Chronique Livresque·nouvelle·suspense

La Dame Du Deuxième par Nora Samir

Quelques informations…

Auto-édition – 37 pages – ebook – Littérature / Nouvelle

Un résumé ?

La vie semble soudainement sourire à Mélissandre. Une place in extremis aux Beaux-Arts et un appart luxueux dans un immeuble haussmannien à Paris. Son bonheur est troublé par une voisine au comportement étrange. Au fil du temps, percer le mystère de cette énigmatique « Dame du 2ème » va devenir une véritable obsession pour la jeune femme. Va-t-elle réussir à la croiser un jour, à lui parler, et peut être à découvrir son secret ?

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Mon avis :

Je remercie l’auteure, Nora Samir, de m’avoir permis de lire cette nouvelle en service presse via le site Simplement.Pro.

Mélissandre est une jeune femme solitaire à qui la vie semble enfin sourire : un bel appartement prêté, une place aux Beaux-Arts.. Une nouvelle vie semble s’offrir à elle ! Sauf, que sa curiosité est attisée par cette voisine aussi invisible qu’énigmatique et percer ce mystère va vite devenir une obsession pour Mélissandre.

Le format nouvelle me plaît de plus en plus même si c’est un exercice difficile pour les auteurs. En effet, il faut réussir à rendre une histoire complète et des personnages travaillés en quelques dizaines de pages ce qui n’est pas évident.

« La dame du deuxième » n’échappe pas à la règle et à la difficulté. Nora Samir a trouvé un très bon sujet qui débouche sur une histoire bien pensée. En effet, la jeune Mélissandre a peu d’amis, pas de famille; seule elle est en quête du bonheur. Elle va effleurer ce but dans son nouvel immeuble, faire des rencontres qui la marqueront. A cela s’ajoute une touche de mystère autour de cette voisine, une pointe de suspense et des personnages plutôt attachants.

Mais malheureusement, le format court n’était peut-être pas la solution… Je pense que l’idée aurait méritée d’être plus exploitée et développée car, du coup, certains faits arrivent de façon un peu rapide voir même comme un cheveu sur la soupe. Ce qui est vraiment dommage même si au final l’histoire se tient.

Mais, à mon sens, le gros point noir de cette nouvelle est la correction. En effet, de nombreuses fautes d’orthographes, de concordances des temps ou des maladresses de langage m’ont gâché le plaisir de la lecture. Et c’est vraiment regrettable ! Je pense qu’il serait judicieux que Nora Samir retravaille un peu cette nouvelle, quitte à en faire un court roman pour que le lecteur apprécie vraiment son idée et qu’elle puisse l’exploiter à fond.

Par contre, je dois dire que j’ai vraiment apprécié le personnage de Mélissandre. En effet, la jeune femme est douce et attachante. Elle m’a touchée et fait penser à une petite souris qui chercherait du réconfort. Un personnage qui, encore une fois, mérite une vitrine bien plus large.

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Une idée qui mériterait d’être plus développée car « La dame du deuxième » recèle suspense et secrets, de quoi plaire aux lecteurs.

Ma note : 5.5/10

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Chronique Livresque·policier·suspense

Royal Cat par Mylène Ormerod

 

Quelques informations…

Editions Dreelune – 360 pages – ebook ou broché – policier / suspense

Un résumé ?

L’inspecteur Arik vient d’être transféré à un nouveau poste. Son supérieur est formel: c’est sa dernière chance dans les forces de l’ordre. Son tempérament fougueux et irresponsable lui a presque valu une mise à pied définitive. Alors, cette fois-ci, il s’est promis de ne plus faire de zèle. Mais voilà que la belle Aneria et son chat disparu débarquent dans sa vie et bouleversent tous ses plans. Ce qui ne devait être qu’une banale histoire de chat perdu se transforme vite en véritable cauchemar. Il s’engouffre dans les rues noires de la ville, se perd dans ses plus sombres travers. Sur les traces d’une menace terrifiante, l’inspecteur Arik arrivera-t-il à protéger Aneria ? Un roman trépidant qui plaira aux amoureux des chats et aux amateurs de polars.

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Mon avis :

Je remercie vivement Mylène Ormerod, l’auteure, de m’avoir fait de nouveau confiance en me permettant de lire ce roman en service presse.

J’avais lu il y a quelques temps déjà sa nouvelle « A pas de loup » que j’avais beaucoup apprécié tant par son histoire que par l’écriture et la plume de son auteure. J’étais donc ravie de retrouver Mylène Ormerod dans ce roman policier où l’un des personnages principaux est un chat.

Anéria est une habituée du commissariat de sa ville, elle vient signaler la disparition de son chat très régulièrement. Alors, lorsque le petit nouveau, l’inspecteur Arik, prend sa plainte il ne la prend pas au sérieux mais ses collègues lui font vite comprendre qu’il doit rechercher Misty malgré ce qu’il en pense. Mais la disparition de ce chat fugueur n’est que le début d’une enquête qui va les entraîner bien plus loin que la simple recherche d’un chat perdu.

