On papote avec...

On papote avec #4… Olivier Tarassot

Bonjour tout le monde ! 

J’espère que vous profitez de ce joli dimanche de printemps pour lire un bon livre, vous détendre… 

Je vous retrouve aujourd’hui pour la 4ème édition de notre rendez-vous #onpapoteavec.. C’est toujours un régal que de discuter avec un auteur et cet après-midi c’est avec Olivier Tarassot que j’ai le bonheur de passer un petit moment. 

Je vous avais parlé il y a quelques semaines d’un très beau roman

« Liberté, je dessine ton visage.. »

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qui m’avait profondément émue et marquée alors je suis ravie de pouvoir en apprendre plus sur celui qui a écrit ce texte si puissant et qui a donné vie à ces personnages qui vivent encore dans ma pensée.. Alors, installez vous confortablement et servez vous un petit café car Olivier Tarassot nous rejoint maintenant.. 

Olivier : 

Je voudrais d’abord te remercier, Emma, de m’accorder cette interview qui permettra aux lecteurs de mieux me connaître, de comprendre le cheminement de mon écriture, le choix du sujet de mon livre. Il est difficile pour un écrivain de pointer le bout de son nez dans cette jungle amazonienne avec un premier roman abordant un sujet terriblement actuel. Merci de permettre à Liberté de tracer son chemin. Je voudrais aussi te remercier pour ton investissement et le soutien que tu apportes aux auteurs à travers tes commentaires, tes chroniques, mais aussi lors de nos échanges. On s’est rencontrés au petit bonheur la chance et je remercie le hasard.

Olivier, dis moi un peu… Quelles sont les conditions de travail lorsque tu écris ? Silence ? Musique ? Café ?

J’écris le plus souvent dans mon bureau, à l’abri du bruit environnant. J’ai besoin de silence et d’un café bien serré. J’écoute parfois de la musique qui sert plutôt à me mettre dans l’ambiance du chapitre que j’écris. Je m’enferme dans ma tour d’ivoire pendant des heures, des nuits parfois. Je me coupe des réseaux sociaux qui constitue souvent une grande distraction.

Comment t’est venue l’envie d’écrire ? Un rêve d’enfant ou une envie plus récente ?

D’aussi loin que je me souvienne, l’envie d’écrire est venue au collège. Je ne me sentais pas à ma place. J’étais un enfant solitaire, fragile. Je me suis isolé du monde. Puis l’adolescence est venue. J’avais l’esprit un peu rebelle. J’étais un jeune homme révolté, écorché. Je passais mes nuits avec Verlaine, Rimbaud, Hugo, Sartre, Camus, Zola et bien d’autres. Durant mon apprentissage, j’ai pris un cahier de brouillon, un stylo plume et j’ai écrit des poèmes qui sont devenus ensuite des textes de chansons. J’ai composé par la suite quelques mélodies avec ma guitare mais j’étais un piètre chanteur. En revanche, j’ai remarqué que mes écrits suscitaient une certaine émotion chez ceux qui me lisaient. J’ai écrit quelques nouvelles, commencé plusieurs manuscrits sans jamais les terminer. Jusqu’à mettre un point final à mon premier roman, ce dont je suis le plus fier.

« Liberté je dessine ton visage » est ton premier roman. Peux-tu nous décrire ton parcours jusqu’à la publication ?

