Chronique Livresque·suspense

Terminus par Jonathan Theroude

Fiche technique :

Editions Nouvelle Bibliothèque – 221 pages – broché – Roman noir

Résumé :

Vincent Kaplan avait tout pour être heureux. Une situation professionnelle, une vie de couple épanouie et une fille merveilleuse. Mais il a tout foiré. Par faiblesse. Ou par vanité. Ou par stupidité peut-être… Une lente descente aux enfers commence.

Mais la vie est faite de rencontres. Parfois salvatrices. Une lente remontée vers la lumière s’opère alors. Non sans difficulté. Non sans doute. Non sans appréhension. Le prix du chemin de la rédemption. Peut-être…
Il renoue, doucement, avec tout ce qu’il a perdu. Et des ténèbres surgit la lumière. D’abord une faible lueur d’espoir. Ensuite, une folle promesse de retrouvailles avec sa fille, Marie, perdue de vue depuis si longtemps.

La vie est faite de rencontres. De bonnes et de mauvaises. Au bon moment ou au mauvais moment.

Pour le meilleur et le pire. Pour le meilleur ou le pire.

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Mon avis :

Tout d’abord, je remercie les Editions Nouvelle Bibliothèque et en particulier Emma de m’avoir proposé ce nouveau partenariat et pour leur confiance.

Vincent Kaplan est un homme à la cinquantaine passée, alcoolique et dépressif et pourtant Vincent avait tout pour être heureux dans la vie. Après de brillantes études, il épouse la femme de sa vie, a un bon job.. Mais que s’est-il passé pour qu’il en arrive à une telle déchéance ? Quelle fut son erreur ? Son faux pas ?

Ce roman est centré sur Vincent, ses choix, sa vie.. On le suit entre son présent sordide, sa vie ratée et son passé heureux en compagnie de Babeth. Il avait tout pour être comblé mais il a commis LA faute qui fait tout basculer, qui fait chavirer son existence. L’auteur nous entraîne entre les deux temporalités grâce à des flash-backs, il nous montre comment le plus beau jour d’une vie peut être également celui du pire cauchemar. Plus on en apprend sur Vincent et plus on se rend compte que finalement la vie ne tient pas à grand chose : au mauvais endroit au mauvais moment, une décision hasardeuse, une envie et tout bascule.. Malgré tous ses travers, il va tenter de faire pénitence, de rattraper ses erreurs mais la vie est comme un train lancé à toute vitesse il faut prendre garde au terminus.

Le personnage de Vincent Kaplan est vraiment intéressant. En effet, plus il s’enfonçait et plus je le trouvais attachant. Non pas que je souhaite du mal aux gens mais je le trouvais imbu de lui même, égocentrique mais au fil des pages il se dévoile, se raconte et j’ai fini par vraiment l’apprécier. Finalement Vincent n’est qu’un être humain qui agit selon ses envies, peut faire des erreurs, il n’est pas parfait, ni mieux ni pire que la majorité des gens. Les personnages secondaires prennent également de l’envergure au fur et à mesure qu’on les découvre. L’auteur distille des détails qui nous les rendent complètement humains et crédibles. J’ai été particulièrement touchée par Louis et son histoire.

Ce roman a été une très belle découverte à mes yeux, non seulement pour l’histoire, noire comme je les aime mais également pour la plume de l’auteur. Elle est très actuelle, fluide et aborde des sujets sensibles et graves comme l’alcoolisme, l’acceptation de soi, la dépression. Malgré tout, j’ai trouvé que l’auteur incluait une pointe d’optimisme dans son récit : le désir qu’à Vincent de renouer avec sa fille Marie après tant d’années, son amitié avec Louis, sont des lueurs dans sa vie sans couleur. Et pour une fois, je vous donnerai mon sentiment sur la fin (pas d’inquiétude, je ne spoile pas !!). C’est une fin glaçante mais tellement juste, elle reflète ce qu’est la vie dans toute sa noirceur.

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Une lecture sombre mais addictive, un véritable page-turner puisqu’une fois commencé je n’ai pas su m’arrêter avant d’avoir lu le dernier mot. Vincent, Marie et les autres resteront dans ma mémoire pour longtemps…

Ma note : 8.5/10

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Chronique Livresque·suspense·Thriller

Les Pantins marionnettistes, Tome 2 : L’Île du ouï-dire par Samantha Cortenbach

Fiche technique :

Autoédition – 462 pages – ebook ou broché – Suspense / Thriller

Résumé :

Deuxième et dernier volume des Pantins Marionnettistes, le diptyque grand-guignolesque d’une vendetta de masse.

Braham, 1939.

Après le drame du château des Roches, Christian s’est réfugié sur l’île de Braham. Il y retrouve une flopée d’anciens ennemis, réunis là-bas pour refonder la congrégation. En quête de vengeance, il s’entoure d’un groupe d’alliés aux multiples compétences : la communauté. Mais l’imminence de la guerre précipite le départ de leurs ennemis. Pour les retenir de force, ils établissent un plan redoutable, visant à isoler l’île du reste du monde. Par un jeu de manipulation des masses et de falsification de l’information, la communauté grandira jusqu’à s’étendre à l’île entière, pour la plonger dans une psychose collective, qui finira par gagner ses instigateurs…

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Mon avis :

Je remercie chaleureusement Samantha Cortenbach de m’avoir permis de lire la suite de son diptyque en service presse et pour sa gentillesse.

