compliquent entre quiproquos, mensonges et secrets découverts.. L’auteure a réussi le tour de force de me faire apprécier une romance et d’en redemander en plus ! Vivement le tome 2, parce qu’au vue de la fin de celui-ci il risque d’être savoureux..  

Conclusion

Un premier tome vraiment réussi entre amour et humour.. Si vous décidez d’entrer chez les Lambert pour faire connaissance avec cette famille poussez vite la porte vous ne le regretterez pas.. mais méfiez vous tout de même des yaourts à l’ananas !

Ma note : 9/10

Chronique Livresque·humour·policier

Brooklyn Paradis Saison 3 par Chris Simon

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Fiche technique :

Éditions du Réalisme Délirant – 166 pages – ebook ou broché – policier / humour

Résumé :

Courtney Burden à tout : un riche et beau mari, Jeb ; deux magnifiques enfants, Cameron et Sawyer ; un métier créatif et une brownstone de trois étages à Brooklyn, New York, là où tout le monde veut vivre. Alors pourquoi chine t-elle dans les rues ? A-t-elle un problème ? Est-elle cinglée ? Non, juste une chineuse compulsive qui adopte les objets pour se rassurer… Avait-elle besoin de ramasser ce canapé au petit matin au bord du fleuve et de le ramener chez elle ? Non, mais elle le croyait abandonné sur ce parking paumé. Sauf qu’il ne l’était pas. Et qu’il appartient à des gars pas cool du tout, qui tiennent à leurs affaires… Et que ces gars, super vénères, vont tout faire pour le récupérer. Et ça, c’est le début de la fin pour Courtney et les siens. Cocaïne, gangsters, argent et sexe : les meilleurs ingrédients pour faire exploser une famille modèle. Il y a une bonne dose d’humour aussi… pour sauver les meubles.

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Mon avis :

Un très grand merci à Chris Simon, l’auteure, pour sa confiance renouvelée ! La Saison 3 était attendue de pied ferme et j’ai été ravie qu’elle me la confie en service presse..

Attention, ma chronique risque de vous spolier si vous n’avez pas lu la saison précédente (ce que je trouve parfaitement inadmissible ! non mais !). Bon… pour rattraper votre retard vous pouvez déjà lire mes chroniques pour la SAISON 1 et la SAISON 2.

Les Burden apprennent le décès de Jason, le fils de leurs amis et camarade de leur fils ainé Cameron. Une situation compliquée à gérer émotionnellement qui va entraîner en plus de la peine des rebondissements inattendus chez notre héroïne avec toujours au cœur du problème le fameux canapé et la cocaïne qu’il contient.

Cette nouvelle saison commence assez tristement : le décès d’un adolescent, la peine de son entourage, le désespoir des ses parents.. Les Burden sont touchés par cette perte et mesurent leur chance que cela n’ait pas été Cameron. Ce dernier, quant à lui, oscille entre culpabilité et désir de côtoyer Sam et ses sbires. La vie de toute la famille est donc perturbée surtout lorsque la police s’en mêle.

J’ai retrouvé avec bonheur tous les protagonistes de cette série vraiment géniale : Courtney et sa passion de la glane, Cameron, Sawyer, Harlan le majordome.. Les personnages sont toujours aussi savoureux avec une pointe d’émotion supplémentaire. Chris Simon réussit à donner à chaque personnage plus de profondeur et à nous montrer leurs travers également. Je pense notamment à Jeb, le mari de Courtney, qui m’a choquée par ses décisions, Courtney qui m’a émue lorsqu’elle s’occupe de son amie Katherine. On en apprend également plus sur Harlan qui me fait toujours autant rire mais que j’ai trouvé touchant. Cameron reste le personnage le plus présent puisqu’il est au centre (avec le canapé !) de toute cette histoire de cocaïne. Et bien entendu, Sam et son langage imagé est toujours aussi méchant et drôle.

L’histoire continue parfaitement dans sa lancée, elle est très bien menée. Elle avance de façon toujours aussi rythmée et chaque épisode est un régal. C’est sans doute ce découpage qui fait qu’il n’y a pas de temps mort. Un virage a été prit avec le décès de Jason qui fait que l’histoire devient bien plus grave. On vit la détresse de ses parents, on entrevoit le choc qu’ils subissent. On suit également les difficultés qu’ont Courtney et Jeb avec leur fils adolescent, le dialogue n’est pas toujours simple. Mais il y a toujours un moment où Chris Simon glisse une petite phrase qui va amuser le lecteur, le faire rire et réussir à détendre l’atmosphère.