Ce roman se divise en plusieurs parties puisqu’Aneria et l’inspecteur Arik vont vivre plusieurs aventures reliées les unes aux autres. Au début, une simple fugue de chat, rien de bien anormal concernant Misty apparemment mais sa maîtresse est une angoissée. Puis, les deux jeunes gens vont être embarqués dans une aventure bien plus glauque, bien plus sombre. Je dois dire que la première partie m’a semblé un peu longuette, le temps que l’histoire et les personnages se mettent en place, mais j’étais ravie de retrouver la plume de Mylène Ormerod. Le déroulé est plutôt bien pensé puisqu’il va crescendo.  

On passe progressivement d’une histoire que je qualifierai d’un peu loufoque (en effet, qui va signaler que son chat n’est pas rentré de la nuit au commissariat ?) à un thriller assez sanglant et angoissant. A cela s’ajoute une histoire d’amour qui, même si elle prend pas mal de place, est sympathique et agréable à voir évoluer. Elle s’imbrique totalement dans le récit ce qui m’a beaucoup plu.

Les personnages ne m’ont pas tous convaincus mais j’ai beaucoup aimé Misty ! Un chat d’une intelligence rare et un peu hautain, j’adore ! Il est omniprésent que ce soit physiquement ou dans la pensée des protagonistes, il influence leurs décisions et leur permet de démêler les situations. J’avoue avoir un peu moins accroché avec les humains même si Arik est plutôt sympathique et attachant. Par contre, le personnage d’Aneria m’a laissé sur ma faim. Je l’ai préféré à la fin mais j’aurais aimé qu’elle soit plus poussée, travaillée qu’on prenne vraiment la mesure de son caractère. Le personnage d’Olof par contre m’a beaucoup plu.. Bien que sans lien de sang, il tient à Aneria comme à sa propre fille et est limite surprotecteur. 

Retrouver la plume de Mylène Ormerod a été une véritable joie car comme la première fois, j’ai trouvé qu’elle était toujours aussi agréable, fluide et bien travaillée. Elle réussit encore une fois à donner une place importante à l’animal, à lui faire prendre toute sa dimension dans l’histoire. J’ai passé un très bon moment de lecture et j’espère pouvoir continuer à lire cette jeune auteure très prometteuse !

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Une lecture sympathique qui vous entraînera dans les aventures d’Arik, Aneria et surtout de Misty.. Heureusement qu’il veille sur ses humains !

Ma note : 7/10

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anticipation·Chronique Livresque·nouvelle·suspense

La Trappe par M.I.A.

Fiche technique :

Edition Hélène Jacob – 84 pages – ebook ou broché – Anticipation / Nouvelle

Résumé :

Un homme, Une trappe, Un Gardien… … et sept minutes à attendre, avant le Jugement.
Venez partager ses derniers instants sur la Trappe…

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Mon avis : 

Un immense merci aux Editions Hélène Jacob pour leur confiance et leur gentillesse, c’est un plaisir de collaborer avec eux.

Un tel résumé ne pouvait que m’attirer.. A la lecture de ces 2 lignes mon cerveau était en ébullition et croulait sous les questions alors je n’ai pas résisté longtemps. D’autant plus qu’il s’agit d’une nouvelle et que j’apprécie vraiment ce format. 

Un homme est debout sur une trappe.. Pourquoi ? Il lui reste 7 minutes à attendre.. Pourquoi ? Avant le Jugement.. Quel jugement ? Pourquoi ? Un Gardien est présent.. Qui est-il ? Et ce n’est qu’un petit échantillon de mon état d’esprit lorsque j’ai débuté cette lecture.. Puis on comprend.. 

L’histoire débute par la fin (j’adore cette façon de faire ! C’est vraiment original et un exercice pas simple à mener) et l’homme debout sur la Trappe nous dévoile petit à petit son histoire. Un braquage qui tourne mal, des morts et le voilà, dernier de son groupe, à attendre ce Jugement. Mais au fil des pages, on s’aperçoit que la société dans laquelle il vit est toujours la notre mais est très différente malgré tout. Les lois, les armes, les peines sont plus dures, la présence de Mentalistes ou du Module font froid dans le dos.. Un société où il ne fait pas bon braquer une banque alors pourquoi le faire ? 

Le personnage principal, Jérémy, m’a vraiment touchée. Tout d’abord par son statut au sein de cette société mais également par sa gentillesse, son empathie. Dès le départ j’ai voulu comprendre comment il avait pu en arriver là, ce qui a rendu ma lecture non seulement captivante mais addictive. Le format court ne permet pas toujours de bien expliciter les personnages mais j’ai trouvé qu’ici ce n’était pas du tout un frein, bien au contraire. M.I.A. pose les bases de chacun, nous dévoile leurs contours et cela m’a largement suffit pour me faire mon idée sur chacun d’eux. 