La lecture du Tome 1 avait été pour moi une très belle découverte et j’avais donc hâte d’en apprendre plus sur la fameuse île de Braham et surtout d’en savoir plus sur Christian Hann et consorts.

Dès les premières lignes, j’ai de nouveau plongé dans cette ambiance un peu glauque, un peu effrayante qu’est le monde de Christian Hann et, pourtant, j’ai été heureuse de le retrouver !  

On retrouve donc Christian Hann qui vit sur l’île de Braham, loin de l’ambiance du château des Roches mais où il va croiser la route d’autres protagonistes de cette partie de son existence. En effet, d’anciens membres de la Grailleacht, qui ont quitté l’organisation, ont également trouvé refuge sur cette île et il n’en fallait pas plus pour réveiller les envies de vengeance de Christian, faire que le monstre tapi en lui laisse exploser sa haine.

Ce tome 2 est tout aussi captivant que le premier et j’avoue même une préférence pour celui-ci qui m’a plus donné le sentiment de lire un thriller.. La violence y est toujours présente, la soif de sang et de douleur également. On y retrouve tous les ingrédients qui m’avaient plu dans le premier opus mais avec un petit côté plus « calme » (si j’ose dire..). On continue la découverte du passé de Christian initiée lors du tome 1 par Andrea et ainsi comprendre comment il a pu devenir ce tueur froid et sanguinaire. Il va ici, grâce à son charisme et son machiavélisme, réussir à manipuler les foules, à isoler une île complète ainsi que ses habitants et à leur faire croire que c’est pour leur bien. L’histoire est complexe dans son développement mais vraiment prenante et bien ficelée et j’avoue avoir eu du mal à lâcher le livre avant la fin (et pourtant c’est un bon pavé déjà !). J’ai adoré suivre la capacité de manipulations des uns et des autres, leurs excès, les extrêmes auxquels ils ne vont pas hésiter à aller entraînés par la haine, la vengeance et la folie.

Outre l’histoire, les personnages sont vraiment exceptionnels. Samantha Cortenbach leur insuffle une profondeur et une finesse de caractère que j’ai particulièrement apprécié. Le personnage de Christian Hann est marquant, dérangeant, attachant. Il est violent mais je n’ai pas réussi à lui en tenir rigueur, allez savoir le pourquoi du comment.. J’ai aussi un petit faible pour Sarah qui frôle la folie (ou la dépasse allégrement selon les cas) et pour les jumeaux Noah et Adam qui sont tantôt attachants tantôt un peu flippants.. Bref, tous les personnages m’ont marqué aussi bien les principaux que les secondaires qui sont également très bien travaillés.

Ce diptyque est une très belle découverte tout comme la plume de son auteure, Samantha Cortenbach. Elle fait preuve d’une imagination incroyable (et effrayante !!!) mais j’ai vraiment adhéré à l’histoire, à  son écriture riche et subtile et à la façon dont tout est mené. Je vais suivre Samantha avec beaucoup d’intérêt surtout si tous ses futurs romans sont de la même veine que cette série.   

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Un tome 2 qui complète parfaitement le diptyque entre haine et violence, Christian saura – t- il trouver la force d’oublier son passé pour mener une vie ordinaire..

Ma note : 8.5/10

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Chronique Livresque·fantastique·suspense

Les fantômes du passé par Barbara Laurame

Fiche technique : 

Autoédition – 146 pages – ebook – Surnaturel

Résumé : 

Bridget est une jeune antiquaire passionnée par son métier.
Sortant d’une déception sentimentale, elle se jette à fond dans son activité et achète, aux enchères, un lot de cartons de vaisselles et autres objets provenant de Hardwood Castle, château qui a la réputation d’être hanté.
Bridget s’amuse de ce fait, pourtant, depuis ce jour, elle se sent surveillée et des événements surnaturels s’abattent sur elle.
Qui la surveille et pourquoi ?
Qu’a-t-elle à voir avec les entités qui s’en prennent à elle et à sa mère ?
Et lorsqu’au travers de cette aventure, elle vient à rencontrer l’amour, peut-elle seulement avoir confiance ?

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Mon avis : 

Avant tout, je remercie vivement l’auteure Barbara Laurame, de m’avoir permis de lire son roman en service presse. 

L’histoire commence tranquillement, avec Bridget, une jeune antiquaire, qui déballe les cartons d’objets anciens achetés à la vente aux enchères à laquelle elle vient d’assister. Un sentiment diffus s’installe en elle, comme une sensation d’être épiée mais Bridget mets ça sur le compte de la fatigue. Au fur et à mesure de son déballage, la jeune antiquaire va faire de jolies découvertes dont certaines vont changer irrémédiablement sa vie.

L’auteure nous entraîne dans une histoire où le passé resurgit alors que l’héroïne ne s’y attend pas sous la forme d’un fantôme plutôt agressif. Bridget et sa mère vont devoir y faire face pour comprendre en quoi elles sont concernées par ces entités qui les hantent.