La plume de Chris Simon m’a encore une fois embarquée dans les rues de Brooklyn en compagnie de Courtney et de sa famille. Elle est fluide, drôle, grave quand il le faut mais toujours aussi addictive puisque maintenant je n’ai vraiment hâte que.. de lire la saison 4 !            

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Une Saison 3 qui m’a énormément touchée et que j’ai tout autant aimé que les deux premières. Cette série est vraiment savoureuse, elle oscille entre l’humour et le drame et rend le lecteur accro comme l’est Cameron du canapé plein de cocaïne…

Ma note : 9/10

 

Chronique Livresque·dystopie

Les Oubliés, tome 2 : Jour Un par Léna Jomahé

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Fiche Technique :

Editions Plume Blanche – 328 pages – ebook ou broché – Dystopie

Résumé :

Ils sont prêts à faire éclater la vérité et rendre la liberté à un peuple ayant vécu trop longtemps dans le mensonge, l’ignorance et l’oppression. Le premier sauvetage l’a prouvé : la route n’est pas sans danger. Eléa, Gabriel, Clara, Louis et tous les autres arriveront-ils vivants au bout de leur aventure ? Une chose est sûre : ce combat laissera des traces aussi bien physiques que psychologiques.

« La liberté n’a pas de prix, mais si mon sang peut aider à l’acheter, alors je serrerai les dents. »

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Mon avis :

Avant tout, je remercie chaleureusement les Editions Plume Blanche de m’avoir confié ce livre en service presse et pour leur confiance.

J’avais lu le tome 1 et j’avais adoré la plume de Lena Jomahé ainsi que l’histoire des Oubliés alors j’étais ravie de pouvoir lire la suite. Mais attention, si vous n’avez pas lu le Tome 1 ma chronique risque de vous spoiler..

Eléa, Gabriel et leurs compagnons ont réussi la mission sauvetage des Oubliés non sans pertes. Ils sont déterminés à libérer le peuple de l’oppression du N.O.M. et à démontrer que la vie hors des coupoles est possible. Ils vont donc devoir reprendre le combat mais la bataille s’annonce longue et difficile et de nombreux obstacles risquent de se mettre sur leur chemin.

Quelle joie de retrouver tous les personnages de ce roman ! J’avais eu un coup de cœur pour le premier tome et j’avais hâte de connaître la suite des aventures d’Eléa et Gabriel. Et je n’ai pas été déçue !

Ce second opus, démarre là où le premier s’achève.. Il m’a donc fallu quelques pages pour me remettre dans l’ambiance, remettre chacun à sa place mais une fois lancée je n’ai pas pu m’arrêter. Il faut dire que Lena Jomahé écrit terriblement bien. Je pourrais dire merveilleusement bien mais elle est tellement sadique avec ses personnages que terrible est plus adapté ! Elle n’hésite pas à les torturer, maltraiter, tuer pour le bien de son histoire et je trouve cela génial. En effet, il s’agit ici d’une guerre et il n’existe pas de conflit sans pertes. Elles sont ici nombreuses, tristes voir même tragiques mais elles sont nécessaires et j’ai aimé la lucidité de l’auteur sur ce point. Sa plume est également addictive, légère et surprenante. Et cerise sur le gâteau, elle a mis en place une alternance de point de vue entre Eléa et Clara qui m’a beaucoup plu. En sommes, je suis fan !

Quant à l’histoire.. Elle démarre plutôt lentement avec l’arrivée de Clara, les présentations et bien sur l’enterrement de Pedro mais une fois la machine lancée l’action s’enchaîne. Nos héros ne vont pas être épargnés et malgré leur jeune âge ils vont être confrontés à des choix difficiles. L’auteure intègre régulièrement à l’histoire des rebondissements inattendus, mais également des moments plus calmes où les sentiments se dévoilent ce qui tient le lecteur en haleine. L’histoire d’amour entre Eléa et Gabriel continue pour notre plus grande joie mais d’autres histoires s’amorcent comme quoi même dans les pires moments l’amour est toujours présent.

Les personnages sont toujours aussi attachants mais il faut bien garder en mémoire que pour la plupart ce sont des adolescents et qu’ils ont parfois des réactions d’ados. Ils ont grandit et murit depuis le début de leur aventure surtout Eléa qui est une jeune femme courageuse et volontaire bien que têtue au possible. J’ai trouvé Gabriel un peu plus effacé dans ce second tome peut-être au profit de Clara qui s’affirme également. Les personnages secondaires sont très présents et bien amenés. Mon seul bémol concerne le Grand Gouverneur. On le découvre en effet impitoyable à la fin du premier tome et malgré quelques interventions au fil du récit il est très peu présent de ce second tome. J’aurais aimé avoir plus de son point de vue.