J’ai commencé l’écriture le 7 janvier 2015 et pour l’achever en novembre 2015. En décembre de cette même année, j’ai démarché plusieurs éditeurs parisiens. Mais je me suis précipité. Le livre n’était pas totalement abouti. Il n’a pas trouvé sa place en maison d’édition. Logiquement. Le contexte terroriste n’aidant pas. Quelques mois avant la publication, en mars 2017, j’ai participé au MAZARINE BOOK DAY. Un pitch, un texte, deux jurys et 10 minutes pour convaincre. Hélas, le manuscrit n’a pas été retenu. L’expérience fut cependant enrichissante. Las qu’un éditeur accepte mon manuscrit, j’ai donc rencontré via les réseaux sociaux un script doctor et une correctrice professionnelle. Avec eux, j’ai retravaillé le manuscrit, je l’ai réécrit, j’ai gommé les incohérences, les imperfections, les mots et les phrases inutiles. Je l’ai désépaissi. C’est un travail titanesque, pas le plus plaisant pour un auteur, mais il est indispensable si on veut donner une chance à son livre d’exister. Il faut soigner son texte, jusqu’à la perfection, comme il ne faut pas non plus négliger la couverture qui doit attirer le regard du lecteur et le quatrième de couverture qui doit l’inciter à ouvrir le livre. J’ai donc opté pour une publication via Amazon. L’auto-édition autorise une certaine liberté aussi bien dans le contenu que dans le prix du livre dans sa version numérique ou papier. Je voulais simplement que mon livre rencontre ses lecteurs. Après, la différence avec une maison d’édition classique d’une envergure importante, c’est que tu dois tout faire toi-même : promouvoir ton livre sur les réseaux sociaux, rencontrer les libraires et les convaincre d’organiser des séances de dédicaces, démarcher les correspondants des quotidiens locaux pour espérer un article dans leur journal. Cela prend du temps et de l’énergie mais c’est indispensable si tu veux gagner en visibilité. Battre le tambour et faire du tintamarre pour que ton livre existe. Surtout pour un premier roman. Résultat, quelques mois après, près de 2500 lecteurs. J’ai donc naturellement contacté des maisons d’édition en leur proposant un roman abouti.

Ton premier roman aborde des thèmes très forts comme le terrorisme… Pourquoi avoir choisi ces sujets qui touchent à une actualité plutôt « brûlante » ?

Je suis parti d’un thème qui m’a profondément touché et qui a été l’élément déclencheur de mon écriture : l’attentat perpétré contre Charlie Hebdo. Inconsciemment, la liberté d’expression est devenue un combat, une idée à défendre encore plus. Il me fallait comprendre comment on pouvait en arriver là, à l’extrémisme, à la radicalisation, au fanatisme religieux, aux sentiments mauvais. Mais le terrorisme n’est pas le fond du livre. Ce qui m’intéresse, ce sont les personnages, ce qu’ils peuvent ressentir. Comment trouver le courage, la force et l’envie quand on est confronté à des situations extrêmes. Qu’est-ce qui nous pousse à nous surpasser, à passer par-dessus un mur que l’on n’aurait jamais franchi d’ordinaire. Je voulais créer une intimité entre le personnage et le lecteur : permettre au lecteur d’être acteur de l’histoire en entrant dans la peau de chaque protagoniste, en suivant sa trajectoire, en vibrant avec lui, en souffrant, en se révoltant, en résistant, en hurlant, en pleurant, en espérant, en
aimant. Je m’inspire de l’actualité qui permet véritablement à mon écriture qui est engagée et humaniste de s’exprimer. Je peux ainsi lâcher et transmettre mes émotions.

Et enfin, juste tes trois mots préférés ?

Humanisme, empathie, transmettre.

Je remercie chaleureusement Olivier Tarassot pour le temps qu’il m’a accordé mais également, et surtout, pour m’avoir permis de lire ce premier roman. Un livre poignant où se croisent folie humaine et amour, espoir et désolation mais un livre qui nous montre que la vie est toujours celle qui gagne grâce à la Liberté.. 

J’espère que cette interview vous aura donné envie d’en savoir plus sur ce roman et de le lire. Si c’est le cas, n’hésitez pas à me contacter pour que l’on puisse échanger nos impressions, en discuter. 

Je vous souhaite une très belle fin de journée et je vous retrouve très bientôt pour de nouvelles aventures livresques !

Emma

Un commentaire sur “On papote avec #4… Olivier Tarassot

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