L’idée du roman est très bonne avec des rebondissements, un personnage mystérieux, des révélations qui font avancer l’histoire. Le fait que le format soit plutôt court fait qu’il m’a manqué parfois un peu de détails ou de précisions et notamment sur les sentiments. J’ai eu un peu de mal à m’attacher aux personnages car ils m’ont semblé un peu « froids » surtout la mère à Bridget. Par contre, j’ai beaucoup aimé cet inconnu qui m’a beaucoup amusé et dont on se demande en quoi il est concerné par tout cela.. L’idée d’inclure un chien (appelé Paul !) m’a beaucoup plu car il apporte une touche d’humour et de légèreté au texte.    

Une grande part de cette histoire touche au paranormal avec la présence de fantômes et j’ai trouvé que c’était vraiment bien mené. Barbara Laurame nous rend ces entités plutôt réelles non seulement par ses descriptions mais également par la façon dont elle nous explique leurs histoires personnelles. Chaque apparition est bien amenée et j’ai particulièrement apprécié ces passages. 

Ceci est le premier roman de Barbara Laurame et je suis certaine que ce n’est pas le dernier. Elle fait preuve d’imagination et sa plume est très agréable à lire. Elle maîtrise parfaitement son histoire et sait où elle veut nous mener. Je me suis doutée assez rapidement de certains points mais malgré cela l’auteure réussit à tenir le suspense jusqu’à la toute fin de l’histoire. 

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Malgré un manque de développement, ce roman nous laisse présager de futurs beaux écrits de l’auteure Barbara Laurame. Alors si vous aimez les fantômes et les sombres histoires issues du passé vous trouverez ici de quoi passer un bon moment ! 

Ma note : 7/10

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Chronique Livresque·Littérature·suspense

Fanny N. par Alice Quinn

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Fiche technique :

Les indés – 160 pages – ebook ou broché – Littérature

Résumé :

Fanny N. adore les bébés. En avoir un à elle, c’est le rêve de sa vie. Quand elle les regarde, au parc, dans leurs poussettes, avec leurs mamans, l’envie monte, monte… et peut-être aussi la jalousie. Car Fanny N. a 33 ans, mesure 1,59 m, pèse 100 kilos, et vit encore chez sa mère, qui l’infantilise totalement. Il faut dire que Fanny N. n’est pas tout à fait comme la majorité des jeunes femmes de son âge, avec son corps dévasté par des monstres et sa simplicité d’esprit proche de celle des petits dont elle s’occupe à la crèche. Alors les prétendants au titre de père ne se bousculent pas au portillon. Que faire, dans ces conditions ? Que faire de cette tendresse qui la dévore au fil du temps ? Que faire de ces désirs frustrés, de cette douleur insupportable ? Que faire, lorsque l’envie devient obsession ? Barricadée derrière ses éclairs de lucidité, d’humour et d’autodérision, Fanny N. pourra-t-elle tenir encore longtemps ou finira-t-elle par exploser comme une bombe à retardement ? 

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Mon avis :

Avant tout, je remercie chaleureusement Alice Quinn, l’auteure, pour ce service presse et sa confiance renouvelée.

J’avais eu le plaisir de découvrir la plume d’Alice grâce à son roman « Au pays de Rosie Maldonne T4 : Nom de code Mémé Ruth » dont vous pourrez lire la chronique ICI et que j’avais vraiment beaucoup aimé. C’était drôle, déjanté avec des personnages attachants alors j’avais hâte de la découvrir dans un autre registre, plus sombre, plus grave..

Fanny N. est une jeune femme de 33 ans qui n’a qu’une obsession en tête depuis ses 5 ans : avoir un bébé rien qu’à elle. Elle travaille dans une crèche, elle va au parc mais malgré tous ces bébés qu’elle observe, qu’elle épie, son désir de maternité est toujours aussi présent, envahissant. Et les choses ne risquent pas d’évoluer avec une mère qui l’infantilise, un physique qui n’attire pas et son esprit aussi simple par moment que celui d’un enfant.

Alice Quinn change ici totalement de registre, elle nous livre un roman noir qui emmène le lecteur entre naïveté et folie dans une histoire vraiment prenante mais également déstabilisante. Un langage très cru, un personnage principal qui ne laisse pas indifférent une seconde, une histoire profondément triste qui m’a fait voyager dans l’esprit torturé de Fanny N. pour essayer de la comprendre. L’auteure utilise une méthode originale pour nous faire pénétrer son esprit, le changement intempestif de narrateur. Tantôt Fanny s’adresse au lecteur tantôt le narrateur est extérieur un peu comme si sa conscience s’adressait directement à nous. Cette écriture est assez perturbante mais totalement adaptée.