Drôle de nom que M.I.A pour un auteur non ? Tout simplement parce que cela signifie  «Missing In Action»  et que cela concrétise la rencontre de deux amis séparés par 1500 km et qui travaillent leurs romans à distance. Original et pourtant ça marche ! J’ai découvert ces auteurs grâce à la Trappe et je ne compte pas m’arrêter là , je lirais avec plaisir leurs autres livres. L’écriture est directe, actuelle, fluide, imagée et les auteurs font preuve de beaucoup d’imagination pour créer un monde futuriste et en distiller par petite touche les informations. J’ai vraiment adoré cette lecture qui en plus a une fin comme je les aime ! 

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Une lecture captivante et bien trop courte tant elle m’a plu ! Un héros a qui il reste 7 minutes pour nous faire comprendre pourquoi il est sur cette Trappe.. Une nouvelle que je recommande vivement ! 

Ma note : 9/10

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Chronique Livresque·suspense

Terminus par Jonathan Theroude

Fiche technique :

Editions Nouvelle Bibliothèque – 221 pages – broché – Roman noir

Résumé :

Vincent Kaplan avait tout pour être heureux. Une situation professionnelle, une vie de couple épanouie et une fille merveilleuse. Mais il a tout foiré. Par faiblesse. Ou par vanité. Ou par stupidité peut-être… Une lente descente aux enfers commence.

Mais la vie est faite de rencontres. Parfois salvatrices. Une lente remontée vers la lumière s’opère alors. Non sans difficulté. Non sans doute. Non sans appréhension. Le prix du chemin de la rédemption. Peut-être…
Il renoue, doucement, avec tout ce qu’il a perdu. Et des ténèbres surgit la lumière. D’abord une faible lueur d’espoir. Ensuite, une folle promesse de retrouvailles avec sa fille, Marie, perdue de vue depuis si longtemps.

La vie est faite de rencontres. De bonnes et de mauvaises. Au bon moment ou au mauvais moment.

Pour le meilleur et le pire. Pour le meilleur ou le pire.

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Mon avis :

Tout d’abord, je remercie les Editions Nouvelle Bibliothèque et en particulier Emma de m’avoir proposé ce nouveau partenariat et pour leur confiance.

Vincent Kaplan est un homme à la cinquantaine passée, alcoolique et dépressif et pourtant Vincent avait tout pour être heureux dans la vie. Après de brillantes études, il épouse la femme de sa vie, a un bon job.. Mais que s’est-il passé pour qu’il en arrive à une telle déchéance ? Quelle fut son erreur ? Son faux pas ?

Ce roman est centré sur Vincent, ses choix, sa vie.. On le suit entre son présent sordide, sa vie ratée et son passé heureux en compagnie de Babeth. Il avait tout pour être comblé mais il a commis LA faute qui fait tout basculer, qui fait chavirer son existence. L’auteur nous entraîne entre les deux temporalités grâce à des flash-backs, il nous montre comment le plus beau jour d’une vie peut être également celui du pire cauchemar. Plus on en apprend sur Vincent et plus on se rend compte que finalement la vie ne tient pas à grand chose : au mauvais endroit au mauvais moment, une décision hasardeuse, une envie et tout bascule.. Malgré tous ses travers, il va tenter de faire pénitence, de rattraper ses erreurs mais la vie est comme un train lancé à toute vitesse il faut prendre garde au terminus.

Le personnage de Vincent Kaplan est vraiment intéressant. En effet, plus il s’enfonçait et plus je le trouvais attachant. Non pas que je souhaite du mal aux gens mais je le trouvais imbu de lui même, égocentrique mais au fil des pages il se dévoile, se raconte et j’ai fini par vraiment l’apprécier. Finalement Vincent n’est qu’un être humain qui agit selon ses envies, peut faire des erreurs, il n’est pas parfait, ni mieux ni pire que la majorité des gens. Les personnages secondaires prennent également de l’envergure au fur et à mesure qu’on les découvre. L’auteur distille des détails qui nous les rendent complètement humains et crédibles. J’ai été particulièrement touchée par Louis et son histoire.

Ce roman a été une très belle découverte à mes yeux, non seulement pour l’histoire, noire comme je les aime mais également pour la plume de l’auteur. Elle est très actuelle, fluide et aborde des sujets sensibles et graves comme l’alcoolisme, l’acceptation de soi, la dépression. Malgré tout, j’ai trouvé que l’auteur incluait une pointe d’optimisme dans son récit : le désir qu’à Vincent de renouer avec sa fille Marie après tant d’années, son amitié avec Louis, sont des lueurs dans sa vie sans couleur. Et pour une fois, je vous donnerai mon sentiment sur la fin (pas d’inquiétude, je ne spoile pas !!). C’est une fin glaçante mais tellement juste, elle reflète ce qu’est la vie dans toute sa noirceur.

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Une lecture sombre mais addictive, un véritable page-turner puisqu’une fois commencé je n’ai pas su m’arrêter avant d’avoir lu le dernier mot. Vincent, Marie et les autres resteront dans ma mémoire pour longtemps…

Ma note : 8.5/10

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Chronique Livresque·suspense·Thriller

Les Pantins marionnettistes, Tome 2 : L’Île du ouï-dire par Samantha Cortenbach

Fiche technique :

Autoédition – 462 pages – ebook ou broché – Suspense / Thriller

Résumé :

Deuxième et dernier volume des Pantins Marionnettistes, le diptyque grand-guignolesque d’une vendetta de masse.