Pour une fois je vais déroger à ma règle et vous parler de la fin (pas d’inquiétude je n’en dis pas trop…). Cette fin est cruelle, atroce mais excellente et parfaite ! J’ai détesté l’auteure pour sa cruauté mais d’un autre côté je ne l’imaginais pas autrement. Bref, une fin comme je les aime !

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Un second tome qui m’a autant plu que le premier ! Une dystopie excellente et une auteure pleine de talent qu’il va falloir suivre de très, très près !

Ma note : 8/10

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Chronique Livresque·dystopie·fantastique·Jeunesse

Pour une meilleure vie de Frédérique Arnould

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Fiche Technique : 

Autoédition – 207 pages – ebook – Fantastique / Dystopie

Résumé : 

Dans un monde régi par une classe de nantis. Les pauvres tentent de survivre à une politique d’oppression. Après la mort de son père, Émie, une fille de la classe inférieure, va tout perdre en se retrouvant propulsée dans ce monde de privilégiés qu’elle déteste plus que tout. Grâce à une rencontre, elle va surmonter sa haine. Elle va apprendre à évoluer dans ce monde hostile, tout en déjouant les manipulations dont elle est constamment la cible et en découvrant son don.

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Mon avis : 

Un grand merci à Frédérique Arnould, l’auteure, pour m’avoir confier son livre en service presse et pour sa confiance.

Emie vit dans un monde particulièrement injuste où les pauvres, classe dont elle fait partie, travaillent et vivent pour subvenir aux besoins de la classe des nantis. Les milices sont là pour faire respecter cet état de fait et n’hésitent pas à abattre ceux qui dérogent à la règle. Mais la vie d’Emie va basculer avec la mort de son père et l’obligation qui lui est faite d’aller vivre chez les nantis. Elle va laisser derrière elle son ami Henri et n’aura de cesse que de pouvoir le rejoindre. 

Voilà le genre d’histoire que j’aime en général, un monde injuste à la Hunger Games ou Divergente, une jeune héroïne qui va se battre pour ses idées et bien sur un paquet de méchants qui vont se mettre en travers de sa route.  Et le roman de Frédérique Arnould réunit toutes ces données et bien plus ! 

Le monde dans lequel elle nous entraîne est non seulement injuste mais dangereux. En effet, les pauvres y sont traités comme du bétail tout juste bons à travailler dans les mines ou dans les champs pour fournir aux riches ce dont ils ont besoin. Bien entendu, des rebelles ont essayé de s’opposer au régime en place mais sans grand succès. Emie va ressentir cette injustice d’autant plus qu’après avoir vécu la faim avec sa mère et ses sœurs elle va passer, bien malgré elle, du côté des privilégiés et se rendre compte de leur façon de vivre. Emie va naviguer entre trahisons et manipulations même si elle trouvera quelques alliés sur sa route. 

L’histoire est bien menée et à un rythme vraiment agréable. On ne s’ennuie pas et les révélations et actions s’enchaînent rapidement. Les chapitres sont courts ce qui donne une sensation de fluidité au texte, un dynamisme très plaisant. Le mélange de dystopie et de fantastique est vraiment original. En effet, Emie semble posséder des dons particuliers qu’elle va devoir dompter et que le lecteur va découvrir en même temps qu’elle. 

Les personnages sont bien décrits. J’ai particulièrement aimé Henri qui est attachant, il est entier et fidèle et ne recule devant rien pour aider Emie. J’ai eu plus de mal avec le personnage d’Emie par contre. C’est une jeune femme courageuse mais j’ai parfois eu envie de la secouer un peu pour la faire réagir. Les personnages secondaires sont parfois un peu trop effacés à mon goût, je pense notamment à Mme Zagler pour laquelle j’aurai aimé avoir plus de détails. Malgré tout, on aime ou on déteste rapidement les protagonistes même si parfois l’auteure nous met sur de fausses pistes.. 

Frédérique Arnould a une plume fluide et très agréable qui nous embarque sans aucune difficulté dans son histoire. Par contre, Emie étant la narratrice j’aurai aimé un peu plus de passion dans l’expression, de sentiments. Le ton est parfois trop neutre ou froid ce qui m’a parfois un peu gêné. Malgré ce petit bémol c’est une très bonne dystopie et je lirai la suite avec plaisir car j’ai hâte de connaître la suite de leurs aventures.

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 Une jolie découverte entre l’histoire et la plume de l’auteure ! Une dystopie vraiment très sympa et très bien écrite qui plaira sans aucun doute aux fans du genre. 