Fanny N. est un court roman à l’ambiance vraiment sombre, noire, pesante. Chaque page tournée enfonce un peu plus le lecteur dans ce sentiment d’étouffement. On voit Fanny  évoluer, tromper son monde en disant aux psychiatres ce qu’ils veulent entendre, sombrer toujours un peu plus dans son envie d’avoir son bébé. Fanny idéalise ce bébé : son bébé sera gentil, il n’aimera qu’elle, son bébé sera bien élevé, propre, il lui fera des sourires.. Il faut dire qu’elle est seule Fanny, elle vit avec sa mère qui la traite comme si elle était encore une enfant, n’a pas d’amis, a perdu son père très jeune, a un monstre qui demande à être nourrit dans le ventre alors ce bébé c’est une bouée de sauvetage à laquelle elle se raccroche et que la nature lui refuse.

Le personnage de Fanny N. est tellement ambigu qu’il m’a laissé un sentiment étrange.. Elle est touchante à cause de sa solitude, de son histoire personnelle, de sa pathologie. J’ai également eu un sentiment de protection vis à vis d’elle dû à son entourage et notamment sa mère. Mais elle est également haïssable lorsqu’elle manipule son monde de façon tout à fait consciente. J’aurai aimé pouvoir la rassurer, la consoler tant elle m’a attendrie mais elle m’a également fait trembler suite à des actes cruels. Elle est inclassable, inoubliable et m’a marqué pour très longtemps, c’est certain.   

L’écriture est comme l’histoire : percutante, addictive. A chaque mot, on a envie d’en savoir plus, de découvrir jusqu’où Fanny peut aller. Les changements de narrateur, le langage cru font que l’on s’immerge vraiment dans le récit, que l’on plonge en apnée dans ce texte. Certaines images sont très fortes et accentue ce sentiment de malaise. Par contre, et j’ai particulièrement apprécié cela, à aucun moment Alice Quinn ne tombe dans le vulgaire. C’est sordide, c’est terrifiant, c’est triste, mais c’est toujours poignant, touchant.. Une claque, une lecture qui marque, qui reste !

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Une lecture qui m’a profondément émue, où l’on touche du doigt la folie, l’obsession. Un roman poignant dont l’auteure maîtrise parfaitement le sujet au point que j’ai eu l’impression parfois de pénétrer vraiment dans l’esprit de Fanny N.

Ma note : 8.5/10

 

 

 

Chronique Livresque·suspense

L’intrus par Annabelle Blangier

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Fiche Technique :

Rebelle Editions – 256 pages – ebook ou broché – Suspense

Résumé :

Le Jeu de la Confiance est l’émission télévisée à la mode : six candidats, enfermés, sont filmés en permanence. Leur mission est de découvrir qui, parmi eux, est l’intrus. Celui qui joue contre eux. Celui qui peut tous les faire perdre. La tension et la violence montent peu à peu, sous le regard avide des caméras. Dans un lieu où tout est permis, la paranoïa peut mener à bien des extrêmes.

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Mon avis :

Tout d’abord, je remercie vivement Annabelle Blangier, l’auteure, pour ce service presse et sa gentillesse.

Une télé-réalité, 6 candidats, une maison.. Un enfermement de 3 semaines et un but : démasquer l’intrus pour gagner le pactole de 100.000 € ! Même si cette situation vous parle, dans le Jeu de la Confiance, il n’y a aucune limite, tout est permit pour arriver à ses fins et certains candidats peuvent vouloir gagner à tout prix quelques soient les sacrifices à faire..

J’avoue que ce qui m’a attiré l’œil en premier lieu c’est la couverture. Je l’ai trouvée vraiment belle et intrigante. La lecture du résumé m’a confortée dans l’idée que ce livre allait me plaire, moi qui adore les huis-clos..

Les choses démarrent tranquillement, le lecteur va faire connaissance avec les 6 candidats au Jeu de la Confiance : Derek, Jason, Luke, Malika, Angie et Ellen. Ces 6 personnages vont se dévoiler au fil des pages, nous allons découvrir leurs motivations à participer à ce jeu, leurs caractères, leurs histoires personnelles. Mais nous allons également faire connaissance avec le 7ème personnage de ce huis-clos : les caméras ! En effet, elles ont un rôle extrêmement important dans cette histoire, elles voient tout, elle savent tout, elles influencent les candidats par leur unique présence.

L’histoire est vraiment intéressante, voir évoluer ces 6 personnes enfermées sans aucun contact extérieur est fascinant. On sent arriver le moment où les choses vont déraper, où l’enfermement sera trop dur, on devine (ou pas…) lequel va craquer en premier. On voit les alliances se former ou se défaire, on suit le cheminement de chacun dans la recherche de l’intrus tout en faisant nos propres déductions.. A chaque rebondissement tout est remis en question, et on repart à la chasse aux indices.

Les personnages sont également très bien construits, l’auteure distille au fil des pages des informations concernant chacun des candidats pour nous permettre se reconstituer leurs vies à l’extérieur de la maison. Chacun a une raison plus ou moins bonne d’être là, de participer à ce jeu et surtout de vouloir gagner. J’ai beaucoup aimé les découvrir, chercher à comprendre leurs motivations mais également à essayer de débusquer l’intrus en même temps qu’eux. Certains sont plus attachants que d’autres, certains vont dévoiler des facettes de leurs personnalités effrayantes ou attendrissantes, d’autres vont se montrer implacables, froids ou calculateurs mais une chose est sûre aucun ne sortira indemne de cette maison.