Braham, 1939.

Après le drame du château des Roches, Christian s’est réfugié sur l’île de Braham. Il y retrouve une flopée d’anciens ennemis, réunis là-bas pour refonder la congrégation. En quête de vengeance, il s’entoure d’un groupe d’alliés aux multiples compétences : la communauté. Mais l’imminence de la guerre précipite le départ de leurs ennemis. Pour les retenir de force, ils établissent un plan redoutable, visant à isoler l’île du reste du monde. Par un jeu de manipulation des masses et de falsification de l’information, la communauté grandira jusqu’à s’étendre à l’île entière, pour la plonger dans une psychose collective, qui finira par gagner ses instigateurs…

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Mon avis :

Je remercie chaleureusement Samantha Cortenbach de m’avoir permis de lire la suite de son diptyque en service presse et pour sa gentillesse.

La lecture du Tome 1 avait été pour moi une très belle découverte et j’avais donc hâte d’en apprendre plus sur la fameuse île de Braham et surtout d’en savoir plus sur Christian Hann et consorts.

Dès les premières lignes, j’ai de nouveau plongé dans cette ambiance un peu glauque, un peu effrayante qu’est le monde de Christian Hann et, pourtant, j’ai été heureuse de le retrouver !  

On retrouve donc Christian Hann qui vit sur l’île de Braham, loin de l’ambiance du château des Roches mais où il va croiser la route d’autres protagonistes de cette partie de son existence. En effet, d’anciens membres de la Grailleacht, qui ont quitté l’organisation, ont également trouvé refuge sur cette île et il n’en fallait pas plus pour réveiller les envies de vengeance de Christian, faire que le monstre tapi en lui laisse exploser sa haine.

Ce tome 2 est tout aussi captivant que le premier et j’avoue même une préférence pour celui-ci qui m’a plus donné le sentiment de lire un thriller.. La violence y est toujours présente, la soif de sang et de douleur également. On y retrouve tous les ingrédients qui m’avaient plu dans le premier opus mais avec un petit côté plus « calme » (si j’ose dire..). On continue la découverte du passé de Christian initiée lors du tome 1 par Andrea et ainsi comprendre comment il a pu devenir ce tueur froid et sanguinaire. Il va ici, grâce à son charisme et son machiavélisme, réussir à manipuler les foules, à isoler une île complète ainsi que ses habitants et à leur faire croire que c’est pour leur bien. L’histoire est complexe dans son développement mais vraiment prenante et bien ficelée et j’avoue avoir eu du mal à lâcher le livre avant la fin (et pourtant c’est un bon pavé déjà !). J’ai adoré suivre la capacité de manipulations des uns et des autres, leurs excès, les extrêmes auxquels ils ne vont pas hésiter à aller entraînés par la haine, la vengeance et la folie.

Outre l’histoire, les personnages sont vraiment exceptionnels. Samantha Cortenbach leur insuffle une profondeur et une finesse de caractère que j’ai particulièrement apprécié. Le personnage de Christian Hann est marquant, dérangeant, attachant. Il est violent mais je n’ai pas réussi à lui en tenir rigueur, allez savoir le pourquoi du comment.. J’ai aussi un petit faible pour Sarah qui frôle la folie (ou la dépasse allégrement selon les cas) et pour les jumeaux Noah et Adam qui sont tantôt attachants tantôt un peu flippants.. Bref, tous les personnages m’ont marqué aussi bien les principaux que les secondaires qui sont également très bien travaillés.

Ce diptyque est une très belle découverte tout comme la plume de son auteure, Samantha Cortenbach. Elle fait preuve d’une imagination incroyable (et effrayante !!!) mais j’ai vraiment adhéré à l’histoire, à  son écriture riche et subtile et à la façon dont tout est mené. Je vais suivre Samantha avec beaucoup d’intérêt surtout si tous ses futurs romans sont de la même veine que cette série.   

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Un tome 2 qui complète parfaitement le diptyque entre haine et violence, Christian saura – t- il trouver la force d’oublier son passé pour mener une vie ordinaire..

Ma note : 8.5/10

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Chronique Livresque·fantastique·suspense

Les fantômes du passé par Barbara Laurame

Fiche technique : 

Autoédition – 146 pages – ebook – Surnaturel

Résumé : 

Bridget est une jeune antiquaire passionnée par son métier.
Sortant d’une déception sentimentale, elle se jette à fond dans son activité et achète, aux enchères, un lot de cartons de vaisselles et autres objets provenant de Hardwood Castle, château qui a la réputation d’être hanté.
Bridget s’amuse de ce fait, pourtant, depuis ce jour, elle se sent surveillée et des événements surnaturels s’abattent sur elle.
Qui la surveille et pourquoi ?
Qu’a-t-elle à voir avec les entités qui s’en prennent à elle et à sa mère ?
Et lorsqu’au travers de cette aventure, elle vient à rencontrer l’amour, peut-elle seulement avoir confiance ?