Ma note : 7.5/10

 

Chronique Livresque·Jeunesse·Littérature

Mon petit cœur de pierre de Lucile Caron-Boyer

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Fiche Technique :

Editions Librinova – 226 pages – ebook ou broché – Littérature

Résumé :

Marion a quatorze ans, un meilleur ami qui s’appelle Tom et un cœur de pierre. Du moins, c’est ce que Tom lui dit souvent, et peut-être qu’il n’a pas tout à fait tort.
Cette année, elle rentre en troisième, retrouve son collège, ses camarades de classe, ses habitudes.
Rien à signaler donc.
Enfin si, peut-être.
Le nouveau, Alex, produit sur elle un effet bizarre quand il lui sourit.
Et puis il y a ce prof de SVT qui lui rappelle furieusement quelqu’un…

Un roman qui parle d’adolescence, de la difficulté d’être différent, et d’amitié.
À moins que ce ne soit d’amour, tout simplement.

pile-de-livresMon avis :

Avant tout, je remercie chaleureusement l’auteure, Lucile Caron-Boyer, pour ce service presse et sa confiance.

Marion a 14 ans et fait sa rentrée en 3ème. Elle y retrouve son meilleur ami Tom qui estime qu’elle a un cœur de pierre tant elle refuse d’aimer quelqu’un d’autre que ses proches. Il faut dire que Marion n’est pas très expansive et a un peu de mal à montrer ses sentiments. Mais cette rentrée s’annonce un peu différente.. Un nouveau dans leur classe, Alex lui fait un effet qu’elle n’a jamais ressenti. Et puis son premier cours de SVT lui réserve une surprise, son prof pourrais bien être…

Ce roman est un bonbon ! Une douceur livresque qui m’a replongée dans mes années collège où les amis sont primordiaux, où la cour de récréation ressemble à une jungle sauf que je n’ai jamais eu de Mister-Sexy en prof de SVT (dommage…)

Marion est une jeune fille bien dans ses baskets, elle est bien intégrée et surtout elle forme un duo de choc avec Tom. Mais elle cache au fond de son petit cœur de pierre une fêlure, elle n’a jamais connu son père. Elle n’en parle pas, ne l’exprime pas mais elle aimerait en savoir plus sur lui. J’ai adoré le personnage de Marion ! Elle a la tête sur les épaules mais des comportements de jeune fille de 14 ans, elle a un caractère bien trempé, une bonne dose d’humour et surtout un attachement profond pour ses proches. Tous les personnages de ce roman d’ailleurs sont extrêmement attachants ! Tom, ses blessures enfantines et son humour m’ont beaucoup émue. J’ai aimé cette tranquillité et cet amour qu’il dégage.. Les adultes ne sont pas en reste comme la maman de Marion, Sam son oncle ou Mme Giffault la propriétaire qui sont tous, tour à tour, drôles ou émouvants..

Ce roman traite de sujets importants dans la vie d’un adolescent : les premiers émois, l’amitié, la relation à la famille, l’amour.. Marion va faire de grandes découvertes sur elle-même et à travers les questions qu’elle se pose le lecteur peut ressentir tous les bouleversements qu’entraîne l’adolescence. Des thèmes plus graves comme le harcèlement scolaire sont également abordés et l’auteure les traite avec beaucoup de justesse et de délicatesse. Des situation qui pourraient se produire autour de nous tant on en ressent l’authenticité et l’exactitude.

L’histoire est parfaitement menée, à chaque page qui se tourne on a envie de savoir comment Marion va se sortir des différentes situations. Elle entraîne le lecteur dans sa quête de réponses mais également dans sa vie quotidienne. Elle va partager avec nous toutes ces choses, ces instants qui lui sont si précieux comme son amitié pour Tom, son amour pour sa mère ou son dégoût pour la moustache ! J’ai aimé les touches d’humour qui sont distillées au fil du récit, comme de petites bulles de savon qui détendent après un moment intense.

Ce récit est une friandise où l’on découvre la plume de Lucile Caron-Boyer qui est fluide et fine. Son écriture est pleine d’émotions et de douceur et elle m’a totalement conquise. Elle m’a embarqué dès les premières pages et je n’ai pas pu quitter le livre avant la fin. Un premier roman qui me fait penser que Lucile Caron-Boyer est une jeune auteure plus que prometteuse, à suivre absolument.

en-conclusion

Un coup de cœur pour ce roman tendre et drôle, un roman jeunesse qui plaira autant aux adolescents qu’aux parents. Une douceur livresque qui vous laissera un sourire sur les lèvres..

Ma note : 9/10