L’auteure a privilégié le côté psychologique de l’histoire, il y a bien entendu de l’action et des rebondissements inattendus mais Annabelle Blangier nous montre à travers cette histoire les extrêmes que l’Homme est capable d’accepter pour parvenir à ses fins mais aussi, et surtout, le machiavélisme dont peut faire preuve La Chaîne pour faire de l’audience. On se rend compte également de la pression que peut représenter le fait d’être filmer sans aucune interruption, de voir chacun de ses gestes ou de ses paroles épiés.

Annabelle Blangier a une écriture fluide, agréable et directe qui fait que l’on est prit au jeu très rapidement et que l’on a envie de savoir jusqu’où tout cela vous mener les 6 candidats. Elle rend cette histoire addictive et j’espère pouvoir la découvrir rapidement avec d’autres histoires.

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Un roman vraiment réussi qui plaira aux fans de huis-clos. Une histoire prenante qui fera se demander au lecteur jusqu’où il pourrait aller pour gagner…

Ma note : 8.5/10

 

 

Chronique Livresque·polar·suspense

John Fade – mAc A dAmes de Grégory Bryon

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Fiche Technique : 

Autoédition – 32 pages – ebook – Policier / Science Fiction – Nouvelle

Résumé : 

John Fade est un détective privé du 23e siècle exerçant à New Boston. Ancien policier, il se sert de son expérience et de ses relations pour retrouver des personnes disparues.

Alors qu’il vient tout juste de clôturer sa dernière affaire, un certain « Triple A » semble s’en prendre aux prostituées. La police ne s’en préoccupant pas, le détective décide de pousser l’enquête, qui l’emmènera dans les endroits les plus sombres de la ville.

***

« John Fade » est une série de nouvelles de polar-SF dont « mAc À dAmes » est le second volume.

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Mon avis : 

Tout d’abord je remercie chaleureusement Grégory Bryon de m’avoir confié ce tome 2 en service presse et pour sa confiance.

Ça a été un régal de retrouver John Fade dans une nouvelle aventure.. En effet, je vous parlais il y a quelques jours du tome 1 (John Fade – L’affaire Johan Jones), qui m’avait fait prendre conscience du potentiel des nouvelles, format qui me plait de plus en plus. 

John Fade, ancien flic devenu détective privé, se remet tranquillement de sa dernière enquête lorsqu’il est abordé en plein dîner par Polak, homme de main du mafieux Jimmy Falcone. John est contraint de le suivre et se voit proposer du travail par Falcone. En effet, ses prostituées disparaissent et il aimerait bien pouvoir mettre la main sur celui qui a l’outrecuidance de le défier. 

Encore une fois la magie du futur a agit sur moi. J’ai adoré retrouver les années 2260 et toutes les nouveautés technologiques.. En effet, dans ce nouvel opus John nous entraîne dans une enquête où il va devoir se servir de son flyster, utiliser son holocom et boire un vin californien visiblement naturel (ouf !). L’auteur m’a, une nouvelle fois, emporté dans ce monde où tout nous est familier mais différent (la description du parc pour enfant est un peu flippante au vu des noms…). Des explications sur les inventions ou la façon de vivre du 23ème siècle sont glissées dans le texte permettant au lecteur d’imaginer sans mal cette époque lointaine où la retraite se prendrait au bout de 30 ans de bons et loyaux services.  

John va, pour cette nouvelle enquête, se frotter à la mafia locale et à Jimmy Falcone en particulier. Il va de nouveau payer de sa personne pour pouvoir mener ses investigations à leur terme. Le personnage de John est de plus en plus attachant au fil des tomes. Je l’avais déjà beaucoup apprécié dans le 1er opus mais ici il nous montre un côté intègre et humain que j’ai particulièrement aimé. Son amour du passé et sa nostalgie du 20ème siècle sont également toujours présents et font partie intégrante de ce personnage. 

L’histoire est tout aussi captivante et bien menée que la première. J’ai même personnellement préféré celle-ci peut-être parce que je l’ai trouvé plus développée, mieux expliquée. En effet, on suit plus facilement le raisonnement de notre héros qui justifie les raisons de ses démarches, la logique de sa pensée au fur et à mesure. Il va devoir utiliser toutes ses ressources afin de mettre la main sur le fameux Triple A qui serait à l’origine des disparitions de prostituées. C’est encore une très bonne histoire policière que nous livre l’auteur, rondement menée. 

Grégory Bryon confirme ici mon coup de cœur pour sa plume. Il entraîne le lecteur dans cette aventure avec une écriture énergique et sans temps mort et bien que le format soit court l’histoire est parfaitement accomplie. 

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Un second opus encore plus entraînant qui permet de nous immerger un peu plus dans le 23ème siècle.. Un 3ème tome étant paru je vous en parlerais très vite mais si vous aimez les héros charismatiques et les enquêtes policières John Fade est fait pour vous ! 

Ma note : 8.5/10

 

Chronique Livresque·dystopie·suspense

Ruines, Tome 1 Nuit de Sophia Laurent

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Fiche Technique :

Autoédition – 252 pages – ebook ou broché – Dystopie / Aventure

Résumé :

Alex… Quatre lettres qui se débattent pour rester à flot.