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Mon avis : 

Avant tout, je remercie vivement l’auteure Barbara Laurame, de m’avoir permis de lire son roman en service presse. 

L’histoire commence tranquillement, avec Bridget, une jeune antiquaire, qui déballe les cartons d’objets anciens achetés à la vente aux enchères à laquelle elle vient d’assister. Un sentiment diffus s’installe en elle, comme une sensation d’être épiée mais Bridget mets ça sur le compte de la fatigue. Au fur et à mesure de son déballage, la jeune antiquaire va faire de jolies découvertes dont certaines vont changer irrémédiablement sa vie.

L’auteure nous entraîne dans une histoire où le passé resurgit alors que l’héroïne ne s’y attend pas sous la forme d’un fantôme plutôt agressif. Bridget et sa mère vont devoir y faire face pour comprendre en quoi elles sont concernées par ces entités qui les hantent.

L’idée du roman est très bonne avec des rebondissements, un personnage mystérieux, des révélations qui font avancer l’histoire. Le fait que le format soit plutôt court fait qu’il m’a manqué parfois un peu de détails ou de précisions et notamment sur les sentiments. J’ai eu un peu de mal à m’attacher aux personnages car ils m’ont semblé un peu « froids » surtout la mère à Bridget. Par contre, j’ai beaucoup aimé cet inconnu qui m’a beaucoup amusé et dont on se demande en quoi il est concerné par tout cela.. L’idée d’inclure un chien (appelé Paul !) m’a beaucoup plu car il apporte une touche d’humour et de légèreté au texte.    

Une grande part de cette histoire touche au paranormal avec la présence de fantômes et j’ai trouvé que c’était vraiment bien mené. Barbara Laurame nous rend ces entités plutôt réelles non seulement par ses descriptions mais également par la façon dont elle nous explique leurs histoires personnelles. Chaque apparition est bien amenée et j’ai particulièrement apprécié ces passages. 

Ceci est le premier roman de Barbara Laurame et je suis certaine que ce n’est pas le dernier. Elle fait preuve d’imagination et sa plume est très agréable à lire. Elle maîtrise parfaitement son histoire et sait où elle veut nous mener. Je me suis doutée assez rapidement de certains points mais malgré cela l’auteure réussit à tenir le suspense jusqu’à la toute fin de l’histoire. 

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Malgré un manque de développement, ce roman nous laisse présager de futurs beaux écrits de l’auteure Barbara Laurame. Alors si vous aimez les fantômes et les sombres histoires issues du passé vous trouverez ici de quoi passer un bon moment ! 

Ma note : 7/10

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Chronique Livresque·Littérature·suspense

Fanny N. par Alice Quinn

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Fiche technique :

Les indés – 160 pages – ebook ou broché – Littérature

Résumé :

Fanny N. adore les bébés. En avoir un à elle, c’est le rêve de sa vie. Quand elle les regarde, au parc, dans leurs poussettes, avec leurs mamans, l’envie monte, monte… et peut-être aussi la jalousie. Car Fanny N. a 33 ans, mesure 1,59 m, pèse 100 kilos, et vit encore chez sa mère, qui l’infantilise totalement. Il faut dire que Fanny N. n’est pas tout à fait comme la majorité des jeunes femmes de son âge, avec son corps dévasté par des monstres et sa simplicité d’esprit proche de celle des petits dont elle s’occupe à la crèche. Alors les prétendants au titre de père ne se bousculent pas au portillon. Que faire, dans ces conditions ? Que faire de cette tendresse qui la dévore au fil du temps ? Que faire de ces désirs frustrés, de cette douleur insupportable ? Que faire, lorsque l’envie devient obsession ? Barricadée derrière ses éclairs de lucidité, d’humour et d’autodérision, Fanny N. pourra-t-elle tenir encore longtemps ou finira-t-elle par exploser comme une bombe à retardement ? 

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Mon avis :

Avant tout, je remercie chaleureusement Alice Quinn, l’auteure, pour ce service presse et sa confiance renouvelée.

J’avais eu le plaisir de découvrir la plume d’Alice grâce à son roman « Au pays de Rosie Maldonne T4 : Nom de code Mémé Ruth » dont vous pourrez lire la chronique ICI et que j’avais vraiment beaucoup aimé. C’était drôle, déjanté avec des personnages attachants alors j’avais hâte de la découvrir dans un autre registre, plus sombre, plus grave..

Fanny N. est une jeune femme de 33 ans qui n’a qu’une obsession en tête depuis ses 5 ans : avoir un bébé rien qu’à elle. Elle travaille dans une crèche, elle va au parc mais malgré tous ces bébés qu’elle observe, qu’elle épie, son désir de maternité est toujours aussi présent, envahissant. Et les choses ne risquent pas d’évoluer avec une mère qui l’infantilise, un physique qui n’attire pas et son esprit aussi simple par moment que celui d’un enfant.