C’est tout ce qu’il connaît de lui. Le reste, ce monde dévasté, ces hommes qui veulent sa peau, son corps aussi détérioré que son esprit et cette bande d’adolescents plus sauvages les uns que les autres… Le reste est flou, vague, sombre.

Il va chercher la lumière à travers cette nuit qui lui est tombée dessus. Et rencontrer dangers, aventures, et… amis ?

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Mon avis :

Un grand merci à l’auteure, Sophia Laurent, de m’avoir confié son livre en service presse.

J’avoue que j’ai de suite été attirée par la couverture qui est mystérieuse au possible et lorsque j’ai vu que c’était une dystopie je n’ai pas hésité une seconde, un de mes genres préférés !

Une ruelle sombre, un jeune homme se réveille et s’aperçoit très rapidement qu’il n’a plus aucun souvenir. Sa seule certitude reste son prénom Alex. Sa route va croiser une bande d’adolescents qui survit dans ce monde en ruines et il va devoir se battre pour se faire accepter et essayer de récupérer sa mémoire.

Dès le départ, le lecteur est aussi perdu qu’Alex.. On est à l’affut du moindre détail qui pourrait non seulement nous en apprendre plus sur ce mystérieux adolescent mais également sur le monde qui l’entoure et qui ne semble pas très réjouissant. J’ai beaucoup aimé ce mystère qui oblige le lecteur à s’identifier au personnage, à entrer dans sa peau. L’action commence très vite, à peine les yeux ouverts qu’Alex a déjà des ennuis puis sa route va croiser celle de Maxim, chef d’une bande d’adolescents qui forment une sorte d’armée et se battent pour leur survie. 

L’histoire est vraiment très prenante, on tourne rapidement les pages pour combler les blancs, pour en apprendre plus. Il y a de l’action mais aussi une tension psychologique entre les personnages. En effet, Alex n’est pas forcément accepté de tous et va se faire des ennemis sans compter son passé qui le rattrape peu à peu. Mais également des alliés, voir des amis.. J’ai vraiment apprécié la façon dont l’auteure distille les renseignements, un peu au compte goutte, le suspense reste présent tout au long du roman même lorsqu’un minuscule pan du l’énigme est dévoilée.

Les personnages m’ont beaucoup plu surtout Maxim et Beth. J’ai eu plus de mal à m’accrocher à Alex même si j’ai souvent ressenti de l’empathie pour lui. Son petit côté rebelle et insolent le rende tantôt attachant tantôt tête à claque. Beth et Maxim, sont, quant à eux, attachants chacun pour des raisons différentes. Elle pour sa délicatesse mais aussi sa force de caractère et Maxim pour son engagement auprès des enfants et ados qu’il a sous sa responsabilité et son côté protecteur que j’ai trouvé touchant. Tous les protagonistes sont très bien pensés même si parfois j’aurais aimé que l’auteur développe un peu plus leur caractère ou nous donne plus de détails sur leur passé. Peut être en saurons-nous plus dans le second tome !?

En tout cas, je suis vraiment ravie de cette lecture et d’avoir découvert la plume de Sophia Laurent qui est précise, fluide et qui m’a mené exactement là où elle le voulait sans que je m’en rende compte. Généralement je ne parle pas des fins mais là j’avoue qu’elle m’a scié ! J’ai d’ailleurs hâte de pouvoir lire la suite !

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Un très bonne dystopie qui ravira les amateurs du genre mais pas que.. une lecture agréable et addictive qui vous fera passer un très bon moment ! Sophia Laurent est une jeune auteure à suivre !

Ma note : 8/10

 

 

 

Chronique Livresque·Littérature·suspense

La perfidie d’un ange de Evelyne Sants

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Fiche Technique :

Auto-édition – 252 pages – ebook ou broché – Suspense

Résumé :

Sarah est une jeune fille dotée d’une intelligence hors norme. Elle a la chance d’être entourée par des parents amoureux et bienveillants, mais ce cadre idyllique ne lui convient pas forcément. Sarah se met en quête d’un destin exceptionnel, qu’elle choisira elle-même et qui sera à la hauteur de son intelligence, mais pour accomplir ce destin elle n’aura aucun état d’âme, aucun scrupule. Ses capacités intellectuelles lui serviront d’arme pour évincer tous ceux qui entraveront son chemin. Sa force mentale et sa froideur lui donneront le pouvoir de ne pas vaciller face à l’amour des autres. Existe-t-il quelqu’un d’assez puissant pour contrarier son narcissisme débridé ? Existe-t-il quelqu’un d’assez généreux pour lui pardonner l’impardonnable ?

pile-de-livresMon avis :

Tout d’abord, je remercie chaleureusement Evelyne Sants, l’auteure, pour l’envoi de ce service presse.

Sarah est une jeune fille qui a tout pour être heureuse : des parents aimants, une vie posée et surtout une intelligence qui la place au dessus de la moyenne. Mais Sarah a de grandes ambitions pour elle-même et surtout elle ne tolère ni qu’on la contrarie ni qu’on se mette sur son chemin. Elle va donc tout faire pour obtenir la vie dont elle rêve mais surtout qu’elle estime mériter..

La première chose qui m’ait plu c’est la couverture. Je l’ai trouvé vraiment très belle et harmonieuse.

A la lecture du résumé j’étais très intriguée par le personnage de Sarah et je dois dire que je le suis toujours.. J’ai rarement vu une héroïne si peu attachante, mais je pense que l’auteure l’a voulu ainsi.  En effet, Sarah est froide, imbue d’elle-même, elle n’aime rien ni personne et surtout pas ses proches. Elle pense sa mère faible, son père docile, sa tante parfaite (la seule qui trouve grâce à ses yeux..). Les êtres humains ne sont apparemment sur Terre que pour la glorifier. Mais du coup, c’est ce qui donne le côté intéressant du livre, comment Sarah va – t – elle pouvoir imposer sa volonté à tous ces êtres faibles et si peu intelligents ? J’avoue que ce côté perfide, mauvais de la jeune femme lui donne un côté fascinant, donne envie au lecteur d’en savoir plus sur elle.

C’est un livre où le côté psychologique est très présent, les pensées, les dialogues entre personnages prennent beaucoup de place. Il y a également de l’action surtout lorsque Sarah entre en scène et décide que telle ou telle personne ne lui est plus d’aucune utilité. Le développement des personnages est très intéressants et leur évolution plutôt juste même si j’aurai aimé qu’il soit parfois plus poussé. En tout cas, les quelques années que couvrent ce roman sont très intenses au niveau des sentiments des protagonistes, un peu comme un grand huit émotionnel.

Autant, je n’ai pas pu m’attacher une seule seconde à l’héroïne, malgré mon attirance pour elle, autant j’ai beaucoup aimé Emily, sa cousine. Celle-ci est gentille, agréable et j’ai aimé son ingéniosité pour tenter de révéler la vérité sur Sarah. Emily, comme les autres personnages a un côté bon et attachant qui nous fait ressentir de l’empathie à leur égard. Cette gentillesse est à l’extrême opposé du caractère de Sarah, bien qu’elle soit bonne actrice et il est intéressant de voir ces contraires évoluer ensemble et la façon dont Sarah va évincer ceux qui gênent son ascension.

Il faut reconnaître en qualité à la jeune fille une très grande volonté et une force de caractère à toute épreuve. Elle décide et exécute ses envies sans aucun état d’âme, ce qui la rend, je dois l’avouer, fascinante. Mon seul bémol est que je n’ai pas assez ressenti son « intelligence » même si celle-ci nous est décrite et expliquée. Elle est certes sans scrupule mais j’aurai aimé la voir évoluer dans une autre sphère que le milieu familial pour que sa supériorité intellectuelle nous soit « prouvée » et non pas uniquement martelée par Sarah ou ses proches.

en-conclusion

Une lecture qui va plonger le lecteur dans la vie d’une héroïne atypique mais que l’on a envie de suivre afin de savoir jusqu’où elle peut aller.

 

Ma note : 7/10

 

 

Chronique Livresque·steampunk·suspense

L’Horloge de la XIIIe heure de Camille X. Morgan

Fiche Technique :

177 pages – ebook

Résumé :

6 mai 1889 – L’Exposition universelle ouvre ses portes. Entre les nombreux objets de grande valeur, Camille, voleuse professionnelle, a déjà jeté son dévolu sur l’Horloge de la XIIIe Heure, pièce curieuse et surprenante, auréolée de légendes alchimiques promettant à son possesseur la vie éternelle. Cependant, il semble que l’Horloge intéresse aussi un étrange baron allemand.  L’aventure se complique quand la jeune femme part enquêter pour son mentor, un professeur d’archéologie renommé, sur le suicide d’un jeune homme apparemment sans histoires. Y a-t-il un lien avec celui du fabricant de l’Horloge ? Les légendes aiguiseraient-elles les convoitises jusqu’au meurtre ? Et qui est vraiment ce noble allemand ?

Mon avis :

Tout d’abord, je remercie vivement Camille X. Morgan l’auteur de m’avoir confié son livre en service presse.

Ce qui m’a de suite attiré est la couverture, la Tour Eiffel et le 19ème siècle étant des ingrédients que j’apprécie généralement en littérature, je n’ai pas beaucoup attendu pour me plonger dans l’intrigue.

Camille est une jeune femme ravissante, qui a beaucoup de succès auprès des hommes et surtout.. une voleuse hors pair ! Elle décide donc que l’Horloge de la XIIIe heure qu’elle admire lors de l’Exposition Universelle doit lui appartenir, et ce que Camille veut, généralement Camille obtient… Mais il va falloir compter avec quelques obstacles : une enquête suite à un suicide suspect, des retrouvailles, une rencontre, des trahisons, de la bagarre.. bref un cocktail d’aventures détonnant !

Dès les premières pages, j’ai été captivée par ce roman ! L’auteur a une très belle plume fluide et agréable totalement adaptée à l’époque. J’ai donc lu les 177 pages en peu de temps et j’ai même trouvé ça trop court finalement !