Alice Quinn change ici totalement de registre, elle nous livre un roman noir qui emmène le lecteur entre naïveté et folie dans une histoire vraiment prenante mais également déstabilisante. Un langage très cru, un personnage principal qui ne laisse pas indifférent une seconde, une histoire profondément triste qui m’a fait voyager dans l’esprit torturé de Fanny N. pour essayer de la comprendre. L’auteure utilise une méthode originale pour nous faire pénétrer son esprit, le changement intempestif de narrateur. Tantôt Fanny s’adresse au lecteur tantôt le narrateur est extérieur un peu comme si sa conscience s’adressait directement à nous. Cette écriture est assez perturbante mais totalement adaptée.

Fanny N. est un court roman à l’ambiance vraiment sombre, noire, pesante. Chaque page tournée enfonce un peu plus le lecteur dans ce sentiment d’étouffement. On voit Fanny  évoluer, tromper son monde en disant aux psychiatres ce qu’ils veulent entendre, sombrer toujours un peu plus dans son envie d’avoir son bébé. Fanny idéalise ce bébé : son bébé sera gentil, il n’aimera qu’elle, son bébé sera bien élevé, propre, il lui fera des sourires.. Il faut dire qu’elle est seule Fanny, elle vit avec sa mère qui la traite comme si elle était encore une enfant, n’a pas d’amis, a perdu son père très jeune, a un monstre qui demande à être nourrit dans le ventre alors ce bébé c’est une bouée de sauvetage à laquelle elle se raccroche et que la nature lui refuse.

Le personnage de Fanny N. est tellement ambigu qu’il m’a laissé un sentiment étrange.. Elle est touchante à cause de sa solitude, de son histoire personnelle, de sa pathologie. J’ai également eu un sentiment de protection vis à vis d’elle dû à son entourage et notamment sa mère. Mais elle est également haïssable lorsqu’elle manipule son monde de façon tout à fait consciente. J’aurai aimé pouvoir la rassurer, la consoler tant elle m’a attendrie mais elle m’a également fait trembler suite à des actes cruels. Elle est inclassable, inoubliable et m’a marqué pour très longtemps, c’est certain.   

L’écriture est comme l’histoire : percutante, addictive. A chaque mot, on a envie d’en savoir plus, de découvrir jusqu’où Fanny peut aller. Les changements de narrateur, le langage cru font que l’on s’immerge vraiment dans le récit, que l’on plonge en apnée dans ce texte. Certaines images sont très fortes et accentue ce sentiment de malaise. Par contre, et j’ai particulièrement apprécié cela, à aucun moment Alice Quinn ne tombe dans le vulgaire. C’est sordide, c’est terrifiant, c’est triste, mais c’est toujours poignant, touchant.. Une claque, une lecture qui marque, qui reste !

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Une lecture qui m’a profondément émue, où l’on touche du doigt la folie, l’obsession. Un roman poignant dont l’auteure maîtrise parfaitement le sujet au point que j’ai eu l’impression parfois de pénétrer vraiment dans l’esprit de Fanny N.

Ma note : 8.5/10

 

 

 

Chronique Livresque·suspense

L’intrus par Annabelle Blangier

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Fiche Technique :

Rebelle Editions – 256 pages – ebook ou broché – Suspense

Résumé :

Le Jeu de la Confiance est l’émission télévisée à la mode : six candidats, enfermés, sont filmés en permanence. Leur mission est de découvrir qui, parmi eux, est l’intrus. Celui qui joue contre eux. Celui qui peut tous les faire perdre. La tension et la violence montent peu à peu, sous le regard avide des caméras. Dans un lieu où tout est permis, la paranoïa peut mener à bien des extrêmes.

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Mon avis :

Tout d’abord, je remercie vivement Annabelle Blangier, l’auteure, pour ce service presse et sa gentillesse.

Une télé-réalité, 6 candidats, une maison.. Un enfermement de 3 semaines et un but : démasquer l’intrus pour gagner le pactole de 100.000 € ! Même si cette situation vous parle, dans le Jeu de la Confiance, il n’y a aucune limite, tout est permit pour arriver à ses fins et certains candidats peuvent vouloir gagner à tout prix quelques soient les sacrifices à faire..

J’avoue que ce qui m’a attiré l’œil en premier lieu c’est la couverture. Je l’ai trouvée vraiment belle et intrigante. La lecture du résumé m’a confortée dans l’idée que ce livre allait me plaire, moi qui adore les huis-clos..

Les choses démarrent tranquillement, le lecteur va faire connaissance avec les 6 candidats au Jeu de la Confiance : Derek, Jason, Luke, Malika, Angie et Ellen. Ces 6 personnages vont se dévoiler au fil des pages, nous allons découvrir leurs motivations à participer à ce jeu, leurs caractères, leurs histoires personnelles. Mais nous allons également faire connaissance avec le 7ème personnage de ce huis-clos : les caméras ! En effet, elles ont un rôle extrêmement important dans cette histoire, elles voient tout, elle savent tout, elles influencent les candidats par leur unique présence.