Le personnage de Camille est vraiment extraordinaire. Elle est drôle, charmante, elle a par moment un caractère épouvantable mais elle est extrémement attachante. Une héroïne comme je les aime ! L’auteur a bien développé sa psychologie, elle n’est pas qu’une jolie fille un peu farfelue elle a de la profondeur, une histoire.. Son passé, que l’auteur nous distille au fil du roman, en fait une héroïne touchante. Les personnages secondaires sont tous aussi bien travaillés, ma préférence allant à Mr Chevrain..

L’histoire, quant à elle, est tout simplement excellente ! Haletante sans temps mort, juste quelques pauses pour laisser le lecteur reprendre son souffle, elle est également pétillante grâce à Camille mais aussi très bien construite et ficelée. L’intrigue se tient parfaitement et on tourne les pages sans même s’en rendre compte jusqu’au dénouement final et inattendu.

Le cadre du Paris de 1889 est très bien rendu avec de jolies descriptions tout comme le côté industriel autour de l’Exposition Universelle, de la Tour de 300 mètres et des inventions qui en font un très bon roman Steampunk.

Un excellent roman Steampunk avec une héroïne attachante et des aventures fantastiques. Je n’aurais qu’une question.. A quand la suite ??!!

Ma note : 9/10

Chronique Livresque·Romance·suspense

Dans une autre vie peut-être de Fanny Rieubon

Fiche Technique :

Editions : L’ivre Book – 277 pages – Suspense (sorti le 7 mai 2016)

Résumé :

Une malédiction peut-elle durer éternellement ?

Suite à un accident de voiture, Lucy sombre dans le coma. Elle en sort trois mois plus tard, totalement amnésique. Pour essayer de retrouver sa mémoire perdue et guérir des mystérieuses crises de somnambulisme dont elle est victime depuis sa sortie de l’hôpital, elle a recours à l’hypnose.

Contre toute attente, ces séances la poussent sur la trace de vies antérieures.

À travers ses retours en arrière, d’abord dans l’Irlande celtique, puis pendant la Seconde Guerre mondiale, elle comprend qu’elle fait l’objet d’une persécution multiséculaire qui se poursuit dans le présent. Le meurtre en héritage !

À la lumière du passé, elle va essayer de déjouer le mortel schéma dont elle est prisonnière. Lucy parviendra-t-elle à échapper à la route sanglante que le destin lui a tracée et à pouvoir enfin vivre son amour avec Alexis ? Ou la sinistre fatalité l’emportera-t-elle une fois encore ?

Mon avis :

Avant tout, je remercie Fanny Rieubon de m’avoir proposé son livre en service presse, une démarche qui m’a beaucoup touchée.

Lucy est une jeune femme dévastée qui vient de vivre une rupture amoureuse. Un soir de tempête alors qu’elle circule en voiture elle est victime d’un accident, sombre dans le coma puis se réveille amnésique. Dans l’espoir de retrouver la mémoire, elle effectue des séances d’hypnose qui plutôt que de lui réveler son passé immédiat vont l’entraîner à la découverte de ses vies antérieures.

A la lecture du résumé, j’ai été très attirée par cette histoire. Qui n’a jamais pensé avoir été une grande Reine ou un grand chef de clan dans une vie antérieure ? Cléopâtre, Napoléon ou Marie-Antoinette ? Des destins tragiques mais toujours auréolés de gloire, d’amour ou de mystère. Cette histoire me semblait vraiment prometteuse et originale.. Et j’avoue que je n’ai pas été déçue !

J’ai particulièrement aimé la façon dont Fanny Reubion a mené cette intrigue. On alterne les chapitres entre le présent et le passé, on voit les personnages de Lucy, Alexis et Roman évoluer selon les époques. Chaque période est extrèmement bien documentée et décrite, on sent que l’auteur maîtrise vraiment bien son sujet tant son écriture est précise.

Sa plume est vraiment riche, mon seul petit bémol est que j’ai trouvé parfois quelques lourdeurs dans le style mais ça ne gâche absolument rien au plaisir de cette lecture. J’ai tourné les pages sans même m’en apercevoir tant j’avais hâte de savoir comment ce trio allait se sortir de cette situation. Si le cycle infernal de la malédiction allait être rompu..

Les personnages sont aussi très bien construit et ce dans chaque vie. Mon préféré étant étrangement Serge Dunier, le détective privé. Le personnage de Lucy m’a aussi beaucoup touché de par son courage et sa tenacité. Elle n’hésite pas à se mettre en danger pour l’homme qu’elle aime, elle est entière et fidèle.

Ce livre nous offre une très belle romance à travers le temps et l’espace. Des âmes-soeurs qui se cherchent et toujours se trouvent malgré les obstacles, la cruauté ou la folie. Un message d’amour et d’espoir porté par ce roman qui fait du bien et qui laisse ouverte une très belle possibilité : et si tout ne s’arrêtait pas le jour de notre mort ?

Si vous aimez les histoires d’amour compliquées et à suspense, si vous aimez les personnages torturés, l’amour fou ce roman est fait pour vous. Pour ma part, j’ai pris beaucoup de plaisir à le lire, à découvrir chaque époque et à espérer que l’amour soit plus fort que tout..

Ma note : 8/10