L’histoire est vraiment intéressante, voir évoluer ces 6 personnes enfermées sans aucun contact extérieur est fascinant. On sent arriver le moment où les choses vont déraper, où l’enfermement sera trop dur, on devine (ou pas…) lequel va craquer en premier. On voit les alliances se former ou se défaire, on suit le cheminement de chacun dans la recherche de l’intrus tout en faisant nos propres déductions.. A chaque rebondissement tout est remis en question, et on repart à la chasse aux indices.

Les personnages sont également très bien construits, l’auteure distille au fil des pages des informations concernant chacun des candidats pour nous permettre se reconstituer leurs vies à l’extérieur de la maison. Chacun a une raison plus ou moins bonne d’être là, de participer à ce jeu et surtout de vouloir gagner. J’ai beaucoup aimé les découvrir, chercher à comprendre leurs motivations mais également à essayer de débusquer l’intrus en même temps qu’eux. Certains sont plus attachants que d’autres, certains vont dévoiler des facettes de leurs personnalités effrayantes ou attendrissantes, d’autres vont se montrer implacables, froids ou calculateurs mais une chose est sûre aucun ne sortira indemne de cette maison.

L’auteure a privilégié le côté psychologique de l’histoire, il y a bien entendu de l’action et des rebondissements inattendus mais Annabelle Blangier nous montre à travers cette histoire les extrêmes que l’Homme est capable d’accepter pour parvenir à ses fins mais aussi, et surtout, le machiavélisme dont peut faire preuve La Chaîne pour faire de l’audience. On se rend compte également de la pression que peut représenter le fait d’être filmer sans aucune interruption, de voir chacun de ses gestes ou de ses paroles épiés.

Annabelle Blangier a une écriture fluide, agréable et directe qui fait que l’on est prit au jeu très rapidement et que l’on a envie de savoir jusqu’où tout cela vous mener les 6 candidats. Elle rend cette histoire addictive et j’espère pouvoir la découvrir rapidement avec d’autres histoires.

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Un roman vraiment réussi qui plaira aux fans de huis-clos. Une histoire prenante qui fera se demander au lecteur jusqu’où il pourrait aller pour gagner…

Ma note : 8.5/10

 

 

Chronique Livresque·polar·suspense

John Fade – mAc A dAmes de Grégory Bryon

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Fiche Technique : 

Autoédition – 32 pages – ebook – Policier / Science Fiction – Nouvelle

Résumé : 

John Fade est un détective privé du 23e siècle exerçant à New Boston. Ancien policier, il se sert de son expérience et de ses relations pour retrouver des personnes disparues.

Alors qu’il vient tout juste de clôturer sa dernière affaire, un certain « Triple A » semble s’en prendre aux prostituées. La police ne s’en préoccupant pas, le détective décide de pousser l’enquête, qui l’emmènera dans les endroits les plus sombres de la ville.

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« John Fade » est une série de nouvelles de polar-SF dont « mAc À dAmes » est le second volume.

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Mon avis : 

Tout d’abord je remercie chaleureusement Grégory Bryon de m’avoir confié ce tome 2 en service presse et pour sa confiance.

Ça a été un régal de retrouver John Fade dans une nouvelle aventure.. En effet, je vous parlais il y a quelques jours du tome 1 (John Fade – L’affaire Johan Jones), qui m’avait fait prendre conscience du potentiel des nouvelles, format qui me plait de plus en plus. 

John Fade, ancien flic devenu détective privé, se remet tranquillement de sa dernière enquête lorsqu’il est abordé en plein dîner par Polak, homme de main du mafieux Jimmy Falcone. John est contraint de le suivre et se voit proposer du travail par Falcone. En effet, ses prostituées disparaissent et il aimerait bien pouvoir mettre la main sur celui qui a l’outrecuidance de le défier. 

Encore une fois la magie du futur a agit sur moi. J’ai adoré retrouver les années 2260 et toutes les nouveautés technologiques.. En effet, dans ce nouvel opus John nous entraîne dans une enquête où il va devoir se servir de son flyster, utiliser son holocom et boire un vin californien visiblement naturel (ouf !). L’auteur m’a, une nouvelle fois, emporté dans ce monde où tout nous est familier mais différent (la description du parc pour enfant est un peu flippante au vu des noms…). Des explications sur les inventions ou la façon de vivre du 23ème siècle sont glissées dans le texte permettant au lecteur d’imaginer sans mal cette époque lointaine où la retraite se prendrait au bout de 30 ans de bons et loyaux services.  

John va, pour cette nouvelle enquête, se frotter à la mafia locale et à Jimmy Falcone en particulier. Il va de nouveau payer de sa personne pour pouvoir mener ses investigations à leur terme. Le personnage de John est de plus en plus attachant au fil des tomes. Je l’avais déjà beaucoup apprécié dans le 1er opus mais ici il nous montre un côté intègre et humain que j’ai particulièrement aimé. Son amour du passé et sa nostalgie du 20ème siècle sont également toujours présents et font partie intégrante de ce personnage. 

L’histoire est tout aussi captivante et bien menée que la première. J’ai même personnellement préféré celle-ci peut-être parce que je l’ai trouvé plus développée, mieux expliquée. En effet, on suit plus facilement le raisonnement de notre héros qui justifie les raisons de ses démarches, la logique de sa pensée au fur et à mesure. Il va devoir utiliser toutes ses ressources afin de mettre la main sur le fameux Triple A qui serait à l’origine des disparitions de prostituées. C’est encore une très bonne histoire policière que nous livre l’auteur, rondement menée. 

Grégory Bryon confirme ici mon coup de cœur pour sa plume. Il entraîne le lecteur dans cette aventure avec une écriture énergique et sans temps mort et bien que le format soit court l’histoire est parfaitement accomplie. 

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Un second opus encore plus entraînant qui permet de nous immerger un peu plus dans le 23ème siècle.. Un 3ème tome étant paru je vous en parlerais très vite mais si vous aimez les héros charismatiques et les enquêtes policières John Fade est fait pour vous ! 

Ma note : 8.5/10

 

Chronique Livresque·dystopie·suspense

Ruines, Tome 1 Nuit de Sophia Laurent

Ruines

Fiche Technique :

Autoédition – 252 pages – ebook ou broché – Dystopie / Aventure

Résumé :

Alex… Quatre lettres qui se débattent pour rester à flot.

C’est tout ce qu’il connaît de lui. Le reste, ce monde dévasté, ces hommes qui veulent sa peau, son corps aussi détérioré que son esprit et cette bande d’adolescents plus sauvages les uns que les autres… Le reste est flou, vague, sombre.

Il va chercher la lumière à travers cette nuit qui lui est tombée dessus. Et rencontrer dangers, aventures, et… amis ?

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Mon avis :

Un grand merci à l’auteure, Sophia Laurent, de m’avoir confié son livre en service presse.

J’avoue que j’ai de suite été attirée par la couverture qui est mystérieuse au possible et lorsque j’ai vu que c’était une dystopie je n’ai pas hésité une seconde, un de mes genres préférés !

Une ruelle sombre, un jeune homme se réveille et s’aperçoit très rapidement qu’il n’a plus aucun souvenir. Sa seule certitude reste son prénom Alex. Sa route va croiser une bande d’adolescents qui survit dans ce monde en ruines et il va devoir se battre pour se faire accepter et essayer de récupérer sa mémoire.

Dès le départ, le lecteur est aussi perdu qu’Alex.. On est à l’affut du moindre détail qui pourrait non seulement nous en apprendre plus sur ce mystérieux adolescent mais également sur le monde qui l’entoure et qui ne semble pas très réjouissant. J’ai beaucoup aimé ce mystère qui oblige le lecteur à s’identifier au personnage, à entrer dans sa peau. L’action commence très vite, à peine les yeux ouverts qu’Alex a déjà des ennuis puis sa route va croiser celle de Maxim, chef d’une bande d’adolescents qui forment une sorte d’armée et se battent pour leur survie. 

L’histoire est vraiment très prenante, on tourne rapidement les pages pour combler les blancs, pour en apprendre plus. Il y a de l’action mais aussi une tension psychologique entre les personnages. En effet, Alex n’est pas forcément accepté de tous et va se faire des ennemis sans compter son passé qui le rattrape peu à peu. Mais également des alliés, voir des amis.. J’ai vraiment apprécié la façon dont l’auteure distille les renseignements, un peu au compte goutte, le suspense reste présent tout au long du roman même lorsqu’un minuscule pan du l’énigme est dévoilée.

Les personnages m’ont beaucoup plu surtout Maxim et Beth. J’ai eu plus de mal à m’accrocher à Alex même si j’ai souvent ressenti de l’empathie pour lui. Son petit côté rebelle et insolent le rende tantôt attachant tantôt tête à claque. Beth et Maxim, sont, quant à eux, attachants chacun pour des raisons différentes. Elle pour sa délicatesse mais aussi sa force de caractère et Maxim pour son engagement auprès des enfants et ados qu’il a sous sa responsabilité et son côté protecteur que j’ai trouvé touchant. Tous les protagonistes sont très bien pensés même si parfois j’aurais aimé que l’auteur développe un peu plus leur caractère ou nous donne plus de détails sur leur passé. Peut être en saurons-nous plus dans le second tome !?

En tout cas, je suis vraiment ravie de cette lecture et d’avoir découvert la plume de Sophia Laurent qui est précise, fluide et qui m’a mené exactement là où elle le voulait sans que je m’en rende compte. Généralement je ne parle pas des fins mais là j’avoue qu’elle m’a scié ! J’ai d’ailleurs hâte de pouvoir lire la suite !

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Un très bonne dystopie qui ravira les amateurs du genre mais pas que.. une lecture agréable et addictive qui vous fera passer un très bon moment ! Sophia Laurent est une jeune auteure à suivre !

Ma note : 